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mercredi 2 novembre 2016

Honte de la jungle socialiste, Hollande devrait "la fermer", selon Manuel Valls

"Colère", "honte"... Manuel Valls lâche le Tarzoon de la jungle politique 

A trop tirer sur la corde, son "fidèle" Manu n'en peut plus
 
Le premier ministre n'a pas du tout apprécié le portrait que dresse de lui le président, selon ses confidences livrées par les sulfureux Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans leur livre, "Un président ne devrait pas dire ça". En douze heures, les trois principaux chefs socialistes [Claude Bartolone, Jean-Christophe Cambadélis et Manuel Valls] ont pris leurs distances.
Mais, pour Éric Zemmour, ces entretiens ne sont que dans la continuité de 30 ans de carrière politique et de proximité avec les journalistes qu'il a renseigné en même temps que ceux-ci ont fait sa promotion médiatique.

Ce vendredi 28 octobre, Le Monde, journal officieux du Parti socialiste, publie des propos très sévères, rapportés du premier ministre, à l'encontre du chef de l'Etat et de son "coup d'éclat calamiteux", "sabordage" et "suicide politique".

Dans un jet gouvernemental l'amenant jeudi en Gironde, le chef du gouvernement aurait évoqué sa "colère" personnelle et la "honte" ressentie par les militants socialistes à la lecture du livre-confessions de François Hollande.
"C'est ce que je ressens, il ne faut pas se taire et toujours nommer les choses", a confié au quotidien le premier ministre, "estimant avoir désormais une "véritable responsabilité" pour sortir de la crise. Toujours selon Manuel Valls, le livre "a provoqué un choc, un abattement chez les parlementaires" socialistes. "Il a agi comme un révélateur".

Manuel Valls adore aussi la fréquentation des journalistes bienveillants...
On découvre ainsi, à la page 67, qu'il a reçu les journalistes à son domicile, le lundi 14 avril 2014. Davet et Lhomme décrivent les lieux : "Un bel appartement agrémenté de deux terrasses situé dans le 11e arrondissement parisien, en plein territoire bobo." Un escalier raide y conduit "un peu à l'image de son occupant", raillent les auteurs. Et ce jour-là, le nouveau Premier ministre (il a été nommé deux semaines plus tôt), tout heureux d'avoir délogé Jean-Marc Ayrault de Matignon, est en veine de confidences. Il faut l'entendre parler de François Hollande. Il assassine les deux premières années du quinquennat et sa bête noire, Martine Aubry : "Ces deux années sont ratées, au-delà du problème sérieux de méthode, car en fait on ne s'est pas préparés. Aubry a fait marcher le PS sur la tête, et la primaire, au lieu de désigner Aubry, désigne Hollande, un challenger. On paye toutes les contradictions. On arrive non préparés, mais je ne pensais pas à ce point-là : le nucléaire, le rôle de l'État, la famille, les impôts..." Quelle cruauté !

Reprenant des propos critiques à l'égard de François Hollande déjà tenus mardi par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (décrit comme un homme qui n’a "pas l'envergure") est entré en rébellion ouverte contre le chef de l'Etat, le premier ministre a estimé que "le pays a besoin d'incarnation". 
François Hollande apprécie d'ailleurs aussi Najat Vallaud-Belkacem, à sa juste valeur, estimant que sa ministre de l’Enseignement est "très forte en langue de bois", mais que ce "n’est pas une intellectuelle"...

Le Catalan amorce un largage de Hollande
Les cinq prochaines semaines, dans l'attente de la décision de F. Hollande de se présenter ou non à sa succession, seront "décisives pour la gauche de gouvernement", a ajouté Manuel Valls. "A cause de la situation politique actuelle, j'ai le sentiment d'avoir une véritable responsabilité afin qu'on sorte le mieux possible de cette période très périlleuse", a-t-il encore confié.

Autant de critiques surprenantes venant du premier ministre, tenu (plus encore que les policiers), à un devoir de loyauté vis à vis du chef de l'Etat. Le chef du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, n'a lui pas du tout apprécié.
Matignon n'avait toujours pas réagi vendredi après-midi. Mais, en réunion publique, Manuel Valls a appelé jeudi les militants à "compter sur (lui) pour la fierté et l'espoir". "Moi, j'en ai à revendre, et j'ai envie de vous entraîner, avec d'autres bien sûr, car je veux que nous gagnions demain et c'est possible", a-t-il insisté.

Hollande peut se méfier de collaborateurs "loyaux" comme Valls

Mêlant loyauté partisane et disponibilité personnelle, le premier ministre en exercice s'est désolidarisé du "président normal". "Je n'ignore rien de votre malaise. 

Il s'est même posé en "militant actif du rassemblement (de la gauche) et de la responsabilité collective". "Qui sera candidat? Le président peut-il se représenter ? Ces questions existent, vous en discutez", a-t-il ajouté selon Le Monde. "Il faut les résoudre et moi, comme Premier ministre, j'y prends ma part", a-t-il poursuivi.

Interrogé mercredi dernier sur France Inter, Manuel Valls avait refusé de considérer François Hollande comme le candidat naturel de son camp: "C'est une décision intime. Il doit tenir compte de la situation, il doit donner un sens à ce que pourrait être sa candidature et un nouveau quinquennat".
Comme soutien, on a vu plus enthousiaste. 

Que reproche Valls au livre de Davet et Lhomme à l'initiative de Hollande ?

Valls en veut au président de lui avoir imposé la présence de sa rivale, Christiane Taubira et d'avoir provoqué quelques clashs mémorables, car elle restera la ministre de la Justice du gouvernement Valls. Quelques jours après la formation de son gouvernement, Valls se confie à Davet et Lhomme : "On aurait dû changer Taubira. On a imaginé la mettre à l'Éducation. Elle n'était pas contre. Mais on s'est rendu compte que soit elle quittait le gouvernement, soit elle restait à la Justice. Parce qu'elle aurait foutu le même bordel à l'Éducation. Hollande n'a pas voulu son départ, il m'a dit : Ne nous fragilisons pas plus. Mais c'est reculer pour mieux sauter, la question se posera...", raconte librement le Premier ministre. Taubira finira par partir d'elle-même, peu après le fiasco de la déchéance de la nationalité.

Outre qu'il a montré à quel point François Hollande s'aime et adore se raconter, il révèle un Valls tout aussi fat. Printemps 2014 (page 103), la presse en fait l'homme de la situation et les chevilles du premier ministre enflent. Davet et Lhomme branchent le magnéto : "J'ai changé de dimension, note Valls. Le risque, c'est qu'il n'en profite pas. Il ne doit pas pédaler avec moi, il doit changer, je lui dirai, à ma manière. Il a un problème d'attitude. Il faut qu'il pilote la maison France avec moi. Je lui ai dit : Tu es le PDG, je suis le DG, c'est toi le président, on travaille ensemble."... Et ensemble, ils vont couler dans les sondages.
Merci toutefois pour ce moment...

La Démocrate Hillary Clinton a-t-elle négocié ses faveurs à plusieurs multinationales ?

Des entreprises auraient acheté les faveurs d'Hillary Clinton 

Des liens étroits entre les donateurs de la Fondation Clinton (1997) et le Département d’Etat américain

selon des e-mails piratés et révélés par Wikileaks, assure le journaliste Andrew Desiderio pour The Daily Beast
un site Web d'information américain créé en 2008, appartenant au groupe IAC, mais fondé par la journaliste Tina Brown, ancienne journaliste du New Yorker et de Vanity Fair, qui en est aujourd'hui la rédactrice en chef.

En 2010, Coca-Cola avait fait du lobbying auprès du Département d’Etat

et du Département du Commerce à propos d'une taxe sur l’un de ses ingrédients au Pakistan, comme l'attestent des relevés d'actions de lobbying. Plus tard, le gouvernement pakistanais a mis son veto sur cette taxe. On ne sait pas exactement ce qui s’est passé dans les coulisses, mais Coca-Cola a eu ce qu’il voulait.
 
D’une façon similaire, Coca Cola a fait du lobbying auprès du Département d’Etat d'Hillary Clinton (2009-2013) contre une taxe que l’entreprise  ne voulait pas payer en Thaïlande. Un télégramme diplomatique du Département d’Etat révèle que l’ambassadeur américain en Thaïlande, Eric G. John, a soulevé la question lors d’une réunion avec le ministre des Finances thaïlandais. Le télégramme mentionnait "des efforts spécifiques pour aider les entreprises américaines Coca-Cola et Pepsi." D’après ce télégramme, le Premier ministre thaïlandais de l’époque, Abhisit Vejjajiva, a réaffirmé que si Coca-Cola le demandait, le gouvernement ne serait pas opposé à une hausse des prix de Coca-Cola. On ne sait pas si Coca-Cola continue de payer cette taxe après ce qui apparaît comme un sursis de la part du Premier ministre thaïlandais. 

Or, Coca-Cola a fait entre 5 et 10 millions de dollars de dons à la Fondation Clinton, d’après les registres fédéraux. 

Dow Chemical est un autre donateur de la Fondation Clinton 

La multinationale semblait être bien en cour au Département d’Etat. Ses liens avec Teneo sont étroits et anciens. Récemment, le New York Times a révélé que Dow Chemical - l'un des producteurs de l'agent orange (un défoliant à l'origine de plusieurs sortes de cancers) -  est le plus gros client de Teneo et que son PDG, Andrew Liveris, qui co-préside l'Initiative présidentielle pour l’industrie avancée, a rendu visite à la Maison Blanche. Dans des e-mails publiés plus tôt ce mois-ci, Liveris avait demandé à des proches conseillers d’Hillary Clinton d’envoyer une lettre au Premier ministre indien de l’époque, Manmohan Singh, concernant l’acquisition par Dow Chemical d'actions d'Union Carbide en Inde.
 
Union Carbide était le propriétaire et l’opérateur de l’usine de Bhopal en Inde et 17 ans avant l’acquisition par Dow, une grave fuite de gaz sur ce site avait causé la mort de milliers d’Indiens, le 3 décembre 1984. Liveris voulait éviter que Dow soit tenu pour responsable du drame. 
On ne sait pas si les officiels du Département d’Etat (équivalent du ministère des Affaires étrangères en France) ont fait ce que Liveris leur a demandé, mais l’administration Obama n’a jamais aidé le gouvernement indien à sanctionner Dow. 

Pourtant, des militants ont mis en cause le département américain de la Justice pour être intervenu en faveur de Dow Chemical et de lui éviter d’apparaître devant une cour de justice indienne. Les relevés fédéraux montrent que des filiales de Dow ont fait du lobbying auprès du Département d’Etat d'Hillary Clinton, en 2011.
L'agent orange fut utilisé pour empêcher les combattants vietnamiens de se cacher dans les forêts du Sud-Viêt Nam, pour détruire leurs récoltes, mais aussi de dégager les abords des installations militaires américaines et y prévenir les attaques. Les opérations de guerre chimique débutèrent en 1961 et ces épandages touchèrent 20 % des forêts du Sud Viêt Nam et empoisonnèrent 400.000 hectares de terrain agricole. De 2,1 à 4,8 millions de Vietnamiens furent directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971. Dans les années 70, des vétérans de la guerre du Vietnam ouvrirent une Action de groupe contre Monsanto et six autres producteurs de l''agent orange'. En 1999, environ 20.000 vétérans sud-coréens portèrent deux plaintes séparées contre les fabricants du défoliant, dont Dow Chemical et Monsanto, réclamant cinq milliards de dollars. Déboutés en première instance en 2002, ils firent appel et gagnèrent en janvier 2006. La justice condamna Dow Chemical et Monsanto à verser 62 millions de dollars à 6.800 victimes, chacune devant recevoir entre 6.200 à 47.500 dollars.
Glen Caplin, un porte-parole de la campagne de Clinton, jure qu’Hillary Clinton n’a pas cédé aux donateurs de la Fondation Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’Etat (janvier 2009–février 2013).

Aucune des entreprises mentionnées ici n’a accepté de répondre aux questions du Daily Beast. En faisant appel à Teneo,
elles ont enrichi certains ex-conseillers de Bill Clinton (président de 1993 à 2001), et se faire une place auprès des Clinton semble ne pas avoir été une mauvaise idée pour les affaires.). "Le Département d’Etat a clairement dit que les actions d’Hillary Clinton n’avaient pour but que les meilleurs intérêts de la politique étrangère américaine et qu’elle n’a jamais pris de décisions calquées sur les donations à la Fondation Clinton", a-t-il insisté. 

