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dimanche 8 juillet 2018

Emmanuel Macron devant le Congrès de Versailles : une mise en vedette à 4 ou 500.000 euros

Un "pognon de dingue" pour un caprice jupitérien


Le président de la République convoque à nouveau son Congrès à Versailles, un an après avoir usé pour la première fois de cette prérogative offerte depuis 2008 au chef de l'Etat par la Constitution.

C'est un chiffre qui irrite ceux qui s'opposent à la tenue d'un nouveau congrès à Versailles, ce lundi 9 juillet. Le coût de l'opération de com' présidentielle s'élèverait à 286.000 euros, pour donner au peuple l'illusion que les 577 députés et 348 sénateurs convoqués sont derrière lui. La captation audiovisuelle représente plus du tiers du coût prévisionnel.
Si le coût augmente encore inutilement la dépense publique, il serait toutefois 7.000 euros inférieur à celui de l'an dernier (293.000 euros en 2017). Quels sont donc les nouvelles ristournes consenties au président, après celles dont le candidat avait été gratifié en campagne?

"De la communication politique à 500.000 euros"

Pour l'An II de son quinquennat, comme l'an dernier, les députés de la France insoumise ont décidé de boycotter l'invitation, refusant d'entendre "le monarque" sans débat possible.
Quelques députés des Républicains ne s'y rendront pas non plus, dénonçant le coût et l'inutilité du discours. 
"C'est juste de la communication politique à 500.000 euros, par respect je n'irai pas", a ainsi déclaré le député LR de Moselle Fabien Di Filippo.
"Cela coûte extrêmement cher. On parle tout de même de 400.000 euros", dénonce de son côté le député du Morbihan Paul Molac, qui sera le seul élu LREM à ne pas se déplacer à Versailles.

L'Elysée se défend en indiquant que le président ne fait que profiter d'une disposition de la réforme constitutionnelle de 2008. Elle permet au chef de l'État de prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies et "sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote". Beaucoup de bruit pour rien.

samedi 7 juillet 2018

Guerre commerciale : les Etats-Unis tentent de mettre un coup d'arrêt à l'invasion des produits chinois

Les communistes chinois appellent l'OMC à l'aide



Pékin a saisi vendredi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour contester l'entrée en vigueur de droits de douane américains sur certaines importations chinoises, accusant l'administration Trump  du déclenchement de "la plus grande guerre commerciale de l'histoire économique". Le ministère chinois du Commerce a fait vendredi de son recours à l'OMC, dont l'une des tâches est de réduire les obstacles au libre-échange, après avoir la mise en oeuvre  immédiate de droits de douane de 25% sur un montant "égal" de quelque 540 produits américains, .
Pékin réagit ainsi à l'entrée en vigueur de droits de douane américains de 25% sur 34 milliards d'importations chinoises. La Chine avait promis "de ne pas tirer la première", puisque ce n'était pas l'intérêt de l'agresseur, mais avait prévenu: "pour défendre les intérêts fondamentaux du pays et de sa population", elle sera contrainte de riposter. C'est ce qu'a fait Trump, pour défendre les intérêts fondamentaux des Etats-Unis et de sa population.
Il ne s'agit que d'un addendum à la plainte qu'avait déjà déposée le géant asiatique pour contester l'imposition, en mars dernier, des taxes américaines de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium, a précisé une source à Genève. 
Les nouveaux tarifs douaniers américains, entrés en vigueur vendredi, affectent 818 produits chinois dont des automobiles, des disques durs ou des composants d'avions, mais épargnent des produits populaires comme les télévisions et téléphones.
Une deuxième série de taxes sur 16 milliards d'importations entrera prochainement en vigueur, a rappelé jeudi Donald Trump, évoquant un délai de "deux semaines".

Les exportations chinoises avaient progressé de 44,5% sur un an, en février 2018, dépassant de très loin les pronostics (+13,6% !)

