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samedi 19 avril 2014

Ecotaxe: prise de bec de Royal et de la porte-parole de Bruxelles

Royal la joue perso en Europe 

L'opposition du commissaire européen chargé des Transports la met en furie


Royal pompe les automobilistes !
La ministre de l'Écologie entend faire payer les camions étrangers, malgré son avis défavorable. Ségolène Royal n'arrange pas les affaires de Bercy qui vient d'encaisser une fin de non-recevoir à sa demande de délai supplémentaire pour réduire les déficits publics.  Elle a en effet réaffirmé vendredi sa volonté de taxer les camions étrangers circulant en France, une mesure destinée à se substituer au dispositif contesté de l'écotaxe, quitte à entrer en conflit avec Bruxelles. 

Elle est revenue sur une des pistes dévoilées mardi sur France 2, consistant à forcer les camions étrangers à emprunter le réseau autoroutier à péage "lorsqu'il y a une autoroute parallèle à la route nationale", un projet  contraire aux règles européennes. Helen Kearns, la porte-parole du commissaire européen chargé des Transports, Siim Kallas, a d'ailleurs indiqué jeudi au journal Le Monde qu'il est impossible de "mettre en place un système discriminatoire entre Français et étrangers". "Chacun a sa place : ce n'est pas un porte-parole d'un commissaire européen qui fait la politique européenne et encore moins la politique de la France, ça, c'est très clair", lui a répondu Ségolène Royal, qui se la joue "dame de fer" avec mépris.

"J'aimerais que chacun prenne la parole, y compris au niveau européen, sur la base de projets bien précis, et pas sur la base de rumeurs", a-t-elle polémiqué. "Moi, je considère au contraire que c'est rétablir une juste concurrence", a affirmé la ministre de l'Écologie au sujet de sa proposition. "Quand un camion venu de l'étranger fait son plein en Belgique, traverse toute la France, utilise les routes payées par le contribuable français et, ensuite en Espagne refait son plein (...), il ne paie ni la taxe sur l'essence, la TIPP, ni le péage sur l'autoroute", a-t-elle une nouvelle fois fait valoir, sans envisager un instant une baisse des prix des carburants français, à l'avantage des "contribuables" en question et des plus précaires...  "Donc à ce moment-là, ce sont les camions français (...) qui paient l'entretien des routes," affirme-t-elle de manière caricaturale.
Qu'elle incite plutôt les camions étrangers à acheter du carburant français !

Royal tient le raisonnement classique et populiste du "tout le monde doit payer pareil." "Il faut faire payer tout le monde et notamment ceux aujourd'hui qui ne paient pas", a déclaré Mme Royal. "Avec les bénéfices de ces sociétés autoroutières, eh bien nous paierons les infrastructures de transports", a insisté l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, suivant un raisonnement faux qui plaît avec l'apparence du bon sens. 
Or, si les prix des carburants étaient plus compétitifs, les camions étrangers et français seraient  équitablement traités. Si elle manque d'idées innovantes, qu'elle relance le projet d'autoroute ferroviaire. Pour plus d'attractivité et d'économies pour les contribuables français, que   ne fait-elle baisser les prix des péages pour tous, comme en Allemagne !   

vendredi 24 août 2012

Prix des carburants: Hollande nous pompe un max à la pompe

Bah, le candidat Hollande avait promis un blocage des prix !


Ce qui est pris,
n'est plus à prendre



Les Français les plus vulnérables attendent toujours

Bien que les cours repartent à la hausse, le président de la "gauche sociale" nous ferait l'aumône de quelques centimes.


Le blocage du prix des carburants fut l'une des promesses les plus audibles par les électeurs qui se sentent aujourd'hui berné, même si sa promesse ne faisait pas partie intégrante de ses "60 engagements pour la France". 

Le candidat avait même eu l'audace de l'inscrire dans son "agenda du changement". Comment douter donc d'un document détaillant les premières mesures du quinquennat qui avait été diffusé avant les élections ? En mai encore, il s'agissait très simplement de bloquer les prix "pour trois mois", grâce à un " décret sur la base de l’article L. 410-2 du code de commerce après consultation du Conseil national de la consommation". L’État est autorisé, d'après cet article, à suspendre temporairement "le jeu de la concurrence". 

