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jeudi 26 avril 2018

Education nationale : 4 circulaires Blanquer pour sauver nos écoliers du grand n'importe quoi

L'Education nationale publie 4 circulaires de"recommandations" aux enseignants

Les professeurs ne devraient plus pouvoir interpréter les textes comme les magistrats la loi

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Ministre en marche avant
L'Education nationale publie jeudi pour les enseignants de l'école primaire, quatre circulaires, qui détaillent des "recommandations" sur la meilleure manière d'inculquer les bases du calcul, de la lecture et de la grammaire, pour aider à "la réussite des élèves", indique, jeudi 26 avril, Jean-Michel Blanquer dans un entretien au journal Le Parisien, quotidien qui devient résolument porte-parole du gouvernement.

"L'idée n'est pas d'homogénéiser les pratiques, mais de créer une référence commune. Ce n'est pas la même chose" de Lille à Marseille, explique le ministre de l'Education nationale au journal. 
"Bien des manières de faire sont possibles pour les professeurs. Mais il y a un cadre et je crois que beaucoup d'enseignants l'attendaient. La liberté pédagogique n'a jamais été l'anarchisme pédagogique", affirme-t-il. 

"Ne nous trompons pas d'objectif : la liberté pédagogique est un moyen mais la finalité est la réussite de tous les élèves," a-t-il lancé.
Jean-Michel Blanquer assure avoir : "Une grande confiance dans l'action des professeurs. Ils recherchent par définition la réussite des élèves et ces textes vont les aider dans ce sens".

Le ministère apporte les moyens de la réussite de toutes et tous

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"Des milliers de livrets sur "l'apprentissage de la lecture au CP", de 130 pages chacun, sont partis du ministère pour toutes les écoles de France, rapporte également Le Parisien. 
Concernant la lecture, le ministre est ferme : "Entre quelque chose qui ne marche pas - la méthode globale - et quelque chose qui fonctionne - la syllabique - il ne peut y avoir de 'compromis' mixte. Ce sujet ne relève pas de l'opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C'est très clair".
Blanquer "recommande vivement l'existence d'un manuel pour tous les élèves, explicite, linéaire, clair".

Au sujet de la grammaire : "Fort heureusement dans la majorité des écoles, les pratiques des enseignants correspondent à nos recommandations. Mais ils y sont parvenus par tâtonnements. Désormais, il existe une référence", souligne-t-il.

Et le ministre de conclure : "Nous sommes en train de faire un pas vers le futur. Ce que nous proposons, ce ne sont pas les méthodes de la IIIe République. Ce sont celles du XXIe siècle, qui puisent au meilleur de la tradition et au meilleur de la modernité".


Blanquer ne craint pas les grèves 

Blanquer s'attendait à des "grèves limitées" dans les écoles jeudi 19 avril
Saint-Dié (Vosqges), le 18 avril 2018
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, s'est en effet déclaré confiant lundi que les réformes seront "bien comprises des professeurs"
Interrogé sur RTL sur l'ampleur de la mobilisation dans l'Education nationale jeudi, J.-M. Blanquer a répondu: "On ne peut jamais dire à l'avance ce genre de choses, mais je pense qu'elle ne sera pas trop forte parce qu'en ce moment, il y a une atmosphère de réforme à l'Education nationale, qui est en général bien comprise par les professeurs".
"Ils peuvent avoir des motifs d'insatisfaction qui, bien sûr, remontent à loin, mais la grande majorité d'entre eux comprend le sens des réformes que l'on fait", a-t-il ajouté.

"Normalement les grèves seront limitées", insiste-t-il. "Je pense qu'on n'a absolument pas besoin de grève pour se parler (...) Je n'ai pas besoin d'une grève pour comprendre les revendications (...) On n'a pas besoin de grève en France", a-t-il martelé.

Suite au mouvement des fonctionnaires du 22 mars, le syndicat communiste CGT et le trotskiste Solidaires avaient appelé à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle - de convergence des luttes - le jeudi 19 avril 2018 partout en France pour défendre leur avenir et leur pouvoir d'achat, rejoints par les cheminots (vidéo ci-dessous à Saint-Dié, où Macron a été copieusement hué et sifflé le 18 avril 2018)


ils s'étaient donné rendez-vous pour une manifestation nationale à Paris contre la réforme de la SNCF annoncée par le gouvernement, avant leur grève séquencée d'avril à juin. Voire juillet, si affinité de l'opinion et des usagers.

Prochaine mobilisation, le mardi 1er mai.

vendredi 25 juillet 2014

Les plus belles perles de Bilal Ribéry et autres socialistes exemplaires

Les pépites de Franck Ribéry valaient bien un livre scolaire

"Chaque année, je vieillis d'un an"
Cabossé ?
Aussi beau, tu meurs: "L'envie est réciproque de tout le monde". Non, Franck Ribery n'est pas spécialement surmené, mais bien dans son état normal et ses profondes pensées dignes d'une émission de télé-réalité offrent tant matière à réflexion qu'un livre compilant les plus "belles" citations du maître vient de voir le jour.

Il est des footballeurs 
qui sont connus pour  leur toucher de balle,  comme Zlatan Ibrahimović, ou comme Cristiano Ronaldo ou David Beckham, pour être des sexes symboles. D'autres se dégagent du lot pour une raison moins flatteuse. Et c'est le cas de Franck Ribery qui brille de tous les feux de ses pépites langagières...

Ribéry, c'est du lourd: de la tête et des jambes, il domine un lot pourtant relevé
Les stars de la Télé-réalité 5 ont porté haut le flambeau de la sottise ravie. Après le "Allô, non mais allô quoi ?" de Nabilla devenu culte, découvrez ce best-of des 15 phrases cultes des abrutis célèbres de la télévision démocratisée.


"Marie c'est une plante. Vanessa c'est une plante. Marie c'est une plante. Bientôt il y aura une forêt amazonienne dans la maison." Nabilla.

"C'est pas à moi d'être désolé, c'est Marie qui a fait les conséquences." Amélie.

"C'est la gifle qui fait déborder le vase." Aurélie.

"Elle est têtue comme un cochon." Thomas.

"Je suis en couple, je ne suis pas en prison." Samir.

"Là, c'est la guerre mondiale de 78." Nabilla.

"Entre Nabilla et moi, il y avait plein de MMS qui passaient." Sofiane.

"S'il pourrait devenir boucher ça m'arrangerait. J'ai 2-3 thons à lui filer."
Aurélie.

"Qui aime bien, charrie bien !" Amélie.

"Ils ont tous du talent. Ils sont tous issus de la télé-réalité." Fabrice.

"Elle m'a regardé avec ses grands cils de biche." Frédérique.

"La Corée est la capitale de quel pays ?"
Capucine.

"Un garçon et une fille dans un lit, je ne pense pas qu'ils fassent des parties de belote basque !"
Thomas.

"Mon meilleur ami sur le coup, c'était la rambarte." Amélie en parlant d'une rambarde.

"Le Quatar c'est avec un "K"." Nabilla (en faisant un petit bac avec la lettre K).

En bonus :
"Gaspilles pas ! Y a une poule qui s'est cassé le cul pour faire l'oeuf." Catherine.


Nous vous laissons le temps de l'assimilation...

Ribéry n'a rien à leur envier, dans la catégorie grammaire martyrisée

 
C'est l'auteur du livre "Aware !" (les phrases les plus dingues de Jean-Claude Van Damme) qui exploite ce nouveau filon, compilant les citations les plus énigmatiques et les constructions les plus complexes... que le joueur de foot français a livré aux philosophes et autres professeurs de la Sorbonne lors d'apparitions publiques. 

"Arrêtez de vous battez !"

"Je suis quelqu'un que j'aime beaucoup rigoler, que j'aime blaguer."

"Le match où ils ont joué, maintenant, y'a des joueurs qui sont sur le terrain qui z'étaient pas."

"Je voulais pas trop un peu galérer sur Boulogne."

"Chaque année, je vieillis d'un an."

"Je me sens énormément très bien avec ces joueurs."

"On sait qu'on va tomber face à une équipe qui va être regroupée je pense qui va jouer tous derrière."

"Je pense que ce soir ça été beaucoup meilleur."

"On dirait c'était comme si que y avait rien changé hier."

"J'espère que la routourne va vite tourner."

"Le Touquet, c'est toujours une ville que j'aime bien venir."

"On est des joueurs qu'on va vite avec le ballon."

"Je pense qu'on espère qu'on va gagner."

"Là, on est en train de rentrer dans un truc que tout le monde sont en train de s'foutre de nous, c'est-à-dire dans le Monde."


Bienvenue au club: le ministre de l'Education


Tremblez, Français bardés de diplômes universitaires. Voici que s'avance la perle des ministres de l'Education, Benoît Hamon, bac +3 promu par François Hollande: 
 
Le président socialiste se sent tout à coup moins isolé...


C'était bien le moment de vous confronter à
la subtile distinction introduite par Benoît Hamon entre syntaxe et grammaire...

lundi 30 juin 2014

Bac: le tripatouillage des notes est fonction des consignes ministérielles

Le tripatouillage n'est pas vraiment le fait des professeurs-correcteurs-examinateurs

Ce ne soit pas  le niveau des élèves que l’on évalue 
au baccalauréat
Le bac mène-t-il à une impasse?
E
n réalité, la note finale varie en fonction des rivalités entre établissements et d’une "obligation de résultat" au niveau national et global.

La faiblesse du pouvoir socialiste a fait du baccalauréat 2014 une zone de non-droit, une déshérence marquée par le changement de ...ministres à deux mois du début des épreuves: fuites en série, polémiques autour de sujets supposés trop difficiles pour le niveau réel des candidats, pétition inédite d’élèves… Tout a été tenté pour accréditer l'idée que le contrôle continu  serait une "avancée. Mais au-delà de ces embûches dressées sur le parcours, plus encore que l’an dernier, les media se sont livrés sur commande à un matraquage d'un système de notation supposé à géométrie variable pour cet examen national.

Le ministère a organisé le coulage du bac 2014 et obéré l'avenir 

Le ministère de l’Éducation nationale a embrayé sur la campagne de dénigrement en livrant son sentiment de bac+3 que les copies seraient appréciées avec malveillance, puisqu'il a assuré qu'elles seraient désormais notées avec "bienveillance". Dans le même temps et sous la pression populaire, les consignes officielles imposaient que l’épreuve de mathématiques du bac S (supposé faire émerger nos scientifiques de demain) serait notée sur… 24, tandis que les barèmes des exercices de physique-chimie au même bac S seraient relevés au vu de la difficulté de l’épreuve. En réalité, il semble que ce ne soit pas tant le niveau des élèves que l’on évalue. Mais que la note finale varie en fonction d’une "obligation de résultat" au niveau global.

Ordre supérieur de dissimuler le problème de niveau réél

A force de dire que le "niveau baisse" depuis de nombreuses décennies et que le bac est souvent considéré comme "bradé", mais assorti d'une orgie de mentions illusoires, le tripatouillage des notes n’est plus tabou, il devient même quasiment la norme. Il faut désormais atteindre le niveau espéré de réussite au baccalauréat: il n'est plus ambitionné d'évaluer un niveau qui permette de suivre une prépa ