POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 3 janvier 2015

Immigration: la pompe aspirante de l'UE fait les affaires des passeurs

Les passeurs adaptent leurs méthodes à la législation européenne 

Un business lucratif qui n'indigne pas la gauche

Ces trafiquants d'êtres humains ont changé de stratégie et d'échelle pour rançonner toujours plus les migrants. En 48 heures, cette semaine, les autorités italiennes ont dû secourir plus d'un millier de passagers clandestins abandonnés en Méditerranée à bord de deux bateaux-fantômes.
Ce vendredi 2 janvier, les garde-côtes italiens ont hélitreuillé six hommes sur le cargo Ezadeen avec à son bord 450 personnes, mais sans équipage, à 35 km du port de Crotone en Calabre. Ils ont pu remettre les moteurs en marche et porter assistance aux passagers."Tout le monde se porte bien. On a apporté de la nourriture et de l'eau. Les gens sont calmes et on pilote le navire jusque vers nos côtés au Nord-Ouest", déclare Filippo Marini, porte-paroles des garde-côtes.
Le cargo se rendait en France
L'Ezadeen était parti, le 11 octobre, de Tartous, en Syrie, a fait escale à Chypre, le 19 décembre, et se rendait à Sète, en France. Il y a deux jours, l'Italie avait déjà dû secourir le Blue Sky M, un autre navire qui transportait 900 clandestins.

Les trafiquants ont changé de tactique

Ces deux cargos laissés à la dérive fin 2014 et début 2015 au large de l'Italie, avec au total plus de 1.500 migrants à leur bord, montrent que
 le trafic d'êtres humains a changé de braquet. Leur économie souterraine a fait prospérer les trafiquants et aux canots de pêche et autres frêles embarcations, ils préfèrent désormais de vieux navires destinés au fret ou au transport de bétail, où ils entassent plusieurs centaines de personnes qu'ils abandonnent en pleine mer pour échapper aux autorités, mettant la vie des passagers en péril.

L'agence européenne Frontex (en anglais) estime qu'un convoi entre la Libye et l'Italie avec 450 migrants à bord rapporte environ un million d'euros aux passeurs, mais cette somme peut aussi tripler. L'administration européenne dresse des constats, mais peine à endiguer le phénomène, alors que - faute de moyens -  la Marine militaire italienne met un terme à "Mare Nostrum", une opération humanitaire débutée le 15 octobre 2013, suite à la catastrophe maritime de Lampedusa, en octobre 2013. En un an, la mission a permis de secourir plus de 150.000 personnes, soit plus de 400 par jour en moyenne, et d'arrêter 351 passeurs. Elle n'a toutefois pas empêché les drames : au moins 3 300 migrants ont trouvé la mort en Méditerranée cette année.

Le 1er novembre 2014, une autre opération navale baptisée "Triton" a été lancée aux frontières de l'Europe. Elle a été confiée à Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières. Huit pays participent à cette opération : la France, l'Espagne, la Finlande, le Portugal, l'Islande, les Pays-Bas, la Lituanie et Malte. Cette aide consistera à mettre à disposition, à tour de rôle, du matériel technique et des gardes-frontières. Elle est pour l'instant jugée insuffisante par Frontex, qui estime avoir un besoin plus important en matériel technique.
Concrètement, Triton peut pourtant compter sur 21 navires, quatre avions, un hélicoptère et 65 officiers détachés par les Etats membres pour des rotations à durée variable. Triton permettra des patrouilles près des côtes, sur une zone comprenant le sud de la Sicile, les îles Pélages et la région de la Calabre, dans le sud de l'Italie. 

Les trafiquants ciblent désormais les zones de conflit

Le "printemps arabe" a boosté les affaires
Plus de 207.000 personnes ont entrepris la traversée de la Méditerranée en 2014, observe l'Agence des nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Et pour la première fois, les migrants fuyant des pays en guerre ou des régimes dictatoriaux, comme la Syrie et l'Erythrée, sont majoritaires. Il s'agit de réfugiés de guerre, plus que de migrants économiques. 
Alors que les pays frères voisins sont de plus en plus réticents à accueillir, la législation communautaire européenne exerce un fort pouvoir d'attraction. "Les Syriens fuyant les bombes partent avec femmes et enfants. Issus des classes moyennes, ils disposent de ressources financières plus importantes que les autres migrants. [Ils peuvent être] médecins, ingénieurs, commerçants. (...) Les passeurs en profitent pour augmenter les tarifs", détaille Mediapart (article payant !). La traversée de la Méditerranée peut ainsi s'élever à 6 000 euros par tête sur un cargo, d'après les estimations de Frontex.

Les trafiquants
 sont devenus des hommes d'affaires

Les trafiquants endossent toutes les responsabilités: c'est autant de moins pour l'Union européenne et les états membres... S'il est parfaitement illégal, ce business repose néanmoins sur une stratégie économique digne d'une compagnie aérienne à bas coût : des "services" supplémentaires très chers. Un trafiquant tunisien arrêté en Sicile a détaillé au Daily Beast (en anglais) quelques-uns des "suppléments" proposés aux migrants, à des prix exorbitants. De l'eau et du thon en boîte atteignent 100 dollars, tandis que gilets de sauvetage et couvertures valent 200 dollars à bord de ces bateaux surchargés. Pour voyager sur le pont du cargo, "en première classe", comme l'appelle Karim El-Hamdi, c'est au moins 200 dollars de plus et 300 dollars pour un appel grâce au téléphone satellite. "Les Syriens achètent tout. Cela a poussé les trafiquants à proposer plus", explique-t-il. 

