POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 29 août 2017

Le journaliste Bruno Roger-Petit à l'Elysée, pour preuve de l'indépendance et de la liberté de la presse

Le renouvellement de la vie publique selon Macron, ce n'est encore pas pour demain

Macron le fait sortir de son néant absolu, mais le maintien dans son sectarisme assumé
10 choses à savoir sur Bruno Roger-Petit, le polémiste qui rejoint l'Elysée
BRP, polémiste limité, voire casquette sur les oreilles
Emmanuel Macron a déclenché aussitôt une vague de critiques sur les liens entre media et monde politique en encombrant son dispositif de communication du journaliste Bruno Roger-Petit, nommé mardi porte-parole de l'Elysée. Ainsi Jupiter ne fait-il encore preuve ni de psychologie, ni de connaissance des hommes en s'adjoignant ce pédoncule étriqué :  en effet, l'insignifiance du personnage ne rehaussera pas le prestige présidentiel. Il ne fera que tirer Macron vers le bas des sondages.

Déjà, à 54 ans, Bruno Roger-Petit ne rafraîchit pas l'entourage du locataire de l'Elysée. Il a tout fait à la télévision, sans jamais émerger de la petite lucarne, d'abord sous la houlette de feu le journaliste socialiste  Georges Fillioud qui sera secrétaire d'État auprès des premiers ministres Mauroy et Fabius de Mitterrand, chargé des techniques de la communication, son militantisme lui tenant lieu de compétence et notamment sur le service public, depuis l'après de Gaulle toujours marqué à gauche. Entré à Antenne 2 en 1988, sous Mitterrand, Bruno Roger-Petit sera fait grand reporter au service politique intérieure jusqu'à 1994, puis présentateur des journaux de Télématin de William Leymergie puis du Journal de la nuit (1994-1998).
Sa rédaction lui opposant sa ligne éditoriale, il piqua une crise en direct, de dépit, et jeta ses fiches par-terre : le terroriste déséquilibré fut licencié. Il alla se faire voir sur France 5 au côté de Jean-Luc Delarue.
Il se fit ré-intégrer sur France 2 en octobre 2005, quand Raffarin entra à Matignon, et resta fonctionnaire jusqu'en mai 2006.

On le voit ensuite sur D8 et i-télé, tant que ces chaînes furent aux mains du groupe Canal+, créé par un proche de Mitterrand dont il a été l'exécuteur testamentaire, le propriétaire des taxis G7, puis son chef de cabinet, André Rousselet. En juillet 1984, le gouvernement nomme André Rousselet président d'Havas, poste qu'il occupe jusqu'en 1986. Difficile pour Macron et Bruno Roger-Petit de contester qu'ils sont dans la continuité socialiste.

Nous passons sous silence, comme insignifiante, sa traversée du désert de 1998 à 2008 sur les chaînes de radio, BFM et France Inter, ou sans la presse écrite (2003-2006) comme rédacteur en chef du magazine gratuit Sport, le temps de ses trois premiers numéros : l'écriture n'est pas le moindre de ses points faibles...

Indésirable dans nombre de salles de rédaction,

Bruno Roger-Petit s'essaya à l'internet. 
A partir de 2008, Bruno Roger-Petit contribua au site Le Post.fr qu'il quitta en mai 2011 (avant qu'il ne sombre définitivement  en janvier 2012) pour participer au Plus du Nouvelobs.com propriété à 66% des actionnaires du Groupe Le MondePierre BergéXavier Niel et Matthieu Pigasse, et à 34% du Groupe Perdriel, et dont le rédacteur en chef est Matthieu Aron, ex-journaliste sur les diverses chaînes mutualisées de Radio France - jusqu'en janvier 2015. Il contribua alors au site Challenges.fr. du même propriétaire de presse et fabricant de sanibroyeurs. 

Dès janvier 2012, Le Post s'arrêta et la page d'accueil du site redirigea vers Le Huffington Post, copie française du site américain d'actualité créé en France par Anne Sinclair, épouse du socialiste Dominique Strauss-Kahn dont elle a divorcé. Bruno Roger-Petit fut alors vendu avec les photo-copieuses : les chroniqueurs invités du site se sont vus remerciés fin décembre 2011 par Le Monde interactif, lequel avait signé un partenariat avec Le Huffington Post, actuellement renommé HuffPost.

Des pérégrinations qui ne sont pas celles d'un perdreau de l'année et dont la nomination à l'Elysée surprend légitimement : Macron a commis une nouvelle bourde.

BRP "aura pour mission de relayer la parole publique de l'Elysée" 

Pour ce faire, il aura tous les moyens à sa disposition, "notamment le compte Twitter de la Présidence", a indiqué l'Elysée dans un communiqué. De beaux jours en perspective : certes, outre une pensée confuse et un parti-pris qui relaie Laurent Neumann loin derrièreBRP n'a aucun style, mais son problème de maîtrise du flot de ses platitudes et de références mal maîtrisées, en phrases interminables chargées de tournures ampoulées, sera confronté à la difficulté, surhumaine chez lui, de la synthèse. Mais, faisons lui confiance, en 140 signes, il est capable de plusieurs fautes d'orthographe par ligne... 

Alors qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont insisté récemment sur la nécessité d'une meilleure "pédagogie" sur les grands chantiers du quinquennat, Pruneau Roger-Petit va plomber le dispositif de communication de l'Elysée, qui depuis le 14 mai a été placé sous la houlette de Sibeth Ndiaye, une gaffeuse vulgaire qui confirma le décès de Simone Veil en ces termes : "Oui, la meuf est dead"... Jusqu'à présent, c'est Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, qui avait assuré la plupart des interventions. Se décrivant comme un "besogneux", Castaner apparaissait dépassé. Il le sera désormais doublement.

Les visages de la presse militante
Le poste de porte-parole du président avait jusqu'ici été tenu uniquement par David Martinon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, de mai 2007 à mars 2008. "Bravo pour cette belle mission. Je vous souhaite le meilleur [mot-à-mot de l'anglais 'all the best'...]. Passionnant et amusant. Vous verrez", a tweeté D. Martinon.

Plusieurs autres présidents avaient déjà choisi des journalistes parmi leurs conseillers en communication, comme François Hollande qui avait embauché Claude Sérillon en 2012, ou Nicolas Sarkozy qui s'était adjoint les services de Catherine Pégard en 2007. 

Et Emmanuel Macron avait lui durant sa campagne recruté la journaliste Laurence Haïm comme porte-parole. 

Pruneau Roger-Petit avait déjà pris parti pour Macron à plusieurs reprises. 
Le macronolâtre a affiché son soutien pendant la campagne présidentielle de 2017,  singulièrement sur BFMTV, et a figuré parmi les invités d'Emmanuel Macron à la soirée de La Rotonde où le candidat et ses proches avaient fêté sa victoire au premier tour, le 23 avril. Au mois de mars, il avait aussi publié un livre au vitriol contre François Fillon intitulé "Le pire d'entre nous". 

En mars, lSociété des journalistes avait protesté contre la proximité de l'éditorialiste avec le leader d'En Marche ! durant la campagne présidentielle. 

La (SDJ) de l'hebdomadaire Challenges dénonça  "la fréquence bien plus élevée" des publications "pro-Macron/défavorables à ses adversaires" sur son site internet qui "annihile totalement la tentative de rééquilibrage".

Mardi matin, le journaliste a décidé de ne pas assumer son passé: le pleutre a effacé toute trace compromettante de son compte Twitter, effaçant tout l'historique de ses commentaires sectaires sur le réseau social. BRP a tenu à faire disparaître les attaques au vitriol contre la droite, en particulier celles ciblant l'actuel ministre de l'Economie, Bruno Le Maire...

