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mardi 26 juin 2012

L'épouse Sapin, autre journaliste femme de ministre socialiste

Les femmes journalistes éprises de pouvoir



Couples politico-journalistiques

Et qui est-ce qui porte le pantalon ?



Les Français n'aiment pas le mélange des genres


Dans son n° 209 d'avril 2001, le journal Marianne concluait ainsi une enquête sur les appartenances politiques des journalistes: " Les journalistes sont, à une écrasante majorité de gauche. L'écart avec la population est ici maximal: au total 6% de journalistes pensent voter à droite, contre au moins 50% dans le peuple français. " Le journaliste Eric Brunet rapporte, pour l'exemple, que dans la promotion 1985 de l'école de journalisme de Tours, 31 étudiants sur 34 étaient encartés à gauche ou à l'extrême gauche. Ils exercent tous aujourd'hui dans les grands media audiovisuels.

Les Français estiment ainsi qu'un ou une journaliste politique doit arrêter son activité dès lors que son conjoint - ou concubin(e) ?- exerce des responsabilités politiques, confirme un sondage récent publié par Harris Interactive pour le site 2012etvous.fr. 

Lorsqu'une femme journaliste politique vit en couple avec un homme politique, 54% des Français interrogés estiment qu'elle doit "arrêter d'exercer le métier de journaliste politique". Une réponse similaire (55%) à l'égard des journalistes politiques en couple avec une femme politique.

Une réponse particulièrement limpide parmi les sympatisants de droite, 77% d'entre eux estimant qu'il ou elle doit arrêter son métier, contre 39% pour les sympathisants de gauche.
"Ce clivage politique des réponses s'explique sans doute en partie par le fait que les principaux couples de journalistes et responsables politiques médiatisés sont plutôt issus de la Gauche de l'échiquier politique", analyse l'institut de sondage.
L'entreprise commerciale d'enquêtes à la demande ne précise toutefois pas si ces liens sont plus préjudiciables au libre exercice de la démocratie que les relations du Parquet avec les magistrats du siège...

Mais le Huffington Post d'Anne Sinclair, épouse D. Strauss-Kahn, s'insurge
"Attention, danger ! Elles se prénomment Valérie, Audrey, Nathalie... Elles sont une grave menace pour l'équilibre des institutions. Elles détruisent l'harmonieux et masculin fonctionnement des médias. Elles ont besoin d'une leçon d'éthique post-électorale et on ne compte plus les directeurs de conscience prétendant les remettre dans le droit chemin. Celui de la chasteté politique et du couvent éditorial," ironise Philippe Kieffer, pour le groupe Le Monde. Le nombre ne fait assurément pas la qualité... 
A noter que ceux-là mêmes qui demandaient que Sarkozy "dégage" sont passés en mode courtois à la mi-mai: "Donc, nous en sommes là, en 2012 ! En plein obscurantisme au nom de la transparence. À la merci du discours intégriste qui sert de catéchisme à l'église de la déontologie. Au seuil d'un monde où suspicion vaut loi." Qui, à l'entendre aujourd'hui, pourrait croire que la nébuleuse socialiste a vécu ses années d'opposition dans le dénigrement et le soupçon, les rumeurs et les insultes ?
Le site cloné s'en prend désormais ouvertement au syndicat dominant de journalistes. "Sont-ils tous d'angéliques modèles de vertu, les membres de 'ce' Syndicat National des Journalistes [SNJ] qu'on voit prôner le " sacrifice " de femmes dont il est censé défendre les droits ? " Mais ces vertueux journalistes du Monde défendirent-ils les femmes lorsqu'elles furent sexuellement agressées par DSK ou s'abandonnèrent-ils alors à leur beau métier d'auto-censure militante ? (Lien Huffington Post)


Les cas Audrey Pulvar et Valérie Trierweiler ne sont pas des exceptions

Mme Sapin porte un joli nom aristocratique mais elle est socialiste. 
Les gens "normaux" en seront étonnés, comme ils le seront d'apprendre que l'Eglise de France est à gauche...

Le "gommeux", Arnaud Montebourg, avait également donné dans le titre nobiliaire: la femme de Nono, fils de Leïla Ould Cadi, issue d'une famille de walis (haut-fonctionnaire) de l'Algérie française, qui a divorcé pour Audrey Pulvar, n'est-elle pas Hortense de Labriffe, fille du comte Antoine de Labriffe et d'Anne de Lacretelle et petite-fille par son père du comte Pierre de Labriffe — propriétaire du château de Neuville, à Gambais, dans les Yvelines — et par sa mère de l'académicien Jacques de Lacretelle (1888-1985), bien que le ministre ait échoué au concours de l'ENA ? 

