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mardi 26 novembre 2013

Réforme de la lecture: l'inspection des instits n'est pas fameuse

La critique des enseignants à nouveau possible

20 % des enfants ne maîtrisent pas les fondamentaux en fin de CM2
Le ministre Peillon a-t-il fait une nouvelle erreur de diagnostic? 
Le ministre a prévu de revoir les programmes du primaire, alors qu'il se confirme que c'est la formation des enseignants qu'il faudrait revoir ? Mais Peillon bat en retraite face au mamouth. La question des rythmes scolaires lui a aliéné la grande majorité des instits, alors il refuse de se poser maintenant celles qui les met en cause. La lecture du rapport saignant de l'Inspection générale de l'Education nationale le décidera-t-il à l'affrontement ?

Sous le titre "École primaire : le rapport qui accuse"le site internet du Monde a révélé  la semaine dernière ce qui bloque.
Premiers cités à comparaître : les professeurs des écoles. Ils se sont fait bombarder "professeurs" pour être mieux payés, mais les instituteurs ne sont pas pour autant devenus meilleurs, selon les inspecteurs qui en ont inspecté des dizaines et ont visité autant d'écoles, dans toute la France. Leur jugement est sévère. Il apparaît en fait que tout ce qui va dans le sens d'une plus grande autonomie des établissements est facteur de désorganisation. 
Il faut en outre déplorer que cette dérégulation a favorisé l'interprétation et la dénaturation de la plupart des nouveautés introduites ces dernières années sous la pression pourtant du SNU-ipp.  

Les principaux échecs

La lecture, pourtant priorité des priorités.
Si on fait abstraction du grignotage du temps réél consacré aux enseignements fondamentaux par l'éveil et les animations, la lecture occuperait bien la majorité du temps d'enseignement dans les premières années mais, selon le rapport, "la majorité des maîtres ne dispose pas des cadres théoriques minimaux, ce qui ne leur permet pas d'être lucides quant à leurs pratiques."

En clair chacun bricole dans son coin en fonction de son idéologie personnelle, pour le meilleur et pour le pire, au risque de discontinuité et de confusion chez l'apprenant, sans avoir vraiment métabolisé les tenants et les aboutissants des méthodes préconisées et laissées au libre choix des enseignants, meême débutants qui ne dominent pas le sujet, faute du recul de l'exprience et d'unité des pratiques en travail d'équipe.

La mise en cause de la
 formation nie le besoin d'un choix de méthode unique
L'enseignant revendique le droit d'être seul maître de son enseignement. Livré à lui-même, il n'est pas toujours au point et ne peut prendre en compte le suivi de son enseignement. Et, puisqu'il faut ménager les ego des instits, le reproche qui parcourt les 100 pages du rapport contourne cet état de fait qui nuit à tous les acteurs de l'éducation.  
Le rapport n'est pas non plus exempt 'arrières-pensées politiques
Il s'agit pour les rapporteurs de dénoncer un défaut de formation initiale depuis 2008, date de sa suppression par le ministère Darcos, qui prenait pourtant en compte l'inadaptation des IUFM, obsolètes, théoriques et donc coupés de la réalité concrète du terrain. Le rapport n'est pas non plus le premier à pointer un défaut plus ancien de formation continue à destination des enseignants déjà en poste, sans pour autant rappeler d'une part l'hostilité du SNU-ipp à une formation en dehors des heures de présence et, d'autre part, l'indignation des parents d'élèves qui doivent assurer la garde de leurs enfants pendant les temps de formation des maîtres. Résultat : les principales réformes menées "depuis dix ans" (et bien plus!) donnent des résultats modestes et surtout des avis contradictoires.

Exemple avec les langues vivantes, dont l'enseignement est censé avoir été généralisé. Les intervenants extérieurs, profs de collèges ou de lycées et natifs, ont été écartés pour laissé aus instits la haute main sur les écoles. La réalité de l'enseignement confié à des "professeurs" des écoles non spécialistes, est tellement contrastée et, souvent, tellement décevante, que les inspecteurs se demandent même s'il faut vraiment persévérer. Que dit le rapport? "Cet enseignement a incontestablement une apparence : les programmes, les horaires affichés, une certaine pratique dans les classes, un accompagnement didactique, une validation. Cependant, la réalité sur l'ensemble du territoire est si diverse que l'on peut se poser la question de savoir si les conditions sont réunies pour parler d'un véritable enseignement". Mais pourquoi ce qui est particulièrement vrai de l'enseignement de l'anglais, presqu'exclusivement, n'est-il pas admis de l'apprentissage de la langue maternelle ?  

Idem de l'instruction morale, qualifiée de "variable d'ajustement des horaires"
En clair, on en fait quand on a le temps.
On pourrait encore parler de la réalité du "socle commun de connaissances et de compétences", colonne vertébrale de la loi de 2005.
En fait, ce socle co-existe avec les programmes sans véritablement se confondre avec. On juge donc le scolaire au regard des programmes et on tente d'évaluer les à-côtés à partir du socle.

