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vendredi 27 septembre 2019

Le Rwanda prend part à l'accueil des premiers migrants en provenance de Libye

Un exemple à suivre par les voisins des pays d'émigration 

Le Rwanda a accueilli ce jeudi soir le premier groupe de migrants, "réfugiés" et "demandeurs d'asile" ayant transité par la Libye 


Ces migrants ont été accueilli jeudi 26, dans le cadre d'un accord signé récemment entre ce pays, le Haut Commissariat aux réfugiés et l'Union africaine (UA), un mécanisme d'urgence pour répondre aux besoins humanitaires pressants de migrants et réfugiés détenus en Libye.
L'avion affrété par le Haut Commissariat aux réfugiés a atterri à Kigali cette nuit. A son bord, 59 hommes et 7 femmes, en grande majorité Erythréens, mais aussi Somaliens et Soudanais. Le plus jeune migrant en provenance des centres de détention libyens est un bébé de 2 mois et le plus âgé un homme de 39 ans.
La plupart des migrants dits originaires de Libye ne sont pas des Libyens, mais des Africains et donc, les solutions durables sont d’abord et avant tout à mettre en œuvre sur le continent noir, puisque les plus gros contingents sont au Soudan, en Ouganda et en Ethiopie, pays voisins du Rwanda et du Niger.
Ils ont été accueillis en toute discrétion, très loin des journalistes qui n'ont pas eu accès à l'aéroport international de Kigali. "Ce ne sont pas des gens qui reviennent d'une compétition de football avec une coupe et qui rentrent joyeux. Non, ce sont des gens qui rentrent traumatisés et qui ont besoin d'une certaine dignité, de respect. Ils étaient dans une situation très chaotique", explique Olivier Kayumba, secrétaire permanent du ministère en charge de la gestion des Urgences: un message à l'attention des associations et collectifs européens qui mettent en scène la détresse des migrants, et cela, avec la participation des chaînes de radio et télévision en continu, mais aussi de la presse écrite.

Des bus les ont ensuite acheminés vers le site de transit de Gashora, à environ 60 km au sud-est de Kigali. Pour l'heure, cette structure peut accueillir  un millier de personnes, mais dont la capacité peut être portée rapidement à 8.000, selon le responsable rwandais.
L’Union européenne a aussi mis une part de sa politique de développement au service d’objectifs migratoires, avec la création d’un Fond fiduciaire d’urgence pour l’Afrique en 2015, qui vise notamment à développer la capacité des Etats africains à mettre en œuvre leur propre politique migratoire et à améliorer la gestion de leurs frontières. C’est le cas notamment au Niger où l’Union européenne a soutenu les autorités pour combattre les réseaux de passeurs et contrôler les passages vers la Libye.

Craignent la concurrence pour leur fonds de commerce, des ONG politisées ont accusé le Rwanda. 
Elles dénigrent l'action humanitaire de ce pays d'Afrique de l'Est - qui accueille déjà près de 150.000 réfugiés venus de RDC et du Burundi -, dénonçant une opération de prestige pour redorer l'image d'un régime qui viole, selon elles, les droits de l'homme. Ainsi, Camille Le Coz, analyste au sein du think tank Migration Policy Institute (Europe, officine basée à  Bruxelles), affirme-t-elle que "faire valoir la solidarité avec les migrants africains en Libye est un bon coup politique, à la fois sur la scène internationale et avec ses partenaires africains".

Or, le Rwanda s'est mobilisé dès novembre 2017, suite à la publication par CNN d’une vidéo révélant l’existence de marchés aux esclaves en LibyeDepuis 2017, près de 4.000 réfugiés ont été évacués de Libye, dont 2.900 au Niger. La plupart d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux ou sont en attente de réinstallation. Mais du fait de la reprise des combats en Libye cet été, ce mécanisme est vite apparu insuffisant. L’option d’organiser des évacuations vers le Rwanda a donc été réactivée et a donné lieu à des discussions avec Kigali, le HCR, l’UA mais aussi l’UE sur les aspects financiers.
Olivier Kayumba s'indigne de cette accusation. "Nous agissons pour des raisons humanitaires et par panafricanisme", rappelle le Rwandais, lequel fait valoir l'évidence : les soutiens du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) - qui est un programme de l'ONU - et de l'Union africaine (UA, ex-OUA) ), réunissant 32 Etats à Addis-Abeba en Ethiopie - dont l'objectif est la promotion de la démocratie, des droits de l'Homme et du développement à travers l'Afrique -, des organisations légitimes, ce que ne sont pas les organisations non-gouvernementales.
Selon les termes de l'accord, le Rwanda accueille provisoirement 500 migrants bloqués dans les camps en Libye, avant de trouver des pays d'accueil. Parmi les options, un pays dans lequel ces réfugiés ont reçu l’asile dans le passé. Cela peut par exemple s’appliquer à des Erythréens réfugiés en Ethiopie, avant de partir vers l’Europe. Mais les garde-côtes libyens, financés par l’U-E, continuent d’intercepter des clandestins qui partent vers l’Italie.