Mais, alors que le candidat Hollande prévoyait d'instaurer cette mesure entre le 6 mai et le 29 juin, le nouveau Président Diesel n'avait encore rien fait en août. Au moment de l'élection, les prix du pétrole amorcèrent un recul et le candidat comptait s'en tirer à bon compte. Le gouvernement avait mis de côté le recours à ce décret, qui constitue une véritable arme lourde réglementaire, puisqu'elle impose une intervention brutale et directe de l’État dans les rouages de l'économie. 

Aujourd'hui, les prix à la pompe atteignent des records et le gouvernement ne peut plus éviter le sujet

Or, osera-t-il prendre le décret de blocage pur et simple annoncé ?
Interrogé sur le sujet par le "JDD ", le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a avoué que la question est toujours à l'étude. "Notre objectif est que leurs prix soient significativement inférieurs aux niveaux actuels. Les mesures à prendre doivent être les moins coûteuses possible pour nos finances publiques", admettait, penaud, l'ex-directeur de campagne, le dimanche 19 août. Le locataire de Bercy était dans l'attente d'un rapport pour le vendredi 24. Puis une réunion suivra le 28 août avec les acteurs du secteur pétrolier.

Encore 10 jours de perdus
Les salariés feront leur retour de rentrée au prix fort à la pompe, mais qu'importe: les congés payés sont d'infâmes privilégiés... 
en août 2013, le Secours populaire fera sa propagande en proposant aux salariés un WE médiatisé à l'ombre du Fort de Brégançon, avec bise du Président socialo-normal, en bonus... 


Dans le détail, la mise en oeuvre du blocage n'est plus si simple
Les pétroliers ont déjà fait savoir à la mi-août qu'ils n'entendaient pas jouer sur leurs marges pour faire baisser les prix. "La seule façon de le faire, c'est de jouer sur les taxes ", assurait ainsi Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), sur BFMTV le 13 août. 
Pierre Moscovici appela néanmoins chacun à faire "sa part d'effort" dans la baisse des prix.

Modifier la fiscalité, un travail de Titan pour la "gauche molle"


"Jouer sur les taxes" n'est pas malin non plus. 

Démagogiquement, François Hollande disait qu'il restituerait au consommateur les surplus de TVA collectés lors d'une hausse des prix des carburants. 
Pour les apprentis-sorciers, la mesure ne coûte rien à l'Etat. Mais, hormis un socialiste, chacun sait que si le gouvernement s'avisait à faire baisser directement la TVA sur les carburants, il se priverait d'une rentrée d'argent considérable en cas de baisse artificielle des prix, si temporaire et symbolique soit-elle.  Pour diminuer de 2 centimes le prix à la pompe, il faut un milliard d'euros.


Mesure alternative
Restituer les surplus au travers d'une baisse de la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), autrefois connue sous le nom de TIPP. Ce gouvernement promettait d'innover, mais cette taxe avait été rendue "flottante" par Lionel Jospin en 2000, avant que ce système ne soit supprimé par la droite en 2002.  

Or, baisser la TICPE, qui représentait en 2011 un peu plus de 14 milliards d'euros de recettes, pourrait s'avérer également très coûteux
La hausse des prix du pétrole s'accompagne d'une baisse de la consommation et donc, potentiellement, des rentrées fiscales liées à la TVA. L'Etat peut alors être perdant et cela avait été le cas entre 2000 et 2002, selon un rapport de la Cour des comptes de 2005.


De plus, cette baisse de la TICPE serait contre-productive du point de vue environnemental 
La ministre du gouvernement Zayrault devrait logiquement beugler sous sa muselière. Certains écologistes, tel Yves Cochet, avaient fait entendre leur ferme opposition à toute mesure de ce type dans le passé. 


Le gouvernement s'est engagé dans une partie de mikado 

La troïka Hollande-Ayrault-Moscovici s'est plongée dans le pétrin : le casse-tête politique et fiscal qu'il ses créé s'annonce particulièrement difficile à résoudre pour le Président et le gouvernement.