Le numérique, dont on parle beaucoup ?
Marginal. "Au cycle 2, 10 % des maîtres consultés par questionnaire disent mettre régulièrement leurs élèves en situation d'écrire avec un clavier (c'est une composante explicite du programme) et 54 % reconnaissent ne jamais le faire." Cette pratique est certes un variable d'ajustement, lorsqu'un directeur doit abandonner sa classe pour accomplir ses tâches administratives, mais cette évaluation du numérique est aussi tendancieuse que les autres car les enseignants ont souvent conservé leur engouement initial, d'autant que les logiciels se sont améliorés. Le rapport fait croire que l'usage de l'ordinateur resterait extrêmement limité dans la classe et quasiment réservé aux  enseignants qui s'en serviraient pour préparer leurs cours.
On commence à comprendre que ce rapport tend à dessiner les grands axes des futures coupes budgétaires...

Les plaintes des maîtres

Les inspecteurs ont-ils choisi leurs interlocuteurs ? 
"Manque de matériel aisément mobilisable, nécessité de travailler en groupes réduits dès que l'on recourt au numérique et temps à consentir pour cela". Le temps, qui revient d'ailleurs comme un leitmotiv dans les témoignages des enseignants qui ont le sentiment de courir en permanence après la montre. Ainsi les instits ne voudraient plus travailler à petits effectifs: qui peut y croire ?

Les programmes sont-ils trop lourds ou trop éparpillés ?
Le rapport ne tranche pas. Lourds ou légers, les programmes apparaissent finalement comme une donnée assez fictive. Et cela restera le cas tant que leur mise en œuvre, notamment en cas de changement, ne fera pas l'objet d'actions de formation robustes et massives, prétend le rapport, qui ne se risque pas à préconiser une reprise en main des professeurs.  Ne serait-ce que pour aider certains maîtres à profiter de ce qui est censé faire la force du primaire, à savoir la polyvalence des enseignants. Cette polyvalence ne supposerait-elle pas une révision du programme et des modalités du concours d'entrée dans la carrière? La prééminence du scientifique assure-t-elle en effet le recrutement d'enseignants motivés par l'apprentissage de la tecture ou des langues?

Les auteurs du rapport confirment que la formation demeure théorique. 
Outre que les formateurs se prennent aussi pour des professeurs d'Université face à des auditoires d'étudiants recrutés à la licence qui ne veulent d'ailleurs plus s'en laisser compter, la formation dispensée réussit certes à fabriquer des "hussards noirs de la république", mais échoue à armer les nouveaux maîtres de l'enseignement élémentaire face à des petits "apprenants" que Philippe Meirieu et Lionel Jospin ont placés "au centre du système éducatif" et qui, avec leurs parents, n'entendent pas le restituer aux "sachants. "

Le rapport ressert les critiques tarte à la crème rancies
"Les professeurs des écoles peinent incontestablement à exploiter les avantages liés à leur polyvalence: l'enseignement demeure scindé en champs disciplinaires trop cloisonnés. Les champs transversaux n'ont pas été déminés qu'ils sont prêts à reservir. L'intérêt de réinvestir ce qui a été appris en français vers les sciences ou, réciproquement, ce qui a été découvert en sciences dans des activités liées à la maitrise de la langue est sous-évalué, à moins que cette pratique ne se heurte à une véritable difficulté pédagogique nécessitant de véritables actions de formation." L'idée unique à tous les services ! Le rapport fait du neuf avec de l'ancien.

Enfin, le rapport ne manque pas d'être compassionnel et démagogue

Les inspecteurs s'auto-flagellent. Ils ont le sentiment que certains enfants sont littéralement sacrifiés sans que l'institution ne fasse rien: "Quelques professeurs des écoles, même s'ils sont très rares parmi ceux qui ont été rencontrés, n'ont pas eux-mêmes une maîtrise optimale de la langue, surtout à l'écrit, indiquent les auteurs du rapport. Ni le bac, ni le concours à bac +3 (avant l'année de formation), rien ne les a écartés. La majorité d'entre eux manquent de connaissances, ne perçoivent pas la langue comme un système et n'ont pas la vue d'ensemble qui leur permettrait d'établir une hiérarchisation entre les notions à étudier, une progression, des relations fructueuses entre domaines.

La querelle sur les rythmes scolaires avait-elle besoin de cette polémique?

A quinze jours d'une grève nationale dans le primaire, la parution de ce rapport n'est pas de nature à apaiser les instituteurs...
Cela ferait maintenant sept ans (ne calculez pas: c'est 2007 !) que le ministère ou l'Etat, sous diverses formes, critiquent fortement l'école primaire et le changement annoncé par Hollande n'y change rien. Et, selon certain ce rapport refléterait un formidable cynisme de l'institution qui adresse des reproches à des professeurs des écoles qui n'auraient pas été  formés... 
La vérité est en fait beaucoup plus embarrassante: plus ils sont formés longtemps, plus ils sont inadaptés. Le problème de la formation initiale et continue des enseignants durera aussi longtemps que l'idéologie marxisante  sapera une éventuelle "refondation" de l'école.

