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samedi 25 mai 2019

Abus de confiance : le sénateur LREM Robert Navarro et sa femme condamnés

Ancien responsable socialiste, Robert Navarro est également privé de ses droits civiques pendant trois ans

Le sénateur LREM de l'Hérault a été condamné dans une affaire de billets d'avions payés par sa fédération 

Résultat de recherche d'images pour "robert navarro LREM Macron"
Sénateur La République en Marche dans ce bastion du PS et ancien cadre du Parti socialiste, Navarro a été définitivement condamné pour abus de confiance. Il a également été privé de ses droits civiques durant trois ans. Selon un arrêt, son pourvoi en cassation a été rejeté récemment. 

Des billets d'avion, pour un total de plus de 85.700 euros entre 2004 et 2010, avaient été payés par la fédération socialiste alors que le sénateur (depuis 2008) était premier secrétaire, et sa femme était alors ..."chargée de mission" et attachée parlementaire. Les voyages avaient alors été faits en famille à Prague, Ljubljana (Slovénie), Budapest ou encore Marrakech

Le parti du président Macron a recruté cet homme "intègre", en dépit de sa condamnation en première instance

Ex-euro-député
(2004-2008), Navarro avait été condamné en mai 2018 à trois mois de prison avec sursis et trois ans de privation de droits civiques, provoquant une inéligibilité durant trois ans, et 30.000 euros d'amende chacun, comme en première instance en juillet 2016. Sa femme, Dominique Navarro, avait été condamnée à la même peine.

Le sénateur et son épouse s'étaient pourvus en cassation. Mais, dans un arrêt rendu le 17 avril, la Cour de cassation a jugé que ces pourvois ne pouvaient être admis.



En appel, l'avocat général avait souligné le fait que
les époux Navarro n'avaient pas hésité à "tromper les adhérents" du PS. "Ce type de procédés contribue à pourrir le système" politique, avait-il souligné. L'avocat de la fédération socialiste avait dénoncé "un système de défense qui n'est pas digne d'un élu de la République". 

"Un flinguage politique," s'est plaint de son côté Robert Navarro. Son avocat n'a par ailleurs pas souhaité faire de commentaire.

jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges")
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.

samedi 26 juillet 2014

Parade aux risques de conflits d'intérêts: révélation des déclarations des parlementaires

Après les ministres, les parlementaires 

10% des sénateurs et des députés exercent une activité dans le privé
Comme à la fin juin pour les membres du gouvernement, les déclarations d'intérêt des députés et sénateurs viennent d'être mises en ligne jeudi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp: lien de recherches). Désormais chaque citoyen peut donc se rendre sur le site de l'autorité pour scruter les activités exercées par les élus et se faire une idée de leurs revenus. Pour la première fois, 577 députés et 348 sénateurs ont dû cette année faire l'étalage de leurs intérêts.
Décriée par un grand nombre, certains parlementaires ont même parlé d'inquisition, l'opération permet en tout cas de tirer d'ores et déjà plusieurs conclusions. Tout d'abord, dans leur grande majorité, les élus se contentent de leurs mandats. Dans un entretien, le président de la Hatvp, Jean-Louis Nadal, explique que les élus ne sont qu'un peu plus de 10% à exercer une activité dans le privé en marge de leurs fonctions électives.

Les patrons dans le collimateur

Certains élus présentent des situations spectaculaires et si minoritaires qu'ils soient, ils retiennent l'attention d'une certaine presse, bien que leur mandat ne soit pas -et de loin- motivé par le lucre !

Ainsi
les 56.389 euros perçus au Sénat par Serge Dassault pèsent-ils peu dans la balance.
Le président du groupe Marcel Dassault a en effet touché 628.820 euros de salaire en 2013 et 6,4 millions d'euros de dividendes. Il faut dire qu'il évalue ses parts dans le groupe à 352 millions d'euros (valeur fiscale de l'usufruit).
Un peu moins connu du grand public,
Jean-Michel Baylet est aussi dans une situation confortable. Outre son mandat de sénateur radical de gauche, il est en effet l'héritier d'une entreprise de presse (groupe la Dépêche du Midi). Jean-Michel Baylet a ainsi déclaré plus de 700.000 euros de revenus pour 2013.

De nombreux avocats

Les avocats sont plus nombreux que les grands patrons sur les bancs de l'Assemblée et du Sénat. Jean-Louis Nadal en recense une quarantaine, dont certains très en vue dans les media. 
Ses fonctions d'avocat ont rapporté 184.734 euros à Jean-François Copé en 2013 (jusqu'au 30 juin) et 313.703 euros en 2012. En 2013, Jean-François Copé a aussi perçu des droits d'auteur (11.939 euros) et a gagné 35.135 euros dans des conférences.
Enfin, autre avocat célèbre, Gilbert Collard, a déclaré plus de 390.000 euros de revenus en 2012 (date de son élection). En marge de ses activités juridiques, il a aussi bénéficié de plus de 100.000 euros de droits d'auteur de 2008 à 2012.

François Fillon a touché via sa société 2F Conseil 142.500 euros en 2013, 70.000 euros en 2012.

Pour ses activités de conseil et accompagnement en stratégie, Luc Chatel a touché 183.135 euros en 2013, 51.000 euros en 2012.

Les électeurs verront la gauche sous un nouveau jour...

Au Parti socialiste

Le député PS et président de l’Assemblée nationale
Claude Bartolone a indiqué sur sa déclaration que son épouse travaille à son cabinet comme chargée de mission. Adepte du faux-semblant, il a indiqué avoir "épousé (sa) collaboratrice et non embauché (sa) femme".

Le député PS des Bouches-du-Rhône
Patrick Mennucci a aussi l'esprit de famille et emploie lui aussi sa compagne comme collaboratrice parlementaire. Mais Maud de Bouteiller a aussi été directrice de cabinet de la mairie du 1er secteur de Marseille, qui n’était autre que Patrick Mennucci jusqu’en mars 2014. Au chômage ?

Quant à la sénatrice de Marseille
Samia Ghali, elle est l'épouse de Franck Dumontel, qui fut directeur de cabinet de Michel Vauzelle à la région, puis d'Eugène Caselli à la communauté urbaine...
La députée PS -et illettrée- Sylvie Andrieux, qui a maille à partir avec la justice, se déclare "Conseillère communautère".

Le député PS de Haute-Garonne
Christophe Borgel, indique que sa compagne est assistante parlementaire "à mi-temps." 

Le sénateur PS de l’Hérault Robert Navarro emploie son épouse Dominique comme attaché parlementaire.  Le Sénat a par ailleurs décidé de lever l'immunité parlementaire de Robert Navarro, impliqué dans un dossier d'abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault.

Le sénateur PS du Tarn
Jean-Marc Pastor indique que son épouse, qui a été infirmière, est "assistante parlementaire à temps partiel".

La "souillon" du PS est le député député PS Eric Jalton, mais ...respectueux:

Chez les écologistes radicaux
La préférence familiale en matière d'emplois publics n'est pas moins impérieuse à EELV.
Le député EELV des Français hors de France, le porte-parole et directeur de la communication (sept mois: 24.000 euros) d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012, Sergio Coronado, chilien d'origine, emploie comme attaché parlementaire Ricardo Coronado, son frère.

Chez les non-inscrits 
br>Le député d’extrême droite du Vaucluse et maire d’Orange Jacques Bompard emploie deux fils, Yann et Guillaume, comme collaborateurs parlementaires.

Le député non inscrit de l’Essonne et maire d’Yerres
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, emploie lui aussi son épouse Valérie comme assistante parlementaire "100% à l’Assemblée nationale."

Le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard emploie son épouse Anne-Marie Autard-Collard comme assistante parlementaire. 

D’autres ont le même nom de famille
Enfant ou membre de la famille élargie? Monique Iborra, la députée PS de Haute-Garonne et conseillère régionale de Midi-Pyrénées, indique employer Sophie Iborra comme attachée parlementaire à mi-temps.


mercredi 12 décembre 2012

Le Bureau du Sénat lève l'immunité de J.-N. Guérini (PS)

Jean-Noël Guérini au ban du Sénat 

Pour la deuxième fois ! 

Le Bureau de la Chambre haute a levé l'immunité parlementaire du sénateur PS Jean-Noël Guérini.
La justice souhaite le placer en garde à vue pour l'interroger sur un dossier "à caractère mafieux"
A l'origine de la demande, le juge marseillais Charles Duchaine voit "une ou plusieurs raisons plausibles" de soupçonner le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône.


Une première levée d'immunité du sénateur PS avait été votée en mars 

Jean-Noël Guérini, 61 ans, a été mis en examen le 8 septembre dans une affaire de corruption en relation avec des marchés publics pour:
- complicité d'obstacle à la manifestation de la vérité,
- trafic d'influence,
- prise illégale d'intérêt
- association de malfaiteurs en vue du trafic d'influence
- et recel de trafic

dans un dossier impliquant son frère Alexandre, patron de quatre décharges, mis en examen le 1er décembre 2010, puis un temps écroué, pour " abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics, recel, blanchiment, trafic d'influence, corruption active et détention de munitions ".


Dans le cas du frère aîné, la demande de levée d'immunité visait à contraindre l'élu socialiste à répondre aux convocations et aux questions du juge.


Le Bureau du Sénat prend la précaution de préciser
 qu' "il ne se prononce ni sur le fond du dossier, ni sur l'exactitude des faits, ni sur la procédure suivie par le juge" et de rappeler "que la présomption d'innocence bénéficie aux parlementaires comme à n'importe quel citoyen".


La "Ligne claire" associait G. Collomb et Manuel Valls à Guérini

Ici, deuxième à gauche,
entrePeillon, Royal et Rebsamen
Au tumultueux congrès PS de Reims (2008), Jean-Noël Guérini, Gérard Collomb et Manuel Valls, présentaient la même contribution. Puis, dans un rapport interne de décembre 2010 (et publié par Le Point1), Arnaud Montebourg, député inquiet de certaines dérives et de leur effet sur l'image du parti, recommanda la mise sous tutelle de la fédération des Bouches-du-Rhône,  ainsi que la destitution de son président, Jean-Noël Guérini. Ce rapport dénonçait notamment " un système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur " et met en garde contre des " dérives les plus graves dans l'usage de l'argent public ".
Mais la Ch'tite Aubry laissa le rapport en sommeil pour se ménager la quatrième fédération socialiste de France... Montebourg se sent désavoué et humilié, tandis que Jean-Noël Guérini peut déclarer qu'il démissionnera uniquement si tous les élus socialistes condamnés ou mis en examen quittent leurs fonctions.

D'autres élus socialistes "vertueux" sont rattrapés par la Justice 

Ancien député européen (2004-2008), le sénateur Robert Navarro, 60 ans, est lui visé dans un dossier d'abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il n'a pas encore été entendu, et la juge d'instruction montpelliéraine Sabine Leclercq envisage à son encontre des mesures coercitives, en l'occurrence un placement sous contrôle judiciaire après mise en examen, selon une source proche du dossier. 


La limitation du cumul des mandats ne règle pas tous les problèmes.
 un Ex-responsable syndical SNCF et sénateur (depuis 2008), Navarro fut en effet vice-président de la Communauté d'agglomération de Montpellier (2001-2004), bien qu'installé conseiller régional du Languedoc-Roussillon depuis 1998. Son cas comme celui de Guérini, maire de secteur à Marseille depuis 1995, sénateur et président du Conseil général des Bouches-du-Rhône
depuis 1998, ou de Jean-Pierre Kucheida, conseiller général (1981-88) et député du Pas-de-Calais depuis 1986, mis en garde à vue en octobre 2012  (financement occulte du PS, emplois fictifs et prise illégale d'intérêts) pose la question du nombre de mandats successifs.


Leurs juges vont-ils recevoir des lettres de soutien de Hollande et Valls ?
Ou Valérie Trierweiler jouit-elle d'un régime de faveurs ?
Liens PaSiDupes
1 - " Hollande et Valls exercent des pressions sur la justice ": Hollande et Valls écrivent au juge du procès des biographes de Trierweiler"
2 - "Procès Trierweiler: l'interventionnisme de Hollande fait débat": Le président socialiste se place au-dessus de sa charte de déontologie

mardi 26 juin 2012

Le PS met sa fédération du Pas-de-Calais sous tutelle

La Ch'tite Aubry fait ce dont a été incapable la "gauche molle" 

François Hollande, premier secrétaire, fermait les yeux sur la corruption des élus socialistes, de crainte du Corse Jean-Noël Guérini de Marseille, de Robert Navarro, sénateur socialiste de l'Hérault, vice-président du Conseil général et du gros Jean-Pierre Kucheida de Liévin, voire même de ce benêt de Gérard Dalongeville dans le Pas-de-Calais. Après ses fédérations de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône, la direction du PS a décidé mardi une mise sous tutelle partielle de celle du Pas-de-Calais, après qu'une commission d'enquête a constaté des dysfonctionnements, mais pas de système de corruption.

Le bureau national du PS (direction du parti) réuni mardi soir à Solférino a décidé, à l'"unanimité" selon la première secrétaire Martine Aubry, la mise "sous tutelle des instances de direction de la fédération" du Pas-de-Calais. 

Une décision prise avec l'adoption à l'unanimité d'un rapport de la commission d'enquête créée le 8 décembre par la Ch'tite Aubry sur cette fédération, parmi les trois plus importantes du PS, alors visée par des accusations de financement politique occulte. 

"C'est la direction de la fédération qui été mise sous tutelle mais pas l'ensemble de la fédération", a précisé le secrétaire national, Christophe Borgel, à l'issue du BN. Cinq responsables du parti - Alain Fontanel, Philippe-Xavier Bonnefoy, Laurence Rossignol, Marc Mancel et Marianne Louis - vont procéder, comme dans l'Hérault et les Bouches-du-Rhône, a expliqué Mme Tape-Dur: "ils vont travailler à la rénovation et à la mise en place de nouvelles instances en essayant de conclure avec tout le monde un contrat de rénovation". 

Le rapport, souligne-t-elle, a relevé plusieurs manquements aux règles du parti (gag !), en termes de parité, de désignations, de diversité, de renouvellement des générations et enfin de respect des accords avec les partis partenaires. 

Sur ce dernier point, l"'apogée" a été atteinte aux législatives où "beaucoup de responsables ont soutenu des candidats" dissidents, tels Jean-Pierre Kucheida, dans la circonscription de Liévin, exclu du PS en mai pour s'être présenté face au candidat investi par le parti. 

Il y a par ailleurs "des sections qui sont beaucoup trop autonomes, qui ont des moyens financiers en liquide qu'elles ne devraient pas avoir", a-t-elle souligné. "Et sur le bassin minier", à Liévin, "il y a des règlements d'élus en liquide" et "il y a un compte de 120.000 euros dont on se sait pas très bien à quoi il sert", a-t-elle dit, confirmant les constats de la commission et la richesse du parti des défavorisés

En revanche, cette dernière a écarté l'existence d'un "système de corruption" d'élus généralisée, comme l'avait imprudemment évoqué le zélé Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation, dans une lettre en novembre à Martine Brochen- Aubry. 
"Il est avéré, aux yeux des membres de la commission, que l'accusation énoncée à l'encontre d'un 'système de corruption' pouvant bénéficier au PS dans le Pas-de-Calais est dénuée de fondement", écrit ainsi Alain Richard, président de la commission, dans son rapport, un camouflet pour le nouveau ministre du Redressement ...industriel.. 

"Il n'y pas un 'système' du Pas-de-Calais et une fédération et un département dans lequel tous les socialistes auraient des problèmes. Non", a martelé Mme Aubry devant la presse. Qu'elle nous dise plus sur le 'système' mafieux qui attend une ..."rénovation" dans les Bouches-du-Rhône.

"Une mise sous tutelle partielle, qu'est-ce que ça veut dire ? ", a demandé Guy Delcourt, maire de Lens et député PS du Pas-de-Calais, en apprenant la nouvelle , "C'est beaucoup de bruit pour pas grand chose". 
"Cela va tourner l'attention sur le Pas-de-Calais alors que peut-être aurait-il fallu plutôt se consacrer uniquement à l'harmonie que nous vivons actuellement par la majorité qui est la nôtre à l'Assemblée nationale", a-t-il regretté, prétendant que les "militants du Pas-de-Calais ne sont pas tous et toutes des inféodés". 

La fédération de l'Hérault a été mise sous tutelle du parti en septembre 2010 
Sur l'ancien premier fédéral Robert Navarro pesaient des soupçons d'enrichissement personnel. 

Dans les Bouches-du-Rhône, il n'y avait pas eu besoin de mise sous tutelle formelle: outre le cas Sylvie Andrieux, Jean-Noël Guérini, poursuivi par la justice, avait démissionné de son poste de premier fédéral et la fédération avait ensuite accepté un "contrat de rénovation" (sic) proposé par la direction du PS.

samedi 7 avril 2012

Présidentielle: Pourquoi le candidat Hollande contourne-t-il donc Montpellier L



Une erreur de plus dans la campagne de François Hollande

Montpellier est, pour l’instant, la seule oubliée des dix plus grandes villes françaises. 


Même la onzième, Rennes, a été servie mardi dernier.
"C’est une ville de gauche, la capitale de la région Languedoc-Roussillon, s’étonne un cadre national du parti. Le problème, dans notre campagne, c’est une grande part de désorganisation. 
Personne n’est décisionnaire."
Dernier épisode en date : le déplacement à Narbonne, prévu le 5 avril, compromis par une autre demande que le candidat aurait acceptée. Quant à Montpellier, on n'y était pas assuré de la venue de François Hollande au congrès piloté par la FNSEA, le 29 mars.
Déjà boudée lors des primaires
La capitale régionale, déjà boudée par le candidat lors de la primaire, semble payer le prix d'une réalité politico-judiciaire : la  mise en examen du sénateur montpelliérain Robert Navarro, suite à l'avis favorable du bureau du Sénat qui autorise la levée de son immunité parlementaire.
L'ex-premier fédéral héraultais se targuait jusqu'à présent d'une proximité avec François Hollande. 
Ce dernier s'était même affiché avec Navarro à la dernière université d'été du PS à La Rochelle et l'avait pris dans son équipe de campagne des primaires, alors même que la plainte aujourd'hui instruite par la juge Leclerc émanait de la direction nationale du Parti socialiste.
Une fois la priésidentielle passée - Hollande aurait besoin des voix militantes héraultaises, et Navarro pesait beaucoup sur leur choix -, mais il n'y a plus urgence à se compromettre...