POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 2 juin 2020

"Justice pour Adama": la mystification anti-raciste de bisounours contre les violences policières

Sur les 20.000, combien d'individus sincères rassemblés à Paris contre les violences policières, le 2 juin ?

Interdite en catastrophe 2 heures avant le début par la Préfecture de police, la manifestation s’est achevée par des violences entre activistes anti-violences et les forces de l’ordre autour du parvis du tribunal de la capitale.


Devant le tribunal de Paris, une foule composite d'indigénistes et d'universalistes racisés a défié le pouvoir macronien, mardi 2 juin - des collégiens décrocheurs, des élèves des lycées qui n'ont pas ré-ouvert en zone orange et des adultes anarcho-révolutionnaires de gauche, prêts à en découdre avec les fonctionnaires de l'Etat, soit une minorité - au prétexte de  réclamer "Justice pour Adama"délinquant noir anti-flic (qui n'avait rien à faire de la justice de la République) et justicier de son quartier, à Beaumont-sur-Oise, commune socialiste jusqu'en 2014, qui s'est rebellé contre les forces de l'ordre républicain et qui est mort après son interpellation musclée. 
Toute la soirée, la foule a scandé le slogan inscrit sur les maillots ("made in France", ci-contre). 
Pendant les manifs, le business continue:


Quatre ans se sont écoulés depuis qu’Adama Traoré a perdu la vie peu après son arrivée à la caserne de gendarmerie de Persan (Val-d’Oise) à la suite d’une interpellation musclée par les gendarmes, et le rassemblement a été organisé dans la semaine qui a suivi la mort de George Floyd, un Noir violent de 46 ans et 90 kilos, qu'un policier a dû maîtriser au sol en pressant de tout son poids sur lui, lors de son arrestation à Minneapolis (Etats-Unis).

Plus de 20.000 personnes, selon la Préfecture de police de Paris, ont répondu à l’appel du Comité Adama. 

Annoncée depuis le 29 mai sur les réseaux sociaux, la manifestation n’avait pas fait l’objet d’une déclaration préalable: la préfet Lallement l'avait interdite quelques heures seulement avant son départ, au motif qu’elle n’était "pas autorisée par le décret du 31 mai 2020 relatif à l’urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement, dans l’espace public, de plus de dix personnes."

Faute de concertation entre les organisateurs et la préfecture, le parvis du tribunal s’est vite révélé trop exigu pour la foule qui a fini, en s’étalant, par bloquer la sortie du périphérique et la ligne 3 du tramway. De nombreux manifestants ont voulu se hisser sur les Algeco ou les containers du chantier du prolongement de la ligne 14 du métro, face au tribunal.

"Ce n’est que le début," ont mis en garde les organisateurs.

Sur les centaines de pancartes identiques, de nombreuses références à Eric Garner, mort en 2014 à New York en résistant à son interpellation, ou à Zyed et Bouna, morts il y a 15 ans (2005) à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après une course-poursuite avec les forces de l’ordre et surtout pour s'être cachés dans un transformateur dont l'accès était interdit au public. 
Trois lettres répandues aux USA, mais inconnues en France, émergent: "BLM", pour "Black Lives Matter [pour les non-anglicistes: "les vies des Noirs comptent"].... Sur les masques chirurgicaux ou en tissu, arborés par nombre de manifestants, on lisait parfois "I can’t breathe ["j'peux pas respirer"]", paroles prononcées par George Floyd et aussi, selon la légende, par Adama Traoré.

Assa Traoré, poing levé,
en signe de respect des lois et de la Justice de la République...


Assa Traoré, demi-sœur d’Adama (ie père était polygame et géniteur de 17 enfants, dont plusieurs repris de justice et récidivistes) et égérie de la lutte anti-flics contre les violences policières, a pris la parole pour saluer la mobilisation massive : "Toutes les personnes qui sont là aujourd’hui, vous êtes entrées dans l’histoire. Vous pourrez dire que vous avez participé à un renversement (…). Ce n’est que le début. Nous avons fait un appel en quelques jours. La prochaine fois, ce sera beaucoup plus organisé.

La grande soeur de 35 ans a réclamé la fin de "l’impunité policière" et, prenant modèle de la Cérémonie des Cesar ou, qui sait, de Jérôme Salomon pendant l'épidémie de coronavirus, a rendu hommage à d’autres délinquants de couleur morts en France à la suite de refus violents d'interpellations pendant la décennie écoulée: "Aujourd’hui, quand on se bat pour George Floyd, on se bat pour Adama, on se bat pour Ibrahima Bah [mort en 2019], on se bat pour Gaye Camara [mort en 2018], on se bat pour Babacar Gueye [mort en 2015], on se bat pour Angelo Garand [mort en 2017], la liste est trop longue."

Des incidents éclatent à la nuit tombée

Après deux heures de rassemblement dans une atmosphère lourde de défiance anti-républicaine, des incidents ont éclaté, et le parvis du tribunal s’est peu à peu vidé de ses occupants en même temps qu’il se remplissait de gaz lacrymogène.
 
Vélib’, trottinettes, scooters et poubelles, objet du "vivre ensemble", ont alors été transformés en barricades enflammées. Les militants non-violents contre les violences policières ont saccagé des Abribus et des commerces dont les vitrines ont été fracassées. Dans les petites rues du 17e arrondissement, où ils avaient retrouvé la capacité de se répandre à nouveau, des terrasses, bars et restaurants ont dû se barricader en catastrophe en tirant le  rideau de fer pour limiter la casse. 
Dix-huit personnes seulement ont été interpellées, a annoncé, mercredi matin, la Préfecture de police.


Contre toute évidence, "la violence n’a pas sa place en démocratie," a tweeté le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner. Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous," a-t-il développé, comme si il était ministre de la Parole.

A Lille, quelque 2.500 personnes ont manifesté sans heurts.
Plusieurs centaines à Marseille et à Lyon.

Le cas de Gabriel,  l'adolescent de Bondy (93) blessé sérieusement à l’œil, quelques jours auparavant

Interrogé à l'Assemblée un peu plus tôt dans la journée, sur ce cas de violences sur un jeune à peau claire lors de son interpellation pour tentative de vol de scooter, le ministre de l'Intérieur avait en revanche pris le parti des forces de l’ordre : "Il y a une police républicaine qui, dans ce pays, protège les femmes et les hommes de tout, y compris du racisme. Il y a une police républicaine qui est engagée jour et nuit pour la sécurité des citoyens." 
Le ministre a estimé que le gouvernement combat "le racisme avec force sur tous les fronts chaque fois que c’est nécessaire".

Publication synchrone d’une contre-expertise "indépendante".
Une nouvelle contre-expertise réalisée à la demande de la famille Traoré a été rendue publique à l'occasion des rassemblements. Sans surprise, les conclusions sont venues contredire celles d’une expertise médicale révélée quatre jours plus tôt, qui écartait la responsabilité des trois gendarmes – placés sous le statut de témoin assisté pour les faits de non-assistance à personne en danger – dans la mort du "justicier noir" de 24 ans.

Cette dernière contre-expertise indépendante, menée par un professeur spécialiste des maladies systémiques - comme le "racisme systémique" ! - affirme que le "décès fait suite à un syndrome asphyxique. Le syndrome asphyxique fait suite à un œdème cardiogénique. L’œdème cardiogénique fait suite à une asphyxie positionnelle induite par le plaquage ventral. Le plaquage ventral a entraîné “la mise en position corporelle entravant l’échange normal de gaz et avec l’impossibilité de se libérer de cette position”. Aucune autre cause de décès n’est identifiée." Ce sont les preuves qui manquent à ce raisonnement logique. "Ce rapport démonte point par point l’expertise de la semaine dernière et désigne le plaquage ventral comme ayant causé la mort d’Adama Traoré ", s’est félicité Me Yassine Bouzrou, avocat installé à son compte sur les Champs-Elysées et qui a offert ses services à la famille: il est en pointe dans les affaires criminelles, politico-judiciaires et d'accusations de violences policières.
En novembre 2016, Me Bouzrou défend Malamine Traoré, qui a tué deux policiers en percutant leur véhicule sur le périphérique parisien, en février 2013. En mars 2018, l’accusé est condamné à 15 ans de prison avec une période de sûreté de 10 ans, une peine supérieure au jugement en première instance.
En octobre 2017, avec son associée Julie Granier, il est chargé de défendre Tariq Ramadan lorsque ce dernier est accusé de viol par Henda Ayari
A l’inverse, selon la dernière expertise médicale ordonnée par les deux juges d’instruction, et menée par un collège de trois médecins, une faiblesse cardiaque est à l’origine de la mort d’Adama Traoré. Cette étude dit ne pas trouver "de pathologie évidente expliquant cet œdème cardiogénique" et l’attribue à l’association de plusieurs éléments : une sarcoïdose pulmonaire, une cardiopathie hypertrophique, un trait drépanocytaire, le tout "dans un contexte de stress intense" et "d’effort physique", "sous concentration élevée" de cannabis. De simples " suppositions", a balayé le professeur auteur anonymé de la contre-expertise "indépendante". 
Les parties civiles ont encore dix jours pour demander aux juges d’instruction d’ordonner une nouvelle contre-expertise.
Les autres justiciables peuvent attendre...

Municipales à Paris: l'ex-LR Florence Berthout se rallie à Rachida Dati

Retour au bercail de l'enfant prodigue pourtant investie par le parti du président

Tête de liste de La République en marche dans le cinquième arrondissement, la candidate a finalement "trouvé un accord" avec Rachida Dati.

 
"Florence Berthout (...) sera candidate divers droite soutenant la candidature de Rachida Dati", est-il écrit dans un communiqué publié mardi après-midi.

Politiquement, "il ne s'agit pas d'un accord avec LREM".
Florence Berthout "a déposé une liste d'union de la droite et du centre" et est "inscrite en divers droites", a-t-on précisé dans l'entourage de la candidate. 
Anne Biraben, la candidate LR dans le 5e arrondissement se retrouve en troisième position de cette liste d'union de la droite. "Je mènerai une liste de rassemblement avec la volonté de poursuivre une logique d'union autour d'un projet ambitieux pour le 5e et pour faire battre Anne Hidalgo", a dévoilé dans un tweet Florence Berthout.

Aigreurs du candidat LREM

Lui-même ancien membre des cabinets ministériels de... Christian Jacob et François Fillon, Hugues Renson se sent isolé: "Je condamne fermement cet accord de boutiquier, destiné à sauver des places, si loin des valeurs que nous avons portées", a réagi en retour le député LREM de Paris: "les habitants du 5eme méritent autre chose..."

Florence Berthout était arrivée en tête du premier tour le 15 mars avec 28,5% des voix, devant la liste de Paris en commun (Anne Hidalgo) emmenée par Marie-Christine Legardeley (25,42%). 
Anne Biraben, la candidate de Rachida Dati, était arrivée troisième avec 17,27% des voix.
<br>Le renégat n'a pas de mots assez violents pour condamner sa collègue.
Il y a tout juste un an, la maire sortante, alors chef de file du groupe LR au Conseil de Paris, annonçait son départ du parti de droite, mais il n'a pas cru à ce retour au bercail pourtant pressenti depuis quelques jours. "Les électeurs de droite et du centre qui ont voté pour qu'elle soit maire du Ve arrondissement sont écœurés ce matin et puis je vais vous dire, les électeurs d'En marche ne voteront pas pour elle. Et puis je pense que les gens qui trahissent trahiront de nouveau. C'est de la trahison vis-à-vis des électeurs. En 2014, elle s'est roulée par terre pour avoir l'étiquette LR. […] Je trouve ça pathétique", avait vilipendé l'ancienne garde des Sceaux.
Florence Berthout est une girouette annonciatrice de la victoire 

Au début de la campagne pour les municipales, elle a reçu l'investiture LREM pour la mairie du 5e arrondissement. En février dernier, elle faisait encore part de son "enthousiasme" à la suite de la nomination d'Agnès Buzyn comme nouveau chef de file pour LREM à Paris. "Je pense que pour battre Anne Hidalgo il faut s'unir", avait insisté l'ancienne LR au 'Talk' du Figaro. "Dans ma liste, j'ai d'anciens adjoints LR, j'ai des élus LREM et j'ai des gens de la société civile", insistait-elle. Elle ajoutait encore qu'Agnès Buzyn "a une envie permanente de rassembler (...); elle fait cela avec beaucoup de panache et elle y croit". 
Florence Berthout en est visiblement revenue...

