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lundi 4 novembre 2019

Mal-logement à Marseille : Macron est (très) loin d'avoir versé l'aide de l'Etat promise

Le compte n'y est pas : seulement 17 millions d'euros versés par l'Etat sur les... 240 promis

"Je ne lâcherai pas les Marseillais?" avait déclaré Julien Denormandie.
 
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"Promesse tenue du ministre du Logement", s'était empressé de commenter RTL lorsqu'il s'était déplacé... 8 mois après le drame de la rue d'Aubagne où deux immeubles s'étaient effondrés dans la cité phocéenne. Il était en visite le lundi 15 juillet, Julien Denormandie, un proche de Macron, avait promis une aide pour la rénovation de la ville et lutter contre l'habitat indigne

Le 5 novembre 2018, deux immeubles vétustes s'effondraient à Marseille, faisant huit morts aux 63 et 65 rue d'Aubagne. Un mois plus tard, le ministre du Logement, Julien Denormandie, avait promis une aide de 240 millions d'euros pour la ville portuaire qui, pendant 33 ans, fut celle de Gaston Deferre, mais sous un strict contrôle de l'Etat.

Un an après, seuls 17 millions d'euros "auront été payés ou engagés par l'Anah (agence nationale de l'habitat) pour la rénovation de Marseille", admet lundi 4 novembre une source proche du ministre.
 "Cela a permis de prendre en charge des mesures d'urgence pour les familles du centre-ville, le lancement des études pour les opérations de rénovation de l'habitat dégradé du centre-ville ou encore des travaux d'urgence sur les copropriétés dégradées", s'est néanmoins félicité ce proche du ministre. Les 240 millions seront versés "sur dix ans", précise maintenant cet anonyme. 

Interrogé sur Europe 1 lundi 4 octobre, le ministre du Logement a annoncé la création d'une société de rénovation de l'habitat à Marseille, dont l'État sera actionnaire. "Cette structure ne fera que ça : racheter des immeubles insalubres, les rénover et les remettre sur le marché", a détaillé Julien Denormandie qui a assuré que cette structure "sera opérationnelle dans les tous prochains mois".

"Depuis un an, nous avons géré l'urgence aux côtés des collectivités", a estimé le ministre. "Mon deuxième objectif est d'enclencher la reconstruction de Marseille - une tâche entreprise depuis de nombreuses années déjà par la municipalité que le ministre ne peut ainsi spolier de son bilan - et la réhabilitation de ces logements", a poursuivi le ministre. 
L'habitat indigne instrumentalisé par Denormandie l'était déjà - le jeune ministre venu de Paris le sait-il - au temps du maire socialiste Gaston Deferre à la mairie... La rue d'Aubagne est connue pour de nombreux restaurants maghrébins et africains à prix modiques, ainsi que pour des boutiques de produits (artisanat, épices, fruits secs, céréales,…) provenant des pays méditerranéens, africains ou asiatiques.
Lien PaSiDupes : "Immeubles effondrés à Marseille : un député LREM instrumentalise la tragédie" (Alors que Macron n'a pas fait le déplacement, Saïd Ahamada fait de la polémique politicienne.

L'ampleur du problème de logement insalubre à Marseille était connu des autorités, note le député LREM des Bouches-du-Rhône, Saïd Ahamada, qui a bien dû poser une question au gouvernement (QAG) dans ce sens, intervention qui est passée inaperçue... ")

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Après le drame de la rue d'Aubagne, des milliers de personnes vivant dans des immeubles frappés d'arrêtés de péril ont été évacuées. 
Selon la mairie, plus de 3.000 personnes, résidant dans plus de 356 immeubles, ont été évacuées en un an. Trois cents (10% des sinistrés) résident encore dans des hôtels et sont en attente d'un relogement définitif. 
Aujourd'hui encore, 4.000 immeubles relèveraient de l'habitat indigne dans la ville, selon la Fondation Abbé-Pierre. Ainsi, à l'approche des municipales, l'opposition de gauche à Marseille n'hésite-t-elle pas à exploiter les drames humains à des fins politiques:

