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samedi 24 février 2018

Retraites : Macron oppose les agriculteurs aux cheminots

Macron est-il dans son rôle en dressant une catégorie sociale contre une autre ?

Macron compare les retraites des agriculteurs à celle des cheminots

Face à un salarié SNCF qui, au cours de sa visite samedi au salon de l'Agriculture, l'avait interpellé pour s'inquiéter de la réforme annoncée de la SNCF, le banquier-président a opposé la retraite des cheminots à celle des  agriculteurs. "Je ne peux pas avoir d'un côté des agriculteurs qui n'ont pas de retraite et de l'autre un statut cheminot et ne pas le changer", a frontalement rétorqué Macron au cheminot. 
"Je suis petit-fils de cheminot. Allez voir les agriculteurs, ils n'ont pas de statut... faut pas raconter de craques aux gens. Vous avez quel âge? Vous n'avez pas le même rythme que mon grand-père qui était cheminot" (son arrière-grand-père, à dire vrai, était chef de gare), a déclaré le président, fils de deux médecins, tout en assurant ne pas vouloir "tout casser"

Macron a ajouté qu'il n'était "pas du tout pour rogner sur les salaires 

"Mais
on a des éléments de statuts et une gestion de l'entreprise qu'il faut adapter" et "pour votre génération, c'est mieux", a-t-il poursuivi. 
"Le monde n'est plus comme avant, a-t-il constaté finement. Je ne vais pas faire rentrer un cheminot [à la SNCF avec un statut] comme il y a 50 ans, ce serait fou !" s'est exclamé le président tout en promettant au cheminot qu'il "viendra sur le terrain". 

Matignon doit faire connaître lundi la méthode et le calendrier de la réforme de la SNCF qu'il va entreprendre à la suite de la présentation, la semaine dernière, d'un rapport sur la question. Réalisé par l'ex-patron d'Air France Jean-Cyril Spinetta, il lane une quarantaine de pistes de réformes pour la SNCF, dont la transformation en société anonyme et la fin du ...statut des cheminots à l'embauche.

Macron est-il le président de tous les Français ?

L'horaire d'un avion affaiblit la défense de Tariq Ramadan

La ligne de défense de Tariq Ramadan mise à mal par un horaire d'avion

Tariq Ramadan serait arrivé en milieu de journée à Lyon, le 9 octobre 2009, révèle le quotidien Libération et cet horaire d’avion fragilise les dires de l'islamiste, mis en examen, le 2 février, pour deux viols

A quelle heure est-il vraiment arrivé le 9 octobre 2009 à Lyon, date à laquelle aurait eu lieu le deuxième viol ? En milieu de journée et non pas en fin d’après-midi, selon un dossier de réservation mis à disposition de Libération et publié, vendredi après-midi, par le site d’informations Muslim Post. 
Tariq Ramadan a pris un vol, en provenance de Madrid, sur la compagnie Iberia dont l’arrivée était prévue à 11h15. 

L'avocat du théologien, Me Yassine Bouzrou, affirme qu'il n'y a "aucun élément à ce sujet dans le dossier d'instruction". 
Le vol en provenance de Madrid remet en cause l’emploi du temps fourni par le théologien. En se fondant sur une réservation d’avion, Ramadan affirme n’être arrivé à l’aéroport de Lyon qu’en fin d’après-midi, à 18h35, venant de Londres. 
Un timing qui fragilisait le témoignage de 'Christelle', la deuxième femme à avoir porté plainte, fin octobre, contre Tariq Ramadan. Celle-ci affirmait en effet que les violences sexuelles reprochées au théologien - mais qu’il nie - avaient eu lieu deux ou trois heures avant la conférence qu’il tenait le soir même à Lyon. Organisé par l'UJM (Union des jeunes musulmans), une association qui a beaucoup participé à la notoriété de l’intellectuel suisse, elle devait débuter à 20h30. 

Or, Tariq Ramadan n’est arrivé ce soir-là qu’aux alentours de 21 heures, selon un témoignage du leader musulman local Abdelaziz Chaambi qui se montre formel : elle a commencé plus tardivement. 

Des militants de l’UJM venus chercher Ramadan à l’aéroport l’auraient ensuite déposé à l’hôtel Hilton, selon des informations concordantes.

C'est  là que Christelle, selon son témoignage, l’aurait rejoint. Ces précisions importantes sur le timing devraient être très prochainement clarifiées. En fin de semaine prochaine, plusieurs personnes vont être, en effet, auditionnées à Lyon par la 2e DPJ, chargée de l’enquête.

Image associée
Des discussions animées ont eu lieu au sein de l’UJM afin de s’accorder sur une ligne de conduite à tenir, rapportent des sources concordantes à Lyon. Très proche de Ramadan, l'organisation disposait en effet d’informations en contradiction avec sa ligne de défense. Une réunion aurait eu lieu le dimanche 18 février au siège de l’UFCM (Union française des consommateurs musulmans), en présence notamment de Yamin Makri, figure historique des milieux musulmans lyonnais, fondateur de l’UJM. 
Avec Fetullah Othmani, ce fidèle lieutenant de Ramadan est l’organisateur en chef de sa campagne de soutien qui mis l’accent sur l’ 'alibi' (la supposée heure d’arrivée à 18h35) en fustigeant violemment la justice française. 
La réservation d’avion qui mentionne 18h35 a, de fait, mystérieusement disparu du dossier avant de réapparaître lors de la garde de vue, début février, du prédicateur. 
Dans la soirée, l’UJM pourrait s’exprimer publiquement ou demander à être entendue par la justice. Sollicités à plusieurs reprises, ses dirigeants n’ont pas donné suite.

vendredi 23 février 2018

Politique migratoire - Macron accuse un journaliste : "Vous ne faites pas votre travail !"

Macron recadre le journaliste Martin Weill

Le journaliste de 'Quotidien' interrogeait le président de la République sur sa politique migratoire


Macron n'a pas accepté la critique, ni dissimulé non plus son agacement, à voir comment il mouline des bras, doigts écartés en 'Edouard aux mains d'argent'.
Les questions de Martin Weill n'ont visiblement pas eu l'heur de plaire à Jupiter, comme le révèle le gif ci-dessus datant de mercredi soir dans l’émission Quotidien (ex-Petit Journal de Canal+) sur TMC. Le journaliste trentenaire se trouvait à l’Elysée lors de la réception par le chef de l'Etat de son homologue du Liberia, l’ex-footballeur George Weah.

Les hostilités commencent le 13 janvier 2015
quand Le Petit Journal diffuse un reportage de leur petit reporter à Las Vegas où se tient le Consumer Electronics Show, "le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public", dixit Wikipedia. 
Macron s'y trouve pour défendre notre French Tech, mais surtout pour faire campagne et collecter des fonds. Un épisode qui implique Muriel Pénicaud lors d'une soirée qui a conduit à l'ouverture d'une information judiciaire dans une affaire de favoritisme, dont on attend toujours les développements judiciaires.

Weill a droit à un entretien  très intime au bord d'une fontaine, à la fin duquel le ministre donne une tape furtive sur la cuisse du jeune Martin. Assez pour lancer quelques esprits pervers sur le thème d'une liaison entre le ministre de l'Economie et Tintin, le jeune reporter protégé de Yann Barthès...

Or, les questions du journaliste sur la politique migratoire de Macron ont visiblement déplu au monarque-président.  "Certains disent que l’Afrique est une chance, d’autres estiment que c’est un danger. Vous, Monsieur Macron, on a parfois du mal à vous situer…," a lancé Martin Weill

Piqué au vif, Macron a répliqué sèchement: "Non, je suis très clair. Pour moi, on doit en faire une chance, mais aujourd’hui il y a une crise en Afrique [ça date d'aujourd'hui ?]. Une crise qu’on doit traiter à la racine et dans ses symptômes, entre guillemets. Donc, c’est l’action que je mène de manière très cohérente [Zorro est arrivé...] depuis le début dont parfois vous ne voyez ou vous ne voulez voir qu’un aspect", s'est énervé le président-soleil. 


