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mardi 5 mars 2019

'Agir' rallie la liste LREM aux européennes

La situation s'assainit à droite : 'Agir' finit par tomber du côté où il penche depuis deux ans

C'était un secret de Polichinelle : Riester avait fait son coming-out...

Agir rallie la liste LREM aux européennes
Le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé mardi que son mouvement Agir, pro-européen et soutien d'Emmanuel Macron, rejoindra la liste que le président de "tous les Français" [?] a commencé à promouvoir avant tous les autres, La République en marche (LREM) aux élections européennes. C'est ainsi qu'ils défendent les "valeurs démocratiques"... 

Le ministre de Macron a appelé à dépasser les "clivages partisans".
"Nous avons pris la décision avec les cofondateurs, après un travail avec nos cadres, nos militants (...) de nous rassembler nous les pro-européens pour avoir le maximum de députés au Parlement européen pour accompagner ce mouvement de refondation que souhaite le président de la République", a-t-il déclaré, clairement inféodé, sur France Culture.

L'ancien député de Seine-et-Marne s'est néanmoins réservé une issue de secours...
Il a en effet écarté l'idée de s'engager à fond au côté du président : les centristes ne sont pas des alliés à part entière. 'Agir' hésite à rejoindre officiellement les rangs de LREM, les élus de son mouvement siégeant toujours à l'Assemblée au sein du groupe UDI-Agir, dont le président Jean-Christophe Lagarde (UDI) conduit sa propre liste aux européennes. 

Pouvait-on imaginer situation plus ambiguë ?
"Chaque chose en son temps. Nous avons là, la nécessité de dépasser ces questions d'opposition et de majorité, d'inscription (...) dans telle partie de l'hémicycle (...) et de monter notre niveau de jeu à la hauteur des responsabilités qui sont les nôtres. Dépassons ces petits clivages partisans!", a-t-il raconté, tentant de justifier sa versatilité dans les couloirs du Palais Bourbon.

Et l'acteur politique à la posture flottante de faire du débauchage, encourageant l'UDI à le rejoindre à son tour dans ce qu'il considère comme un "grand rassemblement pro-européen".
"Ce sera une liste de rassemblement avec la République en marche, vraisemblablement le MoDem, peut-être d'autres partis et 'Agir', avec des candidats, avec un projet pour lequel on a beaucoup de points communs", a-t-il précisé lors de l'émission Les matins de France Culture.

Un ministre de plus qui délaisse les affaires de l'Etat
 
"Nous sommes le parti de la droite pro-européenne", alors que "les Républicains sont sur une dérive plus eurosceptique, plus identitaire", a polémiqué le président d''Agir', qui se prétend rassembleur.
"Nous sommes dans la lignée de ce qu'était l'UMP, un centre-droit pro-européen et modéré", a-t-il insisté, après s'être défini comme la droite pr o-européenne et s'être déclaré proche du haineux Alain Juppé et du folâtre Jean-Pierre Raffarin qui vient d'apporter son plein soutien au projet européen d'Emmanuel Macron. 
Le président, a-t-il estimé, "a eu raison de réaffirmer la nécessité d'être unis en Europe pour faire face aux enjeux du monde", au moins dans cette tribune publiée dans les 28 pays de l'UE. 

Riester est engagé dans une campagne agressive.
Il s'est en effet étonné du refus des Républicains de s'associer à la démarche de différents partis de droite européens contre le Premier ministre hongrois Viktor Orban: "Clairement, Viktor Orban n'est plus dans le cœur des idées de la Démocratie chrétienne" et, "ce qui est hallucinant", c'est que les Républicains ne font pas partie "de ces partis qui ont demandé une clarification du PPE concernant M. Orban".

Riester est à cent lieues de ses attributions ministérielles. "C'est triste et révélateur de l'évolution des Républicains en France vers une droite extrême", a-t-il bavé.

De son côté, Frédéric Lefebvre, vice-président d'Agir, a lancé sur LCI "un appel" à Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, pour qu'il s'engage au côté de la liste pilotée par le président de la République car "l'heure est grave" et "l'Europe est une chance pour la France".
X. Bertrand n'a pas souhaité s'exprimer.

Acte XVI des Gilets jaunes : Castaner ne voit plus que d'un oeil !