Au total, ce sont 50 milliards de dollars d'importations chinoises annuelles qui seront donc affectées par les mesures américaines, destinées à compenser le "vol" de propriété intellectuelle et de technologies par la Chine dénoncé par l'administration Trump, mais une pratique que laisse perdurer Bercy en France.
Les Etats-Unis ne devraient pas faire les choses à moitié, puisque Donald Trump envisage de porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés, soit la grande majorité des importations venues du géant asiatique (505,6 milliards de dollars en 2017).




Ces mesures douanières américaines ont fait tomber le déficit commercial des Etats-Unis en mai à 43,1 milliards, son plus bas niveau depuis octobre 2016 en dopant les exportations de soja vers la Chine (+89,6%), avant que cette denrée ne soit taxée en représailles.

Les anti-Trump soutiennent le dumping commercial chinois qui pénalise pourtant aussi l'économie française


Depuis des mois, les experts anti-américains développent la crainte d'une guerre commerciale et d'un coup d'arrêt des échanges de produits à travers la planète, actuels moteurs de la croissance mondiale.
Le Premier ministre chinois Li Keqiang, actuellement en Bulgarie, a estimé vendredi qu'une "guerre commerciale ne profite à personne". La presse française à l'écoute des rues de Pékin raconte que des consommateurs s'inquiètent par ailleurs de possibles hausses des prix consécutives aux taxes sur les produits américains. Ils se disent solidaires des autorités, insiste l'AFP. Cette agence de presse fait parler un chinois moyen fantasmé :  M. Yang (sic), client d'une supérette, lui aurait déclaré : "je ferai de mon mieux pour acheter chinois"... L'agence de presse hexagonale serait-elle devenue une adepte du patriotisme économique, sous réserve qu'il soit chinois ?
A la faveur du "secret des sources", la même agence se serait trouvée, à la fédération des détaillants, un homologue américain de Monsieur Yang (ou Chang !) pour affirmer que plusieurs produits vendus aux Etats-Unis pourraient voir leurs prix augmenter, "les étudiants devant débourser plus pour le mini-réfrigérateur dont ils auront besoin à l'université à l'automne". Quand aux vieux, n'en parlons même pas: ce n'est pas vendeur...
Nos  pro-chinois créent une psychose
Les partisans revanchards d'Hillary Clinton dénoncent les mesures protectionnistes prises par Donald Trump depuis le début de l'année. Selon eux, il ne défendrait pas l'emploi des travailleurs américains et sa balance commerciale, mais agirait à l'encontre de ses partenaires commerciaux, "suscitant exaspération et inquiétude," commentaire partisan non étayé : une 'infox' non chiffrée ne serait donc pas une 'fake news' ?
La Maison Blanche impose depuis le 1er juin des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminiumen provenance du Canada, de l'Union européenne, du Mexique ou de la Russie qui ont porté l'affaire devant l'OMC. Comme Pékin.
Dans le sillage de ces mêmes pays, Moscou a annoncé vendredi l'introduction de surtaxes sur une série de produits américains en réponse aux barrières douanières imposées à l'acier et l'aluminium.
Des experts mettent en garde contre les dégâts potentiels d'une telle politique, non seulement sur l'économie américaine mais aussi sur l'économie mondiale.
L'imposition de taxes réciproques "va peser sur la croissance, la confiance (des ménages) et les marchés financiers", ont réagi vendredi les économistes d'Oxford Economics. Pour information (1er juillet 2018),
 un rapport du cabinet Oxford Economics prévoit un possible rattrapage économique de Paris sur Londres, du fait du Brexit au Royaume-Uni et de l'élection d'Emmanuel Macron en France... : "la compétition entre les deux capitales européennes tend à se resserrer".  Ce cabinet se fonde sur des prévisions ! Celles d'une croissance du PIB de 1,6 % prévue d'ici à 2021. En attendant, et après 14 mois (voire plus de 6 ans, en comptant les temps de services de Macron à Hollande, depuis 2012), Paris se positionne en 18e position dans le classement des villes d'Europe réalisé par le cabinet "indépendant" anglo-saxon. Loin derrière Londres à la 8e place et ses 2,3 % de croissance escomptés au cours des prochaines années : un rattrapage de dix places ?.... Oxford Economics considérait jusqu'ici que l'Elysée - sans rien faire - pourrait trouver avec le Brexit une fenêtre d'opportunité et devenir un refuge prisé pour les salariés quittant la City. Trump brise les rêves jupitériens de succès les doigts dans le nez. A la tête du classement d'Oxford Economics, c'est plutôt Varsovie qui affiche la plus forte croissance pour les cinq prochaines années (+3,5 %). Chez les ouvriers de Whirlpool, le protectionnisme fait recette : les ouvriers de l'usine d'Amiens bientôt délocalisée en Pologne, hésitent entre  colère, résignation et espoir : pour protéger l'emploi, il faut plus de protectionnisme.
Trump réagit aux menaces de ces dernières semaines : des entreprises américaines ont averti qu'elles pourraient licencier, faute de rester compétitives, voire mettre la clé sous la porte. "L'économie se porte probablement bien mieux que par le passé, avant que nous réglions le problème des accords commerciaux inéquitables passés avec chaque pays", a-t-il estimé.
Du côté chinois, "la guerre commerciale va ralentir la croissance du PIB chinois de 0,2 point de pourcentage" en 2018, a estimé un responsable de la Banque centrale, jugeant toutefois l'impact "limité".

