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samedi 7 avril 2018

SNCF : SUD-rail annonce un appel au durcissement du mouvement de grèves

Guerre psychologique : la macronie tend-elle les négociations pour se rallier les usagers ?

"La grève pourrait aller au-delà de juin," annonce la CGT-Cheminots



Une première session de discussions jeudi, qualifiée de "mascarade" par la CGT, s'était aussi soldée par un échec, selon les syndicats d'extrême gauche alliés dans la lutte contre la réforme de la SNCF et notamment moins hostiles à son ouverture à la concurrence qu'à la disparition du statut des cheminots, des droits acquis jugés archaïques et inégalitaires par une majorité de Français. 

Constat d'échec des nouvelles négociations de ce vendredi. Laurent Brun (CGT) et Erik Meyer (Sud-Rail) ont dénoncé la volonté, confirmée vendredi par le gouvernement, de mettre fin aux recrutements sous statut de cheminot, et l'annonce par la direction de la SNCF de son projet de modifier des règles s'appliquant à ceux qui sont déjà dans l'entreprise. "Aujourd'hui, l'élément central, c'est l'annonce par la direction de l'entreprise de la remise en cause du statut pour les cheminots qui resteraient dans l'entreprise", a dit Erik Meyer à la presse.

La CGT-Cheminots menace d'une grève qui pourrait aller "au-delà" de juin

"Il n'y a pas eu de négociation", a regretté le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, à l'issue d'une réunion avec la ministre des Transports Elisabeth Borne. Il a assuré que la grève pourrait "aller au-delà du mois de juin".

Initialement, les syndicats de la SNCF avaient annoncé 36 jours de grève, du 3 avril à la fin du mois de juin, suivant ce  planning :
En avril les 3, 4, 8, 9, 13, 14, 18, 19, 23, 24, 28 et 29.En mai les 3, 4, 8, 9, 13, 14, 18, 19, 23, 24, 28 et 29.Et en juin les 2, 3, 7, 8, 12, 13, 17, 18, 22, 23, 27 et le 28.
"On nous enfume; l'objectif est bien de démanteler l'entreprise et les cheminots", a-t-il ajouté. Après des grèves très suivies mardi et mercredi, le mouvement reprendra dimanche et lundi, ce qui implique un ralentissement du trafic dès ce samedi à compter de 20h00. 

Sud-Rail appellera lundi à "durcir le mouvement," a confirmé Erik Meyer. 
"Nous allons tenir un marathon si le gouvernement nous l'impose", a mis en garde Laurent Brun. 

Le ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, en charge des transports, Nicolas Hulot, ministre de tutelle d'Elisabeth Borne, va-t-il finir par manquer le train des négociations ?

vendredi 6 avril 2018

Un photographe accuse un CRS de l'avoir frappé à la tête : à suivre...

Y a de la diffamation gauchiste dans l'air...

Blessé lors d'une manifestation, un photographe accuse un CRS de l'avoir frappé à la tête 

Cliché de 'Tuff' par 'Graine'
Il dit avoir été frappé à la tête et à la cuisse par au moins un CRS lors de la manifestation depuis la gare de l’Est et en direction de la gare Saint-Lazare contre la réforme de la SNCF qu'il couvrait, mardi 3 avril à Paris. 

Il est environ 16 heures, rue de Maubeuge, au nord de la capitale, quand le photographe note "une agitation certaine". Je vois des manifestants courir. D’un coup, les CRS arrivent en formation et déclenchent une première charge. 
Selon la préfecture de police de Paris, les forces de l'ordre sont intervenues "pour faire cesser les troubles", alors que "des dégradations de vitrines de magasins et de mobilier urbain" avaient lieu à hauteur "de la rue de Maubeuge et du boulevard de Rochechouart". 

"Ce que j'ai vécu peut arriver à n’importe qui," assure la victime présumée, qui tente désormais de citer son aventure en exemple, faisant de son cas une possible généralité.  

