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vendredi 14 septembre 2018

La redevance télévisuelle pourrait été imposée aux Français qui n'ont pas la télévision

Un abus de pouvoir ubuesque qui n(interpelle pas la majorité présidentielle

La redevance télévision pourrait été imposée aux Français qui ne l'ont pas

La redevance audiovisuelle évolue, applaudissent les réformistes. Même sans télé, les Français pourraient payer la redevance et ça nous est vendu comme une avancée.

La ministre de la Culture ne veut plus asseoir la contribution à l'audiovisuel public sur la possession d'un téléviseur mais sur la consommation d'un contenu audiovisuel quel que soit le support, télé, PC, mobile ou tablette. 

"La redevance TV doit être déconnectée de la détention d'un téléviseur en 2020", a déclaré la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui a profité de son déplacement au festival de la fiction ...télé à La Rochelle pour relancer l'idée d'une réforme de la redevance ou Contribution à l'Audiovisuel Public (CAP), avant d'ajouter: "L'objectif est que cette réforme soit adoptée dans le projet de loi de finances pour 2020, qui sera présenté dans un an". 

Cette modernisation [sic] de la redevance est attendue, mais repoussée depuis de très nombreuses années : l'argument massue du pouvoir macronien, qui commence à beaucoup tirer sur cette ficelle, la comparaison avec les pays européens voisins desservant gravement le scrutin des Européennes de mai 2019. 

Du côté de Matignon, on temporise d'ailleurs en indiquant que cette réforme "n'est pas d'actualité" et que, sans la remettre en cause sur le fond, il n'y aura "pas de hausse des recettes" de la redevance. Philippe tâte le terrain... et ça pourrait se terminer comme la limitation de vitesse à 80km/h; en dépit de l'opposition populaire, car le peuple n'est plus souverain.

Le chantier de la réforme de la redevance a été lancé par François Hollande en 2014 mais n'a jamais abouti

Dans le "monde nouveau" de Macron, rien ne se crée, tout se transforme. 
Résultat de recherche d'images pour "redevance télévisuelle"
L'idée est de prendre, enfin, en compte l'évolution de la consommation audiovisuelle des Français dans la perception de la redevance. Jusqu'à présent, cette dernière est liée à la possession d'un téléviseur dans un foyer (94 % déclarent en posséder un). Mais aujourd'hui, la consommation d'un contenu audiovisuel passe de plus en plus - et quasi exclusivement chez les jeunes - par le PC, la tablette ou le mobile. Le pouvoir force même la main sur la souris en dématérialisant les envois papier administratifs ou les déclarations d'impôts.

Si l'idée est simple sur le papier, elle est politiquement dangereuse à mettre en œuvre. A chaque fois qu'elle a été évoquée, les détracteurs ont crié à la "taxe anti-jeune" ou la "taxe sur le mobile". Résultat, chaque année au moment du débat budgétaire, Bercy et la Rue de Valois reculaient prudemment et se contentaient d'ajouter 1 à 2 euros au montant de la redevance, ce qui rapporte une cinquantaine de millions supplémentaires. 
Pour 2018, le montant de la redevance a été fixé à 139 euros et rapporte 3,6 milliards d'euros au budget de l'Etat. Cette contribution à l'audiovisuel public (CAP ou redevance) est perçue en même temps que la taxe d'habitation.

Or, le gouvernement a prévu de supprimer la taxe d'habitation pour 80 % des contribuables d'ici à 2020. Quitte à revoir le mode de perception de la redevance, autant revoir en même temps son assiette.

La Contribution à l'audiovisuel public pourrait, à l'avenir, être liée à la consommation des contenus audiovisuels 
Résultat de recherche d'images pour "redevance télévisuelle"quel que que soit le support: téléviseur, mobile, PC, tablette. Son assiette étant nettement élargie, la question est de savoir si le montant unitaire de la redevance va ...baisser. Attendons-nous à une petite baisse éphémère, avant une hausse vertigineuse, puisque les "consommateurs" sont 'accro'.

Depuis des années, les différents patrons de l'audiovisuel public, qui ne sont pas des gestionnaires, réclament cette modernisation de la redevance qui assurera la pérennité de leur ressource publique, "pérennité provisoire", ne nous y trompons pas, dès lors qu'il s'agit de service public. Car leur crainte est, qu'à l'avenir, le nombre de foyers possédant un téléviseur ne chute dramatiquement à mesure que les jeunes s'installent dans la vie active avec un PC et un mobile pour seuls écrans à la maison.

Cette réforme du mode de perception de la redevance audiovisuelle publique lancée par Françoise Nyssen tombe à point nommé avec la demande d'un effort d'économies de 190 millions d'euros d'ici à 2022.

vendredi 18 septembre 2015

France Télévisions veut renoncer à une gestion saine pour plus de pub, malgré un privilège d'exclusivités ?

