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lundi 15 février 2016

"L'immoralité" de certains nouveaux ministres, dénoncée par Jack Lang

L'ancien ministre de Mitterrand prend ses distances avec Hollande

E
n dénonçant "l'immoralité" de nouveaux membres du gouvernement,
Jack Lang vise nommément l'altermondialiste Emmanuelle Cosse 


Faute de grives, Hollande mange des merles, telle l'ex-porte-parole d'Europe Ecologie-les Verts nommée jeudi lors d'un remaniement qui relèvedu "replâtrage," selon l'ancien ministre socialiste, lundi sur France Inter. 

Président de l'Institut du Monde arabe, cette figure du double septennat de François Mitterrand (1981-1995) a ironisé sur la "French touch" de Hollande en matière de gestion gouvernementale. "On a un génie particulier : en quelques heures, entre deux portes, on change un gouvernement", a-t-il taclé. "En Allemagne, on prend deux mois; ils sont sérieux, solides. Ici en France, tout à coup il y a un truc qui craque et puis on change deux ou trois têtes. D'où le sentiment d'un replâtrage."

Jack Lang a pointé l'instabilité ministérielle du gouvernement Valls

Elle s'est en effet soldée par la succession de trois ministres de l'Education, trois ministres de la Culture et trois ministres du Logement en trois ans, incompatible avec la nécessité de réformes.
Il a souligné que le remaniement de jeudi n'était pas nécessaire et qu'il aurait suffi "d'aménager à la marge" le gouvernement après la nomination du chef de la diplomatie Laurent Fabius à la présidence du Conseil constitutionnel.

"Plus grave encore dans ce remaniement, c'est l'immoralité de certains personnages, qui hier étaient les contempteurs les plus durs du président de la République et du gouvernement (...) et aujourd'hui s'installent dans leurs fonctions comme si de rien n'était", a souligné l'ancien ministre.
"Alors j'espère qu'au moins ils vont être solidaires", a-t-il poursuivi, plutôt que de se comporter comme des joueurs de ffotball, tel Serge Aurier (PSG) qui, dans un tchat sur l'application Periscope, a traité son entraîneur de "fiotte". "Il faut en effet que Mme Emmanuelle Cosse sache, comprenne qu'un gouvernement c'est une équipe et donc qu'elle tire dans le même sens."

L'ex-secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, qui s'est mise en retrait de son parti, est entrée au gouvernement avec deux autres écologistes  Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé, en désaccord avec la ligne d'EELV incarnée par Emmanuelle Cosse, leur collègue au gouvernement... où elle est ministre du Logement, peu après le passage d'une autre altermondialiste,Cécile Duflot, ministre pourtant décriée et débarquée. 

Hollande et Valls sont des rustres

Au passage, l'ancien ministre de la Culture s'est également dit "un peu" choqué que Fleur Pellerin ait été "éjectée". L'incompétente, qui occupait cette fonction dans le gouvernement sortant, ne fait pas d'ombre à son action passée et il peut déplorer son éviction sans préavis: son butor l'a en effet informée de son sort par téléphone et "à la dernière minute". "Je n'ai pas trouvé très correcte la façon dont elle a été éjectée," a-t-il fait savoir.
"Les rapports humains, ça compte aussi, le respect des personnes", a souligné Jack Lang.

jeudi 24 avril 2014

Ségolène Royal censure les décolletés: l' "'indifférenciation des sexes" fait du chemin au gouvernement

La ministre de l'Ecologie nie
Son personnel serait contraint de porter une tenue décente dans le ministère. 

Le retour de "Calamity Royal",
craint Le Point 

L'hebdomadaire Le Point révèle en effet que "la nouvelle ministre de l'Écologie interdit les décolletés, se fait systématiquement annoncer par un huissier et impose un règlement intérieur impitoyable..."

L'indifférenciation des sexes serait entrée en vigueur au ministère de la rombière.

Le personnel féminin est sous le choc: il a reçu l'obligation de porter une tenue décente dans les locaux du ministère de l'Ecologie, dont l' "interdiction des décolletés". Ségolène Royal impose-t-elle un code vestimentaire dans son ministère ?

