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vendredi 30 août 2013

Syrie: Hollande s'obstine contre l'avis de 64% des Français

Une forte majorité de Français désavoue le va-t-en guerre Hollande

H
ollande n'exclut pas une intervention avant mercredi 

Le rêve de guerre du président.  Le chef de l'État, qui a eu ce vendredi "un échange approfondi avec Barack Obama", affirme que le refus des Britanniques ne change pas la position de Paris prêt à se ranger aux côtés des rebelles islamistes.

Dans une entretien daté de samedi avec le quotidien socialiste Le Monde, le chef de l'État déclare que
"la France veut une action proportionnée et ferme contre le régime de Damas", se démarquant du refus commun des Britanniques et de leur Parlement de participer à une telle opération.

Le président socialiste court-circuite les élus du peuple
Il exclut certes toute intervention avant le départ de Syrie des inspecteurs onusiens, mais ne compte pas pour autant attendre que le Parlement se réunisse ce mercredi, affirmant disposer "d'un faisceau d'indices qui vont dans le sens de la responsabilité du régime de Damas" dans l'utilisation d'armes chimiques. " La France veut une action proportionnée et ferme", déclare le chef de guerre. "Et si j'ai engagé la France, le gouvernement l'informera des moyens et des objectifs poursuivis, conformément à l'article 35 de la Constitution", conclut-il.

Rien ne l'arrête plus
À la question : "Peut-on agir sans nos alliés traditionnels anglais ?" le chef de l'État répond clairement: "Chaque pays est souverain pour participer ou non à une opération. Cela vaut pour le Royaume-Uni comme pour la France", insiste-t-il.

Hollande passe outre le non franc et massif du peuple français

Selon un sondage réalisé par l’institut BVA pour i > télé - CQFD -  le Parisienet Aujourd’hui en France, les Français sont très majoritairement hostiles à une participation de notre pays à une intervention militaire (64 %) contre le régime de Bachar al-Assad.

Dans le détail,
ils redoutent que cette intervention fasse basculer la Syrie vers un régime islamiste (37 %) et qu’elle embrase la région (35 %) et qu’au final elle ne change rien à la situation des habitants au quotidien (22 %). 

Autres préoccupations :
le manque de preuves claires de l’implication du pouvoir dans l’utilisation des gaz chimiques (17 %) ou encore le risque d’attentats, de représailles du régime et de ses alliés contre les intérêts français (18 %). 

Fuite en avant d'un Hollande blessé d'être jugé mou
Avec le soutien de la presse massivement à gauche, François Hollande compte faire de la pédagogie pour renverser la tendance et cautériser ses blessures d'amour-propre, alors que plusieurs pays occidentaux ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne participeront pas à d’éventuelles frappes. "Attention, les Français ne sont pas des va-t-en-guerre, mais ils se rangent majoritairement derrière le chef de l’Etat — par réflexe patriotique — dès que l’opération est déclenchée", anticipe Céline Bracq, de BVA. 

Dans les jours qui viennent,
le chef de l’Etat mettra l’accent sur le risque de prolifération et les préoccupations sur la sécurité nationale en cas d’utilisation — non punie — des armes chimiques. Raisons pour lesquelles il engage la France au côté des Etats-Unis. 

Qu'adviendra-t-il si le Parlement convoqué mercredi pour une session extraordinaire consacrée à la situation en Syrie désavoue le belliqueux président.

Sondage exclusif BVA pour i > télé - CQFD - «le Parisien» et «Aujourd’hui en France»réalisé auprès de 1 010 personnes recrutées par téléphone et interrogées par Internet les 29 et 30 août 2013. Méthode des quotas.

Clairoix: victoire amère pour les Contis au Conseil des Prud'hommes

Continental: les anciens de Clairoix, indemnisés pour leurs licenciements

Près de 700 anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise) ont obtenu gain de cause 
Le conseil des prud'hommes de Compiègne a invalidé vendredi le motif économique de leurs licenciements, ouvrant la voie à des indemnisations.
"Cette victoire, c'est votre victoire à vous. Vous avez enfin été récompensés, la société a été condamnée à tous les niveaux", a indiqué l'une des avocates, Me Alexandra Soumeire, aux salariés, qui ont accueilli la décision par des applaudissements et des cris de joie.
Cette victoire judiciaire avait toutefois un goût amer pour les quelque 200 ex-"Conti" réunis vendredi devant les prud'hommes, trois ans et demi après la fermeture de leur usine qui employait 1.120 personnes. "C'est une victoire avec les larmes aux yeux (...), mais c'est une victoire quand même", a clamé Xavier Mathieu, ex-leader CGT des "Conti", devant ses anciens collègues.
"On est très heureux, mais j'arrive pas à l'exprimer parce que ça laisse quand même un goût amer. Nous, on le sait depuis le début qu'il n'y avait aucune raison économique, que cette entreprise était viable", a-t-il ensuite déclaré.