Les exportations chinoises augmentaient beaucoup plus que prévu

Le péril jaune s'est accru à un rythme le plus rapide en trois ans en février, ce qui donne à penser que la croissance économique chinoise reste solide, malgré la possible détérioration des relations commerciales avec les Etats-Unis et la propagande macronienne.
Dépassant largement les anticipations des économistes, les exportations chinoises ont progressé de 44,5%, tandis que les importations n'ont avancé que de 6,3%, montrent les statistiques douanières sur un an,  publiées jeudi. Cela fait ressortir un excédent commercial de 33,74 milliards de dollars (26,9 milliards d'euros), pour le mois.  Réuni en janvier-février, il  a même crû de 43,6% sur un an à 54,32 milliards de dollars.


"Principe de fraternité": le Conseil constitutionnel, plus sénile que le Sénat,

Fabius s'aligne sur Mélenchon qui se déclare "épaté" : c'est tout dire de la forfaiture... 

Le Conseil constitutionnel a déclaré la fraternité "principe constitutionnel"

Le socialiste Fabius a commencé jeune à dormir au travail


Ainsi, l'aide désintéressée au "séjour irrégulier" des clandestins ne peut être passible de poursuite : un mauvais signal du septuagénaire endormi du Palais Royal qui "épate" le 'lider maximo' de La France insoumise (LFI) dimanche, trois jours plus tard. 
Fabius n'a jamais cessé de dormir
Mélenchon était nimbé de morale et de religiosité... "Moi qui n'aime guère les conseils constitutionnels d'une manière générale. Je suis épaté :c'est le rappel d'un fondamental de l'identité républicaine", s'est réjoui le chanoine Mélenchon lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos. "L'identité républicaine, c'est Liberté, on connaît, Egalité, et puis Fraternité. Quand on arrive à Fraternité, on pense qu'on est dans un domaine de la métaphysique, ou des sentiments", mais "il faut rappeler quels sont les principes".  
La morale doit donc être désormais comptée au nombre des principes républicains. Le coeur laïc saigne de joie. "Quand on vous raconte ce qu'est l'histoire d'un migrant qui se cache, qui a peur, qui meurt en cours de route ou à la frontière entre la France et l'Allemagne, ça suffit", explique Mélenchon, violon au poing, "la politique, à un moment donné, c'est aussi son coeur (...) et quand les gens sont en route, vous n'avez pas d'autre devoir que la solidarité humaine". 
L'incalculable impact de la décision du Conseil constitutionnel
Citoyen et ministre vigilants
"C'est clair que ça va poser des difficultés au ministre de l'Intérieur, mais c'est la vie, les difficultés", a-t-il raillé, pour commencer. 
Mais, au fond de son coeur, le trotskiste est amer. En effet, à la différence des socialistes, Mélenchon n'est pas partisan d'une béance des frontières, ce qui explique son silence de trois jours. 
