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lundi 14 octobre 2019

Kaïs Saïed, élu président en Tunisie, sans conteste

L'arrivée au pouvoir de ce traditionaliste  soulève des interrogations sur l'avenir du pays

Ce juriste prône une révolution institutionnelle, un conservatisme moral et religieux et un souverainisme diplomatique.
Résultat de recherche d'images pour "Kaïs Saïed"
Kaïs Saïed, surnommé 'Robocop', du fait de
son allure ascétique, son élocution monocorde et ses traits figés
 
La mobilisation massive de la jeunesse de Tunisie relance le chantier tunisien de la "révolution" qui s’était dilué ces dernières années. La leçon à retenir de l’élection présidentielle du dimanche 13 octobre c'est que la victoire écrasante de Kaïs Saïed est une réplique sismique du fameux 'printemps tunisien' de 2011. Selon des estimations encore provisoires, cet enseignant sexagénaire en droit constitutionnel, en faveur duquel une jeunesse en quête de changement s’est massivement mobilisée, recueillerait entre 72 % et 77 % des suffrages exprimés

La Tunisie moderne construite par le président Bourguiba est-elle menacée ?
Et donc aussi les avancées permises par son action politique (1957-1987), dont le développement de l'éducation, la réduction des inégalités entre hommes et femmes, le développement économique et une politique étrangère équilibrée. 

Plus de huit ans après la chute du régime fort de Zine El-Abidine Ben Ali, (sur)pris par la montée de l'islamisme dans la vague des "printemps arabes", la Tunisie porte à sa tête un chef d’Etat qui prétend réactiver le message de 2011, et son populisme : "pouvoir au peuple", justice sociale, moralisation de la vie publique,... Mais aussi renforcement de l'emprise de l'islam.

Dans cette accession au pouvoir, certains voit une victoire démocratique d'un pays arrivé à maturité. La séquence électorale que le pays vient de connaître – les élections législatives (6 octobre) s’ajoutant aux deux tours du scrutin présidentiel (15 septembre et 13 octobre) – s’est déroulée pacifiquement, sans trouble à l’ordre public ni fraude notable. Des débats télévisés ont opposé les candidats comme dans n’importe quelle vieille démocratie occidentale.

Mais d'autres n'occultent pas l’arrestation de Nabil Karoui pour des soupçons d'"évasion fiscale" et de "blanchiment d’argent" présumés, le 23 août, à la veille du premier tour de la présidentielle. Or, ce  magnat de la télévision était qualifié pour le second tour, et il a – de fait – été empêché de mener campagne jusqu’à sa libération, mercredi 9 septembre. Sa participation au dernier duel télévisé face à Kaïs Saïed n’a apparemment pas convaincu l’électorat, mais le candidat - encombré de ses casseroles - a-t-il eu le temps de s'y préparer ? L’écart final de 45 à 50 points entre les deux hommes peut s'expliquer par ses tracas judiciaires, et aussi surprendre, puisque Karoui apparaissait dès janvier en bonne place dans les sondages. 

L’installation de Kaïs Saïed au palais présidentiel à Carthage pourrait perturber le pays, jusqu'au-delà de ses frontières

Partisan du renversement de la pyramide des pouvoirs, au profit de "conseils locaux" et au détriment de l’échelon central, K. Saïed appelle à se "libérer" de " concepts classiques", parmi lesquels il range les partis politiques et la démocratie représentative. Un tel projet, s’il devait être mis à exécution, annonce bien des tensions. La crainte majeure serait qu'il instaure la primauté de la charia.

L'homme inquiète pour son conservatisme moral et religieux assumé et revendiqué. 
Invoquant l’opinion majoritaire, il ne cache pas son hostilité à la dépénalisation de l’homosexualité et son opposition à l’égalité homme-femme dans l’héritage

Ces convictions rétrogrades vont de pair avec
la présence centrale qu’occupera le parti islamo-conservateur Ennahda au Parlement, vont désormais placer la frange la plus progressiste – mais minoritaire – de la société civile tunisienne sur la touche. D'autant qu'avec 52 sièges, le parti islamo-conservateur présidé par Rached Ghannouchi devance la formation Qalb Tounès, du candidat à la présidentielle Nabil Karoui, qui récolte 38 sièges.

Enfin, le souverainisme de Kaïs Saïed, puisé aux sources du nationalisme arabe – il tient toute relation avec Israël pour un acte de "haute trahison" –, ne manquera pas de tendre les relations entre la Tunisie et ses partenaires occidentaux. 

L’Europe va devoir composer avec ce recul de la démocratie au Maghreb
qu’elle n'avait peut-être pas anticipé. Kaïs Saïed n’est assurément pas le meilleur président tunisien que l'Union européenne fantasmait. Les Européens n'avait pas davantage prévu que les Tunisiens pouvaient basculer dans la révolution institutionnelle et le rigorisme religieux ultra conservateur.

Ni la gauche française et ses think tanks aveuglés d'idéologie, ni Macron, plein de ses certitudes et son ministre à côté de la plaque, Le Drian, n'ont vu venir l'islamisme, bien que la mouvance des Frères musulmans ait été légalisée, il y a neuf ans (le 1er mars 2011) par le gouvernement d'union nationale de Mohamed Ghannouchi, instauré après la révolution.

mercredi 18 mars 2015

Tunisie: une attaque terroriste contre un musée fait plusieurs morts, dont des étrangers

Le "printemps arabe" conduit-il la Tunisie au chaos?

Au moins huit personnes, dont sept étrangers, ont été tuées dans une attaque armée contre le musée du Bardo à Tunis
 ce mercredi

"Une attaque terroriste (a visé) le musée du Bardo", a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui sur la radio Mosaïque FM, en évoquant "deux éléments terroristes ou plus, armés de Kalachnikov".

Touristes apeurés
au musée du Bardo, Tunis

Alors qu'il est hors de Paris et qu'une "prise d'otages" est en cours, le Premier ministre français Manuel Valls s'est empressé de faire condamner l'attaque "avec la plus grande fermeté", des termes automatiques en ces circonstances"Il y a une prise d'otages, sans aucun doute des touristes touchés, tués", a indiqué Valls lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Mais il en profite hélas pour tirer avantage de cette "attaque terroriste"
Il ramène en effet le drame aux attentats de Paris à qu'il n'a pas su anticiper bien que perpétrés par des djihadistes Français, estimant que les événements en cours à Tunis "illustrent cruellement les menaces auxquelles nous sommes tous confrontés en Europe, en Méditerranée, dans le monde"
Alors que la prise d'otages n'a pas encore trouvé son dénouement, cette récupération globalisante est indécente, en ce qu'elle tend à minimiser la responsabilité de l'exécutif et de sa diplomatie dans la déstabilisation du Maghreb et du Proche-Orient

"Il y a huit victimes", "sept étrangers" et un Tunisien

Une centaine de touristes se trouvaient dans le musée lorsque les terroristes ont lancé leur attaque, selon le porte-parole tunisien qui précise que "la majorité des touristes a été évacuée".

Mohamed Ali Aroui n'a pas confirmé les propos que lui prêtent plusieurs media et que suggère Valls dans son parallèle avec le terrorisme islamiste en France, selon lesquels il s'agirait d'une prise d'otages. 

Mais "il y a des informations selon lesquelles il y a encore des touristes" à l'intérieur, a-t-il ajouté. "Les unités anti-terroristes sont entrées dans le musée", a-t-il affirmé, en précisant que le quartier est bouclé. D'importants renforts policiers sont sur place.
Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, ancien ambassadeur de Tunisie en France sous Bourguiba et chef du parti Nidaa Tounes, partisan d'un islam tolérant, va s'adresser aux Tunisiens, a indiqué le porte-parole de la présidence, Moez Sinaoui. Le Premier ministre Habib Essid, ancien secrétaire d'État à l'Agriculture sous la présidence de Ben Ali, a de son côté réuni les ministres de l'Intérieur et de la Défense.

Le musée est mitoyen du Parlement tunisienles travaux des commissions parlementaires ont été suspendus après les tirs. Les députés ont reçu l'ordre de se rassembler dans le hall de l'assemblée, rapporte  Monia Brahim, élue du parti islamiste Ennahda, deuxième parti (27,79 %), après Nidaa Tounes (37,56 %).

La Tunisie fait face depuis la révolution de janvier 2011 à l'essor d'une mouvance djihadiste armée.
Une soixantaine de policiers et militaires ont été tués dans des heurts armés notamment près de la frontière algérienne où un groupe armé lié à al-Qaïda est menaçant.

 

dimanche 13 avril 2014

Algérie: la présidentielle soulèvera-t-elle le couvercle du chaudron ?

Un changement en Algérie menace-t-il la France? 

Une atmosphère de fin de règne
Cette campagne présidentielle inquiète de part et d'autre de la Méditerranée
Elle se déroule en Algérie pour l'élection présidentielle du 17 avril, marquée par l'absence physique du principal acteur, le président, Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, élu depuis 1999 et candidat à un quatrième mandat. A une semaine du scrutin, le climat se tend. 

La contestation se manifeste désormais sur le terrain. La rumeur bruisse : Abdelaziz Bouteflika pourrait être présent lors du dernier meeting de sa campagne, prévu à Alger dimanche 13 avril. "Le peuple algérien va le voir et l'entendre; je ne sais pas sous quelle forme mais il va s'exprimer", a assuré l'un de ses porte-parole, Amara Benyounès, ministre du développement industriel.