Les aides de l'Etat vont à nouveau à la Seine-Saint-Denis, malgré son économie souterraine en pleine expansion et de multiples plans de soutien

A Bobigny, jeudi, lors du déplacement d'Edouard Philippe à la préfecture de 
Seine-Saint-Denis.
Pas moins de cinq ministres accompagnaient Edouard Philippe 
à la préfecture de Bobigny, jeudi 24 octobre

"Le gouvernement au chevet de la Seine Saint-Denis : 23 mesures pour relancer l'attractivité du département," titre Europe 1, le 31 octobre dernier. Le premier ministre Edouard Philippe était même à Bobigny ce jeudi pour présenter le plan d'aide du gouvernement en faveur de la Seine-Saint-Denis. En revanche, ni Philippe, ni Denormandie n'a osé se montrer à Marseille pour la commémoration du 5 Novembre 2018: suffit-il que les media lui accordent une couverture compassionnelle de pré-campagne électorale ?
Parmi les 23 mesures attendues, une prime de 10.000 euros pour attirer et fidéliser les fonctionnaires masochistes (policiers, enseignants...)C'est l'une des mesures phares du plan d'aide de l'Etat en faveur de la Seine-Saint-Denis, département qui cumule déjà toutes les formes d'aides - dont des installations de services publics -, à fonds perdus.  

Passer cinq ans dans le département est une mesure, inspirée du rapport d'un député Les Républicains, qui veut inciter les fonctionnaires à rester en poste plus longtemps dans le département. Pour toucher cette prime de fidélisation, l'agent devra donc passer au moins cinq ans en poste en Seine-Saint-Denis. "Les policiers, comme les profs, sont souvent trop jeunes", observe un élu. "Et les juges d'instruction ne restent pas assez longtemps pour bien connaître leurs dossiers". Autant d'éléments insuffisants pour assurer la continuité du service public.  L'argent sera alors versé en une fois, après cette période de service effectif accompli. 

"L'annonce de cette prime est une bonne nouvelle," se réjouit Erwan Guermeur, secrétaire départemental SGP Police Seine Saint-Denis. "A condition qu'elle concerne l'ensemble des policiers qui exercent dans le département le plus criminogène de France". Son syndicat réclamait depuis longtemps une prime spécifique pour les policiers du 93.
 
Mais "cela ne suffira pas pour fidéliser les agents sur le territoire", regrette-t-il. L'autre priorité selon lui, ce sont "les conditions de travail". "Il n'est pas rare, en 2019, qu'un commissariat se retrouve sans véhicule disponible ou que les équipages n'aient pas de radio pour pouvoir transmettre avec leur station directrice."

Le plan, "du sur mesure," selon un conseiller du premier ministre, prévoit tout de même la rénovation de... deux commissariats : Aulnay-sous-Bois et Epinay-sur-Seine. 150 policiers supplémentaires seront également recrutés pour traiter plaintes et procédures, c'est-à-dire devant des ordinateurs et toujours pas pour assurer une présence visible et dissuasive sur le terrain. 

Mais d'autres secteurs recevront également une aide de l'Etat, en exclusivité pour la Seine-Saint-Denis, notamment celui de la santé. Plusieurs hôpitaux vont être rénovés et les médecins recevront une aide pour s'installer en Seine-Saint-Denis. 

Pour lutter contre la pauvreté - dont il faut croire qu'elle ne frappe pas Marseille, malgré le contexte d'agitation politique de son quartier meurtri autour du 5 novembre 2018  - le gouvernement doit annoncer le renforcement des contrôles des logements insalubres. Pas de quoi relever tous les défis, reconnait-on à Matignon, mais une façon "de réaffirmer la présence de l'Etat" dans ce département et à quatre mois des municipales.

vendredi 5 janvier 2018

"Apporter un toit à tous" : pourquoi Macron prend-il des engagements qu'il ne peut pas tenir ?

Macron sait qu'il ne peut réaliser sa promesse aux sans-abri


Il a pourtant réitéré sa volonté d'"apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri"

Le château de Chambord (Loir-et-Cher), photographié en avril 2017.
Anniversaire du président Macron au château de Chambord

En exprimant une résolution hors de portée, Emmanuel Macron a donné un faux espoir aux 4 millions de personnes de sans abri, mal logées ou sans logement personnel en France (SIPA), selon la Fondation Abbé Pierre
Lors de ses vœux, Emmanuel Macron a renouvelé son engagement "d'apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans-abri". Une promesse déjà formulée pendant l'été, quand le président avait déclaré ne plus vouloir d'ici à "la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues".  

Le chef de l'Etat a estimé que le gouvernement "s'était beaucoup engagé" sur le sujet. Mais ses affirmations  lui valent à chaque fois les critiques des associations qui lui reprochent son manque d'action en la matière. 

Dimanche soir, devant les Français, il a reconnu qu'il y avait "beaucoup à faire". En effet, son engagement est borderline de la provocation pour les 4 millions de mal-logés

Première donnée : le nombre de sans-abri fixe augmente en France, depuis huit mois qu'il pérore. 
"En 2012, l'Insee recensait déjà plus de 140.000 personnes sans domicile. Aujourd'hui, après 5 ans de socialisme, elles sont plutôt autour de 200.000.  
Et surtout, beaucoup de personnes défavorisées sont à la frange, hébergées soit chez des tiers, soit dans la famille. De la marge, ils peuvent se retrouver à la rue et "arriver au 115", explique Eric Pliez, président du Samu social. 

Le profil des personnes mal logées a également changé

Le mal-logement sévit partout
"On note une augmentation de la proportion des familles avec enfants qui appellent le 115", observe Florent Guéguen, directeur-général de la Fédération des acteurs de la solidarité, avant de poursuivre : "C'est un changement majeur du visage de la grande exclusion, puisqu'on est clairement sorti du modèle assez classique d'une personne sans abri comme un homme seul, isolé et un peu âgé. 

Défaillance du système d'hébergement d'urgence 
Le 22 décembre dernier, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, soulignaient l'action du gouvernement pour venir en aide aux plus démunis. Ainsi, 9.000 places supplémentaires en hébergement d'urgence ont été ouvertes dans le cadre du plan hivernal, soit 13.000 de plus que l'an dernier à la même période, précisaient les deux ministres.
Le parc d'hébergement d'urgence s'élève au total à 140.000 places, auxquelles viennent s'ajouter 80.000 places réservées aux demandeurs d'asile. 

Insuffisant, répondent les associations. "On est très loin d'avoir un système capable de proposer une place à toute personne qui sollicite un hébergement et qui est en situation de détresse. Au mois de novembre, sur des grandes villes comme Paris, Lyon ou Lille, on a constaté qu'entre 60 et 80% des demandes d'hébergement qui sont formulées au 115 n'obtiennent pas de solutions d'hébergement", explique ainsi Florent Guéguen.

Le président du Samu social dresse le même constat : "Il manque au moins 3.000 places en Ile-de-France", révèle-t-il.
Il estime que les places créées pour l'hiver "devraient être pérennisées". Dans le dispositif actuel, les personnes qui sont hébergées cet hiver vont se retrouver de nouveau à la rue au 31 mars, date qui marque la fin du plan hivernal.


"Il y a un deuxième problème : la fluidité. C'est un système dont on ne sort pas. On a des gens qui restent bloqués: autour de 25% de travailleurs pauvres se trouvent dans les hébergements, alors qu'ils devraient être dans des logements", analyse-t-il encore.
Là aussi, le changement du profil des personnes qui se retrouvent sans abri joue. Sur les places disponibles en hébergement d'urgence, "l'immense majorité est dédiée aux hommes seuls et aux couples sans enfants, alors qu'il y a de plus en plus de familles. Cela interroge sur l'inadaptation du parc d'hébergement" à la nouvelle réalité du terrain, note le directeur-général de la Fédération des acteurs de la solidarité. 