La presse de France n'est-elle pas libre de rectifier les chiffres du gouvernement ?

Fake news officielle : les manifestants n'étaient pas moins nombreux que deux semaines auparavant


Méthodes soviétiques de l'Etat macronien :
les chiffres officiels minimisent l'ampleur des mobilisations
La presse aux ordres des annonceurs et du pouvoir manipule sciemment l'opinion. Le 2 février déjà, lors de l'Acte XII de la mobilisatation des Gilets jaunes pour la défense du pouvoir d'achat, le syndicat France Police a dénombré 290.000 manifestants contre 58.600 pour le Ministère de l’Intérieur, comme indiqué ci-dessus.

VOIR et ENTENDRE l'analyse du mensonge par Djordje Kuzmanovic, Sergio Coronado et Francois Cocq qui dénoncent les faux chiffres du Ministère de l’Intérieur :

La presse participe de bonne grâce à la désinformation par l'exécutif

Selon Castaner et le ministre de l’Intérieur, les Gilets jaunes auraient été quelque 5.600 manifestants le 2 mars à 14 heures en France, dont 1.320 à Paris, lors de l'Acte XVI. Ils étaient 11.600 la semaine passée, selon les mêmes, qui choisissent leur samedi de référence en fonction des objectifs de leur démonstration. 

Et l'AFP sert les chiffres officiels du 2 mars 1019 et le Huffington Post les diffuse sans sourciller :
"A 14 heures, le ministère de l'Intérieur ne comptabilisait que 5600 manifestants dans toute la France, dont 1320 à Paris, soit deux fois moins que pour l'acte XV. La semaine dernière à la même heure, 11.600 personnes dont 4000 dans la capitale, avaient été récensées." L'élément de langage est d'affirmer que le nombre de manifestants baisse chaque samedi de 10%.


Le 9 février, pour l'Acte XIII du mouvement, 51.400 manifestants ont défilé dans les rues, dont 4.000 à Paris, selon les chiffres officiels. La presse ajouta son commentaire "en baisse par rapport à la semaine dernière"... Or, ces chiffres sont contestés par les Gilets jaunes : un décompte parisien fait par le cabinet Occurence pour plusieurs media avait recensé 13.800 manifestants dans la capitale. Soit plus de trois fois plus...
Et les entrepreneurs associés de minimisation des chiffres réels - et de tromperie de l'opinion - pratiquent une autre méthode de falsification, celle des samedis de référence.

Les 'fact checkers' inféodés ne font pas leur boulot de vérification.
Voyez les chiffres livrés par Le Monde le 9 février, pour l'Acte XIII et constatez le mensonge de la presse institutionnelle alignée sur le pouvoir :

Outre qu'il faudrait croire à une participation dix fois moindre sur toute la France, entre le 9 février et le 2 mars (5.600 contre 51.400), le ministère, cité par le journal Le Monde - misant sur la mémoire défaillante de ses abonnés et des citoyens - prend le risque d'annoncer une baisse de participation que contredisent ses propres informations : à Paris, ils étaient 4.000 le 9 février, et encore 4.000 le 2 mars 2019, selon le ministère de la désinformation. 
Où Castaner voit-il une baisse ?

Les Gilets jaunes ne lâchent rien


Les sondeurs jouent leur partition et les disent abandonnés par les Français
Les Gilets jaunes  manifestent à Colmar, 70.000 habitants,
près d’une réplique de la statue de la Liberté, le 2 mars 2019

C'est sur un long parcours étiré sur 12 kms de l'Arc de Triomphe vers la Place Denfert-Rochereau, que les Gilets jaunes ont défilé, samedi 2 mars, pour leur seizième journée de manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient quelque 5.600 manifestants à 14 heures ...en France, dont 1.320 à Paris. Une mobilisation en baisse, assure la presse aux mains de huit hommes d'affaires: ils étaient 11.600 la semaine passée à la même heure, dont 4.000 dans la capitale. Le pouvoir macronien s'impatiente et, avec le concours de sa presse, accélère la chute des chiffres : la fin du "grand débat national" est pour le 15 mars et les Français en colère sont toujours dans la rue et aux ronds-points. Pour la première fois, le cortège était encadré par des Gilets jaunes faisant la sécurité à moto, porteurs d’un brassard jaune.