Municipales à Strasbourg: le candidat LR menace de faire cavalier seul

Les négociations ont repris entre Barseghian et Trautmann, mais Vetter (LR) et Fontanel (LREM) n'ont pas d'accord

Vetter flingue les Verts et fait cavalier seul 

Prenant avantage d'une dynamique de campagne favorable, le candidat LR Jean-Philippe Vetter, arrivé 4e, avec 18,27 % au terme d’une campagne efficace, flingue les Verts et envisage d'y aller seulsans s’allier avec le LREM Fontanel (2e avec 19,86 %) - mais  plutôt avec la socialiste Trautmann (3e avec 19,78 %)...

"Soyons clairs : il ne s’agit pas de s’opposer aux idées écologiques, explique-t-il dans une tribune adressée aux DNA. Nous devons préserver notre environnement, verdir la ville, mettre fin au gaspillage et mieux recycler ses déchets. Il s’agit de s’opposer à une liste dont la philosophie politique est d’extrême gauche, sectaire et doctrinaire par nature. […]

Lorsqu’on s’oppose à certaines expériences de l’Université de Strasbourg, c’est la recherche qu’on enterre.

Lorsqu’on veut interdire la circulation de véhicules diesels dès 2021, c’est la cohésion sociale et territoriale de notre métropole qu’on attaque.

Lorsqu’on veut lancer un grand emprunt de plusieurs centaines de millions d’euros, c’est la santé financière de la ville qu’on hypothèque.

Lorsqu’on veut fermer notre aéroport, c’est la présence du Parlement à Strasbourg qu’on met en péril.

Lorsqu'on s’oppose à la rénovation du stade de la Meinau, c’est l’avenir du Racing et le rayonnement du territoire qu’on fragilise." Ça c’est pour la partie "péril rouge".

L’élu strasbourgeois regrette "que l’intérêt supérieur de Strasbourg ne soit [pas] au centre des discussions"
 
Elu au Conseil municipal de Strasbourg depuis 2014 - dans le groupe de la juppéiste Fabienne Keller, dont il a été l'assistant parlementaire -,  Jean-Philippe Vetter mène une partie de "poker menteur", assurant qu’il ira plutôt seul : "Au-delà des coalitions entre candidats, il faut construire le rassemblement des Strasbourgeois".

Aujourd’hui, je suis prêt. Je suis prêt à agir pour nos valeurs. Prêt à rassembler les Strasbourgeois, quel que soit leur vote du premier tour. Prêt à relever le défi d’épargner l’extrême gauche à Strasbourg. Prêt à porter un projet d’avenir qui concilie le développement durable avec l’efficacité économique. […] Ce sera tout le sens de la politique que je porterai demain pour les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois." 

A gauche, des acteurs politiques appellent Catherine Trautmann et Jeanne Barseghian (EELV) à unir leurs forces. Le 29 mai dernier, l'écologiste arrivée en tête au premier tour avait annoncé vouloir "tendre la main" à l'ancienne maire de Strasbourg, un marche-pied utile à la trentenaire.
 

Municipales: PS et EELV joignent leurs faiblesses pour résister dans plusieurs grandes villes

Les maires sortants socialistes ne sont pas tranquilles

Le PS assurait que les alliances avec les Verts ne seraient plus automatiques...

Les candidats aux mairies achèvent les dernières tractations pour les municipales dans 5.000 communes le 28 juin. Le candidats ont en effet jusqu'au mardi  3 juin à 18h00 pour déposer leurs listes.<br>Lille (Nord), Dijon (Côte-d’Or), Grenoble (Isère), Strasbourg (Bas-Rhin) sont des villes a priori acquises à la gauche, mais à quelle gauche ? S'ils n'y prennent garde, les électeurs risquent de se retrouver avec des coalitions improbables de socialistes laxistes et d'écolos totalitaires. Encouragés par leur score aux européennes et des sondages flatteurs, les candidats écologistes sont souvent partis sans ménagement à l'abordage des villes dirigées par leurs traditionnels partenaires socialistes, stratégie arrogante assumée par leurs leaders Yannick Jadot et Julien Bayou, mais jugée aggressive par les socialistes imbus de leur grandeur passée.

L’alliance traditionnelle PS-écologistes ne devait plus être automatique, mais elle est de retour. A Dijon comme à Lille, les listes PS sont arrivées en tête, mais les deux anciens ministres échouent à éviter l'humiliation d'un second tour. Les deux maires sortants ne souhaitaient pas faire de place aux Verts et François Rebsamen comme Martine Aubry harcelés, sans les nommer, par le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, n'ont pas d'autre choix. 
"Certains barons ou baronnes se disent qu’ils veulent faire sans les écologistes, comme s’il n’y avait pas eu de premier tour, comme si à certains moments on n’avait pas fait 20, 25% ou plus", explique Julien Bayou, secrétaire national EELV et ancien conseiller de Christiane Taubira.  Les écologistes arrivent en tête notamment à Lyon, Besançon ou Strasbourg. Si certains élus socialistes refusent de fusionner avec les Verts, c’est non seulement pour des raisons idéologiques et comportementales, mais aussi arithmétiques. Ces compromis promettent des mairies chaotiques.
<br>Paris: PS et EELV trouvent un accord

La liste 'Paris en commun' de la maire socialiste Anne Hidalgo et les Verts emmenés par David Belliard ont trouvé un accord de coalition dans la nuit de lundi à mardi pour le second tour des municipales à Paris.

"On a trouvé un accord sur les trois thèmes sur lesquels on travaillait depuis plusieurs jours: le projet, la gouvernance et les listes", a indiqué  le directeur de campagne de la maire, Emmanuel Grégoire. "Nous avions un projet écologique et social et nous savions qu'une coalition était nécessaire. Nous la faisons aujourd'hui avec Anne Hidalgo", a souligné David Belliard dans un entretien avec Le Parisien.

Belliard D et Najdoski Ch
9 sept 2013
Anne Hidalgo était arrivée en tête du premier tour des municipales avec 29,3% des voix et David Belliard, seulement quatrième, avec 10,8%. Il n'était pas en position de force, mais Hidalgo ne peut faire sans cet apport, puisqu'il ne suffit encore pas. En 2014, elle avait obtenu 34,4 % des suffrages et avait déjà dû signer un accord programmatique avec Europe Ecologie Les Verts pour obtenir la fusion des listes, alors que la droite LR avait gagné quatre arrondissements dès le premier tour (elle en aura six à l'arrivée).

Les écologistes "demandaient à avoir une mairie après le 28 juin", "on a dit oui et on en discutera", avoue E. Grégoire.

Par ailleurs "il était question que David Belliard entre dans l'exécutif, s'il le souhaite, c'est à lui de l'exprimer", a-t-il ajouté. 
"Il y aura au minimum une mairie écologiste durant la prochaine mandature si les électeurs et les électrices nous accordent leur confiance pour gérer Paris. A cette heure, je ne peux pas encore vous dire laquelle, mais si nous remportons l'élection, les écologistes seront parties prenantes de la gouvernance de la capitale à tous les niveaux, et je m'en réjouis", a confirmé M. Belliard.
"Je suis satisfait que nous partagions avec les équipes d'Anne Hidalgo une large part du diagnostic, sur la nécessité de 'dédensifier' la capitale ou de renforcer les solidarités notamment", a-t-il commenté sur le fond.

Sur les projets d'aménagement urbains ou encore la question de la place de la publicité à Paris, "nous sommes parvenus à trouver de nombreux compromis importants", a-t-il souligné.

"Le projet Bercy-Charenton (XIIe) va être remis à plat : le nouveau projet, qui reste à discuter, fera l'objet d'une concertation citoyenne. Nous nous engageons à ce qu'il comporte la création d'un troisième bois à Paris. Sur le TEP Ménilmontant, comme sur la friche Ordener, nous avons obtenu des garanties de refonte de ces projets avec pour objectif de préserver ou d'augmenter la part de parcs et de jardins", a précisé D. Belliard.

"Il y a eu de bonnes avancées, c'est une bonne nouvelle", s'est réjoui Julien Bayou, le secrétaire national d'EELV, au micro de Sud Radio. Les électeurs partageront-ils cette joie ?
Dans la majorité présidentielle, le dissident Villani refuse toute alliance - et compromission - avec Agnès Buzyn, candidate LREM et ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, au coeur de conflits d'intérêts avec les laboratoires internationaux qui combattent la bi-thérapie du professeur Raoult contre le coronavirus responsable de la Covid19.

La maire PS de Nantes conclut un accord avec EELV

Quand, à Paris, l'équipe de la maire sortante PS peinait encore à s'allier avec le candidat EELV, à Nantes, l'accord était déjà signé dans la nuit de dimanche à lundi 1er juin entre le PS de la maire sortante Johanna Rolland et les écologistes de la liste EELV menée par Julie Laernoes, arrivée deuxième au premier tour. Johanna Rolland, que Jean-Marc Ayrault avait posé derrière lui à la mairie de Nantes, est arrivée en tête avec 31,36% le 15 mars, largement devant Julie Laernoes (19,58%).

"L'accord de fond entre les listes de Johanna Rolland et Julie Laernoes ne nie pas les divergences entre leurs programmes respectifs. Mais il choisit de se concentrer au contraire sur des valeurs partagées et renforcées face à la crise", écrivent dans un communiqué commun les états-majors des candidates, sans prendre l'avis des militants. Les électeurs seront en revanche appelé à dire leur mot...

"Le rassemblement de la gauche et des écologistes est la réponse aux enjeux fondamentaux qui se posent pour l'avenir de Nantes, s'est félicitée la maire, en langue de bois. La crise du Covid dont nous sortons progressivement donne une acuité encore plus forte à cette nécessité du rassemblement", ajoute-elle, pour ne pas aborder les questions qui gênent. 
La tête de liste écologiste a, quant à elle, estimé qu'"il aurait été, dans ce contexte, irresponsable de passer notre tour, de ne pas essayer d'influer sur les mesures à prendre". "Il ne faut pas s'y tromper: il est en train de se passer quelque chose de fort", a-t-elle assuré. Nantais, Nantaises, vous voilà prévenu(e)s, avant l'ouverture de la pochette-surprise...

Leur accord programmatique reste flou. 
Les deux candidates affirment qu'il porte "l'ambition" - ce qui n'engage à rien - d'une "rupture dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques municipales" - ce qui paraît plutôt confus -  et "d'une action municipale profondément renouvelée pour agir à la transformation profonde de notre modèle". ous voilà renseigné(e)s !

Parmi les autres candidates susceptibles de se maintenir au second tour, Laurence Garnier, ancienne directrice des ressources humaines à PSA Peugeot-Citroën, puis à la Direction des achats, à la tête de la liste LR, avait recueilli 19,93% et  une auto-entrepreneuse dans l'éclairage d'intérieur, la député LREM, où elle est tout naturellement membre de la... commission des Lois, Valérie Oppelt, 13%. 
Où sont les hommes, Marlène Schiappa ?
<br>

lundi 1 juin 2020

Désinfox municipales: les élus LREM sont-ils plus nombreux que les communistes au premier tour ?

Le journal Le Monde se consacre à la défense du parti présidentiel...

Humiliée, LREM se décharge sur cette presse pour nier la réalité
Elections municipales 2020 : notre carte de France des résultats
Magazine Capital (groupe Prisma)

Le parti communiste se félicite d'avoir obtenu plus d'élus que le parti du président au premier tour des municipales et Macron est entré dans une colère noire (si le CRAN permet...). 
 
Plus de 1.000 candidats PCF contre moins de 300 pour les LREM ont été élus conseillers municipaux au premier tour. 
Les sites ou pages Facebook communistes affirment que le Parti communiste (PCF) "a remporté plus de mairies" que le Rassemblement national (RN), qu’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) et que La République en marche (LREM) a fait trois fois moins. Ainsi le le blog communiste du pays de Morlaix cite-t-il un texte du blog Perspective communiste, lui-même tenu par un "militant communiste du Grand Lyon".
Sur Twitter, ce blog militant publie un graphique tendant à démontrer  que "le PCF est le troisième parti en termes d’élu.e.s municipaux", depuis le 15 mars dernier, derrière Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS). Avec 1.072 élus, le PCF se situerait largement devant le RN (498), LREM (268) et EE-LV (183).

Le Monde et le PCF omettent de citer Les Républicains arrivé premier ! 


Le graphique est dû à un journaliste de La Croix, Laurent de Boissieu et son site France politique où il analyse les résultats des élections depuis bientôt vingt ans.
A CheckNews (Le Monde), il confirme que les chiffres sont authentiques. S’il n’est pas l’auteur de l’infographie, Laurent de Boissieu explique qu’elle reprend bien ses tableaux qu’il a compilés en se fondant sur les chiffres bruts publiés par le ministère de l’Intérieur. Bien que ses hauts-fonctionnaires se disent constamment au travail (à l'instar du bringueur Christophe Castaner, un coureur de cocktails politiques, sans masque en période de confinement), "cette année, ils n’ont pas publié de récapitulatif, j’ai donc dû m’y coller", souligne-t-il.

A noter qu’il s’agit du nombre de conseillers municipaux élus sur une liste en fonction de sa nuance politique fixée par le ministère de l’Intérieur, dont le patron apparent est un proche de Macron : "Dit autrement, un membre du PS élu sur une liste PCF figure parmi les 1.072 PCF, tandis qu’un membre du PCF élu sur une liste conduite par un PS n’y figure pas [dans le décompte des élus du PCF]. Logique !
Comme il peut y avoir des élus communistes sur d’autres listes, notamment celles divers gauche [DVG], on est plutôt en dessous de la réalité qu’au-dessus."  
Mais c'est sans compter non plus les "SE" (sans étiquette) qui se sont dissimulés pendant la campagne mais qui sortent du bois dans l'entre-deux tours et revendiquent leur appartenance au parti du président...  

"Vérifier et corriger"

Parce que c'est nous, ce n'est pas LREM !
Par ailleurs, pour compter le nombre de maires réélus au premier tour, et non plus les conseillers - on s'écarte donc de la polémique soulevée par Le Monde -, La Croix préfère ne pas utiliser ces données brutes fournies par Beauvau : "Les nuances politiques utilisées par le ministère de l’Intérieur sont trop imprécises – il y a des PCF en liste homogène ou tête de liste d’union de la gauche – voire erronées pour pouvoir être utilisées. C’est pourquoi le PCF travaille à partir des remontées de ses fédérations et de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr). A ma connaissance, les autres partis n’effectuent pas ou ne communiquent pas sur ce travail."

La République en Marche a voulu  avancer masquée; il ne faut pas maintenant que LREM se déclare lésée par les difficultés d'identification de ses candidats qu'elle a elle-même crées. 

Comme à chaque élection, Laurent de Boissieu demande donc à chaque parti de lui communiquer sa liste d’investiture pour "vérifier et corriger les nuances du ministère de l’Intérieur", pourtant bien placé en l'espèce pour étiqueter les candidats qui, comme Macron à la présidentielle, se sont glissé dans le nid des autres. 
Si une liste est considérée comme "divers gauche" par le ministère de l’Intérieur, mais que la tête de liste a été investie par le PCF, il comptabilisera logiquement le maire comme communiste. "Les partis m’apportent pour cela une aide plus ou moins fine. Le PCF est l’un des plus précis car ses données vont de Montreuil [Seine-Saint-Denis, plus de 100.000 habitants] à Bonneuil-en-Valois [Oise, à peine plus de 1.000 habitants]. 
Les partis moins caporalisés sont généralement moins précis que le PC: les ententes locales contre nature sont mal maîtrisées par les états-majors parisiens. C’est pourquoi, afin de réaliser mes cartes des maires élus au premier tour, j’ai été contraint d’utiliser des seuils différents en fonction des familles politiques (5.000 ou 10.000 électeurs). Pour pouvoir comparer le nombre de maires par parti politique, il faut donc retenir un même seuil."

Si on considère le seuil le plus bas retenu par le journaliste de la Croix, soit les villes de plus de "5.000 électeurs inscrits", il est également exact de dire que le PCF a obtenu (bien) plus de maires élus au premier tour que LREM : "Je compte 45 PCF élus ou réélus au premier tour contre six LREM." Côté RN, sept maires ont été élus ou réélus au premier tour, et quatre pour EE-LV.

LREM est un mouvement composite

Un tel écart en faveur du PCF s'explique par l'absence d'implantation locale du parti présidentiel, par ailleurs composé de néophytes, notamment de la société civile, et inconnus des populations. Le poids de LREM lors des derniers scrutins nationaux ne représente pas grand chose dans la France profonde: Macron et ses parlementaires élus ne sont pas intégrés. Ils sont hors-sol ! 
"Il y a trois effets qui jouent en faveur du PCF et en défaveur de LREM.
Le premier, c’est que le PCF, contrairement à LREM, a historiquement des bastions locaux, par exemple dans les Hauts-de-France, la Seine-Maritime, les héritages de la "ceinture rouge" en banlieue parisienne ou du "Midi rouge" dans les Bouches-du-Rhône. 
Le deuxième, c’est que le premier tour des élections municipales profite généralement aux maires sortants. Cela peut d’ailleurs être un peu corrigé au second. 
Enfin, le troisième tient au fait que LREM, nouveau parti avec peu de sortants [qui ne seraient pas des renégats socialistes ou juppéistes], a privilégié [a été contraint, pour exister,  à] des alliances locales. 
A l’issue du second tour - pour arranger l'exécutif - il faudra donc plutôt analyser par blocs d’alliance. Prenez l’exemple d’Edouard Philippe : s’il est réélu au Havre, on ne pourra pas le compter LREM, parti auquel il n’appartient pas, mais bien dans la majorité gouvernementale, puisqu’il en est même le chef en tant que Premier ministre." Un aménagement: une carabistouille macronienne suggérée par sa presse.

