POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est socialos collabos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est socialos collabos. Afficher tous les articles

jeudi 11 décembre 2014

Ecole: le halal pour tous, projet gouvernemental ?

La presse combattrait la culture française qu'elle ne s'y prendrait pas autrement

French bashing: tout ce qui vient de l'étranger est mieux...

Dans une cantine de Sarthe, c'est du porc ou rien ! Une décision absurde et stigmatisante, selon L'Obs. A Sargé-lès-Le Mans, Sarthe, on aime les rillettes et le maire de la commune, 64 ans, se demande bien pourquoi sa petite commune s'empoisonnerait la vie et les finances. Il a donc décidé de ne plus proposer une viande de substitution lorsqu’un plat de porc était au menu de la cantine de l’école. Pourquoi ? "Pour respecter le principe de laïcité". De quoi piquer au vif du problème...  

Stéphane Fouéré, président de la fédération de gauche de parents d'élèves (FCPE de la Sarthe et administrateur national), en fait tout un plat.
Gag !
"Vendredi dernier en ouvrant "Ouest France", je suis tombé des nues, raconte cet avocat au barreau de Saint Nazaire, spécialisé en droit social: le maire divers droite [information capitale] de Sargé-lès-Le Mans a décidé de ne plus proposer un choix de viande aux élèves lorsque du porc était inscrit au menu de la cantine. Il n'y a que les pays riches pour offrir des repas scolaires à la carte et les pays du Sahel ou du Maghreb nous envient, mais cet avocat n'y voit aucune indécence. Nul doute pourtant qu'il s'indigne par ailleurs de la faim dans le monde.

La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) n’en était pas informée, s'étonne ce défenseur de la co-gestion dans l'Education nationale. "C’est comme si Monsieur le maire avait tenté de faire passer ça sous silence, l’air de rien", commente-t-il, sans y croire: à 3 km du Mans, on n'est pas exactement dans le Nord du Mali, aux mains des djihadistes. "Cette décision est totalement inopportune et insupportable. Ce n’est ni plus ni moins qu’une provocation," s'exalte-t-il.

Au nom de la laïcité ?

Marcel Mortreau "argumente", un droit de la défense que cet avocat ne peut contester au maire, ni à aucun citoyen. "Mais connaît-il vraiment le principe de laïcité ?" interroge, condescendant, ce représentant de parents. Il fait la leçon à l'élu: "La laïcité, c’est le fait de respecter ceux qui croient et ceux qui ne croient pas en dieu, c’est apprendre à vivre ensemble." Le débat commence déjà à se gripper: le "vivre ensemble", quand on vient d'ailleurs, c'est apprendre et respecter les usages du pays d'accueil et non pas lui imposer les siens. 

Me Fouéré poursuit avec des reproches. "Au lieu de vouloir à tous prix créer de la différence entre ses administrés, le maire de Sargé-lès-Le Mans ferait mieux de trouver ce que les enfants et leurs parents fréquentant les écoles de la commune ont en commun, ce qui les rapprochent. L'angle de vue de la FCPE est clairement biaisé. L'idéologie embrume l'esprit de son représentant qui ne réalise pas un instant que l'accusation de "créer de la différence" s'applique d'abord, et avant les autres, aux partisans du halal obligatoire "à tout prix" dans les écoles laïques et non pas aux enfants qui ont appris à manger de tous les plats. Les rillettes de porc au repas des cantines n'est certes pas un objectif sain (même au Mans), mais la faculté  de raisonner sain semble ici prise dans les graisses chez S. Fouéré
  
A preuve encore, son anathème sur les mangeurs de porc comme Marcel Mortreau. "Son choix contribue à stigmatiser une partie de la population : les parents et élèves de confession musulmane. Car il faut bien le dire: ce sont toujours les mêmes qui sont pointés du doigt." Pourtant, comment cet avocat explique-t-il que les Juifs qui, comme les musulmans, sacrifient à l'abattage rituel, n'ont jamais tenté d'imposer leurs usages religieux à la majorité des enfants des écoles ?


Gare à la stigmatisation, gronde la FCPE


Décidément braqué comme une parabole satellitaire sur La Mecque, l'avocat perd le Nord et de vue la définition qu'il a lui-même brandie. "La laïcité a une nouvelle fois bon dos", estime-t-il cette fois, considérant qu'elle s'applique aux seuls Chrétiens. Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ces mamans qui étaient interdites de sorties scolaires sous prétexte qu’elles portaient un voile. A leur différence, les bonnes soeurs ont abandonné leurs cornettes pour vivre avec leur temps et servir leurs semblables sans entraves. Comme leurs homologues masculins qui ont abandonné la djellaba  soutane, elles ressemblent à des voitures de police banalisées, mais ont donné l'exemple - à tous et toutes (sauf aux avocat-e-s) - de ce que devrait être une parfaite intégration.
"Au nom de quoi devrait-on interdire à une partie de la population de participer à une sortie, à un repas, à la vie d’une école ?" interroge-t-il. Réponse: au nom de la laïcité !

L'empathie du cher maître pourrait prêter à sourire. 
Il a en effet le sentiment que "ce genre de pratiques peut avoir des répercussions sur des élèves qui, pointés du doigt, se sentent exclus. Priver un enfant d’un repas important, souvent le seul de la journée, l’isoler, n’est absolument pas acceptable." Priver un enfant de nourriture! On atteint le délire. Chacun sait que la cantine trouve son origine dans le local d’abord mis à disposition pour y réchauffer et y manger le contenu de la gamelle. Pour peu qu'on soit ouvert sur le monde, on sait qu'aujourd'hui encore, toutes religions confondues et donc sans discrimination aucune, les enfants d'Angleterre peuvent choisir apporter leur "lunch box" (photo) pour midi.

"Parents et élèves ont besoin d’une écoute, d’un accueil, et non de se sentir "à part", affirme ce partisan. A l'en croire, la France serait l'Irak ou la Syrie et traiterait les musulmans, parents et enfants, comme des Chrétiens persécutés dans l'Etat islamique (ou Daesh). "Les parents ont besoin de confiance, d’être écoutés et de participer à la vie de l’école, alors que le fossé se creusent [sic] entre les relations familles/école," assure ce prosélyte du multiculturalisme.

En Sarthe, il n’y a pas que du cochon

"Le maire déclare que seul deux repas par mois sont à base de porc. Je trouve ce chiffre très étonnant : pense-t-il aux variantes lardons, rillettes et jambon ?" objecte le "baveux". Des rillettes à la cantoche? Europe Ecologie-les Verts va aller chercher des poux dans la tête de Najat Vallaud-Belkacem qui néglige les règles les plus élémentaires d'hygiène alimentaire de nos petites têtes blondes ou non. "Les établissements scolaires ne suivent aucune réglementation précise concernant le système des cantines. Cette décision est donc un choix purement politique, mais elle impacte l’ensemble de la société."

"Monsieur Mortreau explique que sa décision est également liée à une augmentation "de la charge de travail" auprès du fournisseur. Cet argument ne me semble pas non plus très pertinent dans la mesure où nous nous trouvons dans un département rural dans lequel le type de viande est suffisamment varié (les viandes sont certainement variées, mais "le type" de viande(s) au singulier?) pour ne pas poser de problème. Il n’y a pas que du cochon !" assure cet avocat de Saint-Nazaire, breveté à Montpellier. Plus sensible à la culture religieuse d'outre-Méditerranée que de France et de Bretagne, il prône une interdiction particulièrement mal-venue dans une région créatrice d'emplois dans la production et la transformation du porc. Il y avait du poulet "made in France", y en a-t-il encore? L'agro-alimentaire est sinistré sans que ça " pose de problème" à cet avocat social. La filière porcine peut bien être en grand péril et le sort des employés des abattoirs Gad menacé, comme celui du volailler Tilly-Sabco qui a dû se vendre à l'étranger, l'hôte de L'Obs n'en a cure.

Instaurer un nouveau système

Le parent FCPE ne craint pas d'aggraver son cas. "Parler de 'plat de substitution' a déjà une connotation stigmatisante," estime-t-il encore. Une idée fixe qui ne connaît pas le sens alterné. Le sectarisme dresse des barrages à gauche, tantôt le principe de laïcité, tantôt le dogmatisme, mais qu'il bloque notre société devient insupportable au quotidien, voire antirépublicain dans notre société chrétienne tolérante, sans appétence pour la conversion. Le prosélytisme pro-musulman de l'intelligentsia gauchiste est, pour le coup, "stigmatisante" pour la majorité des Français qui sont attachés à la culture de leurs parents et qui aspirent à vivre en paix, sans être montrés du doigt par les collabos d'une culture communautaire étrangère.
"Il ne devrait y avoir qu’un plat principal dans lequel les ingrédients ne varieraient pas, mais où l’élève aurait la possibilité de choisir sa viande," suggère le parent FCPE, dans le respect improbable du travail des personnels municipaux de restauration. "Qu’est-ce que ça peut faire de remplacer du porc par de la dinde ?" Le blanc de dinde est vendu 7,69 €/kg et la côte de porc 5,95 €/ kg, mais qu'est-ce que ça peut faire ? Et puis, de quel droit priverait-on de porc les petits blonds ? Les ayatollahs ne sont pas tous musulmans. Ils sont également écologistes et les municipalités dont on dit qu'elles ont des difficultés financières se sont vu imposer le bio. Et pourquoi pas des produits exclusivement issus  du commerce éthique et équitable?

Les querelles partisanes alimentées par le multiculturalisme ne doivent pas rejaillir sur notre société. En revanche, le problème des allergies si délicat soit-il, doit être pris en compte, car vital, quant à lui. Mathias, 9 ans, est mort après un déjeuner à la cantine de son école, le 27 novembre 2014 à Jujurieux (Ain). Le décès serait dû "à une forme majeure d'allergie", selon les résultats de l'autopsie.

Le représentant de la FCPE fait de l'escalade sans le savoir
Celui qui, il y a un instant, se satisfaisait d' "un plat principal dans lequel les ingrédients ne varieraient pas, mais où l’élève aurait la possibilité de choisir sa viande", relève maintenant son niveau rêvé d'exigence. "Dans l’idéal, nous souhaiterions qu’un nouveau système soit mis en place : il y aurait un plat de viande (porc et non porc) [ce qui fait deux] et un plat végétarien." Et nous y voilà ! Le doux rêveur n'est pas gestionnaire des crédits municipaux. "Il suffit de faire preuve d’un peu d’imagination pour trouver des solutions," conclut l'individu. 

Une évident pression politique de la gauche sur le maire sans étiquette réélu 
"Pour le moment, nous n’avons pas encore eu de retour de la part des parents d’élèves de cette école, mais j’invite le maire à se rétracter pour que la situation ne s’enflamme pas davantage." On notera que si les familles ne bronchent pas et que le feu n'a encore pris que dans le cabinet de Me Fouéré. 

