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mercredi 3 avril 2019

Sibeth Ndiaye, la meuf porte-parole de Philippe qui dit du "bullshit"

Yes, la meuf Sibeth Ndiaye is porte-parole du gouvernement : ce n'est pas un poisson d'avril !

Macron est trop grave pour nous avoir fait le coup du poisson d’avril... 

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Retour au "black is beautiful" des années 60... 
et la France a dû se faire une raison : le président n'a pas supporté le changement d'heure. Nous sommes passés à l'heure sénégalaise. On attendait Marlène, on se serait marré. On parlait d’Aurore Bergé, on aurait maté la remarquable courbe de sa cuisse militante qui a bouclé ses fins de mois, dès le 1er, en bouffant à tous les râteliers pour vivre au plus près et comprendre la vie des "gens". 

Ils ont moqué Nadine Morano? Eh bien, ils auront Sibeth Ndiaye

Finalement, tant mieux, tant ce choix ressemble à la France de Macron. Mais si elles ont chacune leur franc parler, la franco-sénégalaise - mais, à son apparence, la France profonde ne verra-t-elle pas plutôt dire une sénégalo-française - la parvenue n'a pas l'expertise politique de l'ex-députée, ex-conseiller régionale, ex-ministre et euro-députée de Meurthe-et-Moselle.

En même temps, un président schizophrène qui nous fait son cinéma patriotique  au plateau des Glières, et qui, le soir, change de pied en collant porte-parole une Française venue à l'heure des brousses (pour les autochtones, c'est l'heure de la traite des chèvres, autrement dit de l'ami Ricoré) et qui incarne la France coloniale. Les brèles de LaREM se féliciteront d'avoir échappé aux "années 30"...

Sibeth Ndiaye, c'est l'avenir de la France
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Sans elle, nous ne serions pas ce que nous sommes. C'est d'autant moins vrai qu'elle n'est Française que depuis trois ans, mais c'est un détail de l'Histoire. Surtout à l'époque où, dans les livres d'Histoire, la bataille de Verdun tombe dans l'anecdote et, avec elle, le sacrifice des Tirailleurs sénégalais du 43e bataillon.

La couleur de sa peau n'y est pour rien, que les imposteurs de l’antiracisme se calment ! Ni sa coupe de cheveux afro-américaine évoquant le "black is beautiful" des années 60, si elle n'est pas non plus un acte politique posé pour rappeler les "Black panthers", mouvement révolutionnaire de libération afro-américaine d'inspiration marxiste-léniniste et maoïste de la même époque, bientôt incarné par les nationalistes pan-américains du Black Power, notamment avec Stokely Carmichael...

La présence de la binationale au gouvernement, à peine trois ans après sa naturalisation, et sans aucune légitimité par les urnes - comme trop d'autres, même Français de longue date - , signifie soit que les media ne s'étonnent plus de rien, soit qu'ils sont muselés ! Jusqu'ici, elle n'est jamais passée inaperçue, où qu'elle fût, et on a donc hâte de savoir si elle parle autre chose que le langage des signes, car les signaux qu'elle a envoyés ne justifient en rien une telle nomination, dans la mesure où son langage mêle franglais afro-américain et même si les Européennes devaient être l'occasion de sa promotion, à défaut du Conseil constitutionnel, à la tête d'Orange ou d'Airbus. 

Déjà à cause de son langage, sachant qu'il est l'expression d'une pensée. Quand on est capable de dire, et pire, d'écire, pour commenter la mort de Simone Veil, "Yes, la meuf est dead", on n’est pas Français.
Sibeth Ndiaye est un pur produit (c'est une expression toute faite) du Parti socialiste. 
Elle a milité à l'UNEF de 1999 à 2006, et administratrice de la MNEF, avec les scandales autour de la clique Cambadélis. Le 2 juin 2006, Cambadélis était reconnu "coupable de recel d'abus de confiance" et condamné à six mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende par le tribunal de grande instance de Paris. Cette peine n'était pas assortie d'une période d'inéligibilité... Il avait déjà été poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Agos (Agos est une société gestionnaire de foyers de travailleurs ...immigrés), car il avait bénéficié d'un emploi fictif entre 1993 et septembre 1995 lui ayant rapporté plus de 442.000 francs (environ 67.382 euros: la valeur d'une seule des montres de luxe de collection de son camarade Julien Dray). 
Mais tout est possible au PS, puisque le trotskiste est devenu premier secrétaire (avant d'être sèchement battu aux législatives) et la militante immigrée - née à Dakar en 1979 - n'a pas été troublée ! Bien évidemment, cette quadra sera bouleversée par la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, et se précipitera pour adhérer au PS, ce qui, en outre, peut aider à réussir une brillante carrière. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle vient de la haute société.

Elle est rapidement dans les réseaux DSK, comme la crème de la macronie, mais par bonheur, le préféré des sondeurs de 2012 ne l’a pas confondue avec une femme de ménage de grand hôtel new-yorkais… Elle y rencontre alors Ismaël Emelien, qui deviendra le cerveau de Macron, Stanislas Guérini, ce sympathique jeune homme qui veut remettre en cause l’héritage au nom de l’égalité, et Benjamin Griveaux, l’inoubliable porte-parole du gouvernement, auquel elle va succéder. Toute la clique qui structurera l’officine Terra Nova.

Elle grimpe… dans l’appareil du PS, puisque, sans que sa couleur de peau n'entre en ligne de compte, Martine Aubry la nomme secrétaire nationale du PS chargée de la petite enfance en 2009. Alors qu’elle n’est pas encore française, ce qui, à l’époque, en défrise quelques-uns au PS. Elle n’est française que depuis 2016, et moins de trois ans plus tard, elle rentre dans un gouvernement ! 
Elle soutient Martine Aubry lors des primaires de la gauche pour l’élection présidentielle de 2012. C'est dire qu'elle est clairement marquée à gauche, proche des frondeurs à Hollande.
Sylvain Fort, le mélomane, et
  Sibeth Ndiaye, la poissonnière
Et puis elle émerge, en 2014, année où elle rencontre Emmanuel Macron, entrant rapidement dans le premier cercle du futur président : il est aussi isolé que détesté depuis son passage par l'Elysée. Et, dans l’équipe du nouveau président, elle devient sans peine chargée des relations avec la presse : la concurrence est inexistante. Pensez donc: le très surfait Bruno Roger-Petit, surnommé l'"opportuniste odieux", est arrogant à souhait, mais ne vaut que par sa méchanceté imbécile et prétentieuse. Elle attire rapidement l'attention, certes par sa dégaine, mais aussi par ses nombreux coups de téléphone où elle prétend recadrer les journalistes qui parleraient mal de son maître. Avec lui, elle ne partage pas les envolées délirantes, seulement le langage fleuri qui est le sien lorsqu'il décompresse.

Et, malgré (ou peut-être) son inoubliable "Yes, la meuf est dead", la voilà donc porte-parole du gouvernement. 
Sans doute parce que le travestissement de la vérité ne lui pose aucun problème moral personnel. Quant à la déontologie politique, elle regarde le citoyen. Or, la nouvelle porte-parole du gouvernement a vraiment déclaré à l’Express: "J’assume de mentir pour protéger le président de la République." On le savait, les macroniens, à commencer leur chef de file, assument n'importe quoi. Ou ça ne veut rien dire ou les mots ont un sens. Et cette phrase a été rapportée par l’hebdomadaire L'Express qui n'est pas malveillant. 
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Dans une enquête consacrée à la communication "verrouillée" de l’Elysée, en juillet 2017, la journaliste d'investigation, auteure de l’article, Stéphanie Marteau, assume son témoignage: lors de l'annonce du déplacement de la salle de presse historique située au rez-de-chaussée de l’Elysée, elle rapporte le peu d’informations que Sibeth Ndiaye apportait alors aux media sur le sujet : "Difficile d’avoir plus de détails: sur cette question, comme sur d’autres relatives aux relations avec la presse, nous nous sommes fait recevoir avec une volée de bois vert par Sibeth Ndiaye. De toute façon, nous a-t-elle affirmé à un moment,
"j’assume parfaitement de mentir pour protéger le président"», rapporte Stéphanie Marteau qui a travaillé à Marianne, aux Inrockuptibles et à Grazia. Assumer des mensonges est en soi révélateur, mais mentir pour protéger, c'est la démonstration que le patron a quelque chose à se reprocher et à cacher. Est-ce le rôle d'un porte-parole ?  Le quinquennat de Macron ne sera pas transparent comme annoncé.

Sibeth Ndiaye et Mayada Boulos seraient les deux finalistes pressenties pour reprendre la communication de l'Elysée.
Pour succéder au directeur de la communication de l'Elysée, Sylvain Fort, démissionnaire, il y avait deux candidates : Sibeth Ndiaye ou Mayada Boulos,
ex-conseillère en ­communication de l'ex-ministre de la Santé Marisol Touraine et actuellement communicante chez Havas
On espère simplement que cette mère de trois enfants ne sera ni une Taubira bis, ni un clone de Schiappa : pas plus qu'on a mérité le macron, qu'il soit grave ou aigu (diacritique emprunté à plusieurs alphabets exogènes, accent qui encombre désormais nos majuscules), on ne comprendrait qu'elle baragouine du franglais afro-américain à la satisfaction du fantôme du Palais Royal, un juppéiste du nom de Franck Riester qui végète au ministère de la Culture, comme son mentor au Conseil constitutionnel…

Sujet d'inquiétude : Giscard va devoir s'accrocher grave à son siège à l'Académie française, car Sibeth pourrait bien le convoiter. Il a succédé à Léopold Sédar Senghor... On l'imagine bien tweetant : "Yes, le keum, il est dead !" Et si elle balance du "bullshit" (des conneries"), ce sera du langage commun avec Edouard Philippe...
Dans le domaine du pire, Macron assumerait qu'elle finisse comme Benalla ou Belattar !

Les détracteurs de Ndiaye disent des "conneries", accuse l'Edouard Philippe

"Bullshit": Philippe répond à la polémique sur une phrase controversée de Ndiaye
La porte-parole du gouvernement Sibeth NDiaye chuchote avec le premier ministre Edouard Philippe, le 2 avril à l'Assemblée  

"Bullshit": Philippe fait son Trump, en sombrant dans la vulgarité 


Répondant à la polémique sur des propos déplacés de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, Edouard Philippe a eu recours à un américanisme nauséabond dans la bouche de quiconque veille à ne pas sentir aussi mauvais des deux bouts. Prenant mardi la défense de la promue sénégalo-française, il a qualifié de "bullshit" ('conneries', pour ses concitoyens de culture française) les critiques visant la conseillère de l'Elysée, auteure d'un SMS ("Yes, la meuf, elle est dead") confirmant à la presse la disparition de Simone Veil, mais qui n'a pas retenu Macron de l'élever au rang de ministre : son vivier de  talents est clairement asséché... 
D'autant que cet écart de langage est une récidive. En 2017, c'est d'une faute morale dont elle s'était rendue coupable. Elle avait affirmé être prête à "mentir" pour protéger le président de la République. Un lien fusionnel à la vie à la mort qui interpelle les républicains. 
 
A Matignon, l'auteur de roman se croit dans une série télévisée américaine
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"Dans ce gouvernement, personne ne veut dire autre chose que les faits et ce que nous voulons faire. Tout le reste, si vous me permettez, c'est du 'bullshit' ", a lâché le premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, auxquelles assistait pour la première fois S. Ndiaye.
Dans un propos rapporté par l'hebdomadaire L'Express en juillet 2017, celle-ci avait dit: "J'assume parfaitement de mentir pour protéger le président". Une phrase "tronquée" et "sortie de son contexte", a raconté lundi la remplaçante de Benjamin Griveaux, confrontée à cette déclaration embarrassante. Avec lui, on croyait avoir touché le fond, mais la compétition reste rude et il faut compter avec cette buse de Buzyn et ce malandrin de Castaner.
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"Je vous connais trop bien pour savoir que vous n'acceptez pas les simplifications et les polémiques misérables", a commenté l'Edouard, sarcastique, en réponse à la députée Les Républicains de Haute-Savoie Virginie Duby-Muller, et en allusion à l'emploi du mot "bullshit" par Laurent Wauquiez qui l'avait utilisé, non pas dans l'hémicycle mais lors d'un cours en 2018 devant des étudiants. L'Edouard ne fait donc pas le distinguo avec ses néophytes de l'Assemblée. 