Devoir de mémoire
Les "maths modernes" ont commencé leurs ravages dans les années 70. C'est un avatar du structuralisme en sciences humaines et de la pédopsychologie de Piaget. Cette réforme élitiste fut pilotée sans grande concertation au moment de la massification de l'enseignement. Elle fut abandonnées par la plupart des enseignants durant les années 1980.
La méthode "globale" -par opposition à la méthode syllabique- est une méthode dévastatrice d'apprentissage de la lecture et elle a été mise en oeuvre dans les années 80, sous la présidence du socialiste François Mitterrand.

Un cruel constat d'échec pour Jospin (PS) et Meireu (EELV)
Ce Meirieu est l'inspirateur de réformes pédagogiques du PS (instauration des modules au lycée, ainsi que des IUFM au début des années 1990), il y a donc plus de 10 ans, ces années coupables de tous les maux de Hollande et sa bande. Et il continue de sévir en Rhône-Alpes.

mardi 5 avril 2011

Les parents d'élèves recalent le collège unique

Sondage: le collège unique ne satisfait plus personne


A pensée unique, collège unique.
Jamais réformé depuis son lancement en 1975 par René Haby, le collège est mal famé.


L'échec est consommé

Contrairement à l'école maternelle et à l'école primaire, plébiscitées lors de précédentes enquêtes, le collège fonctionne mal, selon près de la moitié du millier de Français interrogés, pour un sondage du CSA menée pour le compte de l'Association de parents d'élèves de l'enseignement libre (APEL) et de La Croix .
Les cadres supérieurs et les professions libérales - qui ont le choix entre enseignements privé et public - sont particulièrement pessimistes sur le sujet.
Pour 44 % des personnes interrogées, ce «maillon faible» du système éducatif ne favorise pas suffisamment l'égalité des chances. De même, une majorité (52 %) estime qu'il ne prépare pas bien les élèves à la suite de leur scolarité et à leur insertion professionnelle.

Causes de l'échec du collège unique

Parmi les raisons du dysfonctionnement du collège les Français citent:
- d'abord le fait qu'il y a trop d'élèves par classe (pour 42 %), bien que les classes de 40 élèves du passé n'existent plus,
- ensuite le manque de suivi des parents pour 39 %,
- puis les problèmes de discipline, puisque l'idéologie dominante place l'enfant au milieu du système et bien que l'enseignant soit devenu un éducateur...,
et le manque de personnel d'encadrement, ce qui n'est que la conséquence des deux précédents points: manque de suivi des parents et enfant-roi.

Le collège se situe au-delà du seuil de non-retour: les parents sont satisfaits du cycle élémentaire parce que, si leurs enfants prennent les mauvaises habitudes et accumulent les lacunes, ils ne redoublent plus guère. Ils passent donc néanmoins au collège, sans comprendre ce qu'ils lisent quand ils arrivent à déchiffrer. Ils s'expriment essentiellement à l'oral, avec d'ailleurs beaucoup de relâchement et le passage à l'écrit consacre la catastrophe.
Les collégiens sont convaincus que leur part de responsabilité dans leur échec est minime, puisque l'opposition assure que la société les a privés de tout: ils incriminent une institution « prise en tenaille » entre des élèves instables et insuffisamment encadrés, une approche « globalisante inadaptée » qui s'est en outre entêtée à pratiquer mes "maths modernes" et encore la "méthode globale" d'apprentissage de la lecture.
Le syndicat d'enseignants (FSU) et la fédération de parents d'élèves (FCPE) - tous les deux de gauche - qui dominent l'Education nationale, ont imposé des choix pédagogiques contestables et une idéologie sectaire. L'approche de l'histoire et de la géographie ne passent plus par une acquisition de connaissances, mais consiste à commenter des faits sélectionnés à travers un prisme marxisant abolisant toute notion de chronologie et de géo-localisation. La revendication quantitative du manque de moyens supplémentaires fait peu cas de la qualité. Les grèves à répétition et le climat afférent de contestation permanente sont peu propices à un travail serein.

L'état des lieux

Jusqu'à 72 % des parents d'enfants au collège rêvent qu'à l'avenir cette institution « ne soit plus sous forme de collège unique, mais qu'il propose aux élèves une plus grande diversité de formations », un collège à la carte qui sacrifierait la culture générale en faisant l'impasse sur les disciplines qui déplaisent contre 31 % jugeant qu'il est souhaitable qu'il « reste sous la forme d'un collège unique, qui dispense le même enseignement à tous les élèves », quelle qu'en soit la qualité.

Le collège unique n'a jamais été réformé - en plus de 35 ans -, parce qu'il ambitionnait de gommer les inégalités. Les archéo de gauche y tiennent, si vétuste soit-il, comme Mme Brochen-Aubry à sa cornée infectée et, bien que régulièrement critiqué, les enseignants n'envisagent pas de meilleur système, comme ils n'imaginaient rien de mieux que les maths modernes...
Avec l'allongement de la scolarité obligatoire à 16 ans, les éducateurs ont dû affronter des classes nettement plus hétérogènes qu'autrefois, des élèves inaptes à des études longues et des parents défaillants qui ne maîtrisent pas leurs gosses, mais assez ingrats pour accabler les seuls éducateurs de leurs rejetons.

Le système atteint ses limites pour les 15 à 20 % des élèves, ceux qui ne maîtrisent pas les fondamentaux. Environ 150.000 jeunes finissent d'ailleurs par sortir du système scolaire sans le moindre diplôme, à plus de 16 ans, voire 18. Pour Béatrice Barraud, présidente de l'APEL, à l'initiative du sondage, « les Français éprouvent une lassitude vis-à-vis du collège. On sait que les meilleurs élèves y restent les meilleurs mais s'y ennuient, que les mauvais restent mauvais. C'est un système inefficace ».

Le sondage propose des solutions !

Une tarte à la crème: l'individualisation du parcours des élèves
est celle qui recueille le plus de soutien : 84 % des parents de collégiens sont favorables à cette idée, sans savoir quels effets pervers elle implique.
Autre proposition qui semble aujourd'hui rencontrer une adhésion importante : 73 % des répondants sont d'accord pour envisager l'idée qu'il «faudrait un examen d'entrée au collège, afin de s'assurer que les élèves qui y entrent ont bien acquis les fondamentaux (lire, écrire, compter)». Les enseignants du SNU-ipp (FSU, bien sûr) refusent les évaluations: ils cassent le thermomètre pour ne pas prendre la température des élèves malades, avec le risque conscient de contamination d'un groupe plus large, voire de pandémie sur 35 ans.

Béatrice Barraud croit plutôt au développement de l'autonomie des établissements, comme le prônent, rapport après rapport, les spécialistes du milieu éducatif. Une chance pour les collectivités territoriales majoritairement de gauche actuellement.

Le tabou du collège unique


Depuis 2007, l'école primaire et le lycée ont été réformés mais le collège unique est intouchable et rien n'est prévu pour lui avant la présidentielle de 2012, sauf des débats de nature à exacerber les tensions pendant la campagne. Pourtant le sondage de l'APEL s'ajoute aux constats négatifs des diverses études menées sur le sujet.

=> Le rapport du Haut conseil de l'éducation (HCE), remis cet hiver à Nicolas Sarkozy, reconnaît que le collège échoue à compenser les inégalités sociales.

Il souligne le malaise des enseignants face à l'hétérogénéité des élèves. Mais il indique aussi que ce même collège a permis à davantage d'enfants d'accéder à l'éducation, ce qui est dû en fait à l'obligation scolaire ! Il fait néanmoins observer que le collège n'a d'unique que le nom, «en raison des disparités importantes entre établissements, de l'existence déguisée de filières et de stratégies de contournement ».

En somme, pour le HCE, l'urgence n'est pas d'opposer partisans et adversaires du collège unique mais plutôt de se concentrer sur l'objectif assigné au système éducatif par la loi Fillon du 23 avril 2005 : assurer à chaque élève la maîtrise du « socle commun de connaissances» à la fin de la scolarité obligatoire, une visée minimaliste.

S'inspirant des pays dont le système éducatif fonctionne mieux, le HCE est favorable à un allongement du temps de présence des enseignants - inversement proportionnel à celui des parents - dans les établissements, un sujet explosif pour les syndicats.
Il observe que les pays « forts en thème » ont octroyé à leurs établissements des marges d'autonomie rendant possible une organisation souple, laquelle pourrait toutefois accentuer les inégalités de secteur à secteur.
Il plaide ainsi pour que la mesure de Luc Chatel permettant à une centaine de principaux de collèges difficiles de sélectionner leurs enseignants, fasse l'objet d'une expérimentation plus large. Luc Chatel réfléchirait à cette possibilité. L'autonomie des collèges nouveaux se ferait ainsi aux dépens de celle des éducateurs...

=> Les propositions du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, ne sont guère éloignées des propositions du HCE.
Il faut, selon lui, passer du collège unique au «collège pour chacun ». Le passage de la fin du primaire au début du collège devrait être assoupli avec des professeurs qui passent plus de temps avec leurs élèves.

=> Jean-François Copé, le patron de l'UMP, lui, a renvoyé la balle à l'école primaire puisqu'il souhaite instituer un examen de passage à la fin du CM2. « Le but n'est pas d'exclure qui que ce soit, mais que 100 % des enfants réussissent cet examen », a-t-il déclaré.

=> De son côté, le PS
Il entend accentuer les liens entre le primaire et le collège.

Ce sujet, passionnel pour les Français, promet de ressurgir pendant la présidentielle.

A noter que, malgré des journées d'action tous les samedis, le projet du PS pour les primaires ne promet pas de postes d'enseignants à la hauteur de ses cris et hurlements depuis quatre ans.

dimanche 30 janvier 2011

Luc Chatel veut réveiller nos petites cellules grises

Le ministre préconise 15 minutes de calcul mental par jour...