Or, le plaignant est 'Tuff', membre du collectif La Meute 

Ce collectif de gauche s'est aguerri dans la couverture des manifestations et son militant dénonce aussitôt des violences policières. 
Tuff raconte à franceinfo qu'il s'est avancé en tête du cortège, "plutôt sur le côté, pour diminuer les risques", afin de prendre des clichés, raconte-t-il. "Je crie que je suis photographe" Alors qu'il estime la situation "sécurisée", 
Selon lui, une "deuxième charge", qu'il n'anticipe pas, a lieu à ce moment-là. Les CRS matraquent à tout-va, assure-t-il. L'un d'eux arrive vers moi en hurlant. J'agite les mains en l'air et je crie que je suis photographe." 
Tuff, photographe indépendant assure à France Info ne pas être "belliqueux" et  précise qu'il n'est pas cagoulé, comme c'est le cas d'autres manifestants en tête de cortège. Cet activiste est davantage dans la guerre psychologique que dans l'affrontement. 
Il n'arbore pas le brassard l'identifiant comme un photographe – à la différence des journalistes – car il ce signalement attire plus d'ennuis qu'il ne protège, polémique-t-il. Mais  il tient à la main son appareil photo, son arme psychologique. 
Le CRS me donne un premier coup sur le crâne. Je tombe. Je suis désarçonné, j'ai mal. L'acctiviste assure ensuite être "frappé à la cuisse", probablement par "un autre CRS". 

Un autre photographe, qui se fait appeler Graine, lui aussi membre du collectif LaMeutePhoto, assiste à la scène.
Deux bonnets noirs
qui n'ont pas seulement une caméra au poing
Ce témoin partial confirme évidemment à franceinfo la version de son camarade. Il criait 'photographe, photographe', assure-t-il. Le CRS ne pouvait pas ne pas savoir. 
Sur une photo prise à ce moment par Graine, on voit un CRS, matraque à la main, s'approcher de Tuff et d'un autre homme, qui a, lui, le visage masqué et un bâton à la main : un groupe d'au moins trois activistes, donc... 

Un nombre important de photographes - militants à LaMeute - recruté par France Info
Sur une autre photographie, prise quelques instants plus tard par un troisième photographe, dans la même zone d'affrontements, on peut encore voir Tuff, toujours à terre et cherchant à se protéger. Un CRS est au dessus de lui, matraque à la main. Deux photographes en meute avec la pseudo victime, elle-même photographe, ont-ils monté cette affaire d'agression ? 

Immédiatement après son agression, Graine porte secours à son camarade de luttes, en l'emmenant à l'écart de la manifestation. Tuff enlève le bonnet qu'il porte, "et c’est là que tout le sang coule". Je comprends à ce moment-là que c’est un peu plus grave qu’un simple bleu comme je le pensais, commente le militant. 

Ce photographe indépendant de 24 ans souhaite porter plainte

"Je veux témoigner"... 
"Ça résonne dans mon crâne. Comme si j'étais tombé très fort sur du carrelage," précise le traumatisé.  Graine demande alors à son ami de le prendre en photo, le sang ruisselant sur le visage. "C'est mon seul moment de lucidité, assure le jeune homme blessé. Je veux témoigner, je me dis que c'est grave ce qui se passe." 

Un journaliste indépendant qui couvre lui aussi la manifestation, publie ensuite sur Twitter une photo où apparaît possiblement du sang, attribué à Tuff, répandu par terre.
Selon le récit de Graine et Tuff, parties prenantes à l'affaire, des manifestants auto-formés aux premiers secours, les "street medic", ont ensuite porté assistance au photographe blessé, en attendant l'arrivée des pompiers. Il est évacué à l'hôpital Lariboisière, dans le 10e arrondissement. 

Le certificat - que franceinfo a pu consulter -, établi à cette occasion, constate un "traumatisme crânien" avec une "plaie de 7 cm", nécessitant la pose de "sept agrafes", ainsi qu'un "hématome à la cuisse droite". Un arrêt de travail de quatre jours - lui aussi consulté par franceinfo - est en outre prescrit mercredi 5 avril à Tuff par un médecin qu'il va voir pour vérifier l'état de sa plaie. 