La promesse du "zéro SDF" sera-t-elle à Macron ce que l'inversion de la courbe du chômage a été pour Hollande ? 

Ces faits soulignent l'irresponsabilité de l'engagement pris par Emmanuel Macron, comme celui de son mentor socialiste, le 9 décembre 2012. A savoir, inverser la courbe du chômage "d'ici un an". "Je n'en dévierai pas. Non par obstination, mais par conviction. C'est l'intérêt de la France", avait lancé l'ancien président socialiste. Une promesse ambitieuse et au-dessus de ses forces.

En période de reprise de la croissance, la promesse "zéro SDF" devrait devenir accessible, quand la crise économique et financière de 2008 en fit soudain une chimère.
Lors de la campagne présidentielle de 2002, Lionel Jospin bénéficiait de circonstances favorables et avait fixé, comme ligne de mire, la fin du quinquennat. Un engagement qui était rapidement devenu un "objectif idéal", qu'il n'aura finalement jamais eu l'énergie de mettre en œuvre.
En 2007, Nicolas Sarkozy était tout aussi sincère sur le même type de promesse. "Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid", avait-il ainsi déclaré. Trois ans plus tard, la crise avait frappé et 141.500 personnes étaient sans domicile fixe en France métropolitaine début 2012, soit une progression de près de 50 % sur 11 ans, selon les chiffres de la Fondation Abbé Pierre.
Or, en 2017, même si la France est à la traîne des pays européens, le contexte économique a changé et Macron a ses promesses sociales à réaliser. Le début de quinquennat est le moment idéal à saisir...


"On n'a pas vu vraiment sur le terrain de concrétisation de ce type de grande déclaration", commente Florent Guéguen, 

La ministre du Logement
était écologiste


avant de poursuivre : "Avec la déclaration du président, on est un peu dans le même processus. Ce qui est dommageable, c'est qu'il y a un vrai décalage entre la parole présidentielle et les décisions qui sont prises." En effet, dans le projet de loi de finances pour 2018, le gouvernement a réduit le budget dédié au logement social de 1,7 milliard d'euros, passant de 18,3 milliards en 2017 à 16,5 milliards d'euros en 2018. Et sa majorité de députés godillots issue de la "société civile" n'a pas manqué de la voter sans état d'âme.
Ce qui autorise même Castaner
, chef de ce parti présidentiel, d'assurer, contrairement aux associations, que Macron a tenu sa promesse.

jeudi 15 octobre 2015

Recrudescence des expulsions, dénonce DAL désabusé

"Le gouvernement et les autorités sont intraitables", accuse Droit au logement

L'association 'Droit au Logement' organisait ce jeudi un rassemblement pour protester contre la recrudescence des expulsions,
à l'approche de la trêve hivernale.  

En octobre, sous la pression des bailleurs et des huissiers, les expulsions se multiplient,
car c’est la dernière ligne droite d’ici à la trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars.  Une pratique "brutale et massive", selon l’association Droit au Logement, qui constate une recrudescence depuis deux ans. Entre 2013 et 2014, les jugements d’expulsion pour impayé ont progressé de 5%, s’établissant l’an passé à 126.440. Les expulsions effectivement réalisées avec le concours des forces de l’ordre sont aussi en nette hausse (+15%), avec un nombre de 11.600 en 2014. 

"Le gouvernement et les autorités sont intraitables", souligne Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL. Pour se faire entendre, l’association organisait ce jeudi après-midi un rassemblement à deux pas de l’Elysée. "La ministre du Logement, Sylvia Pinel, est inexistante et ne veut plus nous recevoir
A Matignon, on se heurte à un mur, donc on a décidé d’aller voir directement le président de la République", dans le but de lui remettre une pétition signée par plus de 6.000 personnes revendiquant "l’arrêt des expulsions", ainsi qu' "un logement digne pour tous".  

Les people habituels du DAL étaient présents. 

La comédienne nantie 
Josiane Balasko interpelle les autorités sur leur "durcissement", "alors qu’on a voté pour le contraire en 2012".
 
Le comique Christophe Alévêque s’en prend aux media. Selon lui, la presse - la CGT - s’intéressent davantage aux "chemises déchirées" d’Air France - "des problèmes de chippendales" (sic)- qu’aux familles expulsées ces dernières semaines. 

L’exemple de Romainville a particulièrement choqué. 
Le 13 octobre, la famille Diassiguy de onze personnes a été évacuée de son logement dans la cité... Gagarine après l’intervention d’une vingtaine de CRS envoyés par la préfecture, malgré l'activisme des voisins, des membres de l’association de défense des intérêts des habitants de Gagarine, Spoutnik et de l’association Droit au logement (Dal). Moctar, l'un des enfants, parle d’une action "inhumaine" et précise que ses frères et soeurs doivent désormais dormir dans des voitures ou chez des voisins. 
DAL : expulsion très violente ce matin de la famille Diassiguy & ses 9 enfants - locataire HLM de l'OPH Romainville, cité Gagarine ! La famille avait épuré sa dette locative ! Les habitantEs mobilisés sont aussi très choqués ! RDV aujourd'hui 17h pour exiger leur réintégration & la libération immédiate du vice-pdt de l'asso des locataires spoutnik-DAL HLM interpellé et tabassé !! RDV 17h Batiment J cité Gagarine (métro mairie des lilas & bus129 arrêt Fort de Romainville).Plus que jamais, "Messieurs-Dames les Autorités" : STOP EXPULSIONS, RELOGEZ! IL Y A URGENCE!http://stopexpulsions.wesign.it/fr(ami-e-s des expulsé-e-s, expulsables, mal logés, sans toit : signez l'Appel et faites circuler svp)Images brutes tournées par les voisin-e-s de la cité et les militant-e-s du DAL sur place.https://www.facebook.com/sareem.bade/videos/10208354856414689/?pnref=story
Posted by Sareem Bade on mardi 13 octobre 2015
Pourtant, rappelle le DAL, 2,6 millions de logements sont aujourd’hui vacants dans le pays. L’association réclame leur "mobilisation" ou "réquisition". Elle espère aussi, comme l’explique Jean-Baptiste Eyraud, que les autorités avanceront la date du début de la trêve hivernale, ce qui bloquerait de facto les expulsions. 
La maire DVG de Romainville, Corinne Valls, cadre territorial de 58 ans et d'origine espagnole, est une ancienne élue du PCF (adjointe au maire communiste précédent, chargée de... l’urbanisme à partir de 1995), puis d'EELV, et vice-présidente chargée des transports et des déplacements du département de Seine-Saint-Denis (9.3), et suppléante du député, président de l'Assemblée nationale...Claude Bartolone.
Fazia, 46 ans, fait partie de ces Français sous le coup d’une procédure. 
Avec son mari - invalide comme elle - cette habitante de Boulogne-Billancourt habite et ses quatre enfants vivent à six dans un F4. Pas facile en effet de trouver de grands appartements pour familles nombreuses. Mercredi, elle a reçu une convocation au commissariat en vue de son expulsion. "Je n’ai pas dormi de la nuit, se plaint-elle. Après avoir vu les images de Romainville, forcément, on a peur," commente-t-elle.

D’autres manifestants souffrent de mal-logement,
 
et pas tous immigrés ou clandestins. Sur les listes d’attente pour accéder au logement social, ils ont l’impression de ne pas pouvoir imaginer d’avenir dans l'habitation adaptée dont leur pays d'origine. Fela, 33 ans, vit avec son époux et ses trois filles dans une pièce de… 20 m². Cela fait des années qu’elle patiente pour un hypothétique relogement par la mairie de Paris. "C’est infernal, j’ai l’impression que ça va durer encore longtemps."

Seuls les témoignages de femmes sont sollicités.  Une autre, qui ne veut pas donner son prénom, raconte ses années de pérégrinations d’un hôtel à l’autre et qu’elle habite dans un hôtel du XVIIIe arrondissement, dans lequel le Samu social de Paris l’a orientée : 420 euros de loyer mensuel pour deux pièces de 14 et 9 m². Et pourtant, elle travaille parfois dans un supermarché, alors que son mari est déménageur et veilleur de nuit. "Mes trois enfants ont grandi à l’hôtel, rage-t-elle. Mon fils me dit que je lui ai gâché son rêve d’enfant, celui d’avoir une chambre à lui.Rêves d'immigrants déçus, malgré les aides et allocations sociales et l'accueil scolaire (notamment au collège Abbé Houël).

Une gauche bien peu sociale

Corinne Valls indique que la famille ne sera pas relogée par Romainville Habitat, car, en plus des impayés de loyers (une dette de loyer s’élevant à 9 220 €), elle fait actuellement l’objet d’une procédure pour "troubles du voisinage". DAL avait, quant à lui, indiqué le 5 octobre que de nouvelles actions de soutien seraient organisées dans les jours suivants.
Mardi soir, des militants du Dal ont perturbé le conseil communautaire d’Est à Ensemble à Romainville.

Compte tenu de la pénurie d'habitations à loyers accessibles et bien qu'elle approuve le principe de ce droit, Ségolène Royal estime que la réforme du gouvernement "n'est pas applicable":  "c'est une forme de tromperie", assurait-elle dans Le Monde du21 janvier 2007. Et dans un discours du 11 février 2007 devant les militants socialistes, François Hollande avait tourné en ridicule pour son irréalisme la reconnaissance du droit opposable par le gouvernement.
Et encore, les réfugiés syriens et irakiens n'avaient pas encore déferlé. 

lundi 30 juillet 2012

Hollande a livré le ministère de l'Intérieur à un franc-maçon

Les franc-maçons noyautent le gouvernement Ayrault
Pourquoi un simple petit député-maire immigré naturalisé (Evry, 52 000 habitants), plus au centre qu'à gauche, inconnu au niveau national en 2008, est-il invité à participer aux réunions du groupe Bilderberg si ce n'est pour poursuivre sa formation ?

Manuel Carlos Valls a été initié au Grand Orient de France (GODF), où il fréquentait la loge 'Infini maçonnique' , celle de l’ancien grand maître Alain Bauer (qui deviendra le parrain du second de ses fils), et de Stéphane Fouks mais le ministre de l’Intérieur aurait quitté la franc-maçonnerie il y a dix ans.

Son appartenance à la franc-maçonnerie mettra Manuel Valls extrêmement mal à l'aise
, lors d'un entretien, et sa seule échappatoire sera de ridiculiser les journalistes, tout comme leurs questions. 

Sa face cachée
Un ambitieux très agressif qui ne sait nullement se maîtriser.
Autres frères franc-maçons assumés et ministres:
Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale
Michel Sapin, ministre du Travail
Jean Yves Le Drian, ministre de la Défense
et Victorin Lurel

Le ministre des Outre-Mer de Hollande et Zayrault, ex- président du Conseil régional de Guadeloupe, a été initié en 1988 au Grand Orient de France et fréquente la loge "Acacia des Tropiques" (à l’Orient des Abymes). En novembre dernier, il a accompagné François Hollande au siège parisien de l’obédience lorsque le candidat socialiste a été auditionné en " tenue blanche fermée ".

Sinon, à gauche, outre Jean-Luc Mélenchon (candidat des communistes, mais ancien socialiste), il faut encore citer François Rebsamen ou Corinne Lepage.

Et au côté de Bayrou, on trouve un conseiller écouté,  l
'ancien sénateur et membre de la Cour des comptes, Alain Lambert, qui est de la même loge où est née la mystérieuse CIU. 

Homme de réseaux, Valls est aussi membre de l'association Le Siècle créée  par d'anciens résistants réunis pour faire se rencontrer les " élites " pour et mieux se connaître au-delà du clivage gauche-droite. 