France Télévisions : un déficit multiplié par cinq en 2016 ?

Après 10 millions d'euros prévu en 2015, le déficit des chaînes publiques est estimé à  50 millions d'euros l'an prochain

France Télévisions avait enregistré 38 millions d'euros de pertes en 2014 et 85 millions d'euros en 2013.
Dans un courrier, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, met en accusation d'une part la mauvaise situation du marché publicitaire et d'autre part la réduction des ressources publiques.

France Télévisions fait sa pub sur le dos des redevables:
une chemise siglée pour tous !
France Télévisions se prépare donc à un déficit de 50 millions d'euros en 2016, selon une "source proche du dossier", donc anonyme et probablement partisane. Ces chiffres ont été communiqués aux administrateurs du groupe audiovisuel public par sa nouvelle patronne, Delphine Ernotte, dans un courrier. Cette dernière  assure que l'insuffisance des rentrées publicitaires plomberait les comptes de France Télévisions, alors que les "ressources publiques seraient au mieux stables" l'année prochaine.

Est-il indipensable d'habiller les chroniqueurs?
France Télévisions a confirmé fin juillet l'estimation prévue de son déficit à 10 millions d'euros en 2015.
C'est considérablement moins que la perte de 38 millions d'euros enregistrée en 2014, et des 85 millions d'euros en 2013. 

Réduction des subventions et augmentation de la taxe des FAI 

France Télévision fait également face aux coupes budgétaires dans ses subventions décidées par le gouvernement

De nouvelles augmentations des taxes
L'arbitrage final concernant les projets gouvernementaux pour renflouer les chaînes publiques a été annoncé par la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, le 13 septembre. Outre l'augmentation de 1 euro de la redevance (fixée à 136 euros actuellement), a également été décidée l'augmentation de la taxe des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) de 0,9% à 1,2% du chiffre d'affaires. 

Le gouvernement a écarté certaines mesures qu'il avait fait filtrer dans la presse.
Parmi les pistes testées sur l'opinion avec la participation de la presse, le retour de la publicité entre 20 heures et 21 heures a finalement été écarté, suite à la forte opposition des media privés, M6 et TF1 en tête, ainsi que de nombreux réalisateurs, dont Claude Lelouch et Michel Hazanavicius. 
François Hollande a reculé sur la piste ouverte d'une hausse ou d'un élargissement  de la redevance télévisuelle aux objets connectés (smartphones et tablettes), estimant le 7 septembre qu'il "faut maîtriser l'appel à la contribution". 

Delphine Ernotte n'a pas reculé sur la gabegie dans la gestion du bateau ivre France Télévisions, notamment la multitude de chaînes publiques aux offres
 redondantes et aux doublons des services, notamment de presse et de... publicité.

lundi 31 août 2015

Robin des Bois de Sapin veut rendre aux défavorisés les impôts pris aux classes moyennes

Baisse des impôts : "il y a les moyens de rendre l'argent", assure Michel Sapin

Le ministre des Finances assure travailler pour "rendre une partie des efforts aux Français les plus modestes"

Présenté comme ça, qui contesterait cet effort d'équité? Sauf que ça fait trois ans que ça dure et que ceux qui travaillent sont solidaires- contraints et forcés- des illégaux de France qui représentent une part grandissante de ces "défavorisés" que Sapin ne désigne pas clairement. 

Au détriment des petites gens
A l'approche d'échéances électorales majeures -Régionales en 2015 et campagne présidentielle de 2016- Michel Sapin confirme que des baisses d'impôts sont à l'étude. "Il y a les moyens, avec les sommes considérables que l'Etat, les collectivités locales, la sécurité sociale dépensent, pour trouver deux milliards pour rendre une partie des efforts aux Français les plus modestes", affirme le ministre des Finances, ce lundi, sur France Info.
"Le nombre de foyers imposés à l'impôt sur le revenu a considérablement augmenté entre 2010 et aujourd'hui. Il ne me paraît pas anormal de revenir à peu près au même niveau que 2010, c'est-à-dire rendre aux Français les plus modestes une part des efforts qu'ils ont acceptés", ajoute-t-il. Une hausse de 2% du RSA n'est-elle pas déjà actée au 1er septembre ?

"Si on baisse les impôts d'un côté, ce n'est pas pour les augmenter par ailleurs," clame le ministre. Or, ce lundi, le quotidien Les Echos affirme que la baisse annoncée pourrait s'élever à 2 milliards d'euros dont les travailleurs ne verront encore pas la couleur, s'ils se situent au bas du barème de l'impôt sur le revenu.