Le sursaut d'orgueil du ministre français de l'Education nationale

Suite à la publication, le 8 décembre 2010, du baromètre Pisa (Programme international pour le suivi des acquis) de l'OCDE qui classait la France 27e sur 65 pays pour la culture scientifique, et 22e pour les mathématiques, le ministre a pris le mors au dents. Lien PaSiDupes

Einstein, vu par Tullio Pericoli (aquarelle, 1987)


Luc Chatel a décidé que, n'en déplaise à Philippe Meirieu
(gourou de Jospin et fossoyeur de notre Education nationale et aujourd'hui élu Europe Ecologie ), notre autosatisfaction devrait désormais se justifier au-delà de nos frontières où, disait-on, on nous envierait notre système éducatif français issu de l'autogestion de la FSU.
Lien PaSiDupes: Meirieu gagnerait à être ignoré

Le plan de Luc Chatel vise moins à révolutionner la manière d'enseigner les sciences qu'à redonner le goût d'en faire. A défaut de faire rêver, il veut donc réconcilier les élèves avec les sciences et les mathématiques en encourageant notamment la pratique du calcul mental.
VOIR et ENTENDRE Olivier Besancenot évalué sur son niveau en calcul mental:

Olivier Besancenot, combien font 9 fois 8 ? envoyé par BFMTV.

«Plan sciences»

Puisque la science ne fait plus rêver, un «plan sciences» est annoncé pour lundi. Pour redonner du contenu à ces disciplines, Luc Chatel compte sur deux leviers : un travail sur les fondamentaux et des initiatives d'ouverture.
« Je vais m'attaquer à 'l'innumérisme', c'est-à-dire l'incapacité à réaliser les calculs de la vie courante », a déclaré Luc Chatel dans un entretien au Journal du dimanche.
«Il faut s'assurer que tous les automatismes sont bien en place par un entraînement quotidien aux calculs élémentaires: récitation des tables de calcul et pratique quotidienne du calcul mental en classe », dit-il, préconisant « 15 à 20 minutes de calcul mental par jour ».

«Pour les sciences, j'encourage le déploiement d'un enseignement fondé sur l'expérimentation et l'investigation, qui motive les élèves», explique-t-il.

Quelques 400 collèges vont mettre en place l'enseignement intégré des sciences et technologies pour les classes de 6ème et 5ème. Les élèves n'auront plus trois enseignants : un pour la physique, un autre pour les sciences de la Vie et de la terre et un troisième en technologie mais un seul pour un grand cours de " sciences et technologie". Lancée en 2006 et aujourd'hui en place dans 50 collèges, l'opération va être étendue à huit fois plus d'établissements.
Chaque collège sera par ailleurs amené à produire un projet sciences. Un programme collectif et transversal, en partenariat avec un scientifique.

Au cœur d'une série d'initiatives pour redorer les mathématiques, l'opération MathC2+ se distingue par ses visées. L'inspection générale de mathématiques a élaboré ce projet pour détecter les talents au sein d'un nouveau public et encourager les carrières scientifiques. Grâce au financement d' entreprises comme EADS, CASIO, le Crédit Mutuel ou Microsoft, des jeunes de la 4ème à la 2nde vont se voire offrir une semaine de stage durant les petites vacances. Pour faire des maths autrement, avec des chercheurs ou des ingénieurs. 13 académies se lancent dès cette année et toutes pourraient être couvertes en 2013.

Pour en finir avec l'échec scolaire, Luc Chatel veut développer le jeu d'échecs.
« Cette pratique développe le raisonnement logique et peut aider par ce biais ludique les élèves qui éprouvent des difficultés scolaires ». Un accord a d'ailleurs été signé avec la Fédération françaises d'échecs pour renforcer la présence des échiquiers en classe, a précisé le ministre.

Carrière scientifique
Pour ce faire, le ministre va missionner dans chaque département un inspecteur de l'Education nationale pour les mathématiques et un autre chargé des sciences.

Parmi les mesures envisagées, le gouvernement veut favoriser les sciences dès le recrutement des professeurs des écoles, actuellement titulaires à 75% de diplômes en lettres, en langues ou en sciences humaines.

Une autre piste vise à encourager les filles à embrasser une carrière scientifique.

Le ministre ne peut guère compter sur les professeurs de l'E.N.

Avant les enseignants, la FCPE a aussitôt marqué son opposition.
Cette batterie de mesures ne suscite évidemment pas l'enthousiasme de Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves). Selon lui, Luc Chatel met la charrue avant les boeufs : « Tout ça est très bien mais ça n'a pas de sens quand nos enseignants ne sont plus formés à la pédagogie et à la psychologie de l'enfant ».

