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samedi 30 mars 2019

L'argent du Gabon perçu par Libération met dans une colère noire les salariés du journal

Les prétentieux de Libé ont de gros besoins: ils se sont mis dans une méchante affaire 

Le Parquet National Financier a ouvert une enquête

Résultat de recherche d'images pour "Liberation Joffrin"

Cette enquête préliminaire du PNF porte sur des mouvements de fonds liés à l’organisation par le quotidien d’un forum à Libreville au Gabon, en 2015. La Lettre A, a fait cette révélation mercredi 27 mars : c'est une publication numérique quotidienne consacrée aux actualités politique, économique et médiatique en France. Publiée à Paris par le groupe de presse Indigo Publications, elle se donne pour objectif de décrypter les réseaux de pouvoir et d'en dévoiler les coulisses.

La direction de Libération prise le doigt dans le pot de confiture
La rédaction du quotidien des hommes d'affaires Bruno Ledoux, propriétaire du siège du journal, et Patrick Drahi, président-fondateur du consortium (luxembourgeois!) Altice (Groupe l'Express, dont L'Express, L'Expansion, L'Etudiant, mais aussi BFM ou Free) a convoqué une réunion de crise dès le matin du mercredi 27 mars pour l'après-midi passée en assemblée générale portant sur des mouvements de fonds liés à l’organisation par le quotidien d’un forum au Gabon, en 2015. Ce forum visait à associer Libération à un plan de communication d’Ali Bongo, "pour redorer son blason", selon Laurent Mauduit (Mediapart).
Le producteur de cinéma (financeur de films encensés par Libération, le Groupe L'Express et BFM) Bruno Ledoux, héritier de la Société minière et métallurgique de Peñarroya (Metaleurop), est président du conseil de surveillance du journal et son ex-femme est la suppléante de Gilles Le Gendre (LREM) et actuel cornaque des députés soumis du parti du président dans la deuxième circonscription de Paris, rive gauche (parties des 5e, 6e et 7e arrondissements riveraines de la Seine)..
Et, fait exceptionnel, mais mineur, Laurent Joffrin, le directeur de la publication, en première ligne et fusible usager de 66 ans, n’a pas publié sa chronique quotidienne. Il a perdu de sa sérénité de vieux bonze boudeur et susceptible.

Résultat de recherche d'images pour "Pierre Fraidenraich et Evelyne Diatta-Accrombessi"
Selon la lettre spécialisée, L. Joffrin (ci-dessus à gauche) et l’ancien directeur opérationnel Pierre Fraidenraich (ci-dessus à droite), qui a démissionné jeudi, à la suite de ces révélations, de son poste de directeur général de la chaîne BFM Business, ont été entendus par les enquêteurs. Ces derniers travaillent sur des pistes d’éventuels faits de blanchiments, de surfacturations et de détournements de fonds.
Ce forum tombait à point nommé, alors que le journal, racheté par l’homme d’affaires boulimique mais endetté Patrick Drahi, restait en difficulté. En 2015, Libération connaissait des "problèmes de trésorerie" avérés : le journal avait bouclé l'année avec un résultat net négatif de 3,2 millions d'euros. Situé à l'extrême gauche lors de sa création, le journal bénéficie aujourd'hui de subventions de la part de l'Etat français des contribuables français.

La justice soupçonne que le contrat initial est entaché par des irrégularités et des montages financiers offshore suspects. 

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Depuis plus d'un an, les présidents autoritaires Macron et Ali Bongo opèrent un rapprochement entre Paris et Libreville 
Libération aurait accepté ce contrat de 3,5 millions d’euros passé dans le dos de la rédaction et versé pars les autorités gabonaises  pour l’organisation de ce forum
Résultat de recherche d'images pour "Liberation Joffrin"
Durant l’assemblée générale, Joffrin a reconnu  avoir "vaguement" entendu parler, de par sa position, mais sans "être au courant", d’un tel contrat, ne l’ayant jamais vu. L’idée du forum est venue de Pierre Fraidenraich, un ancien du Groupe Canal+, racontent plusieurs sources anonymes, qu'il serait temps de vérifier: le service 'CheckNews' de Libération ne se flatte-t-il pas d'avoir déjà "répondu à 3068 questions" ?

