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lundi 2 novembre 2015

Air Cocaîne: la juge fait arrêter les pilotes par les gendarmes et scandalise Me Dupont-Moretti

L'avocat de la défense dénonce les "petits abus de droit" de la justice

Lundi à l'aube, les pilotes français 
Pascal Fauret et Bruno Odos, en Dominique
qui ont fui la justice de la Républicaine dominicaine afin "d'échapper à une lourde condamnation pour trafic de drogue", rapporte l'AFP, mais pour être jugés équitablement, selon les autres, ont été "acheminés", selon l'AFP, mais "conduits", selon les autres, par les gendarmes chez la juge marseillaise chargée de l'enquête qui a donné l'ordre de leur humiliation.

Ce comportement de la juge de Marseille interpelle. Au micro de LCI, Me Eric Dupont-Moretti, l'un des avocats des pilotes, s'est dit "scandalisé" du traitement infligé en France aux pilotes qui ont fui après avoir été condamnés à 20 ans et assignés à résidence en République dominicaine. Plutôt que de les convoquer, la juge marseillaise qui instruit l'enquête française sur l'affaire Air cocaïne a fait interpeller les deux hommes à leur domicile où ils se tenaient pourtant à la disposition de la justice. Les gendarmes sont venus les chercher lundi matin, ont révélé des sources proches du dossier.
VOIR et ENTENDRE l'état de la situation politico-judiciaire : 

Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon ces sources. Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en oeuvre d'un mandat d'amener de la part de la juge d'instruction.

VOIR et ENTENDRE Me Dupond-Moretti laisser éclater son "indignation sur LCI:


En France, on n'extrade pas, mais on embarque...

"C'est une initiative personnelle, il faut arrêter de fantasmer"

Me Eric Dupont-Moretti a grondé mardi, lors d'un point presse avec l'un des deux pilotes français, Pascal Fauret. "Mon réflexe, c'est de retourner dans mon pays", a expliqué ce dernier.
"Fatigué", il "essaie de réaliser qu'[il] est rentré" en France. Au lendemain de la révélation de sa fuite rocambolesque de la République dominicaine, Pascal Fauret s'est exprimé devant la presse mardi. Mais"pas question" alors d'évoquer "les modalités du départ ou l'évasion, comme vous l'appelez", a prévenu Me Eric Dupont-Moretti, qui assistait l'un des deux pilotes français de cette affaire dite Air Cocaïne. "Vous imaginez bien qu'elle [l'évasion] n'a pas été faite seule. En France, elle ne constitue pas une infraction", a rappelé l'avocat, avant d'ajouter plus tard que la fuite n'a pas été organisée par "une équipe de barbouzards qui aurait été financée par l'Etat français". "Il faut arrêter de fantasmer, c'est une initiative personnelle", a-t-il insisté.
VOIR et ENTENDRE la colère de Me Jean Reinhart, interrogé par TF1 la semaine dernière :

"Cette décision, je l'ai prise à titre personnelle après le verdict du 15 août"
qui l'a condamné à 20 ans de prison pour trafic de drogue - dont ils se disent innocents - avec son collègue Bruno Odos et deux autres ressortissants français, explique Pascal Fauret. "A partir du moment où on a affaire à une justice qui ne mène pas d'enquête et qui nous condamne parce qu'on est Français et pas de bons Chrétiens", la seule solution était de fuir. Le pilote raconte avoir été "enfermé 15 jours dans un cachot", puis dans un centre de haute sécurité. "On m'a rasé la tête", se souvient-il, rappelant qu'il était venu en République dominicaine "pour [son] travail".

"Mon réflexe, c'est de retourner dans mon pays" pour "m'exprimer" devant la justice française, affirme-t-il. Me Dupont-Moretti l'a d'ailleurs rappelé : "Il était important que cette évasion de cette justice dominicaine se fasse au grand jour, c'est pour ça que vous êtes ici. Mais pour signifier aussi au juge marseillais que ces hommes ne sont pas en fuite, ils sont à la disposition de la justice [de leur pays]. Il suffit d'une date pour que nous nous rendions à la convocation", a affirmé l'avocat, ajoutant qu'il n'était pas nécessaire de délivrer un mandat d'arrêt. "Ils respirent un peu avec leur famille (...). Ils sont partis et ils ont bien fait de le faire".