Six candidats en lice
Composée de sept personnalités, trois anciens premiers ministres, deux ministres, le président du Conseil de la nation (équivalent du Sénat) et le président du principal parti politique, le Front de libération nationale, l'équipe représentant le candidat Bouteflika se déploie sans relâche sur tout le territoire, jusqu'en France et en Tunisie où résident d'importantes communautés algériennes. 

Mais les réunions publiques  sont de plus en plus l'objet d'incidents 
A Ghardaïa, aux portes du Sahara, mercredi 9 avril, la presse algérienne a rapporté la présence de manifestants hostiles en marge de plusieurs meetings tenus dans la vallée du Mzab par le directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, ex-premier ministre. Dans cette région située à 600 kilomètres au sud d'Alger, théâtre d'affrontements depuis des mois entre les communautés berbères musulmanes et arabes, des habitants, excédés par la reprise de violences qui ont de nouveau provoqué une quarantaine de blessés, ont crié des slogans hostiles et jeté des œufs sur le cortège.
A Béjaïa, en Kabylie, le 5 avril, la maison de la culture, où devait se tenir une rencontre animée par Sellal, a été incendiée. Ce mouvement de colère, au cours duquel ont été blessés des journalistes qui accompagnaient le directeur de campagne de Bouteflika, a provoqué l'annulation du meeting. Trois jours plus tard, quelque 2.000 étudiants sont sortis dans la rue pour exprimer leur rejet de l'élection présidentielle au cri de "système dégage". Un portrait géant du président-candidat a été déchiré. 

A Paris, le 6 avril, où avaient été dépêchés deux ministres, Amara Benyounès, et Amar Ghoul, un groupe de jeunes a tenté de perturber la rencontre et s'est fait évacuer sans ménagement de la salle. "Laissez-les crier, ils ne sont à chaque fois pas plus de dix", s'est indigné Benyounès à la tribune . "C'est hallucinant et ahurissant, des démocrates qui appellent l'armée à faire un coup d'Etat contre un président démocratiquement élu. On a tout vu dans ce pays ! ", a enchaîné le ministre, en référence à des appels lancés par des personnalités et des opposants.

A Batna, capitale des Aurès, un scénario identique à celui de Paris s'est déroulé : un groupe de jeunes a été expulsé manu militari. Résultat : la plupart des meetings de campagne se déroulent en présence d'un dispositif policier renforcé. Parfois, les salles sont fournies, parfois, elles ne le sont pas.

Le camp Bouteflika n'est pas le seul camp exposé à de rudes critiques  
Ali Benflis, 69 ans, prône une 
nouvelle Constitution "plus consensuelle"
A M'Chedallah, dans la région de Bouira,
un représentant d'Ali Benflis, principal rival du président sortant (photo ci-contre) a dû lui aussi renoncer. "On ne laissera personne organiser de meeting à M'Chedallah, nous rejetons carrément cette élection", ont clamé une centaine de jeunes manifestants selon l'agence algérienne APS. 

C'est un changement en Algérie où, avant le "printemps arabe", les  élections se déroulaient dans une quasi indifférence de la population.
Le président sortant paraît affaibli

Cette fois, l'entourage du président tente de faire campagne tant bien que mal, en l'absence de son candidat, affaibli par un accident vasculaire cérébral en 2013. Depuis mai 2012, Bouteflika ne s'est plus adressé directement au peuple algérien. Il n'apparaît plus à la télévision qu'à de courtes occasions, lorsqu'il reçoit des délégations étrangères. Ce fut le cas lors de la venue le 3 avril du secrétaire d'Etat américain John Kerry. Des images montrant le président saluant brièvement son hôte debout avaient alors été diffusées. "Il va bien", "il va de mieux en mieux", assurent à tour de rôle ses représentants. "C'est quelqu'un dont les fonctions mentales fonctionnent très bien, il a un problème de rééducation fonctionnelle", a affirmé Benyounès, interrogé le 6 avril dans le cadre de l'émission "Internationales" sur TV5, en partenariat avec RFI et Le Monde.

Suite au traumatisme de la décennie noire des années 1990-2000, qui avait vu s'opposer des groupes islamistes à l'armée, 
les hommes du président utilisent l'argument de la stabilité. 
Dans un meeting intégralement filmé à Tizi Ouzou, M. Sellal, qui s'est exprimé en arabe et en français, l'a dit et répété : « Si nous perdons la stabilité, nous perdons la souveraineté. (…) La stabilité est un acte de souveraineté, si on touche à la stabilité, on a touché à la souveraineté nationale ».