L'ex-concubine de "Pépère" est depuis longtemps une mère-la-pudeur 
Sans que lui vienne à l'esprit le moindre risque d'assimilation en pleine polémique sur le voile à l'école laïque, Mémère avait fait diversion, dénonçant le port du string qu'elle avait jugé comme une "atteinte à la dignité de la femme". En 2003, au ministère de l'Enseignement scolaire, elle avait fait parler d'elle en bataillant non pas contre les violences urbaines, tels les dommages à abribus (cf. son fils défavorisé, Julien, vandale), mais contre…le bizutage. Elle affirmait aussi qu' "aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] . et concluait: "Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles."  

Mais S. Royal a un sens affirmé et "juste" des priorités: contre les Femen aux seins nus, elle n'a en revanche jamais édicté aucun oukaze...

La sexagénaire nie en bloc

Ségolène Royal a d'abord admis qu'il existe bien un "règlement intérieur sur proposition des services, qui est destiné à l'interne et ne donne pas lieu à commentaires externes".Le sinistre
Quelques heures plus tard, la ministre a fini par démentir cette information catégoriquement dans deux tweets, dénonçant une "rumeur ridicule".

Retour du stalinisme? Co-working imposé et cigarette interdite dans les jardins 

"Calamity Royal" a  remonté le rideau de fer au gouvernement
Les règles du ministère de l'Ecologie sont désormais empreintes de totalitarisme. Le Point précise qu'aucun collaborateur de la ministre ne peut avoir un bureau à lui -ou elle- tout seul. Le sinistre Jean-Louis Bianco, 71 ans, conseiller spécial (?), s'est vu imposer le co-working, comme aux autres: il devra  partager avec un chargé de mission. En open-space ?

Enfin, le personnel n'a pas le droit de fumer dans la cour et le jardin du ministère si Ségolène Royal est dans les parages. 

Ses collaborateurs se sont vu interdire l'accès au couloir adjacent à la salle à manger de la ministre lorsque Sa Majesté Royal déjeune. 

Peu après sa nomination, L'Express écrivait déjà que certains collègues ministres de S. Royal ont été frappés par sa froideur distante: pour les saluer, l'ancienne candidate à la présidentielle, bien que battue à plate couture, leur tend la main et refuse désormais de faire la bise à ses collègues du gouvernement, ne leur accordant plus qu'une poignée de mains

A l'austérité, Mémère ajoute une couche de  puritanisme qu' il y a 50 ans l'austère Yvonne de Gaulle aurait certainement jugé ringard et rigide. Aujourd'hui, on dit liberticide.

L'information suscite des réactions diverses, entre stupéfaction et hilarité:


VOIR et ENTENDRE  Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, qui ne peut se tenir de rire:  


lundi 30 août 2010

Carla Bruni-Sarkozy traitée de prostituée. Par Aubry ?

"Goujats!", s'exclame faiblement Le Monde

Elle a l'insulte facile, mais Martine Aubry n'est pas en cause

Alors Sa Cynique Majesté Royal ? Certes, elle est capable des attaques les plus basses et injustes contre son vainqueur -et pourquoi pas en s'en prenant par la bande à son épouse- , mais elle est plus insidieuse et plus vacharde que ça. Ce qui permet de passer pour vertueuse !

Qui est alors est donc si peu respectueux de la femme ?
Un quotidien de droite britannique, The Telegraph, n'a pas laissé passer l'insulte et s'en indigne.
En France, Le Monde fait son titre d'un "Goujats !" dérisoire
Il écrit:
"Certains media iraniens n’ont pas apprécié l’engagement de Carla Bruni en faveur de Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette femme iranienne condamnée à la lapidation pour adultère. [Et en Iran, comme dans la gauche française, quand on n'aime pas, on insulte !]
L’épouse de Nicolas Sarkozy a signé une lettre demandant sa libération, provoquant l’ire du quotidien pro-gouvernemental Kayhan, qui l’insulte violemment [toute insulte n'est donc pas, par définition, 'violente', tant le phénomène est devenu banal pour la presse hexagonale] dans un éditorial, révèle le journal britannique The Telegraph. Une chaîne de télévision s’en est aussi prise à Carla Bruni-Sarkozy et à Isabelle Adjani, co-signatrice, les accusant d’ “immoralité”. Le journal iranien Kayhan présente Isabelle Adjani,comme une «actrice française à la morale corrompue».
Encore une fois, le parallèle avec le PS est frappant: pour les socialistes et les islamistes iraniens,l'insulte n'est pas immorale.

La présentation des faits par le JDD est dérangeante

"Les prostituées françaises rejoignent la lutte des droits de l'homme".
C'est le titre d'un article paru dans le quotidien iranien Kayhan , contrôlé par la régime islamique. Ces "prostituées françaises" ne sont autres que Carla Bruni-Sarkozy et Isabelle Adjani. Pourquoi ces insultes? Parce que les deux femmes ont signé récemment une pétition pour dénoncer le sort réservé à Sakineh Mohammadi-Ashtiani en Iran où elle est condamnée à mort par lapidation.

Dans cette diatribe d'une violence inouïe, l'épouse "infâme" du chef de l'Etat dont la télévision d'Etat iranienne a également évoqué "l'immoralité", se voit accusée d'avoir "brisé le mariage de Sarkozy (pour) devenir la première dame de France". Pour sa part Isabelle Adjani est présentée comme une " actrice française à la morale corrompue ".

Le 24 août dernier, Carla Bruni-Sarkozy, dans une lettre ouverte, avait joint sa voix à toutes celles qui s'élèvent de par le monde contre la lapidation prévue de Sakineh, notamment à travers une pétition internationale lancée par Bernard-Henri Lévy. "Vos yeux pleins de douleur et de dignité, votre front, votre cerveau, votre âme… transformés en cible pour des lanceurs de pierres, explosés, pulvérisés, en miettes! Effroi et consternation!", s'indignait l'ancienne top-model. "Je ne vois pas le bien qui peut sortir de cette cérémonie macabre, quelles que soient les justifications juridiques avancées. Répandre votre sang, priver vos enfants de leur mère, mais pourquoi? Parce que vous avez vécu, parce que vous avez aimé, parce que vous êtes une femme, une Iranienne? Tout en moi se refuse à l’accepter", poursuivait-elle avant de préciser: "Mon mari plaidera votre cause sans relâche et la France ne vous abandonnera pas".

Pour le moment, L'Elysée n'a pas réagi officiellement à ces insultes. Difficile d'imaginer toutefois qu'elles resteront sans suite:
un defi de la presse ?


=>
Le journal ne prend pas position: insolent quand on lui demande de rester objectif, il est inaccessible à l'indignation quand il y trouverait l'honneur. 'Goujats !


LePost, site Internet du Monde, est plus disert et ambigu

"Les internautes eux aussi se mobilisent pour venir au secours [est-ce bien de secours dont il s'agit ?] de la première Dame de France, en témoignent leurs réactions sur les blogs et réseaux sociaux."

Quelques-uns de ses commentaires modérés:

1. "Minable"
"Aucune femme ne mérite d'être traitée ainsi! Que ce soit la femme de notre Président ou une autre!", s'indigne SHREK64 dans un commentaire sur Le Post. "Elle [Carla Bruni, ndlr] a été choquée et je la comprends !"
A l'image de ce Posteur, les commentateurs sont nombreux à exprimer leur incompréhension face au jugement du journal iranien.
"Qui a dit 'minable' ?", demande MARQUIS75, toujours sur Le Post. "Ça prouve seulement que la presse iranienne est arrivée à un niveau de bassesse assez symptomatique." [A noter que cet adjectif est le préféré de Daniel Cohn-Bendit]

Des internautes invitent aussi l'Iran à nettoyer son jardin avant de s'occuper de celui du voisin, à l'image de ce lecteur du Monde.fr, alors que Kayhan a jugé Carla Bruni "immorale", l'accusant d'avoir brisé le couple que formaient Nicolas Sarkozy et Cécilia
[Une "révélation" inexacte, comme on peut en trouver également dans Mediapart]


2. "Ça sent le bel incident diplomatique"
Au-delà de l'insulte personnelle, les internautes s'interrogent sur les conséquences géopolitiques de cette sortie médiatique iranienne.