"Monsieur le maire, à l’école, il ne faut pas créer de la défiance, mais plutôt instaurer de la confiance," plaide le moralisateur binaire. Sans commentaire !


"Il n'y a pas de religion dans les assiettes", dénonce quant à lui le Parti de gauche de la Sarthe dans un communiqué qu'il faut expliciter par leur soutien pro-palestinien. "Les élèves qui déjeunent dans les restaurants scolaires peuvent avoir des contre-indications alimentaires à propos des arachides, du gluten ou tout simplement être végétarien... La stigmatisation sur la viande de porc est tout simplement scandaleuse et raciste."

Pour Christophe Langevin, responsable de la société Restauval ouest, prestataire de services de la mairie pour la cantine scolaire depuis septembre 2014, sa société "n'a rien à voir avec tout cela." "Nous n'avons fait que répondre à un appel d'offres. Nous exécutons la prestation qu'on nous a demandé d'effectuer", affirme-t-il, précisant qu'elle ne comportait pas de plat de substitution. "Cela arrive depuis des années et dans plus de villes qu'on ne croit. Les cantines signalent juste que tel plat contient du porc, mais il n'y a pas de plat de substitution".
Une pratique légale, puisque dans un rapport de mars 2013, le défenseur des droits soulignait l'absence de réglementation sur le sujet. Un nouveau diktat va tomber.

mercredi 26 octobre 2011

François Mitterrand et le régime de Vichy

Mitterrand, à la fois serviteur de Pétain et résistant...




François Mitterrand est mobilisé sur la ligne Maginot, à la suite de la déclaration de guerre du 3 septembre 1939
.
Le 14 juin 1940, le sergent Mitterrand est blessé à l'omoplate droite, et, après des soins rudimentaires, qui lui évitent de perdre un bras, il est fait prisonnier par les Allemands le 18 juin. Après dix-huit mois dans les stalags IX A de Ziegenhain-Trutzhain et IX C de Schaala et deux tentatives infructueuses, il s'évade en décembre et rentre à la maison.

En janvier
1942, bien que recherché par les Allemands en tant qu'évadé, après un séjour chez les Levy-Despas à Saint-Tropez, il a été contractuel (!) de la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale gouvernement de Vichy, puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il est chargé des relations avec la presse et où il aurait favorisé la fourniture de faux-papiers pour aider les évasions.
En juin 1942, il semble qu'il ait participé à des réunions au château de Montmaur, où sont jetées les premières bases de son réseau de Résistance.
Le 15 octobre 1942, Mitterrand est pourtant reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier. En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, suite au remplacement du vichysto-résistant Maurice Pinot par André Masson, un partisan de la collaboration. Il conserve cependant un pied à la direction des centres d'entraides. En février 1943, puis plus tard au printemps, il se rapproche de la puissante Organisation de résistance de l'armée (ORA), en cours de formation. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme (il utilisera aussi les noms de code Purgon, Monnier, Laroche, capitaine François, Arnaud et Albre) et cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot financé par l'ORA. Plusieurs membres du réseau Mitterrand-Pinot sont, en pratique, membres de l'ORA. François Mitterrand lui-même est considéré par le service Action de l'organisation comme un de ses membres. Plusieurs actions sont décidées en commun entre des dirigeants de l'ORA et des dirigeants du RNPG et exécutées par des militants des deux mouvements.
En mars 1943, Mitterrand rencontre Henri Frenay, catholique comme lui, et le convainc aisément de travailler avec lui. Grâce à Frenay, la Résistance intérieure soutient François Mitterrand contre Michel Cailliau. Cependant, la date du 28 mai 1943, lors de sa rencontre avec le gaulliste Philippe Dechartre a été considérée comme la date de sa rupture définitive avec ses anciens protecteurs de Vichy.
Au printemps 1943, parrainé par deux membres de La Cagoule (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du maréchal Pétain, et Simon Arbelloti), il est décoré de l’ ordre de la Francisque. Jean Pierre-Bloch, chef de la section non militaire du Bureau central de renseignements et d'action à l'époque, raconte que " c'était sur notre ordre que François Mitterrand était resté dans les services de prisonniers de Vichy. Lorsqu'il a été proposé pour la francisque, nous avons parfaitement été tenus au courant ; nous lui avions conseillé d'accepter cette “distinction” pour ne pas se dévoiler." (no 2202): double jeu et non pas compromission !
L'activité du RNPG se déplace, au cours de l'année 1943, de la fourniture de faux papiers vers la fourniture de renseignements à la France libre. Pierre de Bénouville attribue des hauts faits au futur président: " François Mitterrand avait réussi à mettre sur pied un véritable réseau de renseignement dans les camps. Grâce aux prisonniers de guerre, nous avons pu prendre connaissances d'informations, parfois décisives, sur ce qui se passait derrière les frontières. " Le 10 juillet 1943, François Mitterrand et le militant communiste Piatzook sont les auteurs d'un coup d'éclat lors d'une grande réunion publique à Paris, salle Wagram, consacrée à la « relève » des prisonniers par les ouvriers. Au moment où André Masson flétrit la « trahison des gaullistes », François Mitterrand l'interpelle de la salle et lui dénie le droit de parler au nom des prisonniers de guerre, qualifiant la relève d'escroquerie. François Mitterrand n'est pas arrêté, sa fuite ayant été facilitée par Piatzook.

