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dimanche 4 novembre 2012

Mariage gay: Wauquiez presse Hollande de prendre le temps de réfléchir

Pourquoi cette précipitation soudaine de la "gauche molle" ?
Laurent Wauquiez soupçonne le gouvernement de vouloir "passer en force" sur cette promesse de campagne de François Hollande. 


Soutien de François Fillon, Laurent Wauquiez a appelé dimanche l'exécutif à prendre le temps de la concertation sur la question du mariage et de l'adoption par les couples homosexuels, faute de quoi il faudra "évidemment" que la droite supprime cette réforme une fois revenue au pouvoir. 


Interrogé lors de l'émission "12/13 Dimanche" sur France 3, l'ancien ministre, soutien de François Fillon pour la présidence de l'UMP, le député UMP a expliqué:
"On est en train sur ce sujet d'avoir une exacerbation des tensions (...) parce que le temps de la concertation n'a pas été pris par le gouvernement, parce que le gouvernement, sur ce projet de loi, veut passer à la hussarde, rapidement, sans avoir fait l'effort de mettre tout le monde autour de la table". 

Pour Laurent Wauquiez, le cardinal André Vingt-Trois est évidemment "dans son rôle" lorsqu'il appelle ses fidèles à s'opposer au mariage gay, que veut autoriser François Hollande. 

A la question de savoir si le cardinal André Vingt-Trois est dans son rôle en s'opposant au mariage homosexuel et en demandant aux chrétiens de protester auprès des élus, le député-maire de Haute-Loire  a répondu: "C'est évident qu'il est dans son rôle". Comme d'ailleurs tous les représentants des religions chrétienne, juive et musulmane qui se sont exprimés, a-t-il ajouté. 


"On a une réaction de l'ensemble des religions qui sont toutes opposées à ce projet et je le dis vraiment, avec un appel qui est même un peu solennel, François Hollande doit prendre le temps ! On ne peut pas comprendre que sur un sujet comme celui-là il ne cherche pas à créer le consensus". Lien PaSiDupes : " Le cardinal de Paris dénonce la "supercherie" du mariage "pour tous" "

Laurent Wauquiez a affirmé qu'en tant que député, il s'opposera au projet de loi, présenté mercredi en Conseil des ministres et qui doit être débattu à partir de mi-janvier au Parlement. Mais en tant que maire, il n'exercera "un droit de retrait" qu'à condition que cela soit permis par la loi. "Si la loi ne le prévoit pas, je considère qu'un élu de la République n'a pas à se mettre en violation avec les règles de la République". Wauquiez  ne refuserait pas de célébrer des mariages gay, si la loi l'y obligeait, mais il pourrait aussi déléguer à un élu d'opposition.

En visite à Rome pour la canonisation du P. Jacques Berthieu, le ministre de l’intérieur et des cultes,  Manuel Valls, a accrédité l'insuffisance de concertation, manifestant une volonté d’écouter les opposants au texte." Un débat aura lieu. Toutes les voix politiques, philosophiques, religieuses se feront entendre ",  a-t-il promis.

La société civile crie "halte au feu ! " 
Provocation à Pau (26 /10/2012)
Des psychanalystes, des politiques, des syndicalistes commencent à exprimer de vives réserves sur le projet gouvernemental d’ouvrir le mariage aux personnes de même sexe.
" Alliance Vita " appelait à manifester dans 75 villes de France, le lundi 22 octobre, contre l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles.

L'ex-député François Bayrou a même estimé  que le débat sur le mariage pour tous est en train de devenir "explosif ".  Il a recommandé une " solution de sagesse". Un peu jésuite sur les bords - et au-delà - le  président du MoDem  a proposé de jouer sur les mots en réservant le terme de " mariage " aux personnes de sexes différents et de créer une " union " de deuxième choix conférant les mêmes droits que le mariage aux personnes homosexuelles...  " Cette position intermédiaire,  objecte Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon, distingue mariage et union civile, mais elle ne change absolument rien à la principale préoccupation, celle concernant l’ouverture de l’adoption. "

Nécessité d'un débat ouvert

Comme le note la psychanalyste Sophie Marinopoulos, ce débat se déplace peu à peu du mariage à la filiation. Pour cette clinicienne, ce qui pose problème, c’est « la manière dont le respect de la filiation s’inscrit dans la différence des sexes ».  Selon elle, « la période de l’attaque personnelle »,  qui « revient à traiter toute personne critique d’homophobe ou de réac »,  est passée et les arguments des uns et des autres commencent à trouver un écho.Son confrère Pierre Lévy-Soussan fait le même constatPlus on en parlera et plus les Français prendront conscience des bouleversements introduits par cette réforme en matière de filiation ",  explique ce pédopsychiatre, spécialiste de l’adoption.