La direction de Continental "étudie très sérieusement la possibilité de faire appel au sujet des 680 décisions rendues aujourd'hui par le Conseil des Prud'hommes de Compiègne". Continental AG est entreprise allemande de pneumatique.


Des salariés de l'usine Continental 
de Clairoix, le 12 mars 2009 
après l'annonce de la fermeture du site
"Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement", a expliqué Me Soumeire aux salariés devant le conseil des prud'hommes, qui leur a octroyé "en moyenne 30 à 36 mois d'indemnités""Ce que je retiens, c'est ce désastre. 500 d'entre vous sont toujours à Pôle emploi sans solution", a ajouté l'avocat.
Il a une nouvelle fois appelé de ses voeux une loi qui donne la possibilité aux salariés de contester les raisons économiques de leur licenciement avant d'être licenciés.
"C'est quand même des sommes énormes. Pour nous, c'est quand même une victoire, mais malheureusement, ça n'effacera pas le désastre social. Il y a eu plusieurs suicides, 250 divorces, des familles éclatées", a déclaré Antonio Da Costa, ex-délégué CFTC, très ému.
"Ces voyous de Continental ont pour la deuxième fois été condamnés", après un jugement du tribunal administratif, a-t-il lancé auparavant devant ses anciens collègues.

Pas de réintégration possible

Le tribunal administratif d'Amiens avait annulé les licenciements de 22 anciens salariés protégés pour "défaut de motif économique" le 14 février dernier. Contrairement à ce jugement, la décision du conseil des prud'hommes ne permet pas de prétendre à une réintégration au sein de Continental.

Le conseil des prud'hommes a également estimé que le groupe n'avait pas respecté
un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.
Manifestation de salariés de Continental, 
le 3 juin 2013, à Amiens
"Non seulement on fait reconnaître l'absence de toute justification économique de cette fermeture d'usine, mais aussi, et c'est pas banal, on fait condamner la maison-mère allemande, la structure qui décide (ces licenciements)", s'est réjoui Me Fiodor Rilov, un autre avocat des salariés. "La société allemande est reconnue employeur. C'est elle qui doit assumer les conséquences du caractère illégal de cette décision (la fermeture de l'usine)", a-t-il expliqué.

L'équipementier avait fini par fermer son usine de Clairoix début 2010, après un âpre conflit social au printemps 2009 durant lequel la sous-préfecture de Compiègne avait été saccagée par des salariés en colère.

Le groupe a toujours affirmé que la fermeture de l'usine de Clairoix était inéluctable, invoquant la crise qui a frappé dès 2008 la filière automobile. Les salariés dénonçaient eux un effet d'aubaine.
"J'ai donné pratiquement toute ma vie de labeur à Continental. C'est un peu de soulagement et un peu de récompense, car j'ai beaucoup perdu. Je n'ai pas demandé à quitter l'usine, c'est eux qui m'ont mis dehors", a réagi Patrick Quint, 60 ans, dont 41 chez Continental.

La direction de Continental a annoncé, dans un communiqué, qu'elle "étudie très sérieusement la possibilité de faire appel au sujet des 680 décisions rendues aujourd'hui par le Conseil des Prud'hommes de Compiègne".

Les "Veilleurs": le pouvoir socialiste dresse des obstacles à Paris

L'arrivée des "veilleurs" à Paris se complique

La préfecture de police de Paris s'est opposée à la marche 
 
Ces "Veilleurs" pacifiques dont Valls a si peur(Luçon, le 14 août)
Le préfet  invoque des raisons de sécurité

La veillée 
des adversaires au mariage homosexuel aura-t-elle lieu ?
Envisagées de longue date pour ce samedi dans la capitale par les "veilleurs" partis de Charente-Maritime, elle a été maintenue par la trentaine de "veilleurs" qui ont fait étape à Nantes mercredi, confirmant ainsi leur détermination à ne rien changer de leur programme.

Le 11 août, une vingtaine de "veilleurs", étudiants, actifs et retraités, ont quitté Rochefort (Charente-Maritime) pour une marche de 20 jours "à la rencontre des Français", avec pour objectif d'arriver samedi à Paris. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris (PP) assure qu'elle "regrette de ne disposer d'aucun interlocuteur pour envisager conjointement les modalités de l'arrivée de la 'marche des veilleurs' dans la capitale". 
Elle affirme avoir vainement "tenté d'entrer en contact avec un responsable du mouvement" pour "étudier la mise en oeuvre d'un tel rassemblement sur un autre itinéraire et selon d'autres modalités".