"Ça sent le bel incident diplomatique, surtout si le journal est proche du pouvoir et si ce dernier ne dénonce pas l'article", s'inquiète Clarem en commentaire d'un article du Post, alors que le régime iranien reste encore silencieux.

"La bombe nucléaire coming soon (arrive bientôt, ndlr)", lâche Foued sur Twitter.

"Comment Sarkozy va-t-il réagir ?", se demande Bibhu2109, un internaute indien, sur Twitter. Le chef de l'Etat ne s'est pas encore exprimé sur le sujet.


Mais les vertueuses socialistes restent coites !

Ni Sa Cynique Majesté Royal qui nous a joué le coup de la féministe, épouse et mère en 2006-2007, ni la ch'tite Aubry, la grossière hyper-sensible à la vulgarité supposée des autres, aucune n'a encore pris fait et cause pour leur Première Dame, toutes candidates putatives à l'Elysée qu'elles puissent être.

Alors que Margaux Bergey, une simple étudiante en journalisme, mobilise Twitter, en soutien à Carla Bruni mais aussi à toutes les femmes iraniennes victimes du régime : "Nous sommes toutes des putes iraniennes", lance-t-elle.

Anglais, turcs, espagnols...
Les internautes du monde entier relaient cette affaire, et prennent eux aussi la défense de notre première Dame, à l'image de la blogueuse américaine PrairiePundit :

" L'Iran veut aussi lapider Carla Bruni ? "

Lire PaSiDupes

jeudi 13 août 2009

La vertueuse Désirdavenir Royal accuse Fillon d'immoralité

Elle a encore perdu son sang-froid !
Les méduses pullulent et l'amère Royal ne respectera pas la trêve estivale: elle a encore piqué !
Alors que les oppositions accusent les gouvernements de coups bas et d'augmentations diverses pendant les congés payés d'août, quand les travailleurs en string se trouvent en état de faiblesse, c'est bien dans la touffeur d'août que Sa Cynique Majesté Royal, candidate socialiste battue à la présidentielle, a choisi de redresser la tête et d'occuper le terrain politique. En politique, comme ailleurs, il est toujours un vertueux pour tirer sur un homme à terre, fût-ce étendu sur sa rabanne.
Or, dans cette tragi-comédie du pouvoir, il se trouve que l'homme qui revendique le premier rôle est une femme. Tout naturellement, elle endosse celui de la mégère que nul n'ambitionne d'apprivoiser. Peu lui importe de ne pas être « en cohérence » avec la « république du respect » qu'elle préconise pour les autres. Tandis les élus jouissent d'un repos bien mérité pour avoir beaucoup donné au Parlement jusqu'à la fin juillet, alors qu'elle travaillait son bronzage, la p'tite présidente picto-charentaise peut maintenant profiter de la torpeur générale pour essayer de se repositionner en première opposante, fût-ce en poignardant ses adversaires dans la pénombre.

L'urgence d'un retour reste grande pour l'amère Royal

Puisqu'elle est dans les choux des sondages, c'est que personne n'a plus rien à faire d'une poisseuse.

Elle considère donc qu'il lui faut redoubler de coups pour se récrédibiliser en candidate aux Régionales du printemps 2010. C'est l'honorable méthode de la vertueuse p'tite chèvre du Poitou qui veut se faire plus grosse que le boeuf.
Les plans sociaux se sont multipliés dans sa région et ont en effet largement entamé son crédit régional: pendant qu'elle se consacrait à sa carrière socialiste, la présidente de région tournait le dos à sa région, et, en 2008, la CAMIF, emblématique de son électorat socialiste traditionnel, déposait son bilan dans les Deux-Sèvres, où elle fut un temps députée. Elle a aussi négligé Heuliez, bien qu'il fût le principal employeur industriel du département et il fallut que, le 8 juillet 2009, le tribunal de commerce de Niort valide le plan de reprise de l'équipementier, présenté par le sulfureux groupe Bernard Krief Consulting. Le gouvernement mit 30 millions mais elle n'en lâcha que 5.

Cette fois, l'angle d'attaque de l'État par l'amère de Melle sera le financement d'une ligne de train à grande vitesse.
La présidente de région compte bien donner à sa campagne des Régionales un retentissement national, voire en faire une répétition avant 2012. Vendredi dernier, elle a donc adressé une lettre cinglante au premier ministre, François Fillon.
Apparemment le dossier est pourtant strictement local : la Région s'oppose à l'État sur le financement de la ligne à grande vitesse Sud-Europe atlantique (LGV-SEA). Ce dernier demande une participation des collectivités locales, la première souhaitant évidemment une solution qui ne lui coûte rien, mais sans succès. Rien d'étonnant de la part d'une élue qui se fait inviter partout et se déplace dans des voitures de collaborateurs qui doivent de surcroît la nourrir. Sa « responsabilité particulière » la dispense d'offir le café. C'est donc résignée que l'amère Royal a signé le protocole d'accord. L'apport de la Région au projet sera de 110 millions d'euros pour un budget total de plusieurs milliards.

Mauvais payeuret pitoyable polémiste
Le projet "LGV Sud Europe Atlantique" consiste à construire une ligne nouvelle entre Tours et Bordeaux pour y faire circuler des TGV à plus de 300 km/h, libérant la ligne actuelle qui pourra ainsi accueillir davantage de trafic fret et de trains régionaux. À terme, cette liaison doit se prolonger vers la péninsule ibérique, pour rejoindre Madrid et Lisbonne. Il s’agit d’un maillon indispensable pour assurer la connexion des régions du sud atlantique avec le réseau nord européen à grande vitesse, en desservant notamment Paris, Londres, Bruxelles, Amsterdam. Le projet est étudié en deux phases : Angoulême-Bordeaux et Tours-Angoulême.
LGV Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux) : le tronçon Tours-Bordeaux constitue le prolongement de la ligne dite LGV Atlantique, dont seul le premier tiers avait été construit et mis en service courant 1990. Les travaux de construction débuteront en 2011 et la mise en service est prévue en 2013 pour le tronçon Angoulême-Bordeaux (DUP juillet 2006), et en 2016 pour le tronçon Tours-Angoulême.

Un débat public sur le projet de LGV Aquitaine a eu lieu entre 1994 et 1995. François Mitterrand était encore président de la République et Roland Dumas était devenu Président du Conseil constitutionnel.

Mais le ton -désormais inutilement agressif- de la réponse au vitriol donne une dimension nationale à l'affaire. «Nous avons décidé de céder à votre chantage immoral», écrit la présidente de Poitou-Charentes.
La présidente de région qui prétend affecter librement le fruit de l'impôt régional à l'assouvissement de ses fantasmes autocratiques, comme s'il s'agissait de sa cassette personnelle, refuse de participer à l'aménagement du territoire régional et européen. Elle accuse donc le pouvoir central qui octroie pourtant des subventions aux régions:
« Aucun chef de gouvernement n'a par le passé, comme vient de le faire M. Fillon, menacé une Région de ne pas desservir des villes par un TGV si elle ne participait pas aux financements. Comment s'appelle une menace pour obtenir des financements, en l'occurrence à hauteur de 100 millions d'euros ? Cela s'appelle du racket », a indiqué Sa Cynique Majesté Royal, le 5 août 2009, face à la demande de participation du Premier Ministre le 27 juillet concernant le financement de la Ligne à Grande Vitesse Sud-Europe-Atlantique.
« Un TGV relève du financement de l'Etat ; les Régions sont chargées des trains régionaux. Mais les caisses de l'Etat sont vides alors que celles de la Région, bien gérées, ne le sont pas. Si les élus de la Région sont très mécontents contre ce chantage immoral de l'Etat, c'est parce que les investissements dans la croissance verte, où la Région est à l'avant-garde, sont prioritaires et que l'on ne veut pas augmenter les impôts. C'est aussi parce que nous avions proposé toutes tendances politiques confondues une solution, l'achat de terrain de la LGV par l'Etablissement Public Foncier Régional, ce que le premier Ministre a refusé sans explication convaincante », insiste la Présidente de Région.
=> Ce qui invalide le raisonnement spécieux de la présidente de région et qu'elle ne dit pas, c'est que, pour la première fois en France, un partenariat public privé (PPP) est proposé dans la construction d’une ligne à grande vitesse. En effet, "aucun chef de gouvernement n'a par le passé, comme vient de le faire M. Fillon" , fait appel à des fonds privés et la p'tite présidente, incapable d'adaptation, se trouve perturbée dans ses repères archaïques.
La LGV Sud Europe Atlantique a été mise en concession et Réseau Ferré de France a reçu le lundi 15 septembre 2008, les offres initiales de chacun des 3 candidats admis à concourir (Bouygues, Eiffage, Vinci). La SNCF resterait co-exploitant.
La concession est un mode de gestion et de financement qui offre la possibilité d’associer des partenaires et des investissements privés à la réalisation de projets publics.