VOIR et ENTENDRE un reportage de Sud Ouest couvrant deux manifestations "pro et anti-mariage entre personnes du même sexe" à Pau, le 26 octobre2012:

Empathie populaire en baisse

Les derniers sondages donne  raison aux opposants. Une enquête menée par l’institut LH2 pour Le Nouvel Observateur , publiée à la mi-octobre 2012, montre que 58 % des Français sont favorables au mariage homosexuel et 48 % à l’adoption. Une baisse, comparée à de précédentes enquêtes : en août, 65 % des Français approuvaient encore l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles, selon un sondage IFOP.
La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a pour sa part rendu, jeudi dernier, un avis défavorable sur le projet de loi. L’instance a dénoncé " une remise en cause de la famille et de la société française ".  Nous avons eu un débat en profondeur et une prise de conscience des enjeux de ce texte ",  explique le président de cette institution, Jean-Louis Deroussen. Ont notamment été évoquées les conséquences financières d’un tel changement, notamment sur les congés de paternité ou sur les pensions de réversion, ainsi que les conséquences de la possible disparition des mots de " père " et " mère " dans le livret de famille.

Le Mans (23 /10/2012)
Reculade du gouvernement:  vote repoussé à janvier ou février 2013


La loi devra-t-elle être abrogée une fois la droite revenue au pouvoir, comme l'a dit Christian Jacob, chef de file des députés UMP ? 
"C'est ce que François Fillon a dit, si on a une loi qui passe en force, qui est faite sur une absence de concertation, qui bouleverse le cadre du mariage et de la filiation, évidemment il faudra revenir dessus", a répondu Laurent Wauquiez. 

Ce sujet du mariage "pour tous" continue d'embarrasser la gauche comme la  droite, soucieuses de résister, sans apparaître en rupture avec les évolutions de la société. 

Laurent Wauquiez semble avoir trouvé la parade: se plaindre de la méthode employée par le gouvernement pour ne pas cautionner ce projet de loi, alors que François Hollande prend la mesure de l'opposition de l'opinion à cette réforme. 

La preuve: l'examen parlementaire a été décalé de plusieurs semaines pour laisser le temps au Sénat et à l'Assemblée nationale de mener les concertations nécessaires. 


Le cardinal de Paris dénonce la "supercherie" du mariage "pour tous"

Maman, dessine-moi un papa ! 


Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a rappelé son opposition au "mariage" des personnes du même sexe, lors d'un entretien avec le Journal du Dimanche.



Christian Jacob demande au gouvernement d'organiser un vrai débat et non "un débat à la sauvette". "A l'Assemblée, le PS souhaite que ce sujet soit seulement examiné dans le cadre de la commission des lois", regrette-t-il dans les colonnes du JDD paru dimanche. "Je demanderai dès cette semaine au président de l'Assemblée de créer une commission spéciale. Si Claude Bartolone refuse, le débat sera inscrit d'office à l'ordre du jour.

On n'avait pas compris comme ça la promesse de concertation de Hollande...


Le président du groupe UMP prend les devants sur toute interprétation fallacieuse de sa déclaration

Non, refuser une telle loi n'est pas synonyme d'homophobie. "L'homophobie de quelque nature que ce soit est d'une part inacceptable et d'autre part fortement condamnable. L'amour que se portent deux hommes ou deux femmes est aussi respectable que l'amour que se portent un homme et une femme. Mais toucher au mariage, c'est tout autre chose. "

A la question de savoir s'il mariera des homosexuels à Provins, Christian Jacob explique qu'il préfère commencer par ne pas se mettre "dans la situation que ce texte soit voté". "Ce qui est plus simple, c'est d'éviter qu'il ne passe. S'il était adopté, il faudrait l'abroger au moment de notre retour au pouvoir."