L'épouse de Michel Sapin, journaliste pour le quotidien économique Les Echos, est dans une situation moins médiatique mais quasi-identique. Peut-elle, et doit-elle surtout continuer à exercer son métier alors que son époux est devenu ministre du Travail ? Valérie de Senneville, journaliste pour la rubrique justice, demande à son employeur de trancher. Elle a demandé à être reçue par le comité d'indépendance éditoriale de son journal "pour obtenir des réponses", rapporte Europe 1.

La journaliste Valérie de Senneville, femme du ministre ...du Travail, en charge de la rubrique justice à l'unique journal économique en France, Les Échos, a saisi le comité d'indépendance éditoriale de son quotidien pour clarifier son futur rôle au sein du journal.



Le "Premier Drame de France", la journaliste Valérie Trierweiler, seconde concubine de François Hollande devenu président de la République, est une ex-spécialiste ...politique de Paris Match, et depuis ...2007 !

Vincent Peillon, ministre de l’Éducation, est l'époux de Nathalie Bensahel.

Le gouvernement de François Hollande, celui qui "n'aime pas les riches", comporte au moins un ami de la finance: Hollande a en effet mis Peillon à la tête de l'Education nationale et celui-ci est fils de banquier - mais communiste ! selon une précision du JDD -, un directeur général de la première banque soviétique hors d'URSS, la Banque Commerciale pour l'Europe du Nord – Eurobank, puis de la banque franco-algérienne Union méditerranéenne de banque.  
Le ministre est père de quatre enfants, deux filles, Salomé et Maya, issues de son premier mariage, et deux fils, Elie et Izaak, nés de son union avec sa femme actuelle, la journaliste Nathalie Bensahel. "En 2009, il avait célébré la Bar-Mitsva de son fils Elie à la synagogue de la Place des Vosges à Paris. Pour la circonstance, Vincent Peillon qui a épousé en seconde noces la journaliste Nathalie Bensahel, avait mis les tefillins (phylactères) et était monté à la Torah," précisent des nationalistes bretons anti-sionistes. Il s'agit d'une pétillante animatrice, aussi blonde que peu portée sur la philosophie... Mais elle aura su capter cet insaisissable dont ses camarades socialistes se méfient pour sa capacité à naviguer trans-courants, de Montebourg à D. Strauss-Kahn, en passant par Sa Cynique Majesté Royal, et pour échouer au service du Président Normal I...  Selon L'Express en 2009, François Hollande aurait confié à des amis : "Peillon est un serpent. Avec lui, c'est tout pour sa gueule. Vous verrez, il trahira Royal. Il trahit toujours". 
Et qu'en pense Arlette Chabaud ? (Lien PaSiDupes: "Peillon-le-félon choisit France 2 pour son coup de pute")

Parmi les journalistes qui en 2007 ont décidé de quitter Libération avec Laurent Mouchard-Joffrin, on figuraient quelques noms connus du journal: Antoine de Gaudemar, Pascal Riché, Pierre Haski, Laurent Mauriac, Nicole Penicaut, Vanessa Schneider ou encore Serge Loupien et Nathalie Bensahel.
Un dernier détail: Nathalie Bensahel ne doit qu'à son professionnalisme d'être rédactrice en chef adjointe au service " Notre Époque " du journal Le Figaro (oops!) de l'hebdomadaire ...Le Nouvel Observateur ! Deux grossesses n'auront finalement pas pesé sur cette carrière-là...

Devront-elles démissionner de leurs postes pour prévenir tout soupçon de connivence, de conflit d'intérêts ou de passe-droits pour avoir accès aux informations dont elle a besoin dans le cadre de son métier ?
"Pour moi c'est très important de continuer à faire mon métier normalement, et pour moi la meilleure manière de le faire normalement c'est d'être transparente sur qui je suis, avec qui je vis, et de dire j'aime mon métier, je veux continuer à l'exercer comme je l'ai toujours exercé" a confié la journaliste à Europe 1.

Soupçons

Depuis la nomination d'Arnaud Montebourg au gouvernement, la journaliste Audrey Pulvar est au centre d'une polémique politico-médiatique, l'UMP demandant qu'elle mette un terme à ses interviews politiques dans "On n'est pas couché" sur France 2. 
Même le journaliste de Libération Jean Quatremer, auteur du livre "Sexe, mensonges et médias" (Plon) s'en est offusqué samedi soir, provoquant un tweetclash avec la chroniqueuse. Revenant sur l'incident dans un billet publié sur son blog, il s'interroge : "Quoi qu'il en soit, le soupçon est là, soupçon qui n'est pas propre à Pulvar, mais à tous les journalistes qui sont mariés/amants/amis d'un politique. Je ne suis pas près d'oublier Anne Sinclair, femme du ministre de l'Industrie de l'époque (quel hasard), Dominique Strauss-Kahn, et Christine Ockrent, femme du ministre de la Santé Bernard Kouchner, interviewant sans aucune gêne François Mitterrand. C'était en 1992, à la télévision française. Autre temps, mêmes moeurs ?".
Après Audrey Pulvar et Valérie de Senneville, un autre cas, et non des moindres, devrait bousculer la profession et l'opinion. Valérie Trierweiler, journaliste et désormais Première dame, a toujours assuré qu'elle voulait continuer à exercer son métier. "Pourquoi serait-ce choquant de travailler si c'est dans le respect de la déontologie journalistique expliquait-elle à Libération. La gauche a toujours défendu la cause et l'indépendance des femmes et c'est une des raisons pour laquelle je me reconnais dans ses valeurs. Travailler ne m'empêchera pas d'être tournée vers les autres."

Rien d'anodin en période d'arbitrages budgétaires... 

La liberté d'expression du journal Les Echos est-elle garantie ?
Ce qui est sûr, c'est que le journalisme mènent les femmes à tout !

mercredi 18 mai 2011

DSK relance la question de la collusion entre presse et partis politiques


Mise en cause de la glorieuse auto-censure de la presse



Il ne sait pas se tenir.

La presse savait.

Et Obama a dû le retenir !



La presse au pilori
Quand elle sait, mais garde un silence complice
La législation accorde aux journalistes le droit d'accabler et harceler, mais aussi de taire et protéger, au gré de leurs sympathies, mais aussi de leurs obsessions psycho-maniaques. Et on songe aussitôt à Mediapart et au trotskiste Edwy Plenel qui font de leurs avantages acquis un usage partisan et malsain qui déshonore la profession.
La déontologie professionnelle aggrave la situation et les risques
Dans la dernière affaire DSK en date, l'éthique des journalistes donneurs de leçons participe du seul complot qui soit: l'omerta couvrant et favorisant l'arrogant épanouissement de la pathologie sexuelle d'un grand de ce monde, au détriment des femmes. L'ironie de la situation, c'est que des journaux de la gauche vertueuse couvrent les turpitudes d'un grand patron, celui du FMI.

Les luttes syndicales ont produit des avantages dont les journalistes font un désastreux usage
Au nom de la liberté de la presse: leur liberté d'expression devait servir l'information et la démocratie. Le peuple avait le droit de savoir. Qu'ont-ils fait de l'article 11 de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui dispose que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » L'un de ces abus est l'occultation des faits. La protection du secret des sources des journalistes est garantie, mais la loi n° 2010-1 du 4 janvier 2010 est la porte ouverte à toutes les dérives.

Il aura fallu que la presse américaine - que ses confrères français décrit comme agressive et spectaculaire - pour que les moeurs, pour le coup violentes, de DSK éclatent au grand jour, et qu'elle évite probablement d'autres récidives et d'autres blessures physiques et morales aux femmes qui croisent le chemin du prédateur socialiste.
Les privilèges effarants dont jouit la presse font obstacle à la bonne information de la population, sa protection et la défense de la démocratie.

Les compromissions de la presse

Auteur d'un article en 2007 sur le comportement de DSK avec les femmes, Jean Quatremer n'avait pas été publié dans l'édition papier de Libération.
Heureusement qu'il y a toujours internet « pour retrouver une forme de journalisme agressif. »

Auto-censure militante: l'article censuré par Libération

Pourquoi votre article n’est pas sorti dans l’édition papier de Libération 2007 ?
D’abord je ne suis pas un journaliste politique mais un journaliste européen. J’ai suivi Dominique Strauss-Kahn quand il était ministre des Finances entre 1997 et 1999. C’est là que j’ai pu constater qu’il avait souvent des comportements inappropriés avec les femmes. J’ai eu de nombreux témoignages de consœurs qui me racontaient des histoires à vous faire dresser les cheveux sur la tête sur les méthodes de drague extrêmement brutales qu’utilisait l’ancien ministre. Je n’avais pas l’occasion d’utiliser ces informations puisqu’en France on considère ça comme normal. Comme l’a dit hier soir Jack Lang sur France 2 à propos de la tentative de viol « après tout y’a pas mort d’homme. » Ça en dit long sur le mépris d’un certain personnel politique à l’égard des femmes. Donc utiliser ça en France, ça n’avait quasiment aucune chance de passer.

