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lundi 29 décembre 2014

Hollande fera supporter les hausses d'impôts de 2015 par les collectivités

François Hollande et les impôts, une longue histoire d'amour socialiste

Jean-Yves Archer ne croit pas à la pause fiscale promise par le gouvernement
Selon ce spécialiste en conseil de haut de bilan, gérant de Archer 58 Research, une société de recherches économiques fondée en mai 2012, le président socialiste va simplement faire reposer les nouvelles hausses d'impôts sur les collectivités territoriales, majoritairement détenues par ...l'opposition.

A la veille de 2015, nous sommes nombreux à vouloir imaginer un pays en harmonie avec le couple impôts et dette publique. En fait, il convient d'extraire des documents du PLF 2015 (projet de loi de finances) six chiffres-clefsindique J.-Y. Archer qui est diplômé de l'E.N.A (1985), et titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Tout d'abord, le poids des prélèvements obligatoires est de 44,7% en 2014 et est annoncé à hauteur de 44,6% en 2015 et 44,5% en 2016. En apparence la promesse présidentielle de pause fiscale semble respectée mais chacun sait bien qu'elle se limite aux seuls impôts d'Etat et revêt d'un lourd silence la dynamique haussière des impôts locaux.

Puis, la dette publique telle qu'annoncée par les documents budgétaires: 95,3% du PIB en 2014 ( soit 2030 milliards ) 97,2% en 2015 et 98% en 2016. L'actuelle gestion publique réussit donc à augmenter la dette sans réellement stabiliser les impôts. De fait, les impôts en 2015 vont continuer d'augmenter. Ce n'est pas un parti pris, ni une hypothèse: c'est une conviction. Voire une démonstration.

Face au discours ambiant, nous gardons les yeux écarquillés et fortement songeurs. Depuis le dernier gouvernement Fillon et les idées singulières de Messieurs Ayrault et Moscovici en matière fiscale, notre pays a déjà dû accepter une hausse de plus de 70 milliards d'impôts. Comment s'y prendre autrement pour anéantir le faible foyer de la croissance?

Or, depuis, il nous est proposé une stabilisation de la pression fiscale ce qui revient à maintenir les prélèvements au taux inédit de près de 45%. Cette surcharge est intenable pour l'économie et la motivation des acteurs en présence. C'est une hérésie d'un autre âge de penser que les contribuables ne sont pas nettement plus avertis qu'il y a trente ou vingt ans.

Le fameux "pas d'impôt supplémentaire" a déjà sa place réservée au cimetière des slogans sans lendemain.

Ainsi, il y a déjà le développement fulgurant de l'économie souterraine allié au flux d'expatriation fiscale ( que nul ne peut désormais méconnaître ou mépriser d'un revers de main ). Il y a aussi toute cette série de sondages qui rapporte que les Français considèrent à plus de 83% que l'argent des impôts est mal employé. Plus d'un tiers des personnes interrogées utilisent même le terme de gabegie.

La gestion très imparfaite des choix publics est, à tort ou à raison, largement ressentie. La double hausse (quantitative et qualitative par destination: taxation de l'épargne) est venue heurter de plein fouet des millions de contribuables et a consumé la confiance. Face à la réalité des déficits et aux efforts limités de sérieux budgétaire (le déficit était de 82 milliards l'an dernier, il est programmé à hauteur de 88 milliards dans le PLF 2015), on ne peut objectivement adhérer à l'idée d'une véritable et loyale pause fiscale: le fameux "pas d'impôt supplémentaire" a déjà sa place réservée au cimetière des slogans sans lendemain.

Autrement dit, pour des motifs de comportement et pour des motifs techniques (ralentissement de l'inflation et moindres rentrées fiscales, tassement maintenu de la croissance malgré un frémissement annoncé mais issu de données exogènes: baisse du pétrole, baisse de la parité de l'euro), nous estimons que le pseudo-maintien des prélèvements obligatoires ne sera pas tenable. D'autant que plusieurs instituts de conjoncture n'écartent pas le retour de la spéculation au détriment de l'euro du fait de la récession en Italie. Ceci aurait pour conséquence d'impacter nos taux d'emprunts obligataires et de faire dériver la charge de la dette qui est notre premier poste budgétaire à hauteur de 43 milliards.

Chacun ressent l'insoutenable hausse fiscale et perçoit déjà qu'il y aura une certaine habileté à faire reporter sur les collectivités détenues par l'opposition nationale le poids d'une fiscalité croissante.

De surcroît, le Gouvernement, légitimement soucieux du pouvoir d'achat des contribuables les plus modestes, a décidé de supprimer l'assujettissement à la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu. En apparence, cela sonne bien. En réalité, cet élargissement du nombre de foyers qui sortent du champ de l'impôt est une aberration car elle déconnecte des millions de personnes du coût des équipements publics. L'ancien syndicaliste Force Ouvrière, Marc Blondel, considérait que c'était effectivement une erreur et avait affirmé dès 2001 que "l'impôt, c'est le cordon ombilical de la citoyenneté". Ce propos nous semble d'autant plus justifié que le fait d'être non-imposable ouvre le droit à d'autres exonérations totales ou partielles. Ainsi, son coût final sera supérieur à ce que les pouvoirs publics ont évalué...et viendra éroder la pause fiscale.