Un autre passeur assure au Guardian (en anglais) : "Je ne suis pas un criminel, j’offre un service." C'est oublier notamment les violences subies par les passagers, dont certains racontent avoir été battus, quand d'autres évoquent des passagers poignardés et jetés par-dessus bord, rapporte Frontex.

Les trafiquants achètent des vieux cargos sur internet

L'Internet est également pointé
L'âge des deux cargos à la dérive au large d'Italie, l'Ezadeen (ci-contre), immatriculé en Sierra Leone, et le Blue Sky M (ci-dessous), battant pavillon moldave, était de plus de 40 ans. Outre les canots de pêche, les réseaux de trafiquants utilisent de plus en plus des cargos d'occasion ou des bateaux attendant la casse. Ils leur permettent de transporter plus de migrants bien sûr, mais surtout de tromper les garde-côtes qui patrouillent aux frontières maritimes. "Ces bateaux - parfois pourvus d'équipage russe - sont chers et difficiles à trouver, mais la demande est très élevée (....), évoque Antonio Saccone, responsable des études à Frontex. Cela montre à quel point ces filières sont devenues puissantes et sophistiquées."

Ces vieux bateaux sont vendus partout dans le monde, "ce qui est légal", affirme David Olsen, expert du journal maritime Lloyd's List. "Ils sont vendus sur des sites internet et même sur Ebay". Ces cargos valent "moins que le prix d'un appartement à Londres". En effet, sur plusieurs sites, francetv info a trouvé des listes de cargos à vendre : des navires de 80 mètres de long, pour moins d'un million de dollars, immatriculés à Panama, en Serbie, ou même en Norvège.

vendredi 2 janvier 2015

Le froid laisse le gouvernement Valls de glace: 6 morts et des milliers d'usagers bloqués

Les bras cassés du gouvernement sont resté "au travail", nous assurait la presse

Les ministres devaient être "joignables"


Empathie rétrospective de Valls
escorté de ses valseuses
A l'instar de Hollande, bloqué à l'Elysée par la préparation laborieuse de sa présentation des voeux 2015, les membres du gouvernement Valls devaient rester sous le coude, prêts à parer à toute éventualité. Elles n'ont d'ailleurs pas manqué, mais on ne les a pas trouvés où les Français les attendaient. Najat Vallaud-Belkacem avait disparu de la circulation, mais avait dû bénéficier d'une dispense d'astreinte pour aller fêter  Noël, fête chrétienne, en famille au Maroc. Christiane Taubira était allée réchauffer sous les 30° de Guyane ses vieux os glacés par ses déplacements parisiens à vélo. Fleur Pellerin avait disparu des radars et il ne manquerait plus qu'on la retrouvât abîmée du côté de l'Indonésie au cours de son retour aux sources coréennes! Mais ces sources-là étaient également secrètes... Une véritable équipe de France, ces Bleus-là. 

Des familles bloquées
 sur les routes par la neige

Elles attendaient la neige et elle a fini par arriver, mais les services se sont laissés surprendre... 

Près de 30 cm dans les vallées et des phénomènes localisés de pluie verglaçante! La météo avait mis en garde, mais les annonces à répétition et les promesses non tenues du gouvernement ont fait que les Français ne croient plus en rien, ni personne. Les municipalités ont bien dû jouer le rôle que la DDE n'assume pas et elles ont hébergé la plupart des vacanciers qui, sans elles, auraient été obligés de passer la nuit dans leur véhicule. Aussitôt les malheureux se sont faits pointer: tous, autant qu'ils étaient, étaient partis sans chaînes pour leurs voitures. Deux jours après le blocage de 15.000 véhicules en Savoie sur la route des stations de sports d’hiver, ces accusations ajoutées à l'incurie des préfectures n'ont pas manqué de produire une coulée de polémique.
Obnubilé par les "déséquilibrés" qu'il voit partout où des actions terroristes sont menées par des musulmans allumés, Nanard Cazeneuve, le p'tit ministre de l’Intérieur, va "mobiliser une inspection générale conjointe" aux ministères des Transports et de l’Intérieur: à défaut d'anticipation, il veut remonter aux coupables. Ainsi, le ministricule illustre-t-il résolument la remarque populaire selon laquelle la maréchaussée arrive toujours après la bataille. La préfecture de Savoie a donc spontanément prévu d’analyser la situation, dans la perspective des prochains chassés-croisés. Les vacanciers n’en attendent pas moins, la météo annonçant de nouvelles chutes de neige samedi, pour leur retour des stations. 
D'ores et déjà, les élus locaux et les responsables de stations font front commun avec les vacanciers qui estiment "avoir été prévenus trop tard" du déclenchement d’un plan hébergement d’urgence, qui au final a dégagé 14.000 places dans 85 sites. Sans avoir pour autant les lits et couvertures pour faire face au nombre, alors que des mesures de précaution étaient envisageables en comptabilisant les réservations informatisées.

Des vacanciers bloqués dans les aéroports par des grèves

La grève des hôtesses et stewards de la compagnie à bas coûts easyJet
a conduit à l'annulation de 30 % des vols mercredi 31 décembre et de 26 % d'entre eux jeudi 1er janvier, en France. Le syndical du SNPNC-FO, syndicat majoritaire, était au manche à balai, précisant que le deuxième syndicat, l'Unac, était associé au mouvement.
Les voyageurs qui le pouvaient ont changé leurs plans, mais la plupart sont restés échoués dans les aéroports: à Paris Roissy-Charles-de-Gaulle (24 annulations) et Orly (14), ainsi qu'à Lyon (20). Les autres annulations concernaient Nice (6), Toulouse (4) et Lille (2). Jeudi, le trafic était davantage perturbé à Lyon vers les stations (22 annulations), Roissy (18) et Nice (16). La compagnie invitait les voyageurs à consulter ses prévisions de vol pour vérifier si leur trajet sera assuré. 
138 vols annulés pour le Nouvel an.

Des malades privés de médecins 

La ministre de la Santé avait commencé par afficher son intransigeance en lançant qu'elle ne céderait pas aux médecins libéraux
comme elle l'avait fait, en revanche, pour les urgentistes en 24 heures. Elles ne recevra pas les organisations syndicales de médecins avant le 12 janvier, tout en se disant, le 30 janvier, ouverte au dialogue sur les modalités d'application de son projet contesté de réforme de la Santé visant le secteur libéral... 
A l'appui de cette détermination méprisante, elle faisait diffuser par la presse l'information que les médecins réquisitionnés et les médecins retraités rappelés dans les hôpitaux n'étaient pas submergés de demandes de malades. En dépit de l'ampleur de cette grève, Marisol Touraine affirmait  que "la continuité des soins est assuré partout sur le territoire". L'activité des médecins libéraux, mesurée d'après la transmission par les professionnels de feuilles de soins électroniques à l'issue des consultations, était en "légère progression" pendant la période des fêtes, en dépit de la grève des généralistes et spécialistes, selon l'assurance-maladie. Même pas mal !

Alors les médecins généralistes et spécialistes, rejoints par SOS Médecins, poursuivent leur deuxième semaine de grève et certains menacent désormais de faire la grève de la carte Vitale après le 5 janvier
Et puis, changement de stratégie: voilà que le mouvement fait mal. Touraine passe à l'offensive en tentant de dresser les patients contre leurs médecins, clamant que ne plus prendre la carte Vitale serait surtout pénalisante pour les malades. 
La ministre ne veut rien céder sur le tiers payant, principal abcès de fixation avec les médecins. "Il faut que tout le monde puisse aller chez son médecin sans appréhension, même avec des difficultés financières. C'est pour ça que le tiers payant, qui existe dans d'autres pays, est une avancée sociale. Les médecins de proximité veulent être mieux reconnus face à l'hôpital ! Or, à l'hôpital, il y a le tiers payant", a-t-elle expliqué dans Le Point, sans envisager que ce soit la mort assurée du système sous la charge de tous les malades imaginaires, avec le risque d'un déplacement du curseur des prises en charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles et assurances complémentaires aux dépens de la tranche défavorisée des Français qui gagnent trop pour bénéficier du RSA ou de la CMU et de l'ACS, mais pas assez se payer un contrat de complémentaire d'une société privée. Journée portes ouvertes tous les jours chez les médecins.
 De la même manière, Marisol Touraine reste fermée sur la hausse des prix des consultations. "La loi ne porte pas sur la rémunération. Pour une consultation de vingt-trois euros, la Sécurité sociale verse aujourd'hui l'équivalent de huit euros au médecin en rémunérations forfaitaires et cotisations sociales contre seulement cinq euros en 2012. La rémunération des actes médicaux a donc augmenté de près de trois euros dans un contexte de contrainte budgétaire", a-t-elle ajouté. Résultat: pour sauvegarder le secteur libéral, les médecins grévistes pourraient renoncer à cette augmentation, contre le statu quo sur le tiers payant. En un mot, ils opposent un niet à la nationalisation de la médecine libérale.

Six SDF morts l'espace d'un week-end

Il aura fallu
au moins 6 SDF morts de froid depuis samedi pour que le gouvernement se mobilise. Le dernier comptabilisé, avant le mot d'ordre de la suspension des avis officiels de décès, est un autre SDF, un Belge âgé de 46 ans, retrouvé mort dimanche sous sa tente à Mandelieu-la-Napoule, près de Nice (sud-est), "un décès dû au froid, combiné à l'alcoolémie", selon la préfecture locale.

"La ministre est en famille"

C'est ainsi que le cabinet de Sylvia Pinel a expliqué son silence face à la vague de froid qui n'a fait réagir aucun membre du gouvernement, ni l'Élysée, ni Matignon. 
"La ministre est en famille. Elle travaille aussi bien de chez elle. Elle a régulièrement les préfets au téléphone pour faire le point sur la situation."
Ce qui n'explique en rien, ni le ton badin, ni la méthode de télé-travail du gouvernement, ni l'absence de réaction officielle de la ministre. Or, l'hébergement d'urgence des SDF dépend du ministère du Logement dont Sylvia Pinel a la pleine et entière responsabilité en étant aussi absente que l'association DAL pourtant subventionnée. 

Les morts de sans-abri devraient concerner d'autres services gouvernementaux: outre la ministre du Logement, Sylvia Pinella secrétaire d'État à la Lutte contre l'exclusion (Ségolène Neuville) et le ministère de la Santé et des affaires sociales (Marisol Touraine) - encore elle - sont aussi injoignables qu'intouchables.

Le Premier ministre n'a réussi à en bouger que deux sur trois


Un SDF, pris au hasard (mais noir),
 pour une dizaines de "personnalités " exemplaires

Marisol Touraine n'a pas été mêlée à ce fiasco,
mais, à voir leurs mines épanouies, les deux valseuses ci-dessous se sont visiblement faites remonter.
Manuel Valls les avaient réquisitionnées pour une séance d'empathie collective auprès de SDF, démonstration qui s'est déroulée au chaud, dans les Hauts-de-Seine, devant les caméras qui les attendaient...
VOIR et ENTENDRE le service trois pièces du gouvernement:



Polémique: Piketty bafoue Hollande en snobant la légion d'honneur

Pour des motifs politiques, l’économiste Thomas Piketty a refusé la Légion d’honneur

L’économiste français Thomas Piketty a refusé sa récupération par Hollande qui voulait le faire 
chevalier de la Légion d’honneur
  
Ce faisant, l'économiste socialiste tacle le président Hollande et le gouvernement." Je viens d’apprendre que j’étais proposé pour la Légion d’honneur. Je refuse cette nomination, car je ne pense pas que ce soit le rôle d’un gouvernement de décider qui est honorable ", a lancé Thomas Piketty par communiqué." Personne ne m’avait prévenu de cette nomination, sinon je les en aurai immédiatement dissuadés", a aussi affirmé Thomas Piketty.
VOIR et ENTENDRE si comme les crevures d'i-télé on peut penser que Piketty "renonce" à cet honneur:
La secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso,  qui a proposé le nom de Thomas Piketty pour la Légion d'honneur, a "pris acte" de son refus et salué "l'excellence" de son travail. En proposant à la grande Chancellerie la distinction de chevalier de la Légion d'Honneur, la secrétaire d'Etat avait souhaité "rendre hommage au travail de recherche d'excellence mené par Thomas Piketty à l'école d'économie de Paris". "Ce travail qui bénéficie d'une renommée internationale méritait d'être distingué par la République française", a-t-elle ajouté. L'économiste avait "la liberté d'accepter ou non cette distinction" et "il a choisi de la refuser, ce dont nous prenons acte", a réagi Geneviève Fioraso, maintenant que "l'excellence et la visibilité de son travail demeurent".
L'esprit frappeur et la tête à claques
Dame Fioraso était-elle bien inspirée de flatter un auteur de violences conjugales?
La ministre de Hollande souhaitait-elle instrumentaliser la légion d'honneur à des fins de basse vengeance contre Aurélie Filippetti ? L'ex-ministre de la culture, qui s'est solidarisée d'Arnaud Montebourg chassé du gouvernement comme un malpropre en août 2014, avait porté plainte contre son concubin, Thomas Piketty, qui n'avait pas fait l'économie de coups... 
Conseiller économique de la candidate socialiste Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle 2007, Th. Piketty avait été placé en garde à vue par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) pendant plusieurs heures. Piketty ayant reconnu les faits de violence à l'encontre de Mme Filippetti et s'étant excusé, Mme Filippetti, dans l'intérêt des familles et des enfants, n'a pas donné suite à la procédure", avait-on fait valoir dans l'entourage de celle qui n'était encore que députée socialiste. L'enquête préliminaire avait été classée sans suite en septembre 2009.
L'affront du refus de l'économiste était au centre d'un débat animé par Olivier Galzi, jeudi 1er janvier sur i-télé. "On va parler d'une médaille et de son revers," a annoncé le présentateur de la tranche info du soir, avant de poursuivre : " On voulait lui épingler au veston la légion d'honneur à Thomas Filippetti... euh... Piketty, pardon, excusez-moi. Ça n'est pas du tout un lapsus, en tout cas, certainement pas révélateur," a tenté de rétro-pédaler le présentateur partisan de la succursale de Canal+, une fois  lâchée l'allusion perfide.


Pour mémoire, Lilian Thuram avait connu le même parcours pour les mêmes motifs, mais il avait accepté d'être décoré de la légion d'honneurpour d'obscures raisons, des mains du président Hollande.