Avec le recul, le photographe s'estime "chanceux" d'être "encore vivant". 
"Mon bonnet a bien amorti le choc." Il dit donc vouloir porter plainte auprès de l'Inspection générale de la police (IGPN) et il promet de "retourner en manifestation faire [s]on travail" dès qu'il sera remis. 

Ce que j'ai vécu peut arriver à n’importe qui, carte de presse ou pas. 
Contactée par franceinfo, la préfecture de police de Paris dit pourtant ne "pas avoir eu connaissance" de cet incident. 
Alexandre Langlois, secrétaire général de la ...CGT Police - également joint par franceinfo, très investi - a été mis au courant par voie de presse, mais n'a pas parlé aux policiers accusés. S'il reconnaît que "l'image [du CRS et de Tuff] est choquante, évidemment", il attend de connaître le contexte dans lequel Tuff a été frappé pour se prononcer sur la légitimité ou non des violences. 
Le syndicaliste d'extrême gauche rappelle simplement que "frapper la tête n'est pas enseigné en formation", mais il reconnaît qu'"avec les mouvements de foule, le coup qui doit atterrir dans le torse peut être dévié. Je ne peux pas imaginer qu'un CRS ait choisi de frapper volontairement la tête."

La manifestation où les violences présumées se serait déroulées avait lieu
à l'appel de plusieurs syndicats, dont la CGT.

Le photographe Graine affirme que cette attaque ne visait pas seulement le jeune homme mais toute une profession. 
Habitué lui aussi des mouvements sociaux, il dit remarquer une escalade des violences policières depuis 2015 :
"Depuis la loi travail, on voit qu’on est visé en tant que photographe. Quand on n’arrive pas à calmer un mouvement social parce qu’il grossit, la deuxième tentative pour l’endiguer, c’est de s’attaquer à sa communication, du moins la diffusion de ses idées dans les media. On vise notre travail, comme ça a pu être le cas avec le journaliste Alexis Kraland, le vidéaste ou le reporter-photographe Nnoman qui avait été interdit de manifestation pendant la loi travail sans raison.
Tuff a levé les bras au ciel pour ne pas être frappé,
on lui a mis un coup de matraque au visage. C’est bien que c’est le photographe qui est visé," analyse Graine.
Pour pouvoir continuer à exercer leur profession en sécurité, de nombreux photographes de manifestations essaient de se rassembler et des initiatives devraient être lancées prochainement, annonce Graine qui semble être l'homme -orchestre.

Quant à La Meute, elle se défend d'être une association proche de l'extrême gauche et ayant partie liée avec l'islam radical. Le réseau féministe mixte et international La Meute qui est engagé contre la publicité sexiste, et membre du Collectif national des droits des femmes et l'association Chiennes de garde constituent depuis 2008 La Meute des Chiennes de garde.

Oxfam France : Duflot, drôle de choix pour redorer son blason souillé !

Duflot quitte la politique pour prendre la tête d’Oxfam France 

Oxfam offre un point de chute à la très contestée altermondialiste Cécile Duflot, alors que l'écologiste Jean-Vincent Placé vient d'être mis en garde à vue et que les électeurs l'ont rejetée.

Ce n'est pas Duflot qui abandonne la  politique, mais la politique qui abandonne Duflot.
Les électeurs ne lui ont pas renouvelé leur confiance et l'ancienne ministre doit renoncer. "J’ai jugé que le moment était venu de m’engager différemment et d’ouvrir une nouvelle étape de ma vie", a déclaré l'écologiste radicale jeudi dans un entretien au Monde. "Je quitte la politique avec beaucoup de sérénité; j’ai pris ma part de l’engagement et des difficultés," a-t-elle ajouté, avec une brin d'amertume. 
Le 20 août 2016, elle avait annoncé sa candidature à la primaire organisée par Europe Ecologie Les Verts. Mais, alors qu'elle était donnée favorite du scrutin, elle se fit éliminer dès le premier tour, arrivant en troisième position du premier tour, avec 24,41 % des voix derrière Yannick Jadot et Michèle Rivasi, Jadot choisit alors le mauvais cheval, le socialiste Benoît Hamon.
Le couperet tomba lors de la législative de 2017 
Nawel Oumer (PS) qui était investie par les militants socialistes en vue des élections législatives de juin fut la première victime de l’accord conclu entre Benoît Hamon (PS) et Yannick Jadot (EELV) et dû s’effacer devant Cécile Duflot (EELV) dans la 6e circonscription (XIe et XXe) : promesse de cette circonscription en échange du retrait de Jadot de la course à l’Elysée et de son ralliement à Benoît Hamon. L’accord provoqua la colère d’élus socialistes et d’Anne Hidalgo qui n’avait pas digéré ce parachutage en 2012, avec l’appui de Martine Aubry, alors à la tête du PS. 
Mais cette cuisine électorale, pas 'bio' du tout, ne profita pas à la plaie du corps politique. Comme en 2012, déjà sous l'étiquette commune Europe-Ecologie-les Verts et PS, en juin 2017, Cécile Duflot se fit refouler dès le premier tour à Paris, avec le score infamant de 14,6%, derrière Pierre Person (LREM 39,42 %) et Danielle Simonnet (LFI 18,8%).

Oxfam France  se choisit une vielle ganache pour directrice générale  

L'ONG ne fait pas elle-même l'annonce : "Je rejoins une organisation internationale formidable”, annonce l'ex-ministre déchue, assurant qu'elle n'a pas quémandé la place et qu’Oxfam l’a sollicitée pour poser sa candidature. Dans un communiqué, le conseil d’administration d’Oxfam France précise que Mme Duflot prendra ses fonctions de "directrice générale" de l’ONG "en juin". 

"J’ai toujours dit que la vie politique ne pouvait pas être éternelle. Chacun doit aussi pouvoir se ressourcer, avoue la politicienne au bout du rouleau. C’est aussi une forme de remise en question”, assure-t-elle, précisant qu’elle va "continuer à agir, mais différemment" :  début d'auto-critique ?

"Je m’engage avec Oxfam dans la durée”, prévient-elle, renonçant à être candidate aux élections européennes de 2019 ou encore à la présidentielle de 2022 ! Ses chantiers prioritaires à la tête d’Oxfam France seront "le développement de l’organisation, le renforcement de l’impact de (ses) propositions, et l’intégration dans Oxfam international". "Si l’on veut faire reculer la pauvreté et les inégalités, il faut agir politiquement au sens noble du terme", explique-t-elle sans rire. 
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Questionnée sur le scandale sexuel qui a secoué l’organisation en Haïti,  Duflot rappelle être "engagée de longue date contre les violences faites aux femmes". Peut-on toutefois rappeler à cet égard que son compagnon est Xavier Cantat, frère de Bertrand Cantat, membre du groupe Noir Désir et assassin de sa compagne, Marie Trintignant, en 2003 Lituanie ?

La polytraumatisée du suffrage populaire se flatte de son nouveau parachutage. 
"La réponse qu’apporte Oxfam après ce traumatisme est à la hauteur, estime-t-elle. Interrogée sur les regrets qu’elle peut avoir sur sa vie politique, l’ancienne secrétaire nationale des Verts admet avoir échoué à ce que "la prise de conscience écologique soit plus vive et que notre pays s’engage enfin dans une autre logique". "Je suis aussi très inquiète de la montée de la parole et des actes de haine racistes et antisémites dans mon pays," a ajouté l'ayatollah de l'écologie. 
Et Duflot de se féliciter d'être patronne d'Oxfam France à la tête "d’une équipe de 42 personnes, forte du soutien de près de 700 bénévoles" et "dotée d’un budget annuel de 4 millions d’euros”. 
Claire Fehrenbach, actuelle directrice générale d’Oxfam France, "salue l’arrivée de Cécile Duflot, une femme connue et reconnue pour son courage politique et pour son engagement en faveur de la lutte contre le changement climatique, les inégalités et les droits humains en général".

Oxfam France se dit association non partisane et non confessionnelle.
Elle est pourtant politique, puisqu'elle revendique sa lutte contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux qui, selon l’association altermondialiste, "menacent la stabilité financière et l’économie, sapent les systèmes fiscaux et les budgets des États, et creusent les inégalités dans le monde entier."
Oxfam France est d'ailleurs membre de la confédération internationale Oxfam. Or, outre que celle-ci a été mise en cause en 2018 par The Times pour un rapport dénonçant l'action du directeur régional de l’organisation à Haïti, elle est critiquée pour le mercantilisme de sa politique de commerce équitable, ainsi que son manque de transparence et traçabilité et son inefficacité sur le terrain. L'ancienne ministre du logement y a donc toute sa place...

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jeudi 5 avril 2018

Cheminots, étudiants et personnels soignants accueillent Macron à Rouen

Macron va-t-il devoir fuir à Varennes ?

Le président ne peut plus sortir de l'Elysée sans se faire huer

Emmanuel Macron sifflé et hué à son arrivée au CHU de Rouen

Cheminots, étudiants et personnels soignants en colère ont accueilli Macron plutôt fraîchement à Rouen, "les yeux dans les yeux",
 à l'appel de plusieurs syndicats pour la défense du service public.
Emmanuel Macron a été "sifflé et hué" ce jeudi 5 avril par plus de 150 manifestants rassemblés devant le centre hospitalier de Rouen (Seine-Maritime) qui héberge un service spécialisé dans la détection précoce des enfants autistes. Il était de passage sur le thème de l'autisme à la veille de la présentation par le Premier ministre Edouard Philippe du 4e plan autisme.

Accompagné de trois femmes, son épouse maternante engagée de fraîche date dans l'accompagnement des autistes qui ne lui sont pas proches, de la ministre de la Santé Agnès Buzyn et de la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel - que l'AFP cite après l'épouse -, le chef de l'État qu'on dit bon communicant, mais dans le déni systématique, a fait la démonstration de ses difficultés psychologiques d'apprentissage social et de communication, avec des comportements stéréotypés.

"Macron on t'attend" ont scandé des cheminots, des personnels soignants, des retraités et des étudiants en colère, réunis à l'appel des syndicats, sans avoir la certitude que le président de la République vienne à leur rencontre. 
Ironie de la situation, dans un CHU traitant l'autisme, le chef de l'Etat a exposé ses propres troubles de la communication. 

44% des Français approuveraient la mobilisation des cheminots et 41% y seraient opposés, selon un sondage pour BFMTV qui note que la tendance s’est inversée en deux semaines. 

La direction de la SNCF fait de l'intox, relayée par la presse alignée sur l'Elysée, en annonçant "un retour progressif à la normale" de la circulation des trains jeudi, après les deux premiers jours de grève des cheminots: trois trains sur quatre sont prévus pour les "trains du quotidien". 
Sauf que cette presse participe à la désinformation du pouvoir, puisque le nouveau mode de grève, dite "scandée", consiste à donner du répit aux usagers et aux entreprises quatre jours sur sept : la mise en place, puis la reprise - à propos de laquelle les agences de presse entretiennent la confusion en suggérant un fléchissement de la grève ce jeudi - rognent sur les jours où les usagers peuvent officiellement circuler à nouveau sans entraves sur le réseau dit public.

L'exaspération des Français est palpable

"Moi, je ne vous serrerai pas la main" 
: 
les échanges entre Emmanuel Macron et des infirmières était tendus aujourd'hui encore à Rouen.


"Les budgets sont en hausse", assène le comptable Macron, en dépit du ressenti des professionnels, après quelque six années que Macron est au pouvoir, sous Hollande et en autonomie.

Au détour de sa représentation, le président a été confronté à la réalité  par des infirmières qui protestaient contre la baisse des moyens des hôpitaux. "Il y a 3-4% d'augmentation de croissance d'activité et -2% de budget pour la santé cette année", a dénoncé l'une.
"L'activité des hôpitaux en France a baissé de 2%, alors qu'on augmente les budgets", a rétorqué Agnès Buzyn, mettant le président en difficultés. "Ce n'est pas vrai, il n'y a pas moins d'activité, y a des patients qu'on ne peut pas" suivre, s'est indignée l'infirmière.

"Les budgets sont en hausse", a interrompu Jupiter courroucé. "Je peux vous le dire les yeux dans les yeux, j'assume ces choix," a-t-il insisté, sans renouveler son langage et sans qu'on sache ce que "assumer" signifie dans sa bouche qui mettrait davantage en confiance que par le passé. "Mais ce serait faux de dire qu'on peut dépenser l'argent, comme ça, sans regarder. Il faut le dépenser intelligemment et efficacement", a-t-il ajouté. Une variante du "pour dépenser, il faut d'abord créer de la richesse," qui serait effectivement malvenu dans ce milieu des services hospitaliers...

Le président accuse à nouveau ses interlocutrices pour reprendre le dessus.

"Moi je suis courtois, vous non !", a-t-il reproché, vindicatif sous ses airs doucereux, au personnel soignant qui est "là tous les jours à cinq heures du matin" et à qui celui qui sait tout dit - courtoisement ? - "c'est pas vrai !" ...


"Des postes, des postes, parce qu'on manque de personnel !", s'est écrié l'autre infirmière.
"Il y a des catégories de postes où il faut le faire (...) et des réorganisations à faire", a répété le président, à l'hôpital comme dans les usines qu'il visite. Ce à quoi l'infirmière a objecté que "les réorganisations, c'est des fermetures et des suppressions de postes".
"Non, on en est loin aujourd'hui", dément Emmanuel Macron, ajoutant : "Vous parlez, je vous écoute, et j'ai la courtoisie -alors que vous ne m'avez pas serré la main- de vous répondre et de parler avec vous". "Moi, je ne vous serrerai pas la main, pour moi vous êtes ...." "Non parce que moi je suis courtois", la coupe  Macron, cassant et donneur de leçons, "vous non !".

VOIR et ENTENDRE le ton melliflu du banquier dans le rôle de Tartufe se donnant en spectacle avec des intonations de fausset, sur fond de musique classique guillerette, prenant les petits des autres dans les bras et sous les caméras de l'Elysée. 
Le gestionnaire obstiné n'accepte pas la critique des personnels de terrain.
Il écoute mais n'entend pas : autiste ? 

"La dette, c'est pas vous qui la paierez, c'est nos enfants !"

Parole d'un quadragénaire sans enfants qui parle de lui avec la conviction d'agir "intelligemment" et bien"...

VOIR et ENTENDRE les dégâts opérés par Hollande sur Macron :  

Devant les journalistes, le technocrate déconnecté et obtus a ensuite balancé quelques chiffres du prochain plan sur les hôpitaux prévu cet été. "Le tarif à l'activité a montré ses limites; on souhaite l'abandonner. On doit répondre à ces situations critiques. Nous serons au rendez-vous", a-t-il assuré, rappelant que le gouvernement a lancé cet automne des "états généraux de l'hôpital".

Il n'a toutefois pas échappé aux questions courtoises des journalistes sur la grève à la SNCF. A nouveau en terrain miné, il s'est brièvement exprimé, avec prudence, dans le style pauvre en "il y a des ...qui/ que" de Hollande. "Il y a toujours des inquiétudes, parfois légitimes. Il y a des sujets sur lesquels le gouvernement a fait des annonces et qui font l'objet de réactions, de protestations qui sont totalement légitimes et qui supposent un travail d'explication continu de la part du gouvernement". Travail en direction des "illettrés"...

Les journalistes ont ensuite semblé se satisfaire de quelques éléments non pas spécifiques du prochain plan sur les hôpitaux prévu cet été, mais de considérations généralistes, passe-partout en langue de bois, transposables à la plupart des situations. "Le tarif à l'activité a montré ses limites, on souhaite l'abandonner. On doit répondre à ces situations critiques. Nous serons au rendez-vous", a-t-il assuré, gratuitement, rappelant que le gouvernement a lancé cet automne des "états généraux de l'hôpital".

Mais les mouvements sociaux "ne doivent pas empêcher le gouvernement de gouverner", a conclu l'autiste de l'Elysée.

Le racisme de Jean-Vincent Placé, ancien ministre d'origine coréenne

Ce que Jean-Vincent Placé a dit au vigile du bar La Piscine intéresse SOS Racisme et la LDH 

"On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique moi. Tu vas voir !"

Une chose est claire d'ores et déjà : l'ancien ministre potiche de Hollande va nier avoir prononcé ces menaces à caractère raciste. L'ancien secrétaire d'Etat les aurait pourtant lancés, devant témoins, au videur du bar qui tentait de faire sortir cet candidat à la présidence du Sénat (octobre 2014).

Placé, un délinquant connu de la police : en décembre 2013, le Canard Enchaîné dévoila que Placé avait accumulé une centaine d'infractions routières commises avec une voiture de fonction du Conseil régional, sur la période 2004-2010, et qu'il n'avait pas payé ses PV. On parle alors de 18.000 euros d'amendes. En avril 2014, il déclara avoir réglé sa dette citoyenne.

Jean-Vincent Placé est de surcroît accusé d'avoir importuné une jeune femme dans un bar parisien de Saint-Germain-des-Prés

Résultat de recherche d'images pour "JV Placé"Surpris en état d'ivresse, il est placé en garde à vue depuis la nuit dernière. 
Les faits qui lui sont reprochés ne sont pas en lien avec son comportement envers cette femme, du harcèlement sexuel, mais suite aux mots adressés au vigile de l'établissement de la rue Princesse, 5e arrondissement, et à des insultes à agents de police.

La jeune femme aurait été traitée de "sale pute" pour avoir refusé de danser avec lui contre de l'argent avec celui qui était en couple avec Cécile Duflot quand elle devint secrétaire nationale des Verts en 2006.

L
e vigile de La Piscine a dû lui-même appeler les forces de l'ordre pour signaler un client "manquant de respect à une femme," précise Le Parisien. 
La crise de la cinquantaine : il a mal négocié ce virage en mars dernier; il avait 1,16 gramme d'alcool dans le sang.

Le politicien de gauche a été placé en garde à vue pour "outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, insulte à caractère raciale et violence sans incapacité commise sous l’empire de l’ivresse".

"Je vais te renvoyer en Afrique" 

Résultat de recherche d'images pour "Placé JV sale pute"
Né à Séoul, l'ancien sénateur écologiste de l'Essonne serait-il favorable aux charters de retour au pays ?  Selon une source judiciaire, l'ancien secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat et de la simplification dans le gouvernement de Manuel Valls aurait déclaré au videur qui tentait de le faire sortir : "On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique moi. Tu vas voir !"  

L'élu d'Europe Ecologie-Les Verts aurait traité de "connards" et de "tocards" les policiers qui l'ont emmené au commissariat. 
Selon Le Point, Jean-Vincent Placé aurait également lancé à l'un d'entre eux: "Tu sais pas à qui tu parles ?", tentant ainsi d'intimider les fonctionnaires, en évoquant ses "fonctions" politiques et ses "connaissances". 

Résultat de recherche d'images pour "Placé JV sale pute"
Le trafic d'influence est un délit: c'est une forme de corruption. Placé est en effet président-fondateur de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE), confédération de partis écologistes, à laquelle a appartenu François de Rugy.

Fait colonel d'un régiment de Dragons parachutistes
-  à titre honorifique ! -, Florence Parly va-t-elle le rétrograder ce modèle de réserviste citoyen ? 
Résultat de recherche d'images pour "Placé JV arrogant"
La corvée de chiottes est aussi une idée... Des toilettes sèches pour ce soutien de Benoît Hamon qui l'aurait séduit pour son (tardif) engagement écologiste.
 Schiappa va maintenant devoir voler au secours de la jeune femme ! 
Mais Marlène tarde un peu...

Julien Clerc et sa fille, victimes de violence dans un stade

Le chanteur fait moins de révélations que de démagogie 

Julien Clerc est un passionné de football depuis l'enfance

Fan de l'équipe de France, mais aussi du PSG, Julien Clerc s'est confié au journal L'Equipe, ce 4 avril 2018. S'il est longtemps allé au Parc des Princes pour supporter son équipe de coeur, le chanteur révèle que cela fait plusieurs années qu'il n'y est pas retourné.
On n'en saura pas plus sur la nature de l'agression, ni sur leurs auteurs. Ce qui n'empêche pas Télé-loisirs de titrer : "Julien Clerc raconte comment il a été agressé au Parc des Princes." En plus de cela, il a trois filles...

Il explique les motifs de sa frustration par l'expérience subie dans les travées du Parc, alors qu'il se trouvait avec sa fille. "En fait, avant l'arri­vée des Qata­riens, tient-il à préciser, l'atmo­sphère était irres­pi­rable et on s'est fait agres­ser une fois avec ma fille. Je m'étais dit : 'Ben si c'est ça le football, ça ne vaut pas le coup...'", révèle dans les colonnes du quotidien celui qui avait pris l'habitude de partir avant le coup de sifflet final pour éviter la cohue. "Ce n'était pas très malin, car à cette époque, le PSG marquait souvent en fin de match et on a raté un nombre incalculable de buts...", s'auto-critique l'artiste. Ouest France titre: "il boycotte les matchs du PSG." Voilà pour le message de "vivre ensemble" adressé par cette région à Paris.

Suite à cette agression, Julien Clerc a tiré un trait sur le Parc des Princes
 
"Je n'y suis pas retourné depuis, même si je sais que l'ambiance a changé, insiste-t-il. Nico­las Sarkozy me dit tout le temps : 'Quand tu veux, on va au Parc ensemble, je t'emmène'. Mais j'habite à Londres, désormais".
 
Installé dans la capitale anglaise avec sa famille, Julien Clerc goûte désormais à l'ambiance festive des stades anglais. "J'aime l'ambiance très musi­cale avant les matchs, les chants, le public qui applaudit sur une action défensive de son équipe, le fait que les enfants peuvent venir avec leurs grands-parents", explique-t-il.

L'artiste n'affirme pas qu'il paie ses impôts en France et n'a pas placé sa fortune à Jersey.
En octobre 2017, quelques semaines après l'affaire Florent Pagny parti vivre au Portugal pour raisons fiscales, Julien Clerc avait tenu à se distinguer de son confrère au sujet de ses rapports avec le fisc. Même s'il est parti vivre à Londres, il affirmait dans Paris Match qu'il n'a "jamais cherché à fuir l'impôt".
"Je travaille en France, donc je paie mes impôts en France. Et il faut être un grand industriel pour éventuellement s'établir à l'étranger. Moi, mon argent, je le gagne en France. Et le souci de ma vie a toujours été d'être dans les clous. Je ne comprends pas la malhonnêteté sur ce sujet", lança dans Paris Match le septuagénaire qui est parti en Angleterre pour rejoindre ses enfants. 

Il pourrait rentrer en France, sous certaines conditions, annonçait-il. 
"Les gens qui pensent payer trop d'impôts ont raison de le penser." Voilà pour la démagogie. "Donner la moitié de ce qu'on gagne me semble normal, au-delà, c'est anormal", grondait Julien Clerc dans Paris Match en septembre dernier. Et voilà pour le populisme.
Bruno Le Maire n'a pas été entendu. Le patron de Bercy avait invité Pagny à "rester en France." 
Quant à Juju, depuis et plus de six mois après, il vit toujours en Angleterre. 
Et les Qatari ne l'ont pas fait rentrer...