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dimanche 28 janvier 2018

"Il n'y a qu'une seule droite", rappelle Wauquiez à chacun, au Conseil national des Républicains

Wauquiez s'efforce de dissuader les passéistes de faire du neuf avec de l'ancien

"Il n'y a qu'une seule droite", a insisté le président LR


Résultat de recherche d'images pour "Wauquiez Conseil national janvier 2018"Laurent Wauquiez s'inscrivait ainsi en faux face à la présidente de la région Ile-de-France qui venait d'estimer que "les deux droites" étaient "réconciliables". Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez n'ont pas cédé sur leurs visions, lors du Conseil national des Républicains ce samedi 27 janvier, l'une majoritaire et réformiste, l'autre, attachée au modèle de l'UMP qui a vécu.

Contrairement à Alain Juppé ou Xavier Bertrand qui n'ont pas accepté d'être mis en minorité et qui ont décidé de prendre leurs distances avec Les Républicains (LR), la présidente de l'Ile-de-France a choisi de faire avancer ses vues d'un parti composite, en réaction au nouveau président du parti, Laurent Wauquiez. 
L'ex-ministre de Nicolas Sarkozy vante une "droite des solutions" face à la "droite des décibels à travers son mouvement "Libres!", dont la "candidature" comme "mouvement associé" de LR a été approuvée ce samedi.

L'opposition interne de la présidente d'Ile-de-France irrite ceux et celles qui ont porté le président de l'Auvergne-Rhône-Alpes à leur tête pour faire du neuf. Ils désapprouvent le désir de Valérie Pécresse d'un parti à l'identique de celui qui a perdu aux dernières élections du fait de sa diversité politique et de ses combats de chefs. Les Républicains (LR) de 2017 n'ambitionne pas d'être le clone de l'UMP de 2002, qui visait à rassembler les différentes tendances de la droite française et du centre, alors que plusieurs personnalités centristes l'ont d'ailleurs quitté, notamment pour former l'Union des démocrates et indépendants (UDI), en septembre 2012. 
Facteur de division, tout en disant refuser de "participer à une guerre des chefs" et en réclamant des uns et des autres plus de respect, Valérie Pécresse a fait son apparition dans la salle de la Mutualité pendant le discours d'ouverture du président du Conseil national, Jean Leonetti, sous les acclamations de ses partisans scandant "Valérie, Valérie", provoquant quelques sifflets de riposte, à la satisfaction de la presse faiseuse de polémiques et qui accompagne d'ailleurs les puissants du moment, passant cette fois du PS à son fossoyeur, la LREM.  

"Valérie Pécresse fait partie de notre mouvement. Cependant, je souhaiterais qu'elle rentre avec une discrétion qui s'impose", a réagi depuis la tribune Jean Leonetti, blessé d'être interrompu sans aucun égard

Le président de LR est alors monté sur scène pour demander à la salle "d'accueillir très chaleureusement Valérie Pécresse".

"Bienvenue Valérie, dans ta maison, dans ta famille, chez nous", a ensuite repris J. Leonetti. Un accueil convivial, au final, au grand dam des opposants à LR qui soulignent les réticences visibles de Nadine Morano, qui avait eu la correction d'arriver à l'heure. 
Fallait-il que N. Morano (à droite) applaudisse à la grossièreté de Pécresse,
au centre, en rouge vif ?
"Le temps des cerises  écuries est révolu"

Valérie Pécresse a encore provoqué des sifflets, lorsqu'elle a plaidé pour l'existence de "deux droites""Je pense qu'il y a deux droites" et "nous ne regagnerons que si elles savent s'écouter, se parler", a soutenu V. Pécresse. 

L'oratrice n'était visiblement pas venue pour rassembler.
"Il y a une droite un peu plus conservatrice et une droite un peu plus progressiste, une droite un peu plus protectionniste et une droite plus ouverte, une droite qui face à l'élection présidentielle a appelé à voter pour (Emmanuel) Macron et une autre qui ne l'a pas fait", a-t-elle insisté, clivante. "Les sifflets, on a beaucoup donné cette année, ça ne nous a menés nulle part". "Si je suis là, c'est parce que j'ai la conviction que ces droites sont réconciliables", a-t-elle enfin transigé. 

Le président du parti, Laurent Wauquiez, a conclu. 
"Il n'y a qu'une seule droite", a-t-il rectifié, dans son discours de clôture. "Le temps des écuries est révolu", a-t-il ensuite insisté, alors que Pécresse était déjà repartie, plus discrètement. 
"Je ne laisserai plus les petits chapelles et les querelles d'ego affaiblir notre famille politique". "Je ne distribue pas de postes aux enchères pour acheter le silence des uns ou des autres", a aussi lâché le patron de LR dans un propos par ailleurs offensif contre l'adversaire, Emmanuel Macron.