Vient alors la référence au projet de loi relatif à l’immigration présenté cette semaine

Martin n'a qu'une chemise :
c'est celle réservée à Emmanuel ?
Martin Weill évoque une "politique migratoire jugée très dure", ce qui déclenche cette pique du président : "Mais parce que vous ne faites pas votre travail, pardonnez-moi de vous le dire. Et vous ne regardez pas quels sont les droits qu’il y a dans les autres pays. Nous avons un droit après cette loi qui sera le même qu’en Allemagne, qui n’est pas jugé comme un pays dur sur le plan migratoire". 

Le journaliste relance le président qui accuse alors ses prédécesseurs : "Je pense qu’on n’avait pas de politique migratoire. On n’était pas sérieux sur les délais". Hollande, Valls et Cazeneuve en pensent quoi ?

Rugy, hué par les députés après avoir coupé le micro de la ministre des Armées

Le président borné de l'Assemblée interrompt les explications de la ministre des Armées 

Le règlement, c'est le règlement, selon le monstre froid du perchoir...

Assemblée : François de Rugy hué pour avoir coupé Florence Parly en pleine réponse à un député

François de Rugy s'est fait huer par les députés de la majorité pour avoir brusquement coupé le micro de la ministre des Armées
, interrompant la réponse de Florence Parly à un député de la majorité, lors de la séance de questions d'actualité, alors qu'elle détaillait les postes de dépenses du nouveau plan d'investissements des Armées, mercredi 21 février.
"Merci, madame la ministre", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, jugulaire jugulaire, faisant s'élever des huées dans l'hémicycle.


Les 30 secondes de la honte pic.twitter.com/qznKO5cJUt
— Fr Cornut-Gentille (@FCornutGentille) 21 février 2018

Deux minutes, ni plus ni moins,
c'est le temps réglementaire accordé aux ministres pour répondre à une question posée par un député. Et, selon le bourrin du perchoir, cette règle doit être respectée en toutes circonstances. Il est resté sourd aux désapprobations des députés et a donné la parole au porteur de la question suivante, adressée à Elisabeth Borne par Joaquim Pueyo, député DVG de la circonscription Alençon, Orne, à propos du service public ferroviaire.

VOIR et ENTENDRE l'incident, à partir de la 59ème minute de la vidéo de l'Assemblée nationale :


La ministre des Armées avait commencé par un hommage aux deux soldats tués au Mali mercredi, Emilien Mougin et Timothée Dernoncourt, dans le cadre de l'opération anti-djihadiste Barkhane, puis répondu à la question en évoquant les "26 milliards d'euros" qui vont être investis pour améliorer le quotidien des soldats entre 2019 et 2025. Alors qu'elle détaillait les différents postes de dépense, François de Rugy l'a sèchement interrompue d'un "Merci, madame la ministre".

22soldats français sont morts au Mali

Le temps consacré à l'hommage qui leur est rendu est 
déductible du temps de parole de leur ministre de tutelle

Le compteur a été suspendu, a tenté de se justifier le totalitaire.
 

Interloquée, la ministre s'est retournée. "Je tiens à vous dire mes chers collègues que le compteur est systématiquement arrêté lorsque des hommages sont rendus et cela a été fait tout à l'heure", s'est expliqué le robot froid en se retranchement  derrière le règlement, en dépit du temps consacré à l'hommage aux deux soldats morts en mission. 
Les informations détaillées sur les investissements prévus par le plan du gouvernement devront donc attendre une autre question.

jeudi 22 février 2018

500 militaires pour déloger quelque 10 occupants du site de Bure

Opération d'évacuation en cours des opposants au projet Cigéo à Bure

Cinq cents gendarmes sont mobilisés pour "encadrer" (?) l'évacuation de la ZAD de Bure, a annoncé le ministère de l'Intérieur
Des gendarmes d'"encadrement", mais à la manoeuvre
Les opposants occupent depuis plusieurs mois le Bois Lejuc pour contester le projet d'enfouissement des déchets nucléaires porté par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.

La gendarmerie nationale a lancé ce jeudi une opération "visant à mettre fin à l'occupation illégale" du Bois Lejuc à Bure ("illicite", selon Castaner devant JJ. Bourdin, sur TMC ce matin). C'est sur ce site que doit voir le jour le projet Cigéo d'enfouissement de déchets nucléaires. Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, Muriel Nguyen, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h153, ont  annoncé les services du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur son compte Twitter.

Cette opération "vient mettre à exécution une décision de justice du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc", ajoute le communiqué. 
Des activistes "perchés"
Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation, a annoncé le ministre de l'Intérieur, qui ne précise pas que les occupants sont une dizaine...

Gérard Collomb doit s'exprimer sur le sujet en milieu de matinée en marge d'un déplacement en Seine-et-Marne. Sur RMC, le délégué général de La République en Marche, Christophe Castaner a estimé "qu'il y a une occupation illicite d'un espace par des gens qui ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt mais des gens qui vont souvent manifester de façon violente, en se cachant".

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a également prévu un point presse à 14h30. "Dans un État de droit, les oppositions doivent s'exprimer de manière légale", a-t-il écrit sur Twitter.

Des opposants pris par surprise le jour de la venue sur place du secrétaire d'État, ce jeudi

"C'est absolument invraisemblable car la visite de M. Lecornu était prévue aujourd'hui. Il devait nous rencontrer demain en tant qu'opposants. C'est la sidération", a grondé une porte-parole du collectif 'Bure Stop'.
Un opposant a même été interpellé quand quelques barricades ont été enflammées, rapporte France Info.

Jean-François Bodenreider, président de l'association Les Habitants vigilants, interrogé par France Info, dénonce, lui, une "opération ridicule". "Le fait d'expulser par la violence des gens qui occupent le site ne va que déplacer le problème et ne rien changer à notre détermination", lance-t-il. 

Dans un communiqué, les opposants ont appelé à des rassemblements jeudi soir à partir de 18 heures devant les préfectures "pour signifier colère et détermination".

Mise en service prévue à l'horizon 2026

Ce bois de 221 hectares accueillera, si l'État valide la zone, le "puits", c'est-à-dire l'installation des cheminées d'aération du projet. Celui-ci vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français. L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

L'occupation de ce site a débuté en juin 2016 quand l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a commencé à débuter à défricher la forêt et à construire un mur autour. 
Plusieurs manifestations se sont ensuite succédé, avec notamment une seconde occupation du bois à l'automne 2016. Depuis une dizaine de personnes vivent dans ce bois.
En janvier, l'Autorité de sûreté nucléaire a rendu un avis favorable pour le projet d'enfouissement dont la mise en service est prévue en 2026 ou 2027. Elle avait cependant émis quelques réserves estimant notamment que le futur centre ne pourrait pas, en l'état, stocker certains déchets en raison d'un risque d'incendie.

Hidalgo se fait débloquer les voies sur berges

Voies sur berges : face à l'annulation par le tribunal administratif, Hidalgo s'entête 

La façon socialiste de respecter la justice d'un "état de droit"

En opposition au jugement du tribunal administratif de Paris qui a annulé la fermeture de la voie sur berges rive droite à la circulation automobile, la maire de Paris a annoncé qu'elle contournera la décision de justice en prenant un arrêté. Elle condamne Macron pour ses ordonnances sur la loi travail, mais recourt elle-même aux arrêtés municipaux pour imposer ses décisions en passant outre la décision de justice...

Les ayatollahs de l'écologie bafouent la justice. 
Le tribunal administratif de Paris a annulé ce mercredi la fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite : il  conteste l’étude d’impact qui, selon la juridiction, comportait "des inexactitudes, des omissions et des insuffisances". Les juges ont du même coup annulé la délibération de septembre 2016 puis l’arrêté de fermeture qui a suivi en octobre. 
Légalement, dès que l’eau des crues aura quitté les quais et après nettoyage, le retour des voitures serait possible. 

Mais l'entourage d'Anne Hidalgo a poussé la maire à dénoncer le blocage par le tribunal d’une décision "d’ouverture aux piétons et aux cyclistes, un jour de pollution de surcroît", lors d’un point presse convoqué en urgence
Sur le plan juridique, "nous allons prendre sans attendre un nouvel arrêté". Pour la maire, le "Parc Rives de Seine", dénomination municipale des 7 kilomètres, a été décidé "avec le soutien de l’Etat après un an et demi de concertation". 