Des combines frauduleuses pour maintenir les niveaux de salaires et le train de vie du journal.
Le contrat a donné lieu, pour Libération, à un versement de 450.000 euros, "en accord avec la société des journalistes et personnels de Libération", somme qui a fait réaliser au journal un profit minime", racontent deux cogérants, Clément Delpirou et Laurent Joffrin

L'essentiel de la somme - 3 millions - a été versé à la société mère du quotidien, en 2015, sa holding PMP (société Presse Media Participations), alors majoritaire dans le capital du journal. Pour les deux cogérants, ces fonds "ont servi à combler le déficit du journal".

Les salariés étudient une motion de défiance contre la direction.

Ali Bongo Ondimba sur les marches de l'Elysée, sous la présidence de François Hollande
lors d'une visite officielle en France, en 
septembre 2015
Hautement politisés, les journalistes et salariés ont également publié un texte mercredi, rappelant s’être opposés à l’organisation d’un tel forum "dans un pays non démocratique et à son financement par un régime autoritaire et opaque". Ils avaient obtenu la présence d’ONG (Transparency International et Reporters sans frontières, RSF) et d’opposants intérieurs au régime, ainsi que la promesse que le journal n’en tirerait aucun bénéfice.

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Est-ce encore vrai ?
Quatre ans plus tard, ils constatent que les promesses n’ont pas été tenues. Selon les cogérants, l’enquête diligentée en interne a révélé que 450.000 euros de commissions ont été versés à "un intermédiaire". Selon plusieurs sources, il s’agit de Nadine Diatta, une Sénégalaise, directrice de l'agence de communication N2D Conseil International, très bien introduite au palais présidentiel de Libreville : elle est la sœur d’Evelyne Diatta-Accrombessi, épouse de Maixent Accrombessi, un homme d’affaires béninois, ami et directeur du cabinet du président gabonais Ali Bongo Ondimba jusqu’en 2016.
Mis en examen l’année suivante en France pour "corruption" et "blanchiment en bande organisée",  Maixent Accrombessi a été écarté du premier cercle du pouvoir, même s’il conserve le titre de "haut représentant" d’Ali Bongo. Contactée, Nadine Diatta minimise son rôle dans le forum et ne souhaite pas s’exprimer. 
La France de Jupiter fait également une large part aux conseillers et élus issus de la "société civile". 

Le groupe BFM éclaboussé avec les époux Fraidenraich

Tous à Libération disent découvrir, effarés, un autre fait révélé par l'enquête : les "intérêts personnels d’un manageur de l’époque avec les milieux d’affaires gabonais", selon la cogérance. En effet, des documents du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, au cœur du scandale des 'Panama Papers' – révélé par le Consortium international de journalistes d’investigation dont Le Monde est partenaire –, montrent que la société familiale de Pierre Fraidenraich, 'Dino Jo' (active depuis 7 ans, implantée à Paris 16e et présidée par son épouse, Marie-Amélie Fraidenraich, 49 ans), avait investi, en janvier 2015, dans la chaîne de télévision de divertissement fondée par Evelyne Diatta-AccrombessiEDAN 
Résultat de recherche d'images pour "Evelyne Diatta-Accrombessi"(acronyme de Evelyne Diatta-Accrombessi Network), une chaîne de télévision financée à hauteur de 5 millions d'investissement par le groupement de partenaires africains et européens et diffusée sur Canal+ (filiale du groupe Vivendi détenu par Bolloré) et sur CanalSat, lancée le 24 mars.