Des rassemblements se tenaient également à Marseille, Montpellier, Alès, Strasbourg, Nantes, Bordeaux, Toulouse…
Des Gilets jaunes à Marseille le week-end dernier.A Nice, où la manifestation avait lieu en matinée, ils n’étaient qu’une vingtaine place Garibaldi.
A Nantes, selon une source policière,  ils étaient 1.800 manifestants vers 17 h.
Environ 2.000 personnes ont participé à la manifestation à Lyon.
A Lille, le ministère ne concède que 2.200 participants.
C'est sans doute la particularité de cet "acte XVI" : de nombreux Gilets jaunes ont appelé à rallier massivement Lille pour un rassemblement "régional et international" avec des contestataires d'autres pays, comme la Belgique ou les Pays-Bas. Quelque 1.700 personnes s'étaient dites intéressées par cette manifestation sur la page Facebook "LILLE - ACTE XVI : Manifestation régionale et internationale".
Des Mariannes, seins nus, veste rouge, scotch sur la bouche ont aussi fait leur apparition, captant l'attention de nombreux médias.



Vidéo intégrée

🇫🇷 [] Des Marianne, seins nus, veste rouge, se tiennent en ligne droite à alors que des centaines de manifestent malgré le mauvais temps pour cet .


Aux chiffres, la presse malveillante préfère le décompte des incidents et des interpellations... Il faut donc faire soi-même l'addition des chiffres officiels, sans perdre de vue qu'il s'agit d'estimations ...basses !
Montpellier, la manifestation a réuni environ 1.000 personnes selon la préfecture. Plusieurs centaines de personnes ont également défilé dans les rues du centre de Marseille.
A Bordeaux, quelques milliers se sont manifestés, selon Europe 1 : 2.000 ?
Une "Nuit jaune" était prévue à partir de 21h, et ce type de variante aux mobilisations relativise largement les estimations du ministère.
Une centaine de personnes ont également manifesté à Saint-Paul, sur l’île de La Réunion, remontant la Chaussée Royale, indique franceinfo. 
A Nantes, LCI qui n'est pas soupçonné de sympathies pour les Gilets jaunes, livre le chiffre de 1.800 manifestants dénombrés vers 17h00 par l'AFP, Agence française de presse.
A Strasbourg, L'Alsace estime la mobilisation à plusieurs centaines de gilets jaunes à Colmar et à une centaine à Strasbourg. DNA a dénombré 
entre 1500 et 2.000 gilets jaunes.
A Alès, Midi Libre chiffre les manifestants à 2.000.
A Marseille, où le quotidien régional ne se hasarde à aucun chiffrage, les Gilets jaunes auraient été environ 1.000.  
A Toulouse, la préfecture d'Occitanie avance une estimation floue de "plusieurs milliers de personnes"...
A Lyon, 5.500 personnes s'étaient déclarées intéressées par l'événement.
La photo ci-dessous jette un fort dote sur les chiffres de Castaner.
A Lyon, les organisateurs de l'évènement laissent le choix aux manifestants de porter un gilet jaune...

Quant à la page Facebook "Le Nombre jaune", elle recense d'ailleurs 92.035 participants dans l'hexagone, le 2 mars.
L’image contient peut-être : texte


lundi 4 mars 2019

Grenoble : nuits d'émeutes, suite à la mort accidentelle de deux délinquants à scooter

Deuxième nuit de "tensions" à Grenoble après la mort de deux voyous à scooter

D
eux fuyards à scooter trouvent la mort dans un accident qui déclenche deux nuits d’émeutes urbaines depuis samedi soir 




Des nouvelles scènes d'émeutes ont eu lieu ce dimanche soir au quartier Mistral. Photo Le DL/Marc GREINER
De nouveaux incidents ont eu lieu dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars dans le quartier Mistral, à Grenoble (Isère). Des véhicules et des locaux de la ville servant de garage et d’entrepôt ont été incendiés, de même que du mobilier urbain a été dégradé, a rapporté France Bleu lundi
Pour être précis, à 23h30, on dénombrait treize voitures de travailleurs peu fortunés, dont deux engins de chantier (un élévateur et une pelleteuse) du service de la voirie municipale, des locaux de la ville [EELV] servant de garage et d'entrepôt, ainsi que des poubelles, incendiés le soir du dimanche 3 mars, pour la deuxième soirée de "tensions" dans ce quartier, notamment.
Dimanche soir, les pompiers (SDIS) avaient activé une cellule de crise, alors que les violences reprenaient comme la veille. Les secours sont également intervenus, dans une moindre mesure, dans les quartiers grenoblois Teisseire et Léon Jouhaux pour des départs de feu. Après un retour au calme au milieu de la nuit, la cellule de crise a finalement été désactivée vers 2 heures du matin. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances de l'accident.
Deux voitures ont été incendiées sur le parking de cette résidence située avenue Rhin-et-Danube. Plusieurs autres véhicules ont été dégradés sur le même parking. Les vitres d’un local commercial inoccupé ont également été brisées.