Il est convenu de fixer à la fin de l'été ou d'ailleurs à l'automne 1943 la date à laquelle François Mitterrand serait entré en résistance, passé à la clandestinité, traqué par la Gestapo, le Sicherheitsdienst et la Milice. Le Sicherheitsdienst (SD) perquisitionne à son domicile, alors qu'il est absent. Deux de ses amis sont arrêtés et déportés ; l'un ne revient pas du camp de concentration. Peu après, il est encore sauvé d'une arrestation par la Gestapo, cette fois par la femme du colonel Pfister, dirigeant de l'Organisation de résistance de l'armée: n'est-ce pas romantique ?
Il est établi que
René Bousquet, secrétaire général de la Police, sentant le vent tourner, a fait prévenir Mitterrand, par l'intermédiaire de l'un de ses collaborateurs, Jean-Paul Martin, des risques d'arrestation qui pesaient sur lui. Mitterrand passe encore à travers les mailles...
En novembre 1943, il se rend à Londres, puis à Alger, où il rencontre le général de Gaulle, le général Giraud et Pierre Mendès France. La rencontre fut âpre: De Gaulle demande que les organisations de prisonniers fusionnent sous l'égide de M.R.P.G.D., seule condition pour recevoir matériel et argent. Mais Mitterrand refuse la tutelle du mouvement de Michel Cailliau. Finalement, de Gaulle accepte les conditions de François Mitterrand.
Le 18 mars 1944, Henri Frenay écrit à Michel Cailliau qu'il se " porte personnellement garant " de François Mitterrand, et que le général de Gaulle partage son point de vue.
C'est Henri Frenay qui rencontre en juillet 1941 l'ancien préfet, Jean Moulin, envoyé par le Général de Gaulle pour prendre la mesure des mouvements intérieurs de résistance, le formera et introduira à la clandestinité.

À partir de février 1944, François Mitterrand dirige, en France, le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés, qui unifie tous les réseaux de résistance de prisonniers de guerre. En août 1944, il participe à la libération de Paris, où il s'empare du siège du Commissariat général aux prisonniers de guerre. Il est nommé secrétaire général des prisonniers et des victimes de guerre.
Puis, en octobre 1944, après avoir épousé Danielle Gouze, il aurait monté avec l'un des futurs hommes de confiance du Général de Gaulle,Jacques Foccart, l’opération Viacarage, dont l'objectif est la libération des camps de prisonniers et de concentration.
Enfin, en avril 1945, François Mitterrand accompagne le général Lewis comme représentant de la France pour la libération des camps de Kaufering et de Dachau, à la demande du général de Gaulle. C'est là, en compagnie de Pierre Bugeaud, qu'il découvre, " par un hasard providentiel " [la Providence joue décidément un rôle prépondérant dans la vie de Mitterrand], Robert Antelme, mari de son amie Marguerite Duras, à l'agonie, atteint du typhus. Les mesures sanitaires interdisant de l'évacuer, ce héros rachète son trouble passé pétainiste en organisant -avec succès - l'évasion de cet ancien membre de son réseau.

Gouvernement provisoire et débuts de la IVe République
Ascension, glissement vers la gauche et libéralisme colonial (1944-1954)
Peu après, François Mitterrand participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris. Invité à « plancher » devant l’atelier « L’Abbé Grégoire », affilié à la loge maçonnique Grande Loge de France (GLF), il est expulsé manu militari à la demande de Jean Pierre-Bloch qui ne peut tolérer la présence d’une personne décorée de la Francisque dans une loge, alors qu’il lui aurait demandé d’accepter cette distinction.

Le 28 octobre 1944, François Mitterrand épouse Danielle Gouze à la mairie, puis à l’église Saint-Séverin à Paris.


En 1945 , François Mitterrand et André Bettencourt apportent leur témoignage en faveur du fondateur du groupe L'Oréal, mais aussi collaborateur et ancien financier de "La Cagoule", Eugène Schüller, père de Liliane Bettencourt.
François Mitterrand est alors engagé comme président-directeur général (PDG) des Éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre Beauté) appartenant au groupe fondé par Eugène Schüller.

Ami de l'évêque de Nevers, Schüller convainc François Mitterrand de s'intéresser à la Nièvre afin de reprendre au moins un des mandats, alors entièrement aux mains de la gauche. Avec l'aide du clergé et des notables nivernais, le 10 novembre 1946, Mitterrand est élu député à la tête d'une liste Unité et action républicaine, au programme anticommuniste.

mardi 10 août 2010

La déchéance de la nationalité, une nécessité européenne

Les temps changent et les textes doivent suivre, ou précéder

Nous étions jusqu'alors portés à penser qu'une fois acquise une nationalité l'est pour toujours. C'était à une époque où les acquisitions étaient moins nombreuses et plus sincères.

Or, force est de constater, pour l'avoir observé dans la vie de tous les jours, que les nouveaux heureux élus à la nationalité française se sentent tellement différents de leurs hôtes qu'ils entendent modifier le genre de vie des autochtones en imposant leurs coutumes exotiques.

La force d'occupation et les collabos

Pire, certains, souvent issus de l'école de la République et déformés par des professeurs qui se piquent d'humanisme dévoyé et de tiers-mondisme coupable, ont développé la haine des petits-fils de colons et un esprit de vengeance qui a produit des aigris de la société, des violents des banlieues et des destructeurs des emblèmes et des biens représentant la nation d'accueil. De l'aveu de certains, dans la musique, mais aussi dans des sites ou des media, l'objectif est de prendre possession des lieux, avec le concours d'occidentaux, membres associatifs et acteurs politiques.

Le retard européen

A l'heure de la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen, la plupart des pays de l'Union Européenne sont dotés de lois autorisant la déchéance de la nationalité pour des crimes et délits précis et l'île de Malte est même allée aussi loin que ce que l'exécutif propose en France pour s'adapter au monde actuel.

En France, la procédure de déchéance de nationalité reste pour le moment exceptionnelle car elle est strictement encadrée, c'est-à-dire verrouillée. Conformément à l'article 25 du code civil, seuls risquent d'être déchus les citoyens naturalisés condamnés à certains crimes ou délits précis comme l'«atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation», le terrorisme, ou ceux qui se livreraient «au profit d'un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciable aux intérêts de la France». Ces conditions très restrictives se retrouvent encore dans les autres pays d'Europe, mais les menaces nouvelles y soulèvent les mêmes inquiétudes et suscitent les mêmes réflexions.

Seule Malte a déjà envisagé de punir certains de ses criminels de droit commun issus de l'immigration de la déchéance de nationalité : si un citoyen est condamné à une peine supérieure à un an de prison dans les sept années qui suivent sa naturalisation, il perd automatiquement la nationalité maltaise. Dans les autres pays européens, les termes de la loi restent tellement flous que le seuil intolérable ne semble jamais atteint. Que signifie en effet «porter gravement atteinte à la sûreté de l'Etat » ou « représenter une réelle menace pour ses intérêts pour risquer une déchéance » : être coupable de crimes de guerres, d'actes terroristes, servir dans une armée ennemie ? Aux juges d'apprécier et de trancher en dernier ressort, alors que, comme des journalistes, ils sont notoirement partisans et pourtant intouchables, bien qu'ils ne soient pas élus.

Les entraves aux états souverains sont autant de points de faiblesse

Ces motifs incertains sont restreints car les lois qui autorisent la procédure doivent être conformes à un certain nombre de textes improbables. Il peut par exemple s'agir de la Constitution nationale : en Allemagne, l'article 16 de la loi fondamentale indique ainsi que «la nationalité ne peut pas être retirée», mais elle n'est d'ailleurs pas non plus partagée avec une autre, et que «la perte de la nationalité ne peut intervenir qu'en vertu d'une loi et seulement si celui-ci [le contrevenant] ne devient pas de ce fait apatride». La loi n'a pas prévu les cas d'individus qui détruisent leurs papiers et leurs empreintes digitales pour ne pas être identifiés et confondus.
De même, un bon nombre de pays européens - à l'exception remarquable de la France - a ratifié la Convention européenne sur la nationalité du Conseil de l'Europe qui stipule que «nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité». La notion d'arbitraire n'étant pas définie, sa mise en oeuvre reste subjective et inapplicable.

L'UE, espace de colonisation

Autre exemple de bon sentiment humaniste inadapté au monde occidental et aux menaces qui le guettent, «chaque Etat-partie doit être guidé par le principe de la non-discrimination entre ses ressortissants, qu'ils soient ressortissants à la naissance ou aient acquis leur nationalité ultérieurement
ni>
Brice Hortefeux a déclaré samedi 7 août à Perpignan que d’ici la fin du mois, il fera des « propositions de mise en œuvre juridique » sur la déchéance de la nationalité française. Une disposition qui devra sanctionner les meurtriers de policiers et de gendarmes et les polygames si les événements de ces dernières semaines et la liberté de la femme ne laissent pas les élus politiques impavides ou candides.
VOIR et ENTENDRE une petite video proposée par ...LePost
histoire de rester accessible à la moyenne de son lectorat:



charles Martel envoyé par joepastrana

Du dialogue sort le compromis

Le ministre de l'Intérieur a souligné que ses suggestions seront faites en relation avec les ministères de la Justice et de l’Immigration, admettant ainsi que la concertation mènerait à des compromis. Éric Besson a déjà exprimé ses réticences.

Si B. Hortefeux a également annoncé que politiquement la France doit combattre avec détermination la polygamie et l’excision, il n'a pas pour autant ignoré la difficulté juridique à une déchéance pour cause de polygamie. La protection de toutes les femmes n'est donc garantie avant longtemps sous notre latitude.

mercredi 30 décembre 2009

François Mitterrand, vu par Patrick Delpy

De quoi inspirer les Cambadélis, Huchon et autres Frêches et Royal
Le président François Mitterrand et Deng Xiaoping,
président de la République populaire de Chine (1978-1992)

En janvier 2006, Patrick Delpy (né en 1965) est vice-président (Asia Pacific) Alcatel-Lucent, Shanghai – Chine., nous livrait cet entretien sur son blog (Le Monde) :

Petit entretien avec moi-même sur François Mitterrand

Lu dans le Monde un entretien avec Marie Darrieussecq. Je reprends les questions de Raphaelle Bacqué et Ariane Chemin à Marie que j’adapte très légèrement et je me les pose:

Vous aviez 15 ans le 10 Mai 1981. Quels souvenirs en avez-vous gardé?
J’étais assis dans un fauteuil vert un peu en biais face à la télé en noir et blanc. Je me souviens de Jean-Pierre Elkabach à 20h00. C’était la première fois que l’informatique donnait les résultats d’une élection présidentielle en quelques secondes. Ma mère était là aussi. On retenait notre souffle. Lorsque les premier carrés gris sont apparus en haut de l’écran il était encore impossible de savoir si ce crane chauve était celui de VGE ou de Mitterrand. Puis on a vu: ma mère était accablée mais au même moment, dans la rue, sortis du silence on a commencé à entendre des hurlements de joies puis se furent les klaxons des voitures. C’était comme si tout avait basculé d’un coup.