Une exfiltration rocambolesque

Les deux hommes étaient les pilotes d'un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l'aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à son bord. Ils ont été condamnés mi-août à Saint-Domingue à 20 ans de prison mais avaient été laissés libres en attendant leur procès en appel.
Des proches ont alors organisé dans le plus grand secret une opération d'exfiltration rocambolesque, par bateau, puis par avion, et ils ont réussi à regagner la France fin octobre, assurant toutefois s'en remettre à la justice française pour prouver leur innocence. Ils attendaient depuis d'être entendus par la juge marseillaise qui enquête depuis février 2013 sur un vaste trafic de drogue transatlantique.
VOIR et ENTENDRE pourquoi les deux pilotes n'avaient pas le droit de retourner en France:




VOIR et ENTENDRE 
le témoignage de l'expert aérien qui a aidé les deux pilotes à s'enfuir:
 

VOIR et VOIR  ET ENTENDRE
l'amertume des deux Français restés en République dominicaine:


VOIR et ENTENDRE
la version publique allégée de BFMTV:
La République dominicaine se "prépare à lancer" un mandat d'arrêt international contre les deux pilotes français.

En redressement, FRAM est en attente prolongée d'un éventuel repreneur

FRAM en redressement, dans l'attente d'un éventuel repreneur

Au bout d'une longue agonie, 
Fram est dans l’urgence
Le voyagiste toulousain FRAM a été placé vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de Commerce de Toulouse, pour une période de six mois avant une éventuelle reprise par le seul intéressé à son rachat, Karavel-Promovacances, qui s'est dit prêt à reprendre les trois quarts des effectifs.
Après une lente agonie qui s’est précipitée avec la procédure d’urgence, ouverte par la déclaration de cessation de paiement et le dépôt de bilan jeudi 29 octobre de Fram, fondé en 1949, le tribunal de Commerce de Toulouse a placé ce vendredi le voyagiste en redressement judiciaire. La période d'observation durera jusqu'au 30 avril 2016. 
L’objectif est désormais de finaliser, dans un court délai d’une quinzaine de jours, la reprise de Fram. Une accélération rendue possible par une réforme du code du commerce intervenue en 2014, qui instaure un dispositif dit de "prepack cession". Les différentes offres seront ainsi présentées le 18 novembre à 9 h 30. 


Inquiétude des salariés pour leur emploi 

Outre le constat de cessation de paiement des quatre sociétés formant le groupe Fram (Fram Voyage, Fram Nature, Fram Agence et Plein Vent), le tribunal de Commerce a considéré que les offres reçues par le conciliateur sont "satisfaisantes" et a décidé que l'administrateur judiciaire sera  dispensé des "publicités [normalement obligatoires] concernant les offres de reprise". 

Présente à l'audience, Marie-Laurence Vieuille-Feral, la présidente du directoire de Fram (et nièce de l'actionnaire principal Georges Colson) n'a pas souhaité faire de commentaire. 

Une décision qui ne satisfait qu'à moitié les salariés qui s'inquiètent du flou de l'offre de Karavel-Promovacances-LBO France sur le nombre de salariés repris. Ce vendredi après-midi, dans le hall du tribunal de Commerce de Toulouse, une vingtaine de salariés entourait Laye Simakha, le délégué du personnel CGT et secrétaire du comité d'entreprise. Après une suspension de séance, le verdict a été annoncé publiquement. 
Satisfait de voir son entreprise placée en redressement judiciaire et non en liquidation, Laye Simakha, le cégétiste, a cependant souligné plusieurs points de mécontentement pour le personnel. "Le délai pour rendre le jugement et le fait que Maître Christian Caviglioli n'ait pas été écarté du dossier ne nous satisfont pas, a-t-il déclaré. Il a été mandataire ad hoc, puis conciliateur pendant trois ans et nous voilà au bord de la liquidation. Nous souhaitions que les actionnaires historiques ne prennent plus part à l'opérationnel et cela n'a pas été suivi d'effet.