Neuf enfants de djihadistes et leurs mères sont arrivés en France

Parmi eux, des petits-neveux et petites-nièces des frères Clain, liés aux tueries du 13 novembre 2015

France Inter vend la mèche


L'épouse de Jean-Michel Clain, dans le camp de Al-Hol avec ses enfants, après la débâcle de Daech à Baghouz, lors de laquelle les frères Clain ont été tués. 


La radio d'Etat a révélé cette arrivée discrète au petit matin de neuf enfants de djihadistes, âgés entre 3 et même 13 ans. Ils ont atterri en France, mardi 24 septembre, à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, avec leurs mères respectives

Les deux femmes djihadistes ont été placées en garde à vue. 
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Une troisième femme, la belle-mère de Jennifer Clain, Christine Allain, 61 ans. a également été arrêtée à la descente de l'avion. Cinq des neuf enfants sont des petits-neveux et petites-nièces des frères Clain (d'origine réunionnaise), Fabien - 41 ans, surnommé Omar, Abou Anas ou Abou Adam Al-Faransi, converti sous l'influence de sa sœur Anne-Diana, suite à son mariage avec un Tunisien -, et Jean-Michel, les tristement célèbres djihadistes qui avaient enregistré la revendication des attentats du 13 novembre 2015 et qui ont tous deux été déclarés morts dans une frappe de la coalition en février dernier

Les deux femmes placées en garde à vue sont des converties à l'islam entièrement voilées et l'une d'entre elles, Jennifer Clain, nièce de Fabien et Jean-Michel Clain, est accompagnée de ses cinq enfants, ainsi que de sa belle-sœur et ses quatre enfants. Arrêtées en Turquie en juillet dernier, alors qu'elles tentaient de fuir la Syrie, ces "revenantes", qui sont membres de la deuxième génération d’une famille de djihadistes de l’Orne et elles ont combattu la France et l'Occident, ont été renvoyées dans l’Hexagone. Lors de l'arrestation, son mari, Kevin Gonot, venait alors d'être condamné à mort en Irak pour avoir rejoint les rangs de Daesh.

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L'identité de la seconde mère arrêtée n’est pas connue, selon Ouest France, ou non communiquée, mais il s’agit de l’épouse (ci-contre) de Thomas Collange, djihadiste condamné à la peine de mort en Irak. Thomas Collange est le demi-frère de Kévin Gonot, le mari de Jen(n)ifer Clain. Il appartient à la communauté d'Artigat est une filière djihadiste basée au lieu-dit Les Lanes en Ariège. Dirigée par Olivier Corel, elle forme de nombreux djihadistes dont Mohammed Merah. Tous sont partis ensemble en Syrie en 2014. 
A la vérité, pour les uns, cette femme mystérieuse, serait Dorothée Maquère, ci-dessus, femme de Thomas Collange, demi-frère de Kevin Gonot, mais pour d'autres, cette djihadiste "inconnue" serait aussi bien Maïalen Duhart, et nous serions en présence d'un cas de polygamie hébergé par les autorités françaises. Elle a d'abord été placée en centre de rétention, en Turquie, avec ses quatre enfants. Un accord avec un protocole signé par la France a permis l'expulsion ses trois femmes djihadistes et leurs enfants vers le pays d'origine des parents, bien que la plupart des enfants soient nés hors de France.
L'atavisme des neuf enfants ne plaide pas en leur faveur.

Une enquête pour association de malfaiteurs terroristes 
et une prise en charge coûteuses 


Une patrouille de sécurité escorte deux femmes soupçonnées d'être membres de l'Etat islamique, dans le camp al-Hol au nord de la Syrie, le 23 juillet 2019





A leur atterrissage à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle mardi matin, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a placé les islamistes en garde à vue : elle ne peut dépasser 96 heures, puisqu'il s'agit d'une enquête pour association de malfaiteurs terroristes.

Quant aux enfants, ils ont été séparés des mères avant d'être confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE) de Seine-Saint-Denis (ASE 93). Placé sous l'autorité du président du Conseil départemental, ce service du Département finance l'entretien et l'aide psychologique nécessaires. 
Depuis plusieurs années, l'ASE 93 prend déjà en charge d’autres neveux et nièces des frères Clain, précise France Inter, et cela bien que le département de Seine-Saint-Denis soit parmi les plus pauvres et les plus endettés de France. 
Plus de 130 enfants de parents djihadistes sont déjà rentrés en France et répartis dans plusieurs départements différents, sans que la population de ces territoires soit informée. Ils ne savent pas davantage qu'ils subviennent à leurs besoins, ainsi qu'au financement des locaux et du personnel administratif, de travailleurs sociaux et de psychologues.

Mélenchon qualifie les policiers de "barbares" et leur chef Castaner en prend ainsi pour son grade

Le chef des forces de l'ordre dénonce une "insulte inacceptable"

Le "flic bashing" du député LFI de Marseille a dépassé les limites
  

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Mélenchon 
s'était vu tendre la perche avec une question de la presse sur les violences policières lors des manifestations. Le patron de La France insoumise en avait profité pour décharger sa colère et s’en est pris aux forces de l’ordre, provoquant l’indignation du ministre de l’intérieur. 

Les journalistes ont profité d’un rassemblement contre la réforme des... retraites, ci-dessus, mardi 24 septembre, pour lancer l'ancien ministre délégué de Jospin sur le sujet qui fâche, puisqu'il sort tout juste d'un procès qui l'oppose aux policiers qui ont perquisitionné plusieurs locaux lui appartenant ou à son mouvement. Son exécration de la police n'ayant d'égale que son mépris des journalistes provocateurs de buzz, il a traité les policiers de "barbares", en référence aux mutilations subies par ses militants, du fait des ordres de fermeté de Castaner et de l'usage du LBD 40 par ses troupes. Depuis, la presse qui va à la gamelle des subventions l'accable  sans relâche et réalise à nouveau la convergence police-justice-presse 

Pas plus que la presse, Mélenchon n’a fermé les dossiers. 
Il a donc réagi sans langue de bois à l'incitation et son réquisitoire est véhément. Le député LFI des Bouches-du-Rhône, qui est passé la semaine dernière au tribunal correctionnel pour la perquisition houleuse du siège de son parti, s’est exclamé : "C’est des barbares, soyez prudents, parce qu’ils ne s’arrêtent plus, maintenant !" 
Avant de glisser à son interlocuteur, sous l’œil des caméras aux aguets: "Samedi, si j’y avais été [à la manifestation pour le climat], ils me tuent, tu vois, ils attendent le prétexte."
Clément Lanot [journaliste free-lance de l'agence française CLPRESS]
@ClementLanot
Un manifestant interpelle @JLMelenchon sur les violences policières :
« C’est des barbares, soyez prudent, ils ne s’arrêtent plus maintenant ! »
VOIR et ENTENDRE la scène et le commentaire de CNews: 


Une insulte globale qui a fait réagir le ministre de l’Intérieur
Christophe Castaner s'est contenté d'un tweet: " Inacceptable insulte à nos forces de l’ordre mobilisées, chaque jour, pour protéger les Français, au péril de leur vie. Jean-Luc Mélenchon leur doit le respect et, désormais, des excuses." 

J.-L. Mélenchon a répliqué sans attendre, lui aussi sur son compte Twitter, estimant qu’il revient à Castaner de présenter "des excuses aux Français" pour "un déchaînement de violences disproportionnées".
Christophe Castaner
@CCastaner
Inacceptable insulte à nos forces de l'ordre mobilisées, chaque jour, pour protéger les Français, au péril de leur vie.@JLMelenchon leur doit le respect, et désormais des excuses. https://twitter.com/clementlanot/status/1176485964367171584 … 
Les syndicats policiers ont également réagi vivement. 
"[Jean-Luc Mélenchon] a des idées dangereuses, nauséabondes [qualificatif jusqu'ici associé à l'extrême droite], qui nourrissent la violence à notre encontre : quand on a un député qui a ces propos, c’est indigne de sa fonction et c’est anti républicain", a estimé Linda Kebbab, du syndicat Unité SGP Police-FO (dominant au ministère de l’Intérieur), interrogée sur LCI. 
De son côté, le syndicat Alliance Police Nationale a lancé mercredi un appel à ses adhérents à un rassemblement de protestation jeudi matin devant le siège de La France insoumise à Paris.

Changement de discours chez LFI
La France insoumise a pris conscience des dommages d’une telle sortie. La garde rapprochée de Mélenchon tente de convaincre une presse vindicative que leur 'lider maximo' désignait le gouvernement, sans viser Macron, mais pourtant  "tous ceux qui nous tapent dessus". Cette nouvelle polémique illustre, cependant, une réelle inflexion dans le discours de la gauche radicale à l’égard des forces de l’ordre. Pendant longtemps, les mélenchonistes étaient brocardés par le reste de la gauche extrême comme des "pro-flics".

En septembre 2017, le bretteur de LFI ironisait d’ailleurs sur les félicitations que la préfecture de police lui avait adressées pour le bon déroulement de sa "Marche contre le coup d’Etat social" organisée contre la réforme gouvernementale du code du travail. Et il n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer les militants radicaux qui se constituent en black bloc lors des manifestations. Dans son livre 'Et ainsi de suite', sorti le 19 septembre, Mélenchon l'assure : "Ma culture politique personnelle ne fait de moi ni un antiflic ni un antimagistrat." 

Mais, le bouquin, c’était avant les perquisitions du 16 octobre 2018 et son renvoi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour actes d’intimidation envers l’autorité judiciaire, rébellion et provocation. Lors de l’audience, l’un des prévenus, le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, a d’ailleurs martelé qu’il n’est pas "antiflic". Deux policiers sont venus lui serrer la main à l’issue de son intervention...

Mélenchon considère cependant qu’il est victime d’un de ces procès politiques comme on en constate la multiplication en France depuis deux ans, la police et la justice sont instrumentalisées au service du pouvoir. 

Dans ce schéma du lawfare (guerre judiciaire) qu'il dénonce et qui n'échappe plus à l'opinion, les journalistes sont également des supplétifs chargés de mettre au "pilori médiatique" les opposants. Jeudi, toute la journée, les Français ont pu assister au haro sur Mélenchon, quelle que fût la chaîne de télévision ou de radio. A l’aune de ce concept, le populiste de gauche se hisse lui-même à la hauteur de figures politiques de gauche condamnées ou exécutées pour leurs convictions : dans son livre, il évoque ainsi Louise Michel, Léon Trotsky et Jean Jaurès.
En réalité, ses déclarations ne sont rien d'autre qu’une nouvelle déclinaison de sa conviction d’être un opposant pris pour cible par le gouvernement.
Depuis, le tribun l'a mise en veilleuse et la mort du président Jacques Chirac, annoncée ce jeudi, tombe à pic pour le faire oublier.

jeudi 26 septembre 2019

Débat sur la bioéthique : Richard Ferrand soupçonné de manipulation du vote

Le président LREM de l'Assemblée a-t-il faussé le vote à main levée? 

Déni de démocratie à l'Assemblée nationale à majorité LREM

Déni de démocratie ? Richard Ferrand fait adopter un amendement retoqué par les députés
Un citoyen vigilant a partagé sur Twitter une vidéo montrant un vote à main levée houleux des députés sur le projet de loi sur la bioéthique. "Regardez comment on compte les votes avec la méthode LREM… C’est hallucinant", s’insurge-t-il, prenant les internautes à témoins en diffusant l’extrait. 
On y voit en effet Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale (LREM) mettre au vote l'amendement 2123 déposé par des députés de la majorité et qui vise à introduire la notion de projet parental ("L’assistance médicale à la procréation [PMA] est destinée à répondre à un projet parental"), lors de la deuxième séance du 25 septembre.
Regardez comment on compte les votes avec la méthode LREM... c'est hallucinant 😱

Le vote est effectué à main levée. En un clin d'oeil, Richard Ferrand annonce que l’amendement est adopté. Un vent de protestation se lève alors dans l’hémicycle, majoritairement en provenance des bancs des Républicains présents en nombre, souligne le contre-rendu de la séance. Le député Thibault Bazin (34 ans, LR, Meurthe-et-Moselle) demande donc au président de voter à nouveau par "assis-debout". Une demande également formulée par le député LR de l'Ain Xavier Breton, 56 ans, faisant notamment valoir que "les votes favorables ont été à peine plus élevés que les contre au sein du groupe majoritaire", son groupe ayant voté majoritairement contre.
Demandes réglementaires rejetées par Richard Ferrand. 
"Le vote sur l’amendement no 2123 a été constaté et proclamé. Il est donc acquis", tranche-t-il.

Que le citoyen interloqué se fonde sur les images qui montrent le moment du vote uniquement sur les bancs de la République en Marche et des Républicains est une chose. Sur la vidéo, on peut voir qu’au moins 8 députés (et non 7, comme l’indique l’internaute) se sont prononcés pour l’amendement, et qu’au moins 15 ont voté contre parmi les élus de la majorité. Un autre plan partiel sur le groupe des Républicains montre qu’au moins quatre d’entre eux ont voté contre.
Mais Xavier Breton est quant à lui présent dans les travées. Le député LR a donc une vue d'ensemble de l'hémicycle et sa contestation ne peut être contredite par un 'fact-checker' qui n'est pas présent et porte un jugement extérieur sur la base de prises de vue en plan restreint. 
Vanneur @Vanneur
Il y a eu + 43% de mains levées entre le vote POUR et le vote CONTRE, selon cette prise de vue essentiellement cadrée sur la majorité LREM (on voit qu'un zoom en fin de vote sur LR). Mais Ferrand a vue un vote POUR... Ophtalmo!!!

Une vidéo authentique et consultable sur le site de l’Assemblée nationale "suffit-elle à prouver que Richard Ferrand s’est trompé ou a faussé le vote" ?

La question de la presse comporte la réponse... Le président de l'Assemblée dernier n'a donc pas à répondre aux sollicitations de la presse, semble-t-il curieuse de connaître son point de vue, mais qui, comme Libération, a une idée toute faite sur le sujet: il ne "suffit" pas d'images, à la différence, pour la police, de celles de vidéo-surveillance.

Le président "qui par sa situation dispose d’une vision complète et précise de l’hémicycle, a estimé que le résultat du vote sur l’amendement que vous évoquez ne faisait aucun doute," expliquent les services "libres et indépendants" de l’Assemblée Nationale, à propos des méthodes expéditives de leur patron. 
Ils arguent encore que les seules images disponibles - les mêmes que celles de l’internaute - sont celles diffusées sur le site de l’Assemblée. Or, ces documents ne permettent pas d’avoir une vue sur l’ensemble de l’hémicycle. 

Thibault Bazin ne se satisfait pas de ces commentaires, puisque, depuis l'aile droite de l'hémicycle, le député a lui aussi une vue d'ensemble qui n'exclut pas ses collègues de la majorité, comme de l’opposition, hors cadre sur l'extrait vidéo.

Le détail des votes n'est pas disponible auprès des services de l’Assemblée, bien qu'ils s'autorisent à voler au secours de leur président, puisque le vote a eu lieu à main levée, régulièrement utilisé par facilité. Mais le coup de force de Ferrand apparaît d'autant plus démocratiquement malsain qu'il ne laisse pas pas de trace : c'est un sorte de hold-up de voix, avec masque et gants, sans empreintes. Le président de séance - qui se trouve être le président de l'Assemblée soi-même - effectue un comptage à vue de nez : il décide s’il y a majorité absolue - ou non - et proclame si l’amendement est adopté ou non.

Les questions de la transparence et du respect du vote des représentants du peuple ne sont pas résolues.
En cas de suspicion et de contestation, "il est procédé au vote par assis et levé [rappel au règlement exprimé par les députés LR, stipule l’article 64 du règlement de l’Assemblée. Mais l'arrogant Ferrand en fait une boulette qu'il balaie d'un revers de la main.
Si le doute n'est pas levé, le vote par scrutin public ordinaire est de droit. Et, pareillement, Ferrand s'y refuse autoritairement. Toutefois, lorsque le premier scrutin à main levée est déclaré douteus, le Président peut décider qu’il sera procédé par scrutin public ordinaire". Ferrand fait obstacle à toutes les rappels à l'application du règlement.
Les services de l’Assemblée expliquent qu’une fois l’amendement adopté - même de nuit, à la sauvette et dans la contestation -, il n’est pas possible de revenir sur le vote...
Si les recours de Macron à l'article 49.3 sur la réforme du droit du travail sont constitutionnel, la conception LREM du vote à main levée est un déni de démocratie, un mauvais signal à l'entrée du parti présidentiel dans l'acte 2 du quinquennat.

Marlène Schiappa adopte un drôle de genre : secrétaire d'Etat du "troisième type" ?

Campagne de com' de Schiappa : réalisation d'un fantasme ou pétage de plomb ?

Pendant que ses collègues travaillent, elle s'amuse comme une folle !

Demain, son compagnon en 'drag queen' ?
Marlène Schiappa n'assume décidément pas son genre et le prouve.
Pour soutenir le collectif Sista - pour qui "les femmes sont le plus grand réservoir de talents inexploités au monde" - dans son combat sexué pour la défense de l’entreprenariat féminin, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes (d'abord) et les hommes a changé de genre. La condition de la femme est son fonds de commerce, mais aussi sa douleur.

Dans un tweet provocateur qui se veut drôle, Marlène Schiappa se met en scène en homme sur une photo-montage juxtaposée à l'image que lui renvoie son miroir, ci-dessus, tout ça en surfant sur l'écume du sujet en croyant l'aborder de front. 

Au cabinet de la blogueuse, on s'amuse comme on peut...
Lundi soir, Marlène Schiappa a en effet posté sur son compte Twitter un montage de deux images : sa photo, d'un côté, et son visage photoshoppé en homme. Les deux visages sont extrêmement ressemblants, sauf que l'un a les attributs superficiels d'une femme et l'autre les caractéristiques extérieures d'un homme, ce que nient précisément les féministes.

Locataire de l'hôtel du Petit Monaco
, situé au 55, rue Saint-Dominique, Paris VII, en partage avec l'ambassadeur de Pologne en France, Schiappa milite pour que les femmes accèdent à des responsabilités que les hommesquant à eux, gagnent au mérite : selon elle, les femmes auraient tous les droits auxquels ne les destinent pas naturellement leurs compétences. 

La secrétaire d'Etat récupère la campagne de communication du collectif de femmes entrepreneuses Sista, visant à dénoncer les inégalités dans le monde des startups, lequel est censé être dynamique, sur la base d'un fort potentiel de croissance économique et d'une capacité à lever d'importants fonds d'investissement, du fait de son caractère innovant. Or, les femmes découvrent un univers où les temps sont plus longs qu'elles ne pensent (phases de recherche et de développement, de tests d'idée, de validation de technologie ou de modèle économique) et où le taux élevé de risque d'échec est très supérieur à celui d'autres entreprises, ce qui suppose des projets de plus en plus rigoureux.
Les filières balisées qu'elles ont suivies ne les prédisposent que rarement à ce milieu et elles revendiquent donc de nouveaux passe-droits.  Tout sauf égalitaire, l'idéologie incarnée par Marlène Schiappa leur fait miroiter la perspective d'un assistanat qui leur ferait brûler les étapes et, "en même temps", effacerait  leurs concurrents masculins qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes. 

Sista a commandé une étude au baromètre du Boston Consulting Group.
Dévoilé le 11 septembre dernier, il constate que 85 % des startups ont été fondées par une équipe intégralement masculine, et seulement 5 % par une équipe totalement féminine : la mixité ne fonctionne pas mieux dans un sens que dans l'autre... Les femmes sont en outre arrivées plus tard sur le secteur ouvert par des hommes : ces chiffres se fondent sur les entreprises fondées en France depuis 2008.

Marlène Schiappa vante son texte "pour l'émancipation économique des femmes". Selon le collectif Sista, "la France fait un peu mieux que l'Allemagne, mais moins bien que le Royaume-Uni," pays anglo-saxon précurseur. Outre-Rhin, il n'y a que 4 % de startups lancées par des femmes, et 8 % au Royaume-Uni. Pour être innovantes et performantes, les femmes ont bien des aigreurs à avaler, juste pour être positives et faire le "job", sans arrières-pensées, ce en quoi la ministre et les collectifs dans une logique de guerre des sexes ne les préparent pas. 
Les théories marxistes ont fait leur temps, mais le "monde nouveau" de la macronie y puise des excuses à ses échecs, en matière d'anticolonialisme réchauffé, comme de lutte des classes d'arrière-garde.

SISTA@wearesista
Les inégalités d'accès au financement pénalisent les #fondatrices de startup ! En cette rentrée, découvrez notre Baromètre #SISTAxBCG  :
Petit thread pour tout savoir sur le sujet en 1mn ! 
18:04 - 11 sept. 2019

Parmi les obstacles qui peuvent décourager les femmes de se lancer - lorsqu'elles n'ont pas la motivation requise - Sista indique que "les startups féminines françaises ont 30 % moins de chances d'être financées par les principaux investisseurs". Recherchent-ils des pleureuses ?
"Nous y travaillons dans le cadre de la loi pour l'émancipation économique des femmes", a répondu sur Twitter Marlène Schiappa, mettant en avant ce texte présenté lors du G7 et qu'elle défendra en 2020 au Parlement. La sous-ministre se trompe encore de stratégie : le forcing et la polémique ne sont pas facteurs  de réussite?, si le projet est mal ficelé. 

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D'autres personnalités françaises ont participé à cette campagne de communication, dont l'ancienne ministre de la Culture de François Hollande, Fleur Pellerin, orpheline coréenne à qui une famille française a donné sa première chance dans la vie, mais dont le bilan au gouvernement n'est pas un exemple pour les féministes.
On retiendra d'elle qu'en mars 2016, elle a signé le "manifeste pour un Printemps républicain", paru dans Marianne et Causeur, a été signé par Elisabeth Badinter, le philosophe Marcel Gauchet, Gérard Biard et Zineb El Rhazoui de Charlie Hebdo, avec Richard Malka (avocat de Charlie Hebdo et de la crèche Baby Loup), Gilles Clavreul (le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme), Frédérique Calandra, maire PS du 20e arrondissement, les 'frondeurs' socialistes Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, ou Gilles Kepel, chargé du formatage des esprits à la chaire Moyen-Orient Méditerranée de l'Ecole normale supérieure (le sociologue Vincent Geisser l'accuse ainsi de contre-vérités, de raccourcis simplistes, et d'une tendance à "islamiser" à outrance les problèmes des banlieues), en faveur d'une ligne offensive en matière de laïcité à gauche, autour du PS. Le manifeste appelle au réveil des "citoyens libres": les vertueux se distinguent des autres: "les faiseurs et défaiseurs identitaires de tous bords (qui) ont tenté de profiter de l’occasion pour faire encore progresser leurs idéologies délétères".
Les signataires de la tribune entendent clairement "peser sur les organisations de gauche", en rassemblant «les combattants épars de la laïcité, attaqués sur les réseaux sociaux et dans les media, par ceux qui nous ont caricaturés en racistes". Et de préciser : "On n’est pas une secte, pas une Eglise de la laïcité, pas là pour aller arracher des niqabs ou brûler des églises [mais à choisir ?]. On ne lance aucune croisade, nous." Se défendre, avec une telle ardeur, d'être sectaires est révélateur des objectifs refoulés de ces vertueux exemplaires.
Ce qui donne un aperçu des généralités globalisantes des influenceurs de la sous-ministre, par ailleurs fille de "radical de gauche " et "libre-penseur".

mercredi 25 septembre 2019

Municipales : LREM exclut un candidat pour "dissidence""

Exclu pour l'exemple : une première à LREM

Les vieux marchandages politiciens continuent dans le "monde nouveau" de Macron

Christian Jasko a maintenu sa candidature aux élections municipales à Compiègne (Oise) contre l'avis du parti... qui soutient un candidat UDI.
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Lagarde fait le compte des mairies à sauver pour pouvoir exister, à tout prix


Si Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, Union des démocrates et ...indépendants, est content de son accord avec le parti présidentiel, Christian Jasko est furieux contre les magouilles politiciennes perpétuées par Macron. Elu député au second tour en 2017 contre la candidate LREM, Malika Maalem-Chibane, Lagarde entretient de bons rapports avec le parti du président qui, en cas d'affrontement, peut lui jeter dans les jambes un(e) candidate plus difficile à battre. Confortablement réélu à la mairie de Drancy en 2014, mais avec un taux de participation de 49,47%, sa principale adversaire (liste A gauche pour Drancy, solidaires ensemble) ne représentait en aucune façon une menace. Or, pour respecter l'obligation de non-cumul des mandats, il avait confié sa charge de maire à la sixième de la liste, sa femme Aude. Dès lors, Lagarde doit veiller à maintenir concurrentielle l'entreprise politique familiale: il lui faut donc rester coûte que coûte dans les petits papiers de l'homme fort du moment.

La clémence de l'Elysée à l'endroit de Cédric Villani, caillou dans le soulier LREM à Paris, semble devoir être l'exception qui ne doit pas devenir la règle. Alors que rien n'est tranché dans le duel de candidatures LREM à Lyon entre Gérard Collomb, 72 ans, et David Kimelfeld, 58 ans, mercredi 18 septembre, le bureau exécutif de La République en marche (LREM) a donc décidé d'exclure Christian Jasko du parti. Ce dernier, comme Villani, député de l'Essonne, avait choisi de maintenir sa candidature aux élections municipales et ce, contre l'avis de sa formation politique. 
Cet exclusion crée un précédent qui pourrait tracasser Collomb, ancien ministre d'Etat de Macron, mais démissionnaire du gouvernement et aujourd'hui contesté par le maire sortant, président de la métropole de Lyon depuis le , qui lui avait succédé à la mairie, au moment de sa nomination au ministère de l'Intérieur...

L'affrontement ne se passe pour l'heure ni à Paris, ni à Lyon, mais à Compiègne (Oise), où LREM a préféré investir Daniel Leca, responsable local UDI.
"Monsieur Jasko s'était engagé à respecter la décision de la Commission nationale d'investiture et à s'engager derrière le candidat soutenu, assure le parti de Macron. Il a toutefois souhaité maintenir sa candidature à l’élection municipale. (...) Il s'est placé de lui-même en position de dissidence", ajoute le parti jupitérien sur franceinfo.

Christian Jasko, député suppléant LREM, réagit à son exclusion pour avoir contesté le soutien d'un UDI par son parti 

Bien qu'il soit marcheur de la première heure, Christian Jasko a été sacrifié à l'alliance électorale entre LREM et le parti centriste, essentiellement radical, mâtiné de Nouveau Centre et de MoDem, au gré des vents du moment.

"Il y a une grande déception, a déclaré Christian Jasko au micro d'Europe 1. J'aurais tendance à dire qu'il y a deux poids deux mesures. Dans d'autres villes plus importantes que Compiègne, il y a eu des candidatures aussi sans que les personnes ne soient exclues. Je dois correspondre à l'exemple destiné à faire peur". 

A Paris, le député Cédric Villani, qui se présente contre Benjamin Griveaux, investit par le président Macron soi-même, n'a pas été exclu du parti. Parce que Griveaux apparaît déjà comme un mauvais choix, Macron se garde un Plan B en la personne de Villani.
Christian Jasko, plutôt qu'un hybride ? 

#balancetonporc: condamnation de l'instigatrice à la délation sexiste

Sandra Muller avait diffamé l’homme qu’elle accusait de harcèlement sexuel

Condamnation du féminisme sexiste de la journaliste encensée par le magazine 'Time'


Sandra Muller, en octobre 2017 à New York


L'homme diffamé a dû attendre près de deux ans pour être lavé de l'opprobre, après la déferlante médiatique attachée au hashtag insultant #balancetonporc sur les réseaux sociaux. 
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Sandra Muller, l’instigatrice de ce hashtag abusivement médiatisé, sans esprit critique, ni enquête, par la presse vertueuse, a été condamnée  pour diffamation par le tribunal de Paris, mercredi 25 septembre. Elle devra verser 15.000 euros de dommages et intérêts à Eric Brion qu’elle a sali en l'accusant de harcèlement sexuel.

Retweetés plus de 2.500 fois, les propos dénoncés remontent à une soirée cannoise de 2012
, lors du Marché international des programmes de télévision où ils se trouvaient tous deux pour le travail. Eric Brion, qui a convenu avoir eu des mots déplacés et s’était excusé par texto le lendemain, s’était défendu d’"être un harceleur sexuel".
Quand la presse dite de "qualité" chasse la "fake news",
tout en courant derrière la rumeur
Résultat de recherche d'images pour "is truth dead"Journaliste à la "Lettre de l’audiovisuel", professionnelle présumée de l'information, Sandra Muller est l’une des activistes pompeusement qualifiées de "briseuses de silence" ("one of the silence breakers", ci-dessous) que le magazine Time  avait un peu hâtivement désignée comme l’une des "personnalités de l’année" 2017.
Le propriétaire de Time magazine est Marc Benioff, PdG de la société de cloud computing Salesforce.com, dont les Français Pernod Ricard, Renault, Engie ou Suez sont clients)

L'accusatrice a également été condamnée à verser au plaignant 5.000 euros au titre des frais de justice, à retirer le tweet litigieux et à publier des communiqués judiciaires sur son compte Twitter et dans deux organes de presse, dans une limite de 4.000 euros, selon le jugement consulté par Le Monde. Francis Szpiner, son avocat,  a confirmé qu’il entend faire appel, dénonçant une décision de justice "hors du temps" et "une régression".

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Le 13 octobre 2017, Sandra Muller écrit sur la plate-forme Twitter le message suivant : 
« #balancetonporc !! toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlent [sic] sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends. »
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Quatre heures plus tard, un second Tweet : « “Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit” Eric Brion ex-patron de Equidia #balancetonporc ». 
C'est beau l'amour - 48

La parole de milliers de femmes - possiblement des militantes - dénonçant harcèlement ou agressions sexuelles - réels ou fantasmés - s’était "libérée" sous ce mot-dièse #balancetonporc, rapidement devenu viral, et sous son équivalent en anglais #metoo ("moi aussi") relancé par l’actrice Alyssa Milano, révélée au grand public par la série télévisée ...Madame est servie (1984-1992), notoriété entretenue par des séries aux titres évocateurs : Melrose Place (1997-1998), Charmed (1998-2006) - au cours du tournage de laquelle ont lui connaît deux mariages et une liaison avec trois de ses partenaires - et Mistresses (2013-2016).
Wikipedia rapporte que, le 4 septembre 2013, Alyssa Milano publie sur Internet une pseudo "sex-tape" contenant un message décrivant le président syrien comme un dictateur cruel qui massacre des enfants au moyen d'armes chimiques. La vidéo – qui fut largement diffusée par les media occidentaux – fut publiée la veille de la réunion du G20 à Saint-Pétersbourg, et alors que le président Obama peinait à convaincre l'opinion publique internationale d'appuyer sa volonté de faire la guerre à la Syrie.
Des attendus évoquant l'affaire des policiers "barbares", selon Mélenchon

Le préambule de la décision du tribunal prend soin d'indiquer que la question des "violences sous toutes leurs formes infligées aux femmes par des hommes constitue à l’évidence un sujet d’intérêt général". Pour autant, les juges ont estimé qu’en accusant Eric Brion de l’avoir harcelée sexuellement, Sandra Muller a tenu des propos diffamatoires, le délit de harcèlement étant constitué par "une répétition ou une pression grave"

De surcroît,
elle ne peut bénéficier de l’excuse de "bonne foi", n’ayant apporté ni "base factuelle suffisante", "ni preuve de la vérité de ses accusations".

Sandra Muller "a manqué de prudence dans son tweet, notamment en employant des termes virulents tels que “porc pour qualifier le demandeur, l’assimilant dans ce contexte à Harvey Weinstein, et "balance", (…) l’exposant ainsi à la réprobation sociale ; elle a dépassé les limites admissibles de la liberté d’expression, ses propos dégénérant en attaque personnelle", a estimé le tribunal.

La décision des juges souligne en outre "le retentissement exceptionnel mondial qu’ont eu ces deux tweets" et leurs conséquences pour Eric Brion : "isolement social", dégâts dans son couple et lourde dépression. 

Me Francis Szpiner fait peu de cas de l'honneur d'un homme.
"Ce n’est pas un signal positif que la justice envoie, estime-t-il. On leur dit, Mesdames, retournez sept fois votre langue dans votre bouche avant de tweeter, sinon vous serez asphyxiées financièrement", a commenté l’avocat de Sandra Muller, suggérant une légèreté des accusations dans un contexte sensible de chasse sexiste par des féministes.

De son côté,
le plaignant "accueille la décision avec une certaine forme de soulagement", a réagi son avocat, Nicolas Bénoit.
Eric Brion@Eric3rion
Je suis extrêmement soulagé de la décision sévère que vient de rendre la 17ème Chambre du TGI de Paris après 2 années d’une rare violence. C’est notamment la victoire de la vraie #justice sur le tribunal du buzz et des réseaux sociaux #justice #Balancetonporc
Libération de la parole ou délation, une confusion d'activistes.
Lors de l’audience devant la 17e chambre civile du tribunal de Paris, le 29 mai dernier, S. Muller avait défendu la libération de la parole initiée par #balancetonporc, tandis qu’Eric Brion et ses avocats avaient dénoncé un appel à la "délation".
Les avocats de Sandra Muller avaient plaidé que condamner leur cliente reviendrait à "bâillonner" la parole.
Les avocats de la victime avaient en revanche contesté le "mensonge" sur lequel serait fondé #balancetonporc, puisqu’Eric Brion "n’est pas un harceleur". "Oui, #balancetonporc est un phénomène superbe, mais, à côté de ça, il y a eu de la calomnie, de la rumeur", ont-ils souligné. 

Créée en 1977, la "Lettre De l'Audiovisuel" clame qu'elle "fait partie des leaders en matière d'information dans le secteur en pleine mutation des médias et des nouvelles technologies". Fort bien, mais ce leader exemplaire conserve-t-il Sandra Muller dans ses rangs?