Présidé par le socialiste Fabius, le Conseil constitutionnel fait plus fort que l'extrême gauche dans l'irresponsabilité. Et Mélenchon ne peut dissimuler sa déception. Il rappelle d'ailleurs que, face aux migrations, "il faut faire en sorte que les gens ne partent pas de chez eux, car ils ne partent pas par plaisir". 
Cédric Herrou, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), le 15 novembre 2017.Le Conseil constitutionnel a consacré "la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national", a-t-il maugréé, en réponse à une demande de Cédric Herrou, ci-contre, un activiste internationaliste et agriculteur à ses heures dans l'arrière pays niçois, devenu le symbole de l'aide aux clandestins à la frontière franco-italienne, qui réclamait l'abolition du "délit de solidarité". 
Fabius a besoin de récupérer le jour
Son avocat, Patrice Spinosi, a salué une "immense victoire" et Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, s'est félicité que le Conseil constitutionnel n'a pas étendu les exemptions existantes à "l'aide à l'entrée irrégulière" sur le territoire français. Cette dernière restera passible de sanctions, à la différence de l'aide au séjour ou à la circulation des migrants.

Les électeurs des Européennes diront ce qu'ils pensent de cette décision des Douze, du 8 mars 2016 au 14 mai 2017 :
Président : Laurent Fabius (72 ans)
membres nommés :
par le président de la République :
Laurent Fabius, nommé par François Hollande en 2016

Nicole Maestracci, nommée par François Hollande en 2013, bien que considérée comme " une figure" trotskiste du Syndicat de la magistrature (SM), classé à l'extrême gauche (67 ans)
Michel Charasse, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010 (77 ans)
par le président du Sénat :
Michel Pinault, nommé par Gérard Larcher en 2016 (71 ans)
Jean-Jacques Hyest, nommé par Gérard Larcher en septembre 2015 (75 ans)
Nicole Belloubet, nommée par Jean-Pierre Bel en 2013 (devenue ministre du gouvernement Philippe)
par le président de l'Assemblée nationale :
Corinne Luquiens, nommée par Claude Bartolone en 2016 (66 ans)
Lionel Jospin, nommé par Claude Bartolone en décembre 2014 (81 ans)
Claire Bazy-Malaurie, nommée par Claude Bartolone en 2013 (69 ans)
Le prochain renouvellement régulier de membres du Conseil constitutionnel interviendra en février 2019. Après les Européennes de mai.

vendredi 6 juillet 2018

Un selfie de Pascal Obispo et Brigitte Macron sidère les internautes

La presse institutionnelle s’est auto-censurée

blog -selfie Obispo et Brigitte Macron chez Line Renaud-juill2018.jpgLe 90e anniversaire de Line Renaud, ce lundi,  a été l’occasion d’une nouvelle réunion annuelle de nombreux amis, dont Brigitte Macron… ce qui a révolté de nombreux internautes.




Si, sur France 2, Stéphane Bern lui consacra un divertissement tourné une semaine plus tôt à Bobino, la vraie fête d’anniversaire de Line Renaud avait lieu, comme d’habitude dans sa grande propriété de l’ouest parisien, entourée de ses nombreux amis. Un anniversaire marqué toutefois par une absence, celle de son ami Johnny, toujours fidèle à sa "marraine de télévision" et son épouse, Laeticia, restée à Los Angeles avec ses filles, au coeur de la tourmente médiatique qu’elle suscite autour de l’héritage du rocker.
Chez Line, se trouvait cette année Pascal Obispo avec lequel elle est depuis plus de vingt ans impliquée dans le Sidaction, mais aussi Dany Boon, son « fils » dans La Ch’tite famille ! Si le Président Macron n’était pas de la party, pour cause d’obligation professionnelle, sa femme Brigitte, elle, était venue souhaiter un joyeux anniversaire à "sa grande amie".
Faisaient également la fête, Muriel Robin, Mimie Mathy, Jean Reno, venu accompagné de son épouse Zofia Borucka, la première dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara
 et la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. 

La présence à la fête de l’épouse sexagénaire a clairement indisposé certains « gens qui ne sont rien » mais refusent de la boucler.

Mais, lorsque, sur son compte Instagram, Pascal Obispo a posté une photo affichant les invités, les commentaires des internautes ont fusé, prenant une tournure imprévue. Si la côte de popularité de Line Renaud est toujours au top, en revanche "Ah le fric, vous êtes à genoux" , "Dégoûté", "Dommage de poser avec Macron" , " Que des gueules de cons " , " Quelle imbécile " … Si la musique de Pascal Obispo peut plaire, la coloc du président à l’Elysée commence à courir sérieusement sur le haricot des Français !

Pascal Obispo, lynché de tous les côtés, a fini par retirer bravement cette photo de son compte Instagram
, visiblement inquiet de son impact négatif sur son image et son business.
L'épouse Macron ne donne manifestement pas 24/24h dans le caritatif (soutien à Line Renaud), culturel (la chanteuse Rihanna et "Les Ch'tis") ou social (le logement avec "Ma Cabane au Canada") ou qui participeraient au rayonnement de la France...

Délinquant tué à Nantes : des mères ne reconnaissent pas d'autre autorité que le Coran

L'individu, Aboubakar Fofana, "était un délinquant recherché; il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt"


blog -Fofana Aboubakar-delinquant de Nantes-juill2018.jpgCConnu de la police pour vol par effraction, menace de mort, vol en bande organisée et association de malfaiteurs, l'homme a été abattu par la police à Nantes, le 3 juillet, alors qu’il tentait de se dérober à un contrôle d’identité en prenant la fuite à bord de son véhicule. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour vol en bande organisée et recel.

Son véhicule avait été signalé dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Alors que les policiers s’apprêtaient à vérifier son identité, cet homme de 22 ans a passé la marche-arrière pour reculer sur un CRS, malgré la présence d’une fillette qui circulait à bicyclette, toujours selon la même source. L’un des policiers, qui se trouvait à l’avant de la voiture, a tiré un coup de feu, tuant l’agresseur.

La maire (PS) de Nantes a aussitôt clamé que ses « première pensées » allaient "à ce jeune homme mort et à sa famille". Les citoyens respectueux de la loi républicaine, mais victimes des vols par effraction, menaces de mort, vols en bande organisée et autres délits en association de malfaiteurs commis par ce jeune malfrat, ne doivent pas compter sur la compassion de Johanna Rolland.

Celle-ci a-t-elle compris qu'elle n'a rien à attendre de ce type d'administré, depuis que sa voiture personnelle été incendiée, dans la soirée du jeudi 4 au vendredi 5 juillet, au cours d'une troisième nuit consécutive d'émeutes à Nantes en soutien à Aboubakar. Une cinquantaine de véhicules et des bâtiments ont été incendiés.
Aboubakar Fofana était surnommé "le Loup", en raison de son caractère solitaire, indique Le "Le Parisien". Originaire de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise, l'homme était toutefois connu des services de police. Mercredi peu après les événements, le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a indiqué qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt, délivré en juin 2017 par un juge d'instruction de Créteil.

Il était venu se faire oublier chez sa tante à Nantes, il y a un peu plus d'un an, insinue Le Parisien. Depuis le drame, solidaires d'un frère de couleur, les habitants du quartier assurent, sans nécessairement le connaître, qu'ils ont perdu un "ami" du quartier, un gars sans histoire. En fait, il était originaire de la cité de la Muette à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), PCF jusqu'en 1995. En mai 2017, deux frères de 24 et 20 ans - connus des services de police, notamment pour des affaires de stupéfiants et de vol avec arme - y avaient été la cible de tirs d’arme à feu, au niveau de la place Nelson-Mandela, dans le quartier de la Muette.

Garges-lès-Gonesse, un jeune est en garde à vue après la marche pour Aboubakar.

Une voiture et deux poubelles ont été incendiées ainsi que des projectiles jetés à répétition sur les policiers à la suite d’un rassemblement organisé en réaction à la mort d’Aboubakar Fofana, originaire de la Muette. A 23h30, alors que le cortège qui s’était rendu devant le commissariat de Sarcelles s’était dispersé plusieurs heures plus tôt, un cocktail Molotov a été lancé sur des fonctionnaires de police, rue Paul-Langevin, à Garges. L’engin incendiaire a atterri aux pieds de deux policiers qui n’ont pas été blessés. Les forces de l’ordre ont riposté en tirant deux grenades pour disperser les agresseurs.
A 1h15 du matin, avenue du 8-Mai-1945, dans le secteur du Fort de Stains, un équipage de la BAC a été la cible de projectiles, notamment des pierres. Les fonctionnaires ont tiré à deux reprises avec un calibre 40 (projectiles en caoutchouc) et ont identifié
un des auteurs présumés du caillassage. Celui-ci, âgé de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.

Pratiquement au même moment, allée Van-Gogh, une patrouille de police-secours qui contrôlait un véhicule a été également prise à partie et a essuyé des jets de pierres qui n’ont pas fait de blessés.
Vers 2h30, du matin, les policiers ont dû faire usage à deux reprises du calibre 40 pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers mobilisés pour éteindre des feux de poubelles.dans le secteur de la place de la Commune-de-Paris.

En vérité, Fofana était recherché pour vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs. La voiture qu'il conduisait sans ceinture au moment des faits était sous surveillance, précise une source policière à 20 Minutes. Il était au volant d'une Nissan Juke, un crossover d'une valeur de 16.000 à 21.300 euros.
Son prénom désigne le petit du chameau et son patronyme renvoie aux Diakhankés, groupe ethnique de musulmans établis au Sénégal, en Guinée, au Mali, en Gambie.
Des "jeunes" ont commencé à mettre le feu à une station service, à un lycée professionnel et à une école :  au total, 8 bâtiments ont été dégradés. Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont un mineur de 14 ans. Il était en possession d'un bidon d'essence et de mèches, révèle la police.
Après plusieurs heures passées à narguer la police, les groupes de jeunes se sont fait disperser par les CRS qui ont utilisé les gaz lacrymogènes. "C'est la plus grande provocation qu'ils pouvaient nous faire", estiment Samir, habitant du quartier pour qui les représentants de l'ordre républicain n'auraient rien à faire dans la cité du Breil. "Ils auraient pu ne plus jamais revenir et nous laisser tranquille." 


La presse et les réseaux ont pris le parti du voyou


Le lendemain matin la radio et la télévision ont diffusé des témoignages - uniquement à charge - de voisins d'Aboubakar Fofana. Tous expliquaient à quel point « la victime » était un garçon charmant, serviable, calme, pas méchant, vraiment sympathique.  Les media institutionnels espèrent ainsi participer au retour du calme à Nantes, mais la presse ne réussit qu'à convaincre les délinquants de leur bon droit en défiant la police et en s'en prenant aux symboles de la République.