Vous avez gardé les 2 images de ce jour – la liesse de la gauche, et la peur de la droite?
Pas exactement dans ces termes. J’ai plutôt compris la soudaine confrontation de 2 France qui se détestaient. Je me souviens des petits minets des jeunesses giscardiennes à la télé gesticulant et tapant du mocassin sur l’estrade avec leurs pulls lambswool en V sur les épaules. Je revois aussi la foule à la télé se dirigeant vers la Bastille. Mais ce que je garde vraiment en mémoire, c’est d’une part Mitterrand avec sa rose entrant dans un Panthéon désert, les commentaires ultra complaisants des journalistes et une certaine solennité puis le départ à pieds de VGE de l’Elysées sous les hurlements d’une foule enragée.
Ni peur, ni liesse, mais une France de salon qui à droite ruminait une défaite et promettait des lendemains de misère et une France de rues, haineuse, qui à gauche promettait de tout renverser.

Vous appartenez très exactement à la “génération Mitterrand”. Vous votez pour lui en 1988?
J’avais voté pour la liste de Lionel Jospin à Paris pour les législatives de 1986. Il me semblait que la stabilité des institutions imposaient, quoi qu’il en coûte, une nécessaire assemblée du même bord que le président. En 1988, je ne vote pas pour les présidentielles. J’avais déjà quitté la France. J’étudiais et je travaillais aux États-Unis. A ce moment là, en France, il n’y avait pas encore un seul ordinateur dans les écoles ni dans les universités. Aux US, les salles d’ordinateurs de tous les campus, étaient ouvertes 24/24. C’est exactement à ce moment là que j’ai pris conscience que la France avait décroché sur le plan économique et qu’on en reprenait pour 7 ans.

Et vous portiez la petite main des potes en pin’s…
Euh pas vraiment… Rien contre cependant mais tout simplement pas pour moi.

Naïf ou manipulé?
Justement ni naïf ni manipulé. C’est bien pour ça que je ne portais aucun signe extérieur d’appartenance à quoi que ce soit ni à qui que ce soit: ni un parti, ni une association, ni un club de foot.

Votre première déception a rencontré, en somme, l’évènement qui, “politiquement” vous a “ fait”.
Oui c’est vrai. J’ai été sidéré de voir qu’autour de moi, les vieux (c’est à dire les + de 50ans en 89) s’imaginaient, comme à Berlin ou Prague, que les soviétiques allaient intervenir avec les chars. Et donc, Mitterrand comme beaucoup d’autres français de sa génération sont restés prostrés face à la rapidité des évènements: je pense en fait qu’ils craignaient et les soviétiques en souvenir de la guerre froide et les allemands réunifiés en raison de la seconde guerre mondiale. Alors que pour tous les jeunes de ma génération “Mitterrand”, on parlait allemand, langue apprise en 2nde langue, on recevait des camarades allemands en échanges linguistiques dans nos classes et on avait appris à aimer énormément l’Allemagne (et les allemandes…) alors on a tous su, lorsque le mur s’est écroulé sous les marteaux des jeunes comme nous, que tout ça, devenait irréversible, que l’Allemagne redevenait une et que les soviétiques ne bougeraient pas.

Quelles ont été les autres déceptions?
L’absence complète de politique, la nomination d’Edith Cresson au poste de 1er ministre. Elle était maire de Chatellerault, c’est dire si je la connaissais, ayant vécu de 70 à 83 dans cette ville: une nullité notoire démontrée par la suite. Je crois qu’elle fut la cause de tous les effondrements qui ont suivi. Puis finalement une France en roue libre.
Mais comme pour Marie, c’est vrai que la photo à été la preuve des ambiguïtés de l’homme.

Vous faites allusion à la photo avec le secrétaire général de la police de Vichy. René Bousquet?
Oui. En fait ce n’est pas tant la photo qui me gêne. J’imagine que dans cette France marécageuse de la défaite de 1940 et des années noires, plus personne ne savait vraiment ou était le bien et le mal. Il fallait sauver sa peau. Mais là avec Mitterrand et sa francisque, il avait carrément franchi la ligne jaune. J’ai compris à ce moment là que tout son socialisme n’était que de circonstances, que tout était politique et que finalement c’était le sommet du pouvoir qu’il voulait, quel que soit le prix, quel que soit le chemin, quels que soient les moyens. Il a été un très grand homme politique parce qu’il n’a toujours eu que le pouvoir en tête. Le reste relevait de la stratégie de conquête.

Et vous avez pris vos distances…
Du recul plutôt sur l’homme mais aussi les politiques en général et le président de la république en particulier.

Vous vous êtes éloigné de François Mitterrand, mais pas des socialistes. (…)
J’ai de très bons amis socialistes. Et des membres de ma famille aussi. La conviction de certaines idées “socialistes” me fascinent. Fumantes mais fascinantes. Tous les progrès en France sont socialistes. Mais à quel prix!
Vous pouvez y aller, tous les intellectuels, les cinéastes, les acteurs et auteurs, les artistes en général, tout ce qui crée, tout ce qui a de la couleur et du reflet, tout ce qui a du buzz et qui fait rire, qui fait trembler les coeurs et arrache des larmes, tout ce qui est folie dans ce pays vient presque toujours du coté gauche. C’est comme ça. Et on en a besoin. Bon évidemment, il ne faut pas trop regarder la note, salée! Parce que le problème de fond, c’est qu’on voudrait que ça tombe du ciel. C’est parce que je ne crois plus au père Noël que je me suis éloigné des socialistes.
Car au même moment, quand les cigales chantaient en France, Margaret Thatcher reconstruisait l’Angleterre, Helmut Kohl faisait une grande Allemagne, Gorbatchev défaisait l’URSS presque en douceur, Reagan redonnait confiance à toute l’Amérique et Juan Carlos à toute l’Espagne. Alors Mitterrand à coté d’eux, c’est qui, dites-moi? Il a fait quoi de grand?

