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mercredi 3 juin 2015

La député du Parti Radical de Gauche, trop occupée pour siéger à l'Assemblée

Assidue, mais dans la tribune de Roland-Garros

L'élue de gauche préfère 
sécher les questions d'actualité au gouvernement pour aller à Roland-Garros

Tribune officielle pour députés 'bâcheurs
Ce n'est pas Roger-Gérard Schwartzenberg qui a pu signaler son absence. Le président du Parti radical de gauche (PRG) n'est pas lui-même un grand assidu et il n'a donc pas dû remarquer l'absence de sa voisine d'hémicycle, Dominique Orliac. Solidarité de groupe oblige ! Mais peut-être ne l'a-t-il  d'ailleurs pas beaucoup vue et, à 72 ans, a oublié jusqu'à son existence. La dame n'est que vice-présidente du parti. 

Le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, ne s'est pas préoccupé de cette disparition. 
L'absence de la députée du Lot (2007) Dominique Orliac (PRG) ne se remarque pas: pensez donc,  parmi treize membres du groupe ! Et c'est elle qui est médecin ophtalmologue, pas lui...
C'est dans cette optique qu'elle fait le choix du mandat unique: si Dominique Orliac a le don d'ubiquité, elle est pourtant cohérente en défendant le non-cumul des mandats.
En janvier 2014, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui a confié une mission auprès de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur: l’accessibilité des personnes handicapées dans le domaine électoral. A Roland-Garros, la députée était donc en mission ...

VOIR et ENTENDRE
combien la députée est passionnée de QAG:
Quand  sèche les questions d'actualité au gouvernement pour aller à Roland-Garros...

Cette élue de la majorité, ça tombe bien, souhaite réprimer les citoyens français 

Son groupe et elle veulent punir les citoyens français qui ont choisi de s’assurer ailleurs qu’aux régimes de sécurité sociale français: "Toute personne qui refuse délibérément de s’affilier ou persiste à ne pas engager les démarches en vue de son affiliation à un régime de sécurité sociale sera punie d’un emprisonnement de six mois et/ou d’une amende de 15.000 euros.

Alors la question est maintenant: quelle pénalité Bartolone envisage-t-il à l'encontre de cette tenante de la répression ? Va-t-il attendre que ses électeurs s'en charge ?

mercredi 26 février 2014

L'agressivité de Valls a bien conduit l'UMP au boycottage des questions au gouvernement

Le groupe UMP a séché la séance des questions au gouvernement ce mercredi

La majorité présidentielle fait le vide


Comme annoncé, les députés sont solidaires de leur collègue Claude Goasguen, agressé par un ministre de l'Intérieur hystérique mardi en plein hémicycle. La quasi-totalité des députés UMP avait alors quitté leurs bancs en signe de protestation en exigeant - en vain - des excuses.  Un socialiste ne demande jamais d'être excusé: il exprime éventuellement des ...regrets. Mais si le petit coq d'Evry ne sait pas se maîtriser, il n'a pas non plus le courage de reconnaître ses fautes.

Ce mercredi, l'UMP a mis sa menace à exécution: aucun de ses députés n'était présent dans l'hémicycle.
A l'origine de l'indignation du parti, une provocation du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, au député de Paris Claude Goasguen, sur son passé soi-disant d'"extrême droite".

Ce n'est pas en revanche une rumeur qui affirme que Lionel Jospin était trotskiste lambertiste et donc révolutionnaire quand il infiltra le Parti socialiste.

Comparaison
n'est pas raison
A gauche, les rangs étaient quelque peu clairsemésce mercredi, notamment chez les socialistes: une sorte de désaveu du comportement peu respectueux de Valls. L'UDI, comme les deux députés FN, étaient présents.

Devant un hémicycle à moitié vide, le président de l'Assemblée Claude Bartolone a déploré "la situation" et formé "le voeu qu'à la reprise, après les municipales, nous puissions siéger dans un climat plus apaisé". Car les députés se quittent pendant cinq semaines en raison d'une pause en vue des élections municipales. 

"Le gouvernement n'a pas l'intention de s'excuser"

Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, déplore de son côté les propos tenus par Claude Goasguen,





qui a établi une analogie entre la situation à Kiev, en Ukraine, et le saccage de la ville de Nantes, lors de la manifestation anti-aéroport Ayrault de Notre-Dame-des-Landes, le samedi 22 février, à l'initiative des altermondialistes, écologistes radicaux.

Pour Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, ce serait même plutôt à l'UMP de s'excuser.  La ministre trahit ainsi l'ulcération de son patron, le sombre totalitaire de Matignon, et celle de Manuel Valls, reconnus incapables d'assurer la sécurité aux Nantais, du fait d'une histoire commune du PS avec les groupes factieux d'extrême gauche.

Alors que l'exécutif pourchasse les manifestants anti-mariage homosexuel de la Manif pour Tous du seul fait qu'ils arborent un tee-shirt militant, et réclame de la justice des mandats de dépôt lors des comparutions immédiate et de la prison ferme, en revanche, les sectaires du gouvernement se satisfont de huit interpellations et de cinq condamnations pour "un millier" d'activistes d'extrême gauche, quand les forces de police sont prises à parti et blessées par des anarcho-révolutionnaires. Valls les stigmatise, les qualifiant d' "ultra gauche ", mais les laisse en liberté, avec le droit de récidiver.
A Paris, Bertrand Delanoë, le maire socialiste, avait réclamé des réparations aux organisateurs du rassemblement de la Manif pour Tous sur le Champs de Mars. Le maire de Nnates compte-t-il présenter la facture des dégâts commis contre sa ville? 
Le préfet de Nantes doit savoir à qui réclamer des dommages et intérêts puisqu'il a dû négocier les conditions de la manifestation avant d'accorder son autorisation...

"C'est complètement ridicule ce boycott des questions,"
 a estimé le freluquet François de Rugy, co-président du groupe EELV à l'Assemblée. Ce même Rugy prétend avec mauvaise foi  que "c'est le moment d'un débat libre et ouvert", alors que le Premier ministre répond en longueur aux questions de godillots socialistes flatteurs du pouvoir, dans le respect du règlement, mais en toute impudeur, privant l'opposition de temps de parole et de son droit démocratique d'expression.
"Il faut garder le sens de la mesure", estime le porte-parole du parti organisateur de la manifestation qui traumatise Nantes. "La droite et tel député ont le droit de s'estimer maltraités par tel ou tel ministre, mais quitter l'hémicycle, c'était du mauvais théâtre et de là à boycotter les questions..." De même qu'il ne finit pas sa phrase, on reste sans voix.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois
 qu'un groupe politique boycotte la séance des questions au gouvernement.
Les contestataires répondaient à
une incitation de Ayrault,
actuel Premier ministre de Hollande
Pour la troisième fois depuis 1974, date de création des questions au gouvernement, un groupe politique déserte l'hémicycle. Les premières fois, c'était entre le 21 janvier et le 3 février 2009. les socialistes initièrent la technique pour exiger des garanties sur leurs droits d'expression et d'amendements. 
En 2011, l'opposition socialo-communiste avaient prémédité de contrevenir au réglement de l'Assemblée, brandissant des pancartes.

mercredi 5 février 2014

Valls, ministre caractériel et brut de décoffrage

Un ministre de l'Intérieur qui ne maîtrise pas ses nerfs

C'est un 
Manuel Valls tendu qui croisa 
Pierre Lellouche


Un peu républicain,
mais très agressif...
député UMP de Paris et ancien ministre, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, mardi 4 février, peu avant la séance des Questions au gouvernement qui promettait  de "ne pas être calme", selon la presse, c'est-à-dire agitée.

Lançant la conversation, le député UMP évoqua l’entretien du  ministre de l’Intérieur, Manuel Valls au JDD, ce dimanche 2 février. Le ministre appelait à un " sursaut de la gauche" et se plaignait d'un climat politique comparable à "celui des "années 1930". Il exhortait même la "droite républicaine (...) à se démarquer clairement des mouvements qui n'acceptent pas la démocratie et les choix du Parlement", selon lui.  

Lellouche revint sur cette référence déplacée aussi bien qu'injuste aux années 30:
"Tu y es allé un peu fort dans ton interview, on n’est pas le 6 février 1934 !"
Mais l'allusion n'eut pas l'heur de plaire au personnage.

La réponse de Manuel Valls fut concise, mais verte : 

"Je t’emmerde !"

Interloqué, Pierre Lellouche riposte sur le même ton :
"La réciproque est vraie. Je t’emmerde aussi. On n’est pas le 6 février 1934."
Pierre Lellouche confirme la brutalité de l'échange et partage son indignation avec Europe 1 quelques heures plus tard:
"Jamais en vingt ans de politique on ne m’a parlé avec une telle violence.On ne parle pas comme ça à un député, à un ancien ministre !"
P. Lellouche observe un "raidissement idéologique inouï" au sein du gouvernement 
"Tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont des factieux, des fascistes, c’est intolérable."
Témoin de l'échange, un autre député UMP confirmel'intégralité de l'échange, parlant d'une "altercation virile", signe, selon lui "d’un mauvais climat politique".

L’entourage de Manuel Valls n’a pas souhaité communiquer, ni par mails, ni textos, ni DM (message privé sur Twitter).

La "république du respect" n'est pas au rendez-vous du changement socialiste.