Un exemple pitoyable du journalisme partisan.
Dès mardi sur les réseaux sociaux, ce recrutement - par défaut - n'a pas manqué d'alimenter les accusations de confusion des genres entre mondes politique et médiatique.

Les navettes entre les deux sphères ont accéléré ces dernières semaines, à l'instar de la nomination de l'ancien directeur de la rédaction d'Europe 1 Nicolas Escoulan au cabinet de Benjamin Griveaux, sous-fifre au ministère de l'Economie et des Finances.

En sens inverse, l'arrivée comme chroniqueurs dans des télés et radios de plusieurs anciens responsables politiques (Jean-Pierre Raffarin, Henri Guaino, Aurélie Filippetti, Julien Dray, Raquel Garrido...).
"Quand les politiques chroniquent et les chroniqueurs deviennent politiques, le nouveau monde devient d'abord celui de la confusion", a réagi sur Twitter le patron des députés socialistes Olivier Faure.
En 2015, dans une émission d'Europe 1, Roger-Petit estimait sur la foi de ses "27 ans de journalisme politique" que "beaucoup de journalistes politiques ont comme vocation de rentrer comme conseiller du prince", lançait  le moraliste aigri, fustigeant à la volée.

"Vous faites un déplacement comme journaliste politique et vous avez toujours le confrère qui va dire au politique : 'y a qu'à, faut qu'on, vous devriez". (...) Est-ce que ça me gêne ? Non", avait ajouté l'ancien de l'Obs, épinglant "la pseudo-objectivité" de certains de ses confrères.

Le tout-Macron ne manquera pas de nous saouler.

La diète médiatique de Macron est donc achevée. Voici que s'ouvre l'ère de l'abondance avec des plats servis et resservis froids et chauds par Castaner et Roger-Petit, sur toutes les chaînes de radio et de télé, à toute heure de l'info en continue, en doublons et en télescopages: des embrouilles à n'en plus finir, jusqu'à la nausée des Français. Ruth Elkrief et Laurent Neumann ne sont plus seuls sur le marché...
Et voilà que le président annonce des entretiens (radiophoniques) au rythme de deux par mois. Le temps du trou normand ?
Une orgie de pédagogie ou plutôt de propagande...

 

Ruffin, député LFI, cible Macron sur ses aspects nuls

Ruffin choisit d'attaquer Macron sur des "trucs à la con"

Le député de la France Insoumise a dévoilé sa stratégie anti-Macron
 

Le député renonce à l'attaquer sur les sujets de fond. Il a plus de deux talons d'Achille, Jupiter ! Et qu'ils aient fait jaser cet été, comme ses frais de maquillage, le chien Nemo ou le statut de Brigitte Macron, arrange l'agitateur d'extrême gauche, plutôt que la réforme du droit du travail, un sujet trop "technique" pour "les vrais gens" et vrais "ballots" qui suivent 'La France insoumise' de Mélenchon.

Alors que les ordonnances seront rendues publiques jeudi 31 août, Jean-Luc Mélenchon a appelé ce week-end "le peuple" au "combat" et à "déferler" dans Paris le 23 septembre contre le "coup d'État social" de la réforme du Code du travail. Néanmoins, pour son collègue de la France Insoumise François Ruffin, il faut viser plus bas.

Il n'est pas judicieux d'attaquer le président sur le fond de sa réforme phare.

Interrogé par France Inter lundi 28 août, le réalisateur de "Merci patron!" s'est fixé un objectif à la hauteur de ses compétences. "Je pense qu'il ne faut pas être strictement sur le Code du Travail parce que c'est technique, moi je suis contre le projet hein, mais ce n'est pas ça qui va marcher", a expliqué le député de la Somme. 

"Ce qui va marcher c'est des trucs à la con, c'est les vaccins, le statut de la première dame, les 26.000 euros de maquillage, des trucs comme ça", assure l'élu, en citant les sujets chauds de l'été. "C'est l'agrégation de (ces éléments) autour de la figure d'Emmanuel Macron qui va faire bouillonner la cocotte. Ce n'est pas strictement le code du travail", a-t-il insisté. 

Dire la vérité n'est pas un objectif révolutionnaire
Elu pour la première fois en juin dernier, François Ruffin veut réutiliser une formule qui a déjà fait ses preuves. "Pendant toute notre campagne, on faisait deux manifs par jour anti-Macron", a-t-il rappelé. "Je veux rester sur cette ligne, a-t-il ajouté. On a la chance d'avoir un visage clair sur ce projet économique et politique. On doit dire que les manifestations sont des manifs anti-Macron".

Outre celle, politique, du 23 septembre, une autre manifestation contre la réforme du code du travail, syndicale, est prévue le 12 septembre, à l'appel de la CGT cette fois.

lundi 28 août 2017

Un chien est entré à l'Elysée


Il mangera à la même gamelle que les députés du parti présidentiel

Le président Macron a adopté un labrador croisé de griffon

Macron n'est plus obligé d'exercer son autorité sur les Français
Des journalistes ont été conviés lundi aux présentations avec le bébé du couple à l'Elysée où il a pris ses quartiers. Recueilli dans un refuge de la Société protectrice des animaux, à Hermeray (78), les Macron l'ont baptisé Nemo. 
Emmanuel et Brigitte Macron avec leur chien Nemo. - SPA
Les heureux parents posent avec leur enfant
Le chef de l'Etat a choisi le nom du nouvel hôte du palais présidentiel en fonction du N, correspondant à son année de naissance, selon l'usage. Or, à l’origine, il s’appelait Marin...
Un choix en référence au célèbre personnage de fiction du roman de Jules Verne "Vingt mille lieues sous les mers", le capitaine Nemo, qu'il apprécie particulièrement, a-t-on indiqué dans son entourage.
Aristocrate polonais (!) sombre et mystérieux, qui cache sa véritable identité et voue une haine féroce à la Grande-Bretagne, le capitaine Nemo est un terroriste rongé de remords dans 'Vingt mille lieues sous les mers' et trouve la mort, avec le Nautilus, dans la destruction de l' "île Lincoln" à la fin de 'L'Ile mystérieuse'.
Et puis, c’est aussi une référence à Amiens, où Jules Verne a vécu.

Agé de un à deux ans, Nemo est un garçon de couleur noire
Les Macron adoptent à la SPA Nemo, un labrador croisé de griffonaperçu dans le salon Murat, lieu du séminaire de rentrée du gouvernement, où il s'était introduit comme un chien dans un jeu de quilles.
Depuis 1969, le Conseil des ministres se tient dans ce salon tous les mercredis matin.

Nemo succède à Philae, la jeune labrador offerte en décembre 2014 à son prédécesseur François Hollande par la Fédération des anciens combattants français de Montréal. Celle-ci a quitté l'Elysée avec son maître en mai dernier.

Depuis 50 ans, tous les présidents français ont eu un chien à l'Elysée, qui dispose de vastes jardins. Et la plupart ont choisi un labrador. Et en même temps, celui-ci a été choisi pour être compatible avec la présence de visiteurs à l’Elysée et pour qu’il n’y ait pas de danger avec les petits-enfants de Mamie Brigitte.

A la vérité, le chien est un faire-valoir du maître

Emmanuel et Brigitte Macron avec leur chien Nemo. - SPA

Macron prend la pose en blouson de cuir noir au col relevé, pantalon skinny et chaussures de sport ...immaculées. 
Le ridicule tue plus sûrement quand c'est de la com' ringarde.

Sondage : Macron n'a pas la confiance pour réformer le code du Travail

Les Français ne le voient pas apte à conduire la réforme 

Les Français jugent nécessaire de réformer le Code du travail

Désillusion des Français et de ...Macron 
Pour 56% des Français, le Code du travail est un frein à l’embauche pour les entreprises,
Or, 63% d’entre eux ne font pas confiance au pouvoir pour le réformer, selon le sondage Odoxa pour RTL publié lundi. 

Le plafonnement des indemnités prud’homales serait la mesure qui dérange le plus les Français.
61% y sont hostiles, soit une progression de 8 points depuis mai dernier.

Le recours aux ordonnances  est une mauvaise idée.
Ils sont aussi 63%, soit une hausse de 11 points par rapport à mai.

Cette réforme aboutira à un mouvement de contestation sociale généralisée à la rentrée

C'est, au final, la crainte de 8 français sur 10. 

Le sondage a été réalisé en ligne les 24 et 25 août auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Budget de l'Education nationale en hausse en 2018, sans plus de précisions

Plus de 50 milliards : pour quoi et pour qui ? Il ne peut le dire...

Le ministre de l’Education nationale annonce une hausse du budget de l’Education nationale en 2018.

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer Macron""L’Education nationale a été définie comme une priorité par le président de la République et le Premier ministre. Cela se traduira par une augmentation du budget de l’Education nationale l’an prochain", déclare Jean-Michel Blanquer dans un entretien publié dimanche sur le site internet du quotidien économique Les Echos , sans avancer de chiffre précis.
Depuis que l'Education est une priorité socialiste, méfiance...
"Il y aura, pour septembre 2018, le nombre de postes nécessaires" pour permettre la poursuite du dédoublement des classes de cour préparatoire dans les zones scolaires défavorisées, poursuit-il. Il n'y en aura pas pour tout les monde...

Le ministère compte sur l'effort des communes 

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer "
Cette concrétisation d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron - des classes de CP à 12 élèves - doit prendre forme dès la rentée du 4 septembre prochain
"C’est déjà une réalité, c’est-à-dire que 85% des communes ont réussi à trouver la deuxième classe", a déclaré le ministre, dimanche soir, lors du journal de 20 heures de TF1. Les mairies ont pris en charge les frais d'aménagement des locaux.
Sur BFMTV ce matinBlanquer a remercié les communes de l'effort qu'elle consentent pour assumer la priorité de Jupiter.

Jean-Michel Blanquer avait annoncé dans un entretien accordé fin juin à La Voix du Nord la création de 2.500 postes à la rentrée 2017 affecté au dédoublement des CP dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP+).

Ce dédoublement sera ensuite étendu "aux réseaux d’éducation prioritaire ’REP’ et aux CE1 des ’REP+’ pour parachever le dispositif", déclare Jean-Michel Blanquer dans Les Echos (groupe LVMH, qui prend à sa charge les frais d'habillement de l'épouse du président), en précisant que "le dédoublement des CE1 des écoles ’REP’ est prévu à la rentrée 2019."

Mais la mesure est contestée: ce dispositif inquiète parents et enseignants. 
Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"
Selon certains syndicats de parents d'élèves, sa mise en place ne sera pas équitable. Parmi les 4.000 créations postes prévues lors du quinquennat de François Hollande pour la rentrée 2017, 2.500 seront consacrés au dédoublement des classes de CP. Or, ils ont déjà été affectés par les inspecteurs d'académie", expliquait en juin Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp-FSU, le syndicat dominant des enseignants du primaire. En juin dernier, des enseignants de primaires, notamment en Seine-Saint-Denis, dans le Rhône ou le Var, ont fait grève pour protester contre une réforme annoncée fin mai par le ministre de l'Éducation pour la rentrée 2017. Elle prévoit de limiter les effectifs de 2.200 classes de CP dans les écoles du réseau d'éducation prioritaire renforcé, les REP +.

A première vue, difficile pourtant de comprendre pourquoi ces conservateurs s'opposent à des classes plus allégées.
Certaines études publiées en France et aux États-Unis expliquent notamment que la réduction de la taille des classes permet une baisse des problèmes de discipline, et améliore l'implication des élèves dans leurs tâches. Pour autant les enseignants avancent plusieurs motifs de mécontentement.
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Car les postes créés ne sont plus disponibles. Les 1.500 postes restant avaient été "mis de côté", comme variable d'ajustement, par les inspecteurs d'académie. Ils devaient être affectés au moment de la rentrée scolaire, en septembre, dans les écoles qui en auraient le plus besoin. Mais, pour mettre en oeuvre la réforme du déboublement des classes de CP en REP+, le ministre ne semble pas avoir d'autre choix que de les "récupérer" pour les redéployer pour son dispositif. Ce que déplorent les syndicats.
Une fois ces 1.500 postes "récupérés", le ministre de l'Education doit encore trouver 1.000 postes d'enseignants de primaire pour permettre le bon fonctionnement de sa mesure. Pour cela, et avant que les résultats de l’évaluation du dispositif lancé par François Hollande ne soient connus en cette fin d’année, Blanquer prévoit d'amputer l'effectif qui aurait dû être dédié au plan "Plus de maîtres que de classes", un dispositif qui permet depuis 2013 l’intervention de deux instituteurs dans une même classe. "Beaucoup d'écoles vont être déshabillées", déplore Francette Popineau. "Une fois de plus, le politique mettra-t-il fin à une innovation avant même qu’on puisse comprendre ce qu’elle génère ?", s’inquiéta en juin le centre de ressources Alain-Savary.  
Dans un entretien à La Voix du Nord, le ministre a pourtant assuré qu'il ne veut pas la mort du dispositif "Plus de maîtres que de classes" institué dans le cadre de la refondation de l'École de la République, il y a seulement quatre ans. Pour l’équipe d’En marche, en revanche, le "plus de maîtres que de classes" n’a pas été "sérieusement évalué. Nous privilégions ce qui a fait ses preuves": les classes à petits effectifs... Blanquer et En Marche! n'avaient pas accordé leurs violons. Parfait, néanmoins, pour les communes qui n'ont pas les moyens budgétaires d'abattre des cloisons là où Vincent Peillon leur en avait fait dresser.


A propos de violons, l'austère Blanquer veut une rentrée dans la joie.

En cravate noire chez J.-J. Bourdin, le ministre a annoncé la fête de la musique devant les établissements, ce 4 septembre, jour de rentrée. Des groupes musicaux seront sollicités pour rendre festive la reprise. Et de citer la participation d'un vainqueur de la Star Academy qui viendra se produire devant telle ou telle école. Nique ta mère (NTM) est-il de la fête ? A Marseille, les rappeurs du groupe Zbatata sera sorti de prison à temps, après huit mois de prison ferme pour divers menus cambriolages. Il a le choix aussi entre Sniper, groupe de tunisieno qui assimile la France à "une garce", et un NRJ Music Awards 2013, Orelsan, dont le clip de son tube "Salue Pute" (et "avaleuse de sabres") avait froissé l'association féministe Ni Putes ni Soumises ...


Blanquer répare aussi les bêtises de Najat Vallaud-Belkacem.

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer Belkacem"
Vallaud-Belkacem est une erreur
Sur la suppression des classes bilangues décidée par la ministre recalée par la population à la législative du Rhône, Blanquer est clair : "C’était une erreur, elles sont maintenant rétablies."L’argumentaire était que ça créait de l’élitisme. Je prétends exactement le contraire (…) On a rétabli totalement les classes bilangues en France aujourd’hui", a-t-il tranché.

La coupe budgétaire de 850 millions d'euros pour 2017 ne remet en cause ni l'objectif de porter à 2 % du PIB le budget de la Défense, ni le prêt de 430 millions de la France à l'Irak

tandis qu'avec un budget de près de 70 milliards d’euros (selon Reuters) dans la loi de finances 2017, l’enseignement scolaire est resté cette année le premier budget de l’Etat. Mais le budget 2018 sera en hausse en 2018 pour dépasser 50 milliards, selon Blanquer ce matin sur BFMTV : cherchez l'erreur...

dimanche 27 août 2017

Les Français vont offrir 430 millions d'euros à l'Irak

Macron signe le prêt; le contribuable paie

La France s'apprête à débloquer un prêt de 430 millions d'euros à l'Irak d'ici la fin de l'année

La France va accorder un prêt de 430 millions d'euros à l'Irak
Depuis dix ans, aucun officiel français n'avait passé la nuit dans la capitale irakienne.
Ce prêt à Bagdad sera accordé par les travailleurs français dès 2017
Le budget de l'Irak est en effet fortement grevé par la lutte contre les djihadistes et la chute des cours du pétrole, dont le Vénézuela en crise est le plus grand producteur au monde, devant le Moyen-Orient, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, samedi.

Une aide débloquée avant la fin de l'année. 
Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a indiqué au premier ministre irakien Haider al-Abadi lors d'un entretien à la mi-journée à Bagdad que les fonds seraient débloqués avant la fin de l'année, a-t-on précisé de même source. 
"La France a été présente dès le début des combats contre Daech", l'acronyme désignant en arabe le groupe État islamique (EI). 

"La France sera aussi présente dans la phase de paix qui s'ouvre désormais"

Résultat de recherche d'images pour "conférence des donateurs Irak"
Jean-Yves Le Drian admet ainsi lors d'un déplacement conjoint en Irak avec la ministre française des Armées, Florence Parly, que la France reste un marchand d'armes actif et attend une contrepartie irakienne.  Au cours de cette visite, il a en outre remis à Haider al-Abadi une invitation du président français Emmanuel Macron à venir en France.

Résultat de recherche d'images pour "je suis irakien"
Ce soutien budgétaire français vise officiellement à encourager des réformes de fond et l'assainissement financier du pays. Ce prêt impose, comme ceux de la Banque mondiale, l'amélioration de la gestion des finances publiques et de la gouvernance des entreprises publiques, ainsi qu'une plus grande efficacité énergétique. 
L'EI a perdu plus de 70% des territoires irakiens qu'il avait conquis en 2014, notamment la cité emblématique de Mossoul, deuxième ville du pays. Samedi, les forces irakiennes, appuyées par les frappes aériennes et tirs d'artillerie de la coalition internationale, ont annoncé avoir repris le contrôle du centre de Tal Afar, l'un des derniers bastions de l'EI dans le pays.

La France participera, comme l'Allemagne, à l'effort irakien de reconstruction. 
D'autres pays ont déjà accordé des prêts de soutien budgétaire ou d'investissement à l'Irak, comme l'Allemagne (500 millions d'euros), se justifie le gouvernement. 
L'enveloppe de 430 millions d'euros représente toutefois un effort important pour la France au regard de ses contraintes budgétaires concrétisés par un appel de Bercy à des économies dans tous les territoires de l'Hexagone. 
Elu en mai, Emmanuel Macron a notamment décidé de réduire de 850 millions d'euros les crédits destinés à l'achat d'équipements militaires en 2017. 

La facture de la reconstruction irakienne est estimée entre 700 et 1.000 milliards de dollars"On a été dans le combat; on entend être là ensuite", a lâché Jean-Yves Le Drian devant son homologue.
Dans un premier temps, après de longs et violents combats pour la reconquête de bastions djihadistes comme Mossoul, les villes reconquises doivent être déminées et les services de base rétablis (eau, santé, etc...).
L'un des objectifs avoués est de permettre le retour des populations déplacées. L'Irak compte 3,3 millions de déplacés sur un total de 39 millions d'habitants. Au total, 11 millions de personnes auraient besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations Unies. Dont des femmes et des enfants...

Un prêt sur 17 ans, avant remise de dette

Résultat de recherche d'images pour "conférence des donateurs"Une conférence des donateurs est prévue à la fin de l'année au Koweït.
Le prêt français, d'une durée de 17 ans, offre un taux plus favorable que les conditions du marché (6,75%), a-t-on indiqué de source diplomatique française sans plus de précision.
L'Irak sollicite aussi l'aide du Fonds monétaire international (FMI). 

Chute à 40% de la popularité de Macron en août

En deux mois, la popularité d'Emmanuel Macron aura donc dévissé de 24 points

C'est clair, le trentenaire fait déjà mieux que ses prédécesseurs...
Déjà en juillet, maintenant en août, l'impopularité du chef de l'Etat grandit.  
Soit une chute de 14 points en un mois,  après celle de 10 points déjà observée en juillet. Il récolte plus que 40% d'opinions favorables.

Ses annonces, ses contradictions et ses comportements ont fait fondre la popularité d'Emmanuel Macron. 
Si on passe sur l'effet de saturation de la com' pour Brigitte Macron dans la presse estivale, le souverain républicain a accumulé les faux pas, qu'ils soient psychologiques avec sa crise d'autorité à l'encontre du chef des Armées ("Je suis votre chef": fermeté, autoritarisme ou aveu de faiblesse ?) et la visite de la chanteuse Rihanna à l’Elysée [elle est pas 'dead' 'la meuf' !], politiques avec la réduction des APL, sociaux avec une réforme anxiogène de la législation du travail, l’annonce de la hausse de la CSG et la suppression de l’ISF attisantles soupçons d’injustice sociale, ou diplomatiques avec son arrogance envers la Pologne. Il a donc encore décroché naturellement de son niveau déjà peu jupitérien de juillet, 54% d’opinions favorables, selon le baromètre Ifop-JDD du dimanche 23 juillet.

VOIR et ENTENDRE Alain Juppé citer quelques contradictions et erreurs de Macron, soulignant en outre que "tout finit par se payer" :

Le baromètre mensuel Ifop pour le JDD annonce une nouvelle chute en août.
 
Moins 14 points en un mois... Et il enregistre à peine 40% d'opinions favorables en août, contre 57% de mécontents, dont 20% de "très mécontents", soit un Français sur cinq.

Une chute spectaculaire, dans la logique de celle du mois de juillet (-10%). En deux mois, Emmanuel Macron aura donc perdu 24 points de popularité. C'est un record. Seul Jacques Chirac s'en approche, mais il avait perdu 20 points en quatre mois, entre mai et août 1995.

Selon cette enquête réalisée en ligne et par téléphone les 25 et 26 août, 
le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon est considéré comme la personnalité politique la plus à même (59%) d'incarner l'opposition à Emmanuel Macron dans les années à venir, 
devant la présidente du Front national Marine Le Pen (51%)
Benoît Hamon (ex-PS) et Laurent Wauquiez (LR), à 27% chacun, Valérie Pécresse (LR, 23%), la maire PS de Paris Anne Hidalgo (19%) et l'ancien président François Hollande (14%).

"Minoritaire" avant l'automne


De son côté, Edouard Philippe, premier ministre juppéiste, perd également 9 points en un mois, pour s'établir à 47% d'opinions favorables, contre 45% de mécontents.

Emmanuel Macron bat ainsi les records d'impopularité de son prédécesseur, François Hollande. 
Contrairement à lui, il est "minoritaire", c'est-à-dire en-dessous de la barre des 50%, avant même l'automne. En 2012, l'ancien premier secrétaire du PS bénéficiait toujours de 57% d'opinions favorables en août, soit seulement cinq points de moins qu'en juin. 
En 2007, Nicolas Sarkozy faisait mieux : dans l'été, il avait gagné 4 points, à 69% de satisfaits.