D'autant que les impôts ont une dynamique interne haussière, notamment issus des budgets sociaux stimulés par la profondeur de la crise et l'ampleur du chômage: l'UNEDIC prévoit 145000 chômeurs supplémentaires en 2015.

Les départements vont être dans l'obligation de lever davantage d'impôts pour au moins trois raisons: les moindres rentrées fiscales dues aux mutations foncières et à la crise de l'immobilier, la contraction des dotations d'Etat qu'il leur faudra compenser et enfin la dérive des budgets sociaux, notamment les aides destinées aux personnes âgées. (APA).

Nombre d'observateurs envisagent une hausse des impôts

Elle interviendra dès les élections régionales passées, car la réforme territoriale (13 régions) ne permet pas d'anticiper d'économies mais au contraire le maintien d'une complexité coûteuse.

Pour les communes, il a fréquemment été annoncé le besoin de revoir à la hausse les impôts du fait du désengagement de l'Etat. Là encore, il y aura une hausse en 2015 pour parer au frais de personnel (glissement vieillissement technicité) et à l'impact provenant de la réforme des rythmes scolaires initialement évaluée par le ministre Peillon à 250 millions d'euros là où son coût réel est désormais établi à plus de 1,1 milliard.

Alors, comment accepter d'entendre qu'il n'y aura pas de nouvel impôt? Les propos fort instructifs du Secrétaire d'Etat Christian Eckert laisse à conclure que c'est une parole présidentielle SGDG (sans garantie du gouvernement).

Par ailleurs, la fiscalité "affectée" concerne près de 400 organismes (des voies navigables de France au Centre national du cinéma, etc ) qui sont autorisés par l'Etat à prélever un total de 309 taxes sur leurs clients ou usagers sans avoir besoin de se soumettre au vote du Parlement. Sur les cinq dernières années, la hausse de ces taxes - dont le total représente 112 milliards - a été quatre fois plus rapide que celle des dépenses de l'Etat stricto sensu.

En synthèse, chacun ressent l'insoutenable hausse fiscale et perçoit déjà qu'il y aura une certaine habileté à faire reporter sur les collectivités détenues par l'opposition nationale (voir municipales de 2014 et prévisions 2015 surles "départementales" et les régionales) le poids d'une fiscalité croissante.

L'habileté fait partie du talent politique. 2015 verra donc comme un dialogue subtil entre cette forme d'habileté un rien spécieuse et la dextérité requise à la bonne gestion des affaires publiques.

Bruno Le Roux (PS): ça y est, en 2015, "on va commencer à relever la tête" !

Le boute-en-train du groupe socialiste a encore perdu une occasion de se taire

L'inversion de la ...tendance, c'est pour le 31 décembre 2015 ?


Bruno Le Roux prend une résolution pour ses camarades socialistes, à quelques jours de la nouvelle année. Invité de RTL, lundi 29 décembre, le cordonnier mal chaussé appellent les députés godillots du PS à "relever la tête" en 2015, année qui, promet-il, sera "exceptionnellement importante". Pour leurs postes...

Le Roux craint pour les prochaines échéances électorales en 2015

Leurre PS pour
la pêche aux voix
Après une année 2014 que l'exécutif a compliquée par son virage socio-libéral marqué par l'arrivée d'Emmanuel Macron  à Bercy et provoquant la fronde d'un nombre grandissant de parlementaires issus de la majorité et attachés à leur identité social-démocrate, le député PS de Seine-Saint-Denis tacle "les socialistes qui sont aveugles aux avancées de la gauche""qui sont muets quand il faut les défendre".
L' "agaceur" des députés socialistes (Le Roux, dessous, ci-contre) met en garde les pensionnaires du haras  contre "ce que manigancent la droite et l'extrême droite", à savoir mener les socialistes à l'échec lors des échéances électorales de 2015, c'est-à-dire dès les "départementales" (ex-cantonales), les 22 et 23 mars, dans trois mois. 
A l'occasion des régionales, que Hollande envisage de repousser de mars à décembre 2015, les socialistes doivent aller "à la rencontre des Français", prévient-il. Et surtout, "assumer avec fierté ce que nous faisons pour eux et pour le pays depuis maintenant deux ans et demi".

Lévriers socialistes lancés après Le Roux-le-leurre
Marche des fiertés socialistes:
en 2015, le PS pourrait se retrouver à poil !


dimanche 28 décembre 2014

Les médecins libéraux durcissent leur mouvement

Les médecins généralistes et spécialistes développeront des abcès de fixation

Des actions coup-de-poing sont envisagées


Si les réquisitions ont permis de contre-carrer la grève des médecins libéraux, elles ont pour effet de provoquer une première manifestation lundi à Rennes.

Malgré une mobilisation très forte depuis mardi – 
en moyenne 80 % des cabinets sont restés fermés –, les patients étaient prévenus et n'ont pas abusé des services d'urgence, en guise de soutien au mouvement. 
L'annonce du développement des grippes et des gastro-entérites ne s'est pas vérifiée pendant les fêtes. Alors que le projet de loi de santé sera examiné en avril au Parlement, la détermination des généralistes n'a pas faibli et le mouvement  prévu pour durer jusqu'au 31 décembre, se poursuit. 
Opposée à la généralisation du tiers-payant prévue -sans concertation- dans le texte de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui refuse d'assurer les gardes pendant les fêtes, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) " assure que les services du ministère et des agences régionales de santé (ARS, qui proposent aux préfets des médecins de garde à réquisitionner) passent de mauvaises fêtes", raille Jean-Paul Ortiz, son président.

Les blouses blanches en grève avaient promis de montrer ce que serait "une France sans médecins libéraux".
"Tant mieux s'il n'y a pas eu de crise, on ne fait pas grève pour que les gens meurent ! Les médecins ont une éthique et, comme nous l'avions annoncé, aucun gréviste ne s'est soustrait à la réquisition." 
A la tête de la Fédération des médecins de France (FMF troisième force syndicale de médecins derrière MG France et la CSMF), Jean-Claude Hamon souligne également l'esprit de responsabilité de ses adhérents, généralistes et spécialistes : "On a parlé de la grève partout, y compris avec les patients. Nous avons introduit la notion de queue dans les cabinets, avec une raréfaction de l'offre. Or, c'est ce qui passera si la loi est adoptée : la désertification de la médecine libérale."
C'est à l'évidence l'objectif du pouvoir socialiste qui - en quelques 24 heures seulement - a donné satisfaction aux urgentistes du service public, alors que Touraine a reporté la concertation avec les médecins libéraux à 2015. 

VOIR et ENTENDRE ce reportage en Vendée:

Touraine réplique par le mépris 

Les médecins libéraux ont respecté leurs patients et le public ne s'est pas rué sur le 15. D'abord, ils se sont organisés pour n'exposer ni leurs patients, ni le ministère de la Santé et les agences régionales de santé. "La grève était annoncée et nous leur avions facilité le travail en fournissant la liste des médecins de garde au conseil de l'ordre", souligne Jean-Claude Hamon (FMF). 

Signe de l'inquiétude du ministère, les syndicats révèlent avoir été contactés en début de semaine pour évaluer la mobilisation à venir. Résultat, malgré un taux de fermeture record, jusqu'à 94 % aux Antilles, selon la CSMF, "les autorités ont réquisitionné à tour de bras", résume Jean-Paul Ortiz. "Des généralistes de garde, des structures comme SOS Médecins, des spécialistes dans les cliniques, des équipes de centres de radiologie… Même les régulateurs libéraux [qui orientent les patients au 15] ont été réquisitionnés. Du jamais-vu !" Sauf en régime totalitaire. 

Le professeur Debré dénonçait donc à juste titre la volonté d'étatisation du secteur libéral de médecine par le gouvernement

Autre élément, l'absence actuelle d'épidémies, en dehors de la gastro-entérite. Mais si les patients n'ont pas envahi les urgences, ils ont afflué dans les cabinets de garde. "A Clamart, le temps d'attente était deux fois plus long que d'habitude, deux heures en moyenne", confie Jean-Claude Hamon. Enfin, certains malades légers ont sans doute renoncé à consulter ou ont pris les devants.

Après les bonnets rouges, les bonnets blancs?

Après six jours de mobilisation, les grévistes déplorent qu'aucun dialogue n'ait été ouvert par le ministère de la Santé, alors que les urgentistes ont obtenu en une journée une renégociation favorable. "La démographie libérale s'effondre : il y a trente ans, 60 % des médecins s'installaient en libéral; ils ne sont plus que 30%. Si Marisol Touraine s'accroche à cette généralisation du tiers-payant, la vraie crise sanitaire va avoir lieu", avertit le président de la FMF. Pour "soigner la surdité gouvernementale" sur ce point et sur la revalorisation de la consultation à 25 €, la pression sera maintenue jusqu'en avril.
Marisol refuse de rencontrer les médecins libéraux: ce ne sera même pas le 5 janvier, mais le 12, pas avant.

Le 5 janvier, les cliniques rejoindront le mouvement. 
Le 6, le syndicat de généralistes MG-France a décidé une "journée sans cabinet"

D'autres idées sont en incubation. Comme
l'arrêt de la télé-transmission des feuilles de soin à la Sécurité sociale. Il suffirait de ne pas utiliser la Carte vitale pour 30 % des dossiers pour "noyer la Sécu sous la paperasse"
Ou encore une grève des gardes qui exigerait que tous les médecins soient réquisitionnés, y compris ceux de santé publique et de sécurité sociale. 
"Des actions coup de poing plus spectaculaires" ne sont pas exclues, prévient Jean-Paul Ortiz. "Nous ne lâcherons pas. Cela s'appelle une guérilla." 

Lundi, la manifestation prévue à Rennes (Finistère) pourrait être le coup d'envoi d'un mouvement des "bonnets blancs"?

Péages autoroutiers: le gouvernement discrimine les voitures anciennes qui paieront plus cher

Les propriétaires de voitures récentes et propres paieront moins cher

C'est l'effet écologie "juste"
, foi de Royal, mais punitive
Le gouvernement qui s'est engagé dans un bras de fer avec les sociétés d'autoroutes sur les tarifs des péages, projetterait de faire payer moins les véhicules propres, selon le Journal du dimanche de ce 28 décembre. Le gouvernement étudie pour 2016 une refonte totale des contrats des autoroutes et a "mis sur la table" (!)  une "tarification écologique", en fonction du niveau de pollution des voitures. Ces péages différenciés avantageraient les véhicules électriques et hybrides ainsi que ceux faisant du covoiturage, affirme le JDD. A contrario, les plus polluants comme les diesels -anciens et récents- seraient davantage mis à contribution.
Le journal cite une source anonyme (et peu fière !) proche du gouvernement qui tente de justifier ce projet de "tarification écologique" en affirmant qu'il serait "cohérent avec la politique publique de développement durable et d'essor des véhicules électriques".

Relations tendues entre le gouvernement Valls et les concessionnaires

Sans nier le fait que l'Etat souhaite encourager l'utilisation de véhicules propres, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a en revanche nié dimanche midi que cela entraînera une augmentation des tarifs pour les véhicules polluants.
"Il y a des discussions et des propositions qui peuvent être faites sur des abaissements, des diminutions de tarifs pour les véhicules propres. Mais cela ne peut se traduire par le fait qu'il y aurait une pénalité ou une augmentation pour les véhicules diesel, à l'aveugle", sans distinction d'année de sortie des usines et donc de l''avancée des recherches. "Je pense qu'il y a là un raccourci qui ne repose sur aucun fondement", a-t-il commencé à polémiqué.

Le gouvernement s'oppose aux sociétés concessionnaires d'autoroute (SCA) au sujet de la hausse des péages de 0,57% prévue au 1er février 2015 dans le cadre des augmentations annuelles programmées dans les contrats de concession. La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal ne monte sur le devant de la scène, écartant Vidalies, que pour souhaiter un gel des péages en 2015...

Les relations entre les SCA et le gouvernement se sont tendues surtout après la publication mi-septembre par l'Autorité de la concurrence d'un rapport dénonçant la "rente" de ces entreprises depuis la privatisation de 2006, sur fond de péages augmentant plus vite que l'inflation. Chargée d'assurer le respect de l'ordre public économique, cette autorité est tellement indépendante (cf. son sigle affiché sur son site officiel, ci-dessus) qu'elle ne bronche pas lorsque la SNCF, entreprise publique, augmente ses tarifs au 1er janvier 2015.

Un dispositif difficile à mettre en œuvre

Le député PS Jean-Paul Chanteguet, rapporteur d'une mission d'information sur les autoroutes, a fait la préconisation radicale d'une "résiliation des contrats en cours" avec les SCA, évaluant le montant de l'indemnité de résiliation à "25 à 30 milliards d'euros", en attendant de se faire lui-même résiller remplacer dans sa mairie de l'Indre, quand la loi sur le non-cumul des mandats sera votée (?). La source citée dimanche par le JDD évoque des discussions "devenues plus constructives même si nous travaillons à une remise à plat profonde des contrats".
Il faut savoir que cet homme soumis fut le suppléant de ...Michel Sapin ! Il ne doit doit donc qu'à son talent propre sa promotion à la présidence de la Commission développement durable et de l'aménagement du territoire à l'Assemblée nationale...

Le nouveau projet de tarification écologique se révèle toutefois complexe à mettre en oeuvre, fait observer le JDD. "L'identification des voitures aux péages pourrait passer par une vignette qui les classerait par niveau de pollution", écrit le JDD qui précise que le dispositif doit encore être finalisé la semaine prochaine. 
Et le JDD n'évoque pas l'insuffisance de l'autonomie des batteries électriques -par ailleurs à la charge de l'acheteur, hors prix d'achat - et de la rareté des bornes de recharge pour voitures électriques... 22.867 points de charge, en tout et pour tout, sur l'ensemble du territoire, garantissent-ils la tranquillité d'esprit des automobilistes qui ne veulent pas rester en panne au milieu de nulle part ?

Enfin, les voitures discriminées seront-elles fichées et leurs propriétaires impécunieux équipés d'un bracelet électronique de détection de leur tare sociale ?