Karavel-Promovacances, seul repreneur agréé par les syndicats 
Après le retrait de l'offre sino-luxembourgeoise de HNA-Selectour Afat, Karavel apparaît plus que jamais comme le seul repreneur potentiel. "Il n'y aura pas d'autres repreneurs vu la manière dont c'est ficelé, considère Laye Simakha. 

L'offre de Karavel est un projet crédible car il pérennise l'outil industriel, mais il implique un plan de restructuration." Pour le syndicaliste, c'est là que le bas blesse car les salariés n'ont "aucune idée du périmètre du plan" et des conséquences sur l'emploi. "Karavel était parti sur une base de 15 % de l'effectif. Aujourd'hui, on est à 150-200 personnes en moins. Nous sommes dans l'incertitude et nous n'avons plus de marge de négociation. Aujourd'hui, nous sommes amers." 

Flou sur les effectifs 
Jeudi soir, après le dépôt de bilan de Fram, le fonds d'investissement LBO France, qui détient 75 % de Karavel-Promovacances, a confirmé "avoir déposé une offre de reprise du groupe Fram dans le cadre d'un plan de cession concerté et immédiat, dit 'pré-pack'." Concrètement, LBO France - détenue à 100% par ses 10 partenaires et actionnaire de Materne (compotes et crèmes dessert), Payot (produits cosmétiques), Promovacances (voyages et tour opérateur en ligne, CMR (capteurs et systèmes de câblage), Eminence (sous-vêtements), IKKS (prêt-à-porter), ou Alvest (équipements pour services aéroportuaires), etc - propose de "reprendre 77 % des effectifs actuels, soit 356 CDI et l'ensemble des contrats non permanents"

Une inconnue subsiste: sur quels effectifs le repreneur se fonde-t-il 
630, 651, 680, 1.200 ou 1.500, les chiffres les plus divers circulent dans la presse. Selon le service de communication de LBO France, l'offre de reprise porte sur un effectif de 650 salariés, compté le 25 octobre dernier. "Ces effectifs varient entre 630 et 650 avec les emplois saisonniers. Le reste des emplois relève de franchisés et des salariés qui ne sont pas intégrés dans le groupe et donc pas pris en compte par l'offre de Karavel", précise LBO France. 
Une position contestée par la CGT qui affirme que les sociétés étrangères font juridiquement partie du groupe Fram et sont incluses dans la première offre de Karavel : "La cession de titres concerne l'ensemble du groupe, avec les réceptifs et les filiales à l'étranger. Mais peut-être qu'ils dévoilent leur jeu en disant que seules l'activité de tour opérateur et la distribution les intéressent, et non le réceptif et l'hôtellerie." Or, selon une autre source proche du dossier, Karavel ne compterait pas reprendre les sociétés liées à Fram à l'étranger. Quoi qu'il en soit, pour les syndicats, Fram compte aujourd'hui environ 1.200 salariés dont près de 680 en France.

"La situation de FRAM fragilise l'ensemble du secteur"

C'est la crainte de Jean-Pierre Mas, président du Syndicat des agences de voyages (SNAV). Elle impacte l’ensemble de ses fournisseurs, dont Air Méditerranée, compagnie de charters déjà fortement impactée par la baisse d’activité de 20 % du fait du "printemps arabe" et la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et à la suppression de 85 postes. Or, elle réalise 40 % de son activité avec Fram, qui depuis juillet 2011 subit une concurrence importante de Transavia, compagnie low-cost d'Air France. De nombreuses agences de voyages peuvent aussi souffrir du dépôt de bilan de Fram, comme l’Association professionnelle de solidarité du tourisme, notre fonds de garantie collective qui protège les clients des voyagistes. Il faut donc très vite sauver le soldat Fram."