La nouvelle composition du bureau politique

Sorte de gouvernement du parti, il a été entériné samedi matin.
Valérie Pécresse demeure dans le bureau politique, dans le collège des non-parlementaires, lequel comprend également Maël de Calan, candidat battu à la présidence du parti qui, comme l’autre ex-candidate Florence Portelli.

Commission nationale d’investiture, désormais présidée par Eric Ciotti.
La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice, Christian Estrosi. Celui-ci, qui flirte avec Christophe Castaner, est très critique envers Laurent Wauquiez et n’est plus membre du bureau politique du parti.
Sortent du bureau politique le juppéiste Benoist Apparu, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot ou l’ex-garde des sceaux Rachida Dati.
Jean-François Copé n'y est pas maintenu, mais le maire de Meaux demeure membre du bureau politique en tant qu’ancien président de l’UMP (devenue Les Républicains).

La nouvelle composition de la Commission nationale d'investiture a fait des déçus. 
Fillonniste, vice-président du Sénat, Philippe Dallier, 55 ans, a claqué la porte de la fédération de Seine-Saint-Denis qu'il dirige, après avoir constaté l'absence de son nom au bureau politique, de même que le maire d'Aulnay, Bruno Beschizza, tête de liste départementale Les Républicains-UDI-MoDem en Seine-Saint-Denis à l'élection régionale de 2015 en Ile-de-France. "C'est une purge. Fermeture à tous les étages", s'est pareillement enflammé une autre source parlementaire LR, anonyme et, qui sait, inventée. Il conviendrait que la presse nommât les auteurs des citations qu'elle rapporte, si elle prétend valoir mieux que les twittos. 
D'autant que l'anonyme est connu : il s'agit de Pierre Lisciadélégué régional des Jeunes Républicains, originaire de Haute-Corse, élu du 18e arrondissement et proche de ...Mme Portelli. Ces mystères auraient-ils éclairé la base sur le bien-fondé de la grogne des râleurs, des aigris dont n'ont plus voulu les adhérents ?

Quant au juppéiste Maël de Calan, adversaire malheureux de L. Wauquiez dans la course à la présidence du parti, il a enchaîné les déclarations incendiaires auprès des journalistes pour la faible place qui lui est revenue dans les instances des Républicains. "On va structurer une forme d’opposition en interne, qui pèse un gros tiers", prévient la marionnette de Juppé, vindicatif. Avec 9,25% des suffrages aCongrès des Républicains de 2017, le plaignant pouvait-il raisonnablement prétendre à mieux au bureau national ? 
"Deux trois essayent de faire un petit buzz à l’extérieur, personne ne l’entend à l’intérieur", réplique Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais. A l'issue de la session extraordinaire d'août 2017, le journal Les Echos estima que P.-H. Dumont "s'est imposé en quelques semaines comme l'icône du renouvellement à l'Assemblée nationale chez les Républicains. [...] C'est dans l'hémicycle que Pierre-Henri Dumont s'est distingué par ses interventions offensives, que ce soit contre la majorité ou contre les groupes de gauche, notamment lors des discussions sur le projet de loi de moralisation de la vie publique".
De bon augure pour la construction d'un parti fort de la droite.

samedi 27 janvier 2018

NDDL: la ministre des Transports conspuée à Saint-Aignan-Grandlieu par des manifestants

La ministre des Transports, à l'épreuve de la "méthode Macron" 

Arrivée vers 12 h 30 à Saint-Aignan-Grandlieu, la ministre a été accueillie par les huées des manifestants

Résultat de recherche d'images pour "cercueil sur la place Millenia, à Saint-Aignan-Grandlieu"

Elisabeth Borne, ministre des Transports, est repartie comme elle était venue. Sa visite aux élus de Saint-Aignan-Grandlieu (au centre, avec la préfète à sa gauche) s'est déroulée sous les huées d'un millier de manifestants, probablement des "illettrés" bretons qui ne comprennent rien à la "méthode Macron"... et restent favorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Image associéeAprès avoir rencontré Johanna Rolland, maire PS de Nantes , doublure de Jean-Marc Ayrault; Philippe Grosvalet, président du Département, qui fut chargé du projet Aménagement du territoire et des Collectivités territoriales du socialiste Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017, et Christelle Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire et successeure de Bruno Retailleau LR, respectueux du non-cumul des mandats, à la différence de Jean-Yves Le Drian, Elisabeth Borne, ministre des Transports, est arrivée ce samedi midi à Saint-Aignan-Grandlieu, commune qui borde l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique.  

Environ un millier de manifestants attendaient la ministre de pied ferme ce samedi midi

Résultat de recherche d'images pour "cercueil sur la place Millenia, à Saint-Aignan-Grandlieu"Brandissant des cartons rouges, ils criaient "Macron trahison", "Hulot démission" ou encore "Saint-Aignan sacrifié". Le comité d'accueil était réuni à l’appel du Collectif citoyen engagé pour le transfert de l’aéroport et deux autres associations.  Des manifestants qui se disent "déçus" par la décision du gouvernement et se sentent " trahis" par Emmanuel Macron.  Ils avaient symboliquement installés un cercueil sur la place Millenia, à Saint-Aignan-Grandlieu.

Les participants étaient invités à déposer leur carte d’électeur pour "dénoncer la mort de la démocratie". Alors que les élus de Saint-Aignan écoutaient poliment Elisabeth Borne, les manifestants exprimaient haut et fort leur mécontentement.

Vers 13 h, ils ont forcé les barrages des gendarmes. 
 
En marge de la manifestation, des manifestants en colère ont forcé les barrages des forces de l'ordre. Une vingtaine de CRS a alors été appelée à la rescousse pour rétablir l'ordre. 

La ministre a finalement pu regagner Paris vers 13 h 40, toujours sous les huées et sifflets des manifestants
.

Un raté de plus au passif de la "méthode Macron"...

Méthode Macron : le chômage n'a toujours pas baissé en décembre

"Le chômage a stagné en décembre," titre Le Monde: et le niveau de vie des chômeurs, bien davantage !

Pôle emploi et le ministère du Travail choisissent la catégorie A pour assurer que le 
nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,1 % 

Non seulement c'est la catégorie des demandeurs sans aucun emploi, mais c'est sur un mois et dans la seule France métropolitaine... 
Ces chiffres diffusés et commentés chaque mois avaient plombé la politique de François Hollande, tout au long de son quinquennat, en dépit des mensonges de Michel Sapin. Dans un souci peu évident de transparence, Macron ne fera plus communiquer Pôle emploi sur le nombre d’inscrits que tous les trois mois. Le Monde suggère que la publication mensuelle d’une douzaine de pages consacrées à ces statistiques, serait une charge trop lourde. 
Mieux, elle ne contiendra plus désormais que des indicateurs moyens calculés sur trois mois. Certes, les services du ministère communiqueront toujours les données mensuelles, mais de façon beaucoup plus sommaire, au prétexte qu'elles seraient peu significatives, l’objectif étant qu’elles tombent dans l’oubli et soient de moins en moins commentées, non pas tant par les journalistes que par les experts, auprès desquels les premiers puisent leurs pseudo-"décryptages". 

L'effet Macron n'atteint toujours pas la courbe du chômage 
Selon la dernière livraison des chiffres officiels de Pôle emploi et du ministère du Travail, arrivée mercredi 24 janvier, le nombre de demandeurs d'emploi n'a pas évolué de manière significative : ce que Le Monde appelle de la "quasi-stabilité". Le nombre de demandeurs d’emploi qui n’ont exercé aucune activité (catégorie A) a très peu bougé en décembre 2017 : – 0,1 %, seulement, sur un mois en France métropolitaine, soit 2.700 inscrits en moins. Il y a, au total, 3,45 millions de chômeurs dans l’Hexagone.

Macron ministre ou Macron président, quelle différence ?

L'Outre-mer est encore considéré par-dessus la jambe. Pour mention, les services de l'Etat daignent parfois affiner la situation des demandeurs d'emploi "en incluant les territoires outre-mer". Et ça donne "un peu plus de 3,7 millions, rien qu'en Catégorie A. 

Solidairement, le ministère de Pénicaud et Pôle emploi enregistrent une même baisse de 0,5 %, sur un an. Sachant qu'Emmanuel Macron a été à Bercy d'août 2014 à août 2016, puis à l'Elysée pendant sept mois à la fin décembre 2017, on s'interroge sur sa capacité à peser sur l'économie.

D'autant que la baisse de 0,5 % est beaucoup moins nette qu’en 2016 (– 3 %). Un universitaire maintient néanmoins "une confirmation du mouvement de recul, enclenché en 2015, et qui concerne la plupart des régions", mais Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est et directeur de fédération de recherche du CNRS, n'est pas qu'un observateur éclairé: il publie communément dans la revue de l'OFCE, classée à gauche. 
On aurait pu espérer une performance plus éclatante, sous la houlette de Jupiter, compte tenu de la solidité de la croissance chez nos partenaires européens, où elle n'est pas, comme en France, qu'un frémissement chronique : + 1,9 % en 2017, d’après les dernières prévisions de l’INSEE, une direction générale du ministère des Finances. 
Tout ça pour décrire un "dynamisme qui a soutenu les créations d’emplois" dont on a constaté en décembre qu'elles sont toujours limitées et peu significatives... Entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2017, les effectifs dans le privé se sont accrus de 260.000. Et sur les trois derniers mois de 2017, le nombre de déclarations d’embauche (hors intérim) de plus d’un mois a progressé de 3,4 % pour atteindre "un niveau jamais enregistré" depuis 2000, selon l’ACOSS, un établissement public à caractère administratif, EPA, sous les tutelles du ministère des Solidarités et de la Santé et du ministère de l'Action et des Comptes Publics (la caisse nationale du réseau des Urssaf), qui coiffe le réseau des organismes collectant les cotisations sociales. 