L’abonné du gaz que vous êtes s’est épanoui dans la fiction, comme beaucoup de votre génération…
Il faut une part de rêve mais hélas, la fiction je la laisse à Marie.. Elle est trop forte pour moi! Bisous Marie…

Pas d’envie de philosophie?
Si tous les jours. Dans mon business, on me dit souvent que je suis un intellectuel, voire même parfois que je suis un philosophe. Dans la jungle où j’évolue, je crois que la façon dont on me le dit me laisse penser que c’est perçu plutôt comme un défaut, mais ça me donne le recul nécessaire pour réfléchir et essayer de prendre de meilleures décisions. A tout prendre et avec le business en perspective je préfère être un “philosophe” qu’un “tueur”.

La “génération Mitterrand” serait une génération plus modeste que celle qui l’a précédée?
Cette “génération Mitterrand” dont j’ai la chance immense de faire partie est la première génération de toute l’histoire de France, depuis 2000 ans, à n’avoir jamais connu la guerre! Ce n’est pas rien… Celle juste avant la mienne mordait sur la fin de la seconde guerre mondiale, la guerre d’indochine et la guerre d’Algerie. Pour les autres: se référer à l’histoire de France. Alors au-delà de tous les discours philosophiques, au delà de toutes les littératures, au-delà de tous les progrès sociaux et la facture abyssale de toutes nos folies, la “Génération Mitterrand” est la première génération de Paix. Alors peut-on dire que ma génération est plus modeste parce que moins guerrière et moins ambitieuse dans ces combats? Est-ce modeste d’avoir gagné la paix? Alors oui Marie, tu as raison, sauvons l’histoire mais surtout Marie je t’en supplie, sauvons la Paix.

Vous vous souvenez de la mort de François Mitterrand?
Tout le monde attendait sa mort et en même temps on commençait à croire qu’il était immortel. Depuis longtemps déjà, il avait tout quitté mais son masque de cire semblait le protéger de tout.
Je ne me souviens pas du tout du jour ni du moment où la nouvelle fut annoncée. Ce jour là, j’étais totalement isolé sur une île paumée de l’Océan indien, sans télé, sans téléphone et sans journaux. Je pense que la nouvelle m’est parvenue plusieurs jours après sa mort. Quand je suis revenu en France, il était déjà enterré. En revanche je me souviens très bien de la messe à Notre-Dame avec tous les chefs d’état qui avaient fait le déplacement. C”est lors d’un moment comme celui-là que l’on comprend que la France reste encore un très grand pays très présent dans le cœur des hommes et l’âme des états et qu’elle sait encore toucher le ciel.

Au fond, avez vous de la sympathie pour François Mitterrand?
Non. Beaucoup de morts troubles entourent sa vie, beaucoup de coups tordus et machiavéliques l’ont fait accéder au pouvoir puis l’y ont maintenus.
L’homme ne m’est absolument pas sympathique. Mais demande-t-on à un chef d’état d’être sympa? Je ne crois pas qu’un chef d’État soit dans le business de la Sympathie. On n’est pas à Dysneyland! Et nous les abonnés du gaz, on n’est pas naïfs!

Est-ce un bon personnage de roman?
Fabuleux! Bien sur que oui et mille fois oui. Un homme qui est à la fois: un grand bourgeois, un grand catholique, un homme de combat, un ancien prisonnier de guerre évadé en plein hiver, un homme de tous les pouvoirs: d’extrême droite, de gauche, d’alliance avec les communistes, du centre pour finir par s’ancrer dans le socialisme, le chef de l’État Français resté le plus longtemps au pouvoir depuis Napoléon III, un amant prodigieux (soi-disant…), un bigame avec Mazarine en legs pour les générations futures, un homme de tous les secrets, de toutes les écoutes, de tous les pouvoirs, un écrivain et un homme qui portait si bien le chapeau noir… est un immense personnage de roman.

Vous éprouvez une forme de nostalgie?
Aucune. Revenir en arrière? Vous imaginez l’horreur? Se reprendre des années de cohabitation? Edith Cresson? Les nationalisations? Le contrôle des changes?
Si il y a quand même un truc que je regrette et que Mitterrand faisait très bien: il construisait la France ( on ne regarde pas la note!): les autoroutes, les lignes TGV, le grand Louvre, les colonnes Buren, la TGB, Bercy, l’Opéra Bastille (je n’aime pas mais bon affaire de goût…), la grande Arche. Ça fait beaucoup et j’en oublie! Mais finalement beaucoup moins que Napoléon III en juste 6 ans de moins…

Pas un homme pour le XXIème siècle?
Pour moi, Mitterrand, c’est plutôt un personnage digne d’Alexandre Dumas, voire de Chateaubriand…
Et vous vous proposez qui pour le XXIème siècle?

Et en juillet 1940, qui Cambadélis et Huchon auraient-ils proposé, après la débâcle de juin, à la place du
vice-président du Conseil dans le gouvernement de Paul Reynaud, démissionnaire, le maréchal Pétain ?

Ajoutons quelques éléments sur le mythe résistancialiste

Ce mythe a été développé surtout par les gaullistes et les communistes, selon lesquels les Français auraient unanimement et naturellement résisté depuis le début de la Seconde Guerre mondiale.

La fameuse lettre de Guy Môquet illustre bien ce mythe : Guy Môquet, fils d’un député communiste emprisonné après la déclaration de guerre à l’Allemagne, est arrêté en octobre 1940, alors qu’il distribue des tracts clamant « Nous avions raison ! » ou encore « Libérez Môquet ! ». En effet, à l'automne 1940, le pacte germano-soviétique n’est pas rompu et les communistes français réclament aux autorités allemandes l’autorisation de faire reparaître L’Humanité qui avait été interdit par le gouvernement français en 1939. Guy Môquet est fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941, en représailles après l’assassinat d’un commandant allemand. Mais cela ne fait pas de lui un résistant… Lire PaSiDupes
Pourtant, après la guerre,
le parti communiste français, qui veut faire oublier le pacte germano-soviétique, transforme Guy Môquet en héros de la résistance française. Lire PaSiDupes

mercredi 4 mars 2009

Menaces de mort : l’intox de l’opposition fabrique des détraqués

Ils se disent démocrates mais s’en prennent à la majorité

Nicolas Sarkozy et neuf ministres, élus ou responsables de l'UMP, ainsi que le PDG de TF1 et un directeur de France Télévisions ont reçu des lettres de menaces de mort, accompagnées d'une balle de 9 ou 12 mm.
L’enquête a amené à l’arrestation d’un suspect
Un homme de 47 ans a été interpellé mercredi à son domicile à Montpellier où il a été placé en garde à vue à la PJ.
A 12h55, les enquêteurs ont interpellé cet homme, informaticien et militaire de réserve, sur la foi d'un signalement familial, selon une source policière.
L'homme a été dénoncé par son ex-compagne: celle-ci "aurait alerté la police car il aurait employé pour la menacer des termes proches de ceux utilisés dans les lettres" du corbeau.
"Nous n'avons pas de confirmation que ce soit lui" qui ait envoyé les lettres de menaces, a toutefois souligné une source proche de l'enquête sur place ajoutant: "on vérifie cette piste là comme d'autres". La perquisition s'est terminée dans l'après-midi et du matériel informatique a été saisi. Un voisin (craintif ?) de l'homme l'a décrit comme "quelqu'un de discret avec qui il n'avait pas de problème", le gendre idéal, de ceux que Michel Drücker invite, à l'instar du Che-Besancenot....
Sa garde à vue peut se prolonger jusqu'à 96 heures s'agissant d'un dossier entre les mains du parquet antiterroriste.

Le mode opératoire
Les courriers de menaces, postés de plusieurs villes de l'Hérault ont été envoyés en deux vagues.

  • La première a été postée début février d'un même endroit, non précisé, à proximité de Béziers. Accompagnée d'une balle de 9 mm, de type 38, la lettre a été adressée au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, et au président de la République.
  • La deuxième vague a été envoyée aux ministres de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de la Justice, Rachida Dati, et de la Culture, Christine Albanel, ainsi qu'au maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé. La parité n'est pas respectée...
    Le député du Nord UMP Christian Vanneste et le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc ont également reçu la lettre, chaque fois accompagnée d'une balle de 9 mm.

  • Le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, et le maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy, cités dans ces courriers, ont infirmé les informations selon lesquelles ils auraient reçu unelettre.
    Les agences sont donc allées un peu vite en besogne et n'auraient pas dû donner les photos n°2 et 3 dans l'ordre, en partant de la gauche et en deuxième ligne. En revanche, elles ont fait bénéficier les directeurs de chaînes d'un traitement de faveur...

    Des media visés comme les médiatisés
    Le magazine Marianne qui exacerbe les passions et les peurs est épargné.
    Mercredi, une source proche de l'enquête a en revanche précisé qu'un courrier similaire avec une balle était parvenu au PDG de TF1, Nonce Paolini, au siège à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). France Télévisions a également indiqué avoir reçu la même missive. Canal + et M6 auraient les sympathies de l'individu: ces chaînes seraient-elles suffisamment insolente au goût du détraqué? On ne devrait pas s'y sentir flattés de ce traitement de faveur...

    Un militaire traumatisé
    "Ministres, députés, sénateurs, pourvoyeurs de lois liberticides (...) vous n'êtes que des morts en sursis", proclame le courrier qui menace également "l'UMP le Nouveau centre FN (sic) et autres collabos centristes ou socialos collabos".
    Le vocabulaire utilisé "piste", "cible", "verrouillé", "silence radio total" évoquaient le langage militaire, avait relevé d'emblée une source proche de l'enquête.
    Mme Alliot-Marie a estimé mercredi que l'auteur des courriers était "de toute évidence un petit peu dérangé".

    Le "dérangé" sera-t-il jugé responsable ?...
    Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet antiterroriste de Paris et quatre services de police ont été chargés de mener les investigations : la brigade criminelle, la Sdat, et les directions interrégionales de la police judiciaire de Marseille et de Bordeaux.
    L'envoi de menaces de mort est puni d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans et 45.000 euros d'amende.
    Les experts psy de tous poils vont conclure à l'irresponsabilité d'une victime de la société.