L'une des bases de l’annulation est une erreur dans le choix du texte de loi sur lequel se fondait l’arrêté. 
"Nos juristes contestent la vision du tribunal administratif et nous sommes sur un problème mineur de droit", argumente Bruno Julliard, premier adjoint à la maire. Au-delà de ces questions de droit, la mairie entend contre attaquer sur le fond. 
Hidalgo instrumentalise la Commission européenne qui vient de pointer la France sur la faiblesse de sa lutte contre la dégradation de la qualité de l’air. "Alors que notre pays se voit reprocher par l’Union européenne de ne pas agir, nous n’allons rien faire ?", polémique-t-elle. 
Comme neuf pays de l’UE, la France "risque plusieurs millions de sanctions", a rajouté Christophe Najdovski, adjoint aux Transports et mauvais génie de la Ville de Paris. 

L'opposition républicaine se félicite de la décision de justice

Région et groupe LR du conseil de Paris se sont en effet associés aux recours.
 

La présidente LR de la région, Valérie Pécresse, qui désapprouve cette piétonnisation, écrit dans un communiqué que "la ville de Paris est désormais contrainte de reprendre toute la procédure avec une nouvelle enquête publique"
"L’aménagement tel qu’il avait été projeté ne peut se poursuivre", a affirmé de son côté la préfecture de police dans un communiqué. 

C'est la responsabilité de la gauche de ramener les voitures sur les berges
Présidente du groupe LR au conseil de Paris, Florence Berthout, appelle la mairie de gauche à tirer les conséquences de ses actes. "C’est à la maire d’assumer d’avoir mis une pagaille pareille". Elle ne dit pas "qu’il faut rouvrir les berges pour les dix ans à venir". 
Le reproche de la droite porte sur cette "fermeture non accompagnée" de concertation. En continuant d'affirmer que "la droite veut faire revenir les voitures sur les voies sur berges," Anne Hidalgo polémique sur une base fausse. 

mercredi 21 février 2018

Deux nouveaux soldats français tués au Mali

Les deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine au Mali

Leur véhicule blindé a explosé sur une mine ...artisanale





Deux soldats français de l’opération 'Barkhane' au Mali ont été tués, et un autre blessé, entre Gao et Ménaka, dans l’est du pays, mercredi 21 février, selon une source militaire. Ils auraient été touchés par l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, raconte cette source, portant à 21 le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.


La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali pour chasser les groupes salafistes djihadistes du pays et l'ensemble du Sahel, 
d’abord sous le nom d’opération 'Serval' (qui a fait suite à l'opération 'Epervier', déclenchée en février 1986, à l'initiative de la France après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes) menée au Mali par l'armée française, 
puis sous celui d’opération 'Barkhane' (en partenariat avec les cinq pays membres du G5 du Sahel).
Près de 4.000 soldats français sont toujours engagés. 

Le président de la République a exprimé sa "très vive émotion"
Les soldats morts en mission sont rattachés au "1er régiment de spahis de Valence", confirme-t-il également par communiqué, mercredi. Emmanuel Macron "adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances" et "tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel",  dont la mission "permet de porter des coups sévères" par les forces françaises, a précisé E. Macron lors d’un point de presse à l’Elysée le même jour. 

Devant l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, n'a pas dit mieux mercredi, faisant également part de sa "très vive émotion" à l’annonce de la mort des deux soldats, à qui les députés ont rendu hommage, debout, par de longs applaudissements.

La France souhaite depuis plusieurs mois se désengager du Mali

Macron souhaite accélérer le déploiement de la force G5 Sahel réunissant le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie. Lancée au début de 2017, l’initiative vise à former une force de 5.000 hommes, composée de soldats des cinq pays impliqués, d’ici à la mi-2018. 

Douze militaires tués depuis 2014 
Le 12 janvier 2018, trois soldats de 'Barkhane' avaient été blessés, dont un grièvement, lors d’un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali. 
Bien que, depuis 2013, les groupes liés à Al-Qaida aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes.

Totalitarisme sur C8: Hanouna refuse la parole à la porte-parole LR

Cyril Hanouna refuse que la porte-parole des Républicains parle... de politique

Lydia Guirous était l'invitée de 'Touche pas à mon poste ce lundi soir
, en qualité de porte parole des Républicains

Face à une femme politique, qu'attendait Cyril Hanouna, sinon de la politique ?Ce lundi 19 février, Lydia Guirous, la porte-parole des Républicains, était l'invitée de Cyril Hanouna dans 'Touche pas à mon poste' (TPMP, de H2O Productions, groupe Bolloré). Une présence attendue suite aux propos privés de Laurent Wauquiez à l'EM de Lyon rapportés par 'Quotidien', émission télévisée d'info-divertissement satirique diffusée sur TMC (groupe TF1) et présentée par Yann Barthès, Canal+, vendredi dernier.
VOIR et ENTENDRE la réaction de la porte-parole de LR: 


Cyril Hanouna avait donc limité le débat de l'équipe de C8 (groupe Canal+) aux aspects médiatique et journalistique des déclarations du président du principal parti d'opposition au pouvoir en place. Mais en invitant la porte parole du parti politique, le débat a inévitablement dérivé sur le terrain politique...

"C'est le bal des faux-culs"
Dans TPMP, la porte-parole LR pousse un coup de gueule sur le traitement partisan des paroles de Laurent Wauquiez.
VOIR et ENTENDRE  Lydia Guirous dans un extrait de l'émission  TPMP :

Lydia Guirous a ouvert une piste de réflexion aux journalistes d'investigation qui souhaiteraient mener une enquête à décharge. 
Elle a indiqué que le président de l'EM Lyon, où ont été captées les paroles de l'élu, "est un député de la République en marche... A qui  profite donc le crime ? 
Et de souligner que le principal opposant à Macron Laurent Wauquiez est précisément "dans une très bonne séquence" (...) "Et là, subitement...". 

Des intervenants qui ont quelque chose ou quelqu'un à défendre

Aucun n'est neutre et seul Bernard Montiel renchérira sur le commentaire de la porte-parole : "Vous laissez entendre qu'il y a une complicité peut-être. Ils s'attaquent à la forme parce que le fond est scandaleux et merdique," lâchera ce proche de Macron : lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, il avait participé à un meeting de soutien au candidat En marche ! Emmanuel Macron, en avril à Bercy et fut également repéré à la brasserie La Rotonde, où le candidat fêtait sa qualification pour le second tour.

Interrogée par Cyril Hanouna sur l'après-scandale, Lydia Guirous évoqua le programme de son parti : "Nous on continue, on est sur les vrais sujets. Ce matin (...) on a parlé de la baisse du pouvoir d'achat", avant d'être immédiatement recadrée par l'animateur : "On ne veut pas parler de politique ici" ! Ainsi, après avoir initié les attaques contre Wauquiez, Cyril Hanouna privait-il la porte-parole de la parole ! 
Un comportement de totalitaire qui justifie à point nommé la dénonciation du régime actuel qualifié par Wauquiez de "dictature" où l'assemblée est présidée par un candidat choisi par Macron (François de Rugy avait affirmé qu'il renoncerait à sa candidature pour la présidence de l'Assemblée nationale si l'exécutif souhaitait l'élection d'une femme) et où les députés lisent leurs notes éditées par Ferrand, candidat unique à la direction de la majorité présidentielle désigné par Macron...

L'équipe de TPMP ne manqua pas de dénoncer toutefois la méthode utilisée par le journaliste de 'Quotidien', Paul Larrouturou, pour négocier l'enregistrement polémique. Une façon détournée de tacler le présentateur Yann Barthès, dont l'inimitié avec Cyril Hanouna n'est plus à démontrer.

A propos, Lydia Guirous est en décembre 1984 à Tizi Hibel, Algérie.
Féministe engagée, ancienne militante au Parti radical, elle est nommée secrétaire nationale chargée des valeurs de la République et de la laïcité à l'UMP par Nicolas Sarkozy en 2015. Elle est porte-parole du parti Les Républicains entre juin 2015 et janvier 2016 et depuis décembre 2017.
Son livre "Allah est grand, la République aussi", publié en 2014, lui a valu une grande couverture médiatique, surtout après les attentats de janvier 2015 en France. Son mariage à un homme de confession catholique à l'église Saint-Augustin de Paris correspond, selon elle, "à l'esprit d'ouverture qu'incarne ce saint d'origine berbère... Augustin était le trait d'union entre nos deux cultures et nos deux confessions".