Deux phénomènes viennent toutefois "contrarier" ce beau "dynamisme" de "reflux du chômage." Le décryptage est cette fois assuré par Bruno Ducoudré, de l’Observatoire français des conjonctures économiques : toujours l'OFCE. 
Il est temps de rappeler qu'en février 2017, à la veille de l'élection présidentielle, l'OFCE était particulièrement volontariste. Cet éminent observatoire prévoyait une baisse importante du chômage pour les années à venir, atteignant 8,7 % pour 2019-2020, puis 7,7 % en 2022. Cette prévision est en contradiction avec une étude de l'UNEDIC de fin 2016, qui prévoit une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %.
1 - Le plan de 500.000 formations supplémentaires en faveur des demandeurs d’emploi, lancé début 2016, a cessé de produire ses effets : il avait contribué à la diminution du nombre de personnes relevant de la catégorie A de Pôle emploi et à l’accroissement concomitant de la catégorie D – celle qui regroupe les demandeurs d’emploi "non tenus" de rechercher un poste, en raison, notamment, d’un ...stage ou d’une ...formation (+ 24,6 % en 2016). Depuis, bon nombre des bénéficiaires du "plan 500.000"annoncé "massif' et "d'urgence" par François Hollande, le 18 janvier 2016, et mis en place par la précédente majorité, sous l'autorité de Myriam El Khomri (qui est passée au théâtre avec une énième version des 'Monologues du vagin', le 7 mars prochain, aux côtés des commères Marlène Schiappa et Roselyne Bachelot), ont dû refaire surface en catégorie A – ou en catégories B et C (demandeurs d’emplois ayant exercé une activité réduite). La preuve en est que la catégorie D a fondu (– 18,3 % en 2017). Bilan 2017 mitigé. 

2- L'autre magouille qui n'a pu perdurer et contribue à un possible retard dans la diminution du chômage : l’enveloppe des contrats aidés au second semestre 2017 a été amputée, rappelle Bruno Ducoudré. 
Le président Macron s'en est violemment pris aux opposants à sa suppression massive de contrats aidés, en novembre dernier à Tourcoing, dans le Nord. "Que ceux qui les défendent les prennent ! Ils n'en voudraient pas pour eux-mêmes ! J'entends les messages qui m'ont été livrés sur les contrats aidés. Il y a des publics très en difficulté, il y a des quartiers très en difficulté, il y a quelques priorités que j'ai déjà évoquées pour les emplois aidés, au niveau de 200.000", chiffre retenu dans le budget 2018, a déclaré le chef de l'État."Mais il n'est pas sain, selon les cycles électoraux, de monter à 500.000 ou 600.000 les emplois aidés en les plaçant comme des petits pains auprès des collectivités ou des maires pour arranger les chiffres du moment et nous expliquer que c'est l'alpha ou l'oméga de la politique de l'emploi. Un contrat aidé, c'est un contrat à court terme subventionné par l'Etat. Un contrat aidé, ce n'est pas la bonne solution quand il n'y a pas une formation à la clé pour trouver un emploi", a lancé le président de la République dans une nouvelle pique adressée à son prédécesseur François Hollande, qui avait porté à 459.000 le nombre de ces contrats en 2016.
Il est probable, par ailleurs, que la vigueur du marché du travail engendre un "effet d’appel", ajoute l'économiste de l'OCDE: des personnes qui avaient cessé leur quête d'un job – disparaissant, du même coup, des statistiques – auraient repris courage et se sont inscrites à Pôle emploi. C’est pourquoi le bilan 2017 est mitigé, y compris pour les moins de 25 ans, raconte-t-il. 

Ce public particulièrement "fragile", et dont le gouvernement a indiqué vouloir faire une priorité, en particulier dans son plan d’investissement pour les compétences, a certes vu ses effectifs baisser, l’an passé, mais bien moins qu’en 2016 (– 3,5 %, contre – 8,8 %, pour la catégorie A, en ...métropole). 