Et même à Libération ?
Ce qui est bien avec Libération, c’est que même si mon article est paru sur mon blog, le journal ne m’a absolument pas demandé de le retirer.

Encore heureux ….
Oui ! On est d’accord ! Parce que là je ne vous dis pas ! Mais le service web l’a mis en une du site. Ça montre surtout la double culture qui règne dans les médias français: d’un coté les médias classiques qui sont d’une prudence extrême, qui pratiquent une auto-censure hors du temps, et les médias internet qui retrouvent la hargne et une forme de journalisme agressif.

En puis ce ne sont pas les mêmes rédacteurs en chef
Je me doutais que vous me poseriez cette question mais vous pouvez vous la carrer ! Je ne veux pas me fâcher avec mon journal !

A partir de quand un journaliste doit-il enquêter sur la vie privée d’un homme politique ?
Quand la vie privée interfère avec la vie publique et quand le comportement dans la vie privée peut relever d’une incrimination pénale. Par exemple si un candidat à la présidentielle utilise sa famille pour se faire élire en affirmant être un père de famille exemplaire et défend les vertus du mariage, vous enquêtez pour savoir si c’est un bon père de famille et s’il est fidèle à madame (…) On a accusé les Britanniques d’aller fouiller dans les chambres à coucher. C’était à quel moment ? Quand les conservateurs ont lancé leur mouvement Back to basics, en disant qu’il fallait revenir aux valeurs fondamentales. Bah les gars on fait leur boulot de journaliste. Ils ont découvert qu’un certain nombre de conservateurs qui prenaient la pause avec madame avait en fait une vie sexuelle débridée dans les bas-fond de Londres. Et ils ont eu raison, ils ont fait exploser le parti conservateur sur des affaires de cul !

En France, malgré des témoignages accablants sur DSK, personne n’a mené d’enquête
Oui ! Le témoignage de Tristane Banon est fascinant, accablant ! Hier j’ai entendu Laurent Joffrin dire qu’il avait envoyé des journalistes du Nouvel Obs pour rencontrer la jeune femme et que les journalistes n’ont pas été convaincus par son témoignage … Je suis tombé de ma chaise ! Banon vous entendez son témoignage à la TV, vous êtes convaincus dans la seconde ! A partir du moment où quelqu’un accuse un homme politique d’une tentative de viol, on publie son témoignage ! On va voir DSK ! On met ça sur la place publique ! Mais tout le monde est gêné … Au moment de l’affaire Nagy, on n’aurait pu se dire que les médias allaient se réveiller. Mais qu’est ce qui s’est passé ? La chape de plomb est retombée ! Les conseillers de DSK ont réussi à étouffer l’affaire ! Dans les portraits hagiographiques que j’ai pu lire depuis plusieurs mois on rappelait à peine de cette affaire. C’était un petit incident. Or, c’est très grave. La lettre de Piroska Nagy accusait DSK de harcèlement et disait que DSK ne pouvait pas diriger une organisation composée de femmes ! C’est dire ! On aurait dit titrer là-dessus !

Il y a des pressions ?
Ce n’est pas des pressions ! Le mot pression est trop fort ! C’est le coup de fil amical, le « c’est pas si grave » … Cet espèce de grand mélange des genres entre hommes politiques et journalistes.

Mais dans votre papier de ce matin, vous citez Khiroun [propriétaire de la Porsche à disposition des époux Strauss-Kahn] qui vous demande « qu’est-ce qu’on peut faire ? ». On se dit what the fuck … Et ça doit ouvrir plein de portes !
Bien sur que ça ouvre plein de portes ! Mais si vous répondez va-te-faire voir ça s’arrête là …

Vous connaissez d’autres des politiques qui avaient ce comportement avec les femmes ?
Honnêtement je n’ai pas de précédents. Ça fait 25 ans que je suis journaliste, j’ai suivi de nombreux ministres, très charmeurs, mais ça ne dépassait pas les limites de la bienséance. Il n’y a rien qui circule de cette nature là sur d’autres hommes politiques. On prête beaucoup de relations extra-conjugales mais rien sur le harcèlement, les lourdeurs, les consœurs qui se plaignent d’avoir fait l’objet de sollicitations sexuelles. DSK, ce qui était dingue c’était la répétition. Il faut bien distinguer ce qui relève de la drague et ce qui relève de comportements inappropriés. Tout à l’heure je disais à la radio que DSK passait son temps à envoyer des SMS à des femmes qu’il sollicitait. Réaction d’un lecteur qui m’envoie un mail: « Si on en peut plus envoyer de SMS on ne peut plus draguer ». Si une femme vous dit: « arrêtez de m’envoyer 3 SMS par jours sinon je porte plainte », si vous ne comprenez pas que vous êtes dans le harcèlement, vous êtes un crétin !"


VOIR et ENTENDRE le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, analyser l'acception d' "agression sexuelle" ici et là dans le monde, l'égalité sexuelle en éclats et battre en brèche la thèse du complot derrière laquelle se retranchent les avocats de DSK:



DSK président: assurance d'une "inflation" du nombre de femmes ministres

La liste des postulantes socialistes à un porte-feuilles ministériel est ouverte...




mardi 27 mai 2008

Remise en question de la presse: de nouvelles occasions manquées

La presse partisane se déconsidère

L’objectivité est-elle à portée des journalistes français ?

Ils montent des coups fumeux : si le feu prend tant mieux; pas vu, pas pris! Sinon, ils expriment des regrets. Une élite professionnelle du niveau moral d’Airy Routier n’a pas été capable d’excuses. Il est pourtant le rédacteur en chef de ce remarquable Nouvel Observateur qui a publié le texte du SMS anti-daté de Sarkozy à Cécilia pour l’attribuer avec délicatesse à une autre destinatrice, sa future épouse !

Mais ce n’est donc rien d’exceptionnel, puisque le Nouvel Observateur persiste et signe. Et pourquoi s’en priver, puisque la presse peut désinformer sans conséquences, sans poursuites judiciaires, sans honte. Lorsque le sens de l’honneur avait encore une signification, on se suicidait au petit matin glauque.

Selon cet hebdomadaire de la gauche caviar, mais aussi sociale que morale Nicolas Sarkozy, début mai, a dit à un groupe de quelques journalistes (peu de témoins, c’est important !) spécialistes de l’Europe (ce qui n’est pas garanti, quand on connaît soi-même le sujet…), invités à l’Elysée : «Putain les mecs, il fait chaud; on se fout sur la terrasse.» Si, si ! Quiconque lit encore le canard peut donc s’indigner à la page «Téléphone rouge» du Nouvel Obs. Il paraît même que Sarkozy a ajouté, à propos des questions sur les droits de l’homme en Tunisie: «Rien à foutre, de toutes manières ce sont que des connards qui posent des questions à la con.» Après cela, tous ceux qui croit que tout ce qui est écrit est vrai doivent logiquement se faire une vilaine opinion du président. C'est bien le but de la manoeuvre.
Or, Jean Quatremer, présent lors de cette fameuse rencontre, dément: c'est FAUX! Le spécialiste Europe de Libération témoigne, d’abord sur son blog, puis dans le journal. Si Nicolas Sarkozy a en effet entraîné le petit groupe à l’extérieur, c’est en ces termes : «Je ne suis pas contre la distance présidentielle, mais là, quand même, c’est trop. Cette maladie de faire des trucs tristes. ça manque de convivialité. Et si on se mettait dehors, êtes-vous d’accord ?» Et, à propos de la Tunisie, aucun «putain, vous avez compris les connards ?» Sans doute échaudé par l’affaire du SMS, le Nouvel Observateur a aussitôt promis de rectifier...

Les bassesses politiciennes et les retours de bâtons

Quelques jours plus tard, Le Figaro du 17 mai publie une information cataloguée ‘confidentiel’. Cette fois, il est question d’un repas orageux de Sa Cynique Majesté Royal en compagnie des membres du Cercle des économistes. «Effarés par les assertions de l’ex-candidate à la présidentielle et par ses perpétuelles comparaisons des enjeux économiques mondiaux avec ceux de la région Poitou-Charentes, les experts, de droite comme de gauche, ont voulu la pousser dans ses retranchements. A court d’arguments, Ségolène Royal a menacé de quitter la table, arguant qu’elle n’était pas venue "repasser le bac".» L’élève présidente et recalée quand 85% des candidats l'obtiennent, est incorrigiblement nulle. Ses discours devant micros et caméras attestent de l’authenticité de ses bourdes et de son inculture, qui ont fait sa renommée et sa proximité avec les quartiers : rien de commun avec un ‘confidentiel' !

Seul problème : le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, dément. Il est dans son rôle… «Le Cercle des économistes s’indigne de la façon particulièrement inélégante et totalement inexacte dont un participant, dans Le Figaro du 17 mai 2008, a rendu compte du dîner-débat avec Ségolène Royal […]. Ces propos relèvent d’une initiative individuelle et ne traduisent en rien l’ambiance du dîner auquel ils se réfèrent. Le Cercle des économistes rejette en totalité ces propos qu’il déplore et considère comme une intention de nuire regrettable» et rappelle qu’il est «toujours respectueux des invités qu’il reçoit, dans la règle de la plus stricte confidentialité».
Le respectable Cercle, qui regroupe trente non moins respectables économistes, considère que l’atteinte portée à ces principes «constitue un préjudice de nature à demander une
sanction judiciaire de cette atteinte à sa réputation». Foin de la présomption d'innocence... Voilà pour son auto-défense. Le Cercle envoie ce démenti au Figaro, qui… refuse de le publier. «Je suis ivre de rage, confie sobrement Jean-Hervé Lorenzi au site du Point, […] nous avons fait une centaine de dîners. De Sarkozy à Chirac, tout le monde est venu. Nous n’avons pas à être mêlés à cette manoeuvre politique. Tout est faux ! C’est une pure invention
Pourtant, Désirdavenir ne dément pas et son fidèle avocat, Me Jean-Pierre Mignard, ne s'est encore pas décidé à poursuivre (encore) en diffamation. Peur d'attirer à nouveau l'attention sur l'incurie de l'amère Royal?
Le souci de Jean-Hervé Lorenzi, fondateur en 1992, est de sauver la réputation de son cercle de réflexion. Mais les propos ont parfaitement pu être tenus. L'économiste distingué peut penser que les propos sont regrettables, mais ils ont transpiré, ce qui n’a pas grand-chose à voir avec un montage, de type vrai-faux SMS, ni avec une bévue (fausse mort de personnalité). Une fuite n’est pas nécessairement inventée.

Quant au journal Libération, il est solidaire des brebis galeuses de la profession.
Il estime que « Les confidentiels non signés sont vieux comme la presse. Sans doute y en a-t-il moins aujourd’hui qu’hier. Ils permettent de publier à peu près tout ce qu’on veut, dans une impunité quasi-totale. Ils sont donc bien pratiques. Ils épargnent de la peine et cette liberté stimule l'imagination des rédactions les plus perverses. Ils permettent aussi de faire plaisir en peu de lignes aux militants et aux barons , de renvoyer des ascenseurs, de tacler sans risque de représailles.
Mais le système ne peut fonctionner que dans la complicité générale.
"Qu’un journaliste signant de son nom [comme Jean Quatremer] brise la sacro-sainte confraternité, et le système s’écroule. [Le courage et l'auto-flagellation ont pourtant des limites.] Les deux fois, la fausse nouvelle aura été imprimée sur support papier, et le démenti aura été apporté par [la presse-web,] des médias électroniques (sites ou blogs). A l’ère de l’internaute-roi, le hautain refus de rectifier apparaît comme un archaïsme indéfendable. »

La morale, professionnelle ou personnelle, ne fait pas partie du vocabulaire de Libération.
Pas même la déontologie, ni collective ni individuelle : l’un est l’autre, «Sans doute y en a-t-il moins aujourd’hui qu’hier », et alors ? Aucune volonté de grand nettoyage, puisque le Nouvel Observateur couvre Airy Routier et se refuse au coup de balai de printemps qui s’impose. La presse vitupère, vilipende et dénonce, mais se trouve bien comme elle est. Libération n’évoque la «sacro-sainte confraternité » que pour suggérer que le chevalier blanc Jean Quatremer menace la profession. Comme du secret des sources, la presse –de ‘source sûre’- s’accommode sans états d’âme « des sources bien informées » et du confidentiel qui selon Libération « va dans le sens de l’idée reçue ! (Inéluctable ?] il est donc présumé exact. Pas besoin de vérifier, de recouper, puisque, voyons, tout le monde le sait ! » Et si ce n’est pas déjà le cas, tous les moyens sont mis en œuvre pour que nul n’y croit bientôt … Plus sûrement, et plus moralement grave, le confidentiel permet donc surtout de polluer l’information et la politique, de désinformer pour nuire. Si « les confidentiels non signés sont vieux comme la presse », les professionnels propres ne courent pas les salles de rédaction.
Ces faits ont une saveur piquante au moment où la presse écrite lutte pour sa survie économique sans se soucier d’honnêteté. Elle accuse la presse web de toutes les turpitudes avec un angélisme confondant. Nous, la presse, sommes objectifs, respectueux et irréprochables ; vous autres, vous êtes des incompétents, partisans et manipulateurs. Songez donc : « la fausse nouvelle aura été imprimée sur support papier, et le démenti aura été apporté par des médias électroniques (sites ou blogs) »
La presse traditionnelle creuse parfois sa tombe avec une grosse pelle (fausse mort de Pascal Sevran, fausses photos d’Hiroshima,...) et photos retouchées (livre de Delanoë) ou truquées (époque des purges staliniennes). Mais elle le fait aussi, jour après jour, tranquillement, avec une petite cuillère.
Moralité...
Si vous ne voulez pas souiller votre lin blanc, ne fréquentez pas la presse écrite. Mais si vous en avez assez des notes de teinturiers, essayez la presse web avec LePost, Rue89, ou Bakchich qui signifie “pourboire, pot de vin”. En un mot, corruption.
Nous avons le choix ! C’est çà, la diversité de la presse…

L’affaire des « connards » du Nouvel Observateur

Sarkozy, à nouveau la cible d’une nouvelle désinformation



La malveillance devient une spécialité de la presse d’opposition

Le magazine d’information Le Nouvel Observateur, fondé par Gilles Martinet de l’A*P (déjà !), Roger Stéphane, Claude Bourdet et Hector de Galard de Combat et la collaboration de Jean-Paul Sartre, s’enfonce dans la diffamation.
Depuis 1964, quand Claude Perdriel, industriel, et Jean Daniel, journaliste, s’associent pour relancer l'hebdomadaire qui devient le Nouvel Observateur, la ligne rédactionnelle du magazine, mise au point par Jean Daniel, Maurice Clavel ou Gilles Martinet, est l’héritière d'une longue période d'« opposition » aux gouvernements français de centre-droit et conserve une nette sensibilité « de gauche ». Le Nouvel Observateur a compté des signatures honorables comme celles de Jacques Delors, Robert Badinter et Jean Lacouture.

Qu’en ont fait, les Claude Perdriel, Jean Daniel, Jacques Julliard et Denis Olivennes, depuis mars 2008 ? Celui-ci, le 25 mars 2008, écrivait pourtant ceci (extraits):
Le Nouvel Observateur est au cœur de trois défis cardinaux des années à venir.
Tout d’abord un enjeu de liberté. Je veux parler évidemment de la « libre communication des pensées et des opinions (…) l’un des droits les plus précieux de l’homme », comme dit la Déclaration de 1789. Elle n’est certes pas menacée dans notre pays par quelque moderne despotisme. […]
Un enjeu de société ensuite. La révolution Internet est une chance pour le développement de la communication. Elle multiplie, à une échelle sans précédent, l’offre d’information et l’accès à celle-ci. Mais elle remet en cause aussi les modèles économiques traditionnels de la presse, et menace peut-être jusqu’à son existence telle que nous la connaissons. Et puis, parce qu’elle place trop souvent sur le même plan le vrai et le faux, le savoir et l’opinion, l’information et la rumeur, qu’elle se développe dans les marges du droit, notamment celui qui protège la dignité de la personne humaine, elle bouleverse radicalement la société d’information dans laquelle nous vivons. Le Nouvel Observateur, là aussi, a un rôle éminent à jouer. […] Dans les années qui viennent, il va devoir, bien sûr, renforcer encore cette double présence et tisser sa toile sur la Toile. Il devra le faire en y défendant les principes de vérification, de hiérarchisation, d’interprétation des informations, et, plus généralement, de respect intransigeant des valeurs éthiques qui constituent son identité même, contribuant ainsi à civiliser l’univers pour l’instant sauvage du Net.
Enfin, un enjeu politique. La gauche moderne, qui réfute aussi bien la démagogie que le fatalisme, est à réinventer. Soucieuse à la fois de croissance économique, de justice sociale, de développement des libertés et des droits, de respect écologique et d’ambition culturelle, cette gauche-là, si elle existe ailleurs en Europe, est une idée neuve en France, où son projet est à repenser.
Le Nouvel Observateur est le creuset naturel de cette rénovation. Pas en militant, car il n’obéit à aucune discipline partisane, mais comme une forge où sont usinés les outils d’intelligibilité du monde qui nous entoure. Il entre dans sa mission […] de contribuer à cette nouvelle vision d’une société plus juste et fraternelle. [fraternelle, mais haineuse ?] […]


Mais les faits, comme les habitudes, ont la vie dure. Un journaliste pas comme les autres est indigné par les pratiques de la profession. Jean Quatremer (1957), est spécialisé dans les questions européennes au quotidien Libération et il a quelque chose à dire :
Dans le Nouvel Observateur paru jeudi dernier [22 mai], la rubrique « Téléphone Rouge », composée d’informations plus ou moins « confidentielles », s’ouvre sur la nouvelle suivante :
Titre : « Les nouveaux connards de Sarkozy.

