POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 27 juin 2020

Des centaines de policiers se sont réunis contre les accusations de racisme et de violence

Unis contre la campagne de dénigrement de la gauche et des Indigénistes


Les policiers indignés se sont rassemblés devant le Bataclan à Paris, lieu symbolique des attentats du 13-Novembre, pour protester contre leurs accusateurs et le lâchage par leur ministre


"Vidéo choc" et pléonasme du "lynchage violent" !
(le gendarme sauvé de la mort est une femme...)

Plus de 200 d'entre eux ont défendu leur profession vendredi soir contre les accusations de racisme et de violences systémiques.
Plusieurs dizaines de fourgons, motos, et voitures ont occupé l'espace public devant la salle de concert vers 23h30, sans causer de blocage incontournable. En civil ou en tenue, arme à la ceinture, les policiers ont déposé leurs menottes en silence sur la chaussée, avant d'entonner une Marseillaise en signe de protestation et de fidélité à la République. 


Lors des attentats islamistes du 13 novembre 2015, deux policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) avaient été les premiers à intervenir au Bataclan et avaient tué l'un des terroristes.

"On réfute les accusations de violences et de pseudo-racisme", a fermement répété un des participants. "On ne comprend pas d'avoir été acclamés à l'époque des attentats et d'être pointés du doigt aujourd'hui." C'est juste que ce ne sont pas les mêmes: une minorité agissante et soutenue par la presse de gauche occupe l'espace médiatique que leur abandonne la France silencieuse.

Les fonctionnaires présents vendredi ont aussi dénoncé leur lâchage par Castaner, ministre soumis aux groupes de pression et à la rue 

"Notre hiérarchie nous lâche en pâture sur la voie publique", a tonné un policier du Val-de-Marne, venu spécialement. "Ils nous demandent beaucoup de choses, ils ne nous donnent pas de moyens et après ils nous crachent dessus. (...) On veut nous retirer la clé d'étranglement, mais c'est quoi l'alternative ? Si on la fait sur quelqu'un, c'est que cette personne n'est pas très docile."

Caillassage de policiers par Fadila,
soignante aux petits soins
Depuis son discours du 8 juin annonçant la fin de l'enseignement d'une méthode d'interpellation dite  'clé d'étranglement', une "prise au coup" nécessaire en cas de rebellion de l'interpellé(e) et pratiquée dans le judo, Christophe Castaner doit assumer sa décision, prise à chaud, sous la pression des Indigénistes racialisés et sans concertation, exposant les forces de maintien de l'ordre et de protection de la population à la violence des délinquants violents, sans mode de défense alternatif assurant leur sécurité.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu ces deux dernières semaines
Ils ont déjà protesté en Ile-de-France, comme devant l'Arc de Triomphe, avec le jet à terre de menottes en  protestation symbolique, mais le gouvernement continue de mettre en danger ses fonctionnaires de police, restant insensible à leurs appels à les soutenir contre les attaques politiciennes de la gauche.  


Le ministre a préféré les paroles aux actes vendredi, lors d'un déplacement à l'école nationale de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, où Castaner a évoqué "le respect" dû aux policiers, pensant peut-être les convaincre ainsi de son soutien. "Nous serons là pour défendre votre honneur, à chaque fois qu'il sera attaqué (...): vous n'êtes pas seuls", a-t-il raconté à plusieurs nouveaux officiers et commissaires en fin de formation.

Le gouvernement accroît les difficultés de recrutement de policiers. 
Alors que, en février 2018, les renforts en effectifs devaient être multipliés par dix en l’espace de cinq ans, selon les annonces, l’institution signalait déjà qu'elle réussissait de moins en moins à attirer des profils de qualité.
La mollesse du "kéké" de Marseille et ses faux pas à répétition ont alimenté l'argumentaire des la gauche anti-flics et racisée, finissant de dissuader les jeunes désireux de servir.


L'écologie n'est ni un programme, ni la propriété d'un parti

L'écologie ne se suffit pas à elle-même, pas plus que l'éducation ou les transports

Elle ne fait pas tout dans une ville ou métropole

A Paris, ces dernières années auront été celles de l’écologie dogmatique, idéologique et punitive. Pourquoi tant de stress créé par la mairie de gauche, plutôt  que de rendre la vie parisienne moins fatigante et libérée de ses pollutions atmosphérique, sonore et visuelle ? La municipalité n’a cessé d'empiler les contrôles , les contraintes et les menaces assorties d'amendes, avec la prétention de modifier les comportements de la population par la force et en urgence absolue, au détriment de la qualité de vie de ses habitants. Tous les gestes de leur vie ont été épiés, décortiqués et mesurés à l'aune de la bio-diversité pour être analysés et re-programmés par des cerveaux verts de gris. Et combien de Parisiens n'ont-ils pas cédé à la peur d'une fin du monde annoncée à l'année près par des nouveaux scientifiques enfermés dans leur bulle, parce qu’ils avaient peur pour leur santé, pour l'avenir de leurs enfants, convaincus qu'ils n'avaient d'autre choix que de s'obséder de CO2 et de réchauffement climatique, de bien-être animal et de sauvetage de la planète, à Paris, centre d'un monde neuf à venir. Les résultats n’ont pas été au rendez-vous, mais ils ont continué de trembler : sans une politique écologique drastique, point de salut, fût-elle asservissante. 

Une autre écologie, respectueuse de l'humain, autant que de la faune et de la flore, est possible: débarrassée de son stress et de son totalitarisme.
On pourrait construire une ville respectueuse de l’environnement où il ferait bon vivre? Un maire peut  protéger ses concitoyens, sans les traumatiser, ni les culpabiliser. L’objectif d’une politique écologique n'est-il pas d'harmoniser les rapports de l'homme et de l'environnement, sans les priver, ni les punir? Sans retirer les tuteurs des uns pour les imposer aux 
autres.

L’urgence politique à Paris aujourd’hui ne peut continuer d'être psycho-rigide et obsessionnelle mais bienveillante et raisonnée
Une ville saine est la priorité des priorités: le bien-être du rat, du cafard ou du pigeon est subordonné à celui de nos enfants, d'abord, avec sa sécurité dans les jardins publics de la ville squattés la nuit par les toxicos et pervers qui y abandonnent leurs détritus. Préalable à l'écologie, il faut donc tout faire pour garder les familles à Paris, sans seringues, ni protections usagées. 

Assurer le service après-vente de l’existant, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec de nombreux espaces verts laissés à l’abandon", a-t-il encore indiqué avant de souligner que l’écologie n’était "l’apanage d’une liste ou d’un parti".

Au-delà des questions de logement, d’écoles, d’activités extra-scolaires, on ne peut pas accepter que les parents aient la crainte de mettre leurs enfants en danger en les faisant grandir dans la capitale. Un air sain suppose la généralisation des capteurs dans les écoles et les crèches, associée à l’utilisation exclusive de produits d’entretien naturels, et l’expérimentation de purificateurs d’air filtrant les particules et les gaz polluants. 

Et le parti des Verts doit réaliser des alliances avec le PS, LFI ou le PCF

La droite et le centre préfèrent dépolitiser l'écologie, à la différence d'EELV.

Avec le PS, les alliances et fusions écologistes ont été difficiles. Quant à la gestion des villes... Les écologistes n’ont pas toujours réussi à imposer leurs idées et leurs candidats.
Depuis le passage de Duflot au gouvernement socialiste de Hollande,
EELV traîne une odeur sulfureuse de gauchisme 


Lille (Nord), Dijon (Côte-d’Or), Grenoble (Isère), Strasbourg (Bas-Rhin) sont des villes a priori prêtes à se donner à la gauche, inconscientes du danger à confier six années de leurs vies à des ayatollahs verts. Les appareils politiques, tel le PS, ont évalué le risque et l’alliance traditionnelle PS-écologistes, s'est faite dans la douleur, à l'image des années à venir. Arrivés en tête à Dijon comme à Lille, les deux maires socialistes sortants n’avaient pas envie, au départ, de faire une place aux Verts et François Rebsamen, comme Martine Aubry, se sont fait tordre le bras par Yannick Jadot, sans les nommer.
"Certains barons ou baronnes veulent faire sans les écologistes, comme s’il n’y avait pas eu de premier tour, comme si à certains moments on n’avait pas fait 20, 25% ou plus”
, explique
Julien Bayou, ci-contre à gauche avant d'être secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, et ancien conseiller d'Eva Joly à la présidentielle.

Il se refuse juste à prendre en compte d'une part la prime au sortant et la forte abstention. 
A Grenoble (Isère), ville déjà dirigée par un écologiste, le maire sortant Eric Piolle est largement en tête du premier tour avec 46,67% des voix et plie la partie.

A Toulouse, l'alliance Verts-Insoumis ont unis leurs forces, sans la candidate PS, Nadia Pellefigue, qui a dû partir seule face au maire sortant Jean-Luc Moudenc, juppéiste soutenu par LREM. La socialiste avait tenté un "deal"  à la tête de liste écologiste Antoine Maurice, qui en cas de victoire serait devenu maire de Toulouse, tandis qu’elle-même aurait dirigé Toulouse Métropole. Une proposition rapidement rejetée par 'Archipel citoyen', arrivé deuxième en mars.

A Vitry (Val-de-Marne), EELV a eu besoin de l’alliance avec le PCF dont les adhérents ont voté en faveur des écologistes, en appoint de la candidature du maire (PCF) sortant, Jean-Claude Kennedy. 

A Marseille, les écologistes ont dû en rabattre. L’assemblée générale d’EELV qui s'est tenue samedi 5 octobre à Marseille avait fait le choix de l’autonomie. Au final, les Verts ont dû accepter des alliances pour prétendre mettre la main sur la mairie.

Europe Ecologie-les Verts se rêve en leader de la gauche et du pays, mais n'a pas plus que LREM les moyens de ses ambitions.
Depuis les Européennes, Europe Ecologie-Les Verts, qui a obtenu 13,4%, a terminé en 3e position le 26 mai 2019, devenant la première force politique de gauche. Mais EELV a une implantation locale faible dans les communes, à peine supérieure à celle du mouvement du président. Si leurs associations s'agitent et font parler d'elles par leurs actions coups-de-poing à la limite de l'illégalité, ils ne dirigent pas de communes importantes, bien moins que le Rassemblement national: ils n'ont donc pas fait leurs preuves, alors que le RN a très rarement déçu aux manettes.

Il n'est pas impensable que les écologistes déçoivent à nouveau aux municipales, comme après les Européennes de 2014. Leur radicalité n'a pas échappé aux Français qui les associent aux anti-capitalistes d'ATTAC et aux altermondialistes favorables à la libre-circulation des migrants, ce qu'ils approuvent d'autant moins que la pandémie de coronavirus a mis à mal notre économie et menace leurs vies et leur pouvoir d'achat.  

vendredi 26 juin 2020

Orly: des terroristes de l'écologie bloquent des pistes d'envol

Escalade dans la violence: ces écologistes emploient la manière forte pour obtenir l'interdiction des vols intérieurs

Savoir, avant les municipales, ce qu'implique le vote écologiste

Les écologistes radicaux veulent réduire autoritairement l'offre de transports

Des militants d'Extinction Rebellion à l'assaut d'Orly - Enviro2B
Y a-t-il un pilote au ministère des Transports ? 
 
Quelques activistes suffisent pour dicter leur loi au gouvernement de Macron, alors que les aéroports peinent à reprendre leur activité. Les premiers vols au départ de l'aéroport d'Orly, ce vendredi matin, ont en effet été perturbés par une action du mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR). 

Ni élus, ni représentatifs de la majorité, ils n'ont aucune légitimité pour décider de ce que doivent être nos transports du futur. Ces terroristes se sont rendus sur les pistes pour demander l'arrêt immédiat des vols intérieurs, "pour des raisons de sécurité évidente, assènent-ils sur Twitter: celle d'assurer notre survie sur terre", ni plus, ni moins. 

Brandissant des banderoles, ils sont parvenus à déjouer les dispositifs de sécurité de l'aéroport et bloqué le départ d'un avion Corsica Airlines, qui a dû changer de piste de décollage.
 
Selon les images diffusées sur leur compte Twitter, les ayatollahs rouges de l'écologie ont notamment installé des banderoles devant un avion prêt à décoller sur la piste : prêts, quant à eux, à se présenter en victimes de violences de la part des autorités aéroportuaires ?

Opposés aux émissions de gaz à effet de serre, ces sauveteurs allumés de la planète ont sorti des banderoles aux slogans binaires: "Sauvons les vivants, pas les avions" ou "15 milliards pour relancer la catastrophe"...

Ces fascistes verts prétendent décider en lieu et place de nos élus

Slogan anarchiste
Il a dénoncé le temps de réaction des forces de l'ordre à leur opération.
"Nous nous attendions à une réaction plus rapide. Ça en dit long sur la sécurité, n'importe qui peut entrer", a-t-il ironisé. 

Plainte d'Aéroport de Paris (ADP)

ADP "devra travailler sur une sécurisation renforcée de l'accès des zones aéroportuaires", a simplement commenté une porte-parole, à la place du secrétariat d'Etat aux Transports, bien que Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'Etat, appartienne au secteur aéronautique et se soit entretenu lui-même avec ADP.

"Ils sont entrés par effraction sur une piste" en passant par une clôture située sur la commune de Wissous (Essonne), a précisé une source aéroportuaire. 
Au total 29 personnes ont été placées en garde à vue pour "entrée en zone réservée" et "dégradations", notamment, selon une autre source aéroportuaire. 

"L'exploitation aéroportuaire a été brièvement interrompue," a dénoncé le Groupe ADP, suggérant une perte de profits, avant d'indiquer qu'il portera plainte. "Les opérations aériennes ont pu reprendre en toute sécurité sur les autres pistes de l'aéroport, en pleine coordination avec les services compétents de l'Etat", a-t-il ajouté. 

Menaces terroristes d'écologistes sur les vols intérieurs
 
Trois vols intérieurs ciblés par la milice écologiste étaient prévus ce vendredi matin, tous à destination de Rodez. Sans ces violences, l'aéroport d'Orly devait reprendre son activité après plusieurs mois de black-out total, en raison de la crise du coronavirus.

"Nous devons remettre en cause nos modes de vie et faire des choix difficiles pour nous protéger", écrivent encore les porteurs de la peste verte. "C'est un symbole  [mais surtout une menace sur la sécurité des passagers] de faire face à un avion, pour faire face à ce qui nous met en danger", a déclaré  par téléphone Franck, un membre masqué de l'organisation, assurant que les militants ont prévenu la sécurité aérienne 20 minutes avant leur intrusion dans l'enceinte de l'aéroport. 

Le groupe de pression écologiste veut faire parler de lui: en fait, le gouvernement s'est déjà positionné en faveur de la suppression des lignes intérieures: Jean-Baptiste Djebbari s'y est dit favorable lorsqu'il existe une alternative ferroviaire en moins de deux heures et demie, et l'opération de XR n'avait pas lieu d'être.

XR est un mouvement international de désobéissance civile
Il ne négocie pas: il dit lutter contre l'effondrement écologique et le réchauffement climatique qui ne sont que des prétextes alternatifs à la "lutte des classes". Ces révolutionnaires anti-capitalistes parlent de catastrophe et de survie.

Son engagement politique est clairement revendiqué: celui de l'ultra-gauche
Ainsi fait-il référence aux soignants qui manifestaient dans la rue, le mardi 16 juin et à la "rage honteusement réprimée de milliers de manifestants réclamant justice" déclarent combattre avec eux "pour le bien commun" et "contre le racisme systémique", référence aux indigénistes racisés qui accusent les policiers de violences racistes.

Le gouvernement met en danger les citoyen.ne.s, assure-t-il.
"Il néglige notre système de santé, nous ment chaque jour un peu plus, dénie les systèmes véritablement démocratiques, ignore l’effondrement de la biodiversité, et, est incapable de tenir ses propres engagements concernant le climat (Accord de Paris). Qui peut parler de "relance" lorsque l'argent public est dépensé sans contreparties écologiques et sociales à des industries qui nous détruisent ?

Ce gouvernement se comporte comme un véritable danger public.
La désobéissance civile est la manière d'agir d'Extinction Rebellion, d’exprimer notre rage contre un exécutif incapable d’anticiper ou de gérer une crise sanitaire, et qui, 3 mois plus tard, sous ses airs de sauveur du peuple, reprend le même fil des erreurs qui nous mène tous collectivement dans le mur et depuis des années, saccageant notre avenir".

"A partir du 19 juin, nous allons mener -avec détermination- plusieurs actions contre ce #DangerPublic qu'est le gouvernement, avait prévenu XR: moins de blocages et un objectif [politique] unique [et principal]: montrer le danger que représente ce gouvernement 

L'interdiction aux compagnies aériennes de certains vols intérieurs sera imposée à Air France en contrepartie du plan de soutien que l’Etat a accordé à la compagnie: tel est le bilan de l'action violente. 
Le gouvernement prévoit même d'interdire la reprise de ces lignes par des compagnies low cost. 
"En même temps", il élabore un plan de sauvetage de la compagnie aérienne nationale...

Municipales: Hulot vote EELV contre les listes LREM de Macron

En optant pour EELV contre LREM, Hulot bascule dans l'écologie radicale, voire ultra

L'ancien ministre d'Etat de Macron souhaite "le triomphe de l’écologie" dans de nombreuses grandes villes comme à Starsbourg, Marseille ou Lyon


Hulot fait le lit des ayatollahs verts.
Contaminé par Europe Ecologie-les Verts, après s'être longtemps fait cavalier seul, l’ancien ministre amer d'Edouard Philippe à la Transition écologique qui avait refusé de donner une consigne de vote pour les élections européennes de 2019, a tombé le masque pour les municipales.
Tout en évoquant ses “divergences” avec Macron sur la préservation du climat, Nicolas Hulot n’avait encore jamais pour autant cédé aux avances d'EELV et à la candidature portée par Yannick Jadot. Mais un an plus tard, Hulot a enfin su prendre une décision. Mais a-t-il pris la bonne, ce mercredi 24 juin, en  se prononçant clairement pour le vote vert aux élections municipales, à Lyon notamment, où son collègue de gouvernement, Gérard Collomb, doit les repousser, ou à Grenoble, où ils tentent de se maintenir. 

L’écologie a le vent en poupe sur le papier, des organes de presse et des sondeurs.
Les Européennes ont gonflé les écolos à bloc, mais ce scrutin n'a jamais eu rien de commun avec des municipales où leur arrogance tombe, tel un soufflet. 
Nicolas Hulot sort de sa réserve dans l'entre-deux tours pour "souhaiter" désormais "un triomphe de l’écologie qui porte une approche intégrale et remette en cause un modèle néolibéral.” C'est ainsi qu'il stupéfait notamment en refusant donc son soutien à Collomb et son alliance avec la droite rhodanienne. 

"Je serais très heureux que des écologistes, quels qu’ils soient, arrivent au pouvoir dans de grandes villes, comme à Marseille ou à Lyon", explique-t-il en qualifiant de “faute politique” les alliances nouées par La République en marche avec les Républicains pour "faire barrage à l’écologie" à Bordeaux, Strasbourg ou Lyon.

Hulot se révèle très critique du président du président

"La classe politique joue un jeu très dangereux en caricaturant l’écologie et en fustigeant les écologistes, assène-t-il. Pourtant, la situation exige l’intelligence de tous. Je ne comprends pas que la droite républicaine soit encore engluée dans ses préjugés", avoue-t-il, à Libération. Il souhaite au passage aux candidats écolos le même avenir que celui d’Eric Piolle, le maire sortant EELV de Grenoble, bien parti pour sa réélection face notamment à la députée LREM Émilie Chalas. 

Hulot rompt avec LREM en se tournant à gauche. Et de saluer les "politiques ou associatifs" qui "portent" l’écologie "depuis longtemps”: “Ils ont été des lanceurs d’alerte. L’histoire leur donne cruellement raison”, estime-t-il, en nuançant toutefois: "Certains, sans être chez EELV, ont fait leur conversion. Il ne faut pas les 'cornériser'."

La République en marche n'a jamais su garder un écolo. Pas mieux que les transfuges juppéistes. La stratégie de la majorité pour ces élections municipales n'arrange rien. L’ancien eurodéputé EELV, Daniel Cohn-Bendit, ancien anarchiste lanceur de pavés en Mai 68, mais soutien de Macron, estimait par exemple, dans un entretien au Journal du dimanche, le 7 juin dernier, qu’il est "vraiment idiot" de la part de LREM d’avoir privilégié des alliances avec la droite plutôt qu’avec les Verts.
"C’est bête, c’est inutile et c’est contre-productif, assénait-il, (...) partout où les écologistes sont en position de prendre la mairie, je voterai écolo."
Une réaction d'humeur, une vexation de trop.

jeudi 25 juin 2020

Le gouvernement a fait espionner Sarkozy dans l'affaire des écoutes

Sarkozy était justifié à posséder un second téléphone, face à la pratique du ministère de la Justice 

Le Parquet national financier aurait épluché des factures téléphoniques et même géolocalisé plusieurs avocats

Les barbouzes socialistes

Etait visé l'entourage de l'avocat de l'ex-président de la République en exercice, dont Me Thierry Herzog. 
"Fou de rage", Eric Dupond-Moretti évoque un fonctionnement "monstrueux".

Après les révélations d'Eliane Houlette, ancien chef du Parquet national financier, qui dénonçait la semaine dernière les "pressions" adressées lors de l'enquête sur François Fillon en 2017, c'est au tour du Parquet soi-même de faire l'objet de révélations accablantes sur les méthodes socialistes. Dans un papier publié jeudi, Le Point revient sur l'affaire dite des "écoutes", où l'enquête visant Nicolas Sarkozy et son entourage est dénoncée pour avoir "piétiné l'état de droit". 
Rappel des faits

Ils remontent à 2014, quand la justice enquêtait sur les sources judiciaires de l'ex Président et de son avocat, Thierry Herzog. A l'époque, ce dernier aurait obtenu des informations confidentielles sur l'affaire Bettencourt auprès de Gilbert Azibert, ancien avocat général près la Cour de Cassation. A son propos, les media évoquent  depuis cette affaire sous le nom d' "affaire Bismuth", car Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy avaient pris la précaution de dialoguer sur un téléphone dédié, enregistré à ce nom.

En échange des renseignements confidentiels, Gilbert Azibert aurait émis, selon l'enquête à charge mais sans parvenir à prouver ses soupçons, le souhait d'être "récompensé" par un soutien de l'ancien chef de l'Etat par le biais d'une nomination professionnelle à Monaco. Selon la thèse de l'accusation, Nicolas Sarkozy était supposé appuyer sa candidature auprès d'un ministre d’Etat monégasque, lors d'un déjeuner le 25 février 2014. Un appui auquel Nicolas Sarkozy ne s'est finalement pas prêté: la candidature Azibert n'a d'ailleurs pas été retenue. 
Mais le PNF interpréta ce rejet de la requête du juge Azibert non pas comme un refus de "corruption, mais comme un renoncement montrant que le prévenu avait obtenu de nouveaux renseignements: il fallait que, en toute hypothèse, Sarkozy soit suspect. 

Ce qui intrigua fut l'intuition de l'ex-président et de son avocat: Sarkozy prit en effet une fausse identité pour communiquer par téléphone avec son conseil.
C'est ainsi que le substitut du procureur, Ariane Amson, future conseillère pour la Justice de François Hollande à l'Elysée, aurait lancé une enquête préliminaire pour violation du secret professionnel, avec pour objectif d'identifier une éventuelle "taupe" infiltrée au PNF
Or, une telle enquête ne relève pas normalement de la compétence du Parquet national financier.. Un autre procureur, Patrice Amar, aurait coordonné les travaux de cette enquête. 

"Certains magistrats n'ont plus de limites" à la haine politique

En l'absence de soupçons étayés par des éléments tangibles, la justice aurait ainsi récupéré et mis un zèle infini à éplucher les factures de téléphone de plusieurs cabinets d'avocats Dupond-Moretti, Temime, Lussan, Veil-Jourde, Haïk ou Canu-Bernard sont au nombre des cabinets espionnés.
Certains avocats auraient même été géolocalisés en permanence. Une demande de bornage de tous les téléphones aux abords du cabinet Veil-Jourde, dans le 8ème arrondissement de Paris, aurait été ordonnée. 
L'institution judiciaire elle-même aurait été scrutée, les enquêteurs ayant également obtenu la liste de tous les appels entrants ou sortants du parquet national financier, et même d'une juge d'instruction. Certains avocats auraient même été géolocalisés en permanence. Une demande de bornage de tous les téléphones aux abords du cabinet Veil-Jourde, dans le 8ème arrondissement de Paris, aurait été ordonnée. 

"Sur la base d'un seul appel à Thierry Herzog, un ami que je n'ai même pas réussi à joindre, on m'a espionné pendant quinze jours. On a pu savoir quand et qui j'appelais, le nom de mes amis et de mes clients. C'est une atteinte intolérable à ma vie privée et à ma vie professionnelle," tonne l'avocat Eric Dupond-Moretti, dont les 'fadettes' (factures téléphoniques) auraient été épluchées pendant deux semaines. "Je trouve cela monstrueux. Certains magistrats n'ont plus de limites. Je réfléchis très sérieusement au dépôt d'une plainte," poursuit-il, relayant les indignations d'autres avocats concernés.

Des "atteintes" à la vie privée et au droit des avocats, dans une enquête qui n'a rien trouvé, sinon des éléments plutôt "susceptibles de nourrir la défense de Nicolas Sarkozy", raison pour laquelle les résultats auraient été volontairement tus par le Parquet. 
Seuls les procureurs auraient ainsi eu accès aux travaux, et un classement sans suite aurait été prononcé, en décembre 2019. Une décision tardive avec des conséquences déplorables pour la défense : "Nous n'avions donc plus la possibilité de saisir la chambre de l'instruction ou la Cour de cassation pour faire annuler la procédure", déplore ainsi Paul-Albert Iweins, un des avocats de Thierry Herzog.
 
Manœuvre judiciaire supplémentaire ? 
Le Parquet national financier refuse de communiquer sur le sujet, justifiant notamment sa compétence pour une telle enquête par la "connexité des faits", dans un dossier qui jette un nouveau doute sur le fonctionnement de la Justice.

Barbouzerie de socialistes vertueux


En octobre 2017, Le Parquet national financier (PNF) avait rendu son réquisitoire. Dans un document d’une grande sévérité pour les trois protagonistes de ce montage judiciaire, les magistrats du PNF assuraient que l’enquête des juges avait "mis en évidence des charges lourdes et concordantes à l’encontre de MM. Azibert, Herzog et Sarkozy", offrant pour exemple des méthodes utilisées par l’ancien président et son avocat - qualifiés au passage de "délinquants chevronnés" -, le recours, pour communiquer confidentiellement, en démocratie, à la fausse identité de 'Paul Bismuth'… 
Tandis que Mediapart titrait : "le complot de Sarkozy contre ces "bâtards" de juges"... 

Les accusateurs en seront pour leurs frais ?
Du 16 mai 2012 au 27 janvier 2016, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, était Christiane Taubira.
Jean-Jacques Urvoas lui a succédé: 

Le Canard enchaîné révèle le 13 décembre 2017 que Jean-Jacques Urvoas aurait transmis, dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 2017, des informations confidentielles à l'élu des Hauts-de-Seine Thierry Solère. Jean-Jacques Urvoas est alors garde des Sceaux, et Thierry Solère visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d’influence. Selon l'hebdomadaire anarcho-libertaire, "au mépris du secret inhérent à sa fonction, le garde des sceaux a donc envoyé à un justiciable une note confidentielle émanant de la Direction des affaires criminelles et des grâces détaillant les investigations en cours à son sujet".

Covid-19: Véran procède à des tests, maintenant qu'il en a

Le ministre de la Santé a reparu, pour annoncer une campagne de tests d'identification des "clusters dormants"

Tout arrive, au moment d'une "deuxième vague" redoutée


Une campagne de tests virologiques "de très grande ampleur" va être lancée pour "identifier les éventuels clusters dormants" : on avait eu le "grand débat national" bidon de Macron, en réaction au mouvement des Gilets-Jaunes, et voici la grande parade de Véran contre la covid-19... Trente communes d'Ile-de-France sont dans le collimateur, a annoncé Olivier Véran, ministre de la Santé, jeudi dans Le Monde. L'Ardèche doit se débrouiller seule, sans annonce claironnée: elle est en cours sur un parking d'Aubenas, ces mercredi, jeudi et vendredi 25juin. 

Cette "campagne de très grande ampleur qui s'adresse à tous les habitants" le la Région Ile-de-France va cibler "des territoires à proximité de clusters identifiés où (...) il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir", expose le responsable. En fait, ils vont faire enfin ce que le professeur Didier Raoult a aussitôt fait, constituer une banque de données pour savoir de quoi ils parlent.

Des chiffres époustouflants, méthode soviétique de com'

"Près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d'Ile de France vont ainsi recevoir des 'bons' de l'Assurance maladie leur proposant d'aller faire un test virologique dans n'importe quel laboratoire public ou privé, même s'ils n'ont pas de symptômes", a zozoté Véran : une grande première en France, après six mois d'épidémie et 30.00 morts. L'objectif est "d'identifier les éventuels clusters dormants".
"On est pour l'instant au stade de l'expérimentation pour regarder si cela correspond à un souhait des Français. Cette expérimentation pourra ensuite être étendue à d'autres régions", avoue encore Olivier Véran, qui a tout son temps, mais peut-être pas autant de tests que nécessaires...
Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation en raison de la Covid-19. Onze décès supplémentaires ont encore été rapportés mercredi par la Direction générale de la santé (DGS).

"Le pic de mars-avril est derrière nous, mais nous n'en avons pas terminé avec le virus," a insisté le ministre de la Santé, pour son retour devant les media. "Il faut éviter les grands rassemblements et les comportements à risque", insiste-t-il, après coup: les apéros du Canal Saint-Martin et plus prévisible, mais non anticipé, la Fête de la musique, ce 21 juin, marquée par des scènes d'inconscience collective, sans gestes barrière ni masque.

Probable réalisation d'une promesse datant de la mi-mai...

Le ministre de la Santé avaiT promis que 500.000 tests virologiques seraient effectués chaque semaine à partir du 11 mai. La question des tests sérologiques, elle, restait alors entière. Et toujours aujourd'hui, six semaines plus tard

La stratégie post-confinement du gouvernement, particulièrement floue pendant de longues semaines, devait commencer à s'affiner, mais cet affinement s'avéra être une valse-hésitation, voire un tango: un pas en avant, deux en arrière. 

Lors de son allocution télévisée lundi 13 avril, Macron avait indiqué qu'à partir du 11 mai, la France testerait "toute personne présentant des symptômes" du Covid-19. C'est donc dix longues semaines lourdes de conséquences qu'il aura fallu à Macron pour se retourner... 
Dubitatifs, plusieurs "savants" qui le conseillent avaient d'ailleurs rappelé que les campagnes de dépistage se doivent d'être les plus massives possible pour être réellement efficaces et ne pas seulement se limiter aux personnes exprimant des symptômes. Une réalisation impossible au vu des stocks déficitaires: périmés, ils n'ont pas été reconstitués, par souci d'économie et de gestion fine des fonds publics: un respect qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de patients... Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy avait notamment plaidé pour que les personnes asymptomatiques craignant d'avoir été contaminées puissent également être testées.
Il n'en a rien été. Maintenant, la macronie semble être prête pour la seconde guerre mondiale. Enfin, c'est ce qu'on espère...

Municipales : des Frères Musulmans dans les valises du candidat de la gauche à Toulouse

L’Union des Musulmans de France appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc 


L’UMDF a pris parti pour la liste de gauche conduite par Antoine Maurice

Jean-Luc Moudenc, maire juppéiste sortant (LR) de Toulouse

Ils n'étaient pas invités au Florida, la brasserie qui fait face à l'Hôtel de Ville, quand les poids lourds de la gauche parisienne étaient descendus sur Toulouse pour relancer la campagne de leur liste, “Archipel citoyen”, portée par l'écologiste Antoine Maurice: ils étaient tous là, Ian Brossat, adjoint (PCF) d’Anne Hidalgo (PS) à Paris, le sénateur Claude Raynal (PS) et la députée Clémentine Autain (LFI), à l'appel du président socialiste du département, Georges Méric, nostalgiques du temps de Pierre Cohen.
 
Un Benoît Hamon arborant une barbe ostentatoire a rejoint le cortège qui s’est offert une déambulation post-prandiale jusqu’aux berges de la Garonne. "Je ne sors de ma retraite que pour Toulouse et Marseille et puis j’y retourne", assure l’ancien candidat du désastre de la gauche à la présidentielle. Il était curieux de découvrir celui qu'il soutient les yeux fermés, le chef de file écologiste d’Archipel citoyen, le rassembleur d'une improbable coalition de formations politiques de gauche, et aussi de revoir, à ce banquet des anciens battus, l’ex-maire socialiste de Toulouse. Pierre Cohen, qui avait rejoint son parti, Génération.s et monté une liste (5,66%) avant de se fondre piteusement dans Archipel Citoyen. Cohen y figure en dernière position, non éligible, sur la liste de son ancien adjoint.
Mais, sur la photo, manquait la honte de la famille, ce cousin maudit, qui pourrait réclamer sa part de l'héritage, si jamais la ville rose virait au rouge vif, ce qu'à Allah ne plaise.... 

Le cousin en question, l'UMDF, a d'abord tenté de s'affranchir en constituant, sous ses propres couleurs, une liste au 1er des municipales à Toulouse. Proche des Frères Musulmans égyptiens, le mouvement s’est ensuite contenté de candidats sur une liste intitulée En Avant Toulouse. Avec 120 voix et 0,14% des suffrages exprimés, l’expérience a tourné court. Mais l’UMDF s’engage, tout de même, dans le scrutin du 28 juin prochain.

L'ambition des Frères musulmans est désormais de faire re-basculer Toulouse vers la gauche incarnée par Antoine Maurice: à son programme, en effet, la promotion des Frères musulmans. Mhamdi Taoufik, le représentant toulousain de l'UMDF, demande clairement "aux musulmans de Toulouse qui ont un amour fou de la République mais surtout de la religion" de faire "tout (leur) possible pour faire un barrage" au maire sortant, Jean-Luc Moudenc, candidat LR-LREM. L’objectif (affiché) de l’UMDF est clair : "donner la victoire à Antoine Maurice".


L’appel à voter pour la liste d’Antoine Maurice s'est manifesté au-delà des paroles. Le représentant de l’UMDF a participé à une rencontre avec le candidat écologiste le 8 juin dernier.


Les Frères musulmans ont obtenu des contreparties à leur engagement.
Et la gauche les leur a garanties, mais les électeurs ne savent pas lesquelles. L’impact électoral des consignes de vote est toujours aléatoire, surtout lorsqu’elles émanent d’une force politique qui représente quelques centaines de voix. Or, une élection peut précisément basculer à quelques voix près, et cet accord avec les Frères musulmans, dissuader les centristes de voter pour une liste faite de bouts de ficelles électorales et qui, avec les Frères musulmans de l'UMDF sortis du maquis, a créé des tensions dès la campagne.

En effet, le "barrage" anti-Moudenc s'explique par une prise de position claire, quand le maire de Toulouse a établi une comparaison entre le Coran des islamistes et "le livre d’Hilter", 'Mein Kampf'.
L’UMDF réveille une polémique qui remonte au 19 août 2016. Lors du 72ème anniversaire de la Libération de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déclaré :
Le terrorisme et la barbarie nous ont frappés et nous frappent encore. Notre premier devoir est de nommer le mal. Ceux qui préfèrent édulcorer la réalité se contentent de parler de "terrorisme" et de "barbarie", évitant soigneusement de désigner l’idéologie qui les inspire. C’est comme si, derrière Vichy, on avait ignoré qu’il y avait 'Mein Kampf'. Ce mal c’est le "nazislamisme".
La gauche atteinte d'anosmie ne sent plus les "relents nauséabonds"

Comme Assa ressort la mort d'Adama en 2016, le représentant de l’UMDF ressort ces propos tenus il y a quasiment 4 ans et, malgré les attentats de 2015 qui contextualisent la comparaison de Moudenc, les Frères musulmans refont le coup de la victimisation.
En 2015, a lieu une série d'attentats terroristes islamistes entre les 7 et 9 janvier, visant le journal Charlie Hebdo, puis, des policiers et des Français de confession juive fréquentant une supérette cacher, soit dix-sept personnes assassinées et vingt blessées ; les trois terroristes sont abattus le 9 janvier, par les forces de l'ordre.
Suivront, la même année, six attentats, dont une série de sept par au moins dix  islamistes et une vingtaine de terroristes complices, en Seine-Saint-Denis. 
En 2020 en France, quatre attentats ont encore eu lieu: à Villejuif, un jeune converti de 22 ans tue es passants à l'arme blanche et blesse gravement 2 femmes), à Metz (un fiché S, armé d'un couteau a tenté d'agresser des policiers), à Romans-sur-Isère (un réfugié soudanais tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant de préciser s'ils sont de confession musulmane) et à Colombes (Hauts-de-Seine), dans trois sur quatre, au cri de "Allah Akbar".
Un climat "délétère" s'est abattu sur la ville rose en campagne
Cette prise de position s’inscrit donc dans un contexte très particulier. Sur les réseaux sociaux circulent des vidéos qui portent atteinte à la vie privée d’une tête de liste. Avant le 1er tour, les rédactions ont reçu des appels visant l’entourage d’un autre candidat.
L’UMDF n’est pas encore un mouvement de premier plan, avec des élus et des bataillons d’électeurs, et il faut relativiser la menace, assure la gauche. 

Jean-Luc Moudenc, maire sortant LR-LREM, est arrivé en tête du premier tour avec 36,18% des voix. Avec 27,56% des suffrages, Antoine Maurice est arrivé en seconde position mais, pour le second tour, a rassemblé la quasi-totalité des forces de gauche pour tenter d'empêcher le retour du maire sortant au Capitol. Mais sa tambouille électoraliste vire au tord-boyaux politicien avec un ingrédient à vous dynamiter la flore intestinale: l’Union Démocratique des Musulmans Français.

Mhamdi Taoufik, au menu d'Archipel
Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, ceresponsable de l’UDMF de la région, a appelé ses frères musulmans à faire barrage "à ce personnage qui ne respecte pas les musulmans", a-t-il estimé. 
Pourquoi tant de haine ? En description de sa vidéo, ce dernier explique qu’il n’a pas apprécié la manière dont le maire avait parlé de “sa” religion en 2016, lors de son discours célébrant les 72 ans de la Libération. Il y a quatre ans, Moudenc avait certes rompu avec la langue de bois. Il ne visait pourtant que l’islamisme cher à Taoufik, et non pas à l'islam, modéré et respectueux des Français et de leurs lois républicaines. 

En dépit de la clarté des propos ciblés du maire sortant, le candidat tente manifestement un détournement à des fins politiciennes, polémiques et malveillantes  : "Nous demandons le grand respect à notre livre le Coran. Pas d'insulte ! Les musulmans répondront dans les urnes", a menacé le candidat, après avoir rencontré Maurice, le 8 juin, révèle France 3. Voilà un soutien controversé qui pourrait être une épine dans le pied de la gauche… 

Malgré son nom, l’Union Démocratique des Musulmans Français, pour le moins évocateur, l’UDMF s'efforce de se blanchir de tout soupçon de séparatisme et se revêt de l'habit trompeur du laïcisme.