 

La dernière: l'"islamisme à visage humain", selon le Collectif contre l'islamophobie en France

On avait déjà l'islam modéré et vertueux, on passe à l'"islamisme à visage humain"

Difficile de faire le partage, assurent les fans d'islam 


Charles Martel, 
que la ministre de l'Education de Valls, Najat Vallaud-Belkacem, n'envisage pas de rétablir dans sa niche des livres d'Histoire

Suite à la présentation 
sur France Culture de l'essai "Islamophobie, la contre-enquête"  par Caroline Fourest, qui, dans la droite ligne plagiaire du fameux livre d'Hajjat et Marwan Mohammed "Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le problème musulman"estime à son tour que le terme d'islamophobie est instrumentalisé à des fins de prosélytisme en vue d'interdire le blasphème, et suite aussi à son émission 'Cahiers de doléances' consacrée sur LCP au martèlement de la thèse du racisme anti-musulman, un communiqué du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dénonce la "forfaiture intellectuelle" de l'ennemie préférée des intégristes de tous bords - intégrisme dont nous n'aurions probablement aucun exemple en islam.
Co-auteur d'"Islamophobie, la contre-enquête",  Jean-Christophe Moreau, spécialiste d'histoire du droit, avec Isabelle Kersimon, journaliste, a réagi à cette malveillante victimisation des intégristes musulmans. PaSiDupes enfonce le clou à moitié planté.

Avec véhémence dans son communiqué, le CCIF se défend  d'avoir jamais cherché à "disqualifier toute vigilance envers l'intégrisme ou le terrorisme", selon ses termes. Son seul objectif, assure-t-il, est "non pas [d']étouffer toute critique de l'islam, ou [de] réclamer un traitement de faveur [...] mais [de] repousser la diabolisation des musulmans, [de] faire rétablir dans leurs droits les victimes d'une nouvelle forme de discrimination."

Conquêtes des débuts de l'islam
Créé en 2003, le CCIF entretient d'excellentes relations avec l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), laquelle s'inspire de l'idéologie des Frères musulmans égyptiens. Le CICF exerce principalement deux fonctions : un travail de recensement des "actes islamophobes", à partir des dépôts de plaintes et des signalements qui lui sont directement rapportés, et une mission d'information et d'assistance juridique auprès des victimes.

Reconnu d'intérêt général en juin 2011, le CCIF est également membre consultatif du Conseil économique et social des Nations unies depuis septembre 2011. Or, l'inventaire des "actes islamophobes" recensés par le CCIF a, curieusement, disparu de ses rapports annuels depuis cette consécration... C'est en investiguant sur eux que l'on saisit son ambivalence, la lutte contre des violences et des discriminations bien réelles (principalement liées au port du voile), mais aussi une propagande idéologique.
Le collectif profite d'un combat légitime pour faire avancer des causes plus suspectes

Pour se déciller, il suffit de regarder de plus près certains des actes dénoncés par le CCIF entre 2003 et 2011.

En juillet 2004, le CCIF signale la "fermeture d'une école coranique à Grisy-Suisnes". L'école coranique clandestine de Seine-et-Marne en question avait été ouverte illégalement et, surtout, sa fermeture était consécutive à l'agression de trois journalistes du magazine 90 minutes de Canal+ par quatre membres du mouvement Tabligh, dont le directeur, Mohamed Hammami, expulsé en 2012 suite à des prêches incitant au djihad et à la haine envers les JuifsLe 11 mars 2004, les trois journalistes de Canal + s'étaient présentés devant les grilles du château de Ville-Main qui abritait cette école coranique clandestineAprès avoir tourné quelques images, ils avaient été violemment pris à partie et s'étaient fait voler la caméra. L'ingénieur du son, hospitalisé, s'était vu notifier 97 jours d'incapacité totale de travail. Mohamed Hammami, imam de l'association Foi et pratique, une branche fondamentaliste du mouvement Tabligh, âgé de 72 ans, et son fils, Mohsen Hammami, 41 ans, ont été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Caroline Fourest ne peut ignorer cette décision de justice.

En octobre 2006, le CCIF s'indigne d'un "rassemblement d'élus et de personnalités à Lyon contre la venue de Hani Ramadan"... dont on rappellera simplement qu'il a justifié l'application des châtiments corporels prévus par la charia, vantant entre autres les vertus dissuasives de la lapidation. Comment Caroline Fourest peut-elle l'ignorer sur les chaînes publiques de France Culture et de LCP ?

En mars 2007, le CCIF dénonce la "demande de fermeture de la mosquée de Noisy-le-Grand car les voisins de la mosquée se plaignent de voir des 'barbus' ". Une fois encore, le lieu de culte a été ouvert en violation des règles d'urbanisme par une association salafiste refusant tout droit de visite aux autorités. Maître de conférences (juste un peu orienté) à l'Université de Paris, le député PS de cette ville de Seine-Saint-Denis est maire depuis 1995. Caroline Fourest soutient-elle l'illégalité ?