En parallèle, le gouvernement ne compte pas laisser filer les comptes publics

Telle est l'autre résolution de rentrée de l'exécutif socialiste. Alors que le passe Navigo, en passant à 70 euros par mois et 770 euros par an, et la redevance télévisuelle augmentent pour tous, Sapin se croit bien avisé de clamer: "On ne va pas modifier nos objectifs de déficits. Il faut diminuer les déficits. Pour le reste, faites-nous confiance". C'est là que les Français hésitent à lui signer un chèque en blanc

Le 20 août,le président de la République par défaut,  François Hollande a déjà fait miroiter qu'"il y aura des baisses d'impôts quoi qu'il arrive en 2016. Pour en fixer l'ampleur, ça dépendra de la croissance que nous pourrons atteindre en 2016", indique le roi des forêts de Noël.
Sapin a-t-il les moyens de verser sa quote-part à l'organisation de la COP
que la France héberge en décembre: financer le réchauffement climatique ou la baisse des impôts, il faut choisir ! 

VOIR et ENTENDRE Michel Sapin avouer que Hollande a trop fiscalisé les travailleurs:


samedi 19 octobre 2013

Les syndicats de France Télévisions appellent à la grève

"361 départs en vue " et "50 millions d'euros par rapport au niveau des effectifs de 2012"

Le service public payé en retour de son soutien à Hollande !...


Friture sur les ondes
Un préavis de grève a été déposé mercredi pour le 7 novembre en protestation contre la suppression de 361 postes. 
La direction espère trouver une solution d'ici là, un jeudi, comme à la CGT ou à la FSU (le 7, avec FO, la CGC et la ... CFDT).
Pour Eric Vial, délégué FO,
il ne s'agit pas de départs volontaires mais forcés car, selon lui, les postes qui doivent être supprimés sont déjà identifiés. Par ailleurs, "on ne parle pas du plan social qui concerne les non permanents de l'entreprise, les CDD, soit une personne sur quatre" selon lui.

La grogne est montée d'un cran chez France Télévisions. 

Le détail des destructions de postes avait été présenté la veille par la direction. "Nous appelons l'ensemble des salariés du groupe à cesser le travail le 7 novembre prochain durant 24 heures", confirme Antoine Chuzeville, le secrétaire général du SNJ, syndicat hégémonique de France Télévisions, situé très à gauche, à l'Union syndicale Solidaires, dont SUD (3,47% de représentativité). Ce qui aurait pour effet d'empêcher la diffusion des émissions en direct et des journaux télévisés. Reste le groupe Canal+ pour cirer les pompes du pouvoir.


La levée du préavis est conditionnée par l'acceptation de deux exigences. 
D'une part, le retrait du plan de départs volontaires portant sur 361 postes, accusé par les syndicats d'organiser "l'asphyxie des services administratifs, techniques et des rédactions". 
D'autre part, la négociation d'un projet alternatif permettant de rajeunir les effectifs. "Un plan de départ, pourquoi pas? Il y a des salariés qui veulent partir, souligne Antoine Chuzeville, diplômé de l'ESJ de Lille, qui recrute à bac +4 et repaire de gauchistes. Mais à condition de les remplacer par des jeunes, ce qui permettrait de requalifier des précaires et de faire face aux enjeux de développement». «Quelles que soient les réunions, on demandera à ce que le plan actuel soit retiré», martèle Dominique Pradalié, déléguée syndicales au SNJ. 