Virginie Duby-Muller venait de dénoncer les "mensonges revendiqués" de l'exécutif mais aussi aux "trucages d'image"
Image associéeen référence à un épisode de l'affaire Benalla impliquant l'un des principaux conseillers d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, qui a  récemment démissionné de l'Elysée pour assurer la promotion d'un livre dérangeant pour les petits marquis de la cour de Jupiter.
Emelien est mis en cause depuis qu'Alexandre Benalla, l'ex-chargé de mission du président, a affirmé aux enquêteurs lui avoir transmis des vidéos, obtenues illégalement auprès de la police, afin de le disculper dans le déroulé des violences du 1er-Mai 2018. Ce même conseiller spécial de Macron est maintenant soupçonné d'avoir couvert le montage de la vidéo truquée qui visait à disculper Benalla, autre intime du couple Macron. Lien PaSiDupes : "Affaire Benalla: l'Elysée a fait relayer un montage trompeur à partir d'images obtenues illégalement "
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Sur BFM TV lundi, Emelien a assuré qu'il "ne savait pas" que la vidéo comprenait des images hors contexte. Interrogé vendredi sur France 5 sur la diffusion de ces vidéos via des comptes twitter anonymes, il a répondu : "Sur twitter c'est un peu la règle".

Or, l'Edouard  a occulté cette affaire dans sa réponse mardi.
Sur Twitter, plusieurs élus LR ont fustigé la nouvelle porte-parole "rough and ready" (brut de décoffrage) pour avoir "mâchouillé négligemment son chewing-gum" dans l'hémicycle. 
"Le manque de respect pour les institutions de la République est devenu physique pour les militants de la macronie", a notamment raillé Raphaël Schellenberger. 
Son collègue Pierre-Henri Dumont (Pas-de-Calais) a estimé qu'elle n'a "pas plus de respect pour les députés et les institutions que pour Simone Veil", quelques heures après sa mort.

mardi 2 avril 2019

Le "monde nouveau" de Macron sera hérissé de radars "tourelle"

Plus de 400 radars "nouvelle génération" plus performants sont en cours d'installation

Ce radar "dernier cri" permettra d'évaluer à la fois la vitesse de 
32 véhicules sur 8 voies de circulation 

Le radar Mesta Fusion dans sa version définitive (à gauche) et dans sa version de test (à droite).

Atteintes à la vie privée : des radars espions de notre vie d'automobiliste
Nos véhicules seront mieux surveillés que nos domiciles.
Plus de 400 radars nouvelle génération sont installés dès 2019 en France et trois fois plus d’ici 2020. 75% des radars fixes devront être remplacés du fait de leur obsolescence, de leur dégradation ou de leur destruction. Le gouvernement entend les remplacer par des radars plus résistants et performants.
Ces nouveaux radars "tourelle" seront à terme capables de mesurer la vitesse, mais aussi de repérer les conducteurs sans ceinture de sécurité ou utilisant leur téléphone en conduisant.

Un "radar du futur" redoutable

De son vrai nom le "Mesta Fusion 2", le  "radar tourelle" est entièrement automatisé. Une dizaine sont déjà déployés en France, notamment à Strasbourg et Marseille. Lien PaSiDupes : Marseille : un "super radar" est testé sur la rocade L2, dès ce mercredi

Hors d'atteinte au somment d'un mât de quatre mètres de haut, "il sera beaucoup plus difficile de le casser que ses prédécesseurs", se félicite le ministère de l’Intérieur. 
Mais une telle hauteur permet surtout de scanner huit voies de circulation et plusieurs véhicules en simultané. 
Ces radars sauront faire aussi la différence entre un poids lourd et une voiture, le tout sur un tronçon de 200 mètres.

Cet indiscret contrôlera seulement la vitesse... pour l'instant.
Le "radar tourelle" n’a encore été homologué que pour contrôler la vitesse, précise la Sécurité routière. Mais il est aussi capable de savoir si l'on porte ou non sa ceinture, si l'on téléphone en conduisant, si l'on respecte les distances de sécurité ou si l'on double par la droite. Facteur de distraction au volant, se curer le nez ou poser la main sur la cuisse de son/sa voisin(e) pourrait être verbalisé...
Enfin, ce radar jouera au chat et à la souris avec l'usager des routes de France. Il sera hyper-mobile et pourra nous surprendre là où nous ne l'attendons pas, car, pour une cabine opérationnelle, il y aura quatre cabines leurres. Les caméras de contrôle pourront être déplacées d’une cabine à l’autre sans envoi par Castaner d'une notification ! 
C'est dire combien il est bienveillant et soucieux de notre seule condition de mortels. Le radar "tourelle" est conçu pour maintenir en vie le plus grand nombre possible de ses poules aux oeufs d'or. 

La venue de Macron en Corse fait monter les tensions dans l'île

Les dirigeants autonomistes ne participeront pas à la rencontre prévue avec les élus insulaires. 

Des charges explosives ont été retrouvées à Bastia
Simeoni et Talamoni font peu cas de Macron (Ajaccio, février 2018)

Alors que le chef de l'Etat est attendu jeudi en Corse, les dirigeants nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont annoncé qu'ils ne participeront pas à la rencontre prévue avec les élus insulaires. C'est la dernière étape - explosive - du tour de France en gilet jaune que Macron a engagé dans le cadre de son grand débat, pré-campagne électorale déguisée.

Jeudi 4 avril, Emmanuel Macron va se rendre en Corse pour une rencontre avec les élus insulaires à Cozzano (Corse-du-Sud). Sa visite suscite des craintes d'une reprise des violences : la police a fait la découverte lundi de deux tentatives d'attentat contre des bâtiments des finances publiques à Bastia, et le plasticage de plusieurs résidences secondaires depuis le début mars. Des événements qui n'ont pas été revendiqués, mais qui n'ont pas non plus été ébruités par les grands media institutionnels.

"Ça n'a pas explosé, c'est un avertissement, c'est une charge pour impressionner et avertir", a commenté lundi après-midi Jean-Pierre Battestini, secrétaire général local de la CGT Finances Publiques, présent sur place. Il a fustigé, dans un communiqué, des attentats et tentatives d'attentats qui "mettent en péril la vie des personnels et fragilisent (...) nos missions de services publics au moment où justement le président Macron veut les supprimer. Macron et poseurs de bombe poursuivent les mêmes objectifs au détriment de l'intérêt général de la Corse".

Une journée "Ile Morte", 
comme Bordeaux "ville morte" pour l'Acte XX...

La visite du chef de l'Etat sur l'Ile de Beauté s'annonce délicate. Dès lundi matin, le président autonomiste du Conseil exécutif corse Gilles Simeoni avait annonçait qu'il ne "participera(it) pas en l'état" à la rencontre avec les élus. Estimant que "la venue du président de la République s'inscrit dans un climat tendu", il craint que la "situation de crise économique et sociale structurelle et de blocage politique ne p(uisse) conduire qu'à la résurgence de la logique de conflit, et donc à une impasse, aussi bien pour la Corse que pour l'Etat".

Vendredi, le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait déjà indiqué qu'il "n'irait pas à Cozzano", assurant que les nationalistes ne pratiquent "pas une politique de la chaise vide" mais que "cette visite n'a strictement aucune chance de déboucher sur un dialogue".

La coalition nationaliste Pe a Corsica, formée des partis de Gilles Simeoni (Femu a Corsica), Jean-Guy Talamoni (Corsica Libera) et Jean-Christophe Angelini (PNC), a par ailleurs appelé à une demi-journée "Isula Morta" (Île morte) ce jeudi entre 12h et 18h.

Macron se dit "disponible et volontaire"

"Je viens en Corse disponible et volontaire. Disponible pour toutes celles et ceux qui seront présents, et volontaire pour échanger et apporter ma part de réponses de manière concrète", annonce de son côté le chef de l'Etat dans un entretien à Corse-matin publié mardi matin. Au cours du débat, il entend échanger "sur les sujets nationaux et la crise que nous traversons aujourd'hui, mais également pour répondre directement aux questions spécifiques de la Corse", qu'elles soient économiques, sociales ou politiques.
Indiquant avoir récemment eu "une longue discussion" avec Gilles Simeoni, le chef de l'Etat souligne que leur responsabilité commune "est de ne pas faire bégayer l'histoire" et de "tout faire pour que la page de la violence soit définitivement tournée""Je pense qu'on peut défendre l'identité de la Corse et respecter profondément la République et ses valeurs", précise-t-il.

Interrogé sur l'impression de rigidité qu'il avait laissée après sa première visite en Corse en février 2018, le président met en avant "la certaine tonalité" liée à la 20e anniversaire du préfet Claude Erignac, assassiné en février 1998. "Je dis toujours, là où je m'exprime, ce à quoi je crois très profondément", souligne-t-il.

La marche-arrière de Macron

Emmanuel Macron confirme que la principale annonce de cette première visite, l'inscription de la Corse dans la Constitution, est "toujours d'actualité". "C'est un geste politique fort. Un projet de texte a été débattu entre les représentants de la Collectivité de Corse et des maires et la ministre Jacqueline Gourault. Il a fait l'objet d'un compromis entre les attentes des Corses et les souhaits de la représentation nationale", indique-t-il, tout en reconnaissant que le texte "ne va pas aussi loin que certains l'auraient voulu". "Dès lors que la Constitution reconnaît la spécificité corse, l'efficacité sera au rendez-vous", assure-t-il.