Le second tour doit avoir lieu le 28 juin prochain, si la situation sanitaire le permet. Les fact-checkers de la presse à genoux ne manqueront pas de prolonger activement la tambouille électorale servie à Macron.  
<br>

La liberté d'expression de la journaliste Anne Toulouse remise en question

Quand les associations et collectifs imposent leur idéologue aux journalistes

Pointer les faits dérangeant les minorités actives est qualifié de dérapage

 
Anne Toulouse, journaliste spécialiste des Etats-Unis, en a fait l'expérience: nul ne doit exprimer une opinion que les groupes de pression ('lobbies', pour les amateurs de GAFA et autres atteintes à notre souveraineté) ne valident pas. Elle a convenu aux internationalistes lorsqu'elle a signé un essai (avec André Kaspi, professeur émérite des universités, et spécialiste des Etats-Unis) Dans la tête de Donald Trump. où elle déclarait - en 2016 - que "le trumpisme reste une page blanche". Mais, si elle ne colle pas à la "pensée unique" sur la communauté noire aux Etats-Unis, elle "dérape"... Mais quel crime a-t-elle donc commis contre la pensée dominante ?

Sur le plateau de l'émission "Carrefour de l'info" sur Cnews, la journaliste franco-américaine Anne Toulouse a tenu "des propos", ce qui est déjà un jugement défavorable ne laissant aucune place aux opinions, mais de surcroît "très polémiques" - ce qui dénonce un malaise, en fait une condamnation d'un désordre intolérable de la police des idées: chez les tenants de l'ordre supranational et gardiens de la doxa , on ne touche pas à la communauté noire aux Etats-Unis, pas plus qu'à la communauté LGBT ou aux obèses (les personnes en surcharge pondérales, en novlangue (newspeak, pour les bobos du 11e de Paris et journalistes polyglottes en mots isolés) et fins connaisseurs de l'anti-langue pratiquée par Macron..) provoquant des réactions outrées [sic] sur... les réseaux sociaux, lesquels sont appelés à la rescousse quand ça arrange, mais que les mêmes conspuent quand ils ont besoin. 
<center><blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Il a montré la voie,se battre non violemment pour la justice et contre toutes les manifestations de haine et de racisme,nous devons être solidaires comme une seule race humaine, une seule humanité. rassemblons-nous et répandons l&#39;amour, pas la haine ❤️ <a href="https://twitter.com/hashtag/BlackLivesMatter?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#BlackLivesMatter</a> <a href="https://t.co/RUkuJCXP8Z">pic.twitter.com/RUkuJCXP8Z</a></p>&mdash; Laeticia Hallyday (@LHallyday) <a href="https://twitter.com/LHallyday/status/1267307731574067200?ref_src=twsrc%5Etfw">June 1, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></center>
Nous sommes ainsi prévenus contre un problème dont nous ne savons encore rien: la presse qui dit nous informer (et nous expliquer!) nous conditionne et nous dit ce qu'il faut penser pour penser bien. En cela, elle est bien un groupe de pression monopolistique régi par quelques magnats à l'américaine.  

Anne Toulouse, journaliste d’origine française et de nationalité américaine, dont les ouvrages sur la politique US et notamment sur Donald Trump sont publiés en France par le groupe Lagardère (Armand Colin, Dunod, Stock, Fayard, Grasset, Larousse, Calmann-Lévy, Le Livre de poche,, Paris Match, Elle ou Europe 1), a fait des déclarations chocs sur le plateau de la chaîne CNews, dimanche 31 mai, suscitant de vives réactions. Invitée de l'émission "Le carrefour de l'info", elle est interrogée [la presse met ses invités en examen] sur la situation de la communauté noire aux Etats-Unis, alors que des émeutes sont en cours à la suite de la mort de George Floyd, un homme noir étouffé par quatre policiers blancs: il semble ainsi que l'"homme" soit un quidam. Et que déclare la spécialiste interrogée pour dire ce qu'elle sait et non pas ce qu'elle doit ? "La plupart des Noirs sont Somaliens à Minneapolis, on se demande pourquoi ils ont choisi l’endroit où il fait le plus froid aux États-Unis". Intolérable ! 

"La plupart des Noirs sont Somaliens à Minneapolis, on se demande pourquoi ils ont choisi l’endroit où il fait le plus froid aux États-Unis."
Ils se rendent compte de qu’ils disent à la télé en France, ou c’est devenu une habitude?#BlackLivesMatter
08:25 - 31 mai 2020 

Fallait-il qu'un article de Libération de 2014, cité pour preuve historique !, confirmât que, étrangement, il existe effectivement une communauté somalienne importante dans l'état du Minnesota (dont le gouverneur est un membre du Parti démocrate et la capitale, Minneapolis, dirigée par un parti affilié au Parti démocrate) pour que les faits soient admis? Dans les années 90, entre 80.000 et 120.000 Somaliens se sont bel et bien réfugiés dans ce pays déclaré raciste et cet état en bordure du Canada. 

Mais les déclarations d'Anne Toulouse sont allées plus loin. 

L'ancienne correspondante de RFI, radio publique française, en Amérique du Nord a également fait état de statistiques qui mettent à mal les idées fausses reçues. Elle a en effet livré des chiffres que n'a produit aucun 'fact-checker' de Libération ou du Monde, ni aucun collègue de Radios France (France Inter?) ou Radios France (Jacques Cardoze, Grégory Philipps) ou Cedric Faiche, pour BFMTV, et aucun universitaire...  

Les statistiques de l'immigration sont mieux connues aux USA qu'en France
Solidarité oblige, la presse ne condamne pas sa collègue frontalement: elle fait appel aux internautes, lesquels se trouvant être des associations et des militants... Ainsi Josly Ngoma, natif de Brazzaville au Congo, n'est pas cité au hasard: il "étudie l'histoire de l'Afrique et de ses diasporas". En choeur, ils reprochent à la journaliste d'avoir brisé un tabou en rappelant aux manipulateurs de l'opinion "qu'en chiffres absolus, aux Etats-Unis, il y a beaucoup plus de personnes blanches que noires qui se font tuer par la police". 