"Selon la loi en vigueur, tout rassemblement de voie publique doit donner lieu à déclaration préalable, ce qui n'a toujours pas été fait à ce jour", indique le communiqué. "La consultation des réseaux sociaux a permis à la préfecture de police d'apprendre que le mouvement dit 'des veilleurs' envisageait de se rassembler sur le parvis de la Défense (Hauts-de-Seine), le samedi 31 août, avant de rejoindre la place de la Concorde en empruntant un certain nombre de grands axes de circulation parisiens, dont l'avenue des Champs-Élysées. A l'issue, un appel à organiser une veillée sur la place de la Concorde a été lancé, les participants souhaitant s'y maintenir toute la nuit", a précisé la PP dans son communiqué en forme d'invitation.

Le préfet maintenu par Valls
malgré les débordements violents
de fans du PSG
sur les Champs-Elysées
 
La préfecture informe que "le cortège ne pourra pas emprunter le trajet envisagé et que la veillée ne pourra pas avoir lieu dans les conditions projetées". La décision est prise "pour des raisons tenant à la protection des institutions et à l'ordre public mais également pour assurer la propre sécurité des manifestants sur des sites particulièrement fréquentés un samedi" et sous le regard de témoins internationaux équipés d'appareils photos... 

"Nous sommes dans un État de droit, je me déplace librement dans mon pays", a objecté Gaultier Bès, porte-parole des Veilleurs, présent à Nantes, étape de la marche des "citoyens vigilants" et où une veillée a eu lieu mercredi soir. 
Le pouvoir prend prétexte
du face à face provoqué par
des pro-mariage-gay !
"Ce n'est pas une manifestation. J'estime n'avoir besoin de l'autorisation de personne pour lire des textes de Camus ou Bernanos dans la rue", a-t-il ajouté.
"Nous ne troublons en aucun cas l'ordre public, nous sommes sur la chaussée, simplement sur les places publiques. Samedi nous irons sur le parvis de la Défense et la place de la Concorde comme prévu", avait-il annoncé en précisant que, depuis le départ de Rochefort, ils étaient une trentaine, rejoints à chaque étape par un nombre variable de sympathisants.
C'est ainsi qu'ils étaient 200 personnes opposées au mariage pour tous à veiller devant la préfecture de Nantes, malgré les provocations des pro-mariage-gay.
VOIR et ENTENDRE le contraste des comportements vu par Presse Océan:

A Nantes, la police a dû interpeller des contre-manifestants

Contre-manifestants radicaux,
opposants aux "Veilleurs"
Trois jeunes fauteurs de troubles ont été interpellés, mercredi soir, à Nantes, en marge du rassemblement des Veilleurs (militants opposés au mariage pour tous). Les trois jeunes extrémistes de gauche qui ont été placés en garde à vue sont des opposants à l’aéroport Ayrault  à Notre-Dame-des-Landes. Ils avaient répondu à l’appel consistant à perturber le rassemblement des Veilleurs. Deux des jeunes gens interpellés sont mineurs, âgés de 15 et 17 ans. Ils sont accusés de jets de projectiles sur les policiers qui assuraient le maintien de l’ordre.

Un homme de 35 ans, SDF et se déclarant ouvertement militant anti-aéroport et pro-mariage gay, a en outre été arrêté en état d'ébriété et en possession de bouteilles d'acide chlorhydrique vides, d'aluminium et d'un briquet. Il sera convoqué en février prochain devant le tribunal correctionnel de Nantes pour participation à une manifestation publique avec arme et pour fabrication sans autorisation d'un engin explosif ou incendiaire.

Syrie: le Parlement britannique manque de preuves pour s'engager derrière Obama

Le Royaume Uni renonce à s'ingérer

L'imminence d'une attaque occidentale en Syrie est ...reportée 
Le Parlement britannique a voté contre

David Cameron s'est retrouvé seul face au Parlement britannique, alors que suite à une probable attaque chimique de Damas, l'Occident haussait le ton. Un axe Washington-Londres semblait déterminée à une opération militaire. 
Mais "il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d'intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence", a affirmé le Premier ministre britannique, à l'issue du vote qui rejetait une intervention militaire en Syrie par 285 voix contre 272.