Cet argument a cependant été retourné par les opposants au quatrième mandat qui dénoncent le facteur d'instabilité que constituerait, selon eux, la réélection d'un chef de l'Etat malade. « Il a tout sacrifié » à l'Algérie, a répliqué M. Sellal, « jusqu'à sa santé », avait-il déjà affirmé dans une autre réunion. "Pourquoi ne pas vouloir le faire roi ?" s'est-il écrié à Alger le 8 avril.

Manifestation d’étudiants hostiles à Abdelaziz Bouteflika, à Tizi Ouzou, en Kabylie, le 6 avril.A Tizi Ouzou, au lendemain des incidents de Béjaïa, des jeunes venus manifester sont restés à l'extérieur de la salle sans que cela dégénère, et le directeur de campagne du président a mis en garde contre les impatiences qui s'expriment. "On doit avancer doucement, car nous avons une société compliquée et complexe". Celui qui a déjà qualifié de "moustique" le " printemps arabe" contre lequel l'Algérie dispose du "fly-tox" [insecticide], a insisté : "Les Algériens connaissent leur bonheur". Et il a promis des lendemains encore meilleurs. " Une République démocratique, égalitaire, où nous ne connaîtrons que le bonheur, où nous respecterons que les libertés individuelles et collectives !"

Puis, les promesses se sont accumulées. Le programme de constructions de logements commencé depuis le début du deuxième mandat de Bouteflika en 2004, à l'origine de nombreuses émeutes dans le pays, "continuera" a annoncé Sellal "jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une demande en Algérie… selon les capacités financières du pays".

Pas d'observateurs européens

Extrême gauche souriante...
"Tant qu'il y aura une rente [pétrolière], elle profitera aux Algériens, aux plus démunis", a-t-il enchaîné. La préoccupation majeure dans le camp Bouteflika reste le taux de participation, déjà faible par le passé et qui pourrait s'aggraver pour ce scrutin si particulier suivi avec attention par la communauté internationale.

Dans un mémorandum sur les relations avec l'Algérie à laquelle elle est liée par un accord de coopération depuis 2002, l'Union européenne s'est inquiétée de la lenteur des réformes politiques. Rendu public le 27 mars, le rapport relève aussi qu' "aucun progrès notable n'a été enregistré dans la mise en œuvre des recommandations de la mission d'observation électorale de l'UE" lors des législatives de 2012. Or, cette fois, aucun observateur européen ne sera présent le 17 avril.  "Nous avons reçu très tard l'invitation à observer les élections présidentielles algériennes", indique au Monde Michael Mann, porte-parole de Catherine Ashton, représentante de l'UE pour les affaires étrangères. "Conformément à notre méthodologie, nous ne pouvions déployer, avec un préavis aussi court, une mission d'observation électorale à part entière », ajoute-t-il. Deux experts seulement seront dépêchés. Pour une "évaluation technique".

Un parti islamiste menace l'Algérie d'une révolution

Président fondateur du Front de la justice et du développement qui porte une idéologie islamiste réformiste, Abdallah Djaballah dénonce la "mascarade" des élections.

Les partis islamistes qui totalisent 59 députés constituent la 3e force à l'Assemblée.  Abdallah Djaballah est fondateur des deux partis Al-Islah (Réforme) et Ennahda (Renaissance), dont il a été éjecté et qui ont gagné des sièges dans le Parlement actuel. Il a été deux fois candidat à la présidentielle en 1999 et 2004 contre Abdelaziz Bouteflika, et il est arrivé troisième avec un score de 4,8 % en 2004.
Parmi les contestataires, l'Alliance de l'Algérie verte, formée du Mouvement de la société et la paix (MSP), Al-Islah et Ennahda, pour lesquels "le Printemps algérien par les urnes a été reporté".

Hollande menacé de mort sur un site islamiste: le Parquet de Paris a ouvert une enquête
Il s'agit de représailles après les interventions françaises au Mali et en République centrafricaine, où les troupes françaises ont à plusieurs reprises, tué des rebelles musulmans de la Séléka, indique SITE, le service qui surveille l'activisme fondamentaliste sur le web.
"A nos loups solitaires en France, nous disons : assassinez le président." C'est le message diffusé par un site internet islamiste, rapporte, mardi 11 mars, SITE, le service qui surveille l'activisme fondamentaliste sur le web. "Terrifiez son gouvernement maudit, et faites exploser des bombes, effrayez-les, en signe de soutien à ceux qui sont vulnérables en République centrafricaine !" pouvait-on également lire.Au total, six bannières ont été publiées sur ce site islamiste qui publie des informations à destination de la mouvance Al-Qaïda et des autres jihadistes, et dispose d'un magazine en ligne depuis juillet 2013.

vendredi 2 août 2013

Hollande, président socialiste on ne peut plus "normal" ?