La photographie d’un CRS, dénoncé comme étant celui qui a mortellement blessé Aboubakar Fofana, a été diffusée sur Facebook (ci-dessus). Elle est devenue virale après avoir été publiée sur Facebook ce mercredi après-midi. En incrustation, on peut y voir : « C’est lui le Fils de Pute qui a tué le ptit frère du « BREIL » à Nantes44 ». De nombreux commentaires haineux vise le policier, lequel est menacé de mort. Des dizaines de commentaires ont été déposés sous la photographie, où se succèdent tour à tour, appels au meurtre et insultes.

Les mères des quartiers ne reconnaissent pas les lois de la République

Le poing levé ! Ne seraient-ce pas des réfugiés politiques ?
"Si on ne dit rien, comme aux Etats-Unis, les Noirs se feront tirer dessus" : la colère des mères de famille racistes éclate à Nantes. A l’arrivée de la marche, des poings se sont levés, la foule a crié pour demander la "vérité pour Abou", sous des applaudissements. "Peut-on faire confiance à la justice ?", s'interrogent certains habitants militants, malgré le placement en garde à vue du fonctionnaire de police qui a tiré sur le délinquant. Deux individus, qui viennent de laisser un tag demandant "Justice pour Aboubakar", espèrent que cette fois, "il va se passer quelque chose", que le policier "sera sanctionné". D'autres graffitis ou affiches, dans le quartier, mettent en cause plus directement les forces de l'ordre et l'Etat. 


Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018. 
Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018.  (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Camille remue le passé. "La justice ne fera rien, elle n’a jamais rien fait; regardez Adama Traoré, Zyed et Bouna, les policiers n’ont rien eu", lance-t-il. 
"Si on ne dit rien, on va terminer comme aux États-Unis, les Noirs se feront tirer dessus", explose une mère de famille, qui précise ne pas cautionner les violences, mais comprendre que les jeunes se soient révoltés. "Imaginez, vous voyez votre copain, votre frère, par terre, qu’on essaie de réanimer", dit-elle. Pour cette maman, il n'est pas étonnant que "les enfants déchirent leur tee-shirt et mordent les murs".
C'est mauvais pour l'économie souterraine...

Urvoas : le Parquet le blanchit en classant son affaire de "détournement de fonds publics"

L'ancien ministre de la Justice, protégé par le Parquet dans l'enquête sur sa permanence parlementaire

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L'enquête ouverte sur des soupçons de détournement de fonds publics après l'achat, puis la mise en vente, par l'ex-garde des Sceaux et ex-député PS du Finistère Jean-Jacques Urvoas, de sa permanence parlementaire à Quimper, a été classée sans suite par le Parquet de Lorient qui dépendait de son ministère.

"Il n'y a pas d'infraction pénale qui peut être reprochée" à J.-J. Urvoas, a expliqué froidement Laureline Peyrefitte, procureure de la République à Lorient, ex-subordonnée d'Urvoas.
Laureline Delmond-Peyrefitte était en poste à la Cour Appel de Versailles en tant que substitute générale, chargée du secrétariat général, quand elle fut nommée à Lorient en 2015. Or, en 2015, Urvoas était président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale (juin 2012-février 2016) et député du Morbihan, Quimper étant à 78 kms de Lorient.
L'enquête, ouverte fin janvier et confiée à la PJ de Rennes, faisait suite à un signalement de l'association du Finistère Cicero 29 qui lutte pour la "probité des affaires publiques". Elle avait été ouverte par le parquet de Lorient, après le dessaisissement de celui de Quimper, pour des soupçons de "détournement de fonds publics".

Pour acquérir en 2008 cette permanence parlementaire de 126 m2 située en plein centre de Quimper, Urvoas a bénéficié d'un prêt bonifié, remboursé par ses indemnités de député (IRFM).

Elle a ensuite été louée, puis proposée à la vente par l'ancien député socialiste
, battu aux législatives en juin 2017, pour une somme de 212.750 euros, avait dénoncé Jérôme Abbassene, membre de Cicero 29 qui pointait du doigt "l'enrichissement personnel" de M. Urvoas via cette opération. "Le prêt a été consenti par l'Assemblée nationale de façon tout à fait transparente et selon les règles établies à l'époque", l'appartement a "été utilisé pour y installer sa permanence parlementaire" et, selon ces mêmes règles, "le fait que le bien tombe dans le patrimoine personnel n'était pas contraire à la loi" à cette époque, a noté Mme Peyrefitte.

Ces pratiques sont interdites depuis le 1er lanvier 2018.
De nouvelles règles s'imposent aux députés pour les frais de mandat: ils disposent d'une "avance sur frais de mandat" de 5373 euros comme l'ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. Un contrôle aléatoire est prévu chaque année sur 120 députés. M. Urvoas n'a aujourd'hui plus de mandat: maître de conférences en droit public, il a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences-Po. Duplication de cours, mais surtout cumul...
Jean-Jacques Urvoas est par ailleurs mis en examen pour violation du secret professionnel...

jeudi 5 juillet 2018

Sondage : la popularité de Macron chute à son plus bas niveau sur un an

Les chiffres du sondage ne rendent toutefois pas compte de son impopularité réelle

Le sondeur tente de rester crédible
La popularité d'Emmanuel Macron est en baisse et connaît même un ralentissement sans précédents en ce mois de juillet. 
Un an après son accession à l'Elysée et à l'heure des résultats du baccalauréat, les Français décernent les notes les plus faibles au président de la République et à son premier ministre. Le "premier de cordée" devra passer les oraux de rattrapage...

D'après le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique publié ce jeudi, le chef de l'Etat n'obtient que 34% de bonnes opinions, soit une baisse de 6 points.
Les cotes de confiance du chef de l'État et de son premier ministre sont en forte baisse (-6) avant les vacances d'été," observe en revanche Le Figaro.
Deux points (34% lui feraient encore confiance à gauche, contre 32% à droite)  sont-ils négligeables?


Tout se passe comme si les Français, qui a observé la paire Macron-Philippe  pendant un an avant de se prononcer, commençaient à rendre leur verdict. Où sont les résultats et le changement promis ? semblent-ils demander. Notamment les retraités (34 %, -12) et les catégories aisées (49 %, -12). Un comble pour Macron, qualifié par la gauche extrême de "président des (très) riches".
Une "fake news"
La popularité du président "s'érode", selon Le Monde, tandis qu' elle connaît une "sévère chute (...) "dans les derniers sondages", pour Les InRocks. Qui peut-on croire ? La cote de l'ex-banquier tombe à 32 % et tutoie donc  celle de François Hollande après 14 mois de mandat (27%) ! Quelle claque, pour celui qui a pris son prédécesseur comme contre-modèle ! 
Les experts omettent de "décrypter" quelque chose de dérangeant.
En mai 2018, un sondage BVA faisait état d'une popularité en dents de scie : Macron avait reperdu les points acquis le mois précédent (40% de bonnes opinions : -3), retrouvant son étiage bas du mois de mars. Le chef de l’Etat enregistrait surtout un net recul chez les sympathisants LR (40% ; -14), alors que ces derniers se montraient jusqu’à présent plutôt bienveillants.
Laurent Wauquiez (61%; -1) auprès des sympathisants LR était relativement stable, tout comme Nicolas Sarkozy (56%; -2), qui devançait désormais Valérie Pécresse, en recul de 8 points (54%).


Macron a perdu 8 points en deux mois... Hollande, qui reprend du poil de la bête et éclipse ce falot d'Olivier Faure, passerait presque pour une lumière, si les "sans dents" et les "gens qui ne sont rien" ne cessaient de perdre des plumes.
Non seulement il a perdu la confiance des Français, mais c'est fini, le yoyo : la défiance est installée.

Les entreprises de sondages ont passé un palier dans le mensonge.
Selon le sujet, la situation est pire encore : lien PaSiDupes