L'imminence d'une attaque semblait pourtant de plus en plus forte ces derniers jours, et la presse faisait monter la pression, avant que les experts de l'ONU ne terminent leur enquête aujourd'hui.
Après avoir récolté "quantité d'éléments" qui seront analysés en Europe, ils feront un compte-rendu oral au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Quoi qu'il en soit, un feu vert du Conseil de sécurité pour l'usage de la force en Syrie est hautement improbable compte tenu de l'opposition de la Russie et de la Chine.

Barack Obama affirme ne pas avoir encore pris de décision.
 Soldats de l'armée libanaise patrouillant
dans Tripoli au Nord du Liban, le 27 mai 2013
Barack Obama pourrait décider d'une action unilatérale, mais la Maison blanche a toutefois laissé entendre qu'il n'a officiellement pas encore pris de décision. "Les décisions du président Obama seront guidées par ce qui est dans l'intérêt des Etats-Unis", a déclaré la porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Caitlin Hayden.

Ce dernier "pense que des intérêts cruciaux des Etats-Unis sont en jeu, et que les pays qui violent les règles internationales sur les armes chimiques doivent rendre des comptes", a-t-elle poursuivi, se plaçant sur le plan de la morale politique. 

La France a rétropédalé

Elle a finalement reconnu qu'une riposte militaire était "compliquée à construire".  Autre alliée -fluctuant- de Washington au Conseil de sécurité, le président François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont dit attendre les résultats de l'enquête de l'ONU. 

Mais, dans le même temps, le chef de l'Etat français a insisté sur la nécessité de "marquer un coup d'arrêt par rapport à l'escalade de la violence," mettant ainsi sa duplicité en exergue

Obama va-t-il intervenir seul ?

Dans ce climat de fortes dissensions, Washington tente toujours d'entraîner des Occidentaux dans une action militaire floue, sans attendre la matérialisation des preuves évoquées par Obama, alors que le dernier envahisseur américain a quitté l'Irak en décembre 2011, après neuf années de guerre: des inspecteurs des Nations unies mènent toujours leur enquête depuis lundi près de Damas sur l'attaque chimique du 21 août qui a fait des centaines de morts. On ne sait toujours pas qui s'est rendu coupable du forfait: l’armée régulière syrienne, appuyée par des combattants chiites du Hezbollah libanais, la Chine et la Russie, ou les rebelles soutenus par le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, escortés de la France, alors que personne n'a eu accès à cette "quantité d'éléments".

Depuis juin,
 Obama clame sa certitude -sans preuves- que les forces de Bachar al-Assad ont utilisé des armes chimiques en Syrie. 
Départ américain d'Irak
La "ligne rouge" franchie, selon la Maison Blanche, Obama a alors décidé de fournir une assistance militaire directe à l’opposition islamiste syrienne. Jusque là, les USA apportaient une aide non létale à l’insurrection.

Hollande se rangera-t-il à la raison ou engagera-t-il la France dans un nouveau conflit irakien? 
L'avenir montrera que le "capitaine de pédalo" n'adoptera pas une position claire et franche. Il dira ce qui doit être fait, ce qu'il faudrait faire, mais qu'il ne peut faire, dans l'état actuel de la situation. 
Le flou lui va si bien !

Rythmes scolaires : Peillon défend sa réforme d'encadrement de la jeunesse de France

Plus de profs pour une substitution étatique au familles 

Les parents seront déchargés de l'éducation de leurs enfants, 
qu'ils aient, ou non, un emploi

Vive la rentrée socialiste des écoles !
La nouvelle rentrée des classes, mardi, sera la première que la gauche devra assumer. Elle sera notamment marquée par le passage de la semaine de 4 à 4 jours et demi. Un écolier sur cinq est concerné par ce changement de rythme, soit un peu plus d'un million d'élèves. 

Vincent Peillon a tenté de convaincre du bien-fondé de sa réforme

Peillon a programmé  l’arrivée de 
40.000 nouveaux 
hussards de la République
Jeudi,  lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre de l'Education nationale
a d'abord défendu une mesure "centrale" dans la lutte contre les inégalités sociales, "une révolution douce". Cela tient pour lui à moins de temps de classe dans une journée et des activités péri-scolaires "offertes" aux élèves, mais s'ils avaient été consultés,  les enfants auraient très certainement préféré disposer de davantage de temps pour eux et être donc moins dirigés. 
Le ministre de Hollande fait en particulier valoir que ceux issus de milieux modestes, comprendre immigrés d'abord, permettra de "mieux lutter contre les inégalités sociales que le système (scolaire) non seulement reproduit mais accroît". 
Ainsi, avec cette réforme, "80% des enfants de France" seront davantage présents à l'école et moins libres d'imaginer et rêver leur vie. Ils se verront soumis à plus d'activités extra-scolaires gratuites organisées par les communes, majoritairement de gauche, comme le poney ou la musique, contre "20%" auparavant selon le ministre. Ces activités existaient souvent auparavant, mais les enfants ne les plébiscitaient pas suffisamment. Désormais, ils n'auront plus le choix: ils seront pris en main par l'Etat...

"Plus de maîtres que de classes" dans les zones difficiles

Alors que parents et syndicats s'interrogent sur le financement de ces activités, le ministre a assuré y avoir "consacré des moyens", dont une contribution de l'Etat et des caisses d'allocations familiales, donc des contribuables soumis à l'impôt. Au total, cela fera "140 euros par enfant dans les communes en difficulté" - ou mal gérées - qui optent pour le dirigisme dès cette rentrée 2013, a-t-il précisé. 

Le ministre a cité de nouvelles mesures destinées à lutter contre les inégalités. 

Les enfants de moins de trois ans seront éduqués par le régime.
Peillon confirme aussi le dispositif "plus de maîtres que de classes", soi-disant instauré dans les zones les plus en difficulté. Or, la France est à peu près dans la moyenne des pays de l’OCDE à cet égard et il ne semble pas qu’il y ait véritablement péril en la demeure de ce côté-là. D'autant que le surnombre de professeurs est connu  depuis des lustres: sous une autre forme, l'Education nationale paie en effet des dizaines de milliers d’enseignants sans élèves, parce que détachés.  En 2005, d’après le rapport d’un parlementaire UMP, Jean-Yves Chamard, quelque 97.000 enseignants étaient, à des titres divers, dégagés de l’obligation d’animer (et non pas instruire) une classe. Soucieux du maintien de la paix scolaire, les ministres ne cherchent pas à savoir avec précision combien ils sont, car ils sont "prêtés" aux associations culturelles ou sportives du péri-scolaire comme l'UNSS, oeuvres laïques, telle la FOL, Fédération des Oeuvres Laïques, par exemple, etc. et aux syndicats, véritable niches de surnuméraires, remplaçants incapables d’enseigner, enseignants en réadaptation, ainsi que de nombreuses décharges diverses et pourtant obsolètes au regard de la Cour des comptes, mais qui sont disponibles pour toutes les manifestations  à venir sur le mot d'ordre de la ...pénibilité ? 

"Nous mettons les moyens là où il y a le plus de besoins", a néanmoins assuré gravement Peillon,
sans préciser ses sources de financement.

7.500 créations de postes d'enseignants
Les gestionnaires s'interrogent aussitôt sur leur financement.
Hussards noirs de la République
Alors que l'Etat est lourdement endetté et qu'il recrute 10.000 soldats pour guerroyer en Syrie, Peillon gonfle les effectifs de l'E.-N. pour plusieurs générations. Les jeunes bénéficiaires seront-ils encore en France, ou au bled, quand ils seront à leur tour en âge de contribuer à la solidarité ? 
"Cette année, nous faisons la rentrée avec 7 500 créations de postes" d'enseignants, c'est "une inversion historique", a-t-il fait valoir. Comme le redressement annoncé de la courbe de l'emploi ? Sur les 60.000 postes promis par François Hollande sur le quinquennat, cette rentrée voit, au total l'arrivée de près de 8.200 postes (public et privé, profs et autres personnels d'encadrement). Mais leur visibilité sera réduite par l'arrivée de 60.000 élèves supplémentaires. Cela permet d'avoir une "rentrée apaisée", espère le ministre.

Parmi les autres nouveautés pour cette rentrée,
Vincent Peillon a insisté sur les nouvelles activités pédagogiques (APC) en primaire, le rétablissement de 10.000 aides administratives aux directeurs d'école, une indemnité pour les instituteurs. Is auraient mauvaise grâce de se plaindre et de faire grève et défiler le 10 septembre, comme les y invite pourtant le SNuipp et la FSU, une semaine après la rentrée. 
Ainsi que le rétablissement d'une formation initiale des profs, avec l'ouverture des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), ou encore la mise en place d'un "service public de l'éducation numérique". "Ces mesures ne sont pas pour 2025, elles sont pour cette rentrée", a-t-il insisté.

Les rythmes très surveillés

Syndicats d'enseignants et organisations de parents d'élèves, seront en tout cas très attentifs à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, qui concernera 22% des élèves du public, les autres emboîtant le pas en 2014. 
"Tous les regards vont se tourner vers la réforme des rythmes"; prévient Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat d'enseignants SE-Unsa
Même tonalité du côté de la Fédération de parents d'élèves PEEP : "Les parents vont être très attentifs. Ils sont relativement inquiets de la mise en oeuvre et n'ont pas tous bien compris comment cela allait fonctionner", indique sa présidente, Valérie Marty.
Quant à la FCPE, proche du gouvernement, elle ne semble pas avoir fait sa rentrée: elle semble restée dans l'expectative, inquiète de savoir de quel côté le vent va tourner....
 – (Idé.)
Accueil citoyen de Ayrault et Peillon, lundi dans le Loiret, pour la pré-rentrée des professeursLundi  2 septembre  à Saint-Jean-de-Braye (Loiret) à 11 heures, le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale se rendront dans un lycée professionnel à l'occasion de la pré-rentrée des professeurs. Ils seront accompagnés par la ministre déléguée à la Réussite éducative, la potiche George Pau-Langevin. Selon Matignon, Jean-Marc Ayrault, "donnera le coup d'envoi de la pré-rentrée scolaire et mettra en avant le rôle que le gouvernement entend faire jouer à l'enseignement professionnel dans la réussite pour tous". Il "échangera également avec l'équipe de direction et les nouveaux enseignants au sujet de la mise en oeuvre de la nouvelle formation des professeurs".Echangera-t-il avec les opposants?

jeudi 29 août 2013

Bruno Roger-Petit va bientôt nous présenter la fortune de Claude Perdriel, son patron de gauche

Laurent Joffrin a confié le dégommage de Fillon à un moins que rien 

Fillon, son château, son tracteur, son cheval: comment ruiner son image dans "Paris-Match"
LE PLUS. La rentrée people (huit pages dans "Paris-Match") de celui qui prétend être le premier à empêcher le retour de Nicolas Sarkozy est-elle réussie ? François Fillon voulait se montrer sous un jour rassurant mais livre un plan com' ringard, dépassé et contreproductif en s'exposant dans la presse people, selon notre chroniqueur Bruno-Roger Petit. [un baveur sélectif]
Édité par Mélissa Bounoua Auteur parrainé par Benoît Raphaël


Y a-t-il un pilote dans l'avion de la communication de François Fillon ?
 
La question n'est pas seulement d'actualité, elle est d'une urgence absolue tant l'ancien Premier ministre semble décidé à multiplier les erreurs, les bourdes et les maladresses. 
La fameuse équipe des communicants de Hollande
On finit même par se demander si tous ces ratages ne relèvent pas de l'acte manqué tant ils sont exemplaires. [Jusqu'à Roger-Petit, un acte manqué était une manifestation de l'inconscient et non pas un acte volontaire. Quel est en outre son rapport à l'exemplarité?][On se demande aussi si ce Roger-Petit s'est pareillement délesté de ses humeurs noires à propos de F. Hollande dont la com' élyséenne n'a jamais suscité l'admiration.] 

Une série de clichés
La rentrée people (huit pages dans "Paris Match") de celui qui prétend être le premier à empêcher le retour de Nicolas Sarkozy est un modèle du genre de ce qu'il ne faut pas faire. [Devait-il dissimuler comme un vulgaire socialiste: combien d'entre eux sont des socialistes millionnaires, selon leurs déclarations de patrimoines ? Neuf ! [Lien Le Point à l'attention du plumitif du Nouvel Obs
Tout est dit [en] trois photos : celle qui ouvre le long reportage consacré aux vacances présentées comme studieuses de François Fillon, où on le voit prenant la pose devant sa gentilhommière, en compagnie de son épouse et de ses enfants, celle qui le montre caressant son cheval et celle le montrant aux commandes d'un tracteur.
Le tout se veut apaisant et rassurant, mais c'est l'effet contraire qui est produit, cette série de clichés est en vérité excluante et violente. [le petit Roger est candide et délicat]
Le couple DSK occupait un étage de
l’hôtel particulier
Dyel des Hameaux, édifié vers 1630 et
partiellement classé monument historique
La photo de famille, devant le château familial, évoque ces châtelains de Germinal, qui se gobergent en famille tandis que les mineurs se tuent au travail pour leur bonne fortune. Les vêtements, les attitudes, les poses, les polos Lacoste [comme dans le 9.3], les mocassins d'été, les bermudas chics, la petite table pour le thé servi dehors... Tout trahit l'habitus du bourgeois français [Roger-Petit est un latiniste émérite dont la langue française n'a pas hérité]  tel qu'il s'est forgé au tournant du 19e et du 20e siècle et qui a su se préserver jusqu'à la Manif pour tous de 2013 (Doit-on ici, une fois de plus, citer la définition du "bourgeois de chez nous" élaborée par Marc Bloch ?). ["La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale": le scribouillard attribuerait volontiers cette observation à un graffiti d'étudiant de Mai 68, à Sagan ou à Desproges, mais si elle est due à Édouard Herriot, il n'a pas pu la faire sienne.]
Ceux qui ont pensé cette photo, consciemment ou inconsciemment, coupent François Fillon d'une immense majorité du peuple de France. [Car à gauche, la réussite et les belles choses sont plus sûrement objet de dégoût qu'une sanisette]. Dans la France pré-1789 de 2013, le château ne protège plus. Le château énerve. Le château irrite. Le château est un signe de domination de classe par reproduction d'elle-même. [Sauf que ce manoir de Beaucé, à Solesme, n'a pas été transmise à Fillon par héritage.] En outre, la vision de cette demeure, achetée par François Fillon 440.000 euros il y a vingt ans et estimée par lui 650.000 euros soulève bien des questions quant à cette évaluation. [Au prix du mètre carré dans le 7e arrondissement de Paris, la propriété parisienne du couple Ségollande (photo ci-dessus) a-t-elle suscité les mêmes commentaires aigres du salarié de Claude Perdriel ?]

Exempté d'impôts, Thomas Fabius est 

propriétaire 199 bis, bd St-Germain, 
Paris VIIe 
Ceux qui ont pensé cette photo ont oublié toutes les classes populaires, surtout celles qui votent FN [il ne manquait plus que lui: Le Nouvel Obs fait du Mélenchon, maintenant!] parce qu'elles ne supportent plus l'UMP, considérée par elles comme une organisation de riches pour les riches par les riches. [le milliardaire socialiste Pierre Bergé est sorti du champ étroit de vision du p'tit Bruno...] Cette photo ne peut que séduire, éventuellement, ce tiers de l'électorat français qui se reconnait dans cette France-là, une France d'avant, tellement enviable en 1969, mais elle ne peut porter au-delà de cette nostalgie mortifère [gargarisme de mots récurrents chez le Bruno cru au lexique limité, mais réchauffé à toutes les sauces].

Le cheval et le tracteur [vus par un bourrin]
Maison d'architecte
pour Cl. Bartolone,
ex-président du populaire CG 93
C'est en ce sens qu'elle est excluante, donc violente, parce qu'elle incarne révèle [lire "par ce qu'elle incarne",...] une façon de vivre qui est aujourd'hui non seulement dépassée, mais aussi inaccessible, voire interdite à l'immense majorité des Français. [Et des immigrés, d'ailleurs, ne les oublions pas] Même le bling-bling Nicolas Sarkozy s'est toujours gardé d'exhiber l'intérieur de la villa de son épouse au Cap Nègre. C'est dire la mesure de la faute. [Les vertus de Sarkozy apparaissent maintenant à plumitif, mais l'hypocrisie de Claude Bartolone lui a échappé...] 

Le reste est à l'avenant.
Combien de chevaux la Porsche
de DSK et A. Sinclair ?
La photo avec le cheval, qui est là pour signifier que François Fillon aime les animaux avec une légende où il est question du soutien constant que lui apporte sa fidèle épouse, Pénélope. [Phrase longue et incorrecte: Roger-Petit se fait désarçonner avant d'atteindre à sa mangeoire] "Mais le cheval, est-ce que nous lui demandons son avis quand nous lui montons sur le dos ?", comme le disait Etienne Dorsay. [Quel est le rapport, s'il vous plaît ?] 

Le cheval, n'est-il pas, par essence [très drôle: le cheval à crottin et à essence], l'accessoire animal de la bourgeoisie française la plus huppée ? [Le Bruno cuit n'a aucune notion de ce qu'est un gentlemen farmer] Le cheval est-il à la portée de tous ? Non. 
Le cheval n'est ni chien, ni chat. Le cheval ce n'est pas le compagnon de dizaines de millions de Français. Le cheval n'est pas le petit ami de tous les jours. Le cheval n'est pas un animal de proximité. Le cheval est un animal de luxe. Le cheval est un signe extérieur de richesse. Le cheval aussi, comme le château, est excluant et violent. [Pour la bonne information du journaliste, la fille cachée du président François Mitterrand, Mazarine Pingeot, montait à cheval à La Lanterne du Château de Versailles où elle résidait modestement avec sa maman aux frais de la princesse].