Fin octobre, la direction de l’entreprise peaufine son dossier avec le seul repreneur déclaré, le français Karavel-Promovacances. Né en 2000, le groupe parisien, spécialisé dans la vente de séjours à bas coût sur Internet, est détenu à 75 % par le fonds d’investissement LBO France. En rachetant Fram, il rejoindrait les poids lourds du secteur que sont TUI, Thomas Cook et Look-Transat. Une belle opération de croissance externe à moindres frais : 50 millions d’euros ont été mobilisés. "Mais ce n’est pas le prix du rachat, explique Jean-Pierre Mas, car actuellement, Fram vaut malheureusement zéro. Karavel peut acquérir Fram pour une somme symbolique, les 50 millions correspondant éventuellement aux investissements qui seront réalisés."

L’occasion de monter en gamme pour Karavel-Promovacances
L’intérêt est double pour Karavel. Sur le plan de l’image d’abord. Très identifié " bas coût" – avec ses marques Promovacances, Tati vacances.com ou Partir pas cher –, le voyagiste affirmait depuis des mois sa volonté de monter en gamme. Karavel devrait, du coup, bénéficier de la réputation à la fois populaire et de qualité de Fram, dont la notoriété reste très forte.
Son directeur, Alain de Mendonça, assurait également en 2014 vouloir développer son réseau d’une quarantaine d’agences physiques pour le porter à terme à 75 sites. Les 50 agences Fram pourraient donc lui permettre d’atteindre cet objectif. "Les gros opérateurs Internet constatent un essoufflement des ventes en ligne et cherchent tous des lieux physiques pour assurer la visibilité de leurs marques, commente Jean-Pierre Mas. L’opposition entre les canaux 'en ligne' et traditionnel n’est plus de saison."
Des agences Fram fermeront sans doute, mais Karavel pourrait asseoir sa couverture de l’Hexagone, notamment dans le sud de la France.

Les trois quart des effectifs seraient conservés
Geoffroy de Becdelièvre, fondateur de l’agence de voyages "sur mesure" Marco Vasco, en est persuadé : le profil de l’acquéreur de Fram est adéquat. "Le rachat de Fram par Karavel-Promovacances me semble un moindre mal, analyse ce fin observateur du marché. Ces dix dernières années, la société s’est spécialisée dans le rachat d’entreprises en difficulté – Partir pas cher, Ecotour, ABC Croisières – qu’elle est parvenue à assainir. L’acquisition de Fram est un vrai défi parce que d’un coup Karavel double de volume. Mais elle a du sens."

Sur le front social, jeudi 29 octobre, Karavel s’est engagé dans son offre à reprendre les trois quarts des effectifs de Fram – 356 CDI et 137 "non-permanents" – sur un total de 651 salariés. "Nous espérons que ce voyage Fram ne sera pas une destination finale, a réagi la syndicaliste CFDT, Thouraya Ferchichi, mais une escale simplement."

Clermont: un affrontement entre forains et "jeunes" a fait 7 blessés

Des tirs de carabine sur le champ de foire

Sept personnes, dont deux policiers, ont été blessées par des tirs de carabine à plombs
Plusieurs "dizaines" (?) de "jeunes" ont fait une descente sur une fête foraine à Clermont-Ferrand pour un règlement de comptes avec des forains, dimanche, selon des sources concordantes, selon l'AFP. Le Parisien cite un témoin qui déclare au quotidien La Montagne: "C'était impressionnant. Ils étaient 100 ou 150. Et tout de suite, on a entendu des coups de feu."

L'affrontement a commencé vers 13h30 quand des coups de feu ont été tirés au Luna Park installé depuis la mi-octobre dans la ville. Les pompiers sont intervenus et la police a bouclé le secteur en faisant évacuer le parc d'attractions.

Selon le maire PS de la ville, Olivier Bianchi, "l'histoire serait partie d'un contentieux de quelques jours entre des forains et des jeunes des quartiers nord de Clermont", qui aurait abouti "à une sorte d'expédition punitive".
Plus sérieusement, les "jeunes" venaient réclamer l’arrestation de l’agresseur présumé de l’un de leurs camarades, poignardé ici même jeudi dernier, rapporte France Info pour l'information du maire...