Le dernier exemple que cite Jean-Christophe Moreau, parmi des dizaines d'autres, mérite une attention particulière, tant il atteste du degré de mauvaise foi que peut atteindre le CCIF. En juillet 2012, il dénonce le licenciement, à Gennevilliers, de quatre animateurs qui, en période de Ramadan, refusaient de s'alimenter pendant leur travail. Le licenciement s'appuyait sur une clause ajoutée par la mairie communiste au contrat de travail de tous les animateurs - leur imposant de "veiller à ce que les enfants et eux-mêmes se restaurent et s'hydratent convenablement" - après qu'une animatrice pratiquant le jeûne avait fait un malaise et provoqué un accident de la route dans lequel furent blessés plusieurs enfants. Caroline Fourest soutient-elle les pratiques religieuses engendrant des morts d'enfants ?

Alors que le licenciement était manifestement lié à des considérations de sécurité, le CCIF a joué la surenchère en affirmant qu' "identifier le jeûne comme altérant la capacité au travail est [...] stigmatisant et insultant pour l'ensemble des musulmans dans le monde". La modération n'est visiblement pas le fort de ce collectif, une association loi de 1901 subventionnée par la République, donc les contribuables chrétiens, qu'ils le veuillent ou non.

On aura compris qu'aux yeux du CCIF tout acte défavorable à un musulman, quelle que soit sa justification, peut être dénoncé comme "islamophobe". Il n'a pas seulement l'ambition de repousser la diabolisation des musulmans, mais aussi celle de sanctuariser la supposée communauté musulmane contre certaines interventions de l'État. La loi coranique prévaut sur la loi de la République, avec l'aval des laïcards christianophobes, des Femen et des Caroline Fourest.

Quitte à disqualifier au passage la lutte contre la menace terroriste

Ainsi, deux semaines après la tuerie du Musée juif de Bruxelles, le porte-parole du CCIF - Marwan Muhammad - affirmait que la focalisation des autorités sur le terrorisme islamiste était "statistiquement irrationnelle" au regard du nombre d'actions commises, par exemple, par les mouvements séparatistes. Lorsqu'on apprend, en étudiant les rapports d'Europol (Office européen de police), que 70 % des victimes du terrorisme en Europe au cours de la dernière décennie ont péri dans des attentats islamistes, on est en droit de s'interroger sur la probité du CCIF, qui peut se targuer d'être membre consultatif de l’Organisation des Nations Unies (ONU) - et c'est vrai !- et de développer depuis 2011 un partenariat avec l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), le CCIF s’inscrit dans un projet paneuropéen qui a pour seul objectif d'agir contre l'islamophobie. C'est de l'entrisme... La lutte contre le terrorisme - malgré certains excès - n'est pas le fruit d'un préjugé anti-religieux ou d'un racisme déguisé. Elle répond à une menace bien réelle.

Le CCIF reçoit le soutien d'une presse qui a pour mission d'assurer la paix sociale à chaque fois que le pouvoir socialiste trouve un intérêt politicien à se ranger du côté des intégristes musulmans. A la suite à une image de Jean-François Copé qui déplorait qu'un élève puisse se faire "arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous lui expliquant qu'on ne mange pas pendant le ramadan", le CCIF a organisé une distribution gratuite de pains au chocolat à la gare Saint-Lazare, le 10 octobre 2012, opération relayée par des media  gourmands de chicaya politique.

Le racisme anti-musulman répond en France au racisme islamique 

Souvent sous prétexte de défendre la laïcité, les préjugés envers l'islam sont tenaces et peuvent devenir sources de violences ou de discriminations. Avec la volonté de conciliation, les collabos de l'islam accréditent l'idée que
les résistances des Français prendraient "en partie racine dans notre roman national, où la religion musulmane a longtemps servi de croquemitaine civilisationnel". C'est effacer d'un rapide revers de manche les invasions musulmanes de notre territoire et rayer de notre Histoire le grand-père paternel de Charlemagne, Charles Martel qui, en 732 à Poitiers, mis un coup d'arrêt à la conquête musulmane en repoussant les armées omeyyades, dynastie qui régna de l'Indus jusqu'à la péninsule Ibérique et qui - depuis l'actuelle Syrie - gouverna La Mecque au temps de Mahomet.

Bataille de Poitiers, en octobre 732
Mais le poids, et surtout pas allégé, de la mémoire n'explique pas tout. L'actualité internationale - et parfois nationale - nous rappelle avec une brutalité chronique que la méfiance envers l'islam, ou certaines de ses dérives (compromis ou compromission?), ne relève pas uniquement des stéréotypes qui y sont associés, surtout lorsqu'il est question d'islam politique ou de condition féminine. Et peut-on, sans froisser, risquer l'homophobie de l'islam?

Pour ne pas être qu'une étape dans le naufrage de l'antiracisme, la lutte contre le racisme anti-musulman doit donc naviguer entre de nombreux écueils idéologiques, et commencer par rompre avec l'idée qu'on peut mater les préjugés racialistes à coups de tabous médiatico-politiques.

Or, le CCIF ne favorise pas un changement de logiciel pour demain. L'association, en liant la lutte contre l'islamophobie à un déni de l'intégrisme, de la menace islamiste, bref de la crise  que traverse l'islam [si ce n'est l'émergence de son vrai visage ?], attise la défiance à l'égard des musulmans. Elle offre à la pensée racialiste son alibi préféré : le soupçon du communautarisme -dont on constate chaque jour dans notre paysage à quel point il est justifié -, l'idée que l'Autre agit en fonction d'intérêts distincts de ceux de la communauté nationale -comme l'attestent les exemples ci-dessus, parmi d'autres-, en plaçant en l'occurrence le respect de la religion au-dessus de toute autre considération, dont l'observance de la loi coranique contre la loi républicaine du pays d'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile. Ce qui, l'évidence sociologique démontrant qu'il n'en est rien, revient à démasquer ces musulmans de France qu'il s'agissait de défendre.
Carte des pays musulmans au début du XXIe siècle


Caroline Fourest stigmatisée par le CCIF pour son combat contre l'homophobie

L'ambiguë 
Caroline Fourest reproche au CCIF de systématiquement accuser les organisations féministes d'islamophobie. Celui-ci proteste en retour : "Le CCIF ne considère pas "comme islamophobe, voire comme quasi-fasciste toute personne simplement féministe ou laïque". Et de se justifier: "il soutient le droit des femmes musulmanes à choisir librement leur vie, de ne pas porter le foulard, par exemple, mais aussi de le porter." Pour conclure, le porte-parole du CCIF attaque violemment l'organisation féministe des Femen, lesquelles méritent, selon lui, "Plus q'un coup de pied." Un pas de plus et c'est la lapidation...
Ces musulmans modérés - reconnus par l'ONU et l'OSCE - taxent d’ "islamophobie" un ouvrage pour enfants, Comprendre le monde (Nathan), qui affirme à tort, selon le CCIF, que les femmes en Arabie saoudite "peuvent être condamnées à mort en cas de désobéissance." L'Etat subventionne des extrémistes dans le déni et la mauvaise foi.

La polémiste n'est pas payée en retour de ses sympathies islamiques et pro-palestiniennes. 
"Ce lundi sur France Culture, Caroline Fourest a encore professé une de ses analyses à l'emporte pièce qui tente, écrit le CCIF sur son site, bien que mal, de vilipender tous les compte-rendus scientifiques et les chiffres irréprochables qui montre [orthographe dans son jus] la réalité irrécusable de l'islamophobe et la renvoie ainsi vers les abîmes de l'imposture intellectuelle dans laquelle elle a décidé de s'enraciner." 
"Dans une chronique sur France culture, assène encore l'association subventionnée, en quelques mots et cinq minutes, la star médiatique s'emploie, malhonnêtement, à balayer la réalité de l'islamophobie en France: 'une vingtaine de tags contre les mosquées ou carrés musulmans, quelques têtes de porc, une dizaine d’agressions contre des femmes voilées' affirme-t-elle. En somme rien d'alarmant, surtout lorsque celle qui donne des leçons viole, elle-même, la loi et est condamnée pour diffamation par la 17 ème chambre du tribunal de grande instance de Paris pour avoir mis en doute la parole de victimes d'islamophobie. Madame Fourest a cependant fait appel de la décision."

Sympathisants ou non, les Français se heurtent à l'esprit de conquête des musulmans,
que ce soit par la méthode douce des salafistes ou à la hussarde, à leur volonté de colonisation, à leur objectif de domination. 


Pas de nouveaux impôts, mais des hausses des tarifs SNCF

Les hausses de tarifs qui vont monter la colère

La SNCF, entreprise ferroviaire publique, viendra ajouter ses hausses de tarifs aux augmentations de 2015,
 
année déjà marquée par une hausse globale des prix de l'assurance.

Les prix des billets de TGV (hors Prem’s), d’Intercités et de TER vont augmenter de
2,6 % l’an prochain.
La SNCF minore la portée de ces hausses, mais son annonce ne manque pas de provoquer une virulente levée de boucliers, en cette période d’inflation très basse, de chômage et de baisse du pouvoir d'achat.

L’entreprise se défend comme elle peut, faisant remarquer qu’en 2014, elle n’a fait que répercuter la hausse de 3 points de la
TVA sur les billets décidée par le gouvernement. La presse évite de préciser que le pouvoir qu'elle sert a repoussé les hausses du fait des municipales de mars et des européennes de mai 2014  et que les élections professionnelles, du 27 novembre au 4 décembre, sont derrière lui. Il semble même avoir fait une croix sur ses chances aux cantonnales de mars prochain.
Par ailleurs, la hausse annoncée vendredi "ne veut pas évidemment dire que les billets augmenteront tous de 2,6 %", raconte un cadre -anonyme- de l’entreprise à qui veut l'entendre: le secret des sources, probablement ! Cette hausse ne s’applique pas aux cartes de réduction et aux abonnements TER, dont le montant est décidé par les régions, mais elle frappe néanmoins les billets TER et Intercités sans réservation. Le prix des billets TGV Prems’ restera lui aussi inchangé, mais ne concerne que les voyages en décalé et le week end, pendant les vacances scolaires seulement et au-delà de 25€ en TGV sur de quelques villes de France métropolitaine. Et le groupe public a aussi  l'audace de faire des promesses sur l'augmentation de leur nombre, estimant récemment que les Prem’s avaient représenté un billet TGV sur huit en 2014, contre un sur 10 en 2012. On frise l'intox !

Variation des prix en fonction de la demande

Plus largement, la SNCF s’est convertie depuis de nombreuses années à une politique tarifaire basée sur la variation des prix en fonction de la demande, le "yield management", pour faire sérieux. Ce qui va augmenter de 2,6 %, c’est le tarif maximum que peut payer le client, lorsque la demande est forte. C'est-à-dire que le plus grand nombre sera d'autant plus lourdement taxé qu'il voyagera en masse, en périodes de vacances et de fêtes ! Un prix que la SNCF applique lorsqu’il reste des places de réservation dans un train, ou alors en période de pointe, lorsqu’elle est quasiment sûre de vendre tous les billets. Les tarifs accessibles seront réservés aux voyageurs atypiques.  

En périodes creuses, les rares clients ne paient pas plein tarif, expliquait récemment un représentant de l’entreprise publique, sous couvert d'anonymat ! Au total, les trois-quarts (?) des  occasionnels, hors saison, bénéficieraient d’une réduction, sous une forme ou sous une autre, à en croire l'estimation optimale de la SNCF. Il ne lui en coûte rien non plus de tirer des plans sur la comète en imaginant que cette proportion puisse s’accentuer du fait du renforcement de la concurrence (comme le covoiturage ou les compagnies aériennes low cost). De même que Bercy attend la relance économique européenne ou certifie que les fraudeurs fiscaux repentants se pressent pour rapatrier en France leurs avoirs en paradis fiscaux, la SNCF attend que la concurrence privée pèse sur le "yield " de l’entreprise publique et l’encourage à augmenter le nombre de billets à prix réduits pour stopper l’érosion de sa clientèle. La SNCF s’est toutefois engagée dans une démarche de baisses des coûts en gagnant en productivité à la fois sur l’entretien du réseau et des trains.
VOIR et ENTENDRE comment Thello pourrait concurrencer la SNCF. Thello ouvre une nouvelle ligne ferroviaire entre la France et l’Italie:
La SNCF ne bouge que sous la contrainte: "Fais-moi mal, Johnny, fais-moi mal", chante Boris Vian.

Le TGV est vécu comme cher

La hausse annoncée vendredi ne vas pas moins entretenir l’image de cherté qui colle de plus en plus en au TGV. Pour la clientèle qui ne peut anticiper ses déplacements des semaines à l’avance, on approche de plus en plus fréquemment les 100 euros pour un aller simple (95 euros pour un Paris-Lyon Loisirs avec un départ le vendredi 9 janvier, par exemple). Or, c’est justement dans cette population que figurent les leaders d’opinion.

Ségolène Royal se fait tacler sur ses justifications
La hausse de certains tarifs SNCF serait justifiée, selon la ministre de l'Ecologie de Ségolène Royal qui, le samedi 27 décembre, a mis en avant le besoin de poursuite des investissements qui "s'avère nécessaire à l'amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs". Pourtant, les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse de seulement 1% au 1er janvier. Le même jour, Marine Le Pen a, de son côté, demandé "l'annulation de la hausse" qui cache " un abandon du service public".
Or, depuis cette annonce, les associations d'usagers dénoncent le montant et la date de cette hausse. Le gouvernement socialiste qui ne les convainc pas. L'AVUC (Association des voyageurs usagers des chemins de fer) dit ainsi accueillir cette majoration tarifaire "avec colère", estimant quant à elle que "ce sont les voyageurs du quotidien, ceux qui utilisent le train pour aller travailler qui font les frais de cette augmentation".
L'association souligne aussi que la hausse décidée est largement supérieure à l'inflation, actuellement très faible (0,3 % sur un an en novembre).
Elle ajoute qu'elle intervient alors même que la qualité de service de la SNCF est en "recul", déplorant une "baisse des effectifs dans les gares", la "fermeture de guichets" ou encore la "disparition des contrôleurs dans les trains" et les "suppressions de dessertes". Sans compter la montée de l'insécurité dans les transports. 

On l'a compris,
la communication de la SNCF s'est élevée au niveau gouvernemental de l'intox d'Etat.