Le chômage de longue durée repart à la hausse

C'est un fait que la cohorte des économistes et journalistes copieurs-colleurs macroniens ne peuvent glisser sous le tapis un accroissement "sensible" du nombre d’inscrits à Pôle emploi depuis au moins un an (+ 5,1 % en métropole, dans les catégories A, B et C). 

Si Emmanuel Macron et sa sexagénaire suscitent la curiosité des décideurs étrangers qu'il attire à Versailles, l'opération séduction n'a jusqu'ici été qu'un miroir aux alouettes. Les demandeurs d'emploi peuvent l'attester.

Marseille : la guerre de succession à Jean-Claude Gaudin est ouverte

Les prétendants ont tiré les couteaux

Les rôles ne sont pas encore distribués : Mélenchon, Castaner, Ghali, Muselier ? 

Image associéeLa gauche se positionne, mais la droite a déjà sorti les couteaux, comme en témoignent les violentes attaques portées par Renaud Muselier contre un "mauvais maire" qui a fait "deux mandat de trop".

Résultat de recherche d'images pour "marseille terrasses du port"L'ancien premier adjoint de Jean-Claude Gaudin a surpris. La charge du président LR de la région PACA, héritier impatient passé à la révolte contre le "père" sur une chaîne nationale, Public Sénat, mercredi
Résultat de recherche d'images pour "Marseille  Gaudin"
"L'animal dégourdi piqua son homme au bras. 
Quant à vous, j'ose vous prédire 
Qu'il vous arrivera quelque chose de pire."
(Le Berger et le Roi, La Fontaine)
Muselier charge  un grand sénateur-maire vieillissant qui laissera, selon lui, une ville dans un état "catastrophique" : Renaud Muselier a choisi le moment malheureux de sa présentation des voeux à la presse, jeudi, pour décocher de nouvelles flèches contre son ex-mentor.
"Je ne veux pas, sous prétexte que j'appartiens à la même famille politique, me taire sur la multitude de dysfonctionnements qui entraînent doucement la ville vers un désastre permanent", assène l'ingrat. "Un des défauts du maire de Marseille est de ne pas préparer un successeur pour son œuvre", accuse-t-il, paradoxalement.

Gaudin a donné le signal du lâcher d'ambitieux

Image associée
Vingt-deux ans après son arrivée à l'hôtel de ville, Jean-Claude Gaudin a prévenu à plusieurs reprises qu'il ne se représentera  pas en 2020, provoquant ainsi l'émergence d'un dauphin : successivement, ses premiers adjoints Renaud Muselier, Roland Blum et Dominique Tian, Yves Moraine, le patron du groupe LR à la mairie, ou Bruno Gilles, sénateur LR, ont cru que leur destin allait se jouer.

Les Terrasses du Port, centre commercial
Mais R. Muselier et Y. Moraine ont perdu des élections, D. Tian a essuyé une condamnation judiciaire et Gilles fait face à des problèmes de santé: les prétendants sont en position de faiblesse et le maire sortant n'en est pas attristé. Lundi, lors de ses voeux à la presse, Gaudin a lâché :  "chaque fois qu'on m'a désigné un successeur, celui-là n'y arrive pas," un petit commentaire soulignant que le maire reste le maître des horloges

Image associée
Le Silo, revisité en salle de spectacles
Dernière hypothèse en date, alimentée par La Provence, qui soutient la majorité présidentielle : celle du patron de la République en Marche (LREM) Christophe Castaner, dont la candidature serait vue d'un bon oeil à l'hôtel de ville. Le journal régional évite toutefois de rappeler que le parachuté socialiste de Forcalquier s'est fait éliminer par les Provençaux dès le premier tour des Régionales. Jean-Claude Gaudin n'a pas à se défendre de le soutenir, sa candidature est vouée à l'échec, d'autant que Castaner a choisi de faire carrière à Paris, plutôt qu'en PACA, sacrifiant au passage son épouse restée au pays

Le maire promet d'être derrière "le candidat de (sa) liste et de (ses) amis" 

Image associée
Rocade L2 Marseille : 10,5 km de voies rapides et autoroutes 
pour désengorger le centre-ville
Après s'être  ironiquement déclaré "reconnaissant" à l'égard de Castaner qui s'est retiré en 2015 entre les deux tours des régionales pour barrer la route au FN, Gaudin n'est pas disposé à aider au retour des socialistes à Marseille, fussent-ils déguisés en centristes.

Qui sera le favori du maire ? En fin tacticien, Gaudin entretient le mystère. 
Gaudin, qui s'est pleinement dédié à sa ville, admet que la présidente LR du conseil départemental Martine Vassal a "toutes les qualités" pour lui succéder à la présidence de la métropole Aix-Marseille, mais il ne cite aucun nom pour la mairie: "Il y a au conseil municipal plusieurs personnalités, hommes ou femmes, qui ont les qualités nécessaires pour être maire. D'ici 2020, nous avons le temps de nous mettre d'accord"...