Parmi les anciens de l'ESJ de Lille , citons Patrick Cohen (ex-militant UNEF, sur France Inter), Benoît Duquesne (Public Sénat), Ulysse Gosset (BFMTV), Laurent Greilsamer (ancien directeur adjoint du Monde), Thomas Hugues (i-télé, puis France 5), Hélène Jouan (directrice des magazines d'information de France Inter), Jean-Paul Kauffmann (ex-AFP et L'Événement du Jeudi, enlevé enlevé à Beyrouth en 1985 avec Michel Seurat), Patricia Loison (France 3), Bruno Masure (licencié de France 2 pour son parti-pris socialiste, journaliste-chroniqueur sur France Inter et présentateur de l'émission Impertinences sur La Chaîne parlementaire), Philippe Rochot (France Inter et Antenne 2 puis France 2, ancien otage de l'OJR), Airy Routier, ex-sulfureux rédacteur en chef du Nouvel Observateur, auteur du vrai-faux SMS contenant le message "Si tu reviens, j'annule tout" attribué à Sarkozy, et époux de la journaliste Valérie Lecasble, ex-patronne de i-télé/Canal+ et présélectionnée battue pour diriger Public Sénat). 
Manquent, et pour cause, Fabrice Arfi (un instable, fils de policier de la brigade financière placé à l'AFP, Libération et au Monde, comme au Figaro et à Mediapart !), comme Fabrice Lhomme (à la dérive du Parisien, à France-Soir, L'Express, Le Monde, puis rédacteur en chef adjoint à L'Équipe magazine et au pôle 'enquêtes' du site d'information Mediapart, dédié au "Karachigate") comme Gérard Davet (enquêteur à charge sur l'affaire Bettencourt au Monde), Alain Marschall (ancien pigiste gracieux), Julian Bugier (autodidacte, fils de journaliste au Monde), Francois-Xavier Ménage (Celsa, BFMTV), Jérémy Brossard (élégant jounaliste BCBG de BFMTV), Adrien Gindre (petit cire-pompes maniéré du pouvoir à BFMTV) ou, bien sûr  Bruno Roger-Petit (IEP mais illettré prétentieux et partisan, recasé de lepost.fr à Nouvel Observateur, près de la sanisette) !
Lien PaSiDupes
-2009 : Racisme - Faut-il faire une charrette de Valls et du préfet ? Plus clément qu'Hortefeux, LePost tempère !... 
- juillet 2012 : " F. Hollande n'est pas le président de tous les Français et le fait savoir Le Nouvel Observateur discrimine les Français.

Changement permanent

Or, le projet de réduction des effectifs stipule que
les emplois concernés ne seront pas remplacés. Pas question pour la direction de retirer son plan pour le moment, même si cette dernière se dit "ouverte à des aménagements" et a invité les organisations syndicales à négocier dès ce jeudi. "Les syndicats souhaitent un projet alternatif, il y a peut-être un niveau intermédiaire à trouver", explique Patrice Papet, le directeur général délégué à l'organisation, aux ressources humaines et aux projets d'entreprise. "Ce qui est sûr, c'est qu'on ne fait pas un plan de départ simplement parce que des gens désirent partir. Il faut que ça corresponde à des économies."

Le coût global de la réorganisation portant sur la suppression de 650 postes a été chiffré à 90 millions d'euros environ. 
La moitié du chemin a déjà été fait, les 361 emplois du plan permettront d'arriver à un effectif de 9750 personnes fin 2015, contre un peu moins de 10.200 aujourd'hui. "L'économie attendue est de 50 millions d'euros par rapport au niveau des effectifs de 2012", précise Patrice Papet. Malgré la grogne, il se veut rassurant: "Je suis optimiste, j'espère qu'on trouvera une solution avant la grève." 

Dans le cas contraire,
les choses pourraient se gâter. "Ce mouvement sera visible, bruyant, et sur tous les fronts, prévient déjà Patrice Christophe à la CFDT. Si rien ne bouge, il ira crescendo. Ce peut être long." Le climat social est tendu. "Depuis cinq ans à France Télévisions, le changement, c'est tout le temps", persifle Antoine Chuzeville (ESJ, délégué SNJ). "Comment peut-on prôner la suppression de centaines de postes pour combler un déficit qu'on a soi-même organisé en supprimant la publicité sans compensation?", s'insurge la CGT,
en dépit de ses partenariats, comme avec Orange, donc Dailymotion, et des exclusivités de programmes de type monopolistique: France Télévisions diffuse les Jeux Olympiques, du football (Coupe de France), du rugby (Top 14, Coupe d'Europe), du cyclisme (Tour de France, "classiques"), de l'athlétisme, etc.

Avec MFP, France télévisions est aussi  
productrice de cinéma. C'est ainsi que la Vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche, 2012) ou L'Ecume des Jours (de Michel Gondry,2013) sont co-produits par France 2 et la redevance audiovisuelle.  Les redevables sont victimes de la double peine, par la taxe audiovisuelle et les entrées en salles.; color: #ead1dc; font-family: Verdana, sans-serif;"> 

La direction a justifié les 101 millions d'euros qu'a coûté la création de l'entreprise unique, selon Le Canard enchaîné. Le calendrier de la fusion (6 chaînes, souvent en doublons) était très serré et le coût est à mettre en perspective par rapport à la taille du groupe et ses 10.200 salariés. "À terme, les économies seront là", assure la direction.

mercredi 17 octobre 2012

Cinq mois de Hollande et de gouvernement cacophonique

Une suite sans fin de "couacs" et de recadrages


"Il y a quelques erreurs, c'est vrai, et il faut les reprendre"


Le gouvernement Ayrault ressemble à une réunion d'Europe Ecologie-les Verts dans un train fantôme

Jean-Marc Ayrault, le premier ministre virtuel de Hollande, l'a admis mardi 16 octobre, à propos des dysfonctionnements de son gouvernement du changement. Tirant sans cesse les oreilles de ses ministres, le professeur logé à Matignon a ajouté, sur Europe 1, à leur attention : "On n'est pas là pour se faire de la publicité pour soi-même, on n'est pas là pour faire des débats de société, on est là pour défendre son ministère (...) et la politique du gouvernement." Il se pose un peu là !

Près de cinq mois après sa nomination, Z-Ayrault est pointé pour son manque d'autorité et de réactivité. Les "couacs" partent de partout au fond de son gouvernement et le professeur d'allemand, c'est "normal",  est accusé de ne pas tenir sa classe
Lire l'article de Le Monde: Au gouvernement, les couacs s'accumulent depuis cinq mois (seulement accessible aux riches abonnés du journal socialiste)

Le 2 septembre, le premier ministre rappelait déjà qui est le chef
Il avait en effet déjà dû effectuer un recadrage en règle des membres du gouvernement, intervenant après trois mois émaillés de conflits, petits et grands, entre plusieurs ministres. "Si ça devait continuer, je dirais que chacun devra prendre ses responsabilités. C'est clair, c'est net", affirmait-il alors, dans un mouvement de menton. Mais depuis, les agités, épris de pouvoir, se sont vu pousser des ailes... 

Revue de détails des désaccords qui se sont multipliés ces dernières semaines, avant même que le projet de loi de finances (PLF) pour 2013  ne soit débattu en séance publique à l'Assemblée nationale.

Redevance audiovisuelle : Cahuzac mouché 

Le premier ministre a déclaré mardi sur Europe 1 que la contribution à l'audiovisuel public ne sera pas étendue aux résidences secondaires. Non, mais ! Un recadrage en règle du ministre délégué au budget, le sympathique Jérôme Cahuzac, qui , haut et fort, s'était dit "favorable" à cette extension de la redevance, proposée par les députés PS et qui aurait rapporté quelque 110 millions d'euros en 2013.

"Non, ce n'est pas la position du gouvernement", a soutenu Ayrault. "Le gouvernement est favorable à cet amendement parlementaire, d'origine parlementaire", avait pourtant affirmé dimanche le très cassant Cahuzac.
Lire Le Monde si on en a les moyens:  Ayrault désavoue Cahuzac sur la redevance audiovisuelle (zone de non-droit pour les non-abonnés)

Mariage homo : coup sur le bec de Touraine

Ayrault a répété mardi que le projet de loi sur le mariage de personnes du même sexe se limitera à l'adoption pour les couples homosexuels, tout en reconnaissant que "le débat parlementaire" aurait lieu ensuite: c'est la concertation socialiste ! "Le projet du gouvernement, celui qui sera présenté en conseil des ministres par Christiane Taubira [le 31 octobre], c'est à la fois le mariage pour tous et l'adoption. Et il sera limité à cette proposition", a déclaré le Chef.

Or, dimanche, la ministresse de la Santé et des affaires sociales, Marisol Touraine s'était déclarée "personnellement favorable" à  la procréation médicalement assistée (PMA) accessible à tous. Cette dernière, qui fait figure de rivale pour la succession à Matignon et qui avait critiqué ouvertement la discrétion estivale de son professeur Ayrault, avait en fait soutenu l'initiative du chef de file des députés PS frondeurs. Bruno Le Roux avait clamé vendredi qu'il souhaite voir déposer un amendement sur la PMA dans le projet sur le mariage homosexuel. Il avait alors cru qu'il était le chef au Palais Bourbon.

Cannabis : Peillon et Duflot appelés au sevrage


Pourquoi Peillon
est-il donc 
en pétard ?
Panne de gel ?



Ayrault a confirmé mardi avoir rappelé à l'ordre le ministre de l'Education, Vincent Peillon, qui a suscité un tollé à droite et a mis la majorité dans l'embarras en se déclarant dimanche en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis pour lutter contre les trafics dans les cités. Le président Hollande et le premier ministre sont pourtant opposés à tout infléchissement de la législation."Vincent Peillon m'a appelé hier matin pour reconnaître son erreur parce qu'il a fait effectivement une erreur. (...) Les choses sont rentrées dans l'ordre. Maintenant tout le monde est au travail", a assuré le premier ministre.