Rappelons
donc à la FCPE le temps des maîtres auxiliaires qui n'avaient ni l'une ni l'autre et celui des IUFM où les stagiaires faisaient de la pédagogie théorique, mais aucune psychologie, ni de l'enfant, ni de l'ado et qu'il conviendrait que Hazan nous raconte des bobards. Les stages en responsabilité servaient précisément à pallier tous ces manques, que les jeunes professeurs débutants (aujourd'hui tout juste à la retraite pour certains) comblaient à force de travail et grâce à leur force de caractère: la génération précédente n'était pas assistée et les élèves obtenaient des résultats qui n'auraient pas fait honte à la France.
Et le président d'association de prôner plus de moyens alloués à l'éducation, comme si l'abondance compensait le courage et le travail personnel. « En France, nous avons un enseignant pour 20 élèves. Dans les pays où l'éducation est distinguée, c'est un enseignant pour 11 élèves. Il n'y a pas de secret ! ».
Mais Hazan ne publie pas, ou n'a aucune idée, des effectifs de trois à six en classes de latin ou de langue régionale et de 14 dans les classes dédoublées de langues vivantes, par exemple, sans compter encore les travaux dirigés de sciences...
En 2008, Xavier Darcos n'exagérait donc pas en comptant en moyenne "un professeur pour onze élèves". En effet, dans le secondaire (collège et lycée), il y avait, à la rentrée 2007-2008, 5 371 368 élèves et 511 485 enseignants en collège et lycée (chiffres du ministère), soit un ratio de 10,5 élèves par professeur.

Les syndicats FSU et SUD-éducation appellent les fonctionnaires de l'Etat au boycottage des évaluations nationales.
Les Gribouille craignent la mise en concurrence des élèves, des enseignants et des écoles sur le territoire nationale, mais, tandis qu'ils craignent de se mouiller et bloquent le processus, l'OCDE s'occupe de les évaluer !

Ils pensaient faire tomber la fièvre scolaire en cassant le thermomètre, mais l'OCDE les a démasqués. Et après tout, si les syndicalistes de la FSU et de SUD apprenaient à compter les manifestants, ils seraiet un peu moins ridicules et déconsidérés par la population.

Pourvu que cette génération ait encore assez de temps pour les jeux video, la télévision et l'apprentissage de la lecture et de l'écriture
, sinon il faudra lui apprendre à compter en anglais...

mercredi 17 mars 2010

Régionales: Aubry a encore bu un coup de trop, à 98%

Martine Aubry a l'optimisme de l'ivrogne

L'automatisme du buveur...

Le premier secrétaire du PS a-t-il de vraies raisons de satisfaction?


A l'issue des négociations pour le deuxième tour des élections régionales, au cours desquelles des accords avec Europe Ecologie et le Front de gauche ont été signés dans la majorité de régions, Martine Aubry a estimé que si "il y avait 22 régions, 44 accords à faire, le verre est plein à 98 %", ce qui doit être au moins des maths modernes.

Mais en mathématiques basiques, trois régions en désaccord sur 22, ça fait plus de 7 %
On comprend que le décompte des votes des militants au congrès de Reims ait pu lui être favorable. Les contribuables gardent d'ailleurs un cuisant souvenir de son passage au ministère et, au ministère de l'Emploi de Jospin, son cadeau empoisonné de ses 35 heures continue de détruire des emplois. Lire PaSiDupes

A bien regarder au fond du verre


Les échecs personnels ont endurci la Titine
Lorsque Lionel Jospin, élu candidat à l'élection présidentielle de 1995, la choisit comme porte-parole de sa campagne présidentielle, l'ex-candidat fut battu et obtint le lot de consolation de premier secrétaire du parti. Il proposa à la Ch'tite Aubry de partager sa défaite et lui offrit propose à Martine Aubry la place de numéro deux. Elle refusa d'être asociée au "naufrage" comme aurait dit Marianne.

Les assemblages hétéroclites à gauche n'ont pas fonctionné, avant même que d'imploser le 22 mars


A titre d'exemple, le Front de gauche rase gratis: il promet le TER gratuit et les pieds sur les banquettes.

A la mi-février (2010 !), Europe-Ecologie s'en prenait aux présidents socialistes de région (lien PaSiDupes): aujourd'hui, ils sont prêts à nous faire un enfant dans le dos.

En Aquitaine: baroud d'honneur du MoDem, trouble fête
Aquitaine: PS-Europe Ecologie-Front de gauche / MoDem / UMP-NC

Unique région dans laquelle le MoDem a pu se maintenir au second tour, derrière le député Jean Lassalle (10,43%), la gauche compte sur l'effondrement du chanteur des mouflons sur le passage de la ligne à gtande vitesse du président de région sortant, le socialiste Alain Rousset, nettement en tête de ligne au premier tour (37,63%), allié avec Europe Ecologie (9,75%) et le Front de gauche (5,95%). A droite, le ministre du Travail Xavier Darcos n'a obtenu que 22,05% des voix dimanche dernier mais peut compter sur une partie du MoDem et un gros apport d'abstentionnistes de droite. Lire PaSiDupes


- Le Limousin est humilié: il est évalué à 2% du verre ...vide
Limousin: Front de gauche-NPA / PS-Europe Ecologie / UMP-NC
Le Limousin est la seule région où le NPA, allié au PCF et au Parti de gauche (PG), sera en lice au second tour dans une triangulaire avec le PS et l'UMP. La liste PC-FRont de gauche a recueilli 13,13% des voix au 1er tour. Elle n'a pas trouvé d'accord avec la liste PS menée par le président sortant de la région, Jean-Paul Denanot. Ce dernier est arrivé largement en tête dimanche dernier avec 38,05% des voix devant la liste UMP de Raymond Archer (24,16%) qui garde une réserve d'électeurs abstentionnistes de droite qui se sont réservés pour les choses sérieuse du second tour.

