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dimanche 21 juin 2015

Grenoble, Marseille: les trafiquants s'entre-tuent sous les yeux de B. Cazeneuve, ministre le plus populaire

Cazeneuve n'est-il soumis à aucune obligation de résultats ?

Les morts s'amoncellent,
Bille de clown
mais 51% des Français considèrent que le locataire de la Place Beauvau est un "bon ministre", selon un sondage Odoxa d'avril pour BFM Business et Challenges (groupe Le Nouvel Observateur, propriété de la triade socialiste Bergé-Niel-Pigasse)... Cazeneuve, second couteau de Valls, vaut-il mieux que son patron ? 

Marseille: deux morts par balles en moins de 24 heures
Un homme, connu des services de police, a été tué par balles samedi soir dans le centre-ville de Marseille après une discussion qui a dégénéré lors d'une discussion assez vive entre 2, voire 3 personnes. L'une d'entre elles a sorti une arme et a tiré à plusieurs reprises sur la victime, dans un quartier 'bourgeois' du 4e arrondissement de Marseille. Le ou les auteurs - semble-t-il à bord d'un scooter - ont agi à visage découvert.
La victime était "assez connue" des services de police avec "pas mal de mentions" à son casier judiciaire, mais n'était "pas forcément connue pour des stupéfiants", indique t-on au tribunal. Si l'hypothèse du règlement de comptes n'est pas exclue, elle n'est pas à ce stade privilégiée.

Il s'agit du deuxième homicide par balle en moins de 24 heures à Marseille. Dans la nuit de vendredi à samedi, un homme, blessé par balles dans une cité des quartiers nord de Marseille, est décédé peu après à l'hôpital où il avait été amené.

Valls était pourtant encore à Marseille le 29 mai, avec sa cour de neuf membres de son gouvernement, pour y concrétiser les engagements financiers de l'Etat, 1,6 milliard d'euros, notamment en faveur des transports publics à la charge du Conseil régional qui se trouve être... socialiste, et inaugurer un établissement privé confessionnel... musulman. La précédente venue du premier ministre à Marseille, le lundi 9 février, avait été entachée d'une fusillade.

A Grenoble, une nouvelle fusillade fait un mort de 19 ans, après deux autres

Jeudi soir, à quelques heures d'écart, deux fusillades à l'arme lourde avaient ébranlé le centre-ville de Grenoble (Isère) vers 18h30 aux abords d'une boucherie, près de la place Saint-Bruno, connue pour son trafic de drogue. Les tirs se sont propagés jusqu'à l'intérieur du commerce. "Un jeune de 23 ans était poursuivi à scooter, il s'est réfugié dans la boucherie" où il a reçu une balle dans chaque jambe, a expliqué le parquet. 
Des inconnus ont déposé deux blessés aux urgences du CHU de Grenoble vers 19 heures, dont un jeune homme dont des balles avaient traversé les jambes. 
Le blessé reste évasif sur l'identité de ses agresseurs, a déclaré le parquet, ajoutant que l'homme prétend ne pas savoir qui lui a tiré dessus.

Un peu plus tard dans la soirée, un groupe d'hommes armés jusqu'aux dents a fait irruption sur la place Saint-Bruno 
vers 22h30, une heure de forte fréquentation. Ils avaient au poing des fusils à pompe, des pistolets automatiques ou encore un fusil d'assaut de type Kalachnikov, rapporte le Dauphiné Libéré. "Ils ont tiré 15 à 20 coups de feu dans toutes les directions", indique le parquet.
Cette deuxième fusillade n'a fait qu'un blessé, un homme de 32 ans, atteint par une balle au mollet. "Il faisait partie d'un groupe de cinq hommes assis à une table", explique le parquet. Il semble que ce groupe était visé, mais l'intention des tireurs n'est pas encore connue des enquêteurs.

Samedi soir
, un jeune homme de 19 ans a été abattu au cours d'une fusillade. Elle a éclaté peu avant minuit sur une place de Saint-Martin-d'Hères, dans la banlieue de Grenoble (Isère). La victime se trouvait à l'arrière d'un scooter,, lorsque des échanges de tirs ont éclaté vers 23 h 30 sur cette place bondée au moment des faits, le blessant mortellement au cou.
Les circonstances de la fusillade restent à déterminer. "Il n'était pas connu pour des faits de délinquance habituels. Il y avait beaucoup de monde sur cette place mais il n'y a pas de témoin direct de la scène", précise le parquet de Grenoble. Dimanche matin, les enquêteurs de la police judiciaire de Grenoble procédaient toutefois à l'exploitation d'appels téléphoniques passés à la police peu après l'exécution. "Aucun lien ne peut pour l'heure être établi avec les fusillades de ces derniers jours", ajoute le parquet de Grenoble. 

La municipalité EELV réagit par de l'animation citoyenne
Samedi, dans un communiqué, le maire écologiste, Éric Piolle, a invité les Grenoblois à se réunir ce dimanche après-midi sur une place de la ville dans un "rassemblement pacifique et citoyen pour un espace public apaisé". Les élus condamnent la "privatisation sans réserve de l'espace public par des petits groupes d'individus violents et s'adonnant aux trafics".

Et Cazeneuve? Il est au  gouvernement le meilleur pour ne rien faire. 

lundi 30 juin 2014

Bac: le tripatouillage des notes est fonction des consignes ministérielles

Le tripatouillage n'est pas vraiment le fait des professeurs-correcteurs-examinateurs

Ce ne soit pas  le niveau des élèves que l’on évalue 
au baccalauréat
Le bac mène-t-il à une impasse?
E
n réalité, la note finale varie en fonction des rivalités entre établissements et d’une "obligation de résultat" au niveau national et global.

La faiblesse du pouvoir socialiste a fait du baccalauréat 2014 une zone de non-droit, une déshérence marquée par le changement de ...ministres à deux mois du début des épreuves: fuites en série, polémiques autour de sujets supposés trop difficiles pour le niveau réel des candidats, pétition inédite d’élèves… Tout a été tenté pour accréditer l'idée que le contrôle continu  serait une "avancée. Mais au-delà de ces embûches dressées sur le parcours, plus encore que l’an dernier, les media se sont livrés sur commande à un matraquage d'un système de notation supposé à géométrie variable pour cet examen national.

Le ministère a organisé le coulage du bac 2014 et obéré l'avenir 

Le ministère de l’Éducation nationale a embrayé sur la campagne de dénigrement en livrant son sentiment de bac+3 que les copies seraient appréciées avec malveillance, puisqu'il a assuré qu'elles seraient désormais notées avec "bienveillance". Dans le même temps et sous la pression populaire, les consignes officielles imposaient que l’épreuve de mathématiques du bac S (supposé faire émerger nos scientifiques de demain) serait notée sur… 24, tandis que les barèmes des exercices de physique-chimie au même bac S seraient relevés au vu de la difficulté de l’épreuve. En réalité, il semble que ce ne soit pas tant le niveau des élèves que l’on évalue. Mais que la note finale varie en fonction d’une "obligation de résultat" au niveau global.

Ordre supérieur de dissimuler le problème de niveau réél

A force de dire que le "niveau baisse" depuis de nombreuses décennies et que le bac est souvent considéré comme "bradé", mais assorti d'une orgie de mentions illusoires, le tripatouillage des notes n’est plus tabou, il devient même quasiment la norme. Il faut désormais atteindre le niveau espéré de réussite au baccalauréat: il n'est plus ambitionné d'évaluer un niveau qui permette de suivre une prépa ou même une première année de fac. Au lieu d’évaluer strictement les savoirs d’une classe d’âge, la notation est donc adaptée à l’objectif d'anesthésie de l'opinion en diplômant un pourcentage toujours plus élevé de candidats. Notre classement PISA de l'OCDE soulèvera la surprise des hypocrites qui décrieront des critères insupportables par no petits génies hexagonaux, mais aussi l'indignation des mêmes experts de l'éducation contre un système supérieur trop élitiste et inapproprié, singulièrement à l'encontre des nouveaux arrivants. Un effet boule-de-neige ravageur de la mauvaise foi à tous les degrés de la société, depuis le ministre qui "comprend" les plaignants en émettant des jugements démagogiques et irresponsables jusqu'aux parents qui délèguent.

Un pourcentage vertigineux de réussite
Hors sujet, dirait l’enseignant un peu rigoureux, désormais classé "vachard". 92 %, 93 %? Quel pourcentage vertigineux de réussite au baccalauréat général va-t-on atteindre pour cette édition 2014 quand certains candidats obtiennent des notes supérieures à 20? Cette formalité devient un bâclage lourd de conséquences tant économiques que psychologiques: elle fabrique des aigris et creuse le déficit de l'Education qui agonise depuis 40 ans, avec renfort de soins palliatifs, et va droit à une mort indigne. 
Le psycho-drame du bac n'est en fait qu'une comédie: pour la poursuite des études des élèves, tout se joue, avant même la publication des résultats, avec le fameux système "Admission post-bac", qui prévoit l'orientation et l'inscription du candidat avant qu'il n'ait reçu ce diplôme de fin d'études et fait rêver les 7% qui n'auront pas réussi à se faire récupérer à la note de 8 sur 20...

Quelle image donnons-nous, à nouveau, de notre système scolaire

après le précédent de la pétition lancée contre les sujets de mathématiques par quelques lycéens en colère ? D’autant que les collégiens, qui passaient la semaine dernière le brevet, se sont aussi plaints sur les réseaux sociaux d’un exercice trop difficile.

Benoît Hamon, ministre de l’Éducation nationale, a ouvert cette semaine un vaste chantier sur le système de notation qui devrait également concerner le baccalauréat. 
De son côté, surprise, un syndicat lycéen évoque une refonte du système, non pas à base de contrôle continu mais d’épreuves passées au fil de l’année. Ce qui mérite autant d'explication que la distinction hasardée par l'aventureux Hamon entre "grammaire" et "syntaxe" (lien PaSiDupes)! Mais si ça peut permettre des économies budgétaires, n'est-ce pas...

Avec juillet, les résultats de l’examen et les grandes vacances, les esprits vont bientôt se tourner vers la future rentrée scolaire et les effectifs d'enseignants. De nouvelles problématiques qui ne doivent pas occulter la nécessité de revenir à la raison sur un examen national emblématique. La question se pose plus que jamais de la valeur du diplôme du baccalauréat, alors que certains professionnels annoncent, à moyen terme, un taux de réussite de 100 %. 
Que l'étranger nous enviera: notre "exception culturelle" ! 
LOL

vendredi 28 mars 2014

Loi Florange ? Le Conseil constitutionnel censure la majorité présidentielle

Les "Sages" mettent le holà aux sanctions

Le Conseil constitutionnel a dit
halte aux "sanctions" de la loi qui obligeait les entreprises à rechercher un repreneur,
en cas de cession de site. 
Un coup dur de plus pour François Hollande, à trois jours des élections, mais un encouragement aux créateurs d'emplois.

Le gouvernement accumule les sanctions du Conseil constitutionnel … Jeudi, il a censuré l'essentiel de la loi "visant à reconquérir l'économie réelle", plus connue sous le vocable "PPL Florange", du nom du texte qui prétendait transposer la promesse présidentielle de François Hollande d'interdire les cessions de sites rentables. Un engagement pris après l'annonce de la fermeture des hauts fourneaux ArcelorMittal de Florange.
 
Cette décision soulage les entreprises, opposées de longue date au projet. 
Le MEDEF a d'ailleurs salué "une décision réaliste du Conseil constitutionnel". Mais elle déçoit l'aile gauche de la majorité. Édouard Martin, l'ancien meneur CFDT stérile de l'aciérie ArcelorMittal devenu tête de liste PS aux élections européennes dans la région Est, a ainsi éructé toute sa "colère".

Ce projet a eu, dès le départ, une connotation politique très forte. Elle trouve son inspiration dans la proposition numéro 35 du programme du candidat de la gauche, dans laquelle Hollande s'engageait à "dissuader les licenciements boursiers", vieille antienne de la gauche de la gauche, et surtout une réponse à la percée pendant la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Puis, lors d'une visite à Florange en février 2012, le futur président était revenu sur cette idée en promettant une loi qui obligerait une entreprise "ne voulant plus d'une unité de production et ne voulant pas non plus la céder" à la vendre.

Mais une fois la campagne bouclée, la nouvelle majorité s'est aperçue qu'une telle obligation serait censurée par le Conseil constitutionnel, pour atteinte au droit de propriété et à la liberté d'entreprendre. Elle s'est alors résignée à ce que l'obligation de résultat devienne une obligation de moyens: la "PPL Florange" contraint donc les entreprises voulant céder un site à rechercher un repreneur, et non pas à un trouver un. 

Ce recul avait, à l'époque, suscité l'ire du Front de gauche et des communistes, qui y ont vu un recul et n'ont pas voté le texte, entraînant son rejet en février par le Sénat . Quelques jours plus tard les godillots de l'Assemblée, où le PS a la majorité le votait comme un seul homme. Finalement la "PPL Florange", même édulcorée, a été retoquée. Un fiasco présidentiel de plus.

Raisonnement implacable

"Nous avions consulté le Conseil d'État pour nous assurer que notre texte serait recevable en plafonnant la pénalité à 2%" du chiffre d'affaires, s'est hier après-midi défendu sur Twitter l'ex-rapporteur du texte, le député
PS Jean-Marc Germain. Mais de nombreux avocats avaient prévu la censure.
 
Le raisonnement du Conseil constitutionnel est incontournable. La "PPL Florange"prévoyait que les représentants du personnel puissent saisir le Tribunal de commerce, s'ils estimaient que l'entreprise n'avait pas respecté l'obligation de chercher un repreneur ou qu'elle avait refusé une offre sérieuse. En outre, l'employeur ne pouvait refuser d'emblée une offre que lorsqu'il y avait "mise en péril de la poursuite de l'ensemble de l'activité de l'entreprise". Mais les Sages de la rue Montpensier ont jugé cette disposition, "interdit l'anticipation des difficultés économiques par l'entreprise" et "permet au juge de substituer son appréciation à celle du chef d'entreprise".

Si le juge estime que l'entreprise a écarté une offre sérieuse, la loi lui donnait le droit de prononcer des sanctions très lourdes, pouvant aller jusqu'à 20 fois le Smic par emploi supprimé, dans la limite de 2% du chiffre d'affaires. Pour le Conseil constitutionnel, de telles sanctions sont une atteinte au droit de propriété et à la liberté d'entreprendre. La raison? Les sanctions auraient contraint de facto des entreprises à céder leur site afin d'éviter une pénalité exorbitante. Les Sages ont donc censuré le dispositif d'offre sérieuse et de refus, ainsi que les mesures de sanction. "Ils ont ainsi vidé la PPL de sa substance car tout le dispositif reposait sur la peur des sanctions", enrage Déborah David, avocate associée chez Jeantet.

Attention toutefois aux effets collatéraux d'une telle décision. 
"L'obligation de rechercher un repreneur et d'informer les salariés demeurent, rappelle Malik Douaoui, avocat associé chez Taj. Les avocats des syndicats pourraient maintenant essayer d'obtenir des pénalités auprès des tribunaux de grande instance s'ils estiment que ce droit a été bafoué. 
Par ailleurs l'administration pourrait refuser de valider les plans sociaux qui leur seront présentés lors de la cession d'un site".