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dimanche 22 avril 2018

Évacuation du Mont-Saint-Michel : Opération de gendarmerie en cours.

 Le Mont-Saint-Michel (Normandie) est en cours d’évacuation totale

De nombreux gendarmes sont sur place, ainsi qu’un hélicoptère. 

Un suspect qui voudrait s’en prendre aux gendarmes est activement recherché: 
une opération des forces de l’ordre a actuellement lieu. 
"Vers 9 h, on s'est réveillé à l'hôtel, on a ouvert les volets et on a vu des gendarmes armés qui patrouillaient dans les rues. Rapidement, on a su qu'ils recherchaient un homme. Ils on évacué les touristes. Il reste encore des gens à évacuer, des habitants du Mont. Il y a deux hélicoptères, dont un en stationnaire au-dessus du Mont."

L'évacuation du Mont Saint-Michel va prendre un certain temps. "Il y a beaucoup de gendarmes, explique une personne dans un restaurant au pied des navettes. Cela fait déjà plus d'une heure et demi que les navettes sont arrêtées. Les gens reviennent du Mont et il y a beaucoup de monde."

Le Mont-Saint-Michel était en cours d’évacuation, confirme la gendarmerie de la Manche

"Aucune navette pour évacuer les touristes qui, sans infos, repartent à pied." Les navettes du Mont Saint-Michel (Manche) ont été arrêtées ce dimanche matin et le Mont est en cours d'évacuation. 

Le caractère antiterroriste de l’opération n’a pas été confirmé.  Selon La Manche Libre, le suspect a déclaré, tôt ce dimanche matin, dans une navette menant au Mont : "Je vais tuer des policiers".  Il était alors autour de 7 h 45 du matin et la foule n’avait pas encore pris corps malgré le soleil.

Descendu de la navette,
l’homme s’est volatilisé avant l’arrivée des gendarmes. Un hélicoptère est sur place et le trafic des navettes a été stoppé. L’homme portait un sac à dos. 

La menace est proférée dans un lieu saint,  un dimanche et un jour de fréquentation d'autant plus forte que c'est un weekend de vacances pour deux zones.
La préfecture de la Manche n’a pas encore communiqué. Elle annonce une conférence de presse en fin de matinée.

jeudi 22 février 2018

500 militaires pour déloger quelque 10 occupants du site de Bure

Opération d'évacuation en cours des opposants au projet Cigéo à Bure

Cinq cents gendarmes sont mobilisés pour "encadrer" (?) l'évacuation de la ZAD de Bure, a annoncé le ministère de l'Intérieur
Des gendarmes d'"encadrement", mais à la manoeuvre
Les opposants occupent depuis plusieurs mois le Bois Lejuc pour contester le projet d'enfouissement des déchets nucléaires porté par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.

La gendarmerie nationale a lancé ce jeudi une opération "visant à mettre fin à l'occupation illégale" du Bois Lejuc à Bure ("illicite", selon Castaner devant JJ. Bourdin, sur TMC ce matin). C'est sur ce site que doit voir le jour le projet Cigéo d'enfouissement de déchets nucléaires. Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, Muriel Nguyen, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h153, ont  annoncé les services du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur son compte Twitter.

Cette opération "vient mettre à exécution une décision de justice du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc", ajoute le communiqué. 
Des activistes "perchés"
Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation, a annoncé le ministre de l'Intérieur, qui ne précise pas que les occupants sont une dizaine...

Gérard Collomb doit s'exprimer sur le sujet en milieu de matinée en marge d'un déplacement en Seine-et-Marne. Sur RMC, le délégué général de La République en Marche, Christophe Castaner a estimé "qu'il y a une occupation illicite d'un espace par des gens qui ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt mais des gens qui vont souvent manifester de façon violente, en se cachant".

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a également prévu un point presse à 14h30. "Dans un État de droit, les oppositions doivent s'exprimer de manière légale", a-t-il écrit sur Twitter.

Des opposants pris par surprise le jour de la venue sur place du secrétaire d'État, ce jeudi

"C'est absolument invraisemblable car la visite de M. Lecornu était prévue aujourd'hui. Il devait nous rencontrer demain en tant qu'opposants. C'est la sidération", a grondé une porte-parole du collectif 'Bure Stop'.
Un opposant a même été interpellé quand quelques barricades ont été enflammées, rapporte France Info.

Jean-François Bodenreider, président de l'association Les Habitants vigilants, interrogé par France Info, dénonce, lui, une "opération ridicule". "Le fait d'expulser par la violence des gens qui occupent le site ne va que déplacer le problème et ne rien changer à notre détermination", lance-t-il. 

Dans un communiqué, les opposants ont appelé à des rassemblements jeudi soir à partir de 18 heures devant les préfectures "pour signifier colère et détermination".

Mise en service prévue à l'horizon 2026

Ce bois de 221 hectares accueillera, si l'État valide la zone, le "puits", c'est-à-dire l'installation des cheminées d'aération du projet. Celui-ci vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français. L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

L'occupation de ce site a débuté en juin 2016 quand l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a commencé à débuter à défricher la forêt et à construire un mur autour. 
Plusieurs manifestations se sont ensuite succédé, avec notamment une seconde occupation du bois à l'automne 2016. Depuis une dizaine de personnes vivent dans ce bois.
En janvier, l'Autorité de sûreté nucléaire a rendu un avis favorable pour le projet d'enfouissement dont la mise en service est prévue en 2026 ou 2027. Elle avait cependant émis quelques réserves estimant notamment que le futur centre ne pourrait pas, en l'état, stocker certains déchets en raison d'un risque d'incendie.