François Hollande succombe aux charmes discrets de la Lanterne 

Le changement, pour le président socialiste, c'est de séjourner régulièrement dans ce pavillon de chasse du château de Versailles, comme son prédécesseur. Traditionnellement réservée aux premiers ministres, Hollande s'est attribué cette résidence situé sur un terrain situé en bordure de l'ex-ménagerie royale, offert au comte de Noailles,  prince de Poix, par le roi Louis XV, son père. 
Le président-monarque entretient ainsi la tradition socialiste, puisque la petite Mazarine Pingeot, fille cachée du roi  président François Mitterrand, y montait à cheval.

Hollande était sans-abri

Il n'a pas oublié les critiques qui ont afflué en réaction à son exposition médiatique d'août 2012 dans le Var où il était allé importuner les vacanciers jusque sur les plages.  
Hébergé l'été dernier au fort de Brégançon (ci-contre), résidence des présidents de la République, le chef de l'État n'avait pas apprécié l'austérité de la place forte moyenâgeuse: 
Oh, hisse !
"Brégançon, c'est très bien, sauf que vous y êtes enfermé comme à l'Elysée.
Or, être en vacances, c'est pouvoir s'échapper, être libre", a-t-il confié aux journalistes de la presse présidentielle mi-juillet. 
La liberté, François Hollande l'a trouvée à la résidence de la Lanterne, où le président de la "gauche sociale" doit passer quelques jours pendant ses congés d'été, en toute modestie: le bling-bling, ça ne devait pas être pour lui !






Surprise ! Malgré le matraquage publicitaire, Hollande évitera la Tunisie...

Toujours moins complexé au côté des chefs de petits états quémandeurs qu'auprès des grands de ce monde, Hollande  - une nouvelle fois en Afrique - il y a un mois, fut le premier président français à se rendre en visite d'Etat en Tunisie depuis la révolution qui a chassé du pouvoir l'ancien président Ben Ali (début 2011), Hollande avait annoncé à Tunis l'annulation d'une partie de la dette tunisienne, qui s'élève à environ un milliard d'euros, et l'octroi d'un demi milliard de prêts et de dons. 

Il avait également accordé sa confiance au gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahda et son soutien au tourisme tunisien en déclarant à plusieurs reprises que la Tunisie est un pays sûr. Pas assez pour le couple Hollande-Trierweiler...


Deux semaines après son élection, en mai 2012, le chef de l'État avait découvert les charmes de cet ancien pavillon de chasse
construit en 1787 dans un recoin du parc du château de Versailles par le prince de Poix [et non de Poisse], un guerrier qui fut fait maréchal par Louis XVI. Un domaine de quatre hectares, tenu à l'écart des regards indiscrets par un haut mur d'enceinte et une longue allée bordée de peupliers. Son survol en avion est en outre est interdit. Pour François Hollande, qui compte multiplier les déplacements pendant ses congés, la résidence est idéalement placée.

Entre 1959 et 2007, la Lanterne était officiellement la résidence de villégiature des premiers ministres. Seule exception: André Malraux, ministre de la Culture, qui y a séjourné pendant sept ans. Dans un ouvrage publié en 2010, le journaliste Patrice Machuret raconte comment tous, sauf Édith Cresson, sont tombés sous le charme des lieux. Michel Rocard y a fait construire une piscine et un tennis, Edouard Balladur y a fait enterrer son chien, Lionel Jospin y passait presque tous ses week-ends avec son épouse Sylviane Agacinski. Laquelle se souvient, dans son Journal interrompu, d'un lieu qui "nous mettait à l'abri du temps présent et des crises". Dominique de Villepin, lui, garde en mémoire sa cave à vins, "l'une des plus belles de la République".
L'austérité ne passe pas la grille et Hollande a trouvé le cocon qui le protège, pense-t-il, des tracas qu'il a accumulé au-dessus de sa tête...








Lorsque Nicolas Sarkozy fut élu le 6 mai 2007, La Lanterne devint la propriété du chef de l'État. Idéalement située à 30 minutes en voiture de Paris, la Lanterne devint donc le deuxième lieu du pouvoir le plus important après l'Elysée. 
La gauche dénonce un "hold-up" et en fit un symbole d'une "hyperprésidence" qui ne perd jamais une occasion de reléguer son premier ministre au rang de simple "collaborateur". Consulté par François Hollande sur le train de vie de l'Élysée, le spécialiste des dépenses publiques René Dosière lui avait recommandé de rendre la Lanterne au premier ministre. "Ça me paraissait plus convenable, d'autant que le logement du premier ministre à Matignon est peu fonctionnel. Et puis, l'image monarchique d'un président qui loge dans un domaine royal à Versailles, ça n'est pas idéal", regrette le député socialiste de l'Aisne. Visiblement, le président "normal" n'en a cure.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra !

dimanche 28 juillet 2013

Islamisme: "printemps arabe" pourri, de la Tunisie à l'Egypte, en passant par la Lybie

Les tensions continuent en Egypte

Les islamistes mettent Maghreb et Proche-Orient à feu et à sang



"Guerre civile" en Syrie, mais "soulèvement" en Egypte et Lybie...
Tandis que les Fabius et Hollande focalisent sur la "guerre civile" en Syrie et stigmatisent Bachar el-Assad, rempart contre l'islamisme, la Libye est entrée dans la crise politique la plus critique depuis la chute de Khadafi en 2011, ce samedi 27 juillet 2013. 
Une série d'assassinats a plongé le pays dans le trouble vendredi, après les meurtres de deux officiers de l'armée et de l'avocat et militant politique Abdelsalam al Mosmary, tué par balles à la sortie d'une mosquée. Cet opposant aux Frères Musulmans dénonçait la prise du pouvoir par les milices armées. Ce crime, dans la ville-berceau du soulèvement qui a renversé Mouammar Kadhafi en 2011, a entraîné de nombreuses manifestations, qui perdurent. 1000 détenus se sont échappés d'une prison à Benghazi, renforçant un sentiment de chaos dans tout le pays. Dans ce pays soumis aux lois coraniques (charia), le Premier ministre a annoncé un remaniement.


En Tunisie, où le "printemps arabe" a vu le jour le 17 décembre 2010, des milliers de Tunisiens ont assisté aux obsèques de Mohamed Brahmi, député de l'opposition assassiné jeudi 25 juillet. Deux ans et demi après la "révolution du jasmin", ces funérailles de Mohamed Brahmi, cinq mois après l'extermination de Chokri Belaïd, avaient lieu au lendemain de violentes manifestations anti-gouvenementales à travers le pays. Opposant nationaliste de gauche, Mohamed Brahmi a été tué jeudi de 14 balles tirées à bout portant devant son domicile, sa famille accusant le parti islamiste au pouvoir Ennahda.
"Ghannouchi, assassin!", scandait la foule, désignant le leader historique du parti islamiste. Hier, le ministère de l’Intérieur a pourtant contre-attaqué, affirmant que l’assassinat de Mohamed Brahmi, ainsi que celui d’un autre opposant politique, Chokri Belaïd, mort le 6 février dernier, seraient le fait d’un commando islamiste radical.

En Egypte, la mort de 72 personnes a relancé les manifestations, partout dans le pays. Ce dimanche 28, les soutiens et opposants à l'ancien président Mohamed Morsi ont continué à s'affronter. Alors que le gouvernement tente de réagir avec fermeté, 15 personnes ont encore été blessées dans des heurts survenus dans la nuit de samedi à dimanche.

Le gouvernement égyptien tente de lutter contre l'escalade des violences depuis la destitution du président Morsi
Vendredi 26 juillet au Caire, la place Tahrir a accueilli
une véritable marée humaine
  
Les affrontements entre anti- et pro- Morsi continuent, après les émeutes qui ont fait 72 morts et en blessant 400 autres. 15 nouvelles victimes ont encore été blessées dans la nuit de samedi à dimanche.

Suite des violences
Les affrontements de vendredi ont été les plus meurtriers depuis le début des "conflits" provoqués par la destitution du président Morsi, et ont fait jusqu'à présent 300 morts. Samedi soir, les pro-Morsi étaient des milliers réunis pour un sit-in Place Rabaa al Adawiya, depuis la fin du gouvernement Morsi.

Les violences ont repris à Port Saïd, épine dans le pied du pouvoir islamiste au nord-est de l'Egypte, à la suite des obsèques d'un jeune pro-Morsi samedi. Selon des témoins, des coups de feux ont été tirés en direction d'une église copte orthodoxe. Bilan de la nuit: 15 blessés, selon des hôpitaux.

La majorité des islamistes égypiens tués dans la nuit étaient venus à Tunis pour exprimer leur soutien au gouvernement Morsi
.
Depuis trois semaines, les pro-Morsi manifestaient dans différents lieux de la ville. Ce samedi, en début d'après midi, le pouvoir annonçait qu'il allait disperser "très prochainement" les partisans. 
Certains manifestants, campant autour de la mosquée de Rabaa Al-Adawiya, ont déclaré s'attendre à de nouvelles effusions de sang à cette occasion. Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur a également affirmé que les forces de l'ordre agiraient "dans le cadre de la loi", tout en veillant à ce qu'il y ait "le moins de pertes possibles". 