Gaudin attend que ses adversaires s'alignent.
Image associée
Les Docks, ré-aménagés
en bureaux et
lieux de convivialité
Plusieurs têtes s'exposent sur la ligne de crête.

Renaud Muselier ? "Je suis président de la région jusqu'en 2021 et je compte bien le rester. C'est clair." Mais flou, aussi... "Je déteste l'immobilisme. Marseille mérite mieux", ajoute l'ex-dauphin.

Christophe Castaner ? Aujourd'hui, à 52 ans, "la question ne se pose pas", esquive l'ancien maire socialiste de Forcalquier, passé à LREM, de passage dans la cité phocéenne pour l'inauguration de la permanence d'une députée de son parti, le 19 janvier. Mais, dans deux ans - quand Macron aura renouvelé son entourage à mi-mandat, s'il tient sa promesse - ... "oui, évidemment, Marseille ne se refuse pas", reconnaît aussi ce joueur de poker, bachelier à l'âge de 20 ans (à la faveur du rattrapage) et pourtant ex-membre de cabinets de maires, puis de ministériels, au hasard de leurs ascensions politiques : directeur de cabinet de Tony Dreyfus, alors maire du 10e arrondissement de Paris, puis conseiller ...technique de la ministre de la ...Culture, Catherine Trautmann, en 1997 (virée du gouvernement Jospin en 2000), avant qu'elle en fasse son chef de cabinet en 1998 et assure sa promotion comme chef de cabinet de Michel Sapin, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, en ...2000, justement.

Jean-Luc Mélenchon ? Bien qu'il ait toujours officiellement écarté l'idée d'être candidat à la mairie de Marseille - il aura 69 ans en 2020 - , le député LFI des Bouches-du-Rhône tisse sa toile dans la ville. "Le dernier dont on parle, c'est Castaner, et après, on vient me voir, moi, tous les jours. On me dit: 'alors ?' ", s'est-il pris à fantasmer, le 19 janvier, lors de sa cérémonie de voeux à Marseille. "Alors, rien du tout: c'est moi qui décide et personne ne va me tordre le bras", affirme-t-il, insistant sur la nécessité de faire "d'abord" un programme avant de se demander qui va "marcher devant".

Résultat de recherche d'images pour "marseille grands travaux"
Futur centre commercial Vélodrome-Prado
Samia Ghali ? La sénatrice PS des quartiers Nord, candidate malheureuse à la primaire PS lors des municipales de 2014, est, quant à elle, passablement compromise. Elle ne redoute pourtant de rien et se montre la plus directe: elle "n'exclut pas du tout d'être candidate", avoue-t-elle sur RMC mardi. "Je serai toujours candidate pour faire avancer", se la joue-t-elle. Pourquoi pas aussi le socialiste Patrick Mennucci qui, en octobre 2013, la traita d'Arabe" !... 

Un seul s'est d'ores et déjà déclaré officiellement candidat à la succession de Jean-Claude Gaudin: le sénateur FN Stéphane Ravier, qui rêve ouvertement d'un coup d'éclat, même si la barre paraît haute.

Méthode Macron : des partisans de Notre-Dame-des-Landes vont brûler leurs cartes d'électeurs

Les "pro-aéroport" dénoncent la reculade du gouvernement avec son abandonner du projet

Samedi, des partisans de Notre-Dame-des-Landes souhaitent accomplir un geste symbolique pour exprimer leur colère

C'est un geste de défi, un geste de dépit. 
Tous ceux qui ont souhaité le transfert de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, à commencer par les riverains de l'actuel aéroport, sont invités à participer à une manifestation organisée samedi en fin de matinée, à Saint-Aignan-Grandlieu. Cette commune de 4.000 habitants se trouve au bout des pistes de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui va être agrandi et dont le trafic va augmenter. 

"Notre vote n'a aucune conséquence". 
Le rassemblement va être marqué par une action forte, qui résume à elle seule tout le dégoût ressenti par les "pro-aéroport". Ils sont invités à brûler leurs cartes d'électeurs devant la mairie de la commune. "Elle ne sert à rien, donc on la brûle", défie Alain Mustière, président des Ailes pour l'Ouest. "On a été voter, on s'est mobilisés, et on nous dit que finalement, notre vote n'a aucune conséquence. C'est insupportable !", s'indigne-t-il. Lors de la consultation publique en 2016, 66% des votants de Loire-Atlantique s'étaient prononcés en faveur du projet de construction de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. 

