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lundi 2 septembre 2013

Syrie: belliciste, Harlem Désir dénonce "l'esprit de Munich" de l'opposition

Qu'a donc fait le PS de ses théories pacifistes ? 

Harlem Désir a décelé un "esprit munichois" chez des dirigeants de l'opposition

Le premier secrétaire désigné du PS voit rouge, parce que la droite comme une partie de la gauche appellent Hollande à la réflexion et  à un vote du Parlement avant d'engager la France dans une action militaire en Syrie.

L'esprit de Munich serait-il de retour? 
Harlem Désir, qui était interrogé dimanche 1er septembre sur Radio J, a fait allusion à cette conférence internationale avant la seconde guerre mondiale où Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni se sont entendus pour éviter la guerre, mais où ils permis à Hitler d'annexer les régions peuplées d'Allemands de la Tchécoslovaquie. Et pour le Premier secrétaire du PS, la réponse est oui. 

Harlem Désir a dénoncé un "esprit munichois" chez des dirigeants de l'opposition qui émettent des réserves au sujet d'une action militaire de la France en Syrie


Jean-Luc Mélenchon accueille Bachar Al-Assad en 2001 
lors de sa visite officielle à Lionel Jospin

"Je ne voudrais pas que les mêmes qui recevaient M. (Bachar) al-Assad un 14 juillet montrent aujourd'hui un esprit munichois face à ces atrocités", a-t-il lancé.
Il est visiblement dangereux de placer un nul à la tête du parti socialiste.

Le pacifisme socialiste à l'épreuve des faits

De la théorie à la pratique
La gauche socialiste fait perdurer la vieille idée du 19e siècle selon laquelle la guerre est un moyen inventé par les capitalistes pour diviser le monde ouvrier. Comme d'autres au PS, Désir entretient encore la thèse de Lénine sur l'impérialisme qui exporterait la guerre comme moyen d'expansion du capitalisme. Il fait sien le concept marxiste-léniniste de la "mauvaise guerre" et de la "bonne guerre" menée par le peuple... Apparaît alors la notion de pacifisme, selon laquelle la valeur de la vie humaine dépasse toute autre valeur. Et du pacifisme à l'antimilitarisme, il n'y a qu'un pas.
De nombreux pacifistes jalonnent l'Histoire. 
Outre Thoreau ou Ghandi, citons les politiques Jean Jaurès (PS) ou Aristide Briand, député socialiste de Saint-Étienne en 1902, secrétaire général du PS et plusieurs fois président du Conseil, ainsi que de nombreux écrivains qui, sur la base des horreurs de la Grande guerre, militèrent pour la paix dans l'entre-deux guerres, tandis que montait le nazisme et que la France prétendait le contenir en montant la ligne Maginot: Romain Rolland, Roger Martin du Gard ou Jean Giono. 
A tous ceux-là nous devons notre retard militaire face à Hitler et notamment de n'avoir pas eu de force aérienne à lui opposer.
Mais la gauche recourt à l'idéologie de la "guerre juste" sous la pression des faits.

Quelques rappels historiques du bellicisme socialiste en France
En avril 1956, un premier ministre socialiste français, Guy Mollet (un prédécesseur de H. Désir, au temps de la SFIO), demanda au comité international de la Croix Rouge d'envoyer une mission en Algérie pour enquêter sur les conditions de vie des rebelles du FLN (Front de libération nationale) détenus par les autorités françaises. C'est lui qui lança la France, alliée à la Grande-Bretagne et à Israël, dans une expédition de représailles à la nationalisation de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez par Nasser, président de la République d'Egypte.L'essentiel de l'approvisionnement en pétrole de l'Europe fut coupé. La France ne fut plus ravitaillée en carburants et dut mettre en place un système de rationnement qui dura huit mois: on ne pouvait obtenir du carburant qu'en présentant des bons d'essence.
Pour les Soviétiques, la crise de Suez eut l'avantage de faire diversion aux événements de Hongrie où les chars communistes écrasèrent l'insurrection de Budapest le 4 novembre 1957. 
Tirant les enseignements de cette crise, le gouvernement socialiste entreprit la réalisation d'un armement nucléaire national, le général De Gaulle poursuivant la force de dissuasion nucléaire. L'Union soviétique conçut une bombe A et la testa en août 1949, suivie en octobre 1952 par le Royaume-Uni - en pleine guerre froide - et par la France en 1960 et la Chine en 1964. 
C'est le député radical-socialiste Félix Gaillard, président du Conseil, qui décida de doter la France d'une force de dissuasion nucléaire.

