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mercredi 28 août 2013

Retraites : comment berner les Français avec la participation de la presse

Matignon et l'Elysée ont manigancé l'annonce,
 en secret des ministres

Le Premier ministre et le président de la République ont décidé ensemble d'accélérer l'annonce de la réforme des retraites pour en garder la maîtrise. 

Europe 1 nous en dit un peu plus sur la confiance au sein de l'exécutif 

Dès lundi soir, au terme du premier jour de concertation, François Hollande et Jean-Marc Ayrault conviennent par téléphone qu'il faut se dévoiler sans attendre. Ils jugent habile de profiter de l'effet produit par les rencontres avec les partenaires sociaux:
le MEDEF et FO hostiles à leur arrivée à Matignon sont en effet ressortis alignés sur le gouvernement, comme une vulgaire CFDT. François Hollande et Jean-Marc Ayrault considèrent donc qu'il leur faut profiter de leur avantage et avancer l'annonce : attendre reviendrait à prendre le risque de voir les arbitrages sortir par petits bouts dans la presse, via des fuites des syndicats.

Tenir les ministres concernés à l’écart
Matignon s'est méfié des ministres du Travail et des Affaires sociales et ils n'ont pas été immédiatement informés de la décision d’accélérer le mouvement. Ses collaborateurs ont été tenus dans l'ignorance que le Premier ministre annoncerait la réforme le soir même sur le perron de Matignon.
Michel Sapin prévoyait, par exemple, d'aller écouter le discours de François Hollande aux ambassadeurs lorsqu'il a reçu un SMS mardi à la mi-journée le convoquant à Matignon l'après-midi même. 
Quelques heures avant le dénouement, personne n'avait été mis au parfum dans l'entourage de Marisol Touraine. 

La primeur de l'annonce aux députés PS 

Mardi en fin d'après-midi,  
le Premier ministre a profité de l'occasion d'une conférence téléphonique avec des députés socialistes pour leur donner la primeur des annonces. 
Quelques minutes plus tard, à 19 heures, il rendait ses arbitrages publics... à temps pour les journaux télévisés du soir.

Depuis, les syndicats et partis politiques ont largement fait entendre leur mécontentement, mais malgré leurs promesses de dialogue, de concertation et de franchise, le couple Hollande-Ayrault les avait bien roulés dans la farine et c'est pourquoi ils se croisent sur tous les plateaux pour dire, mais un peu tard, leur amertume.

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