Il y cotoie des journalistes (Arlette Chabot,  Emmanuel Chain (journaliste, producteur pour la télévision)Jean-Marie Colombani (journaliste, ancien président du journal socialiste Le Monde)Michèle Cotta (journaliste, ancienne directrice de France 2), les frères Olivier et Alain Duhamel (politologue, chroniqueur à RTL), Michel Field ( Europe 1)Franz-Olivier Giesbert(Le Point)Denis JeambarLaurent Joffrin (ancien grand manitou de Libération passé à Nouvel Observateur)), ainsi que d'autres ministres socialistes (Aurélie Filippetti, Yamina Benguigui, Pierre Moscovici et Marisol Touraine) outre François Hollande...

L'extrême gauche pro-palestinienne reproche aussi à Valls de citer Robert Badinter à tout propos, de refuser de braquer Israël et de prendre la parole au CRIF.


A Nantes, tous les administrés de Ayrault subventionnent les loges maçonniques

Le versement d'une subvention de 400 000 € par le maire socialiste pour rénover et agrandir un immeuble où se réunissent les francs-maçons de sept loges soulève les interrogations de ses administrés. 




Le projet immobilier d'aménagement et de rénovation de l'immeuble cossu du 33 rue Jean-Jaurès prévoit notamment de créer un espace culturel ouvert au public: prosélytisme laïc ?


Certains s'inquiètent en effet de la dimension publique ainsi donnée à des locaux dédiés à des organisations secrètes et ne correspondant pas à leur philosophie de discrétion.



Les francs-maçons du Grand Orient et de la Grande Loge de France n'ont pas de problème de mal-logement.
L'intitulé du dossier, le dernier inscrit à l'ordre du jour, est peu transparent: " disposition diverses à caractère budgétaire et financier ", une demande de subvention sollicitée (en deux versements de 200 000 €) par l'Association fraternelle d'études sociales (Afes) pour l'immeuble du 33, rue Jean-Jaurès. Il s'agit de " requalifier et restructurer les espaces utilisés par l'Afes et de créer un espace culturel de rencontres, de conférences, d'expositions et de documentation ouvert au public et aux associations ". Les travaux sont estimés à 1,3 M € (voir ci dessous), alors que l'on accorde que 115 000 € à deux crèches.
La gauche sociale et laïque a des choix exemplaires !

mardi 24 avril 2012

Mélenchon ou Hollande, c'est bonnet rouge et bonnet rose

Electeurs nauséeux de gauche, ne lisez pas ! 

 

Parlez plus pour gagner moins d'électeurs : 11,5  malheureux pour cent

Les sondeurs éclairés (ou obscurantistes) lui en promettaient 16 ou 17 !
Heureusement que  bêtise et haine ne sont pas plaies mortelles !
Et il y a des révoltés professionnels qui ont voté pour lui, drapeau rouge - faucille & marteau, au poing. Et s'apprêtent à voter contre la finance et les riches, mais pour Hollande...

Les révélations du  Canard enchaîné sur Mélenchon nous en disent plus que Mediapart ....

Mélenchon, défenseur des sans culottes et des sans papiers,   chantre du mal-logement, ne veut pas que l'on sache comment il vit. Mais le voilà  démasqué !
 

Mélenchon, candidat exemplaire et homme public qui vit  de l'argent public ? 

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Source - Le Canard enchainé :
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Monsieur Mélenchon possède un minuscule appartement dans le 15ème à Paris.
Il ne fait "que" 218 m2, une chambre de bonne, somme toute, mais pas sous les comble ! Le seul vrai combe à ce niveau, c'est  son évaluation par "im mo consult" entre 1,4 million et 1,5 millions d'euros, une misère !
On comprend mieux son irritation contre le coût des loyers, le temps d'un passage éclair mais tonitruant sur une estrade de salle des fêtes de quartier défavorisé

Puis, il a hérité d'une chaumière en Dordogne, sur un terrain de 1,4 hectare de 9 pièces et dépendances .
Evaluée à sept cent dix mille euros. Les nantis, ce sont les autres, puisqu'il n'a pas les moyens de se payer une Rolex, à la différence de Julien Dray. Collectionneur défavorisé de montres de collection, rares et coûteuses, il donnerait presque à penser que Mélenchon a raté sa vie !