A 20h45, le maire de Grenoble avait pourtant lancé un appel au calme. Un communiqué disait qu'Eric Piolle "invite chacun à respecter le deuil des familles et des proches des deux adolescents, décédés hier soir. Monsieur le Procureur de la République s’est immédiatement saisi des faits et l’enquête a commencé pour établir les circonstances de l’accident. J’appelle au calme et à ne pas rajouter des violences urbaines à ce drame." En vain.

Deux jeunes de 17 et 19 ans ont trouvé la mort 
dans un accident de scooter alors qu’ils tentaient d'échapper à un contrôle de police, samedi soir 2 mars à Grenoble après avoir percuté, peu avant 22h30, le car d’un club de football amateur qui sortait de l’autoroute A480 et circulait dans le même sens sur le pont de Catane, ont indiqué les pompiers. Un accident qui a déclenché deux nuits d’émeutes dans leur quartier où les forces de l’ordre restaient mobilisées.

Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Une caserne de CRS a été prise pour cible dans la nuit de samedi à dimanche. Des policiers et gendarmes, arrivés en renfort, ont répliqué à des jets de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles de défense (LBD 40). Des voitures et des poubelles ont été incendiées, ainsi que le hall d’une école d’infirmières, un local associatif et du mobilier urbain. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Le sentiment d’une bavure policière, entretenu par les gauchistes
Les pompiers interviennent sur un véhicule en feu dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars.
Intervention des pompiers sur un véhicule en feu
dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars
"Des jeunes du quartier ont vu ce qui s’est passé et ont le sentiment d’une bavure policière, c’est de là que vient toute cette tension", estime Hassen Bouzeghoub, directeur du centre socioculturel du quartier, juge et partie. Par son témoignage, cet éducateur participe ainsi à la psychose alimentée par les "on-dit" propagés par "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours" : ses sources et lui ont-ils participé à la course poursuite jusqu'au lieu de l'accident, sur le pont de Catane?
Les deux hommes qui ont perdu la vie dans l’accident étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances dans lesquelles les deux victimes – qui circulaient sans casque sur un engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques – ont trouvé la mort en percutant un autocar, tandis qu’un véhicule de la brigade anti-criminalité les suivait.

Le Parquet évoque pour l’heure "un accident", alors que l’idée d’une "bavure" prévaut dans le quartier où vivaient les deux délinquants en infractions au Code de la route. Aucune indication n'est fournie sur l'identité du propriétaire de l'"engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques"... 
Plusieurs feux ont été allumés dans le quartier Mistral suite à l'accident mortel survenu dans la nuit du 2 au 3 mars pont de Catane.Dimanche, le procureur Eric Vaillant a reçu leurs proches durant plus d’une heure au palais de justice de Grenoble. Lors d’une conférence de presse et en l’état d’une enquête "qui ne fait que débuter", le magistrat a écarté tout choc entre le véhicule de la police qui suivait les victimes et le scooter. "J’ouvre une information pour recherche des causes du décès. Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres", a-t-il insisté.

Les premières investigations s’appuient notamment sur les images d’une caméra de vidéosurveillance

Elles montrent la scène nocturne "de façon assez vague" et le témoignage du chauffeur de l’autocar qui transportait une équipe de football de l’agglomération. Le drame est survenu loin d’un pont et d’une bretelle d’autoroute. Le conducteur du bus – dont les tests d’alcoolémie et aux stupéfiants se sont avérés négatifs –affirme avoir serré à droite pour laisser passer le scooter dès qu'il l'a aperçu dans son rétroviseur, suivi d’un véhicule de police.

A ce moment-là, les deux fuyards tentaient, eux, de doubler le car sur sa droite et ils se sont retrouvés coincés contre le parapet, selon le procureur. Plus tôt dans la soirée, un scooter similaire avait été signalé pour des infractions routières, avant la course-poursuite fatale. 
Pour les enquêteurs, il s’agit du même engin, "mais le lien n’est pas encore totalement avéré". Pour autant, l’intervention des policiers était "totalement justifiée", insiste le Parquet : ils n’auraient pas suivi les deux individus "s’ils n’avaient pas mis les autres usagers de la route en danger, en brûlant des feux rouges, en roulant sur le trottoir, en roulant à vive allure".

Le quartier de la ville écologiste avait déjà connu une flambée de violences après l’arrestation, il y a une semaine, d’un homme détenteur de cannabis par une brigade spécialisée. Des renforts de police y ont été maintenus dimanche soir.

Un député LREM stigmatise le serre-tête jugé bourge et "catho", l'opposant au voile islamique

Aurélien Taché, député socialiste et laïcard de choc, infiltré en macronie

Le "bébé Hollande" s'est expliqué sur ses propos provocateurs tenus dans l'émission 'C à vous', sur France 5, chaîne de service public

Image associéeQuand le militantisme politique sert de voie rapide, de la plomberie à l'université, les bases intellectuelles ne sont pas nécessairement assurées. Cette observation est illustrée par les propos haineux et discriminants tenus par un député du parti présidentiel et sur France Télévisions. On peut être élu  de La République en marche (LREM) du Val-d'Oise et parler beaucoup, comme Macron, mais aussi mal que lui [qui nous lâche des "l'ensemble des ... sont" !] et, à son exemple, se révéler dans des propos méprisants et blessants, mais aussi provoquants et injustes. Conséquence d'une idéologie de classes drapée de vertu et résultat d'un enseignement partisan revêtu des oripeaux de justice sociale et d'un humanisme corrompus.
   
Lors du débat sur la commercialisation du hijab de running que Decathlon vend au Maroc, mais a finalement renoncé provisoirement à commercialiser en France (lien PaSiDupes), la journaliste la plus menacée de France, Zineb El Rhazoui, militante féministe et des droits de l'homme franco-marocaine, a lancé que le voile est "un vêtement sexiste, d'apartheid sexuel".

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Un débat dans lequel Aurélien Taché n'a d'abord pas osé se dévoiler face à cette ancienne journaliste de Charlie Hebdo, une interlocutrice plus qualifiée : "En tant que responsable politique, j'estime que je n'ai pas à avoir ce type de jugement", a sournoisement esquivé l'ancien conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel (Parti radical de gauche, PRG, laïc et libre-penseur, comme Marlène Schiappa, fille de militant trotskiste), et Emmanuelle Cosse (ex-secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts).
Mais, après avoir chassé son naturel, il s'est fait rattraper et l'ex-militant UNEF et élu local socialiste s'est livré à une comparaison qui révèle la raie du plombier islamo-gauchiste : "Vous me posez cette question pour une jeune fille de 12 ans qui porterait le voile et donc qui serait élevée dans une famille musulmane, est-ce que vous me poserez la question sur une famille catholique et une jeune fille à qui on met un serre-tête  ? Bien sûr que non.

"Un serre-tête n'est pas un hijab  !"

 Griezmann est-il un bourge catho,
parce qu'il porte une serre-tête?
Et ça défrise Taché ?
Des propos caricaturaux qui sont passés quelque peu inaperçus dans un premier temps : les propos haineux avaient-ils été méprisés ou étouffés ? Mais la rediffusion de l'émission de France 5 a fait vivement réagir. 

Invitée du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche, Marlène Schiappa - en campagne des Européennes - a senti le souffle du boulet qui a traversé l'électorat LREM et MoDem et la ministre des femmes a recadré Aurélien Taché avant que les voix ne s'éparpillent: "Il nous faut cesser cette forme de relativisme (...) Aucune femme dans le monde ne sera lapidée parce qu'elle a refusé de porter un serre-tête", a souligné la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, pour qui le parent n°1 est toutefois la femme. A gauche, en effet, les laïcs sectaires associent souvent le serre-tête aux Cathos, comme les antisémites associent les "papillotes" des plus orthodoxes à l'ensemble de la communauté juive. Si Taché pense que le serre-test est encore porté dans le Val d'Oise, c'est que son élu n'y met pas les pieds et que le "monde nouveau" de Macron est resté figé dans le 20e (siècle)...