"Les ministres ont à se concentrer sur la mission qui est la leur. (...) Et rien d'autre, nous ne sommes pas des commentateurs", avait-il déjà lancé sèchement la veille: silence dans les rangs !
"Très colère" après cette énième expression divergente de l'un de ses ministres, François Hollande, président de la "gauche molle" incohérente, avait demandé à Ayrault, lundi matin, "de faire respecter l'ordre au sein du gouvernement".
Lire (si possible) Le Monde : L'embarrassante sortie de route de Vincent Peillon sur le cannabis (zone VIP des abonnés)

Simple épisode d'un interminable feuilleton... 
S'exprimant en tant que secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, la ministre azimutée du Logement, Cécile Duflot, avait - elle aussi- défendu début juin la légalisation du cannabis : un défi à F. Hollande qui s'y était déclaré opposé pendant la campagne présidentielle. Les propos de la ministre avait échauffé les oreilles de l'adjudant-chef Ayrault, qui avait affecté le mépris, affirmant qu'elle s'était engagée à titre personnel. Le chef de l'Etat avait alors rappelé qu'il restait hostile au projet évoqué par Duflot, qui n'a pas demandé son reste.

Education : Peillon, humilié 

En cinq mois, c'est la troisième fois que Son Excellence Vincent Peillon se fait recadrer par le chef du gouvernement. 

1 - Le 17 mai, jour de son entrée au ministère de l'Education, il avait annoncé de manière intempestive le retour de la semaine de cinq jours à l'école pour la rentrée 2013, alors même que le Premier ministre virtuel avait demandé à ses troupes discrétion et cohésion. Ayrault l'avait recadré fermement, rappelant qu' "il y aura une concertation (...) avec tous ceux qui ont leur mot à dire et puis (...) il y aura un arbitrage, JE le prendrai, pour que l'objectif principal soit respecté".

2 - Un mois plus tard, V. Peillon avait récidivé, en promettant l'allongement à deux semaines des vacances de Toussaint. Et une fois encore, Ayrault avait fait baisser la température de son ministre. 
Voyez la chance que vous avez de lire Le Monde: Le professeur Ayrault reprend une nouvelle fois l'élève Peillon

3 - Fin septembre, Peillon a aussi annoncé le recrutement de 40 000 enseignants dès 2013. Cela en opposition avec les consignes de F. Hollande, qui avait demandé à ses ministres de ne pas faire d'annonces budgétaires avant le vote du projet de loi de finances pour 2013.
Les privilégiés peuvent lire : Vincent Peillon, un habitué de l'annonce choc

Contrôles d'identité et droit de vote aux étrangers : Valls s'impose

"Convaincu" par son ministre de l'intérieur, Manuel Valls,  Ayrault a entériné le 28 septembre l'abandon de récépissé après contrôle d'identité. Le 30e "engagement pour la France" du candidat Hollande pour lutter "contre le délit de faciès dans les contrôles d'identité par une procédure respectueuse des citoyens" n'évoquait pas explicitement les récépissés. 
Mais le 1er juin, le premier ministre Jean-Marc Ayrault avait semblé ouvrir la voie à ce dispositif du "reçu", expliquant qu'il s'agissait d'un"engagement" de campagne du président Hollande. Mais Manu Valls a fait part de son scepticisme à plusieurs reprises...

Le 17 septembre, le soliste de la place Beauvau a également fait entendre sa petite musique sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. Alors que 77 députés de la majorité lançaient, dans les colonnes du Monde, un appel à François Hollande pour qu'il n'oublie pas de faire appliquer cette promesse de campagne, Valls a assuré que cette mesure, promise par la gauche depuis trente ans, n'est pas "une revendication forte de la société française". "Ça n'a pas la même portée qu'il y a trente ans. Aujourd'hui, le défi de la société française est celui de l'intégration", avait-il lancé.

Banque des PME : Moscovici et Montebourg priés de se calmer

Un autre "tandem" a défié Ayrault : l'attelage entre Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, et Pierre Moscovici, ministre de l'économie. Le 2 septembre, le premier ministre a rappelé à leur devoir de discrétion les deux ministres, qui se sont livrés à un bras de fer sur la Banque publique d'investissement (BPI), sur fond de soupçons de conflit d'intérêts en faveur de la concubine Pulvar. Cause de cette tension : le choix de désigner la banque Lazard comme conseil du gouvernement pour créer la future BPI qui sera chargée de financer les entreprises.

Les deux ministres ont démenti tout coup bas et abus de pouvoir, mais Nono Montebourg a critiqué ce choix sur le fond. P. Moscovici avait réagi en marquant son territoire, affirmant que le dossier lui revenait à lui seul, et que c'était lui qui prenait les décisions, assurant au Monde que le choix de cette banque est issu d'un appel d'offres. Et ajoute, à destination de Montebourg : "Quand on appartient à un gouvernement, il vaut mieux la jouer solidaire". M. Ayrault, qui avait recadré M. Montebourg, était apparemment du même avis.
Dommage, peut-être, que nous ne puissions pas tous lire dans Le Monde: Banque des PME : Moscovici recadre Montebourg

Nucléaire : Montebourg recadré 

Fin août, Jean-Marc Ayrault avait dû déjà rappeler à l'ordre Arnaud Montebourg, qui avait suscité la colère des écologistes en déclarant le 26 août qu'il ne faut pas"abandonner le nucléaire", qui "est une filière d'avenir". Le gouvernement prévoit pourtant de réduire l'énergie produite par le nucléaire de 75 à 50 %.