Réactions de personnalités

Quelques personnalités, dont certaines soutenaient le renversement du gourvenement Morsi, ont condamné la mort des manifestants.
Cheikh Ahmed Al-Tayeb, imam d'Al-Azhar, a demandé une "enquête urgente" sur les violences de la nuit de vendredi à samedi.

Pour sa part, l'opposant
Mohamed El Baradeï, par ailleurs prix Nobel de la paix, a exprimé son indignation face aux événements de vendredi, déplorant "le recours excessif à la force"En France, on parlerait de "moyens disproportionnés" déployés par Manuel Valls.

Les frères musulmans ont eux condamné un "massacre inhumain" qui ne ferait que "renforcer (leur) détermination à refuser le coup d'Etat et exiger le retour de la légitimité incarnée par le président élu".

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a par ailleurs fait part de son inquiétude face à cette "explosion de violence", tout en rappelant aux autorités égyptiennes leur "obligation morale et légale de respecter le droit de manifester de manière pacifique".

Appel au calme de la France
Réagissant aux morts de la nuit, la France a pour sa part appelé "toutes les parties et notamment l'armée à la plus grande retenue": une exhortation que Manuel Valls qui pourrait s'adresser au premier flic de France, Manuel Valls. Déplorant "le bilan déjà lourd des heurts en Egypte", le porte-parole du quai d'Orsay, Philippe Lalliot, a suggéré "la recherche du compromis pour qu'une solution politique se dégage pacifiquement".

Le diplomate évoquait l'engagement du pouvoir provisoire d'organiser des élections (démocratiques?) "dans les meilleurs délais". Depuis la destitution de Morsi il y a trois semaines, plus de 250 personnes sont mortes des violences en Egypte.

jeudi 25 juillet 2013

Les islamistes vont-ils mettre la Tunisie à feu et à sang ?

La tension monte en Tunisie

La principale centrale syndicale tunisienne (UGTT) a appelé à une grève générale vendredi 
Soutiens du pouvoir islamiste
après l'assassinat du député de l'opposition de gauche Mohamed Brahmi, abattu jeudi près de Tunis.

Au lendemain de l'assassinat du député de l'opposition de gauche
Mohamed Brahmi, abattu jeudi près de Tunis, la principale centrale syndicale tunisienne (UGTT) a appelé à une grève générale après ce "crime odieux." En réponse, la compagnie Tunisair et sa filiale Tunisair Express ont annoncé l'annulation de tous les vols programmés vendredi.

Ennahda nie toute implication

La fille du député tunisien Mohamed Brahmi, 
assassiné devant son domicile jeudi, 
devant l'hôpital où a été transporté son père
Après l'assassinat de Mohamed Brahmi, des centaines de personnes ont manifesté dans le centre de la capitale et en province, notamment à Sidi Bouzid, région natale du député, dont la famille et les partisans accusent les islamistes au pouvoir d'être derrière le meurtre.

La nouvelle a secoué les Tunisiens en cette journée chômée marquant le 56e anniversaire de la République et
des centaines de personnes ont afflué dans le centre de la capitale pour dénoncer l'assassinat, accusant eux aussi le parti Ennahda, qui a démenti toute implication.

Cet assassinat intervient près de six mois après celui de Chokri Belaïd, une autre figure de la gauche tunisienne. Sa famille avait aussi accusé Ennahda, qui avait là aussi démenti toute implication. Le pouvoir avait imputé ce crime à un groupuscule islamiste radical.

"Son corps a été criblé de balles devant son épouse et ses enfants"

A l'étranger, la France, les Etats-Unis, la Suisse, l'Algérie et le Parlement européen ont dénoncé l'assassinat et
la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a demandé "une enquête rapide et transparente".

Catherine Ashton, 
la chef de la diplomatie européenne a condamné  l'assassinat "avec la plus grande fermeté" et a appelé la Tunisie à une "réponse citoyenne et pacifique" à ce meurtre.

Le coordinateur général du Mouvement populaire et membre de l'Assemblée nationale constituante (ANC) "Mohamed Brahmi a été assassiné par balles au sortir de son domicile", ont laconiquement annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué, sans préciser les circonstances, la télévision nationale Watanya et l'agence officielle TAP, Mohamed Brahmi. 
"Son corps a été criblé de balles devant son épouse et ses enfants", a déclaré à la radio Mohsen Nabti, membre du bureau politique du Mouvement populaire.
D'après la télévision, il a été abattu de onze balles tirées à bout portant par des inconnus.

Le chef du parti islamiste Ennahda a une nouvelle fois exclu de quitter le pouvoir

Rached Ghannouchi
Alors que le pays traverse une intense crise politique, Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda, a promis devant quelque 15.000 partisans réunis à Tunis samedi 20 juillet de ne pas céder le pouvoir, alors que les tractations pour la formation d'un nouveau gouvernement s'éternisent et que le pays vit sa pire crise politique depuis la révolution, le soi-disant "printemps arabe".

vendredi 5 juillet 2013

Le voyage de Hollande en Tunisie nous coûte plus qu'il ne nous rapporte

La caution socialiste à un régime islamiste

Les comptes de la Nation ont-ils encore souffert  ?

Le président "normal" se déplace en grand appareil



Migrants tunisiens vers l'Italie et la France
Avril 2011


Le président socialiste a-t-il rentabilisé sa visite d’Etat de 2 jours en Tunisie, jeudi et vendredi ? 
Sa suite péthorique était-elle justifiée, vu l'état de nos finances publiques?

La Tunisie s'est-elle relevée de sa Révolution du Jasmin de 2010-2011? 

Arrivé second aux élections, le président Moncef Marzouki est entre les mains de son chef du gouvernement, Ali Larayedh, l'un des principaux dirigeants du parti islamiste Ennahda.




Hollande salue l'Assemblée (éternellement) constituante  
(depuis décembre 2011) de Tunisie 
et incite les Tunisiens à consolider le processus démocratique 
et la libération de la femme



Ce pays s'est vidé de ses forces vives lors du "printemps arabe." 

Etonnant donc qu'un peuple qui sort à peine d'une révolution ait les moyens d'accueillir une tel équipage... 

Nos sinistres socialistes n'ont-ils aucun scrupule à imposer cette charge inutile à un peuple convalescent ? Les contribuables français se féliciteront sans doute pareillement de financer cette escapade médiatique avec ...Air Sarko-One !

Et une allocation ! Au terme de sa visite, le président de la République a annoncé 500 M€ de dons et de prêts aux autorités.

DIX ministres et sous-ministres




Bertrand Delanoë (PS) attira les émigrés tunisiens à Paris, dont il est le maire


- Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

- Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur

- Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement

- Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt

- Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique

- Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme

- Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé du Développement

- Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères chargée de la Francophonie

- Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants,

- Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Français à l’étranger.

Hollande s'est privé d'un encombrant
Son ministre de l'Intérieur n'est pas du voyage d'Etat à Tunis.
Manuel Valls s'était attiré les foudres du parti islamiste au pouvoir Ennhada pour avoir mis en garde contre la montée d'un "fascisme islamique" en février.

Lien PaSiDupes - Valls dénonce "un fascisme islamique" en Tunisie : Ghannouchi déclara alors son pays "insulté"


François Hollande était censé rendre hommage à la révolution tunisienne, mais évoqua l'Egypte aux prises avec un autre islamiste.

VOIR et ENTENDRE le président Hollande lâcher sa bourde:


Devoir de mémoire
Autre plantage aux limites de l'incident diplomatique: Monsieur Petite Blague est aussi l'auteur d'une autre confusion, entre Chine et Japon, cette fois.

Lien PaSiDupes - Scandale diplomatique: Pépère prend les Japonais pour des Chinois : François Hollande au Japon qui rend hommage "au peuple chinois" 

Parlementaires accompagnateurs




- Pouria Amirshahi, né en Iran, député des Français établis hors de France;


- Elizabeth Guigou, présidente de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale; 

- Jean-Pierre Sueur, président du groupe d'amitié France-Tunisie
- Michel Ménard, autre président du groupe d'amitié France-Tunisie de l'Assemblée Nationale, élu de ...Nantes: ça fait deux;

- Jean Glavany, député-maire de Maubourguet ( Hautes-Pyrénées )

Accompagnateurs au titre de la culture

- Jacques Lang (président de l’Institut du Monde arabe),

- Martin Hirsch (président de l’Agence du Service civique),

- Jean-Luc Martinez (président du Louvre),

- Anne-Marie Descôtes (directrice de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger),

- Marie-Christine Saragosse (présidente de l’Audiovisuel extérieur de la France)

- Anne Paugam (directrice générale de l’Agence française de développement) 

Invités personnels du président Hollande

- Abdellatif Kechiche, réalisateur de cinéma;

- Nina Moati, célèbre romancière (?) et sœur de Serge Moati;.

- Souhayer Belhassen, journaliste et défenseuse des droits de l'homme tunisienne, faite chevalier de la Légion d'honneur (novembre 2012) par le président français François Hollande;

- Ridha Khader (Artisan boulanger, meilleure baguette de Paris, 2013)

- Benjamin Stora, né en Algérie, professeur de l'Université et spécialiste socialiste de l'histoire du Maghreb contemporain, de l'Algérie coloniale, des guerres de décolonisation et de l'immigration en France.