- Chrichri Taubira s'est faite remettre les idées en place en Guyane
Guyane: DVG contre UMP-NC
Fort de ses 40,61% au premier tour, le maire de Cayenne Rodolphe Alexandre, ancien dirigeant du Parti socialiste guyanais passé dans le camp de la majorité présidentielle, peut espérer reprendre à la gauche cette région ultramarine. Sa rivale, la députée radicale de gauche Christiane Taubira (23,02%), devra racler les fonds de tiroirs des voix de gauche pour lui faire obstacle.

- A la Martinique, les autonomistes agacent copieusement le PS
Martinique: DVG / REG / UMP-NC
La liste autonomiste (divers gauche) de Serge Letchimy, député-maire de Fort-de-France, est arrivée en tête du premier tour avec 40,05% des voix, devant la liste indépendantiste du président sortant Alfred Marie-Jeanne (32,1%). Le candidat de la majorité, André Lesueur, arrive troisième et se maintient tout juste au second tour avec 10,49%.


- La Réunion compte pour une poignée de pois chiches

Réunion: PCR (communiste)/ PS / UMP-NC
Candidat à un troisième mandat à la tête de la région, le fondateur du Parti communiste réunionnais Paul Vergès (30,23% au premier tour) n'a pas encore partie gagnée. Faute d'être parvenu à un accord avec lui, le chef de file PS Michel Herzog (26,42%) s'est en effet maintenu, ce qui pourrait faire le jeu du candidat UMP "officiel" Didier Robert (26,42%), sorti vainqueur de la bataille interne à la majorité présidentielle.

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Le PS n'a pu empêcher une quadrangulaire
Corse: DVG-PS-Front de gauche / REG / REG / UMP-NC
L'île de Beauté pourrait quitter le giron de la droite dimanche à la faveur d'un quadrangulaire opposant l'union de la gauche -dont les quatre listes ont totalisé 40,1% au premier tour- à la liste UMP de Camille de Rocca Serra (21,34%), aux nationalistes modérés (18,40%) et aux indépendantistes (9,36%).
Si la gauche l'emporte, l'exécutif territorial reviendra à son chef de file Paul Giacobbi, député radical de gauche et président du Conseil Général de Haute-Corse: il est prêt à tout faire dans l'île.

A part ça, tout baigne à gauche, quand on a un verre bien plein dans le nez !

vendredi 15 février 2008

Face au déni de l'échec de l'école primaire, recentrage sur les "fondamentaux"

Le chef de l'Etat répond à la demande des parents
Ajoutés à la 'méthode globale', le ludique, l'interactif, les classes verte et 'blanche' ont éloigné les chères petites têtes blondes arc-en-ciel de l'essentiel.
"C'est à l'école primaire que tout se joue", a-t-il indiqué par ailleurs, soulignant que "le collège n'était souvent que le révélateur de difficultés plus anciennes". "15% des élèves" sortent de l'école publique "en grande difficulté" et "25% avec des acquis fragiles", a-t-il rappelé à ceux qui ne veulent pas en entendre parler. Mais pour leur part, les parents fuient donc le public pour le privé dès qu'ils le peuvent et on aurait pu penser que la FSU et ses enseignants de la pensée unique auraient approuvé le coup de main donné au public. Que nenni !
Le président de la République a estimé, en présence du ministre de l'Education Xavier Darcos, que "notre école primaire ne se porte pas bien" et énoncé son objectif: "Diviser par trois, d'ici la fin de la mandature, le taux d'échec scolaire à la sortie du CM2".
Comment?
•Une réhabilitation des "fondamentaux" pour diminuer l'échec à la sortie de l'école primaire
, voilà ce que préconisa le chef de l'Etat, vendredi 15 à Périgueux.
Nicolas Sarkozy a également annoncé l'introduction d'une "instruction civique et morale" où serait abordée la question de la mémoire de la Shoah, à titre d'exemple.
- Il a souhaité que les nouveaux programmes scolaires intègrent une "instruction civique et morale" qui "prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore (...), Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".
Dans ce système éducatif où les enfants ne voient aucune raison de se lever à l'apparition physique du chef d'établissement dans leur classe, quelles sont les chances des symboles de la république? L'hymne national est sifflé par des spectateurs de matches de l'équipe de France contre tel ou tel pays africain ou du Maghreb, mais il ne faudrait pas s'en émouvoir outre mesure dans les écoles?
- C'est dans le cadre scolaire que s'inscrirait l'initiation des élèves au drame de la Shoah, selon le Président, qui a défendu son idée controversée de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2. "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays", a-t-il souligné.
Sur les "moyens" mis au service de son "projet éducatif", le président a indiqué que la semaine d'enseignement serait "ramenée à 24 heures au lieu de 26" pour proposer, "dès septembre, dans toutes les classes de l'école primaire, (...) deux heures de plus en petits groupes aux élèves en difficulté". En plus de la garderie après les cours.
•L'évaluation des professeurs des écoles "aura lieu tous les deux ans, au lieu de quatre actuellement en moyenne" et "s'attachera d'abord aux progrès des élèves, et non au choix de telle ou telle méthode pédagogique, que je veux laisser à la libre appréciation de l'enseignant", a-t-il précisé à l'attention des professeurs qui entendent rester les patrons de droit divin dans leurs classes.
En parallèle, "chaque famille recevra systématiquement, non seulement les résultats de son enfant, mais également ceux de son école", a-t-il expliqué.
•Concernant les programmes scolaires, le président de la République entend revenir "à l'essentiel, aux +fondamentaux+ de l'école".
"Les nouveaux programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français et les mathématiques", a-t-il souligné. Les profs eux-mêmes ne savent plus au juste quels termes en vigueur employer (COS -complément d'objet second- ou complément d'attibution?) et parfois même le sens exact, à la nuance près, de ceux qu'ils emploient par obligation. Nous avons tous conservé en nous le traumatisme des "maths modernes" sans possibilité d'en "confier la mémoire" à aucun professeur, syndicat ou responsable politique de la pensée unique...
Le président a assuré que vocabulaire, orthographe et grammaire seraient des disciplines "remises à l'honneur". En mathématiques, les programmes doivent privilégier "la résolution de problèmes liés à la vie courante". Les élèves de sixième et nombre de leurs parents sont-ils à l'aise avec les calculs de pourcentages et de taux?
L'attachement des pédagogues aux concepts abstraits comme la 'théorie des ensembles' jusqu'en 1983, leur abus de l''algèbre linéaire' et leur rejet de la 'géométrie euclidienne', sont le signe d'un conservatisme pédagogique obtus et ravageur auquel il faut échapper aujourd'hui, comme Gilles de Robien a tenté de le faire en 2005 avec la méthode dite 'globale' d'apprentissage à la lecture, fréquemment accusée de provoquer dyslexie et dysorthographie, introduite dans les années Mitterrand. Quand on abandonna la théorie des ensembles ont jeta la méthode globale dans les jambes des écoliers. Vous avez dit 'violences scolaires ' ou 'violences pédagogiques'? Ah, c'est lié?...
Le nouveau chef de l'Etat impulse les réformes et les mesures
: il est dans son rôle. Or, avec la conscience du cynique, la gauche malsaine transforme chaque annonce de réflexion à venir en mesure instantannée.
Nicolas Sarkozy a pris encore cette fois la précaution de préciser que ces programmes scolaires sont "un sujet de débat politique, au sens des affaires de la Nation" et non "technocratique". Il appartient ainsi aux "élus du peuple" de "déterminer ce qui, dans le champ immense du savoir, mérite d'être étudié par les élèves de France". De même que les représentants de parents d'élèves ne veulent pas charger la mûle d'un cartable scolaire trop lourd, de même le chef de l'Etat émet le souhait que les programmes le soient également, pour se centrer sur l'essentiel et le limpide, face aux 'savants diplômés de l'éducation', 'savants' fous et jaloux de leur autorité. Croyez-vous pour autant que fédérations de parents et gouvernement vont tomber d'accord?...
Que les élus débattent est une bonne chose, mais que le milieu enseignant dresse les barricades du conservatisme borné est aussi prévisible qu'insupportable. La nation a tout de même le droit -et le devoir- de décider de ce qui est bon pour ses enfants. Or, les pédagogues et diplômés des sciences ('scientifiques', au sens le plus large et obscur…) de l'éducation vont s'opposer. Ils se sont déjà accrochés à la méthode globale et ont nié l'évidence de ses méfaits. Plutôt que de se remettre en cause, ils ont donné naissance à une hybride, la 'semi-globale', pour ne pas retrouver les fondamentaux de la méthode syllabique! Pourquoi faire simple et naturel quand on peut faire compliqué? A quand le 'bio pédagogique' contre les 'OGM des laboratoires Philippe Meirieu'…
Si les professeurs des écoles refusent légitimement d'être évalués par les gamins ou leurs mamans, accepteraient-ils de l'être par les municipalités qui les équipent et qui pourraient les embaucher et les licencier? En fonction de leurs appartenances politique et syndicale!….
Les malades ont le choix d'accepter ou de refuser un protocole de soins, mais les parents se voient imposer un traitement éducatif pour leurs enfants, qu'ils y adhèrent ou non, au prétexte que l'éducation est un métier!... Et la médecine, c'est quoi?
Qui dira aux fonctionnaires qu'ils sont au service du pays et non ses maîtres?