N’était-ce pas un conflit d’intérêts évident ? 
Contacté, M. Fraidenraich, nommé à la direction opérationnelle du journal Libération en mars 2014 mais qui est DG de BFM Business depuis juillet 2016, ne répond pas. "Cette participation a été depuis cédée sans aucune contrepartie que ce soit. Je n’ai jamais perçu la moindre rémunération ni touché de dividende d’EDAN"a-t-il déclaré à la Lettre A. Or, en 2015, EDAN a rémunéré la société de Nadine Diatta pour des prestations diverses. 
Les salariés de Libération devaient se retrouver jeudi à 13 heures pour débattre d’une éventuelle motion de défiance.

Le même jour, le directeur général de BFM Business, Pierre Fraidenraich, a donné sa démission. 
Pierre Fraidenraich a annoncé son départ après des révélations sur les conditions de l’organisation du forum de 'Libération' au Gabon, lorsqu’il en était directeur opérationnel. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron a Las Vegas"Une espèce de levée de fonds qui rappelle l'opération du candidat Macron à Las Vegas, par l'entremise de Muriel Pénicaud, alors directrice de l'organisme public Business France, lors du Consumer Electronics Show dans le Nevada), le 7 janvier 2016.

vendredi 29 mars 2019

Gilets jaunes: le maire juppéiste de Bordeaux dramatise l'Acte XX a priori et discrimine

En annonçant une journée "apocalyptique", Nicolas Florian sème la peur et attise la colère

Le successeur du macronien Alain Juppé "décrète la ville morte demain" samedi
Image associéeSe disant "très inquiet de ce qui pourrait se passer", il se révèle en fait inapproprié à la fonction. A défaut de sérénité, il transmet ses angoisses en demandant aux commerçants de "baisser leur rideau pour se protéger" et aux Bordelais de "rester chez eux". La préfecture de Gironde - qui est en concertation - met en garde contre des "risques avérés de dégradations et de violences" pour l'acte 20 des "gilets jaunes". 

"C'est une journée qui peut être apocalyptique", s'alarme le successeur d'Alain Juppé. Le maire de Bordeaux Nicolas Florian appelle habitants et commerçants à faire de la capitale girondine une "ville morte" samedi, pour l'acte 20 des "gilets jaunes". Ainsi fracture-t-il la ville, dressant une partie de la population contre l'autre, alors que les juppéistes? alliés de Macron? ne cessent de clamer avec lui que le mouvement social s'essouffle...
Florian a déjà atteint son niveau d'incompétence.
"Je décrète la ville morte demain à Bordeaux. Je suis très inquiet de
ce qui pourrait se passer. On nous annonce [fake news ?] des centaines de casseurs, de gens qui sont là pour en découdre", a-t-il déclaré devant la presse, vendredi 29 mars, sans crainte de manipulation de l'opinion. "Je demande aux commerçants de baisser leur rideau pour se protéger, et je demande aux Bordelaises et aux Bordelais de rester chez eux afin de permettre aux forces de police de faire leur travail et qu'on ne prenne pas le risque d'un accident", insiste M. Florian. A Nice, jusqu'à plus ample informé, le risque est venu d'une charge de la police aux ordres de Castaner et Macron...
Contre l'ivresse, le maire de Bordeaux casse la bouteille de Petrus 

Florian fait-il de la prévention ou de la politique politicienne ? "J'ai bien conscience que (cet appel) dramatise la situation, mais je préfère prévenir, alerter", explique-t-il. "Je n'ai pas envie d'avoir des drames humains derrière des drames matériels". Le maire appelle les "gilets jaunes dits de bonne foi [l'ensemble de la population appréciera le distinguo discriminant] à prendre bien conscience maintenant de leurs responsabilités", car "s'il n'y a pas de défilé des gilets jaunes en ville, il n'y aura pas de casseurs, pas de black blocs".
Bordeaux menacé par des Stukas, des Iliouchine Il-2 ou des sauterelles

Depuis le début de la contestation, mi-novembre, la Bordeaux de Juppé et de Ford-Blanquefort reste un fief des Gilets jaunes". Chaque samedi, la ville à elle seule rassemble plusieurs milliers de manifestants. Les rassemblements sont régulièrement ponctués de heurts en fin de journée : le contexte social de suppressions d'emplois y exacerbe la colère sociale. Ce qui paraît contradictoire à l'homme de la rue qui entend dire "en même temps" que l'affluence a baissé ces derniers week-ends : un peu plus de 2.500 manifestants - selon la préfecture ! - samedi dernier seraient négligeables !). Pour cet Acte XX, les manifestations ayant été interdites à Toulouse, ville plus rouge et noire que rose, des appels sur les réseaux sociaux invitent les Toulousains à se joindre au défilé de Bordeaux. Et le nouveau maire panique...

Le maire inspirera la peur, bien que la préfecture déploie ses effectifs 

Fait inhabituel, la préfecture de Gironde est en alerte rouge, mettant en garde contre la "volonté manifeste de certains groupes, violents et très déterminés, de provoquer d'importants troubles à l'ordre public et des dégradations ce samedi dans le centre-ville, et de se confronter aux forces de l'ordre". 
Dans un communiqué publié vendredi matin, les commerçants sont appelés à "prendre des mesures de précaution particulières", en retirant notamment de la voie publique tout ce qui peut "faire office de projectile". 

Comme pour chaque samedi, la préfecture a publié des arrêtés d'interdiction de manifester dans une longue liste de rues et places du centre, encore élargie, ainsi que de transporter ou vendre toute forme de produits d'artifice, carburant au détail ou autres produits inflammables.

La préfecture et le maire ne pointent pas l'autre manifestation interdite.

Comme à Paris, quand Macron était à la neige et Castaner en boîte, plusieurs mobilisations auront à Bordeaux, samedi. Or, les terroristes de la préfecture et de l'hôtel de ville ne mettent pas en garde contre la CGT-Ford qui a lancé un appel à manifester dans la rue, le même jour que les Gilets jaunes. 

Contre "la loi anti-casseurs" et "pour la liberté de manifester", une convergence des luttes, le syndicat d'extrême gauche et plusieurs branches de SUD, syndicat révolutionnaire trotskiste animé par Philippe Poutou, seront mobilisés

En revanche, le "village jaune citoyen", organisé depuis deux samedis en bord de Garonne, sans incidents mais sans grande affluence, a de nouveau été autorisé. 
La manifestation des professionnels de l'Education nationale est également autorisée.

Jeudi, plus d'une centaine de commerçants se sont rassemblés rue Sainte-Catherine, la grande artère piétonne de Bordeaux, pour dire leur "ras-le-bol" de la casse des samedis. 
L'extrême gauche s'expose-t-elle à des interpellations et des condamnations ?

Gilets jaunes : le pouvoir et sa presse devront tenir compte des interdictions de manifester et des ambitions annoncées des manifestants

Les Gilets jaunes ne visent pas un score record de participation

Ce samedi 30 mars, l'Acte XX du mouvement social des Gilets jaunes sera une nouvelle fois entravé par de nombreuses interdictions de manifester. 
Des «brassards blancs» encadrent les manifestants lors de l’acte 9 de la mobilisation des «gilets jaunes» à Paris.
Après avoir reproché l'absence de service d'ordre aux Gilets jaunes,
La Voix du Nord, méprisante, écrit, le 12 janvier: 
"A Paris, des Gilets jaunes affublés (sic) d’un brassard blanc
ont encadré les manifestants lors de l’acte 9 de la mobilisation
"
Ils étaient 40.500 sur tout le territoire lors de l'acte XIX, samedi 23 mars, selon le ministère, partie prenante, et si les événements se multiplient sur les réseaux sociaux pour fédérer les Gilets jaunes en France, les participants devraient logiquement être encore moins nombreux ce samedi, vu les interdictions qui leur sont imposées. 
Ainsi, dans la capitale, les Champs-Elysées seront encore une fois interdits aux manifestants et l'opération Sentinelle sera maintenue près de certains sites sensibles - tel le palais présidentiel ou l'Assemblée nationale à majorité macronienne - pour dissuader les Français en colère contre la politique de Macron par un affichage de la force militaire.

