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mardi 9 mai 2017

Edouard Philippe, futur premier ministre du président Macron ?

Macron proposera-t-il à Juppé un tour de rattrapage ?

Edouard Philippe n'est pas un homme nouveau

Du charme et de la flexibilité,
mais peu d'expérience du Parlement
Un beau gosse de 47 ans au côté d'Anormal 1er ?
Le maire du Havre est connu pour être un proche d'Alain Juppé, mais il pourrait néanmoins occuper l'un des postes les plus importants du nouveau gouvernement, à savoir celui de premier ministre. Une revanche pour Juppé, mais aussi un choix cocasse du président Anormal 1er qui aurait pu se trouver face à face avec le septuagénaire, si seulement le maire de Bordeaux avait été retenu par le filtre de la primaire de la droite et du centre. L'équipe de perdants conserve-t-elle donc des chances de seconde vie auprès de Macron ?

Edouard Philippe est-il l'homme de la situation ?

Maire depuis sept ans, sous l'étiquette UMP, puis Les Républicains, E. Philippe est pressenti comme l'un des futurs locataires possibles de l'Hôtel de Matignon.
Avant cela, il milita quelques années pour le Parti ...socialiste et tutoya la ligne de Michel Rocard au temps de sa gloire, avant de basculer plus clairement vers le centre-droit, quand le vent tourna. 

Ce politicien au parcours classique (Science Po, ENA -promotion Marc Bloch- et Conseil d'État) est un ancien collaborateur de Raymond Barre, puis directeur de la campagne de Jacques Chirac en 2002 et soutien de Nicolas Sarkozy en 2007. Un parcours sans états d'âme. Lors de la primaire à droite, le maire du Havre, proche d'Alain Juppé, s'était félicité au micro d'Europe 1 du soutien de Claude Chirac à l'ancien Premier ministre. "Il y a de la place pour tous les Chirac et pour tous les autres" dans la campagne, avait assuré E. Philippe, sans nuances, ni exigence de CV.

Aucune confirmation de la part d'Emmanuel Macron

C'est le lundi 15 mai 2017 que nous allons connaître le nouveau gouvernement, si tout se passe bien, puisque l'identité du premier ministre ne sera plus révélée mercredi, mais jeudi. 
Pour l'instant, l'équipe d'Emmanuel Macron assure que personne n'est pressenti pour occuper ce poste, alors que le candidat disait avoir un nom.

L'heure reste à l'incertitude : Macron a-t-il vraiment tout réglé d'avance ?

Image associée
Ce quadra sait nager
François Hollande reste le président des Français jusqu'à la passation de pouvoir qui interviendra le dimanche 14 mai 2017. En attendant, black-out sur le futur gouvernement Macron.  
Alors, Philippe, Pierre, Paul ou Jacques...

Législatives: l'ancien premier ministre veut infiltrer "La République en marche"

Valls tente une opération survie en discréditant le nouveau parti de Macron

Valls sera "candidat de la majorité présidentielle" contre le PS

Souhaitant s'"inscrire" dans le mouvement d'Emmanuel Macron, son ancien ministre élu contre lui à la présidence, l'ancien Premier ministre  PS Manuel Valls a annoncé mardi qu'il sera "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin.

"Parce que je suis un républicain, parce que je suis un homme de gauche, parce que je reste un socialiste, je ne vais pas renier 30 ans de ma vie politique, parce que j'ai exercé les responsabilités, parce que je sais que gouverner la France, c'est difficile, je ne suis pas en embuscade. Je veux la réussite d'Emmanuel Macron", a juré celui qui est redevenu député à Evry après sa démission de Matignon en décembre 2016 pour se lancer à la poursuite de Macron, lui-même démissionnaire du gouvernement en août et candidat depuis novembre.

Manuel Valls, que la primaire socialiste a exclu, invite les "progressistes" à la désertion du Parti socialiste

"J'invite d'ailleurs [à me suivre] tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, moi je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans ce mouvement qui est le sien, la République en marche", a-t-il déclaré sur RTL.

Valls admet que Macron et lui, c'est bonnet rose et rose bonnet
"Parlons franchement : nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte, oui ou non? Oui", a-t-il dit.

Réaction du parti de Macron au coup de force de Valls

De son côté, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche! (vice-président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, ancien collaborateur de Marisol Touraine et 
proche d'Ismaël Emelien (1987), un co-fondateur de l'organisation En Marche! et ex-participant à la campagne de Nicolás Maduro au Vénézuela en 2013, avant de conseiller le ministre Macron à Bercy, soupçonné d'avoir financé le candidat sur les 'frais de bouche' du ministère de l'Economie), a précisé sur Europe 1 que l'ancien Premier ministre n'a pas été investi par la commission nationale d'investiture, "ou alors sa candidature m'a échappé".
"A ce stade, on a 500" candidats, a précisé le responsable de la commission d'investitures, Jean-Paul Delevoye, sur France 2. Ca devrait suffire, puisque le candidat promettait de réduire le nombre de parlementaires... 
"Donc, nous sommes en train de travailler. La commission se réunira une dernière fois pour terminer cette liste et jeudi midi, nous serons prêts", a-t-il indiqué, repoussant la date butoir initialement fixée à mercredi. Un problème ?

"La bannière sur laquelle les candidats aux législatives iront s'appelle la République en marche (...) la procédure est la même pour tout le monde: il lui reste 24 heures", a-t-il ajouté.
Les candidats de "La République en marche" doivent être investis pour les législatives avant jeudi midi dans chacune des 577 circonscriptions. 


L'avenir de Valls est entre les mains de Macron

Résultat de recherche d'images pour "Valls Macron"Valls n'a pas d'autre choix pour ne pas disparaître à la trappe de la présidentielle. S'il veut conserver son siège de député et continuer à exister au plan national, le maire d'Evry doit se soumettre à Macron. Sinon, Valls aurait en effet deux candidats de gauche contre lui, celui de Mélenchon et celui de "La République en marche". 

Le président Macron peut condamner Valls à la mort politique.
Il suffirait que la commission nationale d'investiture rejette le dossier Valls.

lundi 8 mai 2017

Présidentielle : seulement 4 Français sur 10 ont fait confiance à Macron au second tour. Pas le dernier...

Le compte n'y est pas : avec une majorité relative, ce n'est pas le dernier tour de Macron !

66,06 % des suffrages exprimés ne font pas une majorité d’électeurs inscrits



Malgré sa victoire sans conteste face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron n’a pas remporté les suffrages d’une majorité des Français inscrits sur les listes électorales, dimanche 7 mai. 

Bien que face à Marine Le Pen, candidate diabolisée qui a rassemblé  près de 11 millions de Français sur son programme, le candidat d’En marche ! n'a obtenu que 66,1 % des suffrages exprimés, dimanche 7 mai, selon les résultats définitifs du second tour publiés par le ministère de l’Intérieur. Un score qui ne confère à Macron que l'apparence de la légitimité. Et si on ajoute le nombre de votes blancs ou nuls, qui dépassent 4 millions, le président qui a surnagé dans les urnes doit donc se préparer à des jours qui déchantent. 

L'héritier de Normal 1er se place au troisième rang des présidents les mieux élus en terme de pourcentage, derrière le général de Gaulle, élu au premier tour avec 78,5% des voix en 1958 (mais au suffrage universel indirect) et derrière Jacques Chirac en 2002, avec 82,5% des voix, contre le FN.  Anormal 1er n'obtient que 20,7 millions de voix, quand Jacques Chirac avait, de son côté, réuni 25 millions de suffrages en 2002 (avec un corps électoral moindre de six millions par rapport à 2017).  En 2002, Jean-Marie Le Pen n'avait gagné que 700.000 voix entre les deux tours; sa fille, 1,5 millions. Et le candidat RPR (UMP-LR) demeure le seul à avoir été élu avec plus de 50% des inscrits.

Avec ses 66%, Macron n'a pas été bon. Le candidat d'En Marche ! doit relativiser son succès acquis dans l'indifférence (voire le rejet) et l'appeler à l'humilité et l'écoute. En effet, l'abstention record de 25,38% qui plombe son élection est inédite depuis 1969, lors de l'élection de Georges Pompidou.
Contre la fille Le Pen (10.650.000 suffrages), Anormal 1er (20.750.000 voix) s'est d'ailleurs vu refuser le "front républicain" dont avait bénéficié Chirac (25.537.956 voix) face au père (5.520.000), candidat du Front national.

Anormal 1er ne dépasse pas la barre des 50 % des suffrages des électeurs inscrits : pas de majorité absolue 

Dit autrement, si il y a environ 47,4 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales, selon le ministère de l’Intérieur. De même source, environ 25,4 % de ceux-ci se sont abstenus, et environ 4,1 millions de ceux qui sont allés voter dimanche ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne. Emmanuel Macron a réuni sur son nom environ 20,7 millions de bulletins de vote et Marine Le Pen environ 10,6 millions.

Si l’on tient compte de l’ensemble des bulletins (en intégrant les blancs et nuls), le score d’Emmanuel Macron est donc d’environ 58 % et celui de Marine Le Pen se situe autour de 30 %. Restent environ 12 % de bulletins blancs ou nuls qui font encore chuter le score de Macron à 46 %.


Moins d’un électeur inscrit sur deux a voté Macron
Si l’on intègre à ces chiffres les 12 millions des électeurs inscrits sur les listes électorales qui se sont abstenus, Emmanuel Macron n’obtient en revanche pas une majorité des suffrages (43,63 %). Marine Le Pen, elle, se situe 22,42 % des électeurs inscrits. 
Quant à eux, les abstentionnistes et les bulletins blancs ou nuls représentent, plus d’un tiers du collège électoral (33,96 %).



Anormal 1er n'est pas le plus mauvais élu de la Ve, soutiennent ses partisans 
Ce score de 43 % des électeurs inscrits ne fait pas d’Emmanuel Macron un président particulièrement mal élu, assurent-ils. Mais c'est faire abstraction de Jacques Chirac en 2002, puisqu'il avait rassemblé 62 % du corps électoral. Leur mauvaise foi est d'autant plus flagrante - et de mauvais augure pour la suite - que le FN était aussi le challenger, dans les deux cas de figure. 

Il faut en outre que les "marcheurs" l'admettent, avec 20.700.000 voix au 2e tour contre 10.650.000 à la Frontiste  (et 7.678.500 au 1er tour) en 2017, et compte tenu de l'abstention et des bulletins blancs ou nuls (soit environ 4,2 millions de bulletins), Anormal 1er fait moins bien que son mentor en 2012 (18 millions de voix au 2e tour et 10.270.000 au 1er tour) contre le FN (6.420.000, au 1er tour), lequel était arrivé troisième derrière Sarkozy.

Avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, ajoutés aux près de 11 millions de bulletins frontistes,
Anormal 1er part avec un handicap d'environ 15 millions de Français hostiles, alors qu'il ne dispose que d'environ 20 millions de sympathisants. 
A ne pas braquer.

Anormal 1er, président de la République par défaut

L'ancien collaborateur de Hollande entrera à l'Elysée

Le parcours 
atypique du 8e président de la Ve République 

De la finance à la politique
Normal 1er choisit Macron, alors que Sarkozy, à qui il offrit ses services, le négligea. Et le collaborateur de Hollande succède aujourd'hui à son parrain, l'élève écartant le maître et gardant sa maîtresse d'école à son côté pour le materner. 
La nouvelle première dame, aujourd'hui âgée de 64 ans, mère de trois grands enfants (dont une fille, Tiphaine était une condisciple d'Emmanuel, 15 ans), divorcée en 2006 du banquier André-Louis Auzière après vingt années de vie commune,  et sept fois grand-mère, était le professeur du nouveau président de la République laïque, son cadet de 24 années, dans un établissement d'enseignement privé d'Amiens, la Providence, où Brigitte Auzière dirigeait l’ate­lier de théâtre du lycée.
Résultat de recherche d'images pour "Mourir d'aimer"
La famille Macron éprouve une  certaine en prenant conscience que la professeur de 39 ans est "totalement subjuguée" par l'adolescent et envoie alors le mineur de 17 ans à Paris, faire sa terminale au lycée Henri IV. 
Anormal 1er  échoua à deux reprises à l'écrit du concours d'entrée de l'ENS (École normale supérieure) et se rabattit sur une maîtrise et un DEA de philosophie à l'université de ...Nanterre. Diplômé à 24 ans de Sciences-Po Paris (en 2001), il étudia ensuite à l'ENA de ...Strasbourg (2002-2004). 

Alors que le candidat François Hollande assurait en 2012 ne pas aimer les riches, Anormal 1er, 
son protégé philosophe, venait d'embrasser une carrière de banquier d'affaires chez Rothschild & Cie en 2008.



Deux ans plus tôt, en 2006 (année du divorce de Brigitte Auzière), Anormal 1er avait pourtant adhéré au Parti socialiste (dès 2001, à 24 ans, selon les sources) avec déjà des ambitions politiques, puisqu'il avoua que son renoncement à cacher sa fortune dans un paradis fiscal était motivé par la crainte d'une enquête sur son patrimoine lorsqu'il se découvrirait candidat à la présidence.
En 2006, Brigitte Auzière redevient Trogneux et épouse Emmanuel Macron l'année suivante au Touquet (Pas-de-Calais). Elle le rejoint à Paris, où elle enseigne au lycée jésuite Saint-Louis-de-Gonzague. "Ils ont une relation très intense", témoigne sur RTL Marc Ferracci, qui tenait la chandelle alors qu'il préparait l'ENA avec Emmanuel Macron.

En 2006, l'ancienne présidente du MEDEF, Laurence Parisot, tenta de le recruter au poste de directeur général de l'organisation patronale, ce qu'il refusa, rappelle Marianne. Inspecteur général des Finances, Anormal 1er s'attira les faveurs de Jean-Pierre Jouyet, proche de François Hollande  dès 2007 et attira également l'attention de l'influent économiste socialiste, Jacques Attali.

En 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy, Macron tenta d'obtenir du PS une investiture aux élections législatives en Picardie, en vain.

En 2012, Normal 1er mit au trentenaire le pied à l'étrier,
le nommant secrétaire général adjoint à son cabinet, puis ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique en 2014 dans le gouvernement Manuel Valls II. Si bien qu'en 2017, le candidat du renouveau était celui de la continuité.

En avril 2016, un an avant l'ouverture de la campagne officielle pour la présidence, Anormal 1er fonda son mouvement politique alternatif, baptisé 'En marche !', TPE politique siglée de ses initiales, en rupture avec le Parti socialiste, puis démissionna de ses fonctions de ministre quatre mois plus tard, abandonnant l'Economie, l'Industrie et le Numérique, et avec eux les Français à leur triste sort, pour tenter ensuite de poursuivre son plan de carrière et d'acquérir néanmoins  leur soutien, malgré quatre recours à l'article 49.3 et le passage en force de deux de ses projets plus contestés l'un que l'autre, sans débat, ni vote parlementaires. L'annonce d'une détermination plus autoritaire que républicaine.

Résultat de recherche d'images pour "Macron à La Mutualité"
Le 12 juillet 2016, avec un fervent meeting fondateur à La Mutualité à Paris, devant 3.000 personnes, En marche ! revendiqua 250.000 adhérents, un fourre-tout ouvert, sans obligation de cotisation. Anormal 1er afficha alors ostensiblement ses ambitions, avant de démissionner du gouvernement, le 31 août.

En 2017, après être resté étroitement associé à la politique de Hollande pendant la  totalité du "lamentable" quinquennat de Normal 1er, François Macron prétendit se désolidariser du bilan d'Emmanuel Hollande et incarner l'alternance. 

Candidat à l'élection présidentielle de 2017, il arriva en tête du premier tour avec 24,01 % des suffrages et battit Marine Le Pen au second tour avec plus de 66 % des suffrages. 

A 39 ans, Anormal 1er était devenu le plus jeune chef d'État français depuis la désignation de Bonaparte Premier Consul, après le coup d'État du 18 brumaire de l'An VIII (9 novembre 1799), ne manqueront pas de rappeler les opposants à la Loi Travail de Macron, et jusqu'au 2 août 1802. Anormal 1er sera président jusqu'en 2022. Bonaparte, quant à lui,  s'était auto-proclamé consul à vie en mai 1804, date à laquelle il fut proclamé empereur, sur simple avis du Sénat. 


Son élection dans la douleur

Alors que l'ambitieux aux mille vies nie avoir adressé un CV à Sarkozy pour un poste de cabinet, Anormal 1er a promis aux Français un "renouvellement" profond de la vie politique. Autant dire qu'il renie le père François et ses cinq années de formation au côté du "capitaine de pédalo". L"héritier" veut apparaître en "parricide" de Normal 1er mais il l'a pourtant soutenu lors dès la primaire socialiste de 2011, alors même que Dominique Strauss-Kahn est le favori des sondages. Ensuite, il anima un groupe d'économistes et d'experts qui,  toutes les deux semaines, remettait un rapport au candidat et c'est ainsi qu'Anormal 1er s'imposa dans l'entourage présidentiel, avant de prendre ses distances avec l'Elysée et le PS.

C'est la très controversée loi Macron qui poussa Anormal 1er sous les feux des projecteurs. Le Florentin ne  s'y brûla pas, bien qu'il en fût l'instigateur. Désireux d'être au centre de tout, Manuel Valls en revendiqua la paternité, la faisant brutalement adopter à coups de 49-3 à l'été 2015. "C'est en défendant ce texte fourre-tout, qui va de l'extension du travail du dimanche à la libéralisation du transport en autocar, qu'il a constaté les scléroses du pays", revendique désormais le député PS Richard Ferrand, secrétaire général d'En marche !.

Mais Emmanuel Hollande est le produit des media et des sondages manipulateurs.
Les puissances d'argent, détentrices des organes de presse, ont confisqué le débat au profit du banquier et l'unanimisme des media militants a impacté l'électorat, au détriment du libre exercice de la démocratie .



Anormal 1er,  président le plus mal élu de la V° république

56% de Français ne veulent pas de Macron


Le score d'Emmanuel Macron (66,1%) face à Marine Le Pen, au second tour de l'élection présidentielle, dimanche 7 mai, dissimule plusieurs points de faiblesse.

25,44% d'inscrits qui ont refusé d'aller voter, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur : cette élection présidentielle enregistre le taux d'abstention le plus élevé pour un second tour depuis 1969.

Seulement 43 % des français ont voté E.Macron, par défaut. 
Les bulletins de blancs ou nuls, 10,5%, ajoutés au taux d'abstention, constituent des dommages causés à la légitimité d'Anormal 1er. Dans certains quartiers populaires, on trouve plus de 37% d'abstentionnistes, et 10% de votes blancs ou nuls. Les communistes avec Jean-Luc Mélenchon ("la France Insoumise"), mais aussi les trotskistes Poutou et Arthaud, ont raison contre les media, tel BFMTV, qui font abstraction du fond du problème. Anormal 1er est élu par une minorité basse d'électeurs et les législatives risquent fort de le priver de majorité présidentielle à l'Assemblée.

Les donneurs de leçons socialistes, qui ont sans cesse attaqué les oppositions de droite comme de gauche, continuent d'effacer le vote contestataire de la photo, car les chiffres sont beaucoup moins flatteurs qu'il y paraît en surface. Votes blancs et nuls atteignent le record de 11%, en plus d'une abstention sans égale pour une présidentielle à près de 25%, répétons-le. Des handicaps fragilisant la légitimité du nouveau président, d'autant qu'au second tour, avec 43% des votes exprimés, Anormal 1er avait pourtant une adversaire rêvée que tous les éditocrates et les partisans de Macron avaient diabolisée.

Les raisons du vote en faveur de Marine Le Pen, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria.
Marine Le Pen (FN) fait un score sensiblement inférieur à celui dont les sondeurs avaient menacé les Français, mais Anormal 1er ne peut ignorer plus longtemps les 11 millions de Français qui ont exprimé un vote de rejet de la gauche.

Présidentielle 2017 (second tour)
10 643 937
Présidentielle 2017 (premier tour)
7 679 493
Régionales 2015 (second tour)
6 820 147
Présidentielle 2012 (premier tour)
6 421 426
Régionales 2015 (premier tour)
6 018 914
Présidentielle 2012 (second tour)
5 525 034
Départementales 2015 (premier tour)
5 142 241
Présidentielle 2012 (premier tour)
4 804 772
Européennes 2014
4 712 461
Présidentielle 1995 (premier tour)
4 571 138

43% des électeurs d'Anormal 1er au second tour disent avoir voté pour lui en premier lieu pour faire barrage à Marine Le Pen. Selon le sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, seulement 33% de ses électeurs disent avoir voté pour lui pour le renouvellement qu'il promet, seulement 16% pour son programme et 8% pour sa personnalité.


Ces chiffres montrent le fils spirituel de Normal 1er ne bénéficiera pas d'aucun temps d'état de grâce au début de son quinquennat et que les Français ne retrouveront pas avant longtemps la sérénité à laquelle ils aspirent.
Un troisième tour législatif, ainsi qu'un quatrième tour social, pourraient causer bien dresser des obstacles au pouvoir à venir

61% des Français ne souhaitent pas accorder la majorité absolue à l'héritier.
Si les Français l'ont largement élu, ils ne souhaitent pas pour autant lui signer un blanc-seing et 61% des sondés de Ipsos/Sopra Steria déclarent ne pas souhaiter lui donner une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Ils ne sont que 15% à "tout à fait" le souhaiter  et 24% à"plutôt" le souhaiter.


  
   (IPSOS/SOPRA STERIA)

Les élections législatives des 11 et 18 juin détermineront en grande partie le profil du quinquennat d'Emmanuel Macron et sa possibilité ou non à gouverner. Or, elles pourraient se révéler très difficiles pour le nouveau chef de l'Etat.

Les anticapitalistes sont déjà sur le front, promettant un quatrième tour social.
"L'heure est à la mobilisation de tous ceux qui refusent le "néo-ordo-libéralisme", la soumission au gouvernement allemand et à la commission européenne, tous ceux qui rejettent l'OTAN et veulent que notre pays sache de nouveau se faire entendre dans cette mondialisation barbare, fut elle douce!", annoncent-ils.

Le projet de Brutus

Produit du système, Anormal 1er se veut "anti-système", conformiste et audacieux à la fois, "ni de droite, ni de gauche". Un OVNI politique.

Calendrier des premières mesures économiques d'Emmanuel Macron.
Anormal 1er a prévu un programme séquencé de réformes économiques. Plusieurs mesures prendront forme dès cet été, notamment dans le domaine du droit du travail et de la simplification. Les nouveautés fiscales, comme la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des redevables, attendront le budget 2018.

• La réforme du Code du travail

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Emmanuel Macron souhaite que le Parlement vote pendant les congés payés estivaux des salariés un projet de loi d'habilitation, qui permettra à l'exécutif de réformer le Code du travail par ordonnances. Il s'agit essentiellement de compléter la loi El Khomri pour aller plus loin que le texte du gouvernement sortant dans la décentralisation de la négociation - y compris sur le temps de travail - au niveau des entreprises ou à défaut, des branches, et pour instaurer une barémisation des indemnités décidées par les prud'hommes. La consultation des partenaires sociaux en amont de ces réformes sera menée au pas de charge. Il faut dire que ces sujets ont été sur la table au cours des derniers mois. Le dossier sera cependant un test pour Anormal 1er, qui peut redouter une contestation massive dans la rue. Et les plages.

• La simplification

C'est un ouvrage qu'il faut remettre sur le métier même si cela avait été présenté comme une priorité par les précédents gouvernements. Emmanuel Macron veut également aller vite, et par ordonnances, en matière de simplification. Au programme, des suppressions de normes issues de la sur-transposition des textes européens (une spécialité française amplement démontrée par un récent rapport de l'Inspection des Finances) et la création d'un droit à l'erreur: "l'administration qui contrôle un individu ou une entreprise ne sera plus immédiatement dans la sanction, mais dans l'accompagnement et le conseil", avait promis Emmanuel Macron au JDD, le mois dernier.

C'est un ouvrage qu'il faut remettre sur le métier même si cela avait été présenté comme une priorité par les précédents gouvernements. Emmanuel Macron veut également aller vite, et par ordonnances, en matière de simplification. Au programme, des suppressions de normes issues de la sur-transposition des textes européens (une spécialité française amplement démontrée par un récent rapport de l'Inspection des Finances) et la création d'un droit à l'erreur: "l'administration qui contrôle un individu ou une entreprise ne sera plus immédiatement dans la sanction, mais dans l'accompagnement et le conseil", avait promis Emmanuel Macron au JDD, le mois dernier.

• Un audit des finances publiques

Emmanuel Macron compte lancer dès sa prise de fonction un audit de la situation des finances publiques. Un exercice classique pour un nouveau président, et dont il attend les conclusions pour la mi-juin. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, il n'en tirera pas de conclusions immédiates au travers d'un collectif budgétaire dès l'été. Anormal 1er entend en effet prolonger la trajectoire financière inscrite dans le budget actuel, qui pourrait finir par permettre d'afficher un déficit budgétaire de moins de 3% en fin d'année. Les grandes réformes attendront le budget 2018, qui sera discuté à l'automne.

• Le budget 2018

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C'est donc dans ce texte que seront inscrites plusieurs grandes promesses de campagne d'Emmanuel Macron: suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages, transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges pour les entreprises, transformation de l'ISF en "impôt sur la fortune immobilière" et création d'un prélèvement forfaitaire de 30 % sur les revenus du capital. C'est également à cet horizon qu'entreront en vigueur la suppression programmée des cotisations sociales (maladie et chômage) et la hausse de 1,7 points de la CSG pour tous.

• Les trois grandes réformes pour 2018

Image associéeEmmanuel Macron a inscrit trois réformes majeures dans son programme, qui selon lui bouleverseront en profondeur le fonctionnement de l'économie et du marché de l'emploi. 
La première tient à la formation professionnelle. 
La deuxième à l'assurance-chômage, avec à la clef une étatisation du système, une universalisation de ses droits (étendus aux artisans et aux autoentrepreneurs), et la possibilité d'être indemnisé en cas de démission (une fois tous les cinq ans). 
La troisième porte sur la transformation du système de retraite, appelé à devenir universel en unifiant les 37 régimes existants, en supprimant donc tous les régimes spécaiux et en alignant les conditions du public et du privé. 
Ces trois chantiers sont censés aboutir à des projets ficelés dès début 2018.

• Sur le long terme

La baisse de l'impôt sur les sociétés est censée intervenir de façon progressive tout au long du quinquennat, au rythme de deux points de baisse chaque année. L'objectif est de ramener le taux d'IS de 33,3% aujourd'hui à 25% en fin de période. 
Par ailleurs, Emmanuel Macron veut donner du temps au temps s'agissant du prélèvement à la source qui devait entrer en application début 2018. Anormal 1er prône l'expérimentation avant de décider ou non d'une généralisation de cette réforme. "Avant toute chose, je veux m'assurer que cela ne représente pas une charge indue pour les employeurs. Ma deuxième réserve est psychologique. Je me méfie du jour où le salarié verra sa fiche de paie baisser et pensera qu'on lui a baissé son salaire", expliquait-il au Figaro le 29 avril.

Macron promet aux Français un "renouvellement" profond de la vie politique. 
Il a cinq ans, mais annonce qu'il ira vite, au moyen de "majorités de projets", et fort, à coups d'ordonnances.