POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

vendredi 25 mai 2007

Des hussards de la citoyenneté règlent leurs comptes.

Fatwa lancée par des instits contre certains artistes
Des enseignants diabolisent en effet les artistes qui ont soutenu Sarkozy: l’inquisition laïque sévit dans les Bouches-du-Rhône. Le journal régional, La Provence, rend compte dans son édition de ce 25 mai de cet abus de pouvoir sectaire, mesquin et sournois:

Faudel et Enrico Macias
échappent au boycott
Après l’émotion suscitée par l’annonce de la déprogrammation des chansons de Faudel et Enrico Macias qui devaient constituer le final de la Fête des Ecoles , le 8 juin au Stade Vélodrome, au motif qu’ils avaient soutenu Sarkozy, la réaction de la Ville n’a pas tardé par la voix de Marie-Louise Lota, adjointe au maire, déléguée à l’Education et aux Ecoles.
« Ceux qui ont pris cette décision m’ont assuré être de bonne foi. J’ai bien voulu l’entendre et le croire. J’ai donc demandé officiellement à la présidente de la Fédération des Amis de l’Instruction Laïque (AIL) qui organise l’événement, que le programme de la Fête des Ecoles soit maintenu tel qu’il avait été établi, c’est-à-dire avec les deux chansons de Faudel et d’Enrico Macias, faute de quoi la Ville prendra des sanctions. » Et Marie-Louise Lota d’ajouter : « Nous faisions totalement confiance aux organisateurs en ne prenant connaissance de la liste des écoles participantes que la veille ou l’avant-veille du spectacle. Désormais, pour les prochaines éditions, les AIL devront nous fournir la liste des établissements qui auront fait acte de candidature et nous préciser les critères selon lesquels te ou tel aura été sélectionné ou écarté. »
Les réactions se sont d’ailleurs multipliées hier, notamment de la part du SNUipp13, syndicat FSU majoritaire chez les professeurs des écoles. Ce dernier a exprimé « son incompréhension » face à la décision des organisateurs de la Fête des Ecoles [et] selon qui « cette fête doit rester la fête des enfants en dehors de toute considération partisane. »
L’étonnant est qu’il fallait le rappeler. Mais alors que se passe-t-il dans le secret des salles de classe ? On n’ose imaginer… Les liens de confiance parents-enseignants sont-ils rompus et la défiance’ des citoyens doit-elle s’appliquer à l’encontre de certains –voire de nombreux- enseignants ?

Et les AIL, c’est quoi au juste ?... PaSiDupes y reviendra très prochainement.

Et le SNUipp, c’est quoi ? PaSiDupes s’en occupe et reviendra aussi sur son cas.

La République des Idées, qui fait donc des émules, va sans aucun doute nous éclairer. A défaut, saura-t-elle évaluer les dégâts occasionnés par les théories de ses experts de la pensée subversive ou bien vont-ils s’en féliciter ?
En attendant, les parents ne semblent pas avoir eu voix au chapître laïc et ‘citoyen’. Les 'débats participatifs' des soutiens socialistes à Sa Cynique Majesté resteront donc un exercice de style, sans suite, artificiel et pour la galerie… La ‘république du respect’ reste ainsi le concept qu’elle n’a cessé d’être et c’est à Sarkozy que nous devrons une France plus juste, si ses détracteurs bornés veulent bien s’ouvrir (ils avaient annoncé le changement!), respecter le scrutin présidentiel et reconnaître la légitimité des décisions prises dans l’intérêt du plus grand nombre : 53% de Français qui se sont exprimés à 84% . Les décisions de la majorité s’appliquent à tous, mais les ‘experts’ de La République des Idées veulent remettre en cause les principes mêmes de la République

Nous avons donc de bonnes raisons d’être sceptiques, si par ailleurs les éducateurs de nos enfants sont contaminés et restent réfractaires à ces règles républicaines et démocratiques qu’ils sont censés transmettre.
L’école de la République est-elle donc le premier obstacle à l’exercice de la liberté et de la tolérance. Quand on pense que les enseignants qui exercent ce blocage anti-démocratique et ce formatage sectaire des esprits, dès l’école primaire, à l’insu des parents qui leur confient leurs enfants, se sont très probablement illustrés dans des actions militantes radicales du réseau ESF
Rassurez-nous! Pas de racisme ici, contre un pied-noir et un beur? Ouf!

Sarkozy et les Jospinistes s'accordent sur le cas Delanoë

Delanoë plus correct que Royal
Delanoë est avant tout une épine dans ces pieds de Ségollande, ce qui pour Sarkozy lui confère des qualités intéressantes... Le Parti socialiste s’effrite et n’offre en effet à Nicolas Sarkozy que des miettes à se mettre sous la dent.
Or, depuis sa victoire municipale de 2001 dans la capitale, et pour l'heure, Bertrand Delanoë représente pour Nicolas Sarkozy un pion utilisable sur l'échiquier socialiste. Il voit en lui un bon professionnel de la politique, mais aussi le tenant d'une gauche moderne sous-utilisé par son parti. Avec de tels atouts en main, Sarkozy ne comprend pas pourquoi Delanoë n'utilise pas davantage, pour une carrière nationale, la visibilité que lui donne Paris. Le Président et le maire de Paris ont d'ailleurs évoqué l'avenir du PS hier lors d'un long entretien en marge de la cérémonie.

Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à s'interroger sur l'avenir de Bertrand Delanoë, dont le nom, en cette période de déshérence au PS, revient de plus en plus dans les conversations de couloirs. «Quand on s'amuse à dresser la liste des "possibles", celui de Delanoë arrive rapidement», reconnaît un élu régional jospiniste. «Delanoë fait partie des potentiels», ajoute ce député. Interrogé par Libération , Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement cher au maire de Paris, dresse le portrait d'un homme «souvent sous-estimé» , qui a démontré «ses capacités à gagner», qui «incarne la rénovation» et a montré qu'il savait «gérer» une grande capitale. «C'est une personnalité d'exception, parmi les plus populaires parmi les militants». Histoire que le message soit clair, Vaillant, lui aussi proche de Jospin, poursuit en rappelant le CV du maire de Paris, ex-porte-parole du PS, ex-secrétaire national aux fédérations, poste stratégique s'il en est.
L'ancien ministre de l'Intérieur se garde bien d'ajouter une ligne au CV (premier secrétaire, candidat en 2012 ?), mais précise que le PS ferait «une grande erreur en se privant de sa grande expérience». Pour Claude Allègre, vieux jospiniste et désormais néo-Sarko compatible, «la seule personnalité qui puisse résister à Ségolène Royal aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë».

Même si les jospinistes démentent toute manoeuvre d'appareil, Bertrand Delanoë a une carte à jouer. Car d'autres encore se chargent de rappeler que c'est lui qui a sorti la gauche des limbes de la chiraquie triomphante dans la capitale. Lui qui a mis un terme aux grands chelems, dès 1995, avant de ravir la mairie six ans plus tard. Et que sa victoire d'alors était le fruit d'une campagne menée sur quelques idées forces, dont il n'a jamais dévié, s'appuyant sur un programme cohérent, largement en phase avec les nouvelles aspirations des Parisiens. Bref, du Sarkozy avant l'heure en terme d'efficacité politique.
Mais le maire de Paris peut difficilement se mettre à table maintenant. «Il y a pour lui une condition, c'est sa réélection à la mairie» en 2008, explique un proche. Raison pour laquelle Daniel Vaillant insiste sur la nécessité pour le PS «de prendre le temps» de réfléchir aux raisons de l'échec de Ségolène Royal. Puis de travailler sérieusement à sa refondation. Autrement dit : pas de congrès de succession avant les municipales. François Hollande continuant, d'ici-là, de faire l'affaire pour diriger le PS... «de manière collégiale» .

Mais le bilan Delanoë n’est pas sans faiblesses. Il est contesté par une partie de ses électeurs. Et si Sarkozy cherchait un adversaire digne de l’UMP et misait donc plutôt sur le fait que Delanoë est ‘battable’ et la ville ‘prenable’ ?

Sarkozy répond à la haine par l'ouverture

Sarkozy milite pour l'ouverture et la tolérance
Le président Nicolas Sarkozy a proposé jeudi au maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë de travailler avec lui "dans un esprit d'ouverture et de tolérance", lors d'une réception à l'hôtel de ville. Comme le veut la tradition, le nouveau président de la République a été reçu par le maire de la capitale.
"Voyez en moi le président de tous les Français comme je vois en vous le maire de tous les Parisiens et travaillons ensemble dans un esprit d'ouverture et de tolérance", a dit M. Sarkozy à M. Delanoë. "Je n'ai pas l'intention de céder ni au sectarisme, ni à l'esprit de clan ni à l'intolérance", a-t-il assuré.
"Je tendrai la main à toutes les femmes et à tous les hommes de bonne volonté qui aiment leur pays et qui veulent le servir", a ajouté M. Sarkozy, y voyant "une obligation morale". "Et vous me trouverez à vos côtés à chaque fois que l'intérêt général sera en jeu", a dit le chef de l'Etat.
"Nos différences sont naturelles, elles sont légitimes", mais il faut que "ce qui nous rassemble soit plus fort que ce qui nous divise (...) M. le maire, il ne dépend que de nous de donner l'exemple d'une démocratie dans laquelle chacun se respecte et s'efforce de comprendre le point de vue de l'autre".
"Je prendrai des initiatives après les élections législatives pour faire de la France une République irréprochable et une démocratie exemplaire", a ajouté le chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy a souligné son attachement pour la capitale, ville "où j'ai grandi, où j'ai vécu". "Sans Paris, je ne serai sans doute pas devenu ce que je suis, le président de la République française", a avancé celui qui a été accueilli à son entrée sous les plafonds dorés de la salle des fêtes de l'Hôtel de ville par des clameurs et des "Sarko! Sarko!".
"On ne peut pas avoir une grande ambition pour la France sans avoir une grande ambition pour la capitale de la France. Paris n'est pas faite pour les petites ambitions", a affirmé M. Sarkozy.

Roland Dumas, à nouveau condamné

Encore un socialiste qui vaut le détour.
Le ministre de Mitterrand est nouveau jugé coupable.
On peut s'y perdre, mais Il s'agit cette fois de l'affaire de la succession Giacometti
Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi le 10 mai 2007.

L'ancien président du Conseil constitutionnel était soupçonné, au côté du commissaire-priseur Jacques Tajan, de détournements de fonds à l'issue de la vente de plusieurs sculptures et peintures de l'artiste suisse en juillet 1994. Ami de la veuve du sculpteur, Annette Giacometti, Roland Dumas avait été désigné exécuteur testamentaire du couple au décès de cette dernière, en 1993. Afin de payer des frais de succession (!), il avait demandé en juillet 1994 à Jacques Tajan de vendre quatorze sculptures et quatre peintures aux enchères, qui avaient rapporté 6,51 millions d'euros. Selon la Cour, M. Tajan(également condamné) , en accord avec R. Dumas, avait conservé sur ses comptes bancaires près de 1,3 million d'euros pendant cinq ans. Pour l'accusation, ce retard était frauduleux.

Ce socialiste modèle n'est est pas à son coup d'essai.
Roland Dumas est un fameux lascar de la politique.
Né en 1922, cet avocat a rejoint la franc-maçonnerie dès l’immédiat après-guerre, à l'âge de 26 ans.
En décembre 1983, il est nommé ministre des Affaires européennes, et de surcroît porte-parole du gouvernement (en juin 1984). En septembre 1984, il est ministre des Relations extérieures dans le gouvernement de Laurent Fabius.
Président de la Commission Affaires étrangères pendant la cohabitation, il retrouve le Quai d'Orsay après la seconde victoire de Mitterrand en 1988, jusqu'en 1993 avec le portefeuille de ministre des Affaires Etrangères.
François Mitterrand le nomme Président du Conseil Constitutionnel en 1995 !

L’immunité lui tient particulièrement à cœur; allez savoir pourquoi… Sous sa présidence, le Conseil constitutionnel a en effet rendu un avis affirmant que l'immunité judiciaire du Président de la République s'imposait y compris pour les crimes et délits de droit commun. Et voilà que maintenant la gauche éclatée s'unit pour remettre cet avis en cause: ça fait bien dans la presse, aussi longtemps que l'électeur n'a pas encore voté...

L’affaire Elf dans laquelle R. Dumas est personnellement impliqué serait-elle par hasard une piste pour comprendre l’intérêt des présidents pour cette mesure ? L'« affaire Dumas » est en fait fort complexe -et aussi trouble que le personnage en cause. C’est en effet une poupée russe. Ouvrez-là et elle vous mène

- d’une part à l'Affaire Elf et

- d’autre part à l'Affaire des Frégates de Taïwan !

- mais aussi à Christine Deviers-Joncour qui le chaussait, et inversement… Normal ! Roland Dumas avait fait pression sur l’administration fiscale pour qu’elle renonçât à un redressement à l’encontre d’une des sociétés de Christine Deviers-Joncour.
Ce proche de Mitterrand fut tout de même mis en cause par la justice. Il décida alors de suspendre l'exercice de ses fonctions le 24 mars 1999, puis de démissionner du Conseil Constitutionnel le 1er mars 2000. Condamné par la justice à 6 mois de prison ferme en 2003, il fit appel et le tribunal le relax.
L’affaire de la succession Giacometti n’est donc qu’un détail des turpitudes de ce socialiste qui justifie amplement la détestation que porte F. Hollande aux riches, ses camarades.

Cerise sur le gâteau ?
La direction générale des impôts a décidé d’engager une vérification sur les ressources et le patrimoine de Roland Dumas.
Il a reconnu avoir dissimulé des « broutilles » au fisc

Allez, vous pouvez retourner à votre dur labeur: le PS pourfend la droite et la diabolise. Dans le même temps, cette même gauche nantie, éthique et démocratique -mais point trop- est devenue ‘citoyenne’ au service des précaires. Vous pouvez lui faire confiance et réserver la ‘défiance’ aux autres !
Le PS veille sur vos intérêts comme sur les siens ; c’est tout dire…

Yannick Noah est-il intelligent?

Les dégâts collatéraux de la candidature de Miss Boulettes.
Noah plonge dans l'embarras tous ceux -nombreux en France- qui l'admirent pour sa réussite sportive laquelle rejaillit sur la communauté française toute entière, pour son talent artistique aussi qui nous apporte du bien-être et pour son engagement humanitaire enfin . C'est une vie bien remplie déjà et PaSiDupes le remercie pour tout cela.

Le souci vient de ce qu'il est difficile de penser qu'une personnalité puisse être stupide en ayant un tel CV. Nous pensons généralement qu'il faut avoir quelque chose de plus que les autres pour réussir dans le sport, les arts ou dans sa vie, 'tout simplement'. Or, Noah jette un doute sur cette certitude et démontre en tout état de cause qu'on ne peut être parfait en tout. Malgré la déception, qu'il soit remercié pour cela aussi.

Avec le cas Noah, il apparaît donc que l'intelligence pleine et entière consiste à définir ses limites et se garder des mauvaises influences. Il faut regretter que bientôt quinquagénaire, Yannick Noah n'a pourtant pas su se protéger de ces travers. La notoriété et le milieu médiatique affaiblissent manifestement plus que l'âge. Le champion a fait la preuve de sa maîtrise mais il s'est relâché en se mêlant de politique, qui se situe hors de son champ de compétence. Il a des convictions et avait -croyait-on- atteint la 'zenitude', comme une autre se targue de posséder la 'bravitude'. Malheureusement, l'une et l'autre ont trouvé leurs limites. L'influence de l'une sur l'autre aura été désastreuse mais montre ce que la perspicacité et le vote majoritaire des Français(es) nous aura évité.

Quels sont les circonstances qui ont été fatales à Noah pour son image?
Le coup de boule a fait plus de tort à Zidane qu'à sa victime indélicate. Marie-sEGOlène a poussé de nombreux Français à la faute, dont Yannick Noah, qui en tant que métisse a eu, dit-il, à souffrir de racisme et qui a été en quelque sorte entraîné à des propos extrêmes par l'exhortation de la gauche à la haine d'un homme, pris comme cible privilégiée et exutoire des souffrances 'ordinaires' de toute une série de groupes de la société -des immigrés aux intermittents, en passant par les sans-emploi ou les handicapés- par une gauche sans scrupules, seulement motivée par son accession au pouvoir par tous les moyens. Toute raison et proportions gardées, la gauche modérée s'est comportée comme la gauche radicale, avec un plus grand retentissement, et s'est inconsciemment montrée comme Bush en Irak, insensible aux dommages collatéraux d'une guerre qualifiée de 'juste'... Yannick a mis la main dans cet engrenage de violence verbale.