L'opinion est de plus en plus mitigée

Manifestation pour le respect de l'institution du   mariage: 700 personnes à La Défensecontre le mariage homosexuel  (BFMTV : le : 23 oct 2012)

Mariage homo : une association s'insurge contre la possibilité d'adoption ( BFMTV, le : 23 oct 2012)


La pantalonnade du mariage "pour tous"

Mgr Vingt-Trois est à l'écoute de l'opinion (BFMTV, le : 3 nov 2012 )


Mgr Vingt-Troisle mariage homosexuel est une "supercherie" (Euronews,  le  3 nov 2012):


La "gauche molle" se mélange les pinceaux

Hollande porte depuis neuf mois le projet du mariage entre personnes du même sexe
Et il ne s'est jamais marié, même avec des femmes !  
Il faut qu'on m'explique...

Racisme anti-blanc: témoignage "politiquement incorrect" !

Discrimination raciale: le ver est-il dans le pain au chocolat ?

Récit "dans son jus" d'un (odieux) "cul blanc"


Image symbolique interdite:
"politiquement incorrecte"
Arthur C. a écrit :
"Bonjour,
Je suis étudiant à Lille et ce que je vais vous dire, je tiens à ce que vous le partagez : aujourd'hui j'ai revu mon frère qui fait ces études à Lyon. Comme tous étudiants qui n'a pas son permis, il a pris un TER. 
Accrochez vos ceintures car ce qui va suivre est tout bonnement inadmissible et résulte bien la "France" d'aujourd'hui. Dans le train, une dame (pas de couleur blanche) s'est fait contrôler. Manque de bol, elle n'avait pas son titre de transport. Le contrôleur voyant qu'elle était en pleure, n'a pas remis d'amende a cette dame. 
Caricature
politiquement "correcte"
1 minute après, mon frère c'est fait contrôler à son tour. Titre de transport OK, carte 12-25, aïe, zut, périmée depuis 4 jours. Hey bim ! AMENDE ! Je précise que le contrôleur avait les mêmes origines que la dame. Cordialement."

samedi 3 novembre 2012

Extradition d'Aurore Martin: Hollande doit rendre des comptes

Les soutiens de la militante basque demandent à Hollande de se justifier
Couac, bavure ou faute?
Vont-ils en venir aux mains ?




Les soutiens de la militante de Batasuna Aurore Martin demandent désormais  des explications à François Hollande sur les conditions d'interpellation de la jeune française incarcérée à Madrid.


De leur côté, la gendarmerie et le Parquet général de Pau ont réaffirmé le caractère fortuit de l'interpellation par des gendarmes jeudi à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), ce qui est une chose, mais qui ne justifie pas l'extradition. Ils endossent la responsabilité de la remise de la jeune Française  à l'Espagne où elle est illégale: ce ne serait rien d'autre que l'application  d'une décision ... judiciaire.
Samedi, plusieurs soutiens d'Aurore Martin, 33 ans, ont demandé au chef de l'Etat des explications sachant que  les autorités madrilènes reprochent à la citoyenne française, placée vendredi en détention provisoire, sa participation en Espagne à des réunions publiques comme membre du parti terroriste Batasuna. Illégal en Espagne où il est considéré comme le bras politique de l'organisation séparatiste basque ETA, Batasuna est en effet légal en France.


François Hollande n'a-t-il qu'une parole ?

"
En juillet 2011, François Hollande en vacances au Pays basque avait demandé la clémence pour Aurore Martin à Claude Guéant. Que pense-t-il aujourd'hui de son ministre de l'Intérieur Manuel Valls ? ", a lancé Laurence Hardouin (Cimade).
Adjointe Europe Ecologie-les Verts au maire UMP de Bayonne, Martine Bisauta a demandé à  Hollande "président normal (?) de répondre normalement à notre question". "Nous allons solliciter le gouvernement, intervenir auprès des autorités espagnoles par l'intermédiaire de notre ambassadeur et saisir le Conseil constitutionnel", a prévenu la sénatrice PS des Pyrénées-Atlantiques, Frédérique Espagnac.
"S'il ne s'agit pas d'une décision de François Hollande, Aurore doit revenir", selon Pedro Carrasquedo (NPA).
La gendarmerie et le Parquet général de Pau portent le chapeau
Ils communiquent sur l'arrestation
Ils ont réaffirmé samedi que l'arrestation de Mme Martin lors d'un contrôle routier était fortuite, la gendarmerie soulignant la multiplication de tels contrôles un jour de Toussaint.
C'était "un contrôle normal par la gendarmerie locale", selon un porte-parole du Parquet général. Celui-ci est rès disert sur l'enchaînement des faits : "Les gendarmes ont appelé le parquet local (Bayonne) qui a dit qu'il n'était pas concerné par ce MAE" (mandat d'arrêt européen) émis par l'Espagne, et accepté fin 2010 par la Cour d'appel de Pau. 
Les militaires mettent en cause le ministère de la Justice
Ils expliquent alors avoir pris attache avec "le Parquet général de Pau, compétent en la matière", a poursuivi le porte-parole.
"A partir du moment où elle a été interpellée, il n'y avait pas d'autre solution que de la remettre" à l'Espagne, a-t-il insisté, précisant que le Parquet général avait "informé le bureau parisien de la Chancellerie spécialisé dans l'exécution des MAE" au ministère de la Justice, "comme lors de chaque MAE", car ce bureau s'occupe généralement des modalités de transfert.
Ce porte-parole banalise l'exécution de ce mandat, qui selon lui et même en l'occurrence, "n'exigeait pas d'organisation particulière (...) puisque nous sommes près de la frontière".

L'ensemble de la classe politque est en émoi

Représentants du PCF, du PS, du MoDem, de l'UMP et de partis indépendantistes basques, de la CFDT, de la CGT cheminots, des syndicats basques, ainsi que la Ligue des droits de l'Hommetous veulent  savoir qui est à l'origine de l'extradition et pourquoi la France a fait droit à la demande de l'Espagne.
Le camp du ministre Valls serre les rangs
"On nous dit que cette arrestation est fortuite. Je demande au gouvernement de procéder à une enquête", a déclaré le sénateur (MoDem) Jean-Jacques Lasserre
Lien PaSiDupes : "Valls fragilise Hollande en livrant une Française à l'Espagne"
Samedi, Manuel Valls a reçu le "soutien sans réserve" du président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, après ceux la veille du député PS Jean-Jacques Urvoas et du sénateur PS Luc Carvounas, deux proches du ministre.

Très critiqué, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a assuré dans un entretien à Sud Ouest Dimanche n'avoir pris "aucune décision" dans la mise à exécution du mandat d'arrêt européen (MAE) lancé en 2010 contre la jeune Française.
Les étranges justifications du  ministère de Christiane Taubira 
La ministre de la Justice précise dans un communiqué que la jeune Française a été interpellée lors d'un contrôle d'alcoolémie aléatoire qui aurait justifié qu'elle soit conduite à la frontière, à Biriatou, et livrée  aux autorités espagnoles.

La ministre française de la Justice explique que cette extradition s'inscrirait dans "le strict cadre" du mandat d'arrêt européen émis le 13 octobre 2010 par l'Espagne pour "des faits de participation à une organisation terroriste".


Cette action intempestive du ministère de la Justice est-elle un nouveau dommage collatéral dans la guéguerre que se livrent  Christiane Taubira et Manuel Valls ?   

A Bayonne, on ne se satisfait pas des explications de Taubira
Une manifestation a déjà rassemblé 500 personnes vendredi soir et le collectif Bake Bidea ["le chemin de la paix", en langue basque] a depuis organisé dans la matinée une conférence de presse réunissant militants associatifs, élus et syndicats.
Ce même collectif appelle à un rassemblement lundi à 13h30 devant la sous-préfecture de Bayonne.

Valls fragilise Hollande en livrant une Française à l'Espagne

Protestations contre Valls, notamment à gauche


Nombreuses condamnations de l'extradition de la militante française de Batasuna, organisation légale en France.


Les critiques de la livraison d'Aurore Martin (ci-contre) - premier ressortissant français remis à l'Espagne dans une affaire basque franco-espagnole- visent le gouvernement socialiste et le ministre de l'Intérieur de Hollande.  "La situation est absurde, voire injuste", expliquait vendredi au JDD.fr, Matthieu Bonduelle, président du Syndicat de la magistrature.

Le Comité de défense des droits de l'Homme Pays basque a rappelé que "François Hollande lui-même avait apporté son soutien à la jeune Aurore" quand il était candidat.

Manuel Valls jette le trouble au plan politique, dans un contexte d'avancées inédites vers la paix au Pays basque, et bien au-delà des cercles militants basques. De Didier Borotra (Modem) et Max Brisson (UMP), à Olivier Dartigolles (PC), en passant par Frédérique Espagnac (PS), tous dénoncent cette " disproportion ". 
A noter toutefois le silence éloquent de François Bayrou, ex-candidat régional à la présidence de la République. 


Parti politique indépendantiste basque d'extrême gauche, Batasuna (unité en basque) est principalement actif en Espagne, dans le Pays basque et en Navarre, apparaissait jusqu'en 2009 sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne, au même titre que l'Organisation Abou Nidal (alias Conseil révolutionnaire du Fatah), le Hamas, le FPLP, la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa ou la Jihad islamique palestinienne, mais n'y figure plus depuis 2010. Elle est en revanche interdite en Espagne depuis 2003, du fait de ses liens avec l'ETA.

Collaboration active

Le communiqué du ministère de l'Intérieur espagnol, hier, entretient ce doute : " Les ministres de l'Intérieur d'Espagne et de France, Jorge Fernandez Diaz et Manuel Valls, se félicitent de cette dernière opération policière qui marque le magnifique niveau d'harmonie entre la France et l'Espagne ".

Un autre est venu de Manuel Valls : la création de la fameuse collectivité Pays basque n'aurait pas sa place, à l'en croire, dans l'acte 3 de la décentralisation. Propos dans lequel il se prêtait à un amalgame malheureux entre la question institutionnelle et la fin d'ETA.

 
Une manifestation s'est tenue vendredi

Manifestation de Bayonne-2/11/2012
Seize élus "socialistes et républicains" du Pays Basque se sont dits "consternés", alors que le concert de protestations avait démarré jeudi après l'arrestation de la jeune ressortissante française à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques).


Dans un texte commun, co-signé notamment par trois parlementaires PS, ils condamnent l'application du mandat d'arrêt européen (MAE) dont elle faisait l'objet depuis 2010 et réclament son "retour immédiat" en France.
L'exécution de la procédure l'a conduite à la prison de Soto del Real, près de Madrid. Le juge Pablo Ruz l'a placée en détention provisoire.

A Bayonne, 500 personnes de toutes obédiences se sont rassemblées, hier soir vendredi 2
, derrière le slogan "Nous sommes tous des Aurore Martin", rapporte Sud-Ouest.

Un Etat républicain n’extrade pas ses nationaux

Les signataires indignés rappellent leur opposition constante au MAE qui, dans son cas, vise des faits interdits en Espagne, mais autorisés en France: Madrid reproche à Aurore Martin d'avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna, parti considéré comme le bras politique de l'organisation séparatiste basque ETA par l'Espagne.


La jeune femme de 33 ans a finalement été incarcérée vendredi à Madrid après avoir été présentée à un juge de l'Audience nationale (tribunal chargé notamment des affaires de terrorisme). Elle encourt 12 ans de prison pour "appartenance à une organisation terroriste".

La gauche radicale se mobilise en faveur de la terroriste

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a qualifié cette interpellation de "honte". 

"Ce que (Claude) Guéant (prédécesseur du ministre de l'Intérieur de François Holande) n'avait pas osé faire, le ministre Valls vient de le commettre. Quelle honte !", a-t-il dénoncé. Selon lui, "les parlementaires communistes interpelleront le gouvernement" la semaine prochaine à ce sujet. "Le gouvernement Ayrault vient d'écrire une page déshonorante pour notre pays», fustige le conseiller municipal à Pau.

Dans deux communiqués régionaux, Aquitaine et Pays basque, Europe Ecologie-Les Verts (EELV)  se sont dits "choqués.

Le député-maire EELV de Bègles (Gironde) Noël Mamère a estimé que M. Valls "joue un jeu extrêmement dangereux dans le but de soigner son image de ministre de l'Intérieur intransigeant".


Lundi, un entretien de Manuel Valls au quotidien espagnol El Pais avait déjà suscité l'indignation de plusieurs élus basques, de gauche comme de droite, le ministre semblant soumettre l'existence d'une collectivité basque à l'obligation pour l'ETA de déposer les armes.

Aurore Martin, nouveau look...
De leur côté, les révolutionnaires trotskistes du NPA notent avec amertume que, "ironie de l'histoire, la première exécution du mandat d'arrêt européen contre une ressortissante du Pays Basque Nord risque de voir le jour sous un gouvernement à majorité socialiste".
Le Parti de Gauche mené par Mélenchon observe que "là où en 2011, Guéant et Sarkozy avaient reculé (...) Valls et Hollande n'ont pas hésité une seconde à livrer" une Française "poursuivie pour des faits légaux dans notre pays".

Aurore Martin a aussi reçu le soutien du groupe Corsica Libera à l'Assemblée de Corse et de Partis et Peuples Solidaires, une fédération de partis régionalistes et autonomistes.

La présidente du Front National (FN) Marine Le Pen a de son côté souligné qu'"un gouvernement français n'a pas à extrader ses nationaux".

Valls, homme d'honneur ?
Lors d'une conférence de presse à Bayonne, Jean-François Lefort (Batasuna) a estimé que M. Valls a "cassé un accord tacite", doutant du caractère "fortuit" de l'arrestation. Selon le mouvement, "8 à 12" militants basques français sont encore sous le coup de MAE non activés.
La décentralisation mise  à mal par les divergences entre ministres
Le lundi 29 octobre 2012, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a pris le contre-pied de la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu,en fermant définitivement la porte dans une interview accordée à El Pais, à la création d'une collectivité spécifique du Pays Basque. Pourtant, le jeudi 11 octobre, Marylise Lebranchu avait reçu une délégation de parlementaires du Conseil des élus du Pays Basque et avait assuré, dans un communiqué, que "le Gouvernement était attentif au débat qui se déroulait actuellement pour mieux prendre en compte l'identité basque".

Face au déferlement de critiques, deux proches de Manuel Valls sont montés au créneau vendredi soir.
Le sénateur PS de Seine-et-Marne et maire d'Alforville,  Luc Carvounas, assume la responsabilité de son mentor, Manuel Valls.
Il a dénoncé bassement "le petit jeu des élus qui, par jalousie ou pur intérêt médiatique, se servent de cette arrestation pour critiquer Manuel Valls".
Luc Carvounas était vice-président du Conseil général de Seine-et-Marne qui a accordé un "congé de parentalité" à une salariée lesbienne dont la compagne attend un enfant.

Selon le président de la commission des Lois de l'Assemblée, le sénateur PS du Finistère,  Jean-Jacques Urvoas, il n'y aurait en revanche "aucune raison" de reprocher au ministre de l'Intérieur cette interpellation car elle ne "relève pas de sa compétence". M. Valls "n'a pris aucune décision. Il n'y a donc nulle raison de le mêler à cette polémique", a-t-il souligné dans un communiqué. Qui  a pris cette jolie décision ? 

La chancellerie aux mains de Christiane Taubira? 
Plus que douteux au vu de son passé d'indépendantiste guyanaise. 

Il est plus vraisemblable que ce soit donc  Ayrault-la-bavure !...
"Le gouvernement Ayrault vient d'écrire une page déshonorante pour notre pays"», fustige O. Dartigolle, conseiller municipal à Pau.

Le mariage gay n'a plus la cote parmi les Français

Ils sont moins  favorables au mariage "pour tous" qu'en 2011

Un matraquage médiatique contre-productif

PROVOCATION
Selon un sondage BVA publié par "Le Parisien/Aujourd'hui en France", 58% de la population se déclare en faveur du mariage des homosexuels, contre 63% en 2011.



La problématique du moment
n'est ni  la dette publique,
ni la fiscalisation dans le fion
L'hyprocrisie du terme "mariage pour tous" ne trompe plus personne 
Le projet du gouvernement ajoute au clivage de la population. 
58% des Français se déclarent aujourd'hui favorables au mariage des homosexuels, un chiffre en baisse car ils étaient 63% en 2011, selon un sondage BVA publié samedi 3 novembre par "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

Un baisse du nombre des personnes favorables au mariage "pour touss'amorce pour la première fois en dix ans
Le sondage, effectué par internet les 30 et 31 octobre 2012 auprès d'un échantillon représentatif de 1.021 personnes âgés de 18 ans et plus, montre que ce sont les sympathisants de droite qui ont nuancé leur enthousiasme en passant de 51% à 31%.


Toujours ancrée dans l'idée de la libération de la femme, 62% d'entre elles restent favorables a mariage entre personnes du même sexe.

Désirée Duhem (ci-contre), la maire PS de Hantay (Nord), célébrera
le mariage de deux femmes, le 10 novembre.
Elle dit compter sur "l'indulgence"
du gouvernement pour valider l'union.

Alors qu'il voulait "marquer le coup", le couple lesbien avait contacté la maire de Hantay pour organiser une cérémonie spéciale pour son Pacs. Mais
suite à l'élection de François Hollande, le Pacs avait laissé place à une véritable demande de mariage.

Désirée Duhem se défend de "faire de la pub électoraliste. Il s'agit juste de faire avancer les choses, pour que demain on n'en parle plus, que ça soit normal", expliquant avoir voulu tendre la main à ces jeunes femmes victimes de "discrimination" par le passé.


L'adoption par les couples homosexuels braque les Français. 



Ils étaient 56% en 2011 et ne sont plus que 50% en 2012. 
A droite, il n'y a plus que 24% des sympathisants favorables à l'adoption alors qu'ils étaient 44% il y a un an. 
Les femmes sont encore favorables à 62% au mariage des personnes du même sexe,  contre 52% des hommes. 
Les jeunes sont les plus "enthousiastes" au mariage (77%) et à l'adoption (70%).

Le gouvernement socialo-écolo s'entête

Hollande a une curieuse notion de la concertation et de la volonté du peuple
Bien que Parlement ait repoussé l'examen du projet de loi sur le mariage homosexuel à janvier, le gouvernement fait fi de la désaffection de la population: il a décidé de maintenir cette promesse de campagne à son agenda.
Les apprentis-sorciers de la gauche
manipulent les consciences
Le projet de loi sur le mariage et l'adoption ouverts aux homosexuels sera néanmoins présenté par la ministre des Droits des femmes, la binationale Najat Vallaud-Belkacem mercredi au Conseil des ministres.


Ca se passe en France, à Sevran (Seine-Saint-Denis)


Dans la commune dont Stéphane Gatignon est le maire radical, ex-communiste, d'Europe Ecologie-les Verts, le président de l’association Homosexuels musulmans de France (HM2F) s’est uni "religieusement" à son compagnon sud-africain, Qiyaam, 29 ans. La cérémonie s’est tenue dans un appartement de Sevran (93), le samedi 18 février, sous le patronage d’un aspirant imam, membre de HM2F. 


Au Maroc, l’homosexualité est un délit. 

Après la polémique, en 2005, autour du film ‘Marock’, de Laïla Marrakchi, taxé de ‘sioniste’ pour avoir conté une idylle entre une musulmane et un juif marocains, la justice du royaume a eu l’occasion de le rappeler le 10 décembre 2007, Journée mondiale des droits de l’homme, en condamnant six hommes à quatre à dix mois de prison ferme pour " perversion sexuelle ", dans l'affaire du "du mariage gay de Ksar el Kébir ."

L'homosexualité est totalement illégale dans les pays musulmans suivants: Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Djbouti, Emirats arabes unis, Guinée, Iran, Liban, Libye, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Qatar, Sénégal, Somalie, Soudan,Syrie (quand c'est flou, y a un loup), Tunisie, Yemen, etc...

Najat Vallaud-Belkacem va-t-elle réussir à mettre le souk dans les mosquées de France ?