"Des personnes qui circulaient dans leur véhicule pour se rendre dans les restaurants alentours ont reçu des éclats de plombs." L'élu a souligné avoir pris immédiatement un arrêté de fermeture définitive du site, qui devait initialement "rester ouvert encore deux semaines".

"Deux policiers qui sont intervenus ont été blessés légèrement"

Deux jeunes de 13 ans et 15 ans qui ont été conduits à l'hôpital. Il s'agit d'un 'échange de plombs' entre des forains et une centaine de jeunes", ont indiqué pour leur part les pompiers, en évoquant "une situation tendue".

La police n'avait procédé à aucune interpellation dimanche
en milieu d'après-midi et s'est employée à ménager les belligérants sur place.

"La situation est revenue quasiment à la normale. Les jeunes gens sont repartis chez eux et les autorités, dont le préfet et le maire, sont en train de discuter avec les forains au sujet de la sécurisation du site", a ajouté dimanche en début de soirée une source municipale.

dimanche 1 novembre 2015

Impôts locaux: Hollande promet de rembourser certains retraités matraqués

Seuls les retraités aux revenus les plus modestes pourraient être remboursés

Pas d'impôts supplémentaires en 2016 ? Or, les retraités 
exonérés d'impôts locaux viennent d'être matraqués 

"Il n'y aura pas d'impôts et d'économies supplémentaires en 2015" (Michel Sapin, octobre 2014) 
Manuel Valls fait marche arrière: les retraités modestes qui ont payé des impôts locaux en 2015 seront "remboursés," a annoncé Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget (ci-dessous) dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).
Mais seuls seront "remboursés" les retraités qui ont payé des impôts locaux cette année, alors qu'ils en étaient jusque-là exonérés. "Les personnes concernées qui auraient déjà payé ces impôts en 2015 seront remboursées sans démarche particulière", a confirmé le secrétaire d'Etat au Budget dans les colonnes du JDD. Nous voulons que les personnes qui étaient exonérées jusque-là et dont le revenu n'a pas augmenté continuent à bénéficier de cette exonération en 2015. Nous allons préparer une disposition législative en ce sens".

Valls rectifie le tir: "Neutraliser l'impact" d'une situation "injuste"

Mercredi, le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, s'est réveillé pour dire sa détermination à "trouver la solution", après coup. 
En liaison avec la majorité socialiste à l'Assemblée, le gouvernement va donner dans la semaine des précisions sur le dispositif à mettre en place, a fait savoir Matignon.  Quand il faut reconnaître une bavure, c'est le secrétaire d'Etat au Budget qui s'y colle, mais s'il faut revenir à plus de justice sociale, c'est Valls qui se met en avant. "Cette annonce fait suite à l'engagement samedi soir de Manuel Valls sur le sujet", écrit L'Express...

Une centaine de députés socialistes avait "attiré l'attention du gouvernement"
Dans un tweet, le Premier ministre a annoncé qu'il va s'engager à "neutraliser l'impact" de la hausse des impôts locaux affectant certains retraités modestes. Les élus étaient élevés lundi contre "l'explosion de la taxe foncière qui touche de nombreux citoyens retraités", une situation "insupportable pour nombre" d'entre eux. Ces retraités, "nombreux à toucher de petites retraites, souvent en dessous de 1.000 euros", ont découvert "qu'ils devraient désormais s'acquitter de la taxe foncière, dont ils étaient exonérés jusqu'à présent", soulignaient-ils dans un courrier au Premier ministre. Les montants réclamés pouvant aller "de 500 à 1.000 euros". 

La majorité actuelle n'avait pas anticipé les effets de la suppression de la demi-part des veuves

La donne a changé depuis 2008, quand les députés de la législature précédente avaient voté la suppression de la demi-part des veuves. Devenue pleinement effective en 2014, elle profitait auparavant aux parents isolés, aussi bien aux parents veufs que divorcé(e)s ou célibataires, ou aux veufs et veuves ayant eu un enfant. La majorité précédente avait voté sa fin progressive, avec un avantage devant se réduire petit à petit, jusqu'à disparaître totalement en 2014. 