Sont concernées les régions Aquitaine, Poitou-Charentes et Centre.
Le maire (UMP) de Bordeaux, Alain Juppé, a récemment invité "la région Poitou-Charentes" à "prendre ses responsabilités" afin de régler "le problème du cofinancement" par cette région. Encore faudrait-il qu'elle soit capable de jouer collectif.
Or, sa plus grande jouissance est sans conteste de mettre des bâtons dans les roues, comme d'autres de tirer sur des caténaires...

La présidente de région est incohérente

L'amère de Melle n'est pas seulement une donneuse de leçons de morale, inconsciente de son état et de ses actes. Elle a trop souvent pris l'habitude de faire céder ses adversaires par des moyens très peu loyaux et carrément anti-démocratiques: Orelsan, censuré par pressions politiques et suppression de subventions régionales, ou Jean-François Fountaine (ex-conseiller régional pour le Parti radical de gauche et actuel 1er vice-président PS, vous avez bien lu !) du Conseil Régional, privé de parole par la camarade présidente.

VOIR et ENTENDRE un exemple de « débat participatif » dans le laboratoire de la démocratie Royal : ainsi, le 26 février 2008, une polémique éclata-t-elle lors d'une session extraordinaire du Conseil Régional : il quitta l'assemblée régionale, après le refus de l'autocrate de lui donner la parole. Un différend opposait en effet la Présidente de Région à son premier vice-président en charge des finances. Alors que l'autocrate préconisait le recours à l'endettement pour les finances de la Région, Jean-François Fountaine proposait une augmentation dela fiscalité.

Royal - Fountaine
envoyé par man_solo

A force de ressasser, sans personne pour la rappeler à la raison, la verbeuse quinqua auto-satisfaite aura beaucoup saoulé et alarmé les journalistes qui ont vidé la pharmacie locale de son aspirine .

Or, en avril 2007, la même avait précédemment exprimé sa « conviction » et proposé "un plan de lutte contre l'endettement et les abus bancaires". (lien )
Juillet 2008: « La réduction de la dette, ce n’est pas une priorité parmi d’autres, c’est une obligation. (...) Notre dette est le produit d’un système qui fonctionne mal, d’un Etat rigide ou de groupes de pression puissants. » Ce qui serait vrai de l'Etat ne le serait-il donc pas de la Région qu'elle prétend gérer ?
VOIR et ENTENDRE la cohérence de la candidate ( 3 avril 2007)
Attention: au préalable, il faut être prêt à supporter le pensum du laïus généraliste habituel: vous en prenez pour 31' 21. Vous voilà prévenus. Il est encore temps de renoncer ou de prendre un Immodium préventif !
Les socialistes peuvent se faire du bien, mais, les lecteurs 'normaux' qui ne sont donc pas masochistes, peuvent bondir à la 20e minute environ...

Point presse du 3 avril : S. Royal par PartiSocialiste.