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Ce monsieur Taché est pris en flagrant-délit de christianophobie mais, si cette dame Schiappa  semble s'alarmer de cette stigmatisation caricaturale, ce n'est que du fait de l'approche des élections.

A son tour, Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole de LREM, a réagi par un tweet.
"Tout ne se vaut pas. Un serre-tête n'est pas un hijab  ! Et le consentement éclairé, libre et sans contrainte de porter le hijab n'est certainement pas le même pour une adulte et une petite fille  !" Ce "vive le hijab libre" de cette écervelée n'est encore ni équitable, ni responsable : la réaction de Bergé n'annonce encore pas l'aurore de la tolérance religieuse à l'horizon de la macronie puisque, pas un instant, elle n'envisage que le port du serre-tête puisse résulter d'un "consentement éclairé, libre et sans contrainte de porter".  

François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher, a quant à lui souligné les "propos stupides" de l'ex-socialiste Aurélien Taché, 34 ans, qui a "fait honte à ses collègues". Quand Agnès Thill, députée LREM de l'Oise, demande "des excuses" au principal intéressé, Aurélien Taché, qui avait profité de son passage sur le plateau de 'C à vous' pour répondre aux accusations  - on le voit avec raison -, d'"islamo-gauchisme" qu'il véhicule, a d'ailleurs publié un communiqué dimanche dans lequel il assure avoir voulu "exprimer (son) attachement à la laïcité dans notre pays". La laïcité, selon cet extrémiste, c'est donc l'exclusion de l'Autre.
François Cormier-Bouligeon avait eu déjà maille à partir avec Taché.
Dans un groupe jusque-là soumis à la régurgitation des éléments de langage dont le chef de meute au parlement les gave,
Le Figaro rapporte que deux élus du parti du président se sont pris le bec à propos de la PMA et de la laïcité sur Twitter, suite à une intervention de la députée macronienne Agnès Thill dans l'émission 'C politique', déjà sur France 5. Interrogée sur l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, cette opposante au projet explique : "Nous lançons le plan [contre la] pauvreté et nous allons créer des femmes seules avec enfants." Et de citer l'exemple d'une "personne de 20 ans qui peut être en situation précaire et qui demanderait la PMA".
Mais son camarade, version totalitaire trentenaire sans enfant, fait la leçon à sa collègue, mère quinquagénaire divorcée qui a élevé seule sa fille : "Aurélien Taché, élu dans le Val-d'Oise, écrit sur Twitter : " Quand on est progressiste, ce n'est pas en maintenant une discrimination légale qu'on lutte contre la pauvreté, Agnès Thill, mais avec une politique sociale émancipatrice qui facilite l'accès aux modes de garde et à l'emploi ainsi que nous le faisons !"... Messieurs les 'fact-checkeurs", au boulot!
Quand on se sent merdeux, on accuse l'autre de ne pas avoir compris 
C'est la technique Macron contredisant le sage principe selon lequel ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ... 
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Taché, combien d'enfants ?
"Dans un débat très complexe [cf. la "pensée complexe" de l'arrogant de l'Elysée], j'ai aussi voulu rappeler que donner une éducation religieuse ou non à ses enfants est du ressort exclusif des familles, quelle que soit la confession concernée, propos que j'ai voulu illustrer en évoquant le serre-tête porté par certaines jeunes filles catholiques", raconte le pleutre, tentant de se dégager du sectarisme qui lui trouble l'entendement. 
"Cet exemple a été mal compris : il ne s'agissait évidemment pas de dire que cet accessoire revêtait une signification religieuse et je présente donc mes excuses à ceux que ces propos auraient pu blesser." Et voilà une bonne chose de faite !

Selon lui, "le rôle de la République et de l'école, c'est de donner à toutes les jeunes femmes de ce pays, les armes et les moyens de choisir leur vie et de suivre ou non l'éducation familiale qu'elles ont reçue (...) mais il ne m'appartient pas de juger les pratiques religieuses de mes concitoyens, confesse-t-il, tant qu'elles s'inscrivent dans le respect des lois".