Il a aussi hérité de sa tata  un studio à Deauville avec vue sur mer, mais qu'il faut bien entretenir et c'est une lourde charge pour ses modestes moyens...
Estimation au plus juste : deux cent vingt mille euros !
Pour finir, le candidat des communistes a besoin de trois voitures, une vieille 206, une C6 exclusive Citroën à 44000 euros, et une clio pour aller faire les courses... et les photos de presse. Ce n'est pas du luxe pour un homme de cette qualité, diront les commentateurs militants.
Sauf qu'il n'a pas son permis: c'est ballot !

 Si on fait marcher la calculette, on arrive à   DEUX MILLIONS QUATRE CENT SOIXANTE CINQ MILLE EUROS (2.460.000 €, ou si vous préférez, plus de 16 millions de Francs ),  sans compter la 206 !

On comprend pourquoi un homme aussi normal et modeste qu'Hollande (lien PaSiDupes) puisse trouver  Mélenchon infréquentable jusqu'à l'entre deux tours de la présidentielle !


Sauvons les riches !


Et de l'audace,
il n'en manque pas !
Quant à François Hollande,
est-il moins trouble



Amis smicards, ouvriers, chômeurs,Rmistes,paysans et classe moyenne, quand vous saurez , vous apprécierez, d'autant qu'en prime, vous lui avez donné votre bulletin de vote...

Sans compter les revenus du travail de député européen, ainsi que les salaires de ses différentes fonctions d'élu de la République qui,  avec les versements complémentaires de subventions pour frais divers (!), s'élèvent modestement à : 139.785 EUR par mois !
Assez pour mettre un peu d'essence dans la C6 ?

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Un grand patron est tenu de publier le montant de ses revenus, le président a accepté de rendre publics ses comptes- que le député René Rosières épluche- voluptueusement, mais un Mélenchon, représentant du peuple, plus que quiconque en tant que proche des communistes, de la CGT et de la FSU- bien que vivant de l'argent des contribuables, se soustrairait à cette transparence citoyenne ? Hélas, il faut se faire -ou non- une raison, la gauche refuse le droit de regard du peuple et sa notion très personnelle et totalitaire de la transparence confine à l'opacité. Prenez Olivier Besancenot sur  son vélo, habillé par La Poste et le travailleur à temps plein peinera à voir en lui le nanti qu'il est, car la vie privée d'un trotskiste,  tel Cambadelis ou Moscovici, c'est la bouteille à l'encre. Noire.

Mais cela ne serait pas si grave, si il n'y avait pas autant de gens qui gobent leurs paroles en se fiant à l'apparence.

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Mélenchon contre la publication de son patrimoine
 
Par Europe1 (publié le 26 mars 2012 à 10h23)

Mais il veut bien que celui de Marine Le Pen le soit: mdr !

Jean-Luc Mélenchon se déclare, lundi, hostile à une transparence totale de son patrimoine.

Dans un entretien à La Croix, il assure ne pas être " un homme public, mais un homme privé avec des activités publiques " ! Ca sent l'argumentation de l'ex-prof de philosophie.

Ou encore : "Je suis favorable au contrôle du patrimoine des élus par un organisme indépendant. Il n'y a pas de raison que ces informations se retrouvent sur la place publique. La transparence ne doit pas être une exigence névrotique. "

M'est avis qu'il est aussi contre les caméras de video-surveillance... parce que les honnêtes gens qui n'ont rien à dissimuler ne les voient pas d'un mauvais oeil... 

Alors, camarades, le Jean-Luc vous a bien roulés dans la farine ? 
Ce n'est  pas une raison pour s'entêter à voter à gauche.

Cocus une fois, mais pas deux ?
C'est ce qu'on dit: Hollande vous attend avec sa bonne bouille de notaire véreux. Ca ne change rien, ni maintenant, ni pendant cinq ans.