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vendredi 15 février 2019

Les agresseurs de la fille de Marine Le Pen face à la Justice

«Là, on entend:"on va la tabasser"», témoigne son cousin

Les deux délinquants ont été condamnés à 15 mois de prison, 
dont 7 mois de sursis simple 

La militante féministe Caroline De Haas (centre) lors d\'une action contre les violences faites aux femmes, le 24 novembre 2017, à Paris.La fille de Marine Le Pen, 19 ans, a été rouée de coups au sol par deux hommes, le 5 octobre dernier. Son cousin de 18 ans, quant à lui, reçu un coup de poing. Tarif pour agression aggravée à l’encontre de la fille de la présidente du RN (Rassemblement national) et de son cousin, huit mois - peut-être effectifs - et du sursis.
La jeune fille a été prise à partie alors qu’elle se trouvait avec des proches devant un bowling de la place Nelson-Mandela, en plein cœur de Nanterre (PCF).

Jugés ce jeudi au tribunal de Nanterre, les deux agresseurs de 47 et 32 ans - dont la presse dissimule les identités - Redhouane Joullane et Sohaib Tamma 
ont toujours nié courageusement, en bloc et tout au long du procès, être les coupables. Les identités des individus sont publiques, mais certains journaux choisissent de les anonymer :de quoi est-ce l'aveu ?
La préférence étrangère en actionhttps://t.co/svso9JnVKx
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) 15 février 2019
La presse hypocrite dissimule les prénoms des victimes en les rebaptisant... 
Quant au prénom Redhouane, il évoque Rédoine Faïd, le criminel français d'origine algérienne et auteur de vols à main armée, d'attaque de fourgons blindés et d'évasions. Le prénom Sohaib, qui veut dire "roux" et féroce, renvoie au Pakistan. 

Deux versions très opposées des faits.
 

L’affaire aurait pu passer inaperçue et seuls l'AFP et 20minutes révèlent d'ailleurs l'agression. Mais les deux victimes sont Mathilde, la fille de Marine Le Pen, âgée de 19 ans et son neveu de 18 ans, Pierre. "Cela n’aurait jamais eu autant de retentissements sinon", commente à 20minutes maître Fabian Arakelian, avocat à Issy-les-Molineaux d’un des prévenus. Ce dernier, comme sa consœur ont d’ailleurs parlé de récupération politique dans leur plaidoirie et d’investigations bâclées. "Il a fallu trouver des coupables punir les agresseurs des petits enfants de Jean-Marie Le Pen."

Car, pour la défense, Redhouane Joullane, 47 ans et Sohaib Tamma, 32 ans, sont innocents : on peut en effet rapporter les faits en suivant le point de vue des agresseurs... 
Ces derniers ont toujours nié, évoquant une rixe entre différents individus à laquelle ils n’auraient pas participé et, qu'ils auraient même fuie.

Les victimes certifient qu’ils les ont roués de coups sans aucune raison. 
Aucun lien n’a d'ailleurs été établi entre l’agression et la filiation de la jeune fille avec la présidente du RN. Imaginons que des petits-enfants de l'épouse du locataire de l'Elysée soient roués de coups, par hasard, que pensez-vous que serait la conclusion du juge... 

L’avocat de la partie civile évoque du "pelotage"


Les faits remontent au 5 octobre dernier. Il est 2h20 quand la police est appelée pour « une rixe » qui serait survenue à la sortie du bar-restaurant La Quille, à Nanterre, où une soirée étudiante avait lieu. Là, il découvre
Mathilde en pleure et choquée qui vient d’être frappée au sol et son cousin Pierre qui a reçu un coup de poing sous l’œil. Les témoins et les victimes parlent de deux hommes. Ils seront interpellés en état d’ébriété, à peine vingt minutes plus tard dans la rue, formellement reconnus par Pierre depuis la voiture de police où il se trouve. Leur taux d’alcoolémie est alors à 0,69 mg d’alcool par litre d’air expiré pour Sohaib Tamma, un récidiviste qui a écopé par le passé d’une amende pour conduite en état d’ivresse, et de 0,98 pour Redhouane Joullane.

Marlène Schiappa n'a pas exprimé d'émotion particulière...
Appelé à la barre, Pierre explique qu’il était en train de commander un taxi lorsqu’il a aperçu sa cousine  avec deux hommes dont un "lui caressait le dos de haut en bas"Paul décide alors de les séparer et d’éloigner sa cousine. « On est de dos et là, on entend “on va la tabasser” et le temps que je me retourne, je me prenais un coup de poing. » Il assure, en le regardant droit dans les yeux, que c’est Redhouane Joullane qui lui a asséné le coup de poing au visage.

L’avocat de la partie civile - un brin sexiste - évoque du pelotage sur une très jeune fille par des adultes. 
Caroline de Haas, qui affirma en février 2018, qu' "un homme sur deux ou trois est un agresseur" sexuel, n'a pas encore bronché, s'agissant d'une victime portant le nom de Le Pen et d'agresseurs porteurs de prénoms musulmans et de noms berbères.
Quand, en janvier 2018, le ministre Gérald Darmanin fut accusé de viol par une call-girl, 
celle qui intervint en mai 2017, dans le débat sur le harcèlement de rue contre les femmes dans le quartier Chapelle-Pajol (Paris) - proposant notamment de régler le problème par l'élargissement des trottoirs - s'empara du dossier et convainquit la call-girl de porter plainte pour viol "par surprise" et chargea des amies avocates féministes de défendre l'accusation, pendant qu'elle-même en fit la promotion dans les media.
Tirée par les cheveux, précipitée au sol et rouée de coups
La suite des événements est principalement rapportée par des témoins visuels :  Mathilde a en effet expliqué aux policiers ne pas vraiment se souvenir de ce qui s’était passé. Selon plusieurs témoignages concordants le plus jeune des deux individus la tirer par les cheveux pour la mettre au sol et, toujours en la tenant, lui mettre des coups de pied au visage. Quant au second, il lui aurait donné des coups de poing. Elle sera emmenée à l’hôpital Foche pour une suspicion de nez cassé, ce qui sera confirmé et qui lui vaudra 15 jours d’ITT.
En novembre 2016, l’Institut national d’études démographiques (INED) a présenté les premiers résultats de l’enquête 'Violences et rapports de genre' : contextes et conséquences des violences subies par les femmes et par les hommes (Virage). Une étude soutenue par le ministère des Droits des femmes afin d’apporter de nouvelles connaissances et aider les pouvoirs publics dans la lutte contre les violences faites aux femmes. A ce poste depuis mai 2017, Marlène Schiappa tweete à tour de bras, mais a dû se fouler tous les doigts de la main le 5 octobre derniernous lui souhaitons un prompt rétablissement. Chiennes de garde, Les Effronté.es, "Femmes solidaires", Stop harcèlement de rue et Osez le féminisme !s'honoreraient de rattraper le coup... Et gagneraient en crédibilité.
Des versions que contestent les deux prévenus. 
"On souhaitait passer rapidement à La Quille, prendre une petite bière et partir, explique Sohaib Tamma, fonctionnaire de mairie de Nanterre (communiste depuis la Première guerre mondiale). A un moment il y a eu une énorme rixe sur le boulevard, avec des gens torse nu. On a décidé de partir." " Pour ne pas s’attirer des problèmes", complète le vertueux second prévenu, déjà condamné trois fois par le passé. Il jure sur la tête de sa mère qu'il se souvient parfaitement de toute la soirée et "persiste et signe" sa version. 
"C’est curieux parce que les témoins et les victimes, tous ces gens n’ont pas vu de grosse rixe. Ils ne parlent pas de gens torse nu, s'étonne le président. Des gens torse nu, au moins d’octobre, ça ne passe pourtant pas inaperçu."

Une condamnation sans grande surprise
L’un des avocats des prévenus avait conscience et confia, lorsque l’audience fut levée, que le président n’était pas convaincu par la version des prévenus. Tout comme la procureure qui pointa du doigt leur fort taux d’alcoolémie, la concordance des descriptions des divers témoins et victimes.

Condamnés à 15 mois de prison dont 7 mois avec sursis, les deux individus devront également verser à Mathilde 1.288 euros de frais médicaux et 2.000 euros pour préjudice moral et à Pierre, 1.000 euros pour préjudice moral. La défense des deux hommes a indiqué réfléchir à l'opportunité de faire appel.

dimanche 1 mars 2009

Guadeloupe : intimidation de la majorité paisible par la minorité révolutionnaire

La loi de la terreur par le collectif LKP de syndicalistes extrémistes
L’envoyé spécial à Pointe-
à-Pitre du magazine Le Point,
Rodolphe Geisler, publiait ce témoignage, le /02/2009:


Les chefs du collectif «contre la profitation» usent de la manière forte pour rallier à leur cause une population qui redoute le durcissement du conflit.

L'homme doit avoir à peu près la cinquantaine. Il a les tempes grisonnantes et porte une casquette de base-ball sur la tête. Sans doute enseignant de profession, membre de la FSU [les enseignants du SNES (FSU) ont soutenu dès le 20 janvier le mouvement en Guadeloupe], il est l'un des porte-parole du LKP, le collectif «contre la profitation» à l'origine de la grève générale qui paralyse depuis maintenant trente-cinq longs jours la Guadeloupe. La scène se déroule lundi dernier devant l'entrée du port autonome de Pointe-à-Pitre. Depuis plusieurs heures déjà,
Élie Domota, le leader charismatique du LKP (lien Le Figaro), lui-même fonctionnaire [directeur adjoint, avec 1,4 fois le salaire de métropole, comme les autres] auprès de l'ANPE [Pôle Emploi], est enfermé dans une petite salle du bâtiment avec le préfet et les représentants du patronat. Les négociations piétinent. Comme depuis un mois. Dehors, les fidèles de Domota s'échauffent au rythme de la chanson créée pour l'occasion : «La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo» («La Guadeloupe, c'est à nous, la Guadeloupe, ce n'est pas à vous»). [Indépendantistes, ou non ? Assistés haineux, ou pas?]
L'homme à la casquette de base-ball prend alors un micro. Et dit en créole : «Si vous voyez des magasins ouverts, allez les voir !» Traduction : faites-les fermer ! [Celui qui parle est un enseignant...] Dans la foule, galvanisée par des heures d'attente, des poings se lèvent. On acquiesce de la tête. Pas question que des «traîtres» de commerçants brisent «l'unité» du mouvement. Après la trêve du week-end, pour cause de recueillement à la mémoire de «Jacky» Bino, le syndicaliste tué la semaine dernière dans des circonstances toujours à élucider, quelques commerçants avaient en effet tenté de rouvrir lundi matin dans le centre-ville. Plus ou moins ouvertement, d'ailleurs, certains laissant le rideau métallique à moitié baissé. D'autres filtrant le client devant leur magasin officiellement fermé.

La crainte des représailles est toujours vivace. Les témoignages de pressions exercées par les gros bras du LKP sont nombreux. Les menaces graduées. Du simple avertissement aux menaces physiques. Quand ce ne sont pas des insultes racistes lorsque le commerçant n'est pas «pays». Ce lundi, donc, après que notre homme à la casquette a harangué la foule, des petits groupes se sont ainsi dispersés dans la ville. «On a dit fermé, pas ouvert», répétaient-ils, en tapant du poing contre les rideaux métalliques des magasins. Cette fois, pas de blessé. Juste le bruit des coups donnés sur les rideaux. Les commerçants se sont exécutés. Résignés, un nœud à l'estomac.

«Posture de victimes»

Depuis le début du conflit pourtant, plusieurs cas de «tabassage» de commerçants ou de chefs de petites entreprises sont à déplorer. Au moins une dizaine de signalés, sachant que la plupart n'osent pas porter plainte. Comme cet Haïtien. Alors qu'«on» lui demandait de «se solidariser» avec le mouvement, il eut le toupet de répondre : «J'ai connu les Tontons macoutes, c'est pas vous qui allez me faire fermer !» Il a été roué de coups. Son entreprise est désormais fermée. Cette restauratrice de Pointe-à-Pitre, installée en Guadeloupe depuis une quinzaine d'années, s'est, quant à elle, fait traiter de «sale putain de blanche» pour avoir tenté d'ouvrir. Ce mois-ci, elle ne pourra pas donner de salaires à ses deux employés, pourtant des «locaux». Ni à elle-même.

Comme souvent aux Antilles, confie un béké, «on lâche de temps en temps les chiens» en période de crise. On se cherche des boucs émissaires : «Selon la saison, le coupable, c'est le béké ou le Chinois. Parfois, c'est l'État. D'autres fois encore, ce sont les métropolitainsBref, il faut attendre que ça passe. «Le plus terrible, c'est que les Guadeloupéens se remettent rarement en question. Ils se complaisent dans une posture de victimes. Et portent toujours en eux la blessure de l'esclavagisme dont leurs aïeux furent victimes. Quant à la réussite du voisin, elle est toujours suspecte», ajoute-t-il avec fatalisme. Le mouvement, entamé maintenant depuis près de six semaines, a néanmoins trouvé ses limites tolérables, en défiant l'État de droit. L'entrave à la liberté du commerce, même si trois commerçants seulement ont osé porter plainte à Pointe-à-Pitre, est manifeste. Pour ne pas jeter de l'huile sur le feu depuis les quatre nuits de violence de la semaine dernière pendant lesquelles des tirs à balle réelle ont été constatés, la police se fait discrète dans les rues. D'une certaine façon, les «amis» du LKP ont les mains libres pour imposer leur loi. Élie Domota le répète chaque jour : «Seule la pression populaire peut faire pression sur le gouvernement.»

Sous couvert d'anonymat, un policier pose tout de même la question des relations entre le LKP et ce qu'il est convenu d'appeler «les jeunes des quartiers difficiles» qui seraient à l'origine des barrages et des pillages de la semaine dernière. Était-ce réellement spontané ? «Pour tracter des carcasses de voiture sur les routes et les incendier à l'aide de bidons d'essence alors que les stations-service étaient officiellement fermées, il leur a bien fallu une aide logistique», estime-t-il.

«On mange les tomates du potager»

La question de la possession des fusils de chasse utilisés contre les forces de l'ordre se pose également. Comment les jeunes se les seraient-ils procurés ? Dans le passé, le syndicat indépendantiste UGTG, aujourd'hui composante du LKP, avait eu recours aux mêmes méthodes pour mettre la pression lors de négociation avec l'État.

En attendant, la population souffre. Elle s'arrange comme elle peut. «On mange les tomates du potager», raconte un Créole. Un couple de touristes avec un bébé, rencontré la semaine dernière, a dû rapidement écourter son séjour. Le lait pour nourrissons est rare. Pour les personnes âgées ou isolées, la situation est critique. Certes, la solidarité dans les familles bat son plein. Mais la crise laissera des cicatrices. Pas seulement économiques. Humaines aussi. L'équilibre de la société antillaise tout entier pourrait en pâtir de nombreuses années. [Depuis combien de temps les établissements scolaires sont-ils fermés et les cours suspendus, sans espoir de rattrapage de six semaines d'interruption?]

Certains porte-parole du LKP ont parfois dépassé la ligne jaune en stigmatisant certaines catégories de la population (lien PaSiDupes). Un dirigeant du LKP a ainsi dénoncé une nouvelle fois, lundi soir, «la politique raciale et de caste des békés». Le parallèle avec les métropolitains n'est pas loin à faire. Comme pour cette jeune femme qui s'est fait traiter de «sale blanche» il y a quelques jours, en bas de chez elle. «Ce qui me fait le plus mal, c'est que je vis ici depuis des années. Je vis avec les locaux, ce sont mes amis. Mais l'autre jour, dans la rue, personne ne m'a défendue alors que tout le monde me connaît», témoigne-t-elle, en refrénant un sanglot dans la voix. Une autre femme se demande si elle ne va pas tout simplement rentrer définitivement en métropole. La violence gratuite, même si elle n'est que verbale, est insupportable.

Le Medef local estime, pour sa part, à environ 10 000 le nombre d'emplois menacés dans le secteur privé. Un millier de petites entreprises ne devraient pas se relever.[Or, la solidarité nationale des "sales blancs" de métropole sera sollicitée...] Mais l'interrogation qui commence à tarauder de nombreux Guadeloupéens porte sur le but réellement recherché par le LKP. Le mouvement était en effet préparé, pensé, depuis quatre ou six mois, admettent assez facilement certains syndicalistes. Il faut reconnaître que l'organisation est «parfaite». Le service d'ordre est omniprésent et les débordements maîtrisés. [Une formation efficace reçue de Cuba...] Mais, derrière le jusqu'au-boutisme affiché par Élie Domota pour obtenir une augmentation de 200 euros net pour tous les bas salaires, certains voient «un réveil identitaire». «Domota joue avec le feu», craint un «métro». Les tee-shirts «Gwadloupéyen Doubout» font un tabac dans la rue.

Officiellement, Élie Domota ne réclame pas l'indépendance. S'il dénonce d'un côté «la gestion paternaliste de comptoir de l'État colonial français», de l'autre, il demande l'intervention du gouvernement. «Pas la mendicité», juste que l'État fasse pression sur le patronat «pour que le travail soit mieux payé». L'autre enseignement de cette crise est sans doute aussi le désamour croissant entre la population et ses élus locaux. Élie Domota semble occuper un vide. Il sait parler à la foule, toujours en créole. Et elle le suit. Les élus locaux, à droite comme à gauche, tentent timidement de prendre le train en marche. En évoquant notamment une possible autonomie de l'île.

lundi 27 octobre 2008

L'institutrice agressée à Pézenas doit aussi se débattre contre les accusations portées contre elle

L’enseignante dément avoir interdit à l'élève d'aller aux toilettes
Mais avant tout début d’enquête, les media ont une nouvelle fois diffusé la version de la famille, selon laquelle, jeudi 23 à la reprise des cours de l'après-midi, l'institutrice aurait été agressée par la mère d'une élève à Pézenas (Hérault) pour avoir refusé à la fillette de quitter les rangs pour se rendre aux toilettes, alors qu'elle en avait eu le temps pendant la récréation qui s’achevait.

Agressée et blessée
L'élève s'est plainte à sa mère qui, en réponse, a fait irruption dans l'école Jules Vallès. La mère de l'élève a alors verbalement agressé la professeure des écoles, puis l'a saisie par les cheveux, la faisant tomber, a raconté l'inspecteur d'académie, Paul-Jacques Guyot. La professeure est donc tombée à terre et s'est faite frapper, raconte ce dernier.
La professeure s'est plainte vendredi d'une sciatique, selon l'école. Elle s'est vu octroyer 9 jours d'arrêt de travail.

Le préjudice moral de la victime
L’enseignante doit maintenant démentir les allégations de la famille qui entendait expliquer l’agression par une faute professionnelle. D’une part, rien ne justifie la violence de la mère et, d’autre part, il est inconcevable que l’institutrice doive démentir des faits qui se seraient produits devant témoins.
"Pourtant, l'élève n'a jamais eu l'interdiction de se rendre aux toilettes", a déclaré l'institutrice en exclusivité. "D'ailleurs, tous les enfants ont la permission de sortir de ma classe quand ils me le demandent, à n'importe quel moment de la journée". On a tendance à accorder crédit à l'enseignante de ce qu'elle affirme, sachant que les enfants à l'école sont rois.
L'enseignante, en convalescence à son domicile héraultais, a besoin de neuf jours d'interruption temporaire de travail.

Une professionnelle chevronnée bien récompensée
Agée d'une quarantaine d'années, elle affiche plus de vingt ans de carrière. Elle a pris ses fonctions à l'école primaire Jules-Vallès de Pézenas en septembre.
"Il est vrai que le contexte économique du quartier est très difficile", a observé cette institutrice très sociale. "Mais, depuis que j'ai débuté ma carrière d'enseignante, j'ai toujours développé un lien étroit avec les parents d'élèves. C'est un aspect à part entière de notre travail".
"Ce qui s'est passé jeudi est d'autant plus choquant pour moi que je me faisais une joie de recevoir un jour la mère de cette élève, que je n'avais jamais eu l'occasion de rencontrer. Cette femme est venue jeudi à l'école, peu avant 14h, alors que les cours allaient reprendre", explique-t-elle. "C'est la première grosse difficulté rencontrée au cours de ma carrière".

Quels sont les soutiens de l’enseignante ?
Il est difficile de savoir quels soutiens psychologique et moral reçoit la malheureuse victime.
  • Mais la mère d’élève bénéficie probablement -nous l'espérons- de la sollicitude d’une fédération de parents d’élèves : la FCPE ?
  • La mairie de Pézenas se tient probablement dans l'expectative, au moment où son enseignante a le plus besoin de réconfort. Mais le maire aura-t-il opté pour la fermeté ou pour la prudence?
  • La hiérarchie de l’Education Nationale se tient-elle en retrait ?
    Ce serait un moindre mal, sachant que l’administration se place généralement du côté des familles, sacrifiant sans état d’âme son personnel, quand il ne l’accable pas, mais ce comportement suscite l’indignation.
    Or, cette fois, incroyable, mais vrai, l'inspecteur d'académie a pris position en faveur de l’enseignante. La mère d’élève "a tabassé la professeure", a déclaré Paul-Jacques Guyot, qui a condamné un geste "totalement intolérable".
  • Le syndicat enseignant concerné l’a-t-elle approchée et assurée de son aide ? Sachant que le SNUipp (FSU) est le syndicat dominant dans le primaire, la situation risque fort d’être exploitée à des fins politiques.

    Indulgence pour la mère d'élève violente ?
    Les enseignants sont régulièrement et fréquemment maltraités, sans que la profession soit reconnue à risque.
    Quant à l'auteure des coups, elle "est identifiée mais n'a pas encore été interpellée", a précisé samedi la cellule de renseignement du groupement départemental de gendarmerie. Les enquêteurs expliquent qu’ils privilégient pour l'instant les auditions de témoins "pour déterminer avec exactitude les circonstances de l'agression". La mère indigne devrait être interpellée "très prochainement". Ce qui ne préjuge en rien de l’éventuelle sanction qui sera retenue contre elle. Si jamais le tribunal ne fait pas encore preuve de laxisme.

    "Non seulement la mère s'attaque à la professeure dans son intégrité physique mais elle s'attaque aussi à toute l'institution scolaire", a condamné l'inspecteur d'académie. Cet avis de l’autorité de tutelle sera-t-il entendu par le tribunal ?
    Tout est à craindre, vu l’état d’esprit partisan actuel de la magistrature, plus encline aux procès politiques d’intention qu’à rendre la justice.
  • samedi 25 octobre 2008

    Sursis pour agression filmée: 2 lycéens condamnés à la prison, le 3e à des TIG…

    A Beaumont, nul besoin de les remettre dans le circuit « par erreur »
    La violence issue des quartiers et relayée par les media fait des émules dans les établissements scolaires.
    Les trois lycéens soupçonnés d'avoir frappé un élève du lycée Evariste-Galois de Beaumont-sur-Oise (maire socialiste DVG en Val-d'Oise) et filmé la bagarre, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Pontoise vendredi en comparution immédiate.
    La jeune victime a été agressée le vendredi 17 octobre dans l'enceinte même de son établissement scolaire dans ce qu’on nous présente comme un prétendu jeu anodin , le "guet" (pour guet-apens), qui consiste à frapper à plusieurs un jeune esseulé : donc, des violences « en réunion ».

    Laxisme Clémence du tribunal
    Les agresseurs n’ont été condamnés qu’à quatre et trois mois de prison avec sursis ainsi que de peines de travail d'intérêt général (TIG), bien que ces deux prévenus, qualifiés de ‘jeunes’ par la presse, soient majeurs.

    Le tribunal vient en aide à un jeune talent
    Le tribunal n’a condamné le troisième ‘jeune’ agresseur, pourtant également majeur, qu’à une peine de quatre-vingts heures de travail d'intérêt général : la clémence du tribunal s’expliquerait par la protection des artistes. Cet intermittent du spectacle et animateur de vie scolaire n’aurait fait que filmer la scène. Le tribunal ne pouvait cadrer le cadreur : comment un réalisateur pourrait-il s’interposer entre la victime et ses bourreaux sans sacrifier son œuvre artistique ?

    Matière à polémique ?
    Rachida Dati bientôt accusée de ne pas favoriser le mécénat judiciaire : pourquoi en effet ne pas allouer une aide à ce jeune talent ? A la suite de « Entre les murs », son film pourra-t-il être sélectionné pour le Festival de Cannes 2009?
    C’est Mozart qu’on assassine’, en quelque sorte dans la version Gilbert Cesbron, mais ‘Rachida m’a tuer’ dans celle du Syndicat de la Magistrature (SM) ou de Omar Haddad (sans rapport avec Janine, la vice-présidente Verts du Conseil Régional d’Ile-de-France). Faut-il condamner Rachida Dati ? TIG ou sursis ? Ni l’un ni l’autre, selon l’USM et le SM…

    "Engagement solennel" : sur l’honneur ?
    On nous la fait "bibliothèque rose"...
    "Ils ont pris l'engagement solennel d'aider la victime à rattraper son retard dans les cours pendant les vacances de la Toussaint", a déclaré Me Marion Ménage, l'angélique avocate des deux agresseurs. Pourvu que le tribunal n’ait pas assorti cette peine d’une obligation de résultats. Il faudrait alors que ça rentre, à coups de poings ?

    Un tribunal humain, attentif à la douleur de la victime mineure
    L'audience s'est déroulée à huis clos à la demande de la famille du lycéen blessé.
    Le mineur agressé, qui bien qu’âgé de 17 ans n’est jamais qualifié de ‘jeune’ dans la presse, a eu ‘plus de’ huit jours d'interruption totale de travail (ITT), selon cette presse-là ; Est-ce que «‘plus de’ huit jours » ça en fait 9 ou 15 ?
    La jeune victime souffre en effet de fractures aux côtes et d'un traumatisme crânien.
    On n’est pas ‘jeune’, si on est victime, mais seulement à deux conditions : agresseur et majeur. Ce jeune eût-il été un forcéné que des policiers auraient peiné à maîtriser, que n’eût-on écrit ?