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lundi 3 septembre 2012

Ayrault refuse -mais fait tout pour- être le premier ministre "d'un tournant de l'austérité"

Zayrault nie les réalités



Le très charismatique Ayrault
glace les Français



Le chef du gouvernement refuse d'admettre que sa politique du début de quinquennat a été un échec 


Ce monsieur n'assume pas être à l'origine d'un "tournant de l'austérité', comme en 1983  
Mais, dans le même temps, Jean-Marc Ayrault a admis dimanche sur Tous Politiques, nouvelle émission politique de France Inter la possibilité d'une hausse de la CSG pour financer la protection sociale : "C'est une piste possible mais ce n'est pas la seule." Ainsi, cette décision n'est-elle toujours pas prise... Instituée par Michel Rocard le 16 novembre 1990, la CSG (contribution sociale généralisée) n'est pas une cotisation sociale, mais un impôt, selon le Conseil constitutionnel. Les trois quarts du produit de la CSG sont issus des revenus d'activité.
Il est vrai que une augmentation de la CSG constituerait une augmentation des impôts frappant les travailleurs et créateurs de richesse. C'est le premier impôt direct en France, devant l'impôt sur le revenu : pas de quoi s'en vanter quand on prétend éviter l'austérité...

VOIR et ENTENDRE  
le premier ministre, "con-centré" sur France Inter, le 2 septembre, affirmer "déclarer, c'est agir ":



Les chiffres du chômage avec le cap des trois millions de chômeurs franchi au dernier trimestre, sans compter l'Outre-mer, appellent des mesures d'urgence selon le Premier ministre : "Nous avons accéléré la convocation du Parlement qui va pouvoir, dès le 10 septembre, examiner le projet de loi sur les emplois d'avenir pour que dans la foulée on puisse adopter la loi sur le contrat de génération. Ca fait des centaine de milliers d'emplois concernés", a-t-il tenté de se justifier.

Enfin, le Premier ministre compte aussi sanctionner ses ministres


Avant même le premier Conseil des ministres de la rentrée, Jean-Marc Ayrault s'est livré mercredi à une mise au point visant ses détracteurs, depuis le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, jusqu'aux écologistes naguère dirigés par sa ministre du Logement, Cécile ­Duflot, en passant par l'aile gauche du PS, proches de Benoît Hamon, et qui menacent de ne pas voter le traité européen renégocié par le président de la République. 
Depuis quelques jours, tous multiplient les critiques à l'encontre de François Hollande et du gouvernement, 
au point d'accréditer l'idée, défendue par la droite, d'un immobilisme de la gauche au pouvoir. 

Il a donc tenu à rappeler à ses ministres que la discussion entre ministres a  lieu "au sein du Conseil des ministres" et non "sur la place publique". 

"Les Français sont souvent mécontents quand ils voient qu'au sein d'une équipe, des gens se laissent aller à des petites phrases ou à des petits commentaires, qui donnent l'impression d'une division. Donc ça suffit !", a prévenu Jean-Marc Ayrault.


Ce rappel à l'ordre intervient après le désaccord public entre Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici sur le choix de la banque Lazard comme conseiller pour la future Banque publique d'investissement

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, avait déclaré en octobre 2011 que son concurrent Manuel Valls était "celui qui n'(avait) qu'un pas à faire pour aller à l'UMP". "La modernité ne consiste pas à reprendre des propositions de l'UMP pour les mettre dans la primaire PS", avait insisté Nono Montebourg dans un documentaire diffusé jeudi soir sur France 2.
En revancheValls peut-il donc soutenir Montebourg qui a déclaré en août 2012 que le nucléaire est une "filière d'avenir", si c'est au détriment d'Europe Ecologie-les Verts et des deux écologistes radicaux du gouvernement, Pascal Canfin et le pargon de vertu, Cécile Duflot, qui s'accommode décidément fort bien de sa "muselière" pour renier ses convictions et conserver son porte-feuille ministériel ? 

Rentrée: complainte de profs désespérés de bosser

Des profs "normaux" affichent leur désenchantement

La peur du changement

VOIR et ENTENDRE "Le nouveau programme" - affligeant:

Le changement n'est pas venu !

Comme à chaque rentrée,
J’ai pas envie d’reprendre,
Je préfèrerais me pendre
Plutôt que d’y r’tourner.

Les froides journées d’hiver,
Les élèves, les copies,
L’emploi du temps pourri
Tout ça me désespère !

Mais cette année c’est pire,
Annus horribilis
Mon tout proche avenir
S’annonce comme un supplice :

Y’a un nouveau programme,
Il va falloir bosser !
Et pour moi c’est le drame,
Je suis pas habitué !

C’est le nouveau programme,
C’était pas programmé !
Je n’ai pas la moindre idée
De c’que j’vais raconter...
C’est le nouveau programme,
C’était pas programmé !
Qu’est-ce que j’vais raconter
Aux élèves du lycée ?


Evidemment je n’ai
Rien foutu cet été,
Et pourtant je savais
Que je d’vais travailler.

Mais j’n’ai pas trouvé l’temps
Même entre deux apéros,
D’ouvrir un bouquin
De lire le BO.

C’est bête mais en été,
J’peux pas me concentrer,
Trop stressé à l’idée
De n’être pas bien bronzé.

Travailler en juillet,
Ou bien bosser en août,
C’est comme faire une croisière
Enfermé dans la soute !

Refrain

Les semaines prochaines
N’auront pas de dimanche.
Ni d’ailleurs de week-end
Faut qu’j’me retrousse les manches !

Terra incognita
Aux frontières à tracer
Programme me voilà !
Prêt à te déchiffrer

Armé de mon savoir
Je te rendrai lisible
C’est moi « être et avoir »
Je me sens invincible

Trop d’nouveautés ! Quelle claque !
J’me sens mal subitement,
Au fond d’moi j’suis réac,
Je n’aime pas le changement !

Refrain

Hollande franchit le seuil des 3 millions de chômeurs

La gauche sociale crée des chômeurs: elle constate, impuissante, les bras ballants
Ce n'est plus à faire !
"Les 3 millions, c'est déjà fait", a enregistré ce week-end le ministre du travail   
Le seuil symbolique des 3 millions de demandeurs d'emploi "sans activité" (?), quasiment atteint fin juillet - pendant les vacances du gouvernement - est désormais franchi, sans espoir d'amélioration à court terme, a en effet affirmé dimanche le ministre du Travail Michel Sapin, à l'issue d'une semaine chargée, selon la presse, sur le front de l'emploi.

Suite à la présidentielle
, le nombre de demandeurs d'emplois inscrits en catégorie A à Pôle Emploi a bondi de 1,2% fin mai, ce qui représente 33.300 chômeurs de plus sur un mois.
Télescopage des politiques. 

Alors que la plupart des économistes et des chefs d'entreprise mettent en garde contre le handicap que fait peser sur l'emploi une hausse du SMIC, le "coup de pouce" au salaire minimum a été annoncé dans la même journée que la hausse du chômage du mois de mai. "
Il s'agit de la plus importante hausse depuis octobre 2009, soit 31 mois.


"L'année prochaine, quel sera le taux de chômage ? 
Personne ne le sait. Les 3 millions (de demandeurs d'emplois sans activité) c'est déjà fait. Les chiffres que vous commentez, qui sont les chiffres du mois de juillet, sont aujourd'hui dépassés; on est en septembre. Ce n'est pas la peine de s'interroger sur 10%. C'est déjà fait !", a constaté, les bras ballants, le ministre à Radio J.
Sapin admet que, fin juillet, le nombre de demandeurs d'emploi  frôlaient déjà les 3 millions en métropole (2,987 millions). Mais qu'a-t-il fait ? Quelles mesures d'urgence a-t-il pris ? "Les chiffres du mois de juillet sont aujourd'hui dépassés, on est en septembre. (...) D'ailleurs l'outre-mer fait partie de la France, donc si vous prenez le chômage en outre-mer, vous avez dépassé les 3 millions", a-t-il insisté. DOM compris, 3,232 millions demandeurs d'emploi sans aucune activité étaient recensés fin juillet - 4,733 millions au total, en incluant ceux avec une activité réduite.
Borné, Ayrault ne confirme pas le chiffre

Interrogé lors de l'émission "Tous politique" de France Inter/AFP/Le Monde, le Premier ministre Jean-Marc
Ayrault a admis dimanche que le nombre des demandeurs d'emploi était "très violent", sans confirmer le nombre de 3 millions en métropole. Il n'a pas pu nier que le chiffre de 3 millions est exact "si l'on ajoute les chiffres en métropole et en outre-mer". Mais, dans ce souci de transparence annoncée, il a tenté d'occulter le total de 4,733 millions.
Et "la situation est préoccupante", a-t-il souligné. 

Après les chiffres "vraiment mauvais" de juillet,
les partenaires sociaux comme le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, ont appelé le gouvernement "à modifier sa politique économique"...
Chérèque prône une accélération des réformes

Le leader de la CFDT, François Chérèque, a prôné ce week-end une "accélération des réformes". 


Lundi, le secrétaire général de la
CGT Bernard Thibault a estimé lundi qu'il y avait "urgence" sociale, mettant également en avant les millions de personnes en "sous-emploi".
Pour Michel Sapin, "la question est : est-ce que cela va augmenter encore beaucoup?(sic) 
Oui, cela va augmenter", a-t-il froidement prévu. "Est-ce qu'à un moment donné on peut l'inverser ? Oui, on peut l'inverser. Ce sont des décisions économiques, ce sont des décisions européennes qui sont là". Ce sont les décisions quine sont pas venues en trois mois de temps perdu à distribuer bisous et autographes sur les plages du Sud-Est.
"Il faut de la croissance pour pouvoir créer des emplois et ainsi lutter véritablement contre le chômage", a-t-il souligné, sans dire comment il s'y prendra peut-être un jour, avant que Moody's ne prenne le mors aux dents et nous augmente le prix du crédit et le poids de la dette publique.
Ouverture des négociations ...dans quelques jours

Face à l'urgence, on dit que le président de la République, François Hollande, a consacré mercredi dernier le premier conseil des ministres de la rentrée à "la bataille pour l'emploi", considérée comme "l'enjeu numéro un du quinquennat". 

Michel Sapin (ci-contre, air inspiré) y a présenté sa première mesure phare, les "emplois d'avenir" pour les jeunes non qualifiés, visant 150.000 contrats en 2014, dont 100.000 dès 2013. Depuis les emplois-jeunes de Jospin, on sait, hélas  d'expérience, que ces "emplois d'avenir" qui n'en sont qu'une resucée, ne débouchent pas une authentique insertion. 


"Malheureusement, aucune étude d'impact n'a été demandée pour évaluer ce que sont devenus ceux qui en avaient bénéficié, ni comment ils se sont insérés ensuite sur le marché du travail", fait observer la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, dans les colonnes du journal  Le Monde


A l'UMP, on critique aussi
un gouvernement socialiste qui "récidive là où il a échoué il y a quinze ans avec les emplois jeunes. (...) Les emplois aidés à grande échelle ne sont pas une solution durable pour l'insertion des jeunes sur le marché du travail".

Après ce projet suivront en 2013 les "contrats de génération", qui vont "permettre à des jeunes de rentrer dans l'emploi en CDI et permettre à des plus âgés de rester dans l'entreprise", a rappelé M. Sapin.
L'ouverture de la négociation est prévue "dans quelques jours" avec l'objectif de créer 500.000 contrats en cinq ans. Le gouvernement lancera aussi la délicate négociation sur la "sécurisation de l'emploi" le 10 septembre en transmettant aux partenaires sociaux un document d'orientation. "Le contrat de travail n'est plus un contrat stable", a admis Michel Sapin pour lequel il faut "revoir cela pour donner plus de sécurité dans l'emploi".
Question de la flexibilité en suspend

Mais Michel Sapin culpabilise les entrepreneurs 
"De l'autre côté", les entreprises doivent aussi "pouvoir s'adapter" aux nouvelles donnes économiques. "Il faut permettre une adaptation en terme d'organisation du travail, en terme de localisation de l'emploi, aussi en terme de quantité d'emplois", a estimé le ministre, choisissant, à l'instar du Premier ministre Jean-Marc Ayrault cette semaine, de parler d'"adaptation" plutôt que de "flexibilité".
Un gouvernement qui se consacre aux éléments de langage plutôt que de se colleter avec la réalité quotidienne des Français les plus vulnérables. "Je ne sais pas ce que c'est que la flexibilité, je sais ce que cela veut dire dans la bouche de certains, cela veut dire qu'il faut que les salariés courbent l'échine", a-t-il lancé.
Les salariés "ne doivent pas être des variables d'ajustement", a proclamé M. Ayrault sur France Inter.
Mais en attendant?...
Pour l'heure, Matignon n'a pas confirmé ces chiffres.Ayrault reste dans le déni de la réalité.

dimanche 2 septembre 2012

Chérèque demande à Hollande "d'accélérer" des réformes ...qu'il n'a pas commencées

Chérèque demande à Hollande "d'accélérer les réformes"


Le portable de Hollande
ne capte pas

 le réseau socialiste


"La situation est trop grave pour attendre", affirme le secrétaire général de la CFDT

Chérèque souligne qu'on ne peut pas se "contenter du calendrier du gouvernement". 
Le secrétaire général de la CFDT appelle le gouvernement et les partenaires sociaux à "accélérer les réformes" et à réfléchir aux orientations de l'économie pour sauver entreprises et emploi, dans un entretien au "Journal du Dimanche", dimanche 2 septembre. 
 "Le gouvernement doit accélérer les réformes, les partenaires sociaux aussi. Nous devons lancer la négociation sur le marché du travail au plus vite, pour la conclure au plus tôt", a-t-il dit au "JDD". 

"
Nous n'avons pas besoin d'un an pour négocier sur les accords de sauvegarde de l'emploi, qui permettent les mutations économiques et la protection de l'emploi. (...) la situation est trop grave pour attendre", a-t-il renchéri, soulignant qu'on ne pouvait pas 
"se contenter du calendrier du gouvernement".

"Pas adaptée aux défis de la mondialisation"

En juillet, le Premier ministreavait fixé l'échéance de la négociation sur la sécurisation de l'emploi à la fin du 1er trimestre 2013 mais il a pressé cette semaine les partenaires sociaux d'"accélérer le rythme"
François Chérèque insiste pour faire prendre conscience à Jean-Marc Ayrault que "la situation économique (...) est mauvaise car la France n'est pas adaptée aux défis de la mondialisation". Mais "une partie du monde politique et syndical refuse de le voir", a-t-il déploré. 
"Il faut travailler sur une mutation de notre économie qui devra être respectueuse de l'environnement", a-t-il estimé.

Annoncé par l'amère Royal, le vent de révolte se lève

Il convient aussi que le coût du travail, jugé trop élevé en France par le patronat, "est un facteur de perte de compétitivité".
Pour le baisser, Chérèquel préconise de " transférer une partie des charges sur la CSG, sans toucher le pouvoir d'achat". "Il n'est pas normal que le salaire finance, seul ou presque, la protection sociale", a-t-il commenté, en demandant au gouvernement "d'accélérer la mise en place du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale". 

Le leader cédétiste met en garde contre un éventuel échec de la négociation: "Si rien n'est fait, si les salariés ne voient pas de perspectives d'avenir et de justice au-delà de la rigueur, les réactions seront forcément négatives. Oui, il y a un risque d'explosions sociales localisées dans les entreprises qui ferment ou dans certains quartiers sensibles", a-t-il averti.

Pas de souci, Hollande a déjà assuré qu'il entend, d'une oreille, pour commencer.

Les contribuables volent au secours du Crédit immobilier de France

Matthieu Pigasse, pas intéressé ?

Le gouvernement est contraint d'apporter sa garantie au petit prêteur immobilier en difficultés. 
Son PDG a quitté ses fonctions après un conseil d'administration de crise. Bernard Sevez le remplace à la tête de l'établissement. 

Bercy a par ailleurs confié un mandat à la banque d'affaires Lazard France, dirigée par Matthieu Pigasse, le patron des InRocks et donc de la journaliste Audrey Pulvar, pour conseiller le gouvernement dans la création de la future Banque publique d'investissement. Or le ministre du Redressement productif, Nono Montebourg a dû feindre l'indignation vendredi 31 août: "Je regrette que cette décision ait été prise", a déclaré Arnaud Montebourg lors de l'Université d'été du Medef. "Je ne la connaissais pas, je l'ai découverte, donc vous comprenez que je ne suis pas très content." Et c'est ainsi que pour une affaire de concubinage le CIF échappe à la banque Lazard et à l'actionnaire du journal socialiste Libération ! Mais comme le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a nommé Pigasse administrateur du Théâtre du Châtelet, le banquier favori du président Hollande trouvera à se consoler auprès de sa danseuse.


Encore une crise dont le nouveau gouvernement n'a pas anticipée

Après la nouvelle dégradation infligée mardi par Moody's, le sort du Crédit immobilier de France (CIF) était scellé, mais le gouvernement Ayrault a pris du congé. 
Le prêteur a appelé l'État à la rescousse faute d'avoir trouvé une solution d'adossement: des informations de presse ont laissé entendre cette semaine que la Banque postale ne donnerait pas suite à la proposition de reprise.

Il s'agit pourtant d'un établissement financier indépendant spécialisé dans le crédit immobilier aux particuliers. Il ne possède pas de fonds propres: il emprunte ce qu'il prête. Sa dégradation par Moody's la semaine dernière fait monter ses taux d'emprunt et sa situation n'est donc plus viable. Or son maillage s'étend aujourd'hui sur 10 sociétés régionales (Île-de-France, Nord, Centre-Est, Rhône-Alpes-Auvergne, Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Ouest, Ouest, Bretagne-Atlantique, Bretagne) et ses difficultés croissantes menacent le développement économique des régions.

"Pour permettre au groupe CIF de respecter l'ensemble de ses engagements, l'État a décidé de répondre favorablement à sa demande de lui octroyer une garantie", a indiqué samedi le ministère de l'Économie. "Cette garantie sera mise en place sous réserve de l'autorisation de la Commission Européenne et du Parlement, qui sera saisi dans le cadre de la plus prochaine loi de finances", précise le communiqué de Bercy. Comme lors de l'octroi de garanties publiques à Dexia, le gouvernement a besoin de l'aval de Bruxelles dans le cadre de la procédure des aides d'État.



Les pouvoirs publics soutiennent l'établissement centenaire afin d'éviter toute panique sur un gros émetteur français. Car si  le CIF est un petit réseau bancaire avec ses 300 agences, plus de 30 milliards d'euros d'emprunts portent sa signature. Or, l'abaissement de la note par Moody's donnait la faculté aux investisseurs de se faire rembourser certaines lignes obligataires. De ce fait, l'établissement, incapable de se refinancer depuis la première dégradation de sa note en février dernier, s'acheminait à grands pas vers la crise de liquidité. Vendredi soir, un conseil d'administration du CIF en a tiré les conséquences.

Changement d'hommes: Bernard Sevez, nouveau directeur général

Les pouvoirs publics ont posé des conditions à leur intervention. 

L'une d'elle a déjà été remplie. Claude Sadoun, le PDG du réseau bancaire, quitte ses fonctions, en faisant valoir ses droits à la retraite. Bercy s'attend à ce qu'il renonce à toute indemnité. Son successeur, choisi par l'État, est Bernard Sevez, président de Procivis Savoie (à Chambéry) et administrateur du CIF qui a donc participé à la décadence de l'établissement financier.

En échange de son soutien, selon toute vraisemblance, le gouvernement devrait en outre mettre sous tutelle le CIF, qui ne pourra plus prendre de décisions sans en référer à son sauveteur. À charge pour le groupe bancaire, propriété de 56 Sacicap, sociétés régionales proches des collectivités locales et du monde HLM - de préparer un plan de résolution qui sera présenté à Bruxelles. Malgré tous ces liens du CIF avec le Logement, Cécile Duflot reste étrangère aux tractations.



Confronté à une crise similaire, le Crédit Foncier de France avait dû être nationalisé à la fin des années Mitterrand
Mais un tel schéma catastrophe ne semble encore envisagé par nos bras cassés. Le groupe devrait plutôt être géré en extinction: un scénario à la Dexia. 

Ce nouveau sauvetage, en outre, ne devrait pas coûter d'argent au contribuable car le CIF est fortement capitalisé, avec 2,4 milliards d'euros de fonds propres. Les pouvoirs publics, au contraire, pourraient même réaliser un gain, au final, car les actifs de la banque sont de bonne qualité. 
Il paraît donc d'autant plus étrange que la Banque postale ait refusé une si belle affaire...

Bercy n'a pas encore négocié avec le réseau les conditions de rémunération de la garantie et surtout une clause de retour à meilleure fortune. 
En attendant, le monde HLM et celui de l'accession sociale à la propriété va se réveiller en état de choc. Les salariés seront bel et bien amenés - de gré, mais plutôt de force -  à apporter leur contribution à l'Etat qui s'est engagé auprès du CIF, sans concertation, ni vote du Parlement.

Et  la virevoltante Duflot de l'Assemblée nationale devra danser devant le buffet.
Les Français avec elle, à leur corps défendant !


samedi 1 septembre 2012

Le journal Libération, dépité par Hollande, se met en panne

Panne informatique géante: pas de journal ni d'édition en ligne


Le réseau informatique du journal déprime


Victime depuis vendredi soir d'une panne  informatique "majeure", le journal socialiste a envoyé ses informaticiens sur le pont mais, samedi après-midi, ils n'avaient toujours pas trouvé la cause de la panne qui a empêché les éditions papier et informatique de paraître ce samedi.


Mimétisme avec le gouvernement Ayrault
"Il s'agit d'une panne réseau, les machines ne communiquent plus entre elles", a précisé Sylvain Bourmeau, directeur adjoint de la rédaction, déprimée par l'ampleur de sa tâche  de soutien au pouvoir... 
"On travaille dessus, on ne sait toujours pas ce qui est arrivé", a-t-il ajouté. "Pour travailler dimanche sur le journal de lundi, on envisage des plans de secours informatiques", a encore dit Sylvain Bourmeau.

La panne informatique, sans précédent dans l'histoire du journal, s'est produite vendredi vers 21h00. L'édition numérique de samedi n'a pas pu être mise en ligne mais le site du journal, liberation.fr , fonctionne toujours, notamment avec des dépêches: l'AFP et Reuters font ouvertement le boulot.
  






C'est donc pas
Laurent Mouchard-Joffrin ?





Concertation ?

Les ministres de Hollande ne travaillent plus en réseau non plus 


Les Rom buguent les rapports entre Valls et Duflot. 

Les interférences politiques de Matthieu Pigasse, patron de la banque privée Lazard, dans la Banque populaire d'investissement (BPI) et dans la presse avec le recrutement d'Audrey Pulvar, la concubine de Montebourg, créent une panne de réseau entre Moscovici et Montebourg qui ne communiquent plus entre eux.
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a regretté vendredi que Bercy ait confié un mandat à la banque d’affaires Lazard France pour conseiller le gouvernement pour la création de la future BPI.

L’UMP a appelé le gouvernement à dissiper les soupçons de conflit d’intérêts après ce choix, alors que Matthieu Pigasse a été un soutien financier public de François Hollande dans sa course à la présidence de la République.

Président Hollande: revue de presse alarmante aux premiers 100 jours

Hollande, inactif primaire du type Louis XVI

L'apathie du socialiste ciblée par la  presse 



On n'y trouve
ni le Nouvel observateur,
ni Paris Match,
ni Le Figaro...

Après-présidentielle: Hollande démoralise les Français

Le moral des Français est au plus bas, selon l'Ifop

Plus de deux Français sur trois (68%) se disent inquiets pour leur avenir depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, selon un sondage IFOP réalisé pour le très socialiste quotidien breton Ouest France, dans son édition du Dimanche.
Ce chiffre approche le pic historique de pessimisme mesuré par le même institut en août 2005 (70%).
"C'est la première fois que l'inquiétude est aussi vive en début de mandat présidentiel : en août 2002 et août 2007, après la réélection de Jacques Chirac et l'élection de Nicolas Sarkozy, respectivement 34% et 50% des Français se disaient inquiets pour eux et leurs enfants", souligne l'IFOP.

Et pour être complet, rafraîchissons la mémoire de la presse couchée:




L'ictus amnésique de Ch. Taubira 
a-t-il gagné les media vertueux ?

Le pessimisme concerne aussi la grande majorité des sympathisants du Ps (58%) et prévaut dans toutes les catégories de population, touchant prioritairement les Français âgés de 65 ans et plus (74%), les artisans et commerçants (70%) et les inactifs (72%).
En revanche, les ouvriers sont plus optimistes (33%, +4 points depuis janvier).

A l'instar des trois vagues d'enquête précédentes, la confiance accordée par les Français au nouveau gouvernement apparaît minoritaire, sauf pour la protection de l'environnement (50%) où elle est mi-figue, mi-raisin.

Le gouvernement Ayrault ne recueille la confiance que de 45% des sondés, pour favoriser l'intégration des personnes issues de l'immigration, de 42% pour la lutte contre l'insécurité (-1 point par rapport à janvier) et de seulement 42% pour la lutte contre la pauvreté (+21).

Ce sondage a été effectué les 30 et 31 août auprès d'un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.