Le tracteur enfin. 
Ce bon vieux tracteur Renault avec lequel, nous dit-on, François Fillon se charge de l'entretien des terres agricoles de sa propriété sarthoise, ce tracteur, représentation de ce que son conducteur est un homme de la terre, donc un homme de labeur et de devoir, en prise avec les éléments, la réalité, la vie... Ce tracteur est-il la marque de l'authenticité ? Non. Cent fois non. Mille fois non.
Hollande se fait tracter sur le char de
l'Etat socialiste à travers Tulle 
Le tracteur, on le sent, on le sait, le tracteur fait partie du plan com', c'est une image que l'on vu cent fois [lire "que l'on a vue", en français], mille fois, avec Pompidou, avec Bayrou... Le tracteur, le travail de la terre, l'image ne trompe plus personne depuis belle lurette... [Imaginez le p'tit Roger sur un tracteur...] C'est comme Louis XVI et ses serrures. Rien n'est plus insupportable au peuple, en période de crise, de disette, que les loisirs des puissants mimant le travail du peuple. À l'instar du château et du cheval, le tracteur, rassurant et apaisant, se révèle lui aussi excluant et violent.


L'essence politique de Fillon
J. Dray avec montre
de luxe
Et puis le même
sans montre
Il y a quelques semaines, François Fillon avait déjà commis une faute, en laissant répéter, du fait de sa vantardise enfantine, qu'il aimait beaucoup sa montre à 16.000 euros, cancane l'échotier. Ces photos dans "Paris-Match" démontrent qu'il n'a tiré aucune leçon de l'avertissement. Ni lui, ni son entourage.
A force de répéter à François Fillon qu'il est le Pompidou des années 2013, le voilà qui nous livre une communication qui aurait été d'une modernité effrénée en... 1969.
Exhibition multiculturelle
 d'une autre nature:
celle de la future 1ère concubine
Les plus cléments estimeront qu'il est grave de ne plus pouvoir gouverner un pays sans afficher un Combi VW se tromperont d'analyse. En s'exhibant ainsi, Fillon se montre réellement tel qu'il est, dans son essence politique. [Et c'est le rond de cuir qui le dit] Et cette exhibition dévoile un responsable politique emblématique d'une classe, de sa domination, de sa reproduction, un archaïsme politique tel que l'on est bien en droit de se demander si il est adapté à la France d'aujourd'hui, sa diversité, sa multiculturalité et ses communautés.
Ceux des journalistes politiques qui se demandent pourquoi Fillon, placé en orbite idéal ["idéale", probablement, mais l'orthographe est la science des ânes] après la défaite de Sarkozy en 2012, n'a pas réussi depuis à s'imposer naturellement, logiquement et inéluctablement aux yeux des Français trouveront là matière à se forger des éléments de réponse.

Une élite figée
François Fillon, comme Pompidou avant lui, est un héritier de cette élite politique enfantée par le règne de Louis-Philippe, conservatrice, figée et inébranlable dans sa représentation. [L'âne bâté est un nostalgique ringard] Et à tous ceux qui estimeront en lisant ces lignes que l'établissement de cette filiation est exagérée [établissement ou filiation: l'âne a encore lancé le sabot], que cette permanence est un raccourci polémique, l'auteur de ces lignes [à la 3e personne de majesté bien légitime!] répondra [car l'Alain Delon du Nouvel Obs fait les questions et les réponses] qu'il est heureux de les inviter à contempler le portrait de Louis-Philippe en famille, posant en 1830 devant la jolie demeure de Neuilly-sur-Seine qui était alors celle des Orléans... 
[Pour Copé," "Il y a du Louis-Philippe en François Hollande !" mais la bourrique ne lit pas la presse: elle ne se relit pas non plus]


Les enfants sages joliment habillés [à la différence du chroniqueur invité, ils se brossent les dents et ont l'haleine fraîche], la façade du château en arrière plan, les animaux de compagnie à proximité, la lumière de l'été en fin d'après-midi... La droite libérale et bourgeoise dans son éternité... [cohérence?] Est-ce vraiment conforme à la réalité de la France de 2013 ?
[Celle de Hollande, il faut être un Roger-le-petit pour parvenir à la contempler.]

[A propos, comme Taubira a fait chuter Jospin en 2002, BRP a facilité l'arrivée de Sarkozy au pouvoir: 
le godillot du PS a cédé à la vanité en révélant qu'il a été l'auteur masqué du blog François-Mitterrand-2007, faisant commenter la campagne présidentielle 2007 par l'ancien Président de la République François Mitterrand de façon posthume. Merci au p'tit gars !

Nous invitons BRP à compléter notre état de la fortune d'un patron de presse de gauche

Revenez nous lire pour en savoir plus sur Claude Perdriel. 
La suite est pour demain: BRP nous a éreintés...