Le général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur, a exprimé son "regret"
après le refus de l'économiste Thomas Piketty d'accepter cette décoration, mais jugé qu'il ne s'agit que d'une "péripétie" dans les deux siècles de son histoire, a-t-il déclaré jeudi sur BFMTV. "C'est toujours un regret de voir des citoyens ou des citoyennes qui refusent cette règle de notre communauté nationale qui consiste à dire que tel ou telle, par ses mérites éminents (...) apportent à notre pays un rayonnement particulier, et refusent notre premier ordre national", a-t-il ajouté.
La Légion d’honneur ne se demande pas, mais peut être proposée par un tiers. Les dossiers passent ensuite par la Grande chancellerie, où ils sont vérifiés, puis par le conseil de l’ordre qui délivre un avis, généralement suivi par le président de la République, Grand maître de l’Ordre, qui signe alors la série de décrets de nominations et de promotions. 

Livre écoulé à 1,5 million d’exemplaires
Le refus opposé par l’économiste intervient alors que son ouvrage 'Le Capital au XXIème siècle', a été traduit en plusieurs langues et s’est vendu à 1,5 million d’exemplaires. Ce pavé de 970 pages paru en septembre 2013, entend démontrer la tendance spontanée à une toujours plus grande concentration de la richesse entre quelques mains.
VOIR et ENTENDRE Th. Piketty débattre avec F. Hollande de la réforme fiscale:
Le livre connaît un immense retentissement international, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où ses explications sur le creusement des inégalités ont eu un écho considérable. Le livre lui a même valu d’être reçu par des conseillers du président Barack Obama.
VOIR et ENTENDRE la seconde partie de l'entretien de Piketty avec Laurent Mauduit pour Mediapart, le 19 octobre 2012: 

On comprend ainsi que l’accueil réservé au livre a été plus tiède en France, notamment de la part du gouvernement, malgré de très fortes ventes. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a fait savoir qu’il a lu le pavé et rencontrera son auteur ..." dans les trois mois".

Le cinglant refus de l’économiste suscite de vives réactions au gouvernement

C’est la manière plus que la décision qui passe mal. 
Sur France Info, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a commencé par afficher de l'indifférence, estimant que "c’est son choix. Il essaye de donner quelques conseils, ça fait partie du débat. Moi, j’en resterai à cela". Mais l'élément de langage n'a pas été entendu. Mais il ne s'est toutefois pas privé de tacler l’économiste en distinguant  un chercheur "qui a des idées intéressantes mais qui est chercheur, qui est dans son bureau, qui fait des calculs, qui a comme responsabilité une démarche intellectuelle, et la politique qui est confrontée à la réalité".

Le coup de pied de l'âne du ministère de l'Agriculture au camarade Thomas
Piketty pointait en effet ceux qui "feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe."


Un refus qui n’est pas motivé par l’humilité, riposte Thierry Mandon
Sur BFM TV, le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification, Thierry Mandon, a regretté le refus de Thomas Piketty et critiqué l’économiste sur ces idées, notamment en matière de réforme fiscale. " Cette réforme est tellement compliquée, elle est tellement globale et elle a de tels effets de redistribution entre les Français que, si on la faisait, il y aurait une protestation généralisée ", a-t-il admis à propos de l'engagement -à la légère- du candidat Hollande.
" La Légion d’honneur distingue le mérite national, c’est-à-dire ceux ou celles qui ont contribué par leur action civile ou militaire au mérite national (...) C’est bien le rôle du gouvernement et de la République de décider ceux qui sont méritants", a également justifié Thierry Mandon. 
Au final, le médiocre Mandon a jugé que ce refus n’est pas motivé par l’humilité. "Il y a deux motifs deux refus généralement", a estimé Thierry Mandon: " par humilité, parce qu’on considère que d’autres l’ont plus mérité" ou "par raison politique". " Thomas Piketty, je ne pense pas que ce soit la première raison", a-t-il persiflé.
VOIR et ENTENDRE le vachard Mandon nier tout motif politique: 

" On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche"

Quant à la secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire a critiqué sur la forme la décision de Thomas Piketty " La décision lui appartient. Après, c’est la manière de le faire. On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche AFP un 1er janvier ", a-t-elle déclaré sur France Inter.

" Peut-être qu’il confond le fait qu’une Légion d’honneur c’est une récompense pour un mérite qui est reconnu par la Nation et pas une adhésion à une politique économique d’un gouvernement."

Une décision "médiocre", selon le fameux Elie Cohen
En dehors du gouvernement, les critiques sont également de mise. Et la plus virulente vient assurément d’un autre économiste. Sur Europe 1, Elie Cohen qui a dans un premier temps estimé que son collègue avait "mérité cette Légion d’honneur : contribution exceptionnelle au travail académique et notoriété mondiale donc il a fait briller les couleurs françaises aux quatre coins du monde. Cela lui crée des responsabilités particulières". 
Il a ensuite critiqué vertement la manière dont cette décoration a été refusé. "  Il aurait pu la refuser par principe, mais la refuser en faisant une critique de l’action du gouvernement, j’ai trouvé cela médiocre".

Le pouvoir aurait-il voulu acheter le silence de Piketty qui, aux Journées de l'Obs à Bruxelles, jeudi 6 novembre 2014, déclara: "A mi-mandat, le bilan de Hollande est catastrophique"...

Sur BFMTV
, le député PS frondeur, Christian Paul, confirme une sanction politique. "Je comprends sa décision et je l'approuve, je crois que c'est une décision personnelle qui ne vise pas la Légion d'honneur. C'est un acte politique", a-t-il déclaré.


jeudi 1 janvier 2015

Voeux 2015 de Hollande: que des mots cache-misère

La "gauche molle" adopte la posture de l'audace !

2015: froideur et austérité
Président au travail ? Bureau vide

Faible lumière indirecte dans le lointain et cheminée éteinte
Drapeaux repoussés à l'arrière-plan
d'une salle glacée, chargée de dorures
, coupée du monde réél


Pour un président qui se veut volontariste et audacieux, c'est Waterloo , morne plaine !

Ils avaient promis que l’apparence du chef de l'État serait passée au peigne fin. Et en effet, lestée de plomb, la cravate de Hollande a bien indiqué la direction de la courbe de l'emploi et  la teinture de ses cheveux a résisté à la chaleur des projecteurs. Mais la cohérence de la réalité et des éléments de langage, pesamment répandu pendant la semaine qui a précédé, s'arrête là. Son bureau a ainsi fait l'objet de toute l'attention de l'équipe pléthorique de bras cassés de la communication, mais les réseaux sociaux ont pointé ce que la presse aux ordres a occulté: l'espace était rangé, voire plus dégarni que le crâne de son locataire, selon les internautes. 

Voila pour la forme.

Selon la presse dévote, Hollande aurait été "classique dans son discours", ce qui apparaît incohérent avec le propos et surtout l'image travaillée d'un "audacieux": les journalistes ne savent visiblement plus dans quel sens lui caresser le poil. 

Le Point a préféré se livrer au décryptage du filigrane.
Autant dire qu'en s'attachant à la lecture de l'illisible, l'hebdomadaire n'a pas pris le risque d'être contredit, seulement celui d'inventer du n'importe quoi. Ainsi, Hollande aurait "déjà lancé le thème de la campagne de 2017 : "Je résiste à tout" ! Puissent les Français, livrés à eux-mêmes et un brin plus exposés au "vent mauvais",  puiser en eux la même force supposée de résistance.
Avant 16h00, Emmanuel Berretta avait bénéficié de fuites officielles sur "la tonalité générale du discours." Il a pu mettre les lecteurs du site en condition: l'allocution "portera sur la capacité de notre pays à faire face collectivement à la crise et à accepter le changement dans un monde profondément bouleversé." Cette belle aptitude au décryptage prêtée aux journalistes à bac +5 s'en trouvait donc juste un peu surestimée...

Nous étions favorablement conditionnés
Si le président a péché par "excès d'optimisme (notamment face à la montée du chômage)", tandis que de moins flagorneurs y voient un manque de réalisme et clairvoyance, "François Hollande croit ressentir chez nos compatriotes cette volonté d'arrêter de peindre la vie en noir." La popularité de son ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, l'incite à croire que le pays veut que cela bouge enfin. Et Berretta ne s'était pas trompé: Hollande a en effet tenu ce langage en rapport avec le plumage présenté par Le Point, fruit d'un dur labeur d'analyse,  en milieu d'après-midi, on l'a compris. Ne restait plus que le filigrane ...

Ca vous aura échappé, mais Le Point assure que le 31 décembre, "ses communicants ont continué leur plan de re-présidentialisation" 
d'un homme qui stagne depuis plusieurs mois sous les 20 % dans les sondages. Le Point ne croit donc pas au sondage Odoxa publié par Le Parisien (qui ne sont pas suspects de malveillance), selon lequel Santa Claus aurait favorisé"un regain de popularité pour Hollande et Valls," le 14 décembre. 

L'hebdomadaire diffuse gravement les éléments de langage élyséens. 
"Le choix du bureau présidentiel, sa pompe, sa majesté, son symbole, affirme-t-il avec l'assurance de plaire à son maître, est le couronnement de cette stratégie nécessaire mais insuffisante pour redonner un peu de lustre au chef de l'ÉtatLes réseaux sociaux, dont Jérôme Béglé se désolidarise, se sont très vite enflammés sur "un détail" omniprésent (sic) qui a échappé aux communicants sélectionnés sur leur incompétence: le bureau derrière lequel François Hollande avait pris place était désespérément vide. Pas un dossier, pas un ordinateur, pas un téléphone, ni même un stylo... Un élément de décor qui suscite beaucoup de moqueries... Passons à l'essentiel, c'est-à-dire au contenu, évacue le rédacteur en chef du site Lepoint.fr... "Après l'inversion de la courbe du chômage, boulet qui pèse au pied [les deux] de François Hollande, et le pacte de responsabilité perdu dans les sables des interminables compromis syndicaux, patronaux, législatifs et administratifs, l'Élysée devait reprendre la main." Réponse en filigrane...

Une antienne pour hypnotiser son auditoire



Pourquoi pas ce terme religieux chez un dévot qui fut pourtant chroniqueur littéraire à Paris Match et auquel les "illettrés" de Gad et d'ailleurs, chers à Macron, préfèrent "anaphore", certes sévèrement connoté depuis 2012...
Les voeux ont donc consisté à adresser "un message de confiance et de volonté". Hier, réforme territoriale, pacte de responsabilité, compte pénibilité (qui sera nécessairement simplifié par les entreprises bénévoles), plan européen de relance de 315 milliards d'euros, et demain "plan numérique à l'école", "droit de mourir dans la dignité", (petite) réforme fiscale, service civique, conférence environnementale... Ouf ! Béglé ne manque pas de souffle. 