Le cas Taché devrait être étudié - de façon informelle (en catimini ?) - par le bureau exécutif de La République en marche, lundi soir.

dimanche 3 mars 2019

Toulouse: une vidéo d'un couple brutalisé par des CRS confirme les ordres de fermeté tombés d'en-haut

La vidéo d'un couple de passants brutalisé par des CRS à Toulouse embarrasse le pouvoir

Non seulement la mobilisation est équivalente sur quinze jours, mais les ordres de Castaner et Macron font encore des victimes

Une vidéo qui montre des brutalités policières à Toulouse, en marge de l’acte XVI, est devenue virale sur les réseaux sociaux.
Le couple a été projeté au sol et matraqué / © P. Tupinn
Des CRS s'en sont pris brutalement à un couple d’un certain âge en fin de manifestation. La police nationale et la préfecture de la Haute-Garonne accusent le couple d'avoir invectivé les CRS et tenté de subtiliser une grenade, les poussant à réagir, samedi, dans une foule qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans la "ville rose".

Depuis samedi soir, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. 
En fin d’après-midi, samedi, alors que s'attardait une poignée de manifestants et de sympathisants des Gilets jaunes, des passants d’un certain âge ont été brutalisés par des CRS, reconnaissables à la bande jaune sur leurs casques.

France 3 Occitanie n'a pas hésité à exploiter cette vidéo trouvée sur la page Facebook d'un militant qui réalisait un live de la journée. Il se trouvait alors place Jeanne-d’Arc, face à un cordon de sécurité, lorsqu’il a filmé un échange entre une dame et un membre des forces de l’ordre.

On aperçoit la femme parler à l’un des CRS, sans entendre la teneur de ses propos. Elle est alors vivement repoussée, un coup de matraque lui est même porté. Elle tombe au sol. Un homme, qui semble être son conjoint, vient lui porter secours et est aussitôt repoussé violemment. (à partir de 2h18 sur la vidéo)

Sollicité, le service d’information et de communication de la Police nationale (Sicop) assure que "le couple a invectivé verbalement et physiquement" les CRS 
["invectiver physiquement", c'est nouveau !], entraînant une vive réaction des forces de l’ordre. Et bien évidemment proportionnée...

Selon la préfecture de la Haute-Garonne, ces personnes "ont proféré des insultes à l’encontre des policiers et l’une a tenté de dérober une grenade. Les policiers ont donc été conduits à réagir, pour l’en empêcher, entraînant une bousculade et la chute des personnes, montrée par la vidéo".
Aucune plainte de la part de ces deux personnes n’avait été enregistrée ce dimanche matin.

20 interpellations.
Lors d'une manifestation des «gilets jaunes», à Toulouse. (Illustration)
Ce samedi, plusieurs milliers de personnes ont encore déambulé dans les rues de la Ville rose. Une mobilisation qui reste parmi les plus fortes de France. Elle a été marquée par des dégradations et des feux de poubelle.
Selon un bilan de la préfecture, 20 personnes ont été interpellées lors de cet acte XVI et, ce dimanche, 18 d’entre elles se trouvaient toujours en garde à vue.

Une personne en fauteuil roulant a été aspergée de gaz lacrymogène

Les consignes du ministère étaient-elles particulièrement vindicatives ? A Toulouse encore, les faits se sont également déroulés samedi 2 mars en fin de manifestation à Toulouse, peu après 18 heures, rue d'Aubuisson. Une personne en fauteuil roulant, habillée d'un gilet jaune, échange avec un membre des forces de l'ordre. La personne en situation de handicap semble vouloir récupérer une paire de lunettes de protection et un masque. Le policier refuse. Le Gilet Jaune insiste et n'obtient pour toute réponse qu'un jet de gaz lacrymogène en plein visage.  
Visage brûlé
"Le policier lui a arraché ses lunettes et son masque sans aucune raison, explique un témoin sur place. Ce monsieur n'était pas agressif et cherchait juste à récupérer son matériel. 
Les "street médic" ont dû intervenir pour le soigner tellement il avait le visage brûlé par la [bombe] lacrymogène, précise-t-il."
Un acte dénoncé par par Jean-François Mignard de la Ligue des droits de l'Homme de Midi-Pyrénées.