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jeudi 25 juin 2020

Covid-19: Véran procède à des tests, maintenant qu'il en a

Le ministre de la Santé a reparu, pour annoncer une campagne de tests d'identification des "clusters dormants"

Tout arrive, au moment d'une "deuxième vague" redoutée


Une campagne de tests virologiques "de très grande ampleur" va être lancée pour "identifier les éventuels clusters dormants" : on avait eu le "grand débat national" bidon de Macron, en réaction au mouvement des Gilets-Jaunes, et voici la grande parade de Véran contre la covid-19... Trente communes d'Ile-de-France sont dans le collimateur, a annoncé Olivier Véran, ministre de la Santé, jeudi dans Le Monde. L'Ardèche doit se débrouiller seule, sans annonce claironnée: elle est en cours sur un parking d'Aubenas, ces mercredi, jeudi et vendredi 25juin. 

Cette "campagne de très grande ampleur qui s'adresse à tous les habitants" le la Région Ile-de-France va cibler "des territoires à proximité de clusters identifiés où (...) il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir", expose le responsable. En fait, ils vont faire enfin ce que le professeur Didier Raoult a aussitôt fait, constituer une banque de données pour savoir de quoi ils parlent.

Des chiffres époustouflants, méthode soviétique de com'

"Près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d'Ile de France vont ainsi recevoir des 'bons' de l'Assurance maladie leur proposant d'aller faire un test virologique dans n'importe quel laboratoire public ou privé, même s'ils n'ont pas de symptômes", a zozoté Véran : une grande première en France, après six mois d'épidémie et 30.00 morts. L'objectif est "d'identifier les éventuels clusters dormants".
"On est pour l'instant au stade de l'expérimentation pour regarder si cela correspond à un souhait des Français. Cette expérimentation pourra ensuite être étendue à d'autres régions", avoue encore Olivier Véran, qui a tout son temps, mais peut-être pas autant de tests que nécessaires...
Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation en raison de la Covid-19. Onze décès supplémentaires ont encore été rapportés mercredi par la Direction générale de la santé (DGS).

"Le pic de mars-avril est derrière nous, mais nous n'en avons pas terminé avec le virus," a insisté le ministre de la Santé, pour son retour devant les media. "Il faut éviter les grands rassemblements et les comportements à risque", insiste-t-il, après coup: les apéros du Canal Saint-Martin et plus prévisible, mais non anticipé, la Fête de la musique, ce 21 juin, marquée par des scènes d'inconscience collective, sans gestes barrière ni masque.

Probable réalisation d'une promesse datant de la mi-mai...

Le ministre de la Santé avaiT promis que 500.000 tests virologiques seraient effectués chaque semaine à partir du 11 mai. La question des tests sérologiques, elle, restait alors entière. Et toujours aujourd'hui, six semaines plus tard

La stratégie post-confinement du gouvernement, particulièrement floue pendant de longues semaines, devait commencer à s'affiner, mais cet affinement s'avéra être une valse-hésitation, voire un tango: un pas en avant, deux en arrière. 

Lors de son allocution télévisée lundi 13 avril, Macron avait indiqué qu'à partir du 11 mai, la France testerait "toute personne présentant des symptômes" du Covid-19. C'est donc dix longues semaines lourdes de conséquences qu'il aura fallu à Macron pour se retourner... 
Dubitatifs, plusieurs "savants" qui le conseillent avaient d'ailleurs rappelé que les campagnes de dépistage se doivent d'être les plus massives possible pour être réellement efficaces et ne pas seulement se limiter aux personnes exprimant des symptômes. Une réalisation impossible au vu des stocks déficitaires: périmés, ils n'ont pas été reconstitués, par souci d'économie et de gestion fine des fonds publics: un respect qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de patients... Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy avait notamment plaidé pour que les personnes asymptomatiques craignant d'avoir été contaminées puissent également être testées.
Il n'en a rien été. Maintenant, la macronie semble être prête pour la seconde guerre mondiale. Enfin, c'est ce qu'on espère...

jeudi 4 juin 2020

Chloroquine: trois auteurs de l'étude assassine du Lancet avouent leurs erreurs

Et le quatrième "assume" ? Tous coupables, mais pas responsables !


Le préjudice causé est énorme et ils restent impunis...

L'étude publiée sous l'autorité de la revue The Lancet accréditait les soupçons de dangerosité de la chloroquine lancés par les "savants" français. 
Elle avait provoqué une contestation indignée du professeur Didier Raoult qui prescrit l'hydroxychloroquine en bi-thérapie et qui révéla des anomalies de méthodologie dans l'étude assassine du quarteron de pontes de la médecine.
 
Cette étude clamait avoir compilé et analysé, en un temps record, 96 032 dossiers de patients Covid +, que la bande des quatre ne connaissait évidemment pas,  en provenance de 671 hôpitaux différents sur les six continents
Elle concluait à une surmortalité de 30% chez les patients traités à l'hydroxychloroquine, ce qui avait amené l'OMS et plusieurs pays  - dont la France - à suspendre leurs essais utilisant cette molécule défendue par le professeur Raoult.
A sa suite, une lettre ouverte au rédacteur en chef du Lancet mit en évidence les incohérences qui avaient échappées au Lancet dans les données de l'étude. Ces données ont été récoltées par Surgisphère, la société d'un des co-auteurs de l'article. Elles avaient déjà servi de base à d'autres articles, dans lesquels les mêmes anomalies statistiques sont visibles.
Aujourd'hui, le milieu scientifique et la presse assurent que la publication de l'étude dans "The Lancet", le 22 mai, avait déclenché un tollé au sein de la communauté scientifique, à propos de la méthode utilisée. La vérité est toute autre: les sociétés savantes de mandarins - jaloux de leur autorité et de leur ascendant sur le pouvoir politique - s'étaient rangés aux côtés des détracteurs.
"L’efficacité contre le Covid-19 de l’hydroxychloroquine prescrite par le professeur Didier Raoult n’est pas prouvée," écrivait Libération. Une récente étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et de l’assurance maladie semble indiquer que les personnes privilégiées sont surreprésentées parmi les nouveaux patients qui ont reçu le traitement, mais il y a surtout beaucoup de choses qu’elle ne dit pas," poursuivait le quotidien français, dans sa rubrique de justiciers 'CheckNews;.
The Lancet s'était alors résignée à alerter ses lecteurs "sur le fait que de sérieuses questions scientifiques ont été portées à son attention"! Un audit indépendant a été lancé sur les données, mais Surgisphère n'a pas donné accès aux données brutes, au prétexte de confidentialité. 
Cette impossibilité de vérifier la véracité des données conduit les auteurs à demander la rétractation de leur étude, ce qui est une honte absolue dans une carrière scientifique.


Les quatre mandarins de l'étude controversée publiée sous l'autorité de la revue "scientifique" The Lancet ont tout bonnement demandé la retrait de l'article, a annoncé la revue The Lancet, ce jeudi soir, 4 juin 2020.
En clair, leur article paraîtra sur le site avec le bandeau "rétracté" et ses résultats sont considérés comme nuls et non avenus. La raison ? 
"Nous ne pouvons plus garantir la véracité des principales sources de données", affirment-ils.
Et le tour est joué !


Eric Verhaeghe nous présente non seulement le quatrième larron, patron de la société qui les a collectées, mais aussi ses trois complices 

"L’étude, menée aux Etats-Unis, est signée par quatre noms : Mandeep Mehra, Sapan S. Desai, Frank Ruschitzka et Amit Patel. L’étude du curriculum vitae de chacun des signataires de l’étude en dit long sur l’objectivité de leurs résultats.

Mandeep Mehra anime des conférences pour Gilead…

On se souvient de la rivalité, évoquée dans ces colonnes, entre Gilead, producteur de l’infortuné Remdesivir qui peine à prouver son efficacité contre le coronavirus malgré des investissements colossaux, et l’hydroxychloroquine, pauvre petit médicament minable, inventé il y a 70 ans, et qui n’est aussi hype que les élites parisiennes le voudraient. Il se trouve que l’étude qui démolit l’hydroxychloroquine a été pilotée par Mandeep Mehra, qui a donné une interview dans France-Soir. Le quotidien français se sent obligé de préciser que l’intéressé a tout de même, début avril, animé une conférence organisée par Gilead. Non ? Vraiment…

Ce doit être une coïncidence… d’ailleurs, l’intéressé indique qu’il n’y aucun conflit d’intérêt dans cette affaire. Comment ne pas le croire !

« Mandeep Mehra a déclaré n’avoir aucun conflit d’intérêt avec les laboratoires et que cette étude a été financeé sur les fonds de dotation propres de chaire de professeur. Il a participé à une conférence sponsorisée par Gilead début Avril 2020 dans le cadre du Covid-19″– France Soir

Il se trouve quand même que les coïncidences ne s’arrêtent pas là (et nous sommes sans doute loin de l’exhaustivité sur ce chapitre…). Selon son parcours renseigné sur Linkedin, Mehra dirige le centre de cardiologie de l’hôpital de Brigham (à Boston), qui a testé le Remdesivir à grand renfort de publicité. Voilà donc un médecin qui travaille main dans la main avec Gilead, rival des remèdes de Raoult, qui produit une étude pour dire que Raoult est un charlatan…

Comment imaginer qu’il pourrait y avait un conflit d’intérêt nuisant à l’objectivité scientifique dans cette histoire ?

Mandeep Mehra a déclaré n’avoir aucun conflit d’intérêt avec les laboratoires et que cette étude a été financeé sur les fonds de dotation propres de chaire de professeur. Il a participé à une conférence sponsorisée par Gilead début Avril 2020 dans le cadre du

Sapan S Desai, le marchand de tests pour coronavirus…

Autre auteur particulièrement objectif dans cette étude, Sapan S. Desai, dont les coordonnées professionnelles sont données par Business Wire (encore un autre acte d’intense investigation qui n’était manifestement pas à la portée de la presse française, toujours prête à donner des leçons de déontologie à la terre entière). Et que découvre-t-on ? Que Sapan Desai est à la tête d’une entreprise de santé appelée Surgisphere, qui produit des tests pour dépister le coronavirus…

Là encore, il faudrait fameusement gonflé pour imaginer qu’un gars à la tête d’une entreprise qui entend dépister le coronavirus à grande échelle voudrait décourager un produit prévenant cette maladie au moyen d’arguments que personne ne va vérifier…

Frank Ruschitzka, le vieux compagnon de route de Gilead

Les liens de Frank Ruschitzka, le très discret cardiologue de Zurich, avec Gilead, sont moins facilement apparents. On notera que le centre de cardiologie de Zurich, où il opère, a testé, en 2010 le Darusentan, produit par Gilead. Cette collaboration ne s’est pas arrêtée là. Gilead semble être un financier régulier de l’université de Zurich, comme l’indique un article scientifique de 2019 sur le SIDA, publié dans la prestigieuse revue Nature.

Ceci ne signifie pas que Ruschitzka ait sciemment menti dans une étude. Mais on notera simplement qu’il appartient à une entité subventionnée par Gilead, en lutte ouverte contre l’hydroxychloroquine, et qu’il n’est pas le seul à pouvoir être suspecté de conflit d’intérêt dans l’article publié par The Lancet.

Amit Patel, l’inconnu de l’Utah… qui milite pour Merck

Enfin, le quatrième signataire de l’étude est un peu connu praticien de Nashville, Amit Patel, qui vient de signer une étude sur l’efficacité d’un médicament produit par Merck, l’Ivermectine, dans la lutte contre le coronavirus. Voilà qui ne ressemble pas, non plus, à un conflit d’intérêt !

On remarquera que l’intéressé a écrit, sur le réseau social Reddit, un post tout à fait éloquent sur le sujet : « It is sold under the brand name Stromectol, and produced by Merck. Merck’s stock traded SIDEWAYS yesterday. Remember how Gilead stock shot up over 15% overnight off of a RUMOR?? This has strong evidence to do more than just maybe work, and it’s not harsh on the system like an antiviral or choloroquinine. » (Il est vendu sous la marque Stromectol, et produit par Merck. Les actions Merck ont peu bougé hier. Souvenez-vous comment l’action Gilead a fait un bond de 15% hier sur la foi d’une rumeur. Il y a pourtant une évidence d’efficacité plus solide qu’un simple peut-être).

Autrement dit, Amit Patel n’est pas simplement un chercheur qui cherche, c’est aussi un chercheur qui investit en bourse, fait des calculs sur les cours, et roule pour ceux de Merck…

Au royaume des conflits d’intérêt…

Tous ces éléments, redisons-le, ne prouvent pas que l’hydroxychloroquine, commandée par précaution par l’armée française (signe qu’elle n’était pas si dangereuse), fonctionne. Ils ne prouvent pas non plus que l’étude publiée par The Lancet est fausse. Ils prouvent simplement que, dans cette affaire, il faut arrêter la pensée binaire et manichéenne qui domine nos élites décadentes, selon laquelle il y aurait la vérité d’un côté (celle qu’elle détient), et l’erreur de l’autre (professée par des Marseillais aux cheveux longs), sans nuance et sans calcul d’intérêt. Sur le fond, l’étude publiée par The Lancet est rédigée par des chercheurs qui sont dans un monde réel, et leur prise de parole ne peut être entendue en dehors de cette réalité, faite d’intérêts et d’influences économiques.

Il est donc urgent d’attendre et de ne prendre position ni pour l’un ni pour l’autre.

Peu après la parution de l’étude, j’ai reçu un mail rageur et vengeur d’un camarade de promotion de l’ENA qui travaille à la représentation française auprès de l’Union, à Bruxelles, dont le manichéisme simpliste m’étonne, qui jubilait devant les « blaireaux » français que Lancet venait, selon lui, d’enfoncer. Il me paraît qu’il vaut mieux, loin de ce mépris social complètement crétin, faire preuve d’intelligence face à cette étude et noter que, dans tous les cas, il est plus rentable de ne fermer aucune porte à l’expérimentation. Car le tâtonnement fait partie de la démarche scientifique, et certainement pas la mise à l’index comme Didier Raoult en a été l’objet pour des raisons d’étiquette aristocratique et non de vérité scientifique." (Eric Verhaeghe, avec l’aimable autorisation du Courrier des Stratèges)


dimanche 31 mai 2020

Les partisans de la chloroquine sont un noyau viral, selon Véran

Ministre clivant, O. Véran les traite de "sacré cluster d'irresponsables"

Le ministre de la Santé partisan, représentant d'une caste hautaine 

Méphisto, sourcilleux
godillot aux pieds plats
Les attaques de "sachants" parisiens font rage contre la chloroquine :
 elle vaut trois francs six sous, ce qui ne fait pas les affaires des laboratoires qui investissent sans lui trouver encore l'alternative lucrative qu'ils escomptent. Ils espèrent bien toucher toutefois le pactole au plus vite.

Le ministre de la Santé a interdit cette molécule offrant ainsi de meilleures chances d'aboutir aux laboratoires, tandis qu'un grand nombre de figures politiques continuent d'en soutenir la prescription, derrière le professeur Didier Raoult. Certains même, comme Christian Estrosi, ont été sauvés du coronavirus par la molécule controversée. 

Olivier Véran en a perdu ses nerfs et tapé du poing sur la table, selon Le Canard Enchaîné.

Le fondement des condamnations de la chloroquine (seule) par des "savants" liés aux laboratoires est battu en brèches et leur  crédibilité ne résiste pas aux témoignages autorisés qui se font jour au fil des guérisons associées à la bi-thérapie prescrite par le professeur de Marseille, un chercheur en virologie qui n'a pas cessé de voir des patients et de les soigner.  
Dès la mise en lumière médiatique de l'infectiologue Didier Raoult, les "mandarins" de Paris ont tremblé: ils n'avaient rien à proposer aux malades admis aux urgences, puis en réanimation, et ont opposé des protocoles rigides à respecter pendant que les malades mouraient, fautes de respirateurs disponibles. Les conseillers des gouvernements , membres des sociétés "savantes" et autres comités  - qui ont pourtant constitué le "conseil scientifique" de Macron - étaient pris en défaut: ils n'avaient pas prévu les masques de protection, ni les tests de dépistages ni les lits en quantités suffisantes, ni les effectifs et n'avaient pas d'autre choix que de railler, puis de polémiquer et enfin de réclamer la tête de celui qui était en mesure de tester et soulager, voire de soigner et guérir les malades de la Covid-19.
 
Le professeur Raoult s'est imposé comme la figure principale de la lutte contre le coronavirus en préconisant la chloroquine en bi-thérapie précoce contre le virus mortel, quand les gens mouraient en nombre dans les hôpitaux publics. La bi-thérapie qui sauvait des vies suscita aussitôt l'hostilité des "savants" qui collaborent avec les laboratoires, au mépris de la confiance que certains ont accordé au directeur de l'IHU Méditerranée infection de Marseille. La polémique suivie d'attaques frontales vise à faire passer au second plan dans l'opinion les défaillances des mandarins et la pénurie de moyens publics face à l'épidémie.  

Une étude, bidonnée par quatre médecins, que publia la revue scientifique britannique The Lancet, a définitivement jeté la suspicion sur les intentions scientifiques des "savants" qui cornaquent Véran, un député LREM que la revue 'people' Gala (Laura Carreno-Muller) a bombardé d'urologue à "neurologue". Cette publication prudente mais tendancieuse, auréolée d'une réputation acquise dans le passé, devait porter le coup de grâce au "savon de Marseille", selon Canteloup, plutôt qu'au SARS-CoV-2, en affirmant non pas seulement son inefficacité, mais la dangerosité de la chloroquine (seule), en dépit des témoignages de rescapés du virus, tel le journaliste Olivier Mazerolle

Un avis rendu public ce mardi 26 mai a tenté de mettre au pilori  le "Gérard Depardieu de la science", selon ses agresseurs de la pensée officielle. Appelé à l'aide par Véran, suite à l'étude britannique, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a recommandé l'arrêt de la prescription de la molécule. Car c'est la Politique qui domine la ScienceL'Organisation mondiale de la santé a suspendu provisoirement l'expérimentation du traitement. Et Donald Trump a suspendu à l'OMS ses allocations... 
<br>Les agresseurs ne s'attendaient pas à une contre-offensive de gauche comme de droite
 
Car, si Didier Raoult est en première ligne pour défendre la chloroquine, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignant ou encore Philippe Douste-Blazy sont à ses côtés. Pour le sectaire Olivier Véran, c'en est trop.
D'après Le Canard Enchaîné du 27 mai, le ministre des Solidarités et de la Santé s'est abandonné à la colère, face à des journalistes. "J'hallucine totalement face aux réactions de ces hommes politiques", a déploré l'ex-socialiste, comme Agnès Buzyn, "les mêmes qui hurlaient au scandale d'Etat parce qu'on avait laissé une trop grande liberté de prescription au Médiator demanderaient ma tête dans deux mois devant la commission d'enquête si on ne parlait plus de la chloroquine que sous l'angle du nombre de morts par complications cardiaques." 

Dans la foulée, le ministre a applaudi du bout des doigts "ceux qui ont découvert la prudence" comme Ségolène Royalelle qui avait supprimé des Tweets vantant la réussite du traitement prescrit par Didier Raoult. 

Les contradicteurs du ministre ont eu droit à un avertissement de Véran, considéré comme un "kéké" dans la presse... "Devant la commission d'enquête, je me ferai un plaisir de rappeler à leurs auteurs leurs paroles du passé qui ont bien contribué au bordel ambiant", a ainsi riposté le ministre de corps de garde. Et de conclure : "il y a quand même (...) un sacré cluster d'irresponsables politiques." Sauf que le ministre viral ne visait pas l'exécutif !  

Le Bon, la Brute et le Truand

Le politique et la médecine s'affrontent de plus belle.
O. Véran est un fauteur de troubles qui met à mal l'unité nationale souhaitable en période de crise sanitaire.
Tandis que l'urologue - qui s'était déclare "hyperactif" dans Gala plutôt que réflechi - prône la prudence face au coronavirus, et malgré le lancement d'un déconfinement progressif, le professeur en infectiologie estime que les Français sont en sécurité, au moins en PACA !, ne dramatisant pas l'hypothèse d'une deuxième vague de la pandémie de Covid-19 que l'exécutif envisage - après avoir négligé la possibilité de la première, malgré le précédent de 2003

Malgré leurs prospectives divergentes, O. Véran ne balaie pas d'un revers de la main l'expertise internationale de l'infectiologue, puisque le ministre évite de le "mettre au ban". "Je l’ai appelé hier. On en a parlé. Je l’ai prévenu de ma décision. Ce n’est pas ma décision, c’est une décision certes que je prends, mais sur la base des recommandations scientifiques", a ainsi nuancé le ministre fort en gueule - avec un cheveu sur la langue - au sujet de l'interdiction de la chloroquine. Ce qui en touche une au professeur sans bouger l'autre.
<br>

lundi 25 mai 2020

Avant The Lancet, Le Monde prenait déjà fait et cause pour les mandarins

Dès mars 2020, Le Monde menait la bataille pro-Buzyn-Levy 

"Coronavirus et hydroxychloroquine : le couple Buzyn-Lévy cible de publications mensongères," jugeaient en titre les Décodeurs 
Décodex : des extensions pour vérifier l'info directement dans ...
Quand le 'fact-checking' est détourné de sa mission vertueuse officielle et vire à la défense militante du pouvoir en place
Des messages accusent l’ancienne ministre de la Santé et l’ex-directeur de l’INSERM d’avoir saboté le travail de Didier Raoult et empêché le recours à ce médicament pour lutter contre l’épidémie, attaquaient la fact-checkeuse, Assma Maad, le 27 mars 2020 à 14h08, et encore quarante minutes plus tard. 

"Si tous ces faits sont confirmés, nous allons vers un des plus grands scandales d’Etat que la France ait connus." Sur les réseaux sociaux, des partisans de Didier Raoult, défenseur de l’hydroxychloroquine comme remède à l’épidémie de Covid-19, sont convaincus que si les résultats de son essai clinique ont été froidement accueillis par la communauté scientifique, la "caste médiatique" n’y est pas pour rien. Selon eux, les coupables sont tout trouvés [jugement ironique d'emblée]: l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, et son mari, l’ex-directeur de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy.

Des messages partagés des centaines de milliers de fois accusent la candidate à la Mairie de Paris et son époux d’avoir torpillé les travaux de Didier Raoult et de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection qu’il dirige à Marseille [Ce que fait Le Monde plus haut en évoquant un traitement qui, à la vérité, ne se réduit pas à une molécule, mais est une bi-thérapie incluant un macrolide]Le tout sur fond de soupçons de conflits d’intérêts. Parmi la multitude de publications, nous en avons sélectionné deux, extrêmement virales sur Facebook [Le Monde a déjà planté un décor tendancieux qui pointe "les réseaux sociaux" infames et crée les a priori hostiles du lecteur, avec les mots "partisans", "selon eux", "convaincus", "coupables tout trouvés", "accusent" et "soupçons". Manquent encore les mots "rumeur" ou "complot"].

Ce que disent les rumeurs
Dans un premier texte [qui n'est pas cité et sur lequel il n'est pas donné au lecteur de se faire une opinion personnelle], il est notamment écrit [tournure impersonnelle qui élude l'identité de l'auteur] qu’Yves Lévy aurait inauguré [conditionnel exprimant le doute personnel de la Décodeuse] le laboratoire P4 de Wuhan "d’où le virus est sorti", que celui-ci était en conflit avec Didier Raoult et qu’il a refusé des labels à son établissement, l’IHU de Marseille.

Le deuxième texte vise [terme militaire offensif] à son tour Yves Lévy, mais également Agnès Buzyn qui, "au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses".
[on notera que la décodeuse ne se prononce sur le bien-fondé d'aucun des deux textes: "encore faut-il le prouver", dirait-elle: ils feront l'objet d'un amalgame].

Ces publications ont un but [la journaliste fait l'impasse sur la vérification des faits pour bondir directement aux intentions prêtées:] prouver que Didier Raoult a trouvé avec la chloroquine (il s’agit en réalité de l’hydroxychloroquine, un de ses dérivés) [la nuance est évidemment maîtrisée par le chercheur et l'approximation signalée n'est pas de son fait] le remède pour lutter contre le nouveau coronavirus, et que le couple Yves Lévy-Agnès Buzyn aurait agi [conditionnel de soupçon par la décodeuse] pour le décrédibiliser [Mme Maad fait-elle de l'information lorsqu'elle sonde ainsi les reins et les coeurs d'inconnus?]. Encore faut-il le prouver [ce qui vaut pour elle]. Ici, les techniques sont bien connues [nous sommes tombés sur une "sachante" rangée aux côtés des "savants" officiels]: mêler de vraies informations [lesquelles le sont-elles?] avec des faits détournés [lesquels?], voire inventés [assertion diffamatoire]. Les peurs et incertitudes engendrées par cette épidémie assurent à ces diatribes un succès certain [jugement de journaliste partisane: on attend toujours d'avoir accès à ce que cette dame qualifie de "diatribes", attaques violentes, sans doute à la hauteur de la violence des décès en nombre par incurie des acteurs, ministres et savants].

[Ce long paragraphe de conditionnement du lecteur conduit aux conclusions assénées par la décodeuse :] Yves Lévy était-il en conflit avec Didier Raoult, au point de « retirer leur label aux nouvelles unités de l’IHU de Marseille en 2018 » ?

PLUTÔT VRAI [remarquable "plutôt", du bout des lèvres: voyons donc à qui la faute...]
Yves Lévy est un médecin reconnu [la décodeuse n'a encore pas admis que le professeur Raoult l'est au moins tout autant], spécialiste dans le domaine du VIH [Raoult ne serait donc spécialiste en rien, ni en virologie, ni en épidémiologie]. En 2014, il a pris la tête de l’Inserm [coup de force?]. 
Cette institution est placée sous la cotutelle des ministères de la santé et de la recherche. Lorsque sa femme, Agnès Buzyn, a été nommée ministre de la santé en mai 2017, des soupçons de conflits d’intérêts ont émergé. Dès la prise de fonctions de cette dernière [FAUX: prise de fonction mai 2017; retrait le 30 juillet de l'année suivante], un décret avait été pris [non pas spontanément, mais sous la pression] pour retirer au ministère de la santé la cotutelle de l’Inserm [lequel serait devenu une affaire de famille!]. Mais la situation a continué à créer l’embarras, poussant M. Lévy à retirer en 2018 sa candidature pour un second mandat.
[L’opacité de la procédure de nomination est critiquée par le journal médical The Lancet. Yves Lévy est reconduit comme président de l’INSERM par intérim le 11 juin 2018, alors que son épouse est sa ministre de tutelle. Mais, le 30 juillet 2018, face à l’embarras dans lequel elle plongeait le gouvernement, il retire sa candidature à un second mandat  Le 11 octobre 2018, il est nommé conseiller d'Etat en service extraordinaire, sur proposition de la ministre de la Justice. Selon Le Figaro sa nomination est déjà entachée du soupçon de copinage]Le 24 octobre 2018, à l'Assemblée nationale, le député centriste des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle (groupe Libertés et territoires, LTdéclare que la ministre de la Santé a fait des "efforts" pour "promouvoir son mari".
Entre Didier Raoult et Yves Lévy, il y a bien eu un différend [pourquoi donc ce "plutôt vrai", si tout est avéré?] L’infectiologue marseillais a été l’un des premiers à dénoncer un possible conflit d’intérêts entre l’Inserm et le ministère de la santé [le professeur Raoult est alors lui-même chercheur de l'INSERM]. Il s’est aussi montré très critique envers l’institution, comme l’explique le journaliste Hervé Vaudoit, auteur de L’IHU Méditérranée Infection [pub confraternelle masquée : élément d'appréciation non négligeable, ce collègue n'est pas un scientifique. Il a été correspondant de Libération dans le Sud-Est pendant près de 20 ans] : "Avec des articles (…) pour déplorer que l’Inserm ait, depuis trente ans, fait sortir la recherche médicale des hôpitaux universitaires, il pouvait difficilement espérer le soutien indéfectible d’Yves Lévy." [La liberté de parole du professeur dérange, mais s'il est établi dans la ville portuaire de Marseille, c'est que c'est une capitale régionale ouverte sur la Méditerranée et lieu cohérent d'observation des maladies tropicales à virus, tel le paludisme].

Le conflit s’est cristallisé autour des statuts et labels de l’IHU de Marseille [fondé par le professeur Raoult après un long combat pour en faire un haut-lieu de recherche et de traitement doté d'une organisation plurielle innovante et originale en France]. Ces instituts hospitalo-universitaires bénéficiaient, depuis leur création en 2010, d’un statut de fondation de coopération scientifique, qui leur accordait une large autonomie et liberté de recherche. Or Yves Lévy plaidait pour l’abandon de ce statut, selon le journaliste Hervé Vaudoit [il s'agissait de centraliser et encadrer, donc de couper les ailes aux IHU]. Quand Mme Buzyn a annoncé vouloir changer ce statut en septembre 2017, l’annonce a provoqué la colère [mot excessif à la mode: "indignation" et "révolte" face à cette tentative totalitaire de récupération par les mandarins parisiens] de M. Raoult, qui s’en est ému dans la presse. Matignon a été contraint d’intervenir.

Autre motif de courroux [justifié par cette deuxième attaque ciblée concertée] en 2018, l’Inserm et le CNRS ont retiré leur label aux unités de recherche de l’IHU de Marseille [Le Monde ne précise pas le(s) prétexte(s) invoqués: l'intérêt des patients est-il que Raoult soit empêché?]. Une conséquence de cette bataille engagée entre les deux hommes, selon le camp Raoult [et le lecteur objectif, en dépit de la sale besogne de la décodeuse]. L’Inserm explique au Monde [entre-soi médiatico-politique] que cette décision n’émanait pas d’Yves Lévy seul [l'époux de Buzyn n'assume pas !]:

"Les projets d’unités de recherche sont évalués par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, puis par les instances d’évaluation de l’Inserm : commissions scientifiques spécialisées et conseil scientifique [peut-on parler de mafia de mandarins?]. Ces dernières émettent un avis sur lequel la direction de l’Inserm se base pour accepter ou non la création ou le renouvellement de l’unité avec un label Inserm. La décision a été prise à la suite du processus décrit" [Macron ne fait pas autrement: il attribue aux autres la responsabilité de ses coups bas].

En outre, la même année, un autre organisme de recherche [mais déjà impliqué précédemment], le CNRS, a également retiré son label aux unités de l’IHU dirigé par M. Raoult [pourquoi l'IHU de Marseille est-il le seul à faire tant d'ombre à Paris ?]. Or, le CNRS n’a jamais été dirigé par M. Lévy [si ce n'est lui, c'est donc son frère, dit le loup à l'agneau...].
Indice politique: les instituts hospitalo-universitaires (IHU) sont des établissements de formation et de recherche médicale créés grâce à la politique d'"investissements d'avenir", initiée par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2009. Or, les époux Buzyn-Lévy sont socialistes. Yves Lévy a été conseiller spécial pour la santé au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, ex-députée (2007-2017)  de l'Isère, comme l'actuel ministre de la Santé, Olivier Véran. 
Yves Lévy a-t-il participé à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan "d’où le virus est sorti" ?

A NUANCER [!]
Un laboratoire P4 est un établissement de haut confinement consacré à l’étude des micro-organismes "pathogènes de classe 4", c’est-à-dire très dangereux. En Chine, ce centre de recherche, sis [ah ah ah !] à Wuhan, a été conçu en coopération avec la France, au lendemain de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère de 2003 [en clair, on parle ici du SARS impliquant un virus de la famille des coronavirus, connus surtout pour provoquer de simples rhumes, capables de sauter les barrières de l'espèce, passant du bétail à l'homme et acquérant de nouvelles caractéristiques en mutant, et apparu lui aussi en Chine dans la région de Guangdong, celle de Canton et de Shenzhen, centre commerçant frontalier de Hong Kong].

Un accord entre les deux pays a été signé en 2004, afin de développer la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes. Le projet a été mené en collaboration avec le laboratoire P4 Inserm Jean-Mérieux à Lyon. L’inauguration s’est déroulée le 23 février 2017 en présence du premier ministre d’alors, Bernard Cazeneuve, et d’Yves Lévy, qui faisait partie de la délégation française.

Jusque-là, les publications Facebook [seule indication de sources] disent vrai. Mais elles tombent dans le complotisme [c'était annoncé !] lorsqu’il est écrit que le nouveau coronavirus serait né dans ce centre de recherche chinois, situé à Wuhan, la ville où est apparu le SARS-CoV-2. Les chercheurs du laboratoire P4 de Wuhan ont démenti cette fausse information [d'ordinaire, les Français sont très suspicieux en matière d'information d'origine chinoise] : "Ces rumeurs ont gravement nui à nos chercheurs, en première ligne, et sérieusement perturbé notre mission de recherche pour combattre l’épidémie."

L’Inserm précise d’ailleurs que "es coronavirus sont des agents pathogènes de classe 3 et pas de classe 4 : il n’y a donc pas de nécessité de les étudier dans un laboratoire P4" [sauf en cas de mutation et c'est l'une des caractéristiques de ce coronavirus que l'INSERM ne maîtrise pas non plus...]. Les travaux se poursuivent toujours pour déterminer avec certitude [ambitieuse mission non réalisée depuis 2003] l’origine de ce nouveau virus. Mais comme l’indique l’Institut Pasteur, il est très probablement d’origine animale [la probabilité n'étant pas une certitude].
[Une autre petite nuance échappe à notre décodeuse: Yves Lévy s'est fait peu à peu évincer du laboratoire P4 et, avec sa déchéance de paternité le PDG de l'INSERM a perdu la garde et jusqu'à l'accès à l'information de ce qui s'y passe].
Agnes Buzyn a-t-elle classé la chloroquine dans les substances vénéneuses le 13 janvier, "alors que l’épidémie se répandait en Chine" ?

L’ancienne ministre de la santé est accusée [victime?] d’avoir barré volontairement [personne ne l'"accuse" d'agir "à l'insu de son plein gré" !] l’accès à l’hydroxychloroquine [inscrite sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS], "alors que cela fait cinquante ans qu’elle est en vente libre". Les auteurs [anonymés] de ce message s’interrogent : "Comment ne pas voir aussi le conflit d’intérêts avec la décision d’Agnès Buzyn qui, au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses ?"

FAUX
[Pris sur avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, ANSES, affiliée à cinq ministères), de l'environnement et du travail en date du 12 novembre 2019, un arrêté [signé de Jérôme Salomon]a bien été pris le 13 janvier [tout de même!] afin de modifier la liste des substances vénéneuses, des substances aux principes actifs dangereux pour la santé [quel est l'élément nouveau justifiant ce déclassement ?]. [Indiquée en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices], l’hydroxychloroquine est depuis en effet [évidence suspecte sur le motif] "classée sur la liste II" [jusqu'alors listes I et II] [Motif avancé : "principe de précaution dans le cadre d'une procédure antérieure à la pandémie mondiale"]. Vendue sous la marque Plaquenil, le médicament est délivré désormais obligatoirement sur ordonnance. [L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM, notamment, est chargée de l'exécution de cet arrêté. L'agence est dirigée par un politique, accessoirement docteur en psychiatrie, Dominique Martin, qui a notamment été directeur des programmes à Médecins sans frontières (MSF) et conseiller social auprès du préfet de Paris, puis conseiller technique, de 2001 à 2002, au cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la Santé, avant de prendre la tête de la branche des risques professionnels à la Caisse nationale d'assurance-maladie en 2011].

Mais Agnès Buzyn n’a pas agi en pleine épidémie de Covid-19 [la belle affaire!]. Cette décision n’a pas été prise en début d’année, mais quelques mois avant [ce qui change quoi à ce coup de pied de l'âne ? Le classement de la molécule sur les listes I et II datait de 1990, soit près de trente années d'exposition de la population à un produit "toxique" ! ]. L’Agence nationale de sécurité sanitaire avait donné son feu vert à cette nouvelle classification le 12 novembre, quelques semaines avant l’apparition du nouveau coronavirus 
[Buzyn affirme toutefois avoir informé Macron en 2019 et le Canard enchaîné révèle que Laurent Bili, ambassadeur de France à Pékin, a alerté le Quai d’Orsay et l’Elysée dès le mois de décembre 2019 sur les dangers du virus alors signalé à Wuhan, soit plusieurs semaines avant son arrivée en Europe. Or, le ministre des Affaires étrangères n’a organisé le rapatriement des ressortissants français que fin janvier.].

Agnès Buzyn a-t-elle déclaré que "ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" ?

FAUX
"Il y a quelques semaines, Agnès Buzyn a dit avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" [ni d'effectifs et de lits d'hôpitaux], lit-on sur les réseaux sociaux. Cette phrase n’a jamais été prononcée telle quelle [on finasse?] par l’ancienne ministre. Il s’agit d’une interprétation [affirme Le Monde !] de ses "regrets" rapportés dans un article du... Monde publié le 17 mars. Celle qui avait quitté son ministère pour être candidate à la Mairie de Paris, après le retrait [démission pour faits de perturbation sexuelle] de Benjamin Griveaux, avait confié [sic!], deux jours après le premier tour des municipales : "Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous."








Dans un billet publié par Marianne le 18 mars, un avocat a commenté ses déclarations en employant le terme d’hécatombe : "On peut déduire de ses propos le caractère criminel du comportement des décideurs publics dont c’était la responsabilité de prendre toutes les mesures permettant d’affronter la catastrophe et d’éviter une hécatombe." Ce texte a été très relayé sur Facebook [déplore la journaliste spécialisée en désinformation], et repris dans d’autres messages. Contactée par [le zélé] Le Monde, l’équipe d’Agnès Buzyn a indiqué que cette dernière avait "repris son activité de médecin le temps de la crise", et que "la campagne est suspendue ainsi que toute activité de communication liée " [sans rapport avec le fond du sujet, d'autant que tous les candidats à la mairie de Paris sont logés à la même enseigne].

Il n’existe toujours pas de "remède" contre le nouveau coronavirus. Le traitement à base d’hydroxychloroquine, préconisé par [le Professeur] Raoult dans son essai clinique, divise encore. Actuellement, le Haut Conseil de santé publique [dépendant du minitre de la Santé] recommande de ne l’utiliser que dans les cas sévères de Covid-19, à l’hôpital et avec l’avis des médecins [ce qui est la pratique observée depuis le départ à Marseille].

Plus d’une centaine d’études sont en cours ou en passe d’être lancés [lancée(e)] dans le monde pour trouver un traitement contre le Covid-19 [S'agissant de 'Discovery', les essais cliniques sont sur le point de cesser, faute de participants]. Un essai européen de grande envergure coordonné par l’Inserm, Discovery, a démarré le 22 mars. Les résultats préliminaires devraient être connus d’ici environ deux semaines [gag: ils ne le sont pas à ce jour].

Non, "Le Monde" n’a pas qualifié de « fake news » les recherches du professeur Raoult sur la chloroquine [quand on se sent morveux, on se mouche dans le coude...]

Le 16 février, le professeur Didier Raoult diffusait une vidéo sur YouTube et sur le site de l’institut (IHU Méditerranée Infection) qui l’emploie [il en est en vérité le créateur et patron !] dans laquelle il expliquait l’état de ses recherches et l’espoir qu’il mettait dans un traitement à base de chloroquine contre le coronavirus.
Cette vidéo était intitulée "Coronavirus : fin de partie". Nous avons qualifié ce titre de "trompeur" [surprise] et l’avons signalé comme tel à Facebook, avec qui nous avons noué un partenariat de lutte contre les fausses informations [la page de l'Elysée intitulée 'Desinfox Coronavirus' est du même tonneau: elle a dû fermer pour atteinte aux libertés de pensée et d'expression, tout en  discriminant les organes de presse, mais Le Monde pactise en revanche avec les GAFA...] . A aucun moment nous n’avons parlé de "fake news" comme le prétend M. Raoult aujourd’hui [si ce n'est 'fake news', c'est 'infox'. Et quoi qu'il en soit, les Décodeurs démontrent avec cet article que Le Monde est de parti-prix].

L’article que nous avons écrit [absence de lien !] relatait [à quelle date ?] les recherches de M. Raoult (qui estimait alors "que le coronavirus était l’infection la plus facile à traiter"), tout en enjoignant [ordonnant expressément ??] à nos lecteurs d’avoir "une lecture prudente de cette annonce" [crime de lèse-majesté?]. Cette évaluation n’a pas abouti à une quelconque censure de la vidéo de M. Raoult [la moindre des choses de la part d'un journal...], mais à une simple mise en garde [légitime ?] à l’attention des utilisateurs de Facebook [nuance !] avant qu’ils décident de la visionner [volonté dissuasive, première "mise en garde" en effet, avant censure].

Le professeur Raoult s’est ému [un terme inapproprié] du fait que nous ayons signalé sa vidéo [signalement veut dire demande de censure] – et en l’occurrence son titre – par la voix du chargé de communication de l’IHU Méditerranée Infection. Ce dernier a cependant convenu que le titre d’origine pouvait poser problème, et l’a remplacé par un autre, plus mesuré [lequel]. Cette rectification nous a amenés à retirer notre avertissement sur la vidéo [avertissement et non susceptibilité, nuance].

Plus largement [généralisation a posteriori, dernier verre "pour la route"], Didier Raoult a relativisé à plusieurs reprises aux mois de janvier et février 2020 la portée de l’épidémie en cours : "Ce virus n’est pas si méchant", déclarait-il notamment au JDD début février. [En 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté un total de 8.096 cas probables des SARS signalés, dont 774 décès (taux de létalité de 9,6%). 
En février, Buzyn et Macron - informés en avaient-ils anticipé 342.295 morts dans le monde et 5,3 millions de cas recensés? 
Plus de 28.367 décès confirmés Covid-19 en France, tout en restant les bras ballants et en pleurnichant?