François Hollande s'est montré volontaire. En quoi? Béglé n'a manifestement rien vu dans sa boule  en filigrane, mais il répète toujours bravement les éléments de langage de l'Elysée, sans obligation de révélation de ses sources. 

"Pour ceux qui en doutaient, il confirme qu'il mènera sa mission jusqu'au bout." 
Est-il à l'écoute du pays et est-ce vraiment le voeu général ?

Il s'est posé en rassembleur d'une société menacée par les conservatismes et les populismes. Bref, du classique arrosé d'une sauce d'optimisme et de confiance. Comme le serpent Kaa dans Le Livre de la jungle, il espère que son antienne hypnotisera son auditoire, commente Béglé...

Neuf minutes pour ne pas dire grand-chose. 

C'est le moment où parle ce filigrane filigrane: "sauf qu'une musique est en train d'émerger depuis quelques semaines, celle d'un président courageux, qui résiste à tout et à tous."
Une progression dramatique en gros sabots par un pro de la presse pharisienne. Béglé tente une conclusion imparable, citant cette phrase : "J'ai tenu bon malgré les difficultés."
Mieux que lui, avec un mérite autrement plus grand, ce sont les Français qui tiennent bon malgré les difficultés, n'en déplaise à son auguste égocentrisme. Au final et en 9 minutes, Hollande s'est souhaité une année meilleure, mais il n'a rien à faire du sort que ses réformes sur le papier voient véritablement le jour dans les faits.  
VOIR et ENTENDRE  (sans obligation) 9 minutes de verbiage:


Elysée: le cabinet de François Hollande s'est vidé

Que reste-t-il du cabinet originel à mi-mandat?

De nouveaux départs au cabinet de Hollande, version toilette sèche

François Hollande se voit sans cesse contraint de remanier son cabinet.
Ce n'est pas le seul cas de découragement au sommet de l'État. La directrice de cabinet de François Hollande, Sylvie Hubac, jette l'éponge: elle a abandonné ses fonctions "à la fin de cette année."  En poste depuis mai 2012, membre de la promotion Voltaire de l'ENA, comme le président de la République et conseillère d'État, Sylvie Hubac a repris sa liberté et sera remplacée par le préfet Thierry Lataste à partir du 5 janvier. A 60 ans, l'homme a été directeur de cabinet de Manuel Valls au ministère de l'Intérieur. Dans le passé, il a aussi participé à la négociation de l'accord de Nouméa en 1998, puis a été Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie. Constance Rivière, auditrice promue maître [maîtresse?] des requêtes au Conseil d'État, conseillère au cabinet du président de la République, à 33 ans,sur les questions d'administration et service public, va, de son côté, monter en grade, après seulement un an à l'Elysée et sans aucune expérience professionnelle. Elle est nommée directrice adjointe du cabinet. 

L'Élysée a aussi annoncé le départ de Philippe Léglise-Costa, membre du pôle diplomatique de l'Élysée, a souhaité être déchargé de ses fonctions au cabinet du Président de la République", a expliqué l'entourage du président. F. Hollande l'a recasé avec la charge de "conduire une réorganisation du suivi des affaires européennes afin de renforcer la cohérence de l'action du gouvernement dans ce domaine, les échanges avec les institutions européennes, ainsi que les liens avec tous les acteurs concernés". 

Ce mouvement intervient quelques mois après le vaste remaniement du mois de juin. À l'époque, quelques jours après le départ de Pierre-René Lemas, secrétaire général, une demi-douzaine de conseillers avait quitté la présidence de la République. David Kessler, chargé de la Culture, Thierry Rey, conseiller en charge des Sports et Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint, avaient pris le large vers la banque Rothschild pour se constituer une rente.

Qui reste-t-il de l'équipe de mai 2012?


A son arrivée à l'Élysée, François Hollande avait installé une équipe de proches, avec Pierre-René Lemas et Sylvie Hubac sa directrice de cabinet. Les deux étaient issus de la promotion Voltaire de l'ENA. Avec eux, Philippe Leglise-Costa incarnait son monsieur "Europe", avec le succès que l'on sait, mais il a rapidement cristallisé une large part des critiques sur la soumission de Hollande à l'Union européenne.

Parmi la trentaine de collaborateurs, 
 Aquilino Morelle, un proche d'Arnaud Montebourg, a été viré de son poste de conseiller politique, comme son modèle, mais pour consommation excessive de biens de consommation élyséens et de cirage, ainsi qu'abus de brosse à reluire sur son lieu de travail. Depuis, le petit marquis a quitté le sommet de l'État au milieu d'une polémique sur ses relations avec des laboratoires pharmaceutiques et sur son train de vie aux dépens du prince. Il menace maintenant de publier un livre annoncé comme une véritable bombe à fragmentation. 

Le principal conseiller diplomatique était Paul Jean-Ortiz, décédé à l'été 2014.
 