Il est chef du gouvernement quand le 8 février 1958, l'aviation française bombarde le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef, afin de détruire un camp de repli du FLN, causant la mort de 69 personnes dont 21 enfants. Crime contre l'humanité ?
En Indochine, la Seconde Guerre mondiale conduisit à la désorganisation complète de l’administration coloniale française. Le Việt Minh, mouvement nationaliste fondé par le Parti communiste indochinois, en profite pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire vietnamien : Hồ Chí Minh, son chef, proclame le 2 septembre 1945 l’indépendance de la République démocratique du Viêt Nam. Le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CEFEO) tente alors de reprendre le contrôle de l’Indochine, de 1946 à 1954.

Le socialiste aurait pu évoquer le pacte germano-soviétique

Autrement appelé Pacte Molotov-Ribbentrop, c'est officiellement le Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union soviétique et désigne les accords diplomatiques et militaires signés entre le IIIe Reich et l'URSS, le 23 août 1939, à Moscou, au Kremlin, en présence de Staline, entre le ministre des Affaires étrangères de l'URSS, Viatcheslav Molotov, et celui du IIIe Reich, Joachim von Ribbentrop.
Le ministre des Affaires étrangères d'Hitler Joachim von Ribbentrop (à gauche),
Staline et son ministre des Affaires étrangères Vyacheslav Molotov (à droite),
après la signature du pacte germano-soviétique, le 23 août 1939
Cet accord a causé la surprise dans le monde entier, conduisant à une grave crise interne des partis communistes occidentaux, ainsi que des mesures d'interdiction du Parti communiste français sous la IIIe République par les décrets Daladier. Outre un engagement de neutralité, en cas de conflit entre une des deux parties et les puissances occidentales, ce pacte définissait aussi dans un protocole secret une répartition des territoires "tampons" entre l'Allemagne et l'URSS, à savoir la Pologne, les pays baltes, la Bessarabie (Moldavie, entre Roumanie et Ukraine), etc.

Syrie : Bayrou adresse une lettre -publique- à Hollande

Le président du MoDem juge "impensable" que le Parlement français ne soit pas consulté
"Monsieur le Président,

Votre décision d’engager la France en Syrie est prise et l’attaque est imminente.

Je veux cependant vous dire à quel point cette décision est périlleuse. Cette décision est prise sans consultation du Parlement, à la différence de Cameron qui a respecté le refus des députés britanniques et aussi d'Obama qui a annoncé qu'il consulterait le Congrès.

Un tel pouvoir de décision sans consultation se justifie quand il y a urgence. Il est impensable quand le Parlement ne soit pas consulté.

Il y avait urgence au Mali. Il fallait agir dans la minute : vous l’avez décidé, vous avez bien fait, et je vous ai soutenu publiquement sans hésitation ni réserve.

En Syrie, la situation n’est pas la même. S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques (les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14), les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales?

Vous allez intervenir avec des buts incertains. Vous annoncez que vous ne voulez pas renverser Assad et peser sur l’issue du conflit!… C’est une déclaration diplomatiquement hypocrite et qui n’a pas de crédibilité.

Il ne s’agit pas d’un "avertissement" : il s’agit d’une intervention faite pour mettre à genoux le régime actuel (à bien des égards détestable) et donner la victoire à ses adversaires.

Qui sont ces adversaires? À qui s’apprête-t-on à donner la Syrie et de larges pans de la région? À des forces fondamentalistes engagées dans une entreprise globale d’instauration de l’islamisme politique, au cœur de l’affrontement séculaire et désormais brûlant entre sunnites et chiites. [Une guerre de religions]

Qui seront les victimes? D’abord ceux que nous frapperons directement, militaires et parfois civils ; ensuite les communautés minoritaires en Syrie, les différentes communautés chiites, les communautés chrétiennes d’Orient (qui adressent une supplique unanime pour qu’on renonce à cette attaque) ; enfin le Liban, dans l’existence et l’équilibre duquel nous avons une responsabilité historique et où des forces françaises sont engagées - et exposées - dans le cadre de la Finul…

La frappe n’est pas non plus la seule solution.

Il est une gamme de rétorsions, de poursuites et de sanctions, conduisant les coupables jusqu’au Tribunal pénal international, qui auraient le même effet dissuasif sans exposer aux mêmes risques. Et qui pourraient, elles, conduire à la seule solution que l’on doive espérer, négociation et solution politique protégeant toutes les minorités. La France a, vis-à-vis de la Syrie, du Liban et des communautés minoritaires religieuses et ethniques de la région, une responsabilité historique et affective.