Sentiment préalable de mise du lecteur en condition: Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel.
Accusation diffamatoire :
Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ” ».
Jean Quatremer témoigne :
Spectaculaire, mais totalement faux. Je le sais, comme mes confrères en poste à Bruxelles le savent, puisque j’étais présent. Et je peux vous affirmer que jamais le Président n’a tenu de tels propos. En le disant, je brise le « off » dont nous étions convenu avec l’Élysée. Mais comment rester muet devant un tel mensonge qui nuit à toute la profession : d’une part parce que celui qui a parlé (ou qui a parlé à quelqu’un qui a parlé) a violé le « off », mais surtout parce qu’il a raconté n’importe quoi. C’est exactement de la même eau que le soi-disant SMS envoyé par Nicolas Sarkozy à son ex-femme (« si tu reviens, j’annule tout »).
Cette rencontre avec le chef de l’État, qui a duré deux heures (au lieu d’une heure prévue),

s’est effectivement déroulée dans une ambiance détendue. L’Élysée avait invité une quinzaine de journalistes français spécialiste des questions européennes (presse écrite, télévision, radio, agences) ainsi qu’un confrère italien de l’Agence Europe afin de faire le point avant le début de la présidence française de l’Union. Mais personne du Nouvel Observateur n'était présent, l’hebdomadaire n’ayant pas de correspondant à Bruxelles. Le Président n’a pas été langue de bois, comme je l’ai raconté ICI et il n’a jamais été méprisant à l’égard des journalistes. Il a juste dit du mal des journalistes politiques qui lui posent "toujours les mêmes questions quelque soit l’endroit où il se trouve dans le monde". Il nous a même complimentés, ce que nous avons pris avec des pincettes : « vous, vous connaissez votre sujet et il vous passionne. Vous posez des questions de fond ».
La réunion devait se dérouler dans un salon (photo ci-dessus): trois fauteuils (l’une pour lui, les autres pour son conseiller diplomatique et son conseiller pour les affaires européennes) faisant face à une vingtaine de fauteuils. Mais il faisait beau. Le Président s’est amusé : « je ne suis pas contre la distance présidentielle, mais là, quand même, c’est trop. Cette maladie de faire des trucs tristes. Ca manque de convivialité. Et si on se mettait dehors, êtes-vous d’accord ? » Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais nul « putain les mecs » ou alors mes confrères et moi-même sommes devenus brutalement sourds. Une fois dehors, un huissier lui apporte ses Ray Ban. Il voit notre regard: "je sais, ça fait bling bling", s'amuse-t-il.
Sur la Tunisie, Sarkozy a défendu sa position avec passion, expliquant que Ben Ali n’était sans doute pas le plus grand des démocrates, mais que grâce à lui le pays n’avait pas versé dans l’islamisme radical, que les femmes n’étaient pas voilées et faisaient des études. « Il faut comparer avec ce qui se passe dans la région ». Un long plaidoyer passionné qu’il a conclu par un ironique : « je ne m’énerve pas, j’explique », reprise de la « une » de Libé au lendemain de sa dernière intervention télévisée.
Ce qui m’a le plus frappé, c’est le fait que, contrairement à Jacques Chirac, Sarkozy a toujours mis en avant l’intérêt européen et a évité de parler de l’intérêt de la France. Une véritable rupture, de ce point de vue. À plusieurs reprises, il a trouvé des accents mitterrandiens. Par exemple, sur le paquet « lutte contre le changement climatique » : « il faut prendre ce paquet tel qu’il est, même s’il ne fait pas les affaires de la France. Si on commence à entrer dans une négociation point par point, c’est fini ». Et il n’a pas conclu par : « putain, vous avez compris les connards » ?
Je sais, c’est décevant et ça ne sera pas dans le Nouvel Obs.
(photos: JQ, preuve que j'y étais, moi ;-)) LIEN