Macron, "président du désespoir"

Pour beaucoup, le recul du gouvernement est insupportable. 
"La décision du président de la République est d'une violence infinie", dénonce André Tamza, grand partisan du projet de construction d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Il assure que dans les jours qui ont suivi l'annonce, plusieurs personnes lui ont téléphoné en "pleurant". "Elles ne comprenaient pas. Il y a eu un désespoir. Ce président, c'est le président du désespoir", dénonce-t-il. 

"Brûler nos cartes d'électeurs, c'est à la hauteur du désespoir que l'on ressent." Ces grands déçus ne manqueront pas de faire part de leur colère à Elisabeth Borne, la ministre des Transports, qui doit venir préparer "l'après-NDDL", samedi, avec les élus locaux.

Macron soutient qu'il a tenu son "engagement de méthode"

Il maintient avoir tenu son "engagement de méthode" sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes ...en nommant des médiateurs et en organisant une concertation"J'ai pris une position très claire, j'ai pris un engagement de méthode", explique le chef de l'Etat, interrogé par l'émission Quotidien sur TMC, vendredi.

Soutien du  projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes durant la campagneEmmanuel Macron estime que cet "engagement de méthode" a "été scrupuleusement tenu par le Premier ministre et le gouvernement, un travail très sérieux [les précédents ne l'étaient pas ?] a fait apparaître des solutions autres"...

"Je respecte tout le monde." 
Le président assure n'avoir "pas du tout" cédé aux Zadistes
Le Premier ministre d'ailleurs, avant d'annoncer la décision du gouvernement, que j'appuie pleinement, a pris le soin d'entendre plus de cent élus. Et donc tout ça a été pesé. Mais ce qui a été pesé, c'est l'intérêt du pays", ajoute Emmanuel Macron.
Les Zadistes "vont quitter la zone". Emmanuel Macron avait pris position durant la campagne présidentielle en faveur du projet d'aéroport, initié dans les années 1960, avant de virer sur l'aile, décidant de nommer des médiateurs.Selon lui, ce projet a "mis beaucoup trop de temps". "Moi ce que je vois, c'est que ça fait 50 ans qu'on n'a pas décidé sur ce projet, qu'on a attendu l'épuisement de tous les recours, et ça fait huit ans maintenant qu'il y avait une situation de non-droit", fait-il valoir. 

Même méthode pour Fessenheim et Bure. 
Le chef de l'Etat assure enfin que, dans les prochaines semaines, sa méthode de la concertation sera suivie, avant de prendre une décision, à propos de la centrale nucléaire de Fessenheim et du site d'enfouissement des déchets à Bure.
Pas un mot sur la ZAD de Roybon (Isère), en lutte contre le projet de Center Parcs.

A NDDL, Macron a consacré la mort des référendums d'intérêt local.

vendredi 26 janvier 2018

Limitation à 80 km/h : les motards et les automobilistes manifesteront trois samedis de suite

Des usagers de la route appellent à manifester trois samedis de suite contre la limitation à 80 km/h

L'association '40 millions d’automobilistes' et la Fédération française des motards en colère ont décidé "d'unir leurs forces" 

A Agen, les manifestants étaient 1200./Photo DDM, .
A Agen, les motards étaient déjà 1.200, le samedi 20 janvier
Mercredi 24 janvier, l'association 40 millions d’automobilistes et la Fédération française des motards en colère ont annoncé une série de manifestations durant les trois semaines à venir pour lutter contre l’abaissement à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires, une limitation réclamée par le Premier ministre Édouard Philippe. "Les usagers de la route sont appelés à manifester partout en France dans les prochains jours", annoncent-ils.

La première manifestation avait été un vrai succès samedi dernier dans les rues d’Agen. Selon les organisateurs, 350 motards et 200 automobilistes s’étaient mobilisés au total. De Paris à Lyon en passant par Amiens, Rennes ou Antibes, comme dans plus de 70 villes à l'appel de la FFMC, les usagers ont dénoncé la mesure autoritaire du pouvoir, avec le soutien de l'association de l'Union des usagers de la route (UUR) ou encore de l'association 40 millions d'automobilistes. Les motards en colère dénoncent une nouvelle réduction de la vitesse qui viserait aussi à "prolonger la rentabilité" des radars automatiques.
La FFMC fait des "propositions alternatives", demandant notamment un renforcement de la formation initiale et continue des conducteurs et une amélioration des infrastructures routières, prenant en particulier en compte la vulnérabilité des deux-roues motorisés.
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On ne fait de la sécurité routière que par la politique du bâton, alors qu'on peut faire d'autres choses, comme améliorer les glissières de sécurité ou l'éclairage sur les autoroutes", suggère ainsi le président des motards en colère parisiens. "Nos dirigeants nous prennent pour des ânes avec leurs mesures de sécurité tirelire (...). Ca suffit! Vive la moto, vive la liberté", a lancé Jean-Marc Belotti à l'adresse des manifestants.
Plusieurs manifestations sont déjà prévues, un peu partout en France. 
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Samedi 27 janvier, des opérations escargots devraient avoir lieu dans l'Aude
En Corse, les manifestants défileront à pied. 
A Toulouse, une manifestation est prévue pour lutter contre l'abaissement de limitation de vitesse sur les départementales, mais aussi contre la hausse du carburant et, entre autres, contre le nouveau contrôle technique. "Colère 31" est à l’initiative de ce rassemblement.
Les adhérents de la Fédération française des motards en colère invitent à un nouveau rassemblement dans les rues d’Agen. Le rendez-vous est donné à 14 heures, au Gravier, avant "un défilé surprise".

