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lundi 7 août 2017

Mort de Nicole Bricq : sa suppléante au Sénat déraille, comme un convoi SNCF

L'indécent commentaire :"Nicole est morte, me revoilà peut-être sénatrice"

Le filtre de l'élection au suffrage indirect lâche parfois des monstres dans le paysage politique 

Appelée à prendre pour quelques semaines la succession au Sénat de Nicole Bricq, brutalement décédée à 70 ans, Hélène Lipietz n'améliore pas l'image d'Europe Écologie Les Verts (EELV). La réaction de sa remplaçante écologiste (ci-dessus à gauche au côté de son frère Alain) au Sénat stupéfie les internautes seuls. La classe politique, notamment socialiste, reste indifférente.
Si Christophe Castaner tweete, c'est pour valoriser le président Macron :  



Cette récupération confirme la mission de propagande qui lui est allouée.

Se croit-il à la tête d'un ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande (Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda, RMVP) ?

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La remplaçante s'est révélée telle qu'en elle-même, confirmant un intérêt de cette formation politique plus grand pour la planète que pour l'humain, en dépit de ses prises de parti démago-politiques pour les migrants. C'est avec une incroyable irresponsabilité ego-centrée qu'elle commente cette disparition sur son site… 

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Ancienne ministre - en chaussettes hautes, ci-contre au Koweit - du Commerce Extérieur de François Hollande et soutien d’Emmanuel Macron, la sénatrice Nicole Bricq est morte ce dimanche 6 août à l’âge de 70 ans, des suites d’une chute accidentelle dans un escalier.
Hélène Lipietz, avocate membre d’Europe Ecologie-Les Verts et soeur de l'homme politique EELV Alain Lipietz (70 ans et parrain de la revue Jeune République qui ne paraît plus), et quatrième sur la liste d’union de la gauche aux élections sénatoriales de Seine-et-Marne en 2011, est appelée à lui succéder au Sénat jusqu’au renouvellement de septembre. Elle l’avait déjà remplacé lors de sa nomination au gouvernement. Mais sur son blog, dimanche, elle a rendu hommage à Nicole Bricq d’une très curieuse façon... 

Avocate hallucinée

"Le pire des scénario (sic), et pour elle et pour moi", lâche Hélène Lipietz, en introduction de son billet finement intitulé : "Nicole est morte. Me revoilà peut-être sénatrice… pour 6 semaines". On sent, d'entrée, que la militante écologiste a subi un traumatisme, mais remontant à sa tendre enfance. 

Dès le deuxième paragraphe, l'avocate fait un jeu de mots d’un goût douteux : la remplaçante de Nicole Bricq souligne que la fan du président Macron est décédée "d’une chute d’une marche, alors que sénatrice d’En marche. Subtil premier degré ! "Elle avait décidé de ne plus se représenter à 70 ans", poursuit la bientôt sexagénaire.
Et d'enchaîner, ironique : "Un bon petit soldat du socialisme". 

Hélène Lipietz peut bien préciser, avec toute la sincérité dont elle est capable, qu'elle "pense très fort" au compagnon de Nicole Bricq, et saluer "une grande sénatrice", virée en 2012 du ministère de l’Ecologie "pour avoir dit la vérité" sur des permis d'exploration en vue de forages au large de la Guyane, mais le mal est fait. 

Lipietz Helène ne vaut pas mieux que son frère Alain
L'aigreur est une marque de famille. La barjot bio n’a visiblement pas très bien digéré le fait que Nicole Bricq ait repris son mandat au Palais du Luxembourg après avoir été écartée du gouvernement en 2014. "Elle voulait rester au Sénat pour être un bon petit soldat du socialisme…", tacle l'écologiste radicale . 

Et H. Lipietz de conclure en remarquant qu’elle ne siégera "sans doute pas" d’ici aux élections sénatoriales de septembre, puisque la session parlementaire est terminée pour les sénateurs. "Mais pendant 6 semaines j’aurai le plaisir de reprendre le clavier pour répondre aux citoyens-citoyennes comme je l’ai fait pendant 22 mois, laissant de côté ma nouvelle profession, que je n’ai même pas eu le temps de vous présenter : cuistote-bouquiniste :-)" à Avallon (Yonne) depuis 2014, écrit-elle, tout en légèreté. 

Conclure un billet sur la mort d’une personne par un smiley, voilà la dernière curiosité que s’autorise Hélène Lipietz, sénatrice intermittente... et visiblement profondément barrée. 
Son père Georges, dénoncé et arrêté pour ses origines juives en mai 1944 à Pau, il est remis à la SNCF à Toulouse, transporté pendant une trentaine d’heures dans des wagons à bestiaux, puis interné au camp de Drancy. Il échappe de peu à la déportation, du fait de la libération du camp le 18 août 1944. En effet, il devait partir par le dernier train pour l’Allemagne, mais un cheminot conseilla aux nazis d’emporter plutôt les œuvres d’art.Après le décès de son père, des membres de sa famille, dont elle et son frère Alain, reprennent l’action qu'il avait engagée devant le tribunal administratif de Toulouse contre l’État et la SNCF pour complicité de crime contre l’humanité dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Hélène Lipietz récidive

Interpellée dans les commentaires de son post sensible, Hélène Lipietz assume totalement ses propos, comme il se doit dans cette catégorie de féministes insensibles. 

Image associéeA un internaute qu'elle choque, celle qui siégea à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale répons ce lundi 7 août : "Il n’y a pas de larmes lourdes, puisqu’il n’y a pas de larmes, sauf pour Jean-Paul dont j’ai apprécié l’humour", nouvelle référence au compagnon de Nicole Bricq (ci-dessus). 

Suite à un autre commentaire,
elle réaffirme son refus de "verser des larmes de crocodile" sur la disparition de l’ex-ministre. "Je suis triste pour Jean-Paul, j’admire la femme politique qu’a été Nicole, mais je ne partage pas ses dernières idées voire même les regrette, mais en même temps je trouve que la vie me fait une sacrée farce", insiste encore Hélène Lipietz. Avec, à la clé, un nouveau smiley...

Nouveau raté de la moralisation de la vie politique.

 

Edouard Philippe annonce des baisses d'impôts: toujours pour les mêmes

10 milliards à la charge des éternels solidaires

Le texte concernant la réforme du Code du Travail sera présenté à la rentrée et non pas durant l'été, rectifie le Premier ministre.

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Alors que les groupes parlementaires de gauche devraient déposer bientôt un recours devant le Conseil constitutionnel, suite au vote mercredi de la loi d’habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances, la réforme du Code du travail sera présentée le 31 août, annonce Edouard Philippe, au cours d'un entretien avec Le Parisien. Attendu dans un premier temps en plein cœur de l’été pour éviter une mobilisation sociale, le projet coïncidera finalement avec la rentrée. Avec les partenaires sociaux, "la concertation [va se poursuivre] pendant tout l’été, raconte, à plus forte raison, le chef du gouvernement, pour finaliser le projet qui sera présenté le 31 août, et les textes définitifs seront approuvés par le Conseil des ministres avant la fin de l’été". Un changement de calendrier qui accélère le passage du texte devant faciliter les procédures de licenciement et les accords d’entreprise, au détriment des accords de branche et de la loi. 
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Un appel à la mobilisation a déjà été lancé par la CGT pour une journée d’action le 12 septembre. "J’ai entendu cet appel, commente Edouard Philippe, mais j’ai le sentiment que les Français ont envie de solutions plutôt que de blocages," a-t-il encore supputé.

"Des gens sont outrés par le fait que certains gagnent beaucoup d’argent"

Le Premier ministre ne redoute pas davantage les révélations qui mettent en difficulté sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, laquelle a touché une rémunération de 4,7 millions d’euros en trois ans (2012-2014) chez Danone et réalisé une plus-value boursière de 1,13 millions avec la vente de ses stock-options au lendemain d’un plan social dans ce groupe où elle était DRH. "C’est une remarquable ministre, une très bonne connaisseuse des sujets […], selon le sentiment partisan du juppéiste. 
Elle a déjà été tellement remarquable comme ancienne directrice générale (2015-2017) de Business France, agence chargée d’aider les petites et moyennes entreprises à attirer davantage d’investisseurs étrangers en France, accusée d'avoir financé l'escapade de campagne présidentielle du candidat Emmanuel Macron auprès des électeurs expatriés à Las Vegas. 
"Il y a sans doute des gens dans ce pays qui sont outrés par le fait que certains gagnent […] beaucoup d’argent," a poursuivi Philippe. Je ne partage pas ce sentiment aussi longtemps que c’est légal et qu’on paye des impôts dessus." L'impôt a-t-il ce pouvoir de moralisation des profits sur la misère sociale ? 

Le Premier ministre annonce une baisse de la fiscalité

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"Nous allons baisser les impôts de plus de 10 milliards", promet-il, dans son entretien. La mesure concernera principalement les "actifs", excluant donc toujours les retraités, et sera compensée par une hausse de la CSG applicable à tous. Ce qui reviendra notamment à mettre à contribution les retraités, vaches à lait des pouvoirs de gauche. 

Il compte également réaliser dix milliards d’euros d’économie en 2018, qui seront votés à l’automne lors du premier projet de loi de finances du quinquennat, gros test pour la majorité. 


Image associée
Edouard Philippe annonce aussi des réformes structurelles dans les domaines de l’emploi et du logementmais sans donner de détails, suggérant donc de simples pistes de réflexion. 

Il promet encore des revalorisations de la prime d’activité et de l’allocation adulte handicapé
(AAH). 

Le premier ministre détourne l'attention de ses novices aux bras cassés

La langue de bois ne fonctionne plus guère. L'exécutif ne prétend plus entendre la colère des Français sans cesse sollicités sans retour. 

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Révélée dans la presse mercredi, le mécontentement des collectivités locales face à la leurs baisse de dotations est balayé d’un revers de main par le Premier ministre : "C’est quand même un monde !, s'est agacé le locataire de Matignon. Les socialistes ont baissé massivement les dotations aux collectivités sans concertation et ils hurlent au loup quand nous prenons des mesures pour ne pas augmenter les impôts. Ces 300 millions n’ont été enlevés à personne, car ils n’avaient été donnés à personne." Le Premier ministre assure toutefois qu’il n’y aura plus de baisse de dotations, si les collectivités "maîtrisent" leurs dépenses. 

Le décret annulant les dotations, signé le 20 juillet par ses soins, provoque depuis mercredi la colère de l’opposition, d’autant que le président Macron avait promis de ne plus procéder par des "baisses brutales" de dotations

Alors que certains de ses ministres inexpérimentés ont commis des erreurs que leur appartenance à la société civile n'a pas rendu meilleurs, le Premier ministre mis en cause a tenté de tacler l’opposition : "Les politiques aguerris peuvent aussi 'couaquer'," a-t-il estimé. 

Mais il reconnaît une période de rodage. "Seule compte l’efficacité", déclare-t-il en refusant de "passer son temps" à regarder les sondages : "Ceux qui ont cherché à gouverner au gré des sondages ont échoué." Tout comme ceux qui les ont balayés d'un revers de la main...

La confiance des Français en son action a chuté.  
"La confiance des Français 's'essouffle' (AFP) après l'épisode électoral et, selon une enquête de l'Ifop diffusée dimanche 2 juillet, une majorité d'entre eux se déclare à nouveau pessimiste (56%) pour l'avenir de leur pays. "Un quart seulement des personnes interrogées (26%) pens[ai]ent [déjà] qu'elles vivront mieux dans une dizaine d'années, contre 44% d'un avis contraire et 30% pour qui ce sera "pareil qu'aujourd'hui".
Selon une enquête d’opinion Ifop publiée le 23 juillet, la confiance a encore fondu à 52%, soit déjà sept points de moins qu’en juin. Et c'est voir le verre à moitié plein.
Un sondage réalisé par Internet les 1er et 2 août 2017 chiffre la désillusion de 40 % des Français des premières mesures économiques du gouvernement pour "affronter efficacement les  principaux problèmes" ...


Ce n'est pas encore la disgrâce, mais Macron n'aura pas connu de période d'état de grâce. Le chef de l’Etat ne cesse de reculer depuis son élection et la mauvaise séquence de juillet marquée par des contradictions de ministres, des manifestations affligeantes d'incompétence de jeunes députés ignares de tout mais pourtant bombardés à la vice-présidence de l'Assemblée.
Le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique, sympathisants, confirme que seulement 40 % des Français disent lui faire encore confiance : un recul de 5 points de plus en un mois. Ils sont désormais 55 % à ne pas lui faire confiance - soit un bond de 9 points en un mois - dont 21 % (+ 3 points) .

La nouvelle génération d'élus, des jeunes start-uppers prometteurs, nous disait-on, n'a encore pas fait ses preuves et le renouvellement de la vie politique reste à opérer.

dimanche 6 août 2017

"Avec Emmanuel Macron, c'est Mardi gras tous les jours"

Eric Woerth soumet le président Macron à l'analyse

Éric Woerth révèle un Emmanuel Macron "autocentré" et une majorité "caporalisée"
Woerth dénonce
En harmonie avec deux chutes successives dans les sondages de la confiance de la population dans le nouveau président, le Président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale "dresse un bilan pour le moins mitigé" de cette première session parlementaire, à la veille de sa clôture estivale, mercredi. 
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Un protège-dents devient indispensable
Dans les colonnes du JDD dimanche 6 août, Éric Woerth dénonce un discours "néopoujadisme" qui dresse les nouveaux élus contre les anciens. "On jette à la vindicte populaire des gens qui, en réalité, ont sacrifié une bonne partie de leur vie professionnelle et familiale à leurs électeurs avec beaucoup de sincérité", gronde le député de l'Oise. 
Porter aux nues "l'inexpérience" cache en réalité "la volonté assez claire du président de la République d'affaiblir le Parlement", explique l'ancien maire de Chantilly (1995-2017). 

L'ancien ministre du Budget, puis du Travail de Nicolas Sarkozy met en évidence la superficialité de la politique d'Emmanuel Macron

Woerth pointe les contradictions dans la politique d'Emmanuel Macron.
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"Quand on dépense 350.000 pour une soirée d'autopromotion à Las Vegas, on est loin des discours sur la moralisation publique", fustige l'ancien ministre. C'était l'époque où le ministre de l'Economie arborait une barbe de trois jours dans un rôle épisodique de jeune cadre dynamique et que ses communicants l'avaient fait interpeller par une journaliste complice qui lui demanda s’il arborait "un nouveau look pour une nouvelle année." Il a réussi son coup de com', c’est parfait", l'avait raillé Marylise Lebranchu. 

Et de dénoncer les mises en scène sans fond du chef de l'Etat.
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"Avec Emmanuel Macron, c'est Mardi gras tous les jours : il s'habille en aviateur, mais il demande aux militaires de prendre en charge le surcoût des opérations extérieures". Le grotesque du président en costume de Tom Cruise n'échappe qu'au président d'opérette.  

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Aux limites de l'indécence
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"On nous a explique que les coups de rabot, c'était la vieille politique. En réalité, on constate que le gouvernement rabote les dépenses publiques", tance Éric Woerth qui regrette l'absence, pour l'heure, du "début d'un processus de réforme en profondeur".

La pétition contre le statut de première dame dépasse les 115 000 signatures de rejet

Rien à cirer d'un gadget, commission Théodule ou première cougar de France

Ce statut passera-t-il par ordonnance ?

Tendue et retendue
La proposition d'accorder un statut officiel à la fonction d'épouse de président ne fait décidément pas l'unanimité. Après deux semaines, une pétition "contre le statut de première dame pour Brigitte Macron" avait recueilli plus de 115.000 signatures au matin du samedi 5 août.

Alors que les emplois familiaux sont désormais interdits à l'Assemblée, "il n'y a aucune raison pour que l'épouse du chef de l'état puisse obtenir un budget sur les fonds publics", écrit Thierry Paul Valette, auteur de la pétition, un "artiste citoyen" qui tient un blog sur Mediapart (où il a rédigé sa propre autobiographie à la troisième personne). Pour lui, qui se décrit comme "un artiste peintre" et "un citoyen engagé", la question du statut de la première dame "doit être tranchée (...) dans le cadre d'un référendum et non du fait d'un seul homme".

"Je souhaite que le droit de pétition soit revu, afin que l'expression directe de nos concitoyens soit mieux prise en compte et que les propositions des Français puissent être présentées, dans un cadre défini et construit, à la représentation nationale", avait déclaré Emmanuel Macron de son discours devant le Sénat réuni à Versailles le 3 juillet. L'auteur de la pétition espère ainsi être reçu par Emmanuel Macron afin de lui exposer son point de vue.

Les Français ne l'ont pas élue

Son mari l'a lui-même été assez peu et même fort mal, avec 24% au premier tour de la présidentielle. 
Interrogé samedi 5 août par L'Express, le lanceur de la pétition de 41 ans estime qu'en période de "moralisation de la vie politique française (...), nous ne pouvons décemment cautionner l'initiative d'un statut spécifique à l'épouse du Président Macron". "Nous ne sommes pas aux États-Unis, fait valoir Thierry Paul Valette, (...) nous avons nos valeurs et notre fonctionnement". Selon le jouet de Patrick Drahi, également propriétaire du journal Libération, il vise les 500.000 signatures pour sa pétition. 
Résultat de recherche d'images pour "clamart thierry-paul-valette"Issu d'une famille d'industriels du XVIIIe siècle, se présentant comme "un simple citoyen qui n'appartient à aucune élite, à aucune classe sociale privilégiée", l'artiste a grandi sur les terres familiales de la vallée de l'Obiquet en Pays d'Auge, avant d'entrer au Cours Florent. Alors que son arrière grand-père reçut les Palmes Académiques dans les années 1960, cet artiste engagé mais touche-à-tout acceptera d'être ambassadeur du salon de la femme en 2016 et aussi bien donnera des conférences sur tout (singulièrement en centres Epide, Etablissement pour l'insertion dans l'emploi, sous la tutelle des ministères chargés de l’Emploi et de la Ville), dont le cyber harcèlement et les dérives des réseaux-sociaux (approche marxisante et orthographe approximative "les jeunes issus d'une classe sociale non aisée , sont les plus vulnérable [sic] puisqu'ils passent beaucoup plus de temps sur internet que les enfants issus de milieux aisés", et créera la Journée mondiale du selfie-utile, le 13 novembre 2016.

Il est fondateur d'association, "L'Egalité nationale", et explique sa motivation en des termes et une orthographe qui sont les siens:
"
Auteur et artiste engagé j'ai , à ma manière , toujours défendu l'égalité hommes/femmes , l'égalité des mêmes droits et devoirs pour tous , j'ai combattu l'injustice , l'hypprocrisie [sic] et toutes les formes d'arrogances [sic] sociales et culturelles. Seulement comme beaucoup d'entre vous je suis décu [sic] et je ne veux plus me résigner. L'avenir de nos enfants est important , notre présent est important et notre histoire de notre beau pays l'est tout autant. Pour ces raison [sic] le dimanche 5 mars 2017, à la place de la république, l'égalité nationale à [sic] mis en place le contre-rassemblement des casseroles . Son but n'était pas de s'attaquer à un candidat mais de fustiger une classe politique qui use de moyens d'un autre temps. La vie politique doit se moraliser.
Emmanuel Macron avait annoncé jeudi 27 avril sur TF1 vouloir créer un véritable statut pour la première dame, sur la base d'un argument inepte : "sortir d'une hypocrisie française". "Nous en définirons le cadre si je suis élu dans les premières semaines et elle en décidera", avait déclaré le candidat, qui avait précisé : "elle ne sera pas rémunérée par le contribuable parce que je ne l'ai jamais fait. Je pense qu'il faut s'en tenir à cette règle, mais elle aura une existence, une voix, un regard (...) Elle aura un rôle public parce qu'il en est ainsi et c'est une attente". 
Un projet qui fait également des remous dans les rangs des députés de l'opposition. 
La majorité présidentielle, en revanche, n'a pas d'avis.

Volonté du président de la République d'affaiblissement du Parlement, dénoncé par Eric Woerth

Une majorité présidentielle de guignols interpelle l'opposition républicaine 

Éric Woerth, dénonce "une volonté assez claire du président de la République d'affaiblissement du Parlement"

"Il n'y a pas de honte à avoir sollicité plusieurs fois la confiance de ses électeurs. Ce discours, c'est du néo-poujadisme", affirme-t-il, y voyant derrière "une volonté assez claire du président de la République d'affaiblissement du Parlement".
 
"C'est vrai qu'il y a un renouvellement incontestable de l'Assemblée, y compris au sein du groupe des Républicains, et c'est une bonne chose si on réussit à marier expérience et jeunesse", estime Eric Woerth dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. 
Mais le député de l'Oise s'agace des attaques contre "la vieille politique", y voyant "une vision mensongère ou candide des choses". "Nous n'appartenons pas à deux catégories : la vieille politique ou la nouvelle politique. D'ailleurs, quand je regarde la majorité, j'ai parfois l'impression qu'ils font de la politique comme on en faisait sous l'Empire romain...", lance-t-il.

L'ancien ministre dresse "un bilan pour le moins mitigé" de la session du Parlement qui s'achève mercredi.