Face à la pénurie, F. Hollande a rappelé son ex-secrétaire général adjoint, qui n'est autre que... Emmanuel
Macron, dont il a fait son ministre de l'Économie, en remplacement du précédent, Arnaud Montebourg, lequel avait fait de la "gauche molle" son âme damnée. 

Les abandons de poste à la présidence de la République laissent Hollande désemparé. A la presse et à la communication, François Hollande avait choisi Christian Gravel, les (larges) oreilles de Manuel Valls. Mais il a lui aussi quitté l'Élysée pour rejoindre le Service d'information du gouvernement. (SIG). 
Le responsable de la cellule web, Romain Pigenel ne gère plus non plus l'agenda du chef de l'État.
Hollande avait nommé le préfet Pierre Besnard chef de cabinet en mai 2012. Parti aussi, en juillet 2013, pour devenir préfet des Hautes-Alpes. 

Parmi ceux qui restent, Hélène Le Gal, madame "Afrique" de François Hollande, ainsi que son collègue Emmanuel Bonne, Constance Rivière, qui est donc montée en grade, le professeur Olivier Lyon-Caen, conseiller santé et recherche médicale, Michel Yahiel, conseiller social, et une petite poignée d'autres conseillers mineurs. Mais la grande majorité de l'équipage initial a quitté le pédalo.

Voeux 2015: le PCF propose aussi le "changement maintenant": du déjà vu !

Le PCF propose aussi le "changement maintenant": du déjà vu !

Le Parti communiste français (PCF) a décidé de terminer l'année 2014 sur le ton du sarcasme

2013-2014-2015: copié-collé de 
voeux pour rien

Via une vidéo reprenant des spots publicitaires connus,
 le  PCF associé à Jean-Luc Mélenchon a publié, mercredi, ses voeux pour 2015.

Ainsi les visages de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen sont superposés à deux personnages vantant les mérites d'un site de rencontre: évocation de la rupture de Hollande avec Montebourg, Hamon et Filippetti, ainsi que de sa séparation avec Sylvie Hubac, Philippe Léglise-Costa, chargé de la diplomatie européenne à son Cabinet, David Kessler, chargé de la Culture, Thierry Rey, conseiller en charge des Sports, Pierre-René Lemas, secrétaire général de l'Elysée, et Aquilino Morelle ou suggestion implicite que le PS ne fait pas de belles rencontres?

Quant à son Premier ministre, Manuel Valls clame son amour à sa banque sous le regard surpris d'un chien.

En 2015, changeons la politique par CN-PCF

Hollande au bord du gouffre
Enfin, une publicité pour du café est détournée pour donner le rôle du compagnon éconduit à François Hollande. "Tu peux faire un vœu", lance le chef de l'Etat à celle qui apparaît comme le symbole de son électorat. "C'est fait !" lâche-t-elle, indifférente à la dérive du continent sur lequel François Hollande est assis.

Libération propose une rétrospective des voeux 2014 du PCF

Le quotidien socialiste des privilégiés de la gauche ne s'est pas risqué à une rétro des voeux 2014 de Hollande...
Allez savoir pourquoi !
De là à dire que les communistes adressent des voeux malveillants au président de la République, il n'y a qu'un pas, écrit lexpress.fr, tout chiffonné.

2013, des voeux déjà mordants


Le ton était grinçant. Dans une vidéo intitulée
"En 2013, rallumons les étoiles", postée le 20 décembre, le PCF et le Front de gauche adressent leurs vœux au Président de la République. 

Sous forme de zapping, la vidéo épluche les promesses de François Hollande pendant la campagne présidentielle, des promesses non tenues. "La culture sera sanctuarisée", déclare le chef d'État au début de la vidéo. "Sanctuarisé ? ", s’interroge le parti communiste, qui ajoute "moins 4,3% pour la culture". 
Les extraits de discours de François Hollande sont accompagnés de rires ajoutés, à la manière d’un sitcom. Culture, santé, finance, droit de vote des étrangers, TVA … de nombreux dossiers sont abordés dans cette vidéo de quatre minutes, signée Franck Mouly, le responsable web du parti communiste.
La gauche a la culture de la vacherie.

Cette parodie des traditionnels vœux présidentiels s’achève sur
un constat plus grave : "1500 emplois détruits chaque jour, ça nous fait pas rire. A toutes et à tous, une bonne année de luttes", peut-on lire. 
Réactions d'alors
Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a qualifié la vidéo de "clip de mauvaise foi, mensonger et caricatural", avant d’appeler les communistes à ne pas "se tromper d'adversaire" jeudi 27 décembre. "Ce clip est une honte pour ses auteurs. Il ne met pas seulement en cause le Président de la République, il ignore délibérément l'action menée depuis huit mois au service des Français", avait-il encore déclaré dans un communiqué. 
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a répliqué, dénonçant quant à lui le 28 décembre une "réaction totalement disproportionnée d'Harlem Désir", estimant que ce clip vidéo 'incitant à "rallumer les étoiles' ", ne méritait "en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde".

La droite, comptait les points. Sur Twitter, plusieurs personnalités, comme Jean-Pierre Raffarin et le député UMP Lionel Tardy, se sont exprimées sur la vidéo :