Samedi 3 février, une manifestation en voiture est prévue à Paris et des opérations escargots s'organisent dans plusieurs départements, dont l'Indre
L’appel est aussi lancé par les membres de la Fédération française des motards en colère de Haute-Garonne (FFMC 31). Ils prévoient d’être des centaines de motards et les automobilistes sont aussi invités à protester.

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Des barrages filtrants avec la distribution de tracts et d’autocollants seront mis en place. L’événement compte déjà près de 200 participants sur les réseaux sociaux. Point de départ, le parking Fondeyre à Toulouse, avant de rejoindre probablement la préfecture de Haute-Garonne.
Le samedi 10 février, c'est dans le Calvados qu'est prévue une manifestation à pied. 

L'abaissement de la vitesse est une "mesure aberrante" 

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"40 millions d’automobilistes entend utiliser tous les leviers nécessaires pour faire en sorte que le gouvernement renonce à cette mesure aberrante, explique l'association. Il est inacceptable que des décisions aussi graves soient prises sans concertation et sans justification."

80km/h : la nouvelle menace pour les automobilistes

En décembre 2017, l'hebdomadaire socio-libéral Le Point - détenu par le milliardaire François Pinault, mais bénéficiaire de subventions de l'Etat français - annonça la généralisation du 80 km/h sur les routes bidirectionnelles françaises, mesure prise dans le cadre du Comité interministériel pour la Sécurité routière (CISR) mais combattue par l’association '40 millions d’automobilistes' qui estime qu'elle ne permettrait en aucun cas d’améliorer la sécurité routière. L’association a lancé la pétition en ligne www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.fr et appelle toutes les associations d’usagers et tous les automobilistes à se mobiliser.

A la question 'Faut-il réduire la limitation de vitesse sur le réseau routier ?' posée par Le Parisien en avril 2015, les Français avaient répondu 'non' à 74% ! rappelle Daniel Quéro, président de 40 millions d’automobilistes. Et les allusions régulières des média à cette problématique ne récoltent que les foudres des usagers.

Une expérimentation à la marge et des résultats gardés secrets.
Face à la très forte impopularité de la mesure, une expérimentation réduite s’est déroulée entre juillet 2015 et juillet 2017 sur 3 portions de routes (la N151 entre la Nièvre et l’Yonne, la N7 dans la Drôme et la N57 en Haute-Saône) d’une longueur totale de 81 km.

Le Gouvernement avait tout mis en œuvre pour que l’expérimentation soit des plus probantes : en plus de l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, de lourds travaux de rénovation de la chaussée et l’installation de glissières de sécurité avaient complété le dispositif. Preuve que le pouvoir sait pertinemment ce qui est réellement de nature à combattre la mortalité routière.
Mais de quoi fausser la comparaison avec la situation initiale et faire triompher les lobbies anti-voiture qui poussent la mesure depuis des années. Le ministre de l’Intérieur de l’époque avait déclaré que "l’expérimentation sera[it] transparente, honnête et rigoureuse", ce qui rend d’autant plus suspect le secret qui entoure le bilan. Il est intolérable que les Français ne puissent pas avoir accès aux résultats de l’étude, sans quoi toute annonce gouvernementale est inacceptable. L’association 40 millions d’automobilistes demande que les résultats de l’expérimentation soient rendus publics, alors que certains experts demandent même une baisse à 70 km/h !

Associée à la multiplication du nombre de radars et à la privatisation des radars embarqués voulue par le Gouvernement et également en expérimentation en Normandie depuis septembre 2017, cette mesure provoquera une augmentation sans commune mesure du nombre de verbalisations pour excès de vitesse et une hausse sans précédent des amendes routières.

L’association 40 millions d’automobilistes appelle donc tous les usagers à s’unir contre la répression routière.