Pour soutenir la langue corse, que les nationalistes souhaiteraient rendre obligatoire jusqu'en Terminale, il annonce une concession : le corse sera sur l'île l'une des spécialités du baccalauréat, avec quatre heures par semaine en première et six heures en terminale. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'il soutient le bilinguisme mais refusé la co-officialité du corse, "car il n'y a qu'une langue officielle dans la République".

Par ailleurs seront créés 55 postes dans les établissements scolaires à la rentrée 2019 et 40 à l'université. Ces avancées ont été actées lors d'une rencontre lundi entre les ministres Jean-Michel Blanquer (Éducation) et Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires), Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

lundi 1 avril 2019

Hollande pointe les stratégies de Macron et du PS dans l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir

Hollande dénonce le face-à-face que Macron installe avec le RN, ainsi que  les errements du PS

"A vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté," tacle Hollande

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L'ancien président François Hollande n'accorde aucune excuse à son ancien ministre et successeur Emmanuel Macron.

"Diriger la France, je l'ai éprouvé, est un exercice difficile qui suppose de bien comprendre notre pays.
Le résultat au bout de deux ans n'est bon ni pour la vitalité économique, ni pour la cohésion sociale", affirme F. Hollande dimanche, dans un entretien avec Le Parisien.

"A vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté"
, poursuit-il. "Mais un mandat dure cinq ans; évitons de porter des jugements définitifs. Tout président peut toujours opérer des corrections. Moi-même, j'en ai fait. Pour ma part, si j'interviens, c'est pour alerter".

Pour l'ancien chef d'Etat, "les partis de gouvernement qui ont animé le débat démocratique pendant des décennies doivent prendre conscience de leur responsabilité"

Il les appelle, notamment le Parti socialiste, à "être de nouveau des alternatives crédibles et mobilisatrices
, sinon le face-à-face entre le pouvoir actuel et l'extrême droite peut mal finir".

Ne "confond(ant) pas" l'extrême-droite et la France insoumise,  Hollande met en garde.
"La menace vient de l'extrême droite. Je l'affirme, un jour elle arrivera au pouvoir en France. En 2022 ou plus tard si l'on ne fait rien...". "C'est un danger, ça n'est pas une fatalité. Ca dépend de nous", a précisé Hollande.

Hollande rappelle qu''il a été confronté à une crise sociale semblable à celle des Gilets jaunes 

François Hollande et Emmanuel Macron se renvoient mutuellement la responsabilité de la crise des Gilets jaunes depuis novembre.
En déplacement sur la tombe de Jean Ferrat en Ardèche, François Hollande avait rencontré des Gilets jaunes. "Il faut continuer à prendre la parole et faire que ça puisse déboucher", leur a-t-il dit, défendant notamment son bilan et rappelant avoir mis en place le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi), qui a permis de baisser les charges pesant sur les entreprises, et donné un coup de pouce au SMIC, au début de son quinquennat.

Macron avait répliqué depuis Buenos Aires. "J’entends comme vous les voix qui s’élèvent. J’entends aussi souvent les voix qui parfois n’avaient pas même réussi à bouger les choses, et qui sont sans doute plus à la racine de cette situation que nous vivons que le gouvernement qui n'est aux affaires que depuis 18 mois", avait-il commenté, bien qu'il fût au G20, visant François Hollande à mots couverts. Avant d'asséner : "Que voulez vous? Le cynisme fait partie de la vie politique."

A Montauban, François Hollande l'avait retoqué lors d'une rencontre avec une délégation de ...Gilets jaunes. "Ce qui s'est fait depuis dix-huit mois ne relève pas de ma responsabilité. C'est un gouvernement, un président, qui ont choisi et c'est leur droit de supprimer l'Impôt sur la fortune et d'augmenter des impôts sur tous les Français", a-t-il déclaré. "Aujourd'hui ils doivent réfléchir aux conséquences de cette politique", a conclu l'ancien chef de l'Etat.

Il évoque 
la fronde fiscale des bonnets rouges qu'il avait subie au mois d'octobre 2013.
Il fait une étude comparée qui n'est pas à l'avantage de Macron, qui fut son conseiller avant de devenir son ministre de l'Economie: "L'écotaxe dont j'avais hérité de mon prédécesseur n'était pas comprise, dans ses modalités comme dans sa gestion par un opérateur privé. J'ai donc pris la décision de la suspendre. Le recul est parfois préférable à l'entêtement. Ça m'a été reproché par certains à cette époque. Je constate que le gouvernement actuel a battu en retraite. Mais trois semaines trop tard."
Il faut toutefois rappeler que dès 1999, le gouvernement Lionel Jospin avait cherché à instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures de Martine Aubry, mais que son projet avait été invalidé par le Conseil constitutionnel. Pour mémoire encore, en août 2007, une proposition d'aquataxe avait été faite par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, au début du Grenelle de l'environnement. Incluse dans le prix des pesticides, elle aurait pu servir à aider les agriculteurs à "changer leurs pratiques dans le domaine de l'eau".
Quant à l'écotaxe, elle ambitionnait de passer dans les actes le principe vertueux du pollueur-payeur en cas de dommages environnementaux. Le système de "bonus-malus écologique" sanctionna les véhicules émetteurs de CO2 et cette fiscalité écologique punitive rapporta 1,1 Md € de recettes en 2011.
Le 1er avril 2014, une taxe carbone fut incluse dans les taxes intérieures de consommation sous la forme d'une "composante carbone" proportionnelle aux émissions de CO2. D'un montant initial de 7 €/t de CO2, elle est passée à 14,50 € en 2015, 22 € en 2016 et 30,50 € en 2017. Elle devait atteindre 100 € en 2030. Or, en octobre 2018 sur RTLSégolène Royal a accusé le gouvernement de la hausse des prix des carburants qui a déclenché la colère des Gilets jaunes. Elle a dénoncé "un matraquage fiscal par l’écologie", mais plusieurs membres du gouvernement ont rafraîchi la mémoire de l’ancienne ministre de l’Environnement de Hollande. Ainsi Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances de Macron a jugé que Ségolène Royal avait été "triplement malhonnête" et notamment "par rapport à ses engagements passés". "Elle devrait être fière d'avoir mis en place, une taxe sur le carbone dont dépend l'avenir de notre planète. Elle est malhonnête par rapport à cet engagement passé." Sur RTL Le Maire a rappelé que Ségolène Royal est à l’origine de cet impôt sur les émissions de dioxyde de carbone. Comme le président Hollande qui donne aujourd'hui des leçons sur la base de  sa gestion de la crise des Bonnets rouges... 
Résultat de recherche d'images pour "Marianne est dechainee""Un ancien président ne devrait pas dire ça", a réagi Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'égalité des genres, sur BFMTV, évoquant le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui a mis Hollande à l'équerre dans l'opinion à la fin de son quinquennat. "Je crois que ce n'est pas à la hauteur de la fonction d'un ancien président de la République", a fustigé la garde chiourme de la politique.
Le livre du cynique sera publié mercredi en édition de poche, avec trois nouveaux chapitres, dont un aborde le mouvement des Gilets jaunes.

Dans son bouquin à rallonges comme un "grand débat" de Macron, Hollande croit encore à sa capacité à "contribuer à (la) renaissance" de la sociale-démocratie face au libéralisme "dans les mois et années à venir". Face à la liste de bric et de broc montée par LREM et intitulée  "Renaissance", il critique la stratégie d'effacement devant 'Place publique' acceptée par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. "A chercher à tout prix le rassemblement avant de poser clairement la question de leur identité, les socialistes perdent un temps précieux pour formuler leur nouveau projet et réaffirmer leur volonté de gouverner un jour le pays en tirant les leçons des erreurs d'hier", cingle-t-il.

Hollande esquisse de nouvelles idées, proposant, notamment pour mettre en oeuvre la transition écologique, "un triptyque (...): planification, nationalisation et autogestion". De vieilles recettes pour un coup de barre à gauche !

Remaniement : trois entrants au gouvernement, pour surprendre et déplaire

Aucun des promus, Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O, ne peut faire l'affaire

Isolé, Macron se recroqueville sur ses premiers compagnons d'aventure

Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O seront respectivement porte-parole du gouvernement, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes et secrétaire d'Etat au Numérique. 
Après les départs de Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche pour les européennes, Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux, en marche pour la prise de la mairie de Paris, trois postes étaient à pourvoir. Finalement, les trentenaires sont préférés : la franco-sénégalaise Sibeth Ndiaye est nommée secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Amélie de Montchalin secrétaire d’Etat auprès de Jean-Yves Drian  ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes, et Cédric O secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, chargé du numérique.

Sibeth Ndiaye, 39 ans, porte-parole du gouvernement


Résultat de recherche d'images pour "cedric O et Macron"Son profil : ancienne membre du Parti socialiste, elle n'a jamais exercé aucun mandat électif, mais Emmanuel Macron l'a chargée de la presse lorsqu'il est devenu ministre de l'Economie en 2014. Quand il lance sa candidature à la présidentielle, elle fait partie de l'équipe de campagne chargée des relations presse. Une fois Macron élu, elle devient conseillère presse et communication à l'Elysée. Ces derniers jours, Sibeth Ndiaye, était pressentie pour devenir directrice de la communication de l'Elysée, poste dont elle assurait l'intérim depuis le départ de Sylvain Fort en janvier 2019.
Ses atouts : Sibeth Ndiaye est connue pour son style de communication très direct. C'est notamment elle qui avait tweeté la vidéo où Emmanuel Macron évoquait "un pognon de dingue". Proche de Macron qu'elle appelle par son prénom, elle partage avec lui un vocabulaire cash, voire grivois. C'est elle qui avait commenté la mort de Simone Veil d'un "elle est dead, la meuf"...Ses rapports avec Macron : depuis le début, elle fait partie de sa garde rapprochée. Style corps de garde. Elle a été préférée à Mayada Boulos.

Amélie de Montchalin, 33 ans, secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes

Résultat de recherche d'images pour "cedric O LREM"Son profil : propre sur elle et teint rose, elle native de Lyon. Amélie de Montchalin a travaillé chez Axa? puis comme analyste politique junior à la Commission européenne ou comme économiste à la BNP Paribas. Proche du centre-droit, elle n'a jamais pris sa carte de militante UMP ni chez Les Républicains. La défaite d'Alain Juppé à la primaire de la droite a poussé cette juppéiste à rejoindre La République en marche en décembre 2016.

Ses atouts : néo-députée élue dans la 6e circonscription de l'Essonne et propulsée cheffe de file de son groupe à la commission des Finances, elle est rapidement devenue un élément clé de la nouvelle majorité. Elle est notamment connue pour sa bonne maîtrise des dossiers, ce qui l'avait désignée pour être "députée de l'année 2017".

Ses rapports avec Macron : Amélie de Montchalin n'est pas connue pour sa proximité avec le chef de l'Etat. Elle est pourtant inconditionnelle. Actuellement.
Cédric O, 37 ans, secrétaire d'Etat chargé du numérique
Son profil : d'origine  coréenne - comme Jean-Vincent Placé et Fleur Pellerin - par son père (reparti à Séoul) et lyonnaise par sa mère enseignante, Cédric O a la réputation d’un bon élève sérieux et organisé. Trésorier de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, donc au courant de la collecte de fonds à Las Vegas, il le demeure au parti présidentiel, LREM. Depuis novembre 2017, il fait aussi membre du bureau exécutif de LREM.Diplômé de HEC, il a fait une incursion dans le privé. Entre 2014 et 2017, il travaille chez l'équipementier aéronautique et de défense Safran (né de la fusion entre Snecma et Sagem) comme chargé de mission auprès du directeur industriel, puis comme responsable de la production chez Safran Aircraft Engines.Pour remplacer Mounir Mahjoubi, Macron a choisi le frère de la suppléante de Mahjoubi...

Delphine O., 33 ans, est devenue députée de Paris (quartier de la Place du Colonel Fabien et partie du 19e arrondissement) à l'entrée de Mounir Mahjoubi au gouvernement et siège à l'Assemblée.Ses atouts : collaborateur de François Hollande, lors de sa campagne présidentielle, puis de Pierre Moscovici au gouvernement, il est très au fait du périmètre de son secrétariat d'Etat, comme ancien conseiller en charge des participations publiques et de l’économie numérique de l'Elysée. En mai dernier, il avait organisé l’événement "Tech for good" réunissant à l'Elysée une soixantaine de dirigeants mondiaux de la tech, dont Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, parmi les GAFA visés par un projet de réforme de Macron.Ses rapports avec Macron : en tant que conseiller de l'Elysée, il était proche du président de la République.