Une fois au pouvoir en 2012, la gauche n'est pas revenue sur cette suppression. La majorité présidentielle avait détricoté à tout-va, sans prendre en compte la durée de la crise. Bercy ne pourra plus tirer avantage de cette négligence intentionnelle et mettre à contribution les plus défavorisés pour faire face à la dette publique. 
Pour de nombreux contribuables, la réception des avis d’imposition avait déjà jeté un froid en septembre 2014. En effet, parmi les foyers fiscaux imposés en 2014, près de 37% avaient vu leur impôt augmenter, selon une note de Bercy commentée par le quotidien Le Monde du mardi 9 septembre. La suppression de la "demi-part des veuves" fait partie des multiples motifs cités pour expliquer les hausses d’impôt. Mais la majorité socialiste n'a pourtant rien fait depuis pour redresser la situation.
Le bénéfice n'a été maintenu que pour les personnes ayant élevé seules leurs enfants pendant au moins cinq ans. Selon Bercy, les effets de cette suppression ne se font sentir qu'aujourd'hui, en rendant les contribuables concernés "redevables de la taxe d'habitation et, pour ceux qui sont propriétaires, de la taxe foncière."
La réforme des retraites 2013 - votée par la majorité présidentielle actuelle -  a ajouté à cette suppression de la demi-part, la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants, jusqu'ici non taxée, décidée dans le Projet de loi de finances pour 2014. A compter de l’imposition des revenus de 2013, elles ont été déclarées au même titre que la pension de retraite perçue. Cette mesure a entraîné une augmentation du revenu imposable. Ce qui n'empêche pas l'hebdomadaire Marianne de titrer "
la gauche doit réparer les dommages de l’époque Sarkozy." De bonne foi ? Pourtant, ces 10% ont contribué à faire que certains retraités proches du seuil d’imposition ont pu, du fait de cette réforme socialiste, devenir imposable alors qu’ils ne l’étaient pas jusqu’alors.
Non seulement la gauche n'a pas anticipé la prise d'effet, mais elle en a rajouté
 La demi-part fiscale des veuves affecte également la non-imposition aux autres contributions. Car l’existence d’un tel avantage fiscal pouvait exonérer ses bénéficiaires de la taxe d'habitation, de la taxe foncière et de certains prélèvements sociaux. C’est ainsi qu’une personne veuve peut se voir contrainte de payer non plus 147 mais 845 euros de taxe foncière cette année. 
Rien ne forçait la majorité et l'exécutif socialistes à mettre en œuvre cette disposition.
Lien PaSiDupes (15 novembre 2014) - "Impôts supplémentaires en 2015, oui ou non? Les Français ont-ils droit à la vérité?: Pourquoi ce mic-mac du gouvernement autour des impôts ?"

Parmi les signataires socialistes "vigilants" de la 13e heure,
le "spécialiste des élections" du PS Christophe Borgel, le "frondeur" Christian Paul (député depuis 1997), l'une des porte-parole des députés, Annick Lepetit (déjà députée de 2003 à 2012), ou encore Valérie Fourneyron, l'ancienne secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire, avant Sylvia Pinel (2012-2014), députée de 2007 à 2012, et le ministre délégué Benoît Hamon (mai 2012-mars 2014), député des Yvelines en 2012...

Après avoir affirmé en novembre 2014 sur RTL qu'une hausse d'impôts en 2015 n'était pas exclue, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian
Eckert, rectifia et assura même que "des baisses d'impôt supplémentaires", n'étaient "pas exclues, c'est d'ailleurs un objectif"...

Manipulation: Hollande a acheté Lucette contre un logement neuf à Vandoeuvre

Le socialiste réformiste fait du Giscard, comme il y a 40 ans...

L'Elysée s'est livré à une mise en scène inspirée des années 70


quand l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981), qui prit l'habitude d'aller régulièrement dîner avec "les Français ordinaires", devant les caméras (ci-dessous à droite).

Hollande se croit toutes les supercheries permises. A cinq semaines d'élections régionales à haut risque pour la gauche, François Hollande a repoussé les bornes en tentant de manipuler l'opinion à l'occasion d'un déplacement aux allures de campagne électorale jeudi en passant par la Lorraine, à Vandoeuvre (PS), commune péri-urbaine du Grand Nancy (Meurthe-et-Moselle). Et après de nouvelles annonces, notamment la promotion du Service militaire volontaire (SMV) et un élargissement du prêt à taux zéro, le chef de l'Etat s'est ensuite invité chez Lucette Brochet, infirmière à la retraite de 69 ans, vivant dans un quartier de Vandoeuvre depuis 20 ans.

"On est presque mieux qu'à l'Elysée"...

Le scénario de la visite-surprise était écrit et le tournage préparé plusieurs jours à l'avance, dans le plus grand secret. Assise en face du chef de l'Etat, dans son tout nouvel appartement, accordé peu avant le petit bonjour "improvisé", la retraitée a récité son texte, donnant de son précédent logement "dans un tour de huit étages" et qui "donnait sur les poubelles avec des rats", un descriptif digne d'Emile Zola. "Ici, je suis super bien !", a-t-elle commenté sous les projecteurs, en partageant un café (maison ?) avec son invité non moins ravi.

André Rossinot,  président UDI de la communauté urbaine du Grand Nancy (de 3/4 arrière à droite) et Sylvia Pinel, ministre du... (re-)Logement (à la gauche du cynique), participent à la mascarade
"Merci de m'avoir reçu. Ici, on est presque mieux qu'à l'Elysée, je peux vous le dire", a osé lancer le président-hypocrite, tout en effectuant le démarchage pour un nouveau bail au Palais
VOIR et ENTENDRE la version officielle de l'Elysée, pour donner une image de bonhomie, à la veille des Régionales...
Sans rechigner à une brève visite des voisins de palier de Lucette, qui lui ont offert un thé à la menthe: il se trouve que, bien que d'origine tunisienne, le couple n'est pas mal logé.



Le cynisme de Hollande est une insulte à la République


L'hypocrisie est de règle
Un certain Gaspard Gantzer était présent et tweet la photo qui immortalise cet instant de franche cordialité du président normal", un si brave homme. Et tellement proche des "sans dents"...

Ce Gaspard Gantzer -qui dissimule sa fonction sur Twitter- n'est autre que le gourou maléfique de Hollande pour sa "communication".
VOIR et ENTENDRE le détail de la manipulation

Quelques saines réactions sur Twitter:
Une préparation digne des grandes heures de la Russie soviétique ! #Hollande #Lucette #TintinChezLesSoviets @BFMTV https://t.co/EM2vv01Wqi
Solution de repli quand t'es pas invité à Vienne à la table des chefs d'Etat #Hollande #Lucette pic.twitter.com/qqqqbvdcmL
— Prévalito ن (@Prevalito) 30 Octobre 2015

On peut préférer 'J'irai dormir chez vous', une série de documentaires de découverte des habitants de France et d'ailleurs diffusée à partir de 2004 et animée par Antoine de Maximy. Celui-ci part seul dans des endroits du monde plus ou moins éloignés où il doit s'inviter chez un autochtone pour manger puis dormir, afin de mieux connaître le mode de vie et les us et coutumes du lieu...

L'activisme de Hollande est une ingérence partisane et anti-démocratique dans le scrutin des régionales

Il suffit de ne pas être trop blanc et de savoir écouter
Plus proche de nous que Giscard, et à l'occasion des régionales de 2015, le socialiste Julien Dray, proche du président de la République, organise lui des réunions politiques en appartement, diffusés sur sa page Facebook personnelle. Libre à vous...
La carte de France des déplacements présidentiels  
Surtout, ce déplacement présidentiel pré-élections régionales s'ajoute à une liste déjà longue de voyages en province, comme l'assume cette carte tweetée également par le monsieur communication de l'Elysée, Gaspard Gantzer: