Cheminots, éboueurs, pilotes, étudiants ou encore électriciens cessent le travail aujourd’hui
Ces professions sont parmi les nombreux secteurs qui protestent contre leurs conditions de travail et les réformes Macron
Sept syndicats et organisations représentant la SNCF se sont mobilisés dans la rue le 22 mars 2018

Après de premières mobilisations résignées - du fait d'un passage en force annoncé par ordonnances - contre une Loi Travail finalement votée sans encombres par la majorité présidentielle majoritaire, ces différents mouvements de contestation lancés en ce début de printemps pourraient cette fois-ci bénéficier d’un effet d’accumulation susceptible de gêner un gouvernement qui a eu jusqu’ici les mains libres pour mettre en place son projet de libéralisation de l'économie française.
Savoir si les syndicats et les travailleurs peuvent devenir la principale force d’opposition à son action, c'est désormais tout l’enjeu pour un exécutif autoritaire qui orchestre la grogne de la population sur ses chaînes d'information dévouées. Dans la matinée, CNews a montré en boucle des usagers désemparés traversants les voies SNCF et son chroniqueur économique a chiffré le coût de ce mouvement social à 20 millions par jour, pour ...l'Etat. A 25, à Air France, et toujours pour le contribuable !
Guillaume Erner a posé la question à ses intervenants de nous "expliquer" la situation (sur BFMTV, ils nous la "décryptent")...
Sociologue et professeur à Science Po, ce journaliste est passé de France Inter (avant que Mathieu Gallet ait demandé à Olivier Poivre d'Arvor de quitter la direction de France Culture), à France Culture, dans le même temps où d'autres chroniqueurs du service public ont, comme lui, intégré Charlie Hebdo après l'attentat de 2015.
Cet entre-de soi de France Culture a réuni :
Sophie Binet, co-secrétaire générale de la CGT des cadres et techniciens (UGICT-CGT)
.@BinetSophie : « Aujourd’hui, 67% des Britanniques demandent la renationalisation du rail. Il faut regarder ce qu'il s'est passé dans les autres pays européens avant de réformer. » #lesmatins— Matins FranceCulture (@Lesmatinsfcult) 3 avril 2018
et Manuel Cervera Marzal, sociologue
Manuel Cervera Marzal : « Quand on parle de réforme aujourd’hui, on parle en réalité de contre-réforme : il s’agit de revenir sur des acquis sociaux. » #lesmatins— Matins FranceCulture (@Lesmatinsfcult) 3 avril 2018
Ce sociologue n'a donc pas échappé à la règle générale consistant à diplômer ou recruter, en fonction du profil politique.
Il rectifie le tir sur Twitter: en effet, certains mots sont impopulaires : les "acquis sociaux" évoqués à 7h00 deviendront des "droits existants" à 7h59...
Manuel Cervera Marzal : « Les mouvements sociaux ne sont pas des mouvements de conquête de nouveaux droits, ce sont des mouvements de défense des droits existants. » #lesmatins— Matins FranceCulture (@Lesmatinsfcult) 3 avril 2018
La CGT a trouvé la solution : faire payer les Français
.@BinetSophie : « Si l’État reprenait la dette de la SNCF, cela permettrait au service public français d’avoir un avenir. » #lesmatins— Matins FranceCulture (@Lesmatinsfcult) 3 avril 2018
Faire gonfler la dette publique n'est pas un problème pour l'extrême gauche.
Et si, sous la pression de l'Union européenne, le pouvoir macronien prend dans les poches du contribuable, la CGT et Mélenchon hurleront-ils à un impôt déguisé ?
Manuel Cervera Marzal, chercheur associé au CESPRA (EHESS), foyer de gauchistes, nous est envoyé par la Casa de Velázquez de...Madrid).
Dans Libération, en juin 2016, cet expert envisageait "Podemos ou la possibilité d’un tournant historique", preuve que l'idéologie rend clairvoyant... "Seule autre option sérieusement envisageable : un "gouvernement du changement" réunissant les deux forces de la gauche, Partido Socialista Obrero Español et Unidos Podemos," écrivait l'influenceur : manipulateur ?
La convergence des luttes commence par la convergence idéologique des accapareurs du service public.
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