Invité sur France 2, le premier ministre a démenti tout changement de cap : "J'ai parlé avec Arnaud Montebourg et la position du gouvernement, elle est très claire : ce sont les engagements que le président de la République a pris devant les Français, c'est le mix énergétique."

Z-Ayrault avait rappelé qu'il s'agissait de faire passer d'ici à 2025 la part de l'électricité produite par le nucléaire "de 75 % à 50 %" en développant les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Prié de dire s'il avait recadré M. Montebourg, le premier ministre avait répondu : "Je lui ai rappelé la position du gouvernement, il en a parfaitement convenu".

Forages en Guyane : Nicole Bricq limogée 

Le 14 juin, la ministre de l'écologie et de l'énergie, Nicole Bricq, a annonçait qu'elle souhaite une "remise à plat" complète des permis d'exploration pétrolière, qui autorisent les compagnies à pratiquer des forages, en attendant une réforme du code minier. Une décision qui contrarie fortement plusieurs compagnies, dont Shell, qui avait plusieurs forages prévus pour l'été.

Mais la ministre est rapidement désavouée. Les parlementaires guyanais font pression pour que les forages aient lieu. Le lendemain de sa décision, son ministère annonce qu'il n'est "pas envisagé de remettre en cause les permis déjà octroyés pour la recherche de pétrole et de gaz conventionnel". Tollé chez les écologistes et dans les associations, qui dénoncent une volte-face. A l'issue des législatives, Mme Bricq perd son portefeuille, qui va à Delphine Batho. Une occasion de défaire le tandem que constituait cette dernière avec la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, et qui ne fonctionnait pas du tout, selon plusieurs échos de presse.Mutualisez vos ressources pour lire Le Monde: Comment le pétrole de la Guyane a eu raison de la ministre de l'écologie

Financement de la télé publique : Filipetti et Cahuzac remis en place 

Autre rivalité entre membres du gouvernement: celle entre Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, qui n'a de cesse de s'opposer à son homologue du budget, Jérôme Cahuzac. Dès les débuts du gouvernement, la ministre se heurte à la rigueur budgétaire imposée par   Cahuzac, un psycho-rigide à forte poitrine  fort ego, qui lui refuse toute rallonge budgétaire.

La première tension survient alors que le gouvernement réfléchit à rétablir la publicité à la télévision publique, supprimée par Nicolas Sarkozy au prix d'une perte de recettes forte, mais contraignant à une gestion rigoureuse. Pour retrouver des financements sans remettre en place les écrans publicitaires, Aurélie Filippetti évoque début juillet la possibilité d'une taxe sur les écrans d'ordinateur pour financer le service public. Hors de question, trancha J. Cahuzac. 
Après d'autres échanges dans les media entre les deux ministres, il avait finalement fallu l'intervention de Jean-Marc Ayrault – qui avait demandé à ses ministres de "garder [leur] calme" –  et d'enterrer la hache de guerre.
Les défavorisés peuvent en faire leur deuil. L'article de Le Monde est discriminatoire et s'adresse aux riches : Ayrault rappelle ses ministres à l'ordre sur la télévision publique

Mais qui n'a pas donc pas encore été envoyé au coin ?

Est-ce parce qu'il a déjà les oreilles décollées, que Benoît Hamon se les protège ? Tout de même, comment occupe-t-il son temps ? 
Si le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la Consommation est désoeuvré, il va falloir que le Chef du gouvernement fasse pointer ses membres et les passe tous aux  35 heures.

samedi 8 septembre 2012

Cahuzac est-il la terreur des ministres du gouvernement ?

Cahuzac-Filippetti: le torchon brûle



Ce beau gosse
terrorise les femmes

Les incidents entre Aurélie Filippetti, à la Culture, et Jérôme Cahuzac, au Budget, se multiplient, au point de devenir un problème politique. Pourquoi tant de haine ?

Cet affrontement laisse les autres ministres perplexes. Chacun croit déceler les séquelles d'une brouille personnelle qui prendrait ses origines dans un conflit purement politique. Mais  la fureur qui sous-tend les rapports de ces deux ministres fait tache alors que  l'exécutif prône la concertation et sa cohérence. 


Les échanges entre Aurélie Filippetti et Jérôme Cahuzac claquent à chaque fois, si bien que l'on entend davantage le bruit qu'ils font que les arguments qu'ils mettent en avant. 
La canicule apaise les tensions... pendant un temps

Le 23 août, dans la torpeur de l'été, Jérôme Cahuzac a tout juste fini de s'interroger à haute voix sur l'opportunité de rétablir la publicité en soirée à France Télévisions que le ministère de la Culture réplique, créant la stupeur: "Rien n'est tranché ! " Avant d'ajouter, pour que l'on comprenne bien où se prennent les décisions: " De multiples pistes sont étudiées entre Matignon et le ministère de la Culture sur ce dossier."


Les sujets qui les opposent sont légion
Il y a d'abord eu des tensions sur la réduction des avantages fiscaux liés au mécénat d'entreprise et aussi sur le CNC.
Prenant exemple sur l'Allemagne, c'est Aurélie Filippetti qui, dès la fin juin 2012, avait évoqué l'hypothèse d'une contribution imposée aux Français sur les écrans d'ordinateur pour les foyers n'ayant pas de téléviseur. 
Elle concède aujourd'hui "une petite erreur.



Lien Numerama: "Aurélie Filippetti évoque une redevance TV étendue aux ordinateurs".

La ministre de la Culture et de la communication, Aurélie Filippetti, a attendu début août pour démentir sur son compte Twitter, de même que le CNC dans un communiqué, les informations parues dans le Canard Enchaîné. Celui-ci fait état de discordances entre la Culture d’une part, Matignon et Bercy de l’autre, et d’arbitrages budgétaires en défaveur de la Culture, lui imposant la suppression de 800 emplois, tandis que le CNC serait mis à contribution.

La pétaudière gouvernementale
Le Canard évoque également un courrier adressé à Matignon par le président du CNC, Eric Garandeau, court-circuitant son ministère de tutelle, et où il considère "comme tout à fait normal que le CNC rende 150 millions de son fonds de roulement à l’état". " 'Les ‘informations’ du Canard Enchaîné sont fausses, et sur les emplois, et sur le CNC", démentait alors Aurélie Filipetti ...par tweet, au risque de faire désordre.


Le conflit est dorénavant sur la place publique
Jérôme Cahuzac nie avoir ouvert les hostilités, puisqu'il n'a procédé à aucune annonce, mais déclare: "France Télévisions appartient au gouvernement, pas à Aurélie Filippetti." 
Aurélie Filippetti s'épanche alors dans les media, affirmant qu'elle a peur, comme d'autres, des tête-à-tête avec J. Cahuzac.

Mais elle tente  à nouveau de s'affranchir de la tutelle de Bercy
estimant haut et fort que la sortie de son collègue affaiblit la France (en l'occurrence la ministresse !), au moment où elle défend à Bruxelles une nouvelle taxe finançant le Centre national du cinéma (CNC) montrée du doigt par la Commission européenne. 

Filippetti vit d'autant plus mal cet empiétement sur ses prérogatives que ses crédit ont été rognés par Bercy. 
Pour autant, elle doit assumer ses arbitrages: dans le même temps, elle a obtenu le déblocage des crédits sur le spectacle vivant et annoncé la réduction réduire de ceux de l'Hadopi pour 2012. Lien Le Point

L'absence de concertation s'étale en Conseil des ministres

"Absolument pas", avait contredit Cahuzac.
"Le gouvernement, en tout cas le ministre du Budget, n'est pas informé. Cette suggestion n'est pas reprise par le gouvernement." En privé, il  pointera l'initiative intempestive: "Le président de la République n'était pas au courant et il n'a pas apprécié. La ministre qui a dit ça a dû comprendre qu'il n'était pas d'accord. Un ministre qui parle d'une taxe sans aucun arbitrage... Je crois que le président n'a vraiment pas apprécié." 

L'argent, le sujet qui fâche. 
"Vous êtes instrumentalisée par vos services !" aurait lancé le sexagénaire, stigmatisant la trentenaire du ministère de la Culture, en pleine négociation pour le budget 2013. 

La dispute se prolonge en Conseil des ministres, le 1er août. 


Hollande souffre-t-il
de narcolepsie,
ou maladie de gélinote
Gélineau ?


D'après Le Canard enchaîné, après que Cahuzac s'est félicité de la bonne tenue des discussions budgétaires, Filippetti pique une crise: "Ce n'est pas vrai, cela ne s'est pas bien passé." Quand, dans un geste d'humeur supplémentaire, elle lance son téléphone sur la table, un ministre se tourne immédiatement vers le président, pour voir s'il a vu la scène. François Hollande reste absent: tout va pour le mieux entre les deux ministres du gouvernement de la France !