Ces vérités ont rapidement agité les Africains des réseaux sociaux. 
Une internaute (anonymée) parlant de "honte", un autre (pas mieux identifié) évoquant "une journaliste qui a quelques siècles de retard sur la société", ce qui n'a aucun sens: il a du retard - et des lacunes - dans sa lecture de Libé ! Clairement, la société qu'il veut pour les Français est celle qu'il se rêve pour lui-même, mais qui n'est pas celle qu'ils se veulent. Un autre "utilisateur" [sic] de Twitter réagit divague, renvoyant pour le coup à deux siècles en arrière : "Donc les noirs doivent vivre dans des endroits chauds ? et ils ne mangent que des bananes ? Ils sentent tous la noix de coco !
<br>Et la presse cite aussi ce tweet, sans indication de son auteur:
Les voici, l'un et l'autre   
 
Ours subversif (Vince Simonet) se présente en argumentateur : lrem, medef et autres enculés ne me suivez pas, je râle mais j’argumente ! « 1 naze + 1 naze ça ne fait pas un bon, ça fait 2 nazes ! » Impressionnant... Comme la sélection anonymée par l'organe de presse dite "institutionnelle" ! 
<br>Foulard palestinien autour du cou...
<center><blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Pardon ?? Pardon ?? Mais à quel moment on va décider d&#39;arrêter ce genre de propos à l&#39;antenne ? Comment peut-on encore, en 2020, raisonner de la sorte ?? <a href="https://t.co/RQ15QBnPyX">https://t.co/RQ15QBnPyX</a></p>&mdash; Pierre Rondeau (@Lasciencedufoot) <a href="https://twitter.com/Lasciencedufoot/status/1267015261929959430?ref_src=twsrc%5Etfw">May 31, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></center>
Pierre Rondeau est "expert en économie du sport", prof à Sports Management School, chroniqueur à @RMCsport (NextRadioTV, donc SFR, c'est-à-dire à la fois BFM et LExpress...), co-directeur de l'Observatoire du Sport à @j_jaures (fondation politique française proche du Parti socialiste): donc un "internaute" comme les autres qui fait un montage improbable mais révélateur...

L'acteur Nicolas Duvauchelles'est mêlé à la polémique
Faisant fi des faits, l'artiste donne libre cours au sentiment (édifiant) et choisit de s'insurger contre la réalité rappelée à bon escient par Anne Toulouse. Mais, persuadé de sa lucidité, l'artiste responsable, papa de trois enfants de trois mères différentes, a donc partagé la vidéo accompagnée d'un commentaire profond: "mais qu'est-ce que c'est que ça ?".

La Justice va s'en mêler: Macron emmêle tout; pourquoi pas les "internautes".
Certains internautes  - ou plutôt les avocats des associations dont ils sont membres - ont même déposé un signalement auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Qui était George Floyd, dont la mort, après une intervention policière, est à l'origine des manifestations qui secouent les Etats-Unis ?

George Floyd a quitté l'université pour retrouver Houston et suivre sa passion, la musique. Rappeur amateur, il avait enregistré sous le nom de Big Floyd. 
C'était aussi un basketteur de Houston, Texas, récemment arrivé à Minneapolis en quête, selon ses proches, d'un "nouveau départ": sorti de prison en 2014, il avait plaidé coupable pour "vol à main armée" et avait été condamné à cinq ans de prison en 2009, selon des documents de justice publiés par le Daily Mail. Lors d'un cambriolage en bande, commis en 2007, l'enquête judiciaire a déterminé qu'il avait pointé un pistolet sur la victime.

<br>

dimanche 31 mai 2020

Les partisans de la chloroquine sont un noyau viral, selon Véran

Ministre clivant, O. Véran les traite de "sacré cluster d'irresponsables"

Le ministre de la Santé partisan, représentant d'une caste hautaine 

Méphisto, sourcilleux
godillot aux pieds plats
Les attaques de "sachants" parisiens font rage contre la chloroquine :
 elle vaut trois francs six sous, ce qui ne fait pas les affaires des laboratoires qui investissent sans lui trouver encore l'alternative lucrative qu'ils escomptent. Ils espèrent bien toucher toutefois le pactole au plus vite.

Le ministre de la Santé a interdit cette molécule offrant ainsi de meilleures chances d'aboutir aux laboratoires, tandis qu'un grand nombre de figures politiques continuent d'en soutenir la prescription, derrière le professeur Didier Raoult. Certains même, comme Christian Estrosi, ont été sauvés du coronavirus par la molécule controversée. 

Olivier Véran en a perdu ses nerfs et tapé du poing sur la table, selon Le Canard Enchaîné.

Le fondement des condamnations de la chloroquine (seule) par des "savants" liés aux laboratoires est battu en brèches et leur  crédibilité ne résiste pas aux témoignages autorisés qui se font jour au fil des guérisons associées à la bi-thérapie prescrite par le professeur de Marseille, un chercheur en virologie qui n'a pas cessé de voir des patients et de les soigner.  
Dès la mise en lumière médiatique de l'infectiologue Didier Raoult, les "mandarins" de Paris ont tremblé: ils n'avaient rien à proposer aux malades admis aux urgences, puis en réanimation, et ont opposé des protocoles rigides à respecter pendant que les malades mouraient, fautes de respirateurs disponibles. Les conseillers des gouvernements , membres des sociétés "savantes" et autres comités  - qui ont pourtant constitué le "conseil scientifique" de Macron - étaient pris en défaut: ils n'avaient pas prévu les masques de protection, ni les tests de dépistages ni les lits en quantités suffisantes, ni les effectifs et n'avaient pas d'autre choix que de railler, puis de polémiquer et enfin de réclamer la tête de celui qui était en mesure de tester et soulager, voire de soigner et guérir les malades de la Covid-19.
 
Le professeur Raoult s'est imposé comme la figure principale de la lutte contre le coronavirus en préconisant la chloroquine en bi-thérapie précoce contre le virus mortel, quand les gens mouraient en nombre dans les hôpitaux publics. La bi-thérapie qui sauvait des vies suscita aussitôt l'hostilité des "savants" qui collaborent avec les laboratoires, au mépris de la confiance que certains ont accordé au directeur de l'IHU Méditerranée infection de Marseille. La polémique suivie d'attaques frontales vise à faire passer au second plan dans l'opinion les défaillances des mandarins et la pénurie de moyens publics face à l'épidémie.  

Une étude, bidonnée par quatre médecins, que publia la revue scientifique britannique The Lancet, a définitivement jeté la suspicion sur les intentions scientifiques des "savants" qui cornaquent Véran, un député LREM que la revue 'people' Gala (Laura Carreno-Muller) a bombardé d'urologue à "neurologue". Cette publication prudente mais tendancieuse, auréolée d'une réputation acquise dans le passé, devait porter le coup de grâce au "savon de Marseille", selon Canteloup, plutôt qu'au SARS-CoV-2, en affirmant non pas seulement son inefficacité, mais la dangerosité de la chloroquine (seule), en dépit des témoignages de rescapés du virus, tel le journaliste Olivier Mazerolle

Un avis rendu public ce mardi 26 mai a tenté de mettre au pilori  le "Gérard Depardieu de la science", selon ses agresseurs de la pensée officielle. Appelé à l'aide par Véran, suite à l'étude britannique, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a recommandé l'arrêt de la prescription de la molécule. Car c'est la Politique qui domine la ScienceL'Organisation mondiale de la santé a suspendu provisoirement l'expérimentation du traitement. Et Donald Trump a suspendu à l'OMS ses allocations... 
<br>Les agresseurs ne s'attendaient pas à une contre-offensive de gauche comme de droite
 
Car, si Didier Raoult est en première ligne pour défendre la chloroquine, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignant ou encore Philippe Douste-Blazy sont à ses côtés. Pour le sectaire Olivier Véran, c'en est trop.
D'après Le Canard Enchaîné du 27 mai, le ministre des Solidarités et de la Santé s'est abandonné à la colère, face à des journalistes. "J'hallucine totalement face aux réactions de ces hommes politiques", a déploré l'ex-socialiste, comme Agnès Buzyn, "les mêmes qui hurlaient au scandale d'Etat parce qu'on avait laissé une trop grande liberté de prescription au Médiator demanderaient ma tête dans deux mois devant la commission d'enquête si on ne parlait plus de la chloroquine que sous l'angle du nombre de morts par complications cardiaques." 

Dans la foulée, le ministre a applaudi du bout des doigts "ceux qui ont découvert la prudence" comme Ségolène Royalelle qui avait supprimé des Tweets vantant la réussite du traitement prescrit par Didier Raoult. 

Les contradicteurs du ministre ont eu droit à un avertissement de Véran, considéré comme un "kéké" dans la presse... "Devant la commission d'enquête, je me ferai un plaisir de rappeler à leurs auteurs leurs paroles du passé qui ont bien contribué au bordel ambiant", a ainsi riposté le ministre de corps de garde. Et de conclure : "il y a quand même (...) un sacré cluster d'irresponsables politiques." Sauf que le ministre viral ne visait pas l'exécutif !  

Le Bon, la Brute et le Truand

Le politique et la médecine s'affrontent de plus belle.
O. Véran est un fauteur de troubles qui met à mal l'unité nationale souhaitable en période de crise sanitaire.
Tandis que l'urologue - qui s'était déclare "hyperactif" dans Gala plutôt que réflechi - prône la prudence face au coronavirus, et malgré le lancement d'un déconfinement progressif, le professeur en infectiologie estime que les Français sont en sécurité, au moins en PACA !, ne dramatisant pas l'hypothèse d'une deuxième vague de la pandémie de Covid-19 que l'exécutif envisage - après avoir négligé la possibilité de la première, malgré le précédent de 2003

Malgré leurs prospectives divergentes, O. Véran ne balaie pas d'un revers de la main l'expertise internationale de l'infectiologue, puisque le ministre évite de le "mettre au ban". "Je l’ai appelé hier. On en a parlé. Je l’ai prévenu de ma décision. Ce n’est pas ma décision, c’est une décision certes que je prends, mais sur la base des recommandations scientifiques", a ainsi nuancé le ministre fort en gueule - avec un cheveu sur la langue - au sujet de l'interdiction de la chloroquine. Ce qui en touche une au professeur sans bouger l'autre.
<br>

samedi 30 mai 2020

Crise sanitaire : les Français font plus confiance à Didier Raoult qu'à Olivier Véran, selon un sondage

Les Français font davantage confiance au professeur marseillais Didier Raoult qu'au ministre de la Santé pour améliorer l'épidémie de coronavirus en France.



30% des Français disent accorder davantage de crédit au chercheur soignant qu'au politique polémiste Olivier Véran face à l’épidémie de coronavirus, selon un sondage YouGov pour Capital. 

A la question "faites-vous plus confiance au professeur Didier Raoult ou au ministre de la Santé Olivier Véran ?", 30% des Français disent lui accorder davantage de crédit qu'à Olivier Véran face à l’épidémie de coronavirus, contre 20% des sondés au ministre. 
A noter que plus d’un sondé sur trois n’accorderait sa confiance ni l'un ni à l'autre et que 15% de personnes interrogées ont répondu qu'ils ne savaient pas répondre à cette question. 

Le fondateur et patron de l'IHU Méditerranée, Didier Raoult recueille 37% de suffrages favorables dans le Sud-Est, alors que seulement 23% des sondés de la région Ile-de-France déclarent accorder du crédit à Olivier Véran, à égalité avec Didier Raoult. 

Concernant les catégories d'âge, Didier Raoult a la cote auprès des 55 ans et plus, qui sont 36% à lui faire davantage confiance qu'à Olivier Véran (19%). 
A l’inverse, les 18-24 ans penchent pour le ministre (28% contre 18% pour Didier Raoult). Les professionnels de la catégorie CSP+ sont également plus favorables au ministre de la Santé (30%) qu'au professeur marseillais (24%), alors que les catégories socio-professionnelles les moins favorisées votent plus de deux fois plus pour Didier Raoult (32%) que pour Olivier Véran (14%).
 
* Enquête réalisée en ligne du 27 au 28 mai sur 1016 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.