Plusieurs interdictions préfectorales brideront les manifestants en régions

Les juges exercent leur pouvoir sans laxisme
Éric Drouet condamné : il devra débourser 1500 euros, pas de prison avec sursisA la veille de l'Acte XX, l'un des chefs de file des Gilets jaunes, Eric Drouet, a été condamné ce vendredi 29 mars à 2.000 euros d'amende, dont 500 avec sursis, pour manifestations non-déclarées.
Un rassemblement pourrait néanmoins partir de la place de la Bastille.

Outre Paris, les interdictions gouvernementales s'abattent également à Toulouse sur la place du Capitole, ou à Rouen, dont le centre-ville sera interdit aux "gilets jaunes". 
A Avignon, où un "appel national" a été lancé, on se prépare également à recevoir d'éventuels casseurs d'extrême gauche. Ainsi, la gare sera fermée aux révolutionnaires se réclamant du 'Black bloc', et le Palais des papes protégé.
Le Huffington Post -groupe Le Monde (Niel et Pigasse)-  reproche
aux Gilets jaunes leur service d'ordre à Paris,
d'anciens combattants pro-Russes dans la zone frontalière du Donbass entre Russie et Ukraine 

Certaines figures du mouvement, comme Maxime Nicolle ou Jérôme Rodrigues, ont, quant à eux, déclaré qu'ils se rendront à Bordeaux.

La dégradation de radars, un manque à gagner de 660 millions d'euros pour Bercy

660 millions d'euros de dégâts, mais une économie de 500 millions pour tous les automobilistes...

Depuis juillet et la mise en oeuvre de la décision de réduction de la vitesse prise par l'Edouard,
 les anti-80km/h déchargent leur colère sur les radars. 

Un radar tagué dans les Pyrénées-Orientales, le 30 novembre 2018.
Une grogne qui touche l'Etat au porte-feuille. Or,  ce même Etat établit un rapport malveillant de cause à effet avec l'augmentation de la mortalité routière en janvier et février, bien que la mobilisation des Gilets jaunes ait éclaté en novembre... Le 28 mars, l'AFP titre "Sécurité routière: début d'année 2019 alarmant en France", citant Castaner : "Le 1er mars 2019, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait déclaré que 75% des radars avaient été dégradés". L'agence de presse française remet ça le lendemain : "2019 a débuté avec deux mois "dramatiques" de rebond de la mortalité routière".

Une hausse que l'exécutif impute principalement aux Gilets jaunes. 


L'exécutif dramatise le sujet

En plus des vies perdues, ces destructions coûtent cher, insiste l'AFP, reprise par tous les media paresseux, adeptes du "copié-collé" complaisant au pouvoir qui les subventionne et accorde un abattement fiscal de 7.650 eurs à ses journalistes . 
"On parle de la facture pour les assureurs, mais la facture pour la collectivité est dramatique, insiste Emmanuel Barbe : c'est d'abord des morts et c'est aussi entre 500 et 600 millions d'euros, 40 millions de réparations des radars et environ 500 millions de non-recettes, qui ne vont pas financer les routes", a dénoncé jeudi 28 mars le délégué interministériel à la Sécurité routière,nommé en Conseil des ministre et placé sous la responsabilité du ministre de l'Intérieur sus-nommé....

Selon Les Echos, le manque à gagner pour le budget de l'État sur 2018 et 2019 est de plus de 660 millions d'euros. Le groupe LVMH tient cette information du ministère de l'Economie et des Finances. Selon Bercy, les pertes de recettes s'élèvent à 209 millions d'euros sur 2018, par rapport aux 928 millions d'euros provisionnés. Sur l'année 2019, elles devraient atteindre 455 millions d'euros, soit presque la moitié de ce qui avait été annoncé (1,04 milliard). A ceci doit s'ajouter le montant des réparations, souligne par ailleurs le quotidien économique. 

Quelles conséquences pour les automobilistes ?

L'Etat, relayé par la presse du groupe LVMH, assure que les automobilistes subiront  - "rapidement" - les conséquences de telles dégradations. Une partie des recettes des radars vient en effet alimenter le budget de l'Afitf, l'agence finançant les infrastructures de transport. 
Ce budget assurait-il la sécurisation des "points noirs" avant novembre 2018 ? Précisément pas, puisque Edourad Philippe a voulu compenser les insuffisances de l'AFITF par des réductions de vitesse, avec des radars associés...

Les Echos insiste pesamment par ailleurs sur le manque à gagner d'autres institutions sur des recettes des radars : l'Etat a renoncé sur 65 millions qui devaient servir au désendettement, le budget de la Sécurité routière a été réduit de 57 millions d'euros et les recettes allouées aux collectivités locales ont été réduites de 60 millions d'euros.

jeudi 28 mars 2019

Européennes 2019 : Macron tente de "reverdir" avec la liste LREM menée par Loiseau

Loiseau fait-elle le printemps ?

La liste de l'Elysée pour les élections européennes était l'invitée de BFMTV et RMC, dès ce jeudi matin

L'oiseau vert est une espèce forestière endémique de l'île de La Réunion.
Il supporte mal la présence de congénères et peut se montrer agressif.
La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission après avoir été investie mardi en tête de la liste LREM aux européennes, avec l’écologiste Pascal Canfin en deuxième position, mardi soir, lors d’une soirée où les 30 membres ont été révélés.
Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019.

Le directeur de campagne, Stéphane Séjourné
- un ex-socialiste et ancien conseiller parlementaire d'Emmanuel Macron (sans avoir jamais eu aucun mandat électif) au ministère de l'Economie - est en 7e position, et Gilles Boyer  le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe - un proche d'Alain Juppé qui, comme lui, a échoué dans toutes ses entreprises politiques  -, est en 12e position. 
Pascal Durand, qui a été secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) de 2012 à 2013 - successeur de la très radicale Cécile Duflot -, est en 18e position. Cette caution écologiste est-elle une garantie de même valeur que celle de François de Rugy au gouvernement ? Alors la transition écologique et la planète n'ont rien à y gagner.

A peine a-t-elle démissionné du gouvernement, puis été officiellement nommée tête de la liste 'Renaissance' (
La République en marche, LREM) pour les élections européennes que Loiseau niche déjà sur BFMTV et RMC : elle s'était invitée dès ce jeudi matin à l'émission 'Bourdin Direct'. 
Nathalie Loiseau a lancé l'élément de langage que les organes de presse et les élus serviles vont répandre dans nos campagnes :  l'écologie "sera l'un des axes principaux" de sa campagne. En pleine crise sociale, cette orientation politique ne prétend pas apaiser la colère des plus défavorisés.

"Ca ne sera pas le seul, mais c'est l'urgence, c'est la première urgence. L'urgence climatique, c'est maintenant", a-t-elle récité. "C'est le défi à relever. On sait qu'il faut le relever au niveau européen, on sait que le changement climatique ne connait pas les frontières, on sait qu'il faut faire plus", a développé la désormais ex-ministre chargée des Affaires européennes, dont la démission du gouvernement pour mener à bien la campagne a été actée mercredi par l'Elysée. Elle ne sait pas que, depuis Hollande, l'anaphore est une figure de style maudite.

"On l'a dit: notre objectif c'est zéro carbone en 2050. C'est facile de le dire, maintenant il faut y arriver. Ca veut dire que les moyens européens doivent accompagner la transition écologique, beaucoup plus que ce qu'ils ont fait aujourd'hui", a précisé Nathalie Loiseau. La tête de liste a par ailleurs indiqué qu'"aucun accord commercial" ne serait signé avec les Etats-Unis s'ils ne reviennent pas dans l'Accord de Paris sur le climat.