Le Maroc aurait par ailleurs versé 28 millions de dollars à la Fondation Clinton pour s'offrir ses "faveurs"

A l'époque où Hillary Clinton était secrétaire d'Etat, celle-ci aurait usé de sa fonction afin de mettre un terme à la politique réduisant les investissements de capitaux américains dans le Sahara Occidental, territoire disputé actuellement sous contrôle marocain, rapporte le Daily Caller. Cet argent aurait ainsi permis au royaume du Maroc d'intensifier son exploitation controversée des ressources minières dont ce territoire regorge.

Lisa Jackson,
une proche d'Hillary Clinton qui rejoindra le conseil d'administration de la Fondation Clinton en 2013, aurait essayé de faire fermer une usine américaine de phosphates basée en Floride en 2011 au nom de prétextes environnementaux, alors qu'elle était à la tête de l'Agence de protection de l'environnement.
La fermeture de cette usine aurait en fait profité à l'entreprise publique marocaine d'extraction de phosphate OCP afin qu'elle développe ses activités en Floride, explique le site d'information. La fermeture de cette usine aurait en fait profité à l'entreprise publique marocaine d'extraction de phosphate OCP afin qu'elle développe ses activités en Floride, explique le site d'information Daily Caller
Ce site avance également qu'OCP aurait alors versé jusqu'à 15 millions de dollars à la fondation Clinton en échange de ses "faveurs".

Afficher l'image d'origine
Mais ce n'est pas tout et nous développerons prochainement le problème du financement de la Fondation Clinton qui conduit à qualifier le couple de "Famille du crime".

mardi 1 novembre 2016

Le PCF partagé entre la peste, Arnaud Montebourg, et le choléra, Jean-Luc Mélenchon

Les communistes se cherchent un CAO (Camp de l'Accord et de l'Outrance)
Montebourg fait des grâces à l'extrême gauche rebaptisée "gauche de la gauche"

Les relations entre les communistes et le chantre de la "France insoumise" sont dans un état d'avancement tel qu'une alliance avec certains candidats PS est en préparation.

Et si Jean-Luc Mélenchon était contraint de se passer du soutien du PCF? Machine militante et électorale précieuse et équipe performante de nervis en temps de campagne, le parti totalitaire dirigé par Pierre Laurent n'a toujours pas digéré la déclaration de candidature en solo du chantre de la France insoumise, à tel point que la direction du PCF oeuvre pour un rapprochement avec les candidats socialistes opposés au gouvernement, rapporte ce mardi 1er novembre Europe 1.

Une réunion à huis clos - on a le goût du secret chez les totalitaires- était d'ailleurs prévue ce mercredi 2 novembre, soit trois jours avant une conférence nationale censée clarifier la position du parti, rapporte la radio. Ce que des cadres du PC ont démenti, expliquant ce rendez-vous était en réalité programmé pour le 7 novembre et que la date citée par Europe 1 correspond à une entrevue prévue entre communistes et mélenchonistes. 
Pour ce qui est de la réunion avec la délégation de frondeurs, seuls Gérard Filoche (donneur de sperme volontaire) et Marie-Noëlle Lienemann ont confirmé leur présence.

Du côté de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on n'a jamais exclu l'hypothèse d'une alliance. 

Dès la Fête de l'Humanité, le premier, téléguidé par Emmanuelli, avait évoqué de "véritables convergences" entre son projet et celui de la "gauche de la gauche", ex-"gauche radicale" qui n s'assume plus à l'extrême gauche, alors que l'ex-redresseur de courbe de l'emploi est allé encore plus loin dimanche 30 octobre.

Interrogé par le JDD sur la possibilité d'un accord avec les communistes, l'ancien ministre stalinien de l'Industrie (pompeusement intitulé "ministre du redressement productif" !) a été clair: "pourquoi pas s'ils le souhaitent". "Mon projet a été applaudi à la Fête de L'Humanité comme dans des cercles d'entrepreneurs, devant lesquels je tiens exactement le même langage", a-t-il insisté, jouant la ritournelle de "l'union des gauches", 'marronnier' qui refleurit au printemps, tous les cinq ans. Et le p'tit gas de la Marine en marinière "made in France" de cibler directement Jean-Luc Mélenchon: "Ce qui [le] sépare du reste de la gauche, c'est sa radicalité et son isolement. Il faut unir les Français et non les radicaliser".

Le problème de la gauche, c'est son candidat, selon Montebourg

Si certains n'enterrent pas une alliance avec Jean-Luc Mélenchon, comme l'adjoint communiste de la Ville de Paris Ian Brossat, sensible à son charme, ce matin sur RTL, l'ex-socialiste n'est pas vraiment en odeur de sainteté au PCF. 
Au mois de septembre, Olivier Dartigolles, le porte-parole du parti, publiait un long texte sur Facebook pour dénoncer l'attitude de Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Humanité. Non seulement il avait publiquement taclé Pierre Laurent en lui reprochant de faire "du trotskisme des années 70", mais il avait, en plus, séché son discours. Un véritable affront pour la famille communiste. "Quand on est invité à la Fête de l'Humanité, il semble assez naturel de venir saluer celui qui vous invite. Non?", tacla Olivier Dartigolles.

La tension est encore montée d'un cran entre les deux, la semaine dernière sur Facebook. 
"Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, sort de l'ambiguïté pour soutenir très clairement Montebourg", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon, souhaitant aux communistes "un bon voyage avec le PS". Or, comme l'avaient repéré le Lab d'Europe 1, il s'avère que l'ancien sénateur socialiste avait lu un peu trop vite un tweet d'un journaliste du Figaro...

Plus récemment, un ultime épisode est encore venu jeter de l'huile sur le feu. Alors que dans sa course aux parrainages, Jean-Luc Mélenchon se heurte à la réticence d'élus communistes qui attendent servilement les directives du parti, l'ex-candidat à la présidentielle les aurait traités "d'abrutis", selon ses propos rapportés par Le Point. Si le champion de la "France insoumise" a depuis démenti sur sa page Facebook, cette insulte montre à quel point les relations sont tendues entre la direction du PC (favorable à une primaire à gauche) et Jean-Luc Mélenchon qui mise sur le mouvement "au-dessus des cartels de partis" qu'il a créé pour le porter jusqu'à l'Elysée.

Une possible réconciliation ?

Reste que dans les rangs communistes, l'hypothèse Mélenchon n'est pas totalement écartée. "Jean-Luc Mélenchon est une possibilité, mais il faut qu'il fasse le choix du rassemblement, de l'ouverture (...) pour qu'il nous permette d'avoir un fort candidat de gauche qui soit apte à être au second tour de l'élection présidentielle", a précisé Ian Brossat, sur RTL.

"Nous, ce que nous souhaitons, c'est que Jean-Luc Mélenchon et sa nouvelle organisation La France insoumise puissent travailler avec les organisations du Front de gauche, avec l'écologie politique, avec les socialistes en rupture avec la politique gouvernementale. Que tout ce monde là se mette de nouveau autour de la table pour réfléchir à des batailles communes", expliquait lundi Olivier Dartigolles sur les ondes de RFI. L'aveu que le parti serait prêt à le suivre en cas de main tendue. Chose que Jean-Luc Mélenchon se refuse à faire, comme il l'a expliqué ce mardi au Figaro.
"Je suis candidat. Que me demande-t-on? De renoncer à ma candidature pour ouvrir une improbable quête de perfection? Les écologistes sont dans le processus de leur primaire, les frondeurs ont annoncé qu'ils acceptaient le cadre de la primaire PS... De quoi parlons-nous, alors? Je n'ai qu'une chose à préciser sur ce point: le 'n'importe qui sauf Mélenchon', ce n'est pas une ligne politique".
Une pétition appelant les communistes à se rallier à Jean-Luc Mélenchon a recueilli pour le moment plus de trois mille signatures. Assez pour que Pierre Laurent se résigne à le soutenir ? Réponse le 5 novembre.

Bretagne et Yvelines: nuit d'affrontements urbains pour Halloween à Rennes, Poissy, Mantes-la-Jolie ou Trappes

Les affrontements avec la police ont duré toute la nuit, prenant fin peu avant 6 heures.

Feux de poubelles, de voitures, pompiers et policiers caillassés, bus attaqués...
 

La nuit d'Halloween a été émaillée d'affrontements urbains dans plusieurs quartiers de Rennes, a fait savoir mardi 1er novembre les pompiers qui n'ont pas besoin d'un supplément de violences.
Au total, les "soldats du feu" ont recensé 13 feux de poubelles et trois voitures incendiées, ainsi que des dégâts importants sur le mobilier urbain, dans différents quartiers de la ville.

Les pompiers ont indiqué avoir essuyé des violences verbales durant leurs interventions. Interrogé par Ouest-France, l'un d'eux a déclaré que son véhicule a été la cible de jet de projectiles dans le quartier de Villejean, quartier périphérique situé au nord-ouest de Rennes. "On est là pour porter secours aux gens et sauver des vies ! Pas pour se faire caillasser", a-t-il déclaré au quotidien local.
Lundi soir, alors que ses collègues ont sauvé des vies lors d'un incendie d’appartement à Villejean, un pompier s'est en revanche fait caillasser, alors qu’il tentait d’éteindre un feu de poubelle dans le même quartier. Sans motif et sans raison apparente.

Les délinquants ont été également attaqué des bus et bloqué leur circulation. 

Des incidents ont été signalés à Bellangerais, Maurepas, à la Poterie et à Saint-Jacques-de-la-Lande. Des équipes de la brigade anti-criminalité sont intervenues pour protéger les pompiers et faire cesser les destructions.
Les violences ont duré une grande partie de la nuit, se terminant mardi peu avant 06h00. 


22 conteneurs de poubelles ont été incendiées
, dont ceux de l’école Georges-Brassens de Sartrouville, et les forces de l'ordre ont essuyé des jets de cocktails Molotov à Trappes et à Meulan, où l’éclairage public a été coupé sur un transformateur, vers 23 heures, rue de la ferme du Paradis. Les agresseurs sont parvenus à couper la lumière une seconde fois avant de se disperser. Dans cette dernière ville, PS jusqu'en 2014, les forces de l'ordre ont été prises à partie par une quarantaine de "personnes" (sic) : zone de non-droit ? 
 

Rapport de cause à effet
Des bus ont aussi été caillassés à Poissy, à Mantes-la-Jolie et à Trappes. Il n'y a, fort heureusement, aucun blessé. 

Plus tôt dans la soirée, peu avant 20 heures, une bouteille pouvant contenir de l’acide a été jetée dans la cour du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine. A 1 heure du matin, c’est un policier municipal de Carrières-sous-Poissy qui a été blessé à l’épaule sur jets de pierre.

Cette montée de violence contre les policiers ne devrait pas faire baisser la colère des forces de l'ordre
.
Cette nuit de violence s’inscrit dans un contexte tendu dans les zones sensibles du département. "Le problème de fond, c’est que la police n’est plus respectée", dénonce Cyrille Thiboust, du syndicat de police Unité SGP (Force Ouvrière). Pour Julien Lecam, son collègue d’Alliance, cette forte augmentation des agressions sur les forces de l’ordre est un "déplorable effet de mode", le syndicaliste estimant que les agresseurs agissent pour imiter ceux qui ont attaqué les fonctionnaires de Viry-Châtillon (Essonne), sur fond de communication via les réseaux sociaux.
Les policiers dénoncent depuis plusieurs semaines le manque de respect de la population, la presse et le gouvernement. 
Sans compter les juges.
Les syndicats de police des Yvelines ont été reçus, mercredi dernier, par le préfet à Versailles, qui a écouté leurs doléances sur le manque d’effectifs et l’exigence d’une réponse pénale plus ferme à l’égard de ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre.

CNN compromis pour sa complicité avec Hillary Clinton

Une consultante de CNN démissionne pour connivence avec Clinton

Sa commentatrice politique, Donna Brazile, est accusée d'avoir fourni à l'avance les questions de  débats à la candidate démocrate lors des primaires du parti. 

CNN a annoncé lundi 31 octobre avoir cessé de collaborer avec Donna Brazile.
Sa consultante 'indépendante' était présidente du Comité national démocrate et pourtant commentatrice politique. La publication par WikiLeaks de courriels révèle que cette professeure en science politique américaine et connue comme dirigeante du Parti démocrate, a communiqué à l’équipe d’Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. L'épouse de l'ex-président Bill Clinton les aurait acceptées, sans états d'âme...

L'un des emails rendus publics est particulièrement révélateur

Rédigé par l’actuelle présidente "intérimaire" du Parti démocrate, Donna Brazile, 56 ans, il est adressé à John Podesta, président de la campagne de la candidate Clinton, et Jennifer Palmieri, directrice de la communication de la Démocrate.

Le message est daté du 5 mars, veille d’un débat qui s’est déroulé dans la ville septentrionale de Flint, devenue symbole des injustices sociales aux Etats-Unis en raison de son réseau d’eau gravement contaminé au plomb.

Flint en question
"Une des questions qui sera posée à HRC [Hillary Rodham Clinton] proviendra d’une femme qui a une éruption cutanée", avertit la Démocrate D. Brazile, qui avait alors été chargée des commentaires politiques sur la chaîne CNN.
"Sa famille a été empoisonnée au plomb et elle demandera ce qu’Hillary pourrait faire pour les gens de Flint si elle devient présidente", précise Donna Brazile.
Au débat du lendemain, Clinton avait en effet été interrogée par une femme qui avait dénoncé les problèmes cutanés de sa famille, même si les termes de la question énoncée étaient sensiblement différents.

Dans un message du 12 mars, veille d’un débat organisé par CNN, Brazile promet à Mme Palmieri d’en "envoyer quelques-unes supplémentaires", en faisant très vraisemblablement référence à des questions de débat.

Enfin, dans un autre email récemment révélé, Brazile avait écrit: "De temps en temps, j’obtiens les questions à l’avance". Dans ce même message, la stratège du Parti démocrate sous-entendait que la candidate Clinton se verrait poser une question sur la peine de mort.

Après ces révélations, CNN a affirmé lundi que la commentatrice exemplaire et professeure des universités avait donné sa démission de la chaîne.

"Merci CNN. Honorée d’avoir été une politologue et commentatrice démocrate sur votre chaîne", a tweeté lundi Donna Brazile. CNN peut s'honorer de ses choix...

Depuis des semaines le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump était moqué pour ses accusations répétées de trucage de la campagne de sa rivale dans la campagne de la primaire démocrate face à son principal concurrent Bernie Sanders, notamment en bénéficiant à l’avance des questions des débats.

D. Trump n’avait pas présenté de preuves à l’appui de ses affirmations mais les faits lui ont donné raison.
Les emails rendus publics par WikiLeaks ont été piratés sur le compte de John Podesta, ex-chef du personnel du président Bill Clinton et conseiller du président Barack Obama, par des hackers proches du pouvoir russe, selon les services de renseignement américains. Le Parti démocrate n’a pas confirmé ni infirmé leur authenticité.

Un porte-parole de Hillary Clinton a dit ne pas vouloir faire le moindre commentaire sur "l’authenticité de courriels personnels qui auraient été piratés par le gouvernement russe".
Un piratage qui assainit la campagne et le peuple américain pourra éviter de porter  une tricheuse au pouvoir.

Nicolas Sarkozy : les origines de "Casse-toi, pauv' con" élucidées ?

Une blessure d'enfance a resurgi

Entre Nicolas Sarkozy et son frère Guillaume, les relations étaient compliquées, voire conflictuelles
Nicolas Sarkozy, à gauche, et Guillaume Sarkozy.
Le livre "Tu sais, c'est pas fini", de Laura Pouget, revient sur les 28 premières années de l'ancien chef de l'Etat. Parmi les bonnes feuilles diffusées avant sa parution mercredi 2 novembre, l'auteure raconte l'enfance, au côté d'un frère de quatre ans son aîné, de celui qui veut redevenir président. Laura Pouget revient notamment sur les vacances familiales passées à Pontaillac, en Charente-Maritime.
Souvent excédé par son jeune frère, Guillaume Sarkozy avait une expression bien à lui qu'il lançait régulièrement au visage de son cadet pour s'en débarrasser : "Casse toi, p'tit con". Une réplique qui rappelle la phrase culte de Nicolas Sarkozy, "Casse-toi, pauv' con", prononcée au Salon de l'Agriculture en 2008, à l'adresse d'un homme qui refusait de lui serrer la main.

Outre l'anecdote, Laura Pouget dépeint le jeune Nicolas Sarkozy, peu sûr de lui, dans l'ombre de son grand frère devenu homme d'affaires français, qui travaille notamment dans le domaine de la gestion de la protection sociale. Guillaume Sarkozy était un excellent élève, certain de ses capacités. Moins bon élève, Nicolas a moins d'assurance que Guillaume. 

"Je suis le seul de la famille"

A tel point qu'il se présentait aux parents de ses camarades de classe d'une étonnante façon : "Je suis le nul de la famille", rapporte Laura Pouget, journaliste à LCI, citée par Le Figaro.

Un sentiment d'exclusion que celui-ci compense par une profonde conviction de ses chances de victoire, à la primaire puis à la présidentielle. Déjà récompensée en 2007.