Et la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même!

Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas.

François Bayrou."

Pulvar est-elle aussi exhibitionniste que Montebourg ?

Etait-ce ce qui les unissait au temps de leur concubinage ?


Elle aime se faire remarquer 
Et Audrey Pulvar s'est une nouvelle fois illustrée dans l'émission de D8, Le Grand 8. "Vous allez découvrir Audrey comme vous ne l'avez jamais vue et comme vous ne la reverrez sûrement jamais", lance la chroniqueuse Caroline Ithurbide. "Elle est nue et ensuite elle transpire !" poursuit l'animatrice. 

La caméra nous dévoile alors
une Audrey Pulvar qui s''exhibe au sauna.
Habituée des plateaux politiques du service publique, de On n'est pas Couché sur France 2, à la tranche info du 6-7 sur France Inter, l'ancienne compagne d'Arnaud Montebourg est en passe de gagner son pari de reconversion dans "l'entertainment".

Performeuse dans son rôle d'animatrice sulfureuse avec ses complices Laurence Ferrari et Roselyne Bachelot (ci-dessus), elle s'est une nouvelle fois lâchée dans cette séance de sauna dénudée, après avoir imité Nabila ou encore avoir embrassé Enora Malagré (photo 2 ci-dessus). "J'ai l'impression d'être comme les cochons qui arrivent sur des plateaux avec des citrons, des tomates et qui ont un truc dans la bouche", explique Audrey Pulvar. 






Et après 15 minutes, la machine a fait son petit effet. " Je transpire comme un goret, là !" lâche-t-elle. 
Le ministre nourrit les manifestants 
de croissants chauds...
Preuve que son image sérieuse lui colle encore un peu à la peau, sa complice réplique en plateau : "Je crois qu'Audrey a un petit peu fumé". De quoi fâcher tout rouge la nouvelle adepte de la "cool attitude" qui tonne : " J'ai l'impression d'être une nana hyper chiante et coincée : dès que je rigole un peu, on a l'impression que j'ai fumé, c'est quand même dingue !".


Pulvar n'est ni fûtée, ni halal.

Intox sur la Syrie: "Paris publie ses preuves"; en fait, un simple effet d'annonce

Obama temporise, mais Paris bluffe

Les Etats-Unis ont reçu et analysé des échantillons prouvant l'utilisation de gaz sarin 

dans une attaque chimique, le 21 août, a affirmé le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, dimanche 1er septembre.

"Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin", a déclaré sur la chaîne NBC le secrétaire d'Etat, évoquant "un développement très important dont nous avons pris connaissance dans les dernières vingt-quatre heures, grâce à des échantillons des premiers secours dans l'est de Damas fournis aux Etats-Unis et qui ont désormais été testés".

Sans preuves sur l'auteur du forfait,
 
Washington attribua cette attaque au régime de Bachar Al-Assad.  Il n'était pas clairement établi si les échantillons avaient été prélevés sur le personnel des premiers secours, ou grâce à eux. "Nous savons d'où est venue cette attaque. Nous savons exactement où elle s'est produit. Nous savons exactement ce qu'il s'est passé après", a-t-il également répété, autant d'éléments qui étaient déjà dans le rapport du renseignement américain rendu public jeudi.  John Kerry avait alors produit des chiffres invérifiables, évoquant un bilan d'au moins 1.429 morts dont 426 enfants, très précisément. 

Le ministre d'Obama s'exprimait au lendemain de l'annonce du président de sa décision de frapper la Syrie, dans les meilleurs délais, sans en référer au Congrès.

Mais, la Grande Bretagne retira son soutien à Obama.

Cameron jeta le doute en renonçant aux frappes militaires contre la Syrie. Il donna en effet l'exemple de la démocratie en prenant en compte l'opinion de son peuple et le vote de rejet du Parlement britannique.

Obama annonça alors sa soudaine volonté de demander un débat - et un vote - au Congrès
Cette décision reportait la perspective d'une intervention américaine à court terme : les parlementaires américains se réuniront à partir du 9 septembre. Et Hollande se retrouva seul en première ligne.

Un arsenal d'armes chimiques dépassant les 1.000 tonnes




Morts présentés comme victimes d'une attaque chimique
attribuée au régime syrien, le 21 août,
quelque part  dans la banlieue de Damas

Le gouvernement français a annoncé dimanche qu'il va prochainement déclassifier une note des renseignements sur l'arsenal chimique syrien. Son contenu a été dévoilé par Le Journal du Dimanche et l'exécutif a précisé l'exactitude des citations de la note publiées par le journal.
Ce "document de quatre pages" indique que les services de renseignement français ont eux aussi des preuves de l'attaque chimique du 21 août. Il s'agirait d'une "synthèse établie par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et la DRM (Direction du renseignement militaire)"
Avec cette série de documents, il s'agirait de convaincre - ou d'intoxiquer - l'opinion publique française et internationale pour justifier la volonté de la France de sanctionner cette atteinte anonyme aux lois internationales. Les preuves d'une attaque et non pas de l'implication de Bachar al-Assad ! 

L'accusation repose sur  le programme d'armement chimique syrien,"l'un des stocks opérationnels les plus importants au monde" qui dépasserait les 1 000 tonnes d'agents chimiques. L'arsenal se compose, selon Le JDD, de"plusieurs centaines de tonnes d'ypérite stockées sous forme finale, plusieurs dizaines de tonnes de VX, le plus toxique des agents de guerre chimique connus, et plusieurs centaines de tonnes de gaz sarin". La Syrie n'étant pas signataire de la convention sur l'interdiction des armes chimiques de 1993, aucune destruction de ce stock n'est prévue.

Sur l'attaque du 21 août,
les renseignements français estiment dans cette note que le régime de Bachar Al-Assad aurait voulu "changer d'échelle" et "instaurer la terreur". 

Les services français assurent même que le régime aurait tout fait -dès le lendemain- pour effacer les preuves de cette attaque
en lançant de multiples attaques d'artillerie. Une autre accusation qui expliquerait que les traces soient plus faibles qu'annoncées...

Amalgame  grossier de la propagande gouvernementale 

Une attaque chimique a eu lieu. Or, 
Bachar al-Assad dispose d'un arsenal chimique. Donc, Bachar al-Assad est coupable !
Ce type de syllogisme pourrait s'appliquer un jour à toute puissance nucléaire, dont la France, en cas d'usage de l'arme atomique quelque part dans le monde...

Le journal socialiste Le Monde se pose en expert
A la fin du mois de mai, Le Monde avait rapporté une attaque chimique sur le front de Jobar, à l'entrée de la capitale syrienne. Un mois plus tard, le résultat des analyses des échantillons que des reporters du Monde avaient recueillis en Syrie et acheminés hors du pays confirmaient l'utilisation de sarin. Mais le journal saute à des conclusions hâtives, assurant que la présence de gaz sarin sur son territoire désigne"  les forces gouvernementales syriennes au cours des mois d'avril et de mai sur les lignes de front de Jobar et de la Ghouta." 
Le Monde et la France excluent d'autorité la présence en Syrie de rebelles armés par l'étranger et donc leur possible responsabilité.

Reste à Hollande à prendre un cours de démocratie auprès de Cameron et Obama

Alors que ses alliés demandent à leurs représentations nationales de prendre leurs responsabilités,
le président socialiste recevra simplement les présidents de groupes et autorisera un débat parlementaire sur le sujet, mais Hollande refusera le droit de vote aux élus du peuple.

 

dimanche 1 septembre 2013

Syrie: Giscard d'Estaing prône un accord de l'ONU préalable à une intervention

Giscard d'Estaing opposé à une intervention en Syrie sans accord de l'ONU

L'ancien président de la République est opposé à une intervention militaire de la France en Syrie sans le feu vert de l'ONU
Sans accord préalable de l'ONU, Giscard est opposé à une intervention armée de la France en Syrie. Interrogé par lepoint.fr, VGE assure n'avoir pas été consulté par le président autocrate. "Si je l'avais été, j'aurais dit que je n'étais pas favorable à la participation de la France à l'opération militaire américaine envisagée contre la Syrie".

L'ancien chef de l'Etat (1974-81) souligne que
"d'abord (...) les faits ne sont pas clairement établis" sur l'identité des auteurs de l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas. "La Syrie traverse actuellement une situation chaotique et il fallait attendre le retour des inspecteurs de l'ONU avant que la France se prononce sur son éventuelle participation", ajoute-t-il.

Regret de l'absence d'une position commune de l'UE
Ensuite, il juge que "toute action militaire extérieure française doit se faire dans le cadre de l'ONU". Malgré les oppositions russe et chinoise qui s'y sont exprimées,"la France se doit de respecter le Conseil de sécurité et doit rappeler qu'une décision du Conseil est nécessaire avant une telle opération".

VGE regrette aussi le cavalier seul de la France en Europe sur cette question. "L'Union européenne doit adopter une position commune. La France doit demander une réunion du conseil européen le plus vite possible", exhorte-t-il. "Si l'on veut que l'Union européenne puisse avoir son mot à dire sur les affaires internationales, elle doit avoir une position commune sur cette intervention en Syrie".


Syrie: François Hollande, quantité négligeable dans la volte-face d'Obama

Le président français reste le seul sur le sentier de la guerre

François Hollande apparaît comme un autocrate radical


Depuis que Barack Obama s'est dégonflé en décidant de confier au Congrès américain la responsabilité d'un embrasement du Proche-Orient à partir de la Syrie, Hollande peut-il être le seul à se passer d'un vote parlementaire.  

Obama a lâché François Hollande à découvert.
Le président socialiste a visiblement perdu jusqu'à l'apparence du pouvoir d'initiative dont  le créditait la presse hexagonale sous influence élyséenne.
François Hollande qui, avec Fabius, se montrait déterminé à punir sans délai la Syrie, se retrouve seul et contraint d'attendre le bon vouloir de l'allié américain, face à une contestation croissante de l'opposition qui réclame un vote au Parlement, comme dans les démocraties américaine et britannique.

Le président Hollande s'est révélé en faucon derrière Obama dans ce dossier syrien, se disant "déterminé" à "punir" le régime de Bachar al-Assad. Une position appuyée par ce sombre idiot de Harlem Désir, le patron désigné du PS qui,   malgré la gravité des circonstances, a polémiqué médiocrement sur "l'esprit munichois" de certains dirigeants de l'opposition en raison de leurs réticences, partagées par les parlements européens, sur une éventuelle intervention.

Hollande sur le porte-bagage du rétro-pédaleur

Devenue brusquement l'alliée unique et solitaire des Etats-Unis sur la Syrie, 
la France socialo-écolo risque bien de se retrouver aussi "à la remorque" des Américains, comme le redoutait l'ancien Premier ministre UMP François Fillon. Après le vote du Parlement britannique qui a opposé un "no" définitif à une intervention de ses soldats en Syrie, Barack Obama s'est en effet résolu samedi soir à solliciter le feu vert du Congrès américain avant de déclencher toute frappe, repoussant de fait des opérations qui semblaient imminentes, pour ce weekend.
Les débats devant la Chambre des représentants et le Sénat américain ne s'ouvriront que le 9 septembre. A Paris, un proche anonyme du dossier s'en inquiète, avec une réaction tendant à culpabiliser les Américains: "plus la sanction s'éloignera de la date du 21 août plus elle risque d'être affaiblie dans ses effets militaires et politiques".

Pas d'intervention en Syrie sans les États-Unis
L'incertitude américaine place Hollande dans une situation inconfortable. Sans les Etats-Unis, Hollande n'est pas de taille.  Elisabeth Guigou, présidente PS de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, confirme que la France ne pourra pas intervenir seule. Selon elle, pour que l'intervention armée soit légitime, elle devra découler d'une coalition internationale, notamment avec la France, les États-Unis, la Ligue arabe et un soutien de la Turquie et de pays de l'Union européenne. Incomplète, elle ne mentionne pas les mandats officiels nécessaires de l'ONU et de l'OTAN.

Une prise de position confirmée par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls
Alors qu'il n'enregistre aucun résultat dans sa guerre contre les délinquants, il y va de son couplet sur la situation internationale."La France ne peut pas y aller seule. Il faut une coalition", a-t-il déclaré au Grand rendez-vous Europe 1 - iTélé - Le Monde. "Si le Conseil de sécurité (des Nations unies) est empêché d'agir", en raison de l'opposition des Russes et des Chinois, qu'il rend responsables, "une coalition doit se former. Elle doit être, c'est la position de la France, le plus large possible", a-t-il ajouté. "Nous sommes amenés forcément, par rapport à la capacité d'intervention, à attendre la décision des Etats-Unis", a-t-il avoué.

Pression politique accrue
En attendant, François Hollande s'est mis dans un bel embarras politique. Il avait envisagé un simple débat sans vote au Parlement le 4 septembre. Mais il est déjà contraint de lâcher du lest. Matignon a annoncé dimanche que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevra dès lundi les principaux responsables parlementaires -présidents de l'Assemblée et du Sénat, des groupes parlementaires, des commissions des Affaires étrangères et de la Défense- pour les informer de la situation en Syrie.  
Est-il concevable que l'exécutif puisse éviter l'organisation d'un vote en bonne et due forme ?

Avant  la reculade d'Obama, François Fillon et Jean-François Copé, le patron de l'UMP, avaient déjà tiré la sonnette d'alarme devant les risques d'une entrée en guerre, et le centriste Jean-Louis Borloo (UDI) avait réclamé samedi un "vote formel" au Parlement français. François Bayrou (MoDem) et Christian Jacob (UMP) - qui souhaite même que le gouvernement engage sa responsabilité - sont sur la même ligne, sans parler du Front de gauche et des souverainistes de tous bords. Hollande est isolé, à l'intérieur comme à l'extérieur. Reste que les Verts (EELV) restent en revanche étrangement silencieux: c'est leur conception du courage politique. 

Hollande peut-il encore faire l'économie d'un vote parlementaire ?
L'exécutif peut s'en tenir à la lettre de la Constitution et de son article 35 qui prévoit que "le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention", un simple débat qui "n'est suivi d'aucun vote"
Mais il peut donc très bien passer outre le désaveu du peuple à 64% hostile. Deux voies au moins seraient envisageables
L'artillerie lourde avec "une déclaration de politique générale suivie d'un vote à l'Assemblée nationale et, le cas échéant, au Sénat" comme l'avait fait François Mitterrand en 1991 pour faire "parler les armes" dans la première guerre d'Irak, explique Didier Maus. 
La seconde voie, plus légère et suggérée par Dominique Chagnollaud, serait de recourir à l'article 50-1 de la Constitution introduit par la révision constitutionnelle de 2008, qui autorise le gouvernement à faire devant "l'une ou l'autre des assemblées" et "sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat" et peut "faire l'objet d'un vote" sans engagement de responsabilité. 

Il y aurait même une troisième voie, sans vote, selon Didier Maus: la convocation du Parlement en Congrès à Versailles pour une déclaration du président de la République. Cette possibilité offerte par la réforme constitutionnelle de 2008 est solennelle, mais respectueuse des représentants du peuple.  Nicolas Sarkozy y avait eu recours dès l'année suivante pour développer sa politique européenne. A l'Elysée, on trouve toutefois "un peu paradoxal que la droite considère que la procédure de l'article 35 est insuffisante, alors qu'elle en est l'auteur".

Hollande est illégitime à légitimer l'intervention militaire

La France a progressivement accablé le régime de Bachar al-Assad d'accusations sans preuves, au mépris de la présomption d'innocence. 
François Bayrou, le président du MoDem, dénonçait ce matin l'absence de preuves concrètes apportées par le gouvernement sur la possession d'armes chimiques, alors que les conclusions des experts de l'ONU n'ont pas encore été communiquées. "Le gouvernement s'apprête à rendre publiques des informations déclassifiées de source nationale [française] sur le programme chimique syrien", fait savoir une source gouvernementale. 

Pour dépasser le seul " faisceau d'indices " évoqué le 21 août dernier, le gouvernement français a décidé de déclassifier des documents secret-défense sur l'arsenal chimique détenu par le régime. 

Ce matin, après lecture d'une note interne relative à un rapport du renseignement américain, le Journal du Dimanche évoquait l'un des plus importants stocks d'agents chimiques du monde entre les mains de Bachar al-Assad, évalué à plus de 1.000 tonnes.
Est-ce une raison suffisante pour l'accuser ? 
Et Hollande a-t-il quoi que ce soit à envier à des autocrates tels que Ben Ali, Moubarak ou Bachar al-Assad ?

Obama rétro-pédale en Syrie

Le président démocrate renonce aux frappes militaires jusqu'au 9 septembre 

Le président Barack Hussein Obama se résout à demander l'autorisation du Congrès

Alors qu'une frappe ciblée semblait imminente cette semaine,  la star de la presse hexagonale recule et décide de se défausser sur son Parlement, avant toute frappe contre le régime syrien. 
Dimanche, les rebelles syriens se disaient d'ailleurs lâchés et déçus de cette décision surprise, tout en se disant confiante dans le futur vote des élus américains.

Largué par Cameron qui s'est vu refuser l'accord de son Parlement, Obama ne fait pas entière confiance en son dernier suiveur européen, François Hollande, qui semblait déterminé à sucer la roue du président américain. 
Le socialiste comptait renouveler son opération médiatique du Mali. Mais, accusé sans preuves, d'avoir "gazé" son peuple, le régime syrien se défend de cette accusation. "Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage" ? Ca ne marche pas avec Bachar al-Assad, un allaouite résistant aux rebelles islamistes.  

Le maître de guerre américain a finalement écarté une intervention à court terme,
se rappelant soudain ses obligations envers le Congrès, en vacances jusqu'au 9 septembre. Et Hollande, qui se rêvait en chef de guerre - sans aucune légitimité-, reste comme deux ronds de flan.

Les rebelles syriens se sentent lâchés 
"Nous avons ressenti une déception (après le discours d'Obama). On s'attendait à une frappe directe et imminente (...) mais nous pensons que le Congrès va approuver des frappes militaires", a déclaré depuis Beyrouth Samir Nachar, membre de la direction de la Coalition nationale de l'opposition syrienne. "Le rapport des services américains de renseignement contient des preuves irréfutables sur la responsabilité du régime dans (l')attaque chimique" du 21 août près de Damas, a-t-il affirmé à son tour, sans que personne ne les produise.
"Obama est quelqu'un de lâche, il n'a pas frappé car il sait que notre président Bachar (al-Assad) est tout puissant (...) De toute façon, celui qui parle beaucoup n'agit pas", lançait ainsi Souad, employée dans la compagnie nationale d'électricité, alors que résonnait par intermittence le bruit sourd des bombardements  de quartiers rebelles par l'armée régulière.

Si le régime syrien n'a pas encore réagi aux "atermoiements" (AFP) d'Obama, de nombreux habitants du centre de Damas,  raillaient de leur côté le président américain.

Vote au Congrès à l'issue incertaine

Samedi soir, à la Maison Blanche, Obama a réaffirmé sa décision " que les Etats-Unis devraient agir militairement contre des cibles du régime syrien", soulignant: Washington est "prêt à frapper quand nous le choisirons".
Mais "je vais demander l'autorisation des représentants des Américains au Congrès pour un usage de la force", a-t-il ajouté à la surprise générale, mais à la suite de Cameron, exhortant les élus à soutenir cette demande au nom de la "sécurité nationale". Sans mandat de l'ONU, sans mandat de l'OTAN: un discours sans précédents. 
Le projet de résolution, envoyé aux parlementaires, indique que le soutien du Congrès à des frappes "enverrait un signal clair de l'attitude résolue de l'Amérique" à "faire cesser" les attaques chimiques.

Hollande-Obama ont le flou en partage

La Chambre des représentants et le Sénat débattront chacun en séance plénière à partir du 9 septembre, et les sénateurs voteront dès la semaine du 9 septembre, s'est engagé Harry Reid, chef de la majorité démocrate.
L'issue du débat est incertaine, de nombreux parlementaires restant à convaincre, y compris au sein du parti démocrate.
Mais l'administration américaine s'est conservé une porte de sortie en assurant qu'Obama n'a pas renoncé à agir unilatéralement, si le Congrès décidait de rejeter une intervention.

Avant ce coup de théâtre, Obama a appelé Hollande, a confié un responsable de la Maison Blanche.
La France apparaissait en effet en première ligne aux côtés des Etats-Unis pour une éventuelle action militaire, après la décision du Parlement britannique de rejeter toute frappe sans preuve de culpabilité.
En milieu de matinée dimanche, l'Elysée n'avait pas réagi au changement de cap d'Obama.
Vendredi, le président français n'avait pas exclu une opération armée vant d'avoir demandé l'accord du Parlement français, le 4 septembre, date de la session extraordinaire sur la Syrie, après deux ans et demi de violences et plus de 100.000 morts. 
Un rapport des services de renseignement américains a fait état de 1.429 morts, dont 426 enfants (exactement), dans l'attaque du 21 août. Evoquant un bilan encore provisoire, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué samedi avoir recensé plus de 500 personnes tuées, dont 80 enfants.

Evoquée comme alliée en cas de frappe, la Ligue arabe se réunit pour sa part dimanche au Caire.
Mardi, les délégués permanents auprès de la Ligue avaient fait porter au régime syrien "l'entière responsabilité" de l'attaque chimique présumée du 21 août, mais des pays influents de l'organisation, comme l'Egypte et l'Algérie, se sont dits hostiles à une intervention militaire.

Le vote au Congrès américain interviendra après le sommet du G20 des 5 et 6 septembre en Russie.

Fuite de Syriens au Liban

La Russie, principal alliée de la Syrie, a dépêché deux nouveaux bateaux de guerre en Méditerranée.
Ces derniers jours, les Etats-Unis avaient également renforcé leurs capacités près des côtes syriennes, avec cinq destroyers équipés de missiles de croisière capables de mener des attaques ciblées contre des infrastructures stratégiques du régime.
Selon le New York Times, le FBI a par ailleurs renforcé sa surveillance des Syriens vivant aux Etats-Unis pour prévenir toute action de représailles en cas de frappes américaines.

Les inspecteurs de l'ONU chargés d'enquêter sur l'attaque chimique, qui ont quitté la Syrie samedi après avoir recueilli témoignages et échantillons, ne tireront "aucune conclusion" avant le résultat d'analyses de laboratoire, a précisé l'ONU. 
Ces analyses pourraient prendre "jusqu'à trois semaines", selon l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

1er septembre: ses changements législatifs et tarifaires

Tout ce qui change en France en septembre !

Septembre est avec janvier l'un de ces mois de changement
 traditionnel à la fois législatif et tarifaire 
en France.
 
La rentrée est également synonyme de hausse des prix pour les portefeuilles des ménages. Cette année, septembre apporte son lot de modifications, mais pas uniquement de mauvaises nouvelles... Mais toutes ont un coût pour les 50% de Français soumis à l'impôt, notamment les classes moyennes.

Coup de pouce au RSA
A compter de ce 1er septembre, le gouvernement procède à la revalorisation de plusieurs prestations sociales, pour tenir compte de l'augmentation du coût de la vie. Le Revenu de Solidarité active (RSA-socle) est relevé de 2%. Il augmente de 2%, passant de 483 à 493 euros mensuels pour une personne seule. Une mère isolée , souvent immigrée, avec un enfant de moins de 3 ans percevra 844 euros par mois (827 euros précédemment). Le RSA-socle pour un couple avec deux enfants est porté de 1.015 à 1.035 euros par mois. Deux millions d'allocataires sont concernés par cette revalorisation du RSA-socle au 1er septembre. Elle est la première étape du relèvement exceptionnel de 10% promis pour 2017.

Revalorisation de l'Allocation Adulte Handicapé
Dans le cadre de la mise en oeuvre de son plan de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a également décidé de revaloriser l'Allocation Adulte Handicapé (AAH). Elle est relevée de 1,75% au 1er septembre. Le montant pour une personne handicapée, vivant seule sans ressources, passe de 776,59 euros à 790,18 Euros par mois. Cette allocation concerne 950.000 allocataires.

Déploiement de la 'garantie jeunes'
Le Gouvernement déploie aussi au 1er septembre sa 'garantie jeunes'. Elle est expérimentée sur 10 territoires : Allier et Puy-de-Dôme, Aude, Bouches-du-Rhône (Marseille), Eure, Finistère, Lot-et-Garonne, Vaucluse, Vosges, Seine-Saint-Denis (communauté d'agglomération Est), Réunion. La 'garantie jeunes' a pour objectif d'aider les 18-25 ans en situation de précarité à trouver un emploi ou une formation. L'accompagnement vers l'emploi est renforcé par une allocation d'un montant équivalent au RSA pendant les périodes sans emploi ni formation.

Modification du barème fiscal des plus-values immobilières
Le Ministère de l'Economie et des finances va par ailleurs appliquer les modalités de la réforme de l'imposition des plus-values immobilières qui sera intégrée au projet de loi de finances pour 2014. Ces nouvelles mesures concernent les ventes réalisées à compter du 1er septembre 2013, à l'exclusion de celles des terrains à bâtir. Les ventes de biens immobiliers bénéficieront d'une exonération totale de la plus-value au titre de l'impôt sur le revenu, à partir 22 ans de détention du bien et non plus 30 ans comme actuellement. Dès la 6eme année de détention, les propriétaires pourront bénéficier de 6% d'abattement. L'exonération au titre des prélèvements sociaux -CSG et CRDS- sera répercutée de manière progressive chaque année. Comme précédemment, elle sera totale au bout de 30 ans.
Enfin, le Gouvernement fait un geste pour les cessions intervenant entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014. Un abattement exceptionnel supplémentaire de 25% est appliqué pour la détermination du montant imposable à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux des plus-values résultant de ces ventes.

Ajustement du prix du gaz
Le tarif réglementé du gaz va baisser, à peine ! En application de la formule tarifaire fixée par l'arrêté du 27 juin 2013, les tarifs réglementés de vente de gaz en distribution publique proposé par GDF Suez baisseront de 0,18% au 1er septembre 2013. Cet ajustement correspond à une baisse de 0,01 euro/kWh. Au total, 2,4 millions de français sont concernés. Cet ajustement permettra en moyenne d'économiser 0,1% sur la facture annuelle de gaz.