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Invité à tirer un bilan des trois premiers mois de mandat d'Emmanuel Macron, le président (LR) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale (ci-contre) déclare ne pas voir "le début d'un processus de réforme en profondeur".
"Je constate que, pour l'heure, il n'y a rien dans les tuyaux sur des réformes de structure", déplore E. Woerth. "Il n'y a pas de cadrage de l'action. J'en suis surpris pour un président qui paraissait organisé et qui a une vision extrêmement hiérarchique et autocentrée de la République". 

Le député juge d'ailleurs le poids du Premier ministre juppéiste Edouard Philippe (LR), "assez faible"
. "Ce n'est même pas un metteur en scène de l'action gouvernementale. C'est un metteur en forme des décisions du président, de son cabinet et de la technostructure qui entoure Emmanuel Macron".

"La vérité, c'est que l'exécutif n'est pas encore entré dans le dur. Rien de difficile n'a encore été fait", observe-t-il. 
Selon lui, "la priorité" du président en le nommant à Matignon, "c'était de casser la droite".

vendredi 4 août 2017

La justice inflige un double revers à Jérôme Kerviel, trader mythomane

La justice accorde deux non-lieux dans les enquêtes qui opposent l'ancien trader à la Société générale

Les plaintes de l'ex-trader contre la Société générale sont rejetées par les juges d'instruction.


Ces deux non-lieux requis vendredi 4 août font suite à un premier non-lieu rendu par des magistrats instructeurs, le 6 juillet, dans l'enquête ouverte pour "subornation de témoin", et un second, le 25 juillet, dans la procédure pour "escroquerie au jugement" et "faux et usage de faux", révèle l'de sources judiciaire et proche du dossier.


Résultat de recherche d'images pour "kerviel marche"Les juges ont suivi les réquisitions du Parquet de Paris qui avait estimé en décembre dernier qu' "aucun élément ne va dans le sens d'une quelconque manœuvre frauduleuse du groupe bancaire pour peser sur le résultat de l'enquête". 
Pour l'ancien opérateur de marché, accusé en janvier 2008 en pleine tempête financière mondiale d'avoir fait perdre 4,9 milliards d'euros à sa banque, l'enjeu était important : la justice avait décidé d'attendre le dénouement de l'enquête pour "escroquerie au jugement" pour se prononcer sur un éventuel nouveau procès pénal, souhaité par Jérôme Kerviel qui a déposé une demande de révision de sa condamnation à cinq ans de prison, dont trois ferme.

Les chances de révision de son procès s'amenuisent

Me D. Koubbi, J. Kerviel et
Julien Bayou, porte-parole d'EELV
"Ce double échec judiciaire le prive de toute chance de succès dans sa tentative d'obtenir la révision de son procès", a réagi Jean Veil, avocat de la Société générale. 

Dans la première enquête pour "subornation de témoin", l'ex-trader de 40 ans, avait déposé une plainte en avril 2014, accusant la banque d'avoir versé plus d'un million d'euros à Éric Cordelle, son ancien supérieur hiérarchique, afin qu'il témoigne en faveur de la banque. Lors des deux procès de Jérôme Kerviel, Éric Cordelle avait assuré que le groupe bancaire n'avait rien su des colossales prises de position à risque du trader, contrairement à ce que ce dernier affirmait.

Dans la seconde procédure pour "escroquerie au jugement" et "faux et usage de faux", l'ancien opérateur de marché soutenait que la Société générale avait manipulé les bandes sonores sur lesquelles étaient enregistrées les conversations qu'elle a eues avec lui les 19 et 20 janvier 2008, juste après la découverte de ses prises de position non autorisées sur les marchés. Une expertise, diligentée par le juge d'instruction Roger Le Loire, avait conclu que les enregistrements n'avaient été ni expurgés ni modifiés. Jérôme Kerviel assurait aussi que la banque avait omis de transmettre certaines informations essentielles à la justice. Au cours de l'instruction, l'ex-enquêtrice de la brigade financière Nathalie Le Roy avait affirmé avoir été "instrumentalisé" par la Société générale alors qu'elle travaillait sur l'affaire. Mais les enquêteurs avaient relevé des inexactitudes et des contradictions dans le témoignage de l'ex-enquêtrice de la brigade financière.

"Systématiquement dissimulé"

Marcheur et fumeur médiatisé,
avec le père Patrice Gourrier 
L'ex-trader accusait enfin la Société générale de lui avoir imputé des pertes relevant d'autres opérateurs de marché et d'avoir été au courant des risques qu'il prenait. "La banque n'avait pas connaissance des prises de position de Jérôme Kerviel qui a "systématiquement dissimulé ses positions par de fausses opérations", avait estimé le parquet de Paris dans son réquisitoire. 
Après des années de joute judiciaire et médiatique, Jérôme Kerviel a tout de même remporté plusieurs manches face à son ancien employeur : le groupe bancaire a été condamné aux prud'hommes à lui verser près d'un demi-million d'euros.
 
Surtout, la Cour d'Appel de Versailles a condamné en septembre 2016 le trader à verser un million d'euros de dommages et intérêts à la Société Générale, bien loin des 4,9 milliards d'euros de sa première condamnation en 2010. En avril, ses comptes bancaires ont été saisis par un huissier à la demande de la banque.

Le feuilleton n'est pour autant pas terminé. 
L'ancien trader mythomane et son avocat, David Koubbi, sont accusés d'avoir utilisé des enregistrements d'une magistrate réalisés à son insu, lors d'une audience devant la cour d'appel de Versailles
Une enquête pour "recel d'atteinte à la vie privée" a été ouverte par le parquet de Lille et les deux hommes ont été placés en garde à vue en juin dans le cadre de cette procédure, avant d'être relâchés. Sollicité, l'ex-conseil de Tristane Banon alors qu'elle déclarait avoir l'intention de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahnpour tentative de viol , Me David Koubbi ne souhaitait pas, dans l'immédiat, plaider sa cause.

Un adolescent jette des bouteilles d’acide sur la terrasse d’un restaurant parisien

La loi protège ce mineur de 16 ans...

Une nouvelle terrasse de café ciblée en plein 'état d'urgence'
Inconnus des services de police, un "enfant" de 14 ans (selon Le Parisien) et son père, ont été interpellés et placés en garde à vue, mercredi soir. Le journal n'accorde au père qu'un rôle secondaire.

Qui est cet adolescent de 14 ans qui, de sa chambre, place de L’Etoile (XVIe), a confectionné secrètement des bombes artisanales avec des bouteilles en plastique, de l’acide et du papier aluminium
Qui est, selon les journalistes connaisseurs la loi, cet "enfant"  qui les a ensuite balancé sur une terrasse de restaurant en contrebas ? 

A 21 heures, à la terrasse de La Belle Armée, avenue de la Grande Armée (XVIe), à l’angle de la place de l’Etoile, quand l'activité du lieu était maximale, trois bouteilles en plastique, de 1.5 litres chacune, ont été jetées de la fenêtre d’un immeuble. Une quatrième sur la rue. 
L’impact au sol a provoqué une "forte détonation et des projections de liquide". Par extraordinaire, les "bombes" n’ont fait aucun blessé. Le laboratoire central de la préfecture de police s’est déplacé, a constaté les engins, notamment "des bouts d’aluminium déchirés" et a confirmé qu’il s’agissait d’acide, sans préciser lequel: la police et la presse ont-ils compris qu'il ne fallait pas susciter des vocations ?

Inconnu ? L’adolescent avait été repéré jetant les bouteilles, de la fenêtre de son appartement au 3e étage

Les témoins ont fourni son signalement. 
Les policiers n'ont pas eu à mener l'enquête: ils ont mis en place un dispositif de surveillance. Un peu plus tard, ils ont vu un adolescent - qui correspondait au descriptif, mais auquel la presse d'investigation n'a pas eu, semble-t-il, accès - sortir de chez lui, juste à l’angle de la rue de Presbourg, derrière son père. 
Son immeuble avait une double entrée. Aux enquêteurs, il a d’abord fourni des explications "vaseuses", avant de passer aux aveux sur sa participation active à l'attentat aux engins explosifs. Il avait "appris à les confectionner sur Internet" et non pas au cours de chimie.

A 14 ans, ce mineur de 16 ans n'est pas pénalement responsable. 
Son père a-t-il pu instrumentaliser cet adolescent à des fins d'attentat, en sorte de ne pas être lui-même lourdement sanctionné en justice ?
La majorité pénale est fixée à 18 ans. En dessous de cet âge, l'auteur d'une infraction ne peut pas être sanctionné comme un adulte. Il ne peut pas non plus être jugé par les tribunaux ordinaires (exemple : tribunal correctionnel). Il relève du juge des enfants ou d'un tribunal pour mineur. Les sanctions et mesures applicables dépendent de l'âge du mineur.
Il ne manquera plus que le père et l'"enfant" soient déclarés "déséquilibrés" et irresponsables...