L'immoralité de l'éternelle candidate socialiste vertueuse

PaSiDupes n'évoque pas les vertus sociales de Marie-sEGOlène Royal, patronne asociale mais candidate socialiste, qui, en avril 2008 après des années de résistance judiciaire, sociale et morale , fut condamnée définitivement à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot, qui osaient réclamer le juste paiement de plusieurs mois de salaire. Objectivement, Rue89 comptera « plusieurs semaines » pour la période du 12 mai au 31 juillet 1997...

Pendant dix ans, cette magistrate aura respectueusement harcelé les tribunaux et successivement engorgé le Conseil des Prud'hommes de Niort (1997), la Cour d'appel de Poitiers, où la vertueuse estimera "juste" de réclamer des dommages et intérêts, mettra six ans pour rendre son arrêt (2005), la Cour de cassation (janvier 2007) et la Cour d'appel de Rennes (avril 2008). Les syndicats de magistrats n'ont pas gémi sous la charge de travail et se sont-ils plaints de sous-effectifs ?

Frédéric Lefebvre
, porte-parole du parti majoritaire, n'avait pas loupé la présidente de Poitou-Charentes qui a décidemment la mémoire bien courte d'une moule : « L'UMP demande à Mme Royal de dire pardon à ses anciennes salariées victimes de sa non application de la loi de la République. »

Mais aujourd'hui, la même dénonce la «menace», selon elle, qu'aurait fait planer l'État sur les collectivités : de conditionner à leur contribution financière le raccordement des villes à la ligne. Les règles de la décentralisation ne sont pas entrées dans les moeurs de ce potentat régionale qui croit pouvoir disposer à sa guise des contributions fiscales des picto-charentais, c'est-à-dire à sa gloire. «Mépris», «irresponsabilité», certes, mais de la part de l'accusatrice… D'abord battue par le peuple, puis par les militants, l'amère candidate socialiste est prise d'hallucinations et s'en prend donc au gouvernement. Serait-ce l'angoisse qui l'envahit ? Que son successeur mette le nez dans ses comptes en cas d'échec aux régionales l'a rend agressive: vite, il lui faut des responsables de sa mauvaise gestion...

Manichéisme Royal

Le vice attaque la vertu

C'est caricatural, mais plus c'est simpliste, mieux ça marche, pense-t-elle, sur l'opinion, dont elle a visiblement une haute idée. Aucune raison donc pour le Français de la rue de se sentir humilié: ce n'est que du respect !... «L'État, qui gère mal, a les caisses vides et rançonne la Région qui gère bien et qui n'a pas les caisses vides», accuse-t-elle dans sa lettre avant de faire le lien avec «les annonces du plan de relance gouvernemental» qui «ne correspondent à rien de sérieux. La bonne gestion de la Région démontre que le pays pourrait être géré autrement avec efficacité et justice.»
La méthode Coué n'exige aucune preuve ! Cette obsession d'une supposée « bonne gestion de la Région » n'est-elle pas révélatrice des affres de la présidente envahie par le doute et hantée par a perspective d'un troisième échec électoral, en 2010.

Le machiavélisme de la p'tite présidente
Son calcul consiste en fait à essayer de tirer avantage de la polémique qui a éclaté fin mai 2009. Elle tente en effet de surfer sur la remise en cause du tronçon Bordeaux-Bayonne de la LGV Paris-Bordeaux-Frontière espagnole. Elle se positionne pour récupérer et éventuellement mettre à son actif l'arrêt des études sur ce prolongement transfrontalier de la LGV SEA, qui pourrait remettre en cause les crédits européens de l'ensemble du projet (700 M€). Si elle réussissait, elle pourrait ainsi recycler et s'approprier l'action entreprise par d'autres réactionnaires...

Meilleure opposante ou meilleure élue locale socialiste, Sa Cynique Majesté Royal recherche le titre la meilleure femme de France pour regagner, dans sa famille politique, le statut de meilleur leader qu'elle a perdu après ses deculottées présidentielle et socialiste, face ensuite à la Ch'tite Aubry. Au poker des sondages, elle est désormais au 36e dessous et en petite culotte, loin derrière ses concurrents potentiels, que ce soit le directeur du FMI, braguette ouverte, ou la première secrétaire, Martine Aubry, vissée à l'émeri.