Les faits, maintenant:
Yannick Noah est né en France il y a 47 ans d'un père camerounais et d'une mère française. Il a passé son enfance au Cameroun.
L'ancien tennisman, qui se situe publiquement à gauche, dit n'avoir "ni haine, ni rancoeur" envers
Nicolas Sarkozy à propos duquel il avait dit il y a un an et demi dans une interview accordée à Paris Match "si Sarkozy passe, je me casse". On ne peut pas dire que ça n'a pas de sens, puisque ça rime, et pourtant...
Il déclare aujourd'hui qu'il reçoit deux ou trois lettres par jour à caractère raciste de gens qui l'invitent à rentrer dans son pays. Le chanteur à succès dit en avoir reçu aussi quand il était joueur de tennis, "et je flippais pendant quinze jours", mais trouve cela "troublant" dans le contexte actuel avec la création par le président d'un ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale. "Mon côté africain n'est pas très à l'aise avec cela", dit-il dans une interview publiée par Le Parisien.
Une prise de parole a des conséquences. D'autant plus qu'on est médiatisé. C'est d'ailleurs pourquoi la parole est donnée aux personnes de renom... Il ne faudrait pas qu'elles en soient dupes. Ou profitent de toutes les occasions pour se répandre et régler des comptes. Les obèses et les personnes âgées -ou seules- suscitent beaucoup moins la compassion que les jeunes dans la force de l'âge ni que ceux qui 'niquent' le système qu'une majorité de travailleurs fait vivre pour que cette part attentiste mais exigeante de la minorité le bafoue, en en tirant tous les avantages dits 'insuffisants'. Les médias ont donc prêté une oreille attentive aux plaintes du champion et les ont exploitées. Le public qui a vibré à ses exploits a été sensible aux reproches adressés au concurrent de la candidate socialiste et a réagi en mettant le partisan au pied du mur. Noah : "Actuellement, je reçois deux ou trois lettres par jour dans lesquelles des gens font la démarche de prendre une feuille, un stylo et de m'écrire : 'Monsieur Noah, quand allez-vous rentrer chez vous ?" Ca ne manque pas de logique... Voilà des hommes et des femmes qui triment pour gagner peu. Ils ont sanctionné Sa Cynique Majesté Royal qui les a tiré pendant de longs mois vers le bas, d'où ils viennent et sont sortis à la force du poignet. Ceux à qui rien n'a été donné qu'ils n'aient mérité demandent des comptes. Ils rappellent à Noah que le temps vient un jour ou l'autre d'accorder ses actes à ses paroles. Qu'y a-t-il d'extraordinaire? Faut-il qu'ils lui disent en musique?
Le cas Noah est typique de la société de bobos dans laquelle Yannick évolue désormais. Les nantis se piquent de faire du social, à leurs heures et devant caméras. La campagne présidentielle était une opportunité médiatique inégalable pendant les cinq années à venir. Longtemps le microcosme parisien de la rive gauche a cru pouvoir s'engager sans se mouiller puisque les sondages ont vendu le produit socialiste avant qu'il ne soit manufacturé, voire même conçu. Tout juste 'designé'! Il est resté un concept et les Français(es) ont balancé la camelote à la benne... Noah a le réveil douloureux: son public se couche et se lève tôt et Yannick, lui, s'est trouvé surpris par le passage du facteur.
Sans prétendre à un inventaire complet, l'accusation de racisme porté contre le peuple de France dans son ensemble, sans nuances, est un autre dégât collatéral de la campagne irresponsable de la gauche.
Noah s'y est laissé prendre. Il a fait porter la responsabilité d'erreurs passées au candidat Sarkozy -Hongrois d'origine, ce qui souligne la stupidité de l'accusation! Mais le peuple de France a tout naturellement pris l'injustice pour lui. Il ne se sent ni coupable, ni responsable, de ce qui pourrait être reproché à la France et qui a d'ailleurs été commis pareillement par d'autres pays colonisateurs. C'est aussi cela le sens de l'histoire, à rebours...
En diabolisant le candidat de la droite, la gauche avec ses penseurs a blessé les Français(es) qui se sont sentis insultés en tant que Français, démontrant ainsi que l'identité nationale existe; ils l'ont vue et reconnue en la personne du candidat Sarkozy.
La sottise des penseurs de la gauche existe; nous l'avons vue aussi! Ils ont commis la faute impardonnable de culpabiliser une nation entière pour certains aspects de son passé dont ils ont fait son Histoire entière. En pointant du doigt nos ancêtres dans leurs heures difficiles, ils ont désigné les femmes et les hommes d'aujourd'hui et les ont noircis. Le racisme historique est né. Cette naissance devait être célébrée avec le ralliement à la gauche de sa frange tout en plaquant à cette une image aussi flatteuse qu'injuste, puisque la gauche a largement participé à l'oeuvre colonisatrice: elle a pris sa part dans l'écriture des belles pages, mais tentait d'occulter certaines pages. Les services de la propagande stalinienne ne se plaisaient-ils pas à effacer des photos historiques les personnges en disgrâce que le régime totalitaire voulait plonger dans l'oubli. Le PS n'essaierait-il pas de réécrire l'histoire selon les mêmes moyens détournés et tellement nobles?

L'exploitation raciale par Noah des réactions de ses concitoyens à ses paroles à l'emporte-pièce est tout à fait symptomatique du climat instauré par la gauche dans ce pays, et singulièrement depuis qu'elle a été sanctionnée par l'accession du Président Chirac au pouvoir. Il n'est pourtant pas nécessaire que Yannick se cultive pour qu'il relativise la théorie de la repentance coloniale et réalise qu'il n'a été pas la victime de ses admirateurs et encore moins des découvreurs de talents ou de ses entraîneurs et autres sélectionneurs, puisqu'ils l'ont reconnu comme l'un des leurs et soutenu quelle que soit la couleur de sa peau. Ceux qui lui ont fait du tort, comme aux autres métisess et hommes et femmes de couleur, sont tous ceux qui à droite, mais aussi à gauche -et surtout à gauche en se donnant de faux airs- qui les ont entretenus dans différents états: le fait qu'ils sont différents et que ce serait honteux ou le sentiment que ce qui leur arrive est injuste parce que les causes seraient raciales, voire racistes. Dans son cas, les anonymes qui lui rappellent son engagement sont comme lui des personnes blessées. Ils ne disposent pas des mêmes moyens que lui pour dire leur souffrance. Yannick Noah devrait donc manifester de l'indulgence envers ceux qui sont pareillement prêts à lui exprimer leur satisfaction de le voir rester. Ils demandent réparation!

Reste la vilaine impression que l'opération de marketing fondée sur le soutien à la Cynique susnommée a 'foiré'. Noah a misé sur la reine des sondages en mêlant blessure à l'âme et promotion, mais s'est retrouvé -entre soi- dans le camp de Miss Boulettes, au soir du 2° tour! Il explique maintenant ses inquiétudes pour son avenir professionnel et évalue tout à coup les risques pris pour la carrière artistique et pour sa popularité, qui l'aident à vivre (matériellement peu, mais psychologiquement davantage). "Depuis, j'ai préparé une tournée", dit-il. Il explique qu'après son coup de gueule, la vie continue comme avant! Je ramasse encore un peu de blé et "je me casse"! "Je suis ici jusqu'en avril 2008. Je travaille ici. J'ai plein de choses à faire ici". Or, personne ne le chasse; il a seulement menacé de partir, et en claquant la porte! Pas très zen...

Yannick Noah a la mémoire courte et a oublié qu'il a renié son pays en méprisant par avance les électeurs qui démocratiquement ne voteraient pas comme lui. Certains s'en souviennent, voilà tout!

Une question finale
Comment peut-on s'impliquer dans l'humanitaire et se laisser manipuler de la sorte? N'a-t-il pas appris à connaître les hommes et à reconnaître les tordu(e)s? Et puis, se plaindre de racisme et exprimer sa haine d'un candidat, n'est-ce pas incohérent? La haine est-elle plus 'juste' et respectable que le racisme? Le racisme justifie-t-il la haine? Noah est à la fois victime du climat électoral et coupable de sectarisme. On ne peut évidemment le soupçonner de racisme anti-blanc, mais il a dû observer que cela existe et il ne semble pas s'en plaindre.
La cause humanitaire devrait rapprocher les hommes, non?

Les Ségollande se déchirent?

Nous avons les preuves!

La liberté d'endoctriner est garantie

Les abus de pouvoir notoires sur les chaînes de télévision publique peuvent 'perdurer'... Le blog Royal Mensonge témoigne:

Grande leçon de démocratie et d'ouverture d'esprit de la part de la droite , à l'attention des journalistes et médias de gauche...

Ruquier1figruquierIL N'Y AURA PAS DE CHASSE AUX SORCIERES DE LA PART DE LA DROITE , QUI SE PORTE AINSI GARANTE DE NOTRE DEMOCRATIE D'OPINION

Les Français s'en étaient rendus compte lors de la campagne Présidentielle , le parti pris de la grande majorité des médias ( presse , télévision etc. ) en faveur de la candidate socialiste était tel , qu'une large majorité de citoyens s'en était alors émue et avait manifesté son refus de se laisser manipuler .

En accordant un suffrage écrasant et sans appel en faveur de Nicolas Sarkozy , les français ont donc fait la preuve de leur maturité , reconnaissant envers et malgré toutes les critiques et insultes proférées alors à l'encontre de notre candidat , sa qualité exceptionnelle et indiscutable d'homme d'Etat .

Je me souviens pour ma part avoir lancé personnellement une pétition à l'encontre de l'animateur Laurent Ruquier , appelant nombre de téléspectateurs à « Zapper » systématiquement les émissions de ce dernier jugées à mon goût outrageusement partisanes en faveur de la seule candidate socialiste d'alors .

( voir pétition sur ce site dans les archives de février , intitulé : « Faut-il Boycotter Laurent Ruquier par le Zapping ? » )

Cette pétition fut signée par des milliers d'internautes , et j'écrivis dans le même temps au Président du CSA, Monsieur Michel Boyon , une requête en ce sens .

Voici la réponse que m'a faite en date du 9 mai dernier , Monsieur Boyon , Président du CSA , homme aux convictions pourtant de droite :


CSA Conseil supérieur de l'audiovisuel

Le Président

Paris le 09 MAI 2007

Monsieur ,

J'ai pris connaissance avec attention de vos remarques concernant les émissions animées par M. Laurent Ruquier sur France 2 .

Le conseil supérieur de l'audiovisuel a notamment pour mission de veiller au respect , par les chaînes de télévisions , de l'honnêteté et du pluralisme de l'information , en application de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication .


Sauf en cas de non respect d'une obligation particulière , le Conseil ne s'immisce pas dans le travail des journalistes ou des animateurs , conformément au principe fondamental de liberté éditoriale....


Je vous prie d'agréer monsieur...

Michel BOYON

Mélenchon décrit l'atmosphère rue de Solférino

Ambiance délétère au PS...
Jean-Luc Mélenchon, le sénateur socialiste de l'Essonne, nous éclaire un peu plus sur le Psychodrame Socialiste (extrait de son blog ) qui se joue actuellement rue de Solferino. On ne se débarrasse pas comme ça du trio infernal Ségolène-François-Thomas :

Bigre pourquoi me suis-je levé samedi. Pourquoi ? Réunion soit disant « à huis clos ». Ca paraissait sérieux. En fait j’ai appris dans les couloirs qu’il s’agissait d’empêcher la salle d’être envahie par les supporter de Ségolène Royal. C’est sans doute faux. Mais comme on me l’a répété deux ou trois fois, ça signale quand même au minimum un état d’esprit : celui des gens qui répètent l’info. De toutes façons un détachement de supporters étaient à l’entrée et on m’a dit (sans que je l’ai vu) que le fils Hollande le commandait. Comme ils disaient « merci untel .., merci » à ceux qui passaient, quand ils se sont adressé à moi j’ai pris ça au pied de la lettre et je suis allé les saluer. En fait il s’agissait de nous insulter en nous accusant de n’avoir rien fait pendant la campagne puisque c’est le mot d’ordre du quartier général des nouveaux gardes blancs (couleur de la veste de maman). Ils avaient une banderole très branchée dans un joli drap à fleurs que la grand-mère de Jeanne Sophie a du donner à sa petite fille Marie Chantal pour mettre dans son sac de couchage au JMJ et que cette petite peste a prêté à ses copains socialistes pour y faire des graffitis ! Quand j’ai compris ma méprise j’avais déjà le cœur au bord des lèvres. Cette sorte de raëlliens qui dansent devant le siège du Parti le soir des défaites et vient menacer des dirigeants socialistes devant leur conseil national me fait gerber. La suite n'a rien arrangé…

jeudi 24 mai 2007

Un Fabiusien explique comment le PS a perdu

Comment on perd une élection
Alexis Dalem
, qui est chercheur en science politique et corédacteur en chef de la "Revue socialiste", prépare depuis septembre 2002 une thèse de doctorat sous la direction de Jean Leca au sein du cycle supérieur de Pensée Politique de l’Institut d’Études politiques de Paris sur la question de la légitimité de l’Union européenne. Il confie ses réflexions au journal Le Monde du 10.05.07.
"Si elle était désignée, sa défaite serait presque assurée." Cette phrase, je l'ai écrite dans un texte publié dans ces mêmes colonnes le 25 août 2006. J'y expliquais que, malgré les sondages, qui n'ont aucune valeur prédictive à plusieurs mois du scrutin, l'équation personnelle et la ligne politique de Ségolène Royal ne pouvaient conduire le Parti socialiste qu'à un échec.
Les sondages sortis des urnes montrent que près de la moitié de ses électeurs n'a voté pour elle que par rejet de Nicolas Sarkozy. Face à un candidat moins polarisant, son score aurait été encore plus faible. Contrairement à ce qu'elle prétend, elle n'a pas engagé le renouvellement de la gauche ; elle a approfondi sa crise.


Le Parti socialiste doit accepter de tirer pleinement les conséquences de ce fiasco. Rien ne serait pire que de refuser, au nom de l'unité, d'analyser ses raisons et d'opérer les remises en cause nécessaires. Faire ce travail est d'ailleurs le meilleur moyen pour préparer les législatives : montrer aux Français, et avant tout aux électeurs de gauche, que l'on a compris leur message. Renouveler la politique, c'est d'abord cela : mettre chacun devant ses responsabilités.
Le parti a besoin d'une refondation autour d'une ligne authentiquement de gauche, d'une gauche concrète et d'avenir. C'est là l'enjeu de fond. Ségolène Royal a imposé sa candidature à partir d'une critique du socialisme français qualifié d'"archaïque". Ce discours lui a valu le soutien d'une partie du monde médiatique, intellectuel et culturel acquise à l'idéologie de la "troisième voie". Selon eux, le problème du PS français viendrait de ce qu'il n'a pas réalisé son aggiornamento social-démocrate. Le résultat de cette élection contredit cette affirmation. Le socialisme du centre porté par Ségolène Royal est mis en échec. Les Français ont préféré la présomption du changement avec Nicolas Sarkozy, si douloureux puisse-t-il être, au risque du statu quo avec le social-centrisme de la candidate socialiste.
Face aux quatre grands enjeux actuels - persistance du chômage de masse, risque de décrochage économique de la France, précarisation généralisée de la société et nouveaux périls environnementaux -, seul un projet de transformation à gauche peut être crédible. C'est ce projet renouvelé, en prise avec les enjeux de demain, et enfin sérieux qu'il faut maintenant reconstruire.
J'aurais préféré que les faits me donnent tort. En relisant ces lignes, le sentiment qui domine est celui d'un immense gâchis. Car cette élection était imperdable pour la gauche. Imperdable parce que rarement le candidat de la droite a suscité une telle peur et un tel effet de vote "anti". Parce que jamais depuis 1974 une majorité sortante n'a gagné l'élection présidentielle. [Il a gagné et a inspiré la confiance, plutôt que la défiance et la peur] Parce que le souvenir du 21 avril 2002 a fortement mobilisé la gauche. Imperdable surtout parce que tout montrait une attente de gauche très forte dans le pays. Un sondage Ipsos sorti des urnes du 22 avril révèle que, parmi les six thèmes qui ont le plus compté dans le choix des Français, cinq donnent un avantage à la gauche (chômage, pouvoir d'achat, éducation, exclusion-pauvreté, retraites) contre un seulement à la droite, l'insécurité, dont le poids dans la campagne a été bien moindre qu'en 2002. [Faites donc confiance aux sondages... Quand ils étaient un raisonnement peu lucide?]
Le candidat de la droite l'emporte, mais la France n'est pas à droite. [Gag!] La plupart des thèmes qui ont dominé le débat depuis des années sont de gauche : demande de protection contre les déséquilibres de la mondialisation, demande d'une Europe plus sociale et plus démocratique ("non" au traité constitutionnel), demande d'une protection sociale consolidée (mobilisation contre les réformes Fillon), demande d'un droit du travail protecteur (mobilisation contre le contrat première embauche), demande de services publics garantis dans les quartiers comme dans les zones rurales, demande d'une nouvelle donne écologique, demande d'une école de l'égalité réelle, demande d'un Etat fort, capable de réguler et de stimuler l'économie.
Alors pourquoi cet échec ? La principale raison, c'est Ségolène Royal elle-même, non sa personne, mais ses choix politiques. Tout autre candidat aurait probablement fait mieux qu'elle.
Ces choix, ceux d'une ligne politique perdante, elle les a arrêtés le plus souvent seule, sans consulter son parti. Ségolène Royal a imposé une droitisation des thématiques - ordre, sécurité, drapeau -, ce qui revenait à remettre au coeur du débat des thèmes favorables à la droite. Autant offrir directement l'élection à l'adversaire ! Elle a privilégié le discours sur la méthode (la démocratie participative, le "renouvellement politique") et sur le sociétal, qui sont des questions secondaires pour l'électorat. [Gag!]
Elle a délaissé les thèmes économiques et sociaux, l'enjeu européen et la mondialisation, alors qu'ils constituent la clef pour l'avenir, ce que les Français savent bien. A tel point - grand paradoxe - que Nicolas Sarkozy a pu se présenter comme le candidat de la protection contre les "désordres du libéralisme". Elle a opéré un déplacement vers le centre confirmé par l'offre d'alliance faite à François Bayrou, qui a jeté dans la perplexité de nombreux électeurs de gauche.
La campagne brouillonne de Ségolène Royal, marquée par l'improvisation permanente, a permis à Nicolas Sarkozy d'apparaître comme le candidat de la crédibilité, du rassemblement et surtout du changement, alors qu'il était le candidat de la majorité sortante. Cette campagne sans véritable ligne directrice a été trop solitaire et trop personnalisée. Les impairs se sont multipliés et les propositions sont restées floues. "Nous en discuterons après." Mais les Français ne votent pas pour des promesses de discussions !


Tout faux, en un mot. S'il y avait une leçon à tirer du 21 avril 2002, c'était qu'il fallait retrouver le chemin de l'électorat populaire. Ségolène Royal a cru y parvenir en parlant d'ordre, de sécurité et de participation, alors que cet électorat attendait un vrai changement à gauche sur le terrain économique et sociale, fondé sur des propositions précises. Résultat : sa campagne a eu un effet démobilisateur sur l'électorat de gauche. Elle n'a su rassembler ni son camp, ni sa base électorale, ni créer une dynamique au-delà. "
Vivement qu'elle prenne le PS d'assaut !

Le Monde a banni Colombani

Colombani désavoué doit partir
La rédaction du Monde s'est opposée mardi à la candidature de Jean-Marie Colombani à la présidence du directoire du groupe, lors d'un vote à bulletins secrets, a annoncé le président de la société des rédacteurs du Monde (SRM), Jean-Michel Dumay.
La rédaction du Monde, qui possède un droit de veto sur la nomination du président du directoire, s'est prononcé mardi sur la candidature de Jean-Marie Colombani, seul candidat à sa succession à la tête du groupe.
Jean-Marie Colombani cumulait depuis 13 ans les fonctions de président du directoire du groupe et de directeur de la publication du quotidien, et briguait un nouveau mandat de six ans. De quoi faire rêver les candidats à la législative et à la présidence de la République. Les cumulards de la politique en sont même venus à culpabiliser! Car dans la presse, on vilipende le cumul des mandats, on tient des discours sur l'éthique, mais on dit aussi aux autres: "Faites ce que je dis, pas ce que je fais!" Les privilèges de la presse interpellent-ils La République des Idées?
Pour être élu, il devait réunir sur son nom le vote de 16 des 20 membres du conseil de surveillance. En outre, ces 16 votes doivent comprendre les deux voix des deux représentants de la Société des rédacteurs du Monde au conseil de surveillance.
Le conseil de surveillance est composé de
- 10 membres représentant "les partenaires extérieurs", dont par exemple Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain), Pierre Lescure, Etienne Pflimlin (Crédit Mutuel), Claude Perdriel (Nouvel Observateur actionnaire du Monde) et la société de lecteurs du Monde.
Lors d'un premier tour de table organisé début avril, ces partenaires se sont déjà prononcés "à une nette majorité" en faveur du renouvellement de M. Colombani.
- les 10 autres membres du conseil de surveillance représentent les "actionnaires internes" du Monde: la société des rédacteurs du Monde (SRM), celle des cadres et celle des employés, la société du personnel des Publications de la Vie Catholique (Télérama, La Vie...), les journalistes du Midi Libre...
Toutes ces sociétés ont organisé des assemblées générales pour voter sur la candidature de J.-M.. Colombani avant le conseil de surveillance qui devait procèder au renouvellement du directoire.
L'avis de la société des rédacteurs du Monde (SRM) revêt une importance particulière car les journalistes détiennent un droit de veto sur la nomination du patron du groupe. Autre spécificité, pour remporter les suffrages de la SRM, le candidat doit réunir au minimum 60% des voix.

Depuis quelques mois, Jean-Marie Colombani s'est donc lancé dans une intense campagne interne. Début mars, il a réuni l'ensemble des salariés du Monde dans un grand hôtel parisien pour réaffirmer sa stratégie consistant à faire du Monde un véritable groupe de presse, regroupant quotidiens nationaux et régionaux, journaux gratuits, magazines, sites internet... Il a notamment évoqué sa volonté d'engager une réflexion sur un quotidien bon marché du matin, pour faire face au projet de l'Allemand Axel Springer, qui veut se lancer sur ce créneau en France.

J.-M. Colombani, qui incarnait l'image du Monde depuis 13 ans, se présentait également comme le garant de son identité et de son indépendance. "Ce que je souhaite, c'est ne pas être le dernier journaliste à la tête de ce groupe. Et pour pouvoir ne pas être le dernier et pour pouvoir transmettre le relais, tout le monde s'accorde à dire qu'il faut que je prolonge et que j'accomplisse un nouveau mandat", a-t-il récemment déclaré sur LCI. Le chantage n'a pas marché.
Mais une partie de la rédaction s'inquiète des conséquences financières de la politique de diversification de J.-M. Colombani, alors que le Monde a accusé en 2006 une perte de 14,3 millions d'euros, réduite de moitié par rapport en 2005.
Pour la première fois de son histoire, la SRM s'est opposée en septembre à la stratégie du président en votant contre le projet de rapprochement des quotidiens régionaux du Monde avec ceux du groupe Lagardère.
Certains critiquent également la concentration des pouvoirs dans les mains de J.-M. Colombani
Un projet, issu des chantiers engagés par la SRM, prévoit notamment un élargissement du directoire et une dissociation des fonctions de président du directoire et de directeur de la publication.

Patrick Weil, un drôle de 'citoyen' réac

Patrick Weil, un employé zélé deChevènement
Et que disait L'Express du 11/06/1998 de Chevènement
'De la Corse aux sans-papiers, en passant par les jeunes délinquants, ce ministre de l'Intérieur de gauche agit avec une fermeté qui divise son camp et plaît à droite. Au nom de la République' (sic) Et il ne faisait donc pas peur?

Il suffisait donc d'oser
L'assassinat du préfet Erignac, exécutant efficace de la ligne Chevènement, confirma tragiquement que la criminalité corse avait conscience de vivre un combat décisif. Depuis, le respect de la loi progresse à coups de mises en examen, de redressements fiscaux, de destructions de bâtiments illégaux. Et la grande majorité des Corses approuve, en espérant que la remise en ordre ira à son terme. Il suffisait donc d'oser.
Même méthode - parler clairement et surtout agir jusqu'au bout - pour l'épineux dossier de l'immigration: ayant commandé dès l'été 1997 un rapport à l'universitaire Patrick Weil, Jean-Pierre Chevènement s'est donné moins d'un an pour en appliquer les conclusions, à la fois libérales - régularisation de plus de 60 000 étrangers, auxquels sont garantis les droits sociaux des Français - et fermes - refus pour plus de 60 000 autres.
L'application de la loi Chevènement n'a entraîné de réelle opposition qu'à l'extrême droite et, au sein de la gauche, à travers le mouvement des «sans-papiers»,
formule que le ministre de l'Intérieur récuse - «Ils ont des papiers, ceux de leur pays, et veulent des papiers français» - mais qui ne l'étonne pas venant de militants qui «confondent tout et ne font même plus de différence entre droit de circulation, droit d'établissement et droit d'acquérir la nationalité». Leur répondre? «Non, je ne les prends pas un instant au sérieux, ajoute-t-il, amusé par la dernière pantalonnade de l' «occupation» du jardin du Luxembourg - «Le Luxembourg!» - par quelques artistes «qui en sont à leur 450e représentation», mais dont la plupart n'ont pas tenu une nuit entière: «Le ridicule tue à petit feu, mais sûrement!» . Patrick Weil n'avait pas l'épiderme aussi délicat au temps de sa jeunesse et des ses 'désirs d'avenir! Quant à son éthique?...
L'aide que certains élus apportent au mouvement le scandalise plus: «Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre Noël Mamère et moi sur la maîtrise des flux migratoires, mais quand il s'agit de passer aux travaux pratiques, alors là, il n'y a plus personne! Ils ont disparu. Les reconductions ce n'est pas plaisant, les prisons ce n'est pas plaisant, le chômage ce n'est pas plaisant. Et beaucoup d'autres choses ne sont pas plaisantes!» Où étaient-ils les Chevènement et Weil à l'automne 2005?
«La gauche angélique a beau avoir le soutien du Monde et de Libération [déjà, bien sûr...], notre message est attendu par l'opinion et les élus locaux», analyse un conseiller de Jean-Pierre Chevènement - Patrick Weil? insensible?-, dont l'insensibilité au «médiatique» est proverbiale: «Je ne me reconnais qu'un maître: le peuple français. [Du Victor Hugo, comme l'aime Sa Cynique Majezté Royal?] Il me jugera dans dix ans et dira si j'ai bien fait.» «La contestation reste marginale et l'essentiel est atteint, conclut Patrick Weil: cette loi de libéralisation est acceptée par les Français, la question de l'immigration est enfin dépassionnée. C'est une vraie rupture, cette question ayant trop longtemps servi de fonds de commerce à la droite, mais aussi à la gauche, qui excitait le FN pour se redonner un semblant d'identité morale.»
L'entourage du ministre de l'Intérieur s'attend à beaucoup plus de difficulté avec la lutte contre l'insécurité. Depuis des mois, Jean-Pierre Chevènement prépare la police, à la fois mise en confiance et soumise à de sérieuses réformes.
Partisan de l' «îlotage», il lui demande de réintégrer les territoires dans lesquels elle n'ose plus pénétrer.[rien de nouveau en 2007: mais alors, quel est le bilan de Chevènement?] Pour pallier l'inertie des sceptiques, le ministère procède au recrutement de 20 000 «adjoints de sécurité», jeunes recrues «fraîches», dont une partie sera titularisée. Mais, s'il n'hésite pas à la «secouer», le ministre soutient aussi la police contre l' «idéologie judiciaire», qui privilégie la prévention. [On se prend à se demander si Chevènement est sorti de son coma quand il a apporté son soutien à Sa Cynique Majesté Royal? Ce qu'on comprend, en revanche, c'est qu'il est fait 'la grande muette avec à propos...] Depuis le colloque de Villepinte, en octobre 1997, la lutte contre l'insécurité est devenue priorité gouvernementale. Il s'agit d'une révolution culturelle pour la gauche, qui a longtemps estimé que l'insécurité n'était qu'un «sentiment» encouragé par la droite «sécuritaire». L'institution d'un «Conseil de sécurité intérieur» mensuel symbolise ce nouveau cours. Tout comme l'expulsion des étrangers «délinquants multirécidivistes condamnés pour faits graves»: «Personnellement, je réserve ma compassion - qui est une vertu privée - à ceux qui la méritent, c'est-à-dire aux victimes.» (par Eric Conan)
Et Patrick Weil a-t-il démissionné, à l'époque?

Patrick Weil

C'est qui?
Patrick Weil, diplômé de l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales et docteur de l'Institut d'études politiques de Paris. Sa thèse portait sur L'analyse d'une politique publique : la politique française d'immigration, 1974-1988.
Habilité à diriger des recherches en Science politique, il est directeur de rechercher au CNRS. Il est l’auteur d’un ouvrage de référence, La France et ses étrangers . Après une note rédigée en 1995 pour la Fondation Saint-Simon, il a remis en 1997 un rapport à Lionel Jospin sur les politiques de l’immigration et de la nationalité.

Patrick Weil est aussi rémunéré par le secteur privé, en qualité de directeur de collection chez un autre éditeur que celui qui le publie.

En savoir plus?
Patrick Weil, directeur de Recherche au CNRS au Centre d'Histoire Sociale du 20ème Siècle, à l'université de Paris1 Panthéon-Sorbonne.
Il a été professeur invité à Moscou et Saint-Petersbourg, Barcelone, Florence, Northwestern University, à l'université du Limbourg à Maastricht, et à New York University.
Il a été membre du Haut-Conseil à l'Intégration (Président du groupe "statistiques de l'immigration ")
et de la commission indépendante sur l'application du principe de laïcité dans la République.
Il est membre du Conseil national pour l'accueil des étudiants étrangers, de l'Academic Advisory Board de l'Organisation Internationale des Migrations, du comité éditorial de French Politics, Culture & Society), du Conseil de la section 'Histoire et Politique' de l'Association américaine de Science politique.
Il a publié de nombreux articles et des ouvrages : La France et ses étrangers, l'aventure d'une politique de l'immigration de 1938 à nos jours (prix de Thèse 1992 de l'Assemblée nationale) et Qu'est ce qu'un français ? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution (prix François Furet 2002). Il a publié en co-direction Towards a European Nationality. Citizenship, Immigration and Nationality Law in the EU, Dual Nationality, Social Rights and Federal Citizenship in the U.S. and in Europe, The Reinvention of Citizenship, From Europe to North America, Migration Control in the Nineteenth Century, The Evolution of States Practices in Europe and the United States from the French Revolution to the Inter-War Period, et L'esclavage, la Colonisation et après… .

Démissions à la Cité Nationale de l'histoire de l'immigration

L'historien Patrick Weil démissionne avec d'autres.
Outre Gérard Noiriel , six historiens ont démissionné du comité d'histoire de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI)
Marie-Claude Blanc-Chaléard,
Geneviève Dreyfus-Armand,
Nancy L. Green,
Vincent Viet,
Marie-Christine Volovitch-Tavarès
Patrick Weil (photo) , directeur de recherches au CNRS. Ancien membre du Haut Conseil à l'intégration (1996-1999) et ancien membre de la commision Stasi
et le démographe Patrick Simon

Quatre autres membres n'ont pas démissionné, sans expliquer publiquement leur position.

La CNHI, projet porté par Jacques Chirac, ouvrira ses portes cet été au Palais de la porte Dorée, à Paris (XIIe).

Gérard Noiriel est également le président du Comité de vigilance [!] face aux usages publics de l'histoire (CVUH). Ce comité a été créé il y a deux ans par des chercheurs et enseignants en histoire opposés à l'article 4 de la loi du 23 février 2005 prônant l'enseignement du «rôle positif» de la colonisation.


Cette mobilisation avait alors porté ses fruits, Jacques Chirac ayant abrogé cette disposition...

Déclaration de Patrick Weil à l'AFP:
Selon l’historien Patrick Weil, spécialiste des questions d’immigration, signataire d’un texte adopté par sept autres universitaires, «l’association de l’immigration et de l’identité nationale est inacceptable». «C’est une honte, a-t-il déclaré à l’AFP. Au moment où tant de gens se rallient en trouvant formidable de faire partie d’un gouvernement moderne, il faut rappeler qu’il y a quelque chose qui n’a rien de moderne et au contraire effrayant dans la création de cette administration.» Selon le texte, le rapprochement des deux termes «s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers dans les moments de crise». [procès d 'intention]
Le texte rappelle que la CNHI vise à «rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle, et contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration». L’un des défis est de «faire admettre comme patrimoine commun ce phénomène indissociable de la construction de la France qu’est l’histoire de l’immigration».


Entretien accordé par Patrick Weil à Libération à propos de sa démission:
Pourquoi avez-vous démissionné de la CNHI?
Il s’agit pour moi d’un acte éthique. On ne peut pas accepter la création d’un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du co-développement et faire comme s’il ne se passait rien. Vu notre métier, vu les manipulations politiques qui existent contre l’immigration et vu le développement du nationalisme xénophobe, c’est notre travail qui est en jeu même si la CNHI elle-même n’est pas entachée par la création de ce ministère.
Nous participerons à titre privé aux activités de la CNHI, aux conférences, mais nous ne siégerons plus dans les instances publiques afin de garder notre indépendance et notre sens critique.En quoi la création de ce ministère peut-elle peser sur le fonctionnement de la CNHI?
La CNHI a un sens: elle vise à permettre à tous les Français, à tous les jeunes, de comprendre l’apport et la part des étrangers depuis deux siècles dans le développement de la société française. L’idée est de combattre les préjugés et toutes les images falsifiées. Or associer «identité nationale» et «immigration», ce qui est unique dans un pays démocratique, signifie que la France et les Français ont un problème avec la question même de l’immigration.
Mon rôle est d’expliquer que cette confusion est une régression historique. Il ne faut pas schématiser et faire de l’immigration un «problème». Selon moi, il n’y a pas de raisons d’associer la naturalisation au contrôle des frontières dans un même ministère, de regrouper des domaines distincts. On sent d’ailleurs dans la politique menée un ciblage vers certaines origines par rapport à d’autres. On veut empêcher certaines nationalités d’entrer en France, restreindre certains visas.Pourquoi pensez-vous que ce ministère ne va pas fonctionner?
Parce que les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de l’Emploi vont se contenter de se décharger des tâches peu nobles en matière d’immigration sur ce nouveau ministère. Il n’est pas cohérent historiquement d’associer le droit d’asile au regroupement familial. Ce nouveau ministère risque d’être débordé et de ne pouvoir remplir ces fonctions.
Mais il faut savoir ceci pour comprendre la raison politique à cette démission. La voici:
Les Amis de Marie-sEGOlène Royal se sont réunis mardi 20 février 2007 au Bataclan pour déclarer leur soutien à la candidate socialiste. La soirée a été à mi-chemin entre meeting politique et café philo.
Pendant deux heures, devant 600 personnes, et sous l’oeil de la maîtresse de cérémonie, la journaliste Laure Adler, une quinzaine d’intellectuels et d’artistes dont Philippe Torreton, l’écrivain Erik Orsenna, l’anthropologue Françoise Héritier, l’historien Benjamin Stora -l'un des 150 'intellos' (voir libellé PaSiDupes), le sociologue Patrick Weil ou le psychanalyste Gérard Miller, ont défilé au pupitre.
Patrick Weil n'échappe pas à la règle: on peut tenir des propos édifiants et poser des 'actes éthiques' DEVANT LA PRESSE mais n'être qu'un misérable...

Formater le peuple, l’ambition socialiste de Rosanvallon

Il séduit l’UNSA : n’est-ce pas tout dire ?...
L’UNSA recommande la lecture de Rosanvallon dans Le Monde... Il a encore frappé!Il faut savoir à quoi nous avons échappé. Vous saurez tout, mais gardez le moral !…

Pierre Rosanvallon, historien, professeur au Collège de France
"Conjurer l'impuissance politique"
LE MONDE du 19.05.06 [à la veille du 1er tour: une tentative de pression sur l'électorat, avec l' impact que nous savons...]
Pierre Rosanvallon est historien, professeur au Collège de France, directeur d'études à ... l'EHESS, et président du cercle de réflexion "La République des idées".
Quel enseignement principal tirez-vous du forum de Grenoble ?
Ce qui a caractérisé ce forum, c'est une formidable demande citoyenne. [?! Tout est ensuite à l'avenant] Pas simplement une demande de débat, mais une demande de réflexion, d'analyse et d'implication. Les 8 000 personnes qui ont suivi les différentes tables rondes n'étaient pas des spectateurs passifs. Ils exprimaient une volonté de faire de la politique autrement, en articulant information, formation et projet. Cette dimension d'éducation populaire était très sensible.
Comment définiriez-vous cette "demande citoyenne" ?
Par la conviction que pour sortir d'une forme d'impuissance publique, il ne sert à rien de se réfugier dans l'incantation, mais qu'il faut véritablement construire une compréhension critique, nourrie à la fois du travail des intellectuels et des acteurs de terrain, de ceux qui essaient de renouveler les analyses et de ceux qui s'efforcent de débloquer des pratiques.
Ce qui m'a frappé à Grenoble, c'est cette aspiration très forte à trouver une forme d'intervention citoyenne qui aille plus loin que la simple expression électorale et même plus loin que la démocratie de participation. C'est ce nouveau type de citoyenneté active que nous avons la responsabilité de définir et de promouvoir.
Comment donner un sens politique à cette aspiration ?
Il est manifeste que l'écart est très grand entre, d'un côté, cette vitalité du débat et de la critique sociale et, de l'autre, l'inquiétude ou la déprime devant la surdité des responsables politiques. A Grenoble, il m'a paru rassurant que cette inquiétude ne débouche pas sur la sempiternelle condamnation en bloc du politique et sur un rejet de nature populiste. Longtemps, la perspective révolutionnaire a séparé les formes de compréhension et les perspectives concrètes d'action. La critique sociale ne nourrissait pas la capacité immédiate de changement et alimentait de ce fait le désenchantement, voire le désespoir.
Pour conjurer cette impuissance, il faut développer une forme d'intelligence politique qui redonne, à la fois, des instruments de compréhension et des outils d'intervention.

De quelle manière ?
L'objectif fondamental est de transformer les idées et les projets en forces matérielles. Dans l'année qui vient - et c'est normal dans une élection présidentielle -, la campagne politique va s'organiser autour de personnalités. Mais il faut tisser des rapports entre cette campagne de personnalités et une campagne d'idées et de projets autonome. Le modèle traditionnel consistait, pour la société civile, à chercher son "débouché politique". J'appartiens à une génération qui, pendant des années, a essayé de trouver la force, le leader politique, bref le bon porte-parole qui permettrait de donner sens et forme à tout ce que pensait la société civile. Cela n'a pas marché. Il faut inventer une démocratie d'interaction entre société civile et société politique, entre critique sociale et projets de réformes.
Quels pourraient être les outils d'une telle démocratie d'interaction ?
On pourrait par exemple développer des "conférences d'argumentation" au sein desquelles des acteurs de terrain, des associations spécialisées et des intellectuels travailleraient ensemble. Cela permettrait de structurer une question précise, d'en explorer la complexité, d'en éclairer les tensions pour mieux faire émerger les choix essentiels. Ce serait intervenir avant que ces questions soient en quelque sorte réduites à des prises de position et figées dans des idéologies. Ce pourrait être un outil pour passer de la perplexité à la complexité, pour sortir des idées reçues et s'engager dans une construction démocratique des conflits. Sur cette base, des "rendez-vous d'interpellation" pourraient mettre face à face des personnalités politiques et les producteurs de cette démarche. Cela contribuerait à passer d'un discours politique fondé sur des effets d'annonce ou des réponses stéréotypées à une approche plus ancrée dans une transformation effective des choses. Tout cela doit naturellement être pluriel. La campagne des personnalités est unique, la campagne des idées doit être diffuse et plurielle.
Pourriez-vous citer un exemple ?
Un exemple très simple : la lutte contre la précarité. Des groupes comme l'Agence nouvelle des solidarités actives de Martin Hirsch émettent des projets, définissent les termes d'une sécurité professionnelle, font des propositions en matière d'insertion de chômeurs de longue durée et de bénéficiaires du RMI. Après quoi il faut interpeller les politiques sur les réponses qu'ils entendent apporter à ces analyses, à ces questions, à ces critiques et à ces propositions. Les médias ont un rôle essentiel à jouer dans le développement de cette campagne d'idées. Ils peuvent être un des instruments de cristallisation.
Un autre exemple est celui de l'immigration. En laissant paresseusement se développer les préjugés et les peurs sur cette question centrale, nous avons permis à tout l'éventail politique de se déplacer vers la droite. Il faut repartir des deux questions qui sont au coeur du problème : dans quelles conditions des individus sont-ils invités à partager l'Etat-providence ? Comment articuler solidarité nationale et solidarité internationale ?
Les partis politiques ne sont donc plus capables de produire des idées et des solutions neuves ?
Les partis se sont donné d'autres objectifs, principalement de sélection des dirigeants et de positionnement idéologique. Mais ils n'incarnent pas une culture de la délibération.

Cela conduit-il, à vos yeux, à une redéfinition du rôle de l'intellectuel ?
Tout à fait. Raymond Aron disait qu'il y a deux types d'intellectuels : les conseillers du prince et les confidents de la Providence. Le conseiller du prince, c'est l'intellectuel expert. Le confident de la Providence, ce peut être le prophète ou le maître en idéologie. Il nous faut trouver une troisième voie, celle de l'intellectuel impliqué, chercheur associé de la société civile : celui qui produit à la fois la critique et l'outil.
Etes-vous sollicité par des candidat(e)s à l'élection présidentielle ?
Beaucoup d'auteurs de La République des idées sont sollicités par les entourages politiques. Mais ce qui me frappe, c'est que l'on attend d'eux des éléments de langage, des expressions neuves - comme "l'égalité des possibles" d'Eric Maurin, reprise ici ou là -, mais pas le supplément de complexité et d'intelligibilité qu'ils peuvent apporter. Or la démocratie suppose l'intelligibilité de la société qu'elle entend réformer. Ce sera l'enjeu des mois à venir.
(Propos recueillis par Gérard Courtois et Eric Le Boucher)

Pierre Rosanvallon, l'Amoco-Cadiz de la gauche

Le penseur de la contre-démocratie est-il un imposteur?
Pierre Rosanvallon impressionne les esprits faibles avec un concept nouveau qui parvient à combler le vide intellectuel de la gauche en mal d'idées. C'est dans ses publications que puisa l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal , sans le dire et sans retenue. C'est dire si les amateurs du montage d'élucubrations de Rosanvallon sont en manque d'imagination, et peu critiques. Des échos Rosanvallonnesques sont donc perceptibles dans le pacte présidentiel de la Cynique susnommée. Et leur retentissement dans la caisse de résonance archi-vide de ce pacte ne constitue donc pas une reconnaissance qualitative, bien au contraire! Si M'dame Royal adhère à la fameuse théorie fumeuse de Rosanvallon, c'est que Miss Boulettes, la candidate socialiste, est aculturée et que son choix s'est effectué par défaut...

Alors il convient maintenant de ressortir les lignes de Rosanvallon pour ... Le Nouvel Observateur. Elles apparaissaient déjà circonstancielles, à l' époque. Rétrospectivement, elles prennent désormais tout leur sel . Jugez-en, repercutées par François Armanet et Gilles Anquetil, de l'hebdomadaire de Jean Daniel et Jacques Julliard, qui est comme d'autres indépendant de toute influence Sarkozienne... et qui ont exercé une pression démocratique sur leurs lecteurs en faveur de Sa Cynique Majesté Royal!

Les débats de l'Obs
Ce que révèle la campagne, par Pierre Rosanvallon.
"Le fondateur de la République des Idées et professeur au Collège de France analyse les interrogations des Français et de la gauche à la veille du vote. ['analyse' qui n'a rien de scientifique ni d'objectif, rappelons-le!]

Perplexité
L'intérêt des Français pour cette campagne présidentielle a été massif. Trois raisons expliquent cet engouement. Premièrement, nous assistons à une compétition très ouverte dont le résultat est toujours indéterminé. [La sincérité des journalistes militants éclate donc dès les premiers mots, puisqu'à laz date de publication - - tout le monde donnait déjà la socialiste battue! L-opération consistait donc à tromper le lecteur...] Il y a une dimension de feuilleton qui tient en haleine. Ensuite, elle met en scène une nouvelle génération de figures politiques - à l'exception de Le Pen - que l'on souhaite mieux connaître en les passant quotidiennement à la question. Mais le troisième facteur est le plus important. Si cette campagne passionne les électeurs, c'est, paradoxalement, parce qu'ils sont désorientés. Le taux d'indécis à la veille du scrutin est ainsi spectaculairement élevé. Chacun cherche à comprendre, à trouver ses marques. Pour beaucoup, le rapport entre adhésion à un candidat et rejet d'un autre reste fluctuant. Cette désorientation générale s'explique par une grande difficulté individuelle et collective à se repérer dans un nouvel univers politique qui n'est plus structuré par des processus évidents d'identification. [Royal est annoncée comme un précurseur victime de l'impréparation et de l'immaturité de l'électorat...] Le phénomène n'est pas nouveau, mais il s'est brutalement imposé avec la disparition concomitante de la scène d'une génération d'acteurs arrivés dans les années 1960, qui appartenaient encore à l'ancienne politique des identités stables. La présence de Chirac d'un côté, celle du mitterrandisme-jospinisme de l'autre ont gommé le problème pendant un temps. Les critères de choix sont aussi brouillés par de nombreuses contradictions. Vote-t-on pour ou contre ? La dimension du rejet semble plus grande que celle du projet. La défiance [le mot est lâché: les journalistes sont véritablement sous influence: ils ne pensent pas; ils répètent servilement... Car eux sont matures!] est plus forte que la confiance. L'électeur semble gouverné par une sorte de principe de précaution alors qu'il a perdu beaucoup de ses illusions et ne croit plus aux promesses. Brouillage idéologique et brouillard politique se lient. Cette perplexité générale est pour moi le sujet majeur de réflexion sur l'état de notre démocratie. [Rosanvallon est-il monomaniaque? Cherche-t-il à souligner que son idée unique et réductrice justifie le qualificatif de 'populiste' associé à ses propos? Ils sont manifestement adaptés à un public qu'il juge peu évolué et ne prétendent pas constituer une pensée structurée en système?]

Fluctuations
A l'exception de celles de Jean-Marie Le Pen, les positions des principaux candidats en compétition apparaissent aussi assez fluctuantes. On a en partie le sentiment d'être sortis d'une « politique des programmes » sans que soit apparue une véritable « politique des projets » articulée sur des concepts forts. [aveu de sa non-lecture du projet de Sarkozy et d'un sectarisme incompatible avec sa qualité supposée d'expert: les mettre tous dans le même panier nest pas sérieux!] L'effet est particulièrement frappant du côté de la candidate socialiste. A gauche, il est clair que personne ne sait aujourd'hui dans quel sens il faudrait redéfinir un nouveau progressisme. Cette panne intellectuelle la mine aujourd'hui en profondeur. La droite a moins de problèmes, car sa perspective est plus simple : gouverner le statu quo [la perspicacité de l'expert engagé n'est-elle pas aveuglante depuis que Sarkozy est président et perturbe déjà les habitudes des analystes politiques? Rosanvallon est de la race des simplistes imperturbables...] . Les gauches dans le monde sont toutes confrontées au même problème. Elles ne sont plus fortes que lorsque les compétitions électorales sont déterminées par des oppositions clarifiantes (vote anti-Bush ou anti-Berlusconi par exemple) . La gauche n'est plus capable de battre la droite que dans certaines circonstances. [Et Royal n'a pourtant pas réussi là où ses camarades ont réussi: elle a été anti-Sarkozyste sans respect aucun de la personne, elle diabolisé à outrance et a pris une dégelée... Ce bon Rosanvallon va devoir faire l'effort de revoir sa copie!] Du même coup, la gauche de gouvernement ne se transforme pas en gauche de projet. D'où le problème. [Il nous amène au coeur de sa préoccupation obsessionnelle]

Démocratie
L'accent mis sur la démocratie a été incontestablement le point fort de Ségolène Royal. On peut, certes, discuter dans le détail ses propositions institutionnelles, mais on ne peut lui dénier l'originalité d'avoir pris conscience qu'il y a en France une demande très forte de changement née d'une insatisfaction devant les formes traditionnelles du gouvernement représentatif. [Rosanvallon rend hommage ici à celle qui l'a lu...] Elle a compris [!?] qu'il fallait passer à une nouvelle étape du progrès démocratique. Elle a tenté à travers sa phase préliminaire participative de mettre en oeuvre cette dynamique. Les ricanements, voire l'indifférence, des autres candidats face à sa démarche sont pour moi un très mauvais signe. [A travers Royal, Rosanvallon s'est-il senti moqué, ridicule et humilié?] Ils démontrent qu'ils n'ont rien compris à l'enjeu. [Les imbéciles!] Ségolène Royal a su exprimer cette attente démocratique des Français mais sans vraiment parvenir à lui donner une issue institutionnelle. [Rosanvallon est donc entouré d'incapables, dont la 1ère est la candidate socialiste, ce que 53% d'électeurs savaient, sauf lui!] L'exemple des jurys citoyens le prouve bien. Elle a beaucoup fluctué sur la façon de les concevoir et, du coup, l'originalité du projet s'est un peu émoussée.[Voilà que Rosanvallon se sent trahi! Encore un qui dans sa grande sagesse reconnaît -implicitement, attention!- avoir sur-estimé Miss Boulettes...]

Ségolène Royal a compris que le citoyen veut désormais s'exprimer et mettre à la question les pouvoirs. [Rosanvallon en revient toujours obstinément à l'idée de sa vie, son enfant unique] La société n'accepte plus d'être coupée en deux entre les « experts » et les « incompétents ». [Les élections ont-elles suffi à démontrer qui sont les incompétents?] Il faut donc trouver de nouvelles formes de « participation » (le mot est cependant un peu gênant car trop global) citoyenne à la politique. Mais aucune ne peut ni ne doit constituer une solution unique. La démocratie de l'avenir ne peut être que plurielle. Les activités de surveillance, de contrôle, la participation au débat doivent se compléter. Aujourd'hui, ce qui fonde la légitimité politique, ce n'est plus simplement l'élection [= CONTRE DEMOCRATIE], c'est aussi le comportement quotidien de l'élu et le fonctionnement des institutions : la question de la « qualité » démocratique est devenue essentielle. La démocratie est intermittente. Elle doit devenir permanente. Il faut passer d'une démocratie de mandat à une démocratie d'interaction entre les citoyens et les pouvoirs. [HALTE: DANGER! court-circuitage annoné du peuple, progressivement mais sûrement!] Quand on crée par exemple une Commission nationale de Déontologie de la Sécurité, c'est qu'on devine que le pouvoir ordinaire des institutions ne suffit pas. [Ou que l'on capitule; qu'on est inconscient de l'engrenage dans lequel on met le doigt.] Il faut une démocratie plus réflexive, plus plurielle. [plus diffuse, incontrolable] Les institutions classiques de représentation et de négociation sociales sont de leur côté aussi en crise. J'ai été frappé par le rôle très discret joué par les syndicats dans cette campagne [supplantés par les associations, réseaux et collectifs], alors que tous les sondages indiquent que l'emploi et le pouvoir d'achat sont au centre des préoccupations des Français. [conséquence d'une instrumentalisation des mécontentements -par la rue, dans la rue, Monsieur Rosanvallon! En somme, la démocratie 'citoyenne', vous échappe, Dr Jekyll?] Les candidats eux-mêmes ont boudé les syndicats. La chose aurait encore été impensable il y a cinq ans. [Avant que Mrs Hyde, votre Royal créature, ne se libère!] Seules quelques ONG orientées vers la défense de l'environnement ou les problèmes humanitaires ont semblé animer le débat électoral en tant qu'« institutions d'alerte ». [le Dr Rosanvallon déclare: 'Nicolas Hulot, connaîs pas!']

Les candidats
Le discours de Nicolas Sarkozy est inquiétant car il ne cherche pas à constituer une communauté de citoyens [le critère est suffisant et définitif?], c'est-à-dire à proposer des éléments de redistribution acceptés par tous pour combattre les inégalités. Sarkozy ne pense la communauté des citoyens qu'à partir de principes d'exclusion, de séparation ou au contraire d'assimilation autoritaire. La nation est pour lui un bloc qui se constitue contre un autre. C'est une logique de l'affrontement. On ne peut définir la citoyenneté uniquement par des barrières, en refusant les ouvertures. [La lutte des classes, c'est quoi? Et ça vient d'où? Qui est-ce qui se targue encore de 'détester les riches'? Qui pratique concrètement l'exclusion sinon le camarade Hollande, le plus modéré d'entre eux?]
Il est certain que le discours « ni droite ni gauche » de François Bayrou a de son côté épousé le climat de désorientation générale des citoyens. [Sincérité ou opportunisme?] Il exprime incontestablement un désenchantement partagé. Mais Bayrou ne propose aucune solution pour en sortir. Il est un symptôme, pas un remède. On a fait à Ségolène Royal lors de cette campagne un perpétuel procès en incompétence politique. Dans ce brevet d'incompétence qui lui est décerné par la droite, il y a bien sûr beaucoup de mauvaise foi. [Exemple, un seul?] Mais il est aussi le reflet du fait que les grandes questions économiques et sociales n'ont pas été au coeur de sa campagne. [Que n'a-t-elle fait usage de son incommensurable et inégalable compétence économique, puisque l'ancien ministre de l'Economie, son concurrent de droite, n'a pas impressionné Rosanvallon, autre économiste distingué, apte à juger de tout...]
Ségolène Royal a en fait surtout voulu mettre l'accent sur sa personnalité, elle a pensé que la question de sa « capacité d'incarnation » était première. Sa force a en effet été, à certains moments, d'avoir trouvé un langage en rupture, décalé, dans lequel la société avait le sentiment de se retrouver, d'échapper à la langue de caoutchouc. [le culte larvé de la personnalité, la rhétorique et le vedettariat, plutôt que le réalisme et la compétence économique, voilà l'option Rosenvallon, relayée par le Nouvel Observateur!]
Les inquiétudes face à la mondialisation ont nourri le désarroi des citoyens. [Les citoyens, au nom de qui les socialistes parlent volontiers et en permanence, ont prouvé le contraire par leur vote nettement majoritaire. Le Sieur Rosanvallon s'arroge le droit de penser et parler pour le peuple citoyen: une façon de s'approprier le pouvoir en muselant la démocratie. Sa Cynique Majesté Royal, son admiratrice éclairée, s'apprêtait à faire de même!]
La question : que peut encore le politique ? est devenue centrale. L'irruption d'un nouvel âge du politique ajoutée à la mondialisation, à la panne intellectuelle de la gauche, à la crise du langage politique, tout cela se conjugue pour que le citoyen soit en attente d'une redéfinition de la place de la politique dans la société et fait que ses perplexités sont plus fortes que ses certitudes. [Le peuple serait donc en attente du messie? Mais Rosanvallon lui est apparu sous les traits de M'dame Royal, et mieux, de DSK!... Un peuple qui serait en attente serait un bien piètre interlocuteur, mais les socialistes, façon Rosenvallon, s'en satisferaient facilement: et vive la démocratie confisquée. Parce que 'citoyenne' dans ces conditions, ce serait alarmant!]

La gauche et la droite
La droite et la gauche ont toujours un sens. [Tant pis pour Bayrou!] Les politiques qui ont pour effet objectif de favoriser les gagnants et d'orienter les perdants vers un assistanat de plus en plus encadré sont incontestablement de droite. [C'est nouveau: une fausse vérité assénée et non démontrée. Elle est en revanche contredite par l'expérience jospinnienne, mais Rosanvallon est manifestement coupé de la réalité!] Le conservatisme culturel est en revanche dorénavant moins clivant. Car, c'est évident, les frontières gauche-droite ont bougé dans ce domaine. Il y a ainsi un repli conservateur de personnes autrefois de gauche dès qu'il s'agit de l'école par exemple. Ce repli doit être compris à mon sens comme une sorte de position refuge, correspondant à une difficulté à redonner un sens positif au réformisme sur les autres terrains. [La neurasthénie guette Rosanvallon, plus que le peuple de France: qu'il cesse de nous déprîmer!] La gauche est à cet égard en panne parce qu'elle a cru que son débat interne se réduisait simplement à une bataille entre modérés et radicaux, disons entre Strauss-Kahn, Emmanuelli et Besancenot. Comme si la social-démocratie n'était que l'extrême-gauche moins 20% ! Ou l'inverse ! Il faudra rompre avec cette approche pour sortir de l'ornière. [Pierrot, le petit mécano du Collège de France, a trouvé la panne. Alléluia!]
Historien, Pierre Rosanvallon est professeur au Collège de France. Il préside la République des Idées et est l'auteur de nombreux ouvrages, dont « le Modèle politique français » (Seuil). Il a publié l'automne dernier un essai important : « la Contre-Démocratie. La politique à l'âge de la défiance », également au Seuil."

La défiance? Le vote de défiance aux socialistes -et à Rosanvallon et consorts- est sans appel!
Le Nouvel Observateur -c'était, le croirez-vous?, la semaine du 19 Avril 2007 ! - a fait ce qu'il a pu pour populariser, voire vulgariser, une pensée aussi profonde et élaborée que celle de Rosanvallon. Une large majorité d'électeurs a donc su l'estimer à sa juste valeur...
Mais ces électeurs ne sont pas les citoyens dont rêve Rosanvallon...