La tête de moineau a donné le signal du "feu à volonté"


Et Nathalie Loiseau de s'en prendre bille en tête à sa rivale dans les sondages, évoquant les dernières européennes, celles de 2014. "J'ai été deux ans ministre des Affaires européennes; je n'avais personne sur qui m'appuyer à Strasbourg [révèle l'ex-socialiste]. Le premier parti de France en 2014, aux dernières européennes, c'était le Rassemblement national, qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque", a-t-elle rappelé.




Son arrogance macronienne lui fait mépriser le travail de ses amis eurodéputés juppéistes sortants.
"Les Français, ont envoyé au Parlement européen des gens qui ont voulu vivre de la politique, vivre de l'Europe, mais qui n'y ont rien apporté."
Pense-t-elle à Renaud Muselier, Tokia Saïfi, Alain Lamassoure ou Philippe Juvin ?


Résultat de recherche d'images pour "NATHALIE lOISEAU""Ca affaiblit la France, ça affaiblit les intérêts des Français. Moi je n'ai pas envie que ça dure; mon objectif, c'est de reprendre du poids, de faire en sorte que les Français voient leurs intérêts et leurs attentes défendus au Parlement européen", a promis Nathalie Loiseau.


Gilets jaunes : un député propose de suspendre le RSA des "casseurs"

Ce député de l'Aveyron veut frapper l'ultra-gauche, mais la police ne les attrape jamais

La question se posera quand Castaner les interpellera... 

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Les "casseurs" anarcho-révolutionnaires sont-ils des Français "démunis" ?
Arnaud Viala et plusieurs députés LR ont déposé une proposition de loi visant à suspendre le versement du RSA aux manifestants auteurs de dégradations.

Leur proposition de loi frapperait parmi les plus démunis les plus exaspérés. Déposée le 20 mars, et signée par 22 autres parlementaires, elle suggère tout bonnement de suspendre le Revenu de solidarité active (RSA) aux personnes interpellées pour des dégradations ou violences en marge de la mobilisation des Gilets jaunes.

Le RSA devienda-t-il un moyen de museler les plus défavorisées?
Le président du Conseil départemental du Nord a déjà proposé que dès début 2019 soit expérimentées les sanctions contre les bénéficiaires du RSA refusant plus de deux propositions d’emploi dans leur domaine de compétence. Jean-René Lecerf, qui a annoncé en décembre 2015 qu'il ne renouvellerait pas son adhésion au parti Les Républicains, voulait sanctionner les bénéficiaires de ce revenu minimum qui refuseraient "plus de deux propositions d’emploi dans le secteur de domiciliation et le domaine de compétence de la personne". 

Ont-ils estimé le nombre d'activistes d'ultra-gauche concernés ?

Nord : bientôt des sanctions contre les allocataires du RSA refusant trop d’offres ?Seraient  touchés au porte-monnaie les casseurs "amateurs", dits "opportunistes".  Il n’est pas tolérable que des citoyens français, bénéficiant de prestations sociales, puissent dégrader des biens publics ou privés et s’en prendre aux forces de l’ordre dans l’intention de porter atteinte à leur intégrité physique. La suppression du RSA pour les personnes reconnues coupables de tels faits permet de leur infliger une sanction lourde, aussi bien matérielle que morale, pouvant les empêcher de recommencer", dit le texte déposé. 
Et si ils sont insolvables, puisque leurs fins de mois sont plus que prématurées? Les révolutionnaires de l'ultra-gauche peuvent compter sur la solidarité révolutionnaire, mais les autres ?


Pour les éventuels bénéficiaires du RSA, ces députés proposent "une suspension maximum d’un an"… 
Les 22 signataires laissent le soin au Conseil d’Etat de déterminer les conditions d’une suspension, pour tenir compte notamment des charges de famille de la personne incriminée.
Un bon nombre des activistes du Black bloc viennent d'Allemagne ou de Belgique. Qu'ont prévu pour eux nos législateurs agiles ?