Mais surtout aux dépens des salariés, défavorisés ou non.




vendredi 20 juillet 2012

La nouvelle majorité a démonté le budget 2012 à l'Assemblée nationale

La gauche a voté son budget rectificatif 2012

Le Père Noël Hollande
est une ordure ?


L'Assemblée nationale a voté le budget rectificatif 2012 dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle a mis quatre jours de débat pour enterrer des mesures emblématiques de Nicolas Sarkozy comme la TVA sociale et les heures supplémentaires exonérées. Il prévoit 7,2 milliards d'euros de hausses d'impôt sur les mêmes.

Le détricotage de la TVA sociale et la fin des exonérations sociales et fiscales liées aux heures supplémentaires a monopolisé le débat pendant trois jours. Dans une ambiance parfois électrique, notamment en soirée, les anciens ministres UMP, comme Xavier Bertrand ou Eric Woerth, ont défendu  les options du gouvernement Fillon pied à pied pour la défense du pouvoir d'achat des Français.
Ce budget "restera comme une marque indélébile lorsqu'il s'agira de faire le bilan de François Hollande (...) Les seules décisions qui sont votées sont des décisions de destruction", a dénoncé lundi matin l'ancien Premier ministre François Fillon, sur Europe 1.
Juste avant le vote final à main levée vendredi le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac a dit regretter "la flibusterie parlementaire", qu'il affirme inhabituelle pour une loi de Finances.
La gauche s'en prend à ceux qui réussissent
Jeudi, les députés ont voté une contribution exceptionnelle sur la fortune, durci les droits de succession et doublé une taxe sur les banques, lors d'un débat plus calme et à un rythme accéléré.
Les contribuables possédant un patrimoine supérieur à 1,3 million d'euros et soumis de ce fait à l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) acquitteront en effet cette année une contribution exceptionnelle. Celle-ci efface l'allègement de l'ISF décidé en juin 2011 par la précédente majorité de droite.
Cette contribution, qui doit rapporter 2,3 milliards d'euros au budget de l'Etat cette année, est instaurée dans l'attente d'une réforme plus globale de l'ISF dans le budget 2013. Les conséquences sur l'investissement ne sont en revanche pas  encore évaluées.
Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a estimé que c'est un "  effort rude demandé à ceux qui le peuvent". La droite et le centre ont dénoncé un impôt "confiscatoire", qui sera, selon eux, sanctionné par le Conseil constitutionnel.
L'Assemblée a également approuvé une baisse de 159.000 à 100.000 euros  de l'abattement sur les droits de succession, c'est-à-dire que les enfants seront plus largement pénalisés sur la partie de leur héritage ou de leur donation exonérée des droits de mutation payés par les bénéficiaires à l'Etat. Les exonérations en faveur des conjoints survivants seront conservées. L'abattement ne joue à plein que pour une succession ou donation tous les quinze ans (dix ans auparavant).
La plupart des orateurs de la droite ont reproché au gouvernement "d'empêcher les Français de transmettre le fruit des efforts de toute une vie".
 
"Nous voulons privilégier le mérite plutôt que l'héritage", a rétorqué le socialiste Pierre-Alain Muet.
Les attentions de la gauche pour les sans papiers 
En fin de soirée, la majorité socialo-communiste a supprimé la franchise de 30 euros imposée en 2011 aux étrangers sans papiers bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat (AME) malgré les critiques de l'UMP.
"Il y a un moment où il faut un petit peu participer, qui ne peut pas payer 30 euros?", a fait valoir Thierry Mariani (UMP)
"Non l'AME ne fait pas un appel d'air ! Quand on quitte son pays, ce n'est pas pour venir faire des cures thermales !", a caricaturé Catherine Lemorton (PS), présidente de la commission des Affaires sociales.
Gilbert Collard (Front National) a pour sa part défendu un amendement de suppression de l'AME, au nom de "la situation économique", tandis que l'ex-majorité prévenait les amalgames et les détournements de propos en confirmant que "personne à l'UMP ne veut remettre en cause l'AME".
Un peu plus tôt, l'autre députée du FN, Marion Maréchal-Le Pen avait appelé de ses voeux le rétablissement d'une mesure d'un gouvernement de gauche, celui de Lionel Jospin, en l'occurrence la TIPP flottante, qui fait baisser la taxe sur les carburants quand le prix du brut augmente.
Les élus de gauche sont moins radicaux sur la réduction de leurs indemnités
Les députés ont aussi débattu jeudi soir du contrôle de leur indemnité pour frais de mandat (IRFM) dont l'utilisation alimente la suspicion et les députés de la majorité ont renvoyé la balle dans le camp du président de l'Assemblée Claude Bartolone pour qu'il fasse des propositions.La gauche socialo-écolo s'est prononcée pur... le statu quo !
Autres mesures votées jeudi
- le doublement de la taxation sur les risques systémiques des établissements de crédit
- le doublement du taux de la taxe sur les transactions financières, embryon du projet de taxation des transactions financières à l'échelle européenne, 
- une taxe de 4% sur la valeur des stocks de produits pétroliers, 
- ou encore la surtaxation des dividendes 
- et la hausse du forfait social de 8 à 20% sur l'épargne salariale.
L'UMP et le groupe centriste UDI ont voté contre.
Le texte sera examiné au Sénat à partir de mardi et doit être adopté définitivement d'ici le 31 juillet.

mercredi 18 avril 2012

Des conseils régionaux cherchent l'impopularité du gouvernement

Des CR socialistes se re-sucrent sur les produits pétroliers 


La TICPE remplace la TIPP depuis le 1 janvier 2012

Les Conseils régionaux peuvent financer leurs propres ressources sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques.

Ni vu, ni connu, la plupart des CR en profitent sournoisement... et les usagers s'imaginent que le pouvoir les opprime !

Cette tranche supplémentaire ne peut excéder 1,77 centimes pour le litre d’essence et 1,15 centimes pour le litre de gazole et la Corse et le Poitou-Charentes sont les deux seules régions à ne faire payer cette surtaxe.

Vous en reprendrez bien !

Depuis 2011, pour financer les dépenses liées au Grenelle de l’environnement, les Conseils régionaux peuvent prélever une seconde couche de TICPE.

0,73 centimes pour le litre d’essence et 1,35 centimes pour le litre de Gazole.
La Corse, le Poitou-Charentes et Rhône-Alpes sont les seules à ne pas imposer cette seconde taxe.

Le gouvernement ne leur donne-t-il pas les moyens de la décentralisation ?
Les régions socialistes continuent pourtant d'assurer que le pouvoir central  ne redistribue pas les ressources publiques...

Comparée à la TICPE nationale (60,69 centimes par litre pour l’essence et 42,84 centimes par litre pour le gazole),  Et pourtant si dérisoire qu'elle  puisse paraître sur les plateaux de télévision, la taxe régionale rapportera 3,8 milliards € aux régions en 2012.

Les cartes grises, elles aussi, augmentent dans huit régions

Basse-Normandie:  la région de  Laurent Beauvais (PS) s'est résignée à augmenter de 18%, le prix du cheval fiscal passant ainsi de 29,73 € à 35 €.
Bourgogne, 3ème région la plus chère de France: celle de Montebourg, présidée par François Patriat (PS)
Bretagne, où la hausse sur 10 ans voulue par Jean-Yves Le Drian (PS) est spéctaculaire, de plus de 77% !       
Centre de François Bonneau (PS) où sur 10 ans, la hausse est de 98% !       
Haute Normandie où Alain Le Vern (PS) a fixé le cheval fiscal   à 35 € en 2012
Limousin  où, présidé par Jean-Paul Denanot (PS)  la hausse a été exactement de 60% , en 10 ans.
Pays de la Loire où , en 3 ans, la carte grise a augmenté de 33% sous la présidence de Jacques Auxiette (PS)
Picardie où, avec une augmentation de 6,90% sur le cheval fiscal,  Claude Gewerc (PS) fait  passer ce dernier de 29 € à 31 €.

La hausse sera en moyenne de 14% et rapportera 2 milliards € en 2012.
Aussi bien sur les plus défavorisés...


Mais n'est-ce pas Hollande qui cherche à séduire la jeunesse ?



F. Hollande trompe les jeunes, avec ces hausses dont il ne se vante pas dans les régions qu'il traverse, mais qui les frappent prioritairement.

François Hollande a fait le 7 avril 2012 une promesse de meeting à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 9.3) : chaque jeune en service civique serait aidé à passer son permis de conduire. L'escalade s'est poursuivie avec la candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, qui a estimé sur i>télé que "le permis de conduire devrait être gratuit (comme le souhaite aussi Olivier Besancenot) et intégré à la scolarité".

Le candidat en campagne a aussi proposé un système de mutuelle garanti par l’Etat, la caution solidaire, pour les jeunes de moins de 25 ans qui veulent s’installer mais qui sont aujourd’hui freinés dans leur volonté d’autonomie par la faute des méchants propriétaires. On se prend à craindre la même entourloupe que pour les produits pétroliers et le prix de la carte grise...


lundi 16 juin 2008

Journée d’action : les routiers ne roulent plus pour nous ?

Opération ‘escargots’ : sont-ils vraiment sympas ?

Que, pour changer, ils ne déboîtent pas quand ça leur chante, au mépris des petites berlines, on appréciera ! Qu’ils manifestent plutôt que de faire leur cuisine tout en roulant, et çà nous sécurise ! Qu’ils n’imposent pas leur masse aux Fiat Panda et c’est tant mieux ! Qu’ils ne nous serrent plus et nous demandons pourquoi pas demain encore ! Mais aujourd’hui comme hier, s’ils roulent à deux ou trois de front pour se tenir compagnie ou sans parvenir à se doubler, çà nous connaissons !

L'action nationale menée par les routiers, taxis et ambulanciers pour demander des aides accrues face à la hausse des prix du carburant a perturbé la circulation dans les grandes villes françaises et sur des dizaines d'axes routiers.
Cette journée de mobilisation est reconductible et les actions organisée par les trois principales organisations patronales FNTR, TLF et Unostra, pourraient se poursuivre mardi.

Les routiers ont du tact !

Lancées après 09h00 pour ne pas gêner les épreuves du baccalauréat, les opérations "escargot" ont touché notamment Lille, Nice, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Nancy, Metz, Mulhouse où ont été signalés d'importants embouteillages. Le nombre fait la force et donne du courage à ceux qui n’en ont pas.
A Paris, un cortège d'une centaine d'ambulanciers a perturbé dans la matinée la circulation sur le périphérique et s'est rendu devant le ministère de la Santé.
En milieu de journée partout en France, sur les autoroutes et routes nationales, le Centre national d'informations routières (CNIR) aurait compté plus d'une vingtaine d'opérations "escargot" de routiers menées avec plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de camions. C’est un comptage Marseillais à l’échelle nationale : on en a vus qui ont vu quelqu’un qui en a vus mille !

Ils sont courageux, les routiers !

De nombreuses localités moyennes comme Epinal, Sarreguemines, Auch, Tarbes, Cahors, Niort, Poitiers sont également touchées. Un barrage filtrant pour les camions a été mis en place au poste-frontière franco-espagnol du Perthus.

Ils pensent à nous, les routiers !

Ils invitent la population à se soulever et cela sans la moindre arrière pensée politique, car leur pouvoir d’achat et l'intérêt général seuls les motivent : rien de politique dans cette ‘colère saine’ "Tous otages du carburant", pouvait-on lire pourtant sur une banderole à l'avant d'un camion. La protestation s'est élargie aux thèmes des tarifs autoroutiers et à celui des charges sociales. C'est le ‘vent de révolte’ annoncé par la météorologiste picto-charentaise.

Pour les routiers, ‘on rase gratis’

"Allégez les charges salariales des entreprises", "Non au racket des autoroutes", pouvait on lire sur les pare-brises des camions engagés dans les opérations sur le périphérique de Lyon.

"On ne veut pas mourir" quand on est routier

"On ne veut pas mourir, on veut rester compétitif par rapport à nos concurrents européens (...). Nous demandons au gouvernement de mettre en place des mesures à court terme qui nous aident à passer les six prochains mois", a déclaré Pierre Sibut, président du syndicat FNTR en Rhône-Alpes.


Leur parabole n’est pas orientée sur l’Arabie Saoudite ?
"Pour nous, c'est l'opération de la dernière chance. Les mesures du gouvernement sont insuffisantes. Il faut des mesures urgentes sans quoi beaucoup d'entreprises vont mourir", a dit Marie Héraud, également responsable FNTR en …Poitou-Charentes. Aurait-elle justement orienté par hasard sa soucoupe sur l’émetteur de Sa Cynique Majesté Royal ? L’Arabie Saoudite s’est pourtant désolidarisée des pays producteurs de l’OPEP et annonce qu’elle augmente sa production au 1er juillet, et ça ne suffit pas aux routiers et routières de Melle ?

La Fédération nationale des artisans taxis (FNAT) a annoncé avoir organisé ses propres manifestations. Elle déclare dans un communiqué "ne pas exclure un mot d'ordre national et interprofessionnel à brève échéance". Va-t-elle aussi conseiller à ses adhérents d’alléger leur parc automobile : s’ils vendaient leurs grosses berlines allemandes pour acheter des petites 7CV, tout le monde s’en porterait mieux.

Des routiers essaient d’obtenir un maximum du gouvernement.

Pour cela, la FNTR est en pointe. Les avantages acquis sont obtenus en période de crise : il ne faut pas manquer une occasion comme celle-ci! Le plan gouvernemental annoncé au début du mois prévoit essentiellement des reports d'échéances.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a annoncé le 5 juin

1- l'étalement des délais de paiement des charges fiscales et sociales des entreprises de transport,

2- un remboursement anticipé par l'Etat de la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers).
Essentiellement’ ne signifie pas ‘seulement
Le gouvernement a en outre favorisé l'adoption par l'Assemblée de

3- une disposition réclamée par la profession ( !) favorisant la répercussion de la hausse du coût du gazole sur …les clients des transporteurs. Sur nous ! Alors, ils sont sympas les routiers, ou non ?
4- Il prévoit enfin une discussion sur le temps de travail en juillet avec les syndicats et organisations professionnelles . Dominique Bussereau doit recevoir à nouveau les organisations de transporteurs jeudi.

Sur les marchés lundi, l'annonce de l'augmentation de la production saoudienne de 200 000 barils par jour en juillet n'est pas parvenue à freiner les cours mondiaux du pétrole qui franchissent encore une fois de nouveaux records, approchant les 140 dollars le baril.

samedi 7 juin 2008

Les transporteurs veulent nous faire payer leur note de gazole

Et le ferroutage, alors ?

Les routiers sont sympas ?
La FNTR (née en 1933) a plaidé pour la répercussion de la hausse du gazole dans les factures aux clients des transporteurs ! C’est une possibilité prévue par la loi : ils demandent qu’elle soit appliquée effectivement.
Le gouvernement a déposé un amendement en ce sens à la loi de modernisation de l'économie, en cours d'examen à l'Assemblée nationale, "qui oblige [à ce] que soit répercutée la hausse du pétrole sur la facture", a souligné M. Bussereau.


Le transport routier, une profession ultra-protégée
L'Union Nationale des Organisations Syndicales des Transporteurs Routiers Automobiles (UNOSTRA , née en 1947) milite depuis longtemps pour un carburant européen qui réduirait la concurrence et souhaite actuellement un remboursement plus rapide de la ristourne de TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers), qu'elle souhaite mensuel et non semestriel.

Plus réaliste, TLF (Fédération des entreprises de transport et logistique de France) propose de son côté un remboursement au trimestre.
Le président de TLF, Philippe Grillot, observe d’ailleurs que la marge de manoeuvre du gouvernement est "très limitée" s'agissant du prix du gazole. Dans ce contexte, TLF demande que le gouvernement actionne d'autres leviers pour "faire baisser le coût" de revient du transport et notamment européens.

Elle demande un "gel des tarifs" de péages, qui ont grimpé de 25% depuis 2006, pour les deux ans à venir et un remboursement de 200 millions d'euros par les compagnies d'autoroutes qui seraient "redistribués aux professionnels". L'UNOSTRA demande un gel sur trois ans. Les péages qui devaient être supprimés à terme, sont maintenus… Mais ces augmentations frappent tous les consommateurs et pourquoi un "gel des tarifs" de péages ne s’appliquerait-ils pas à tous ? Le manque à gagner des sociétés d’autoroutes sera en effet exclusivement supporté par les automobilistes.

TLF insiste aussi sur des aides au renouvellement des véhicules et préconise une prime de 5.000 euros pour l'achat de camions propres répondant aux futures normes Euro 5. Les automobilistes dont le véhicule est aussi un outil de travail bénéficieront-ils également d’une prime.
Les organisations de transporteurs attendent aussi des reports de charges à effet immédiat, et à plus long terme, des allègements, notamment sur les heures supplémentaires. Le rapport avec le prix du gazole ne saute pas au yeux. S’agit-il de tirer le maximum d’avantages permanents à la faveur de la situation actuelle ? Bien qu’ils soient obtenus par la force et dans des circonstances qui n’épargnent pourtant personne, il est difficile ensuite de revenir sur des avantages acquis.

La hausse du gazole est un "révélateur de la vulnérablité" du monde industrialisé en général et, entre autres, du secteur du transport routier où les faillites se multiplient depuis le début de l'année, gémit M. Deneuville. Il estime que la crise actuelle résulte d'une "conjonction d'éléments: une explosion du coût de revient, une faible activité et des conditions de concurrence dévoyées". On avance le chiffre d’environ 500 entreprises qui ont dû cesser leur activité, parmi lesquelles combien sont-elles mal gérées. Combien d’aventuriers dans ce secteur, comme dans celui de l’immobilier ?
Les transporteurs routiers attendent donc aussi des mesures structurelles, notamment au niveau européen, sur l'harmonisation des taxes sur le gazole professionnel, la réglementation du "cabotage" (cf. ci-dessous) qui permet à un camion en transit d'exercer dans le pays où il se trouve, et une "harmonisation sociale" sur le temps de travail notamment par alignement de la définition du temps de travail français sur celle du temps de travail européen. Pas sûr que les routiers y gagnent…

La question de la prise en compte partielle du temps de repos dans le temps de travail resurgit à l’occasion de la hausse du prix du gazole, sans que quiconque n’y voie aucun lien. C’est manifestement la volonté d’exploiter au maximum une situation pourtant à elle seule déjà assez préoccupante. L’OTRE juge insuffisants les efforts de la collectivité en faveur des transporteurs et négligeable la suppression de la taxe à l’essieu.
En cherchant à surajouter toutes les revendications à un moment délicat, les entrepreneurs routiers perdent de leur crédibilité et de leur déjà faible coefficient de sympathie sur le motif du prix du gazole. En cherchant à tirer partie de la situation, les syndicats se déconsidèrent : si le prix du gazole à lui seul met en péril leurs entreprises, il n’est pas raisonnable d’en rajouter !

Pour information, le cabotage, dans le droit du transport routier de marchandises, consiste à quitter un pays avec un véhicule et a charger puis décharger, à plusieurs reprises, dans un pays frontalier, avec retour obligatoire au pays d'origine. La réglementation le concernant est protectionniste : elle a pour objet d'éviter des mises en concurrence déséquilibrées, en grand nombre, entre les transporteurs routiers de marchandises, qui seraient favorisés par des prix de revient (main d'oeuvre, carburants, véhicules) disproportionnés avec ceux supportés par leurs confrères étrangers. Les occasions sont donc multiples de faire le plein de gazole en dehors de la France : cela permet-il de pallier substantiellement la difficulté ?

La collectivité nationale doit-elle nécessairement
être solidaire des seuls 'gros-culs' ?

Les principales fédérations de transporteurs routiers réunissaient jeudi leurs instances nationales pour faire le point et décider des suites du mouvement.
Jeudi matin, l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), particulièrement exigeante, a poursuivi ses opérations escargot avec des actions dans la matinée en région parisienne sur l'autoroute A6 du Marché de Rungis à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne) et en région PACA à Toulon.

Les autres organisations syndicales seraient-elles moins gourmandes? Ou moins politisées ? L’OTRE cherche à amplifier le problème et se félicitait mardi que « de nouveaux mouvements de transporteurs débuteront dont une nouvelle action de forte envergure dans la matinée en Ile de France. Sur de nombreuses manifestations, les représentants des taxis (FNAT, FNTI) ont décidé de s’associer. »
Les particuliers devront-ils bloquer les raffineries et les entreprises de transports pour exprimer leur désaccord avec les syndicats radicaux, telle l’OTRE ?
L’alternative du ferroutage
Les Français peuvent aussi militer pour le développement du ferroutage.

Avec le soutien actif de Jacques Barrot

Lire l'article suivant de PaSiDupes : ferroutage

samedi 24 mai 2008

Les médecins libéraux manquent de carburant mais pas d’air

Une profession menacée? Mais les infirmières et les chômeurs, alors ?
Pas de franchise à l'indécence des médecins
Déjà qu’ils rechignent à se déplacer, qu’ils nous rabattent sur les Centres médicaux et que nous ne pouvons plus guère compter que sur les services des urgences et les pompiers, ils nous menacent maintenant de laisser leurs 4X4 gloutons et puants au garage!
Les médecins libéraux réclament à leur tour des exonérations face à la flambée du prix des carburants! Le Centre national des professions de santé (CNPS) a exigé vendredi que les caisses d'assurance maladie et le gouvernement prennent des "mesures d'urgence" pour les praticiens "qui exercent au domicile des patients", et se déplacent donc avec leur véhicule personnel. Le porte-parole du CNPS, Michel Chassang, a précisé vendredi que cette revendication concernait les praticiens en secteur-1, dont les tarifs sont opposables et fixés par la Sécurité Sociale, et non les médecins en honoraires libres "qui ont la possibilité de répercuter la hausse sur les honoraires qu'ils demandent"... Ne sont-ils pas aux frais rééls?
"Alors que le prix du baril de pétrole atteint un niveau record, une flambée des prix des carburants va, une fois encore, lourdement pénaliser les libéraux de santé", estime le CNPS, intersyndicale des médecins libéraux.
"Au moment où le gouvernement (...) soutient plus que jamais les soins de proximité, et à l'heure du développement de l'hospitalisation et du maintien à domicile, aucune mesure n'est prise pour compenser le poids toujours plus conséquent des carburants dans les charges des libéraux de santé", dénonce le CNPS.
Et d'évoquer une situation "insupportable financièrement pour les professions qui exercent au domicile des patients et rendent ainsi un service important à nos concitoyens, car ils ne peuvent pas répercuter cette charge sur le prix de leurs actes". Ces médecins-là ne sont pas des humanitaires.
L'organisation ne prend pas l'avis de la population mais "demande solennellement au gouvernement et aux caisses de prendre des mesures d'urgence: exonération de TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) ou exonérations fiscales", ainsi que la "revalorisation de la valeur des actes à domicile et des frais de déplacement". Ils ne sont actuellement pas au nombre des bénéficiaires de la TIPP, comme le sont les taxis, les routiers ou les agriculteurs. Il ne faut pas grever leur pouvoir d'achat , mais ces médecins citoyens sont d'accord pour creuser le trou de la sécurité sociale.
"On n'est pas les seuls concernés, mais comme on est en tarif opposable et bloqué, les professionnels de santé font aujourd'hui des visites à domicile à perte", a précisé le Dr Chassang. Selon lui, les médecins généralistes, les infirmières libérales et les kinésithérapeutes qui interviennent au domicile des patients sont touchés, ainsi que les praticiens spécialisés dans le transport sanitaire "qui, eux, font des kilomètres".
"Nous sommes les seuls à ne pas pouvoir répercuter cette hausse sur nos prix", a déclaré Michel Chassang. "On veut donc des mesures pour répercuter cette hausse vertigineuse". "Pour l'instant", a-t-il ajouté, "on souligne le problème. Mais on ne va pas rester longtemps les bras croisés".
Les tarifs des médecins-fonctionnaires ne devraient-ils pas être alignés sur ceux des professeurs ?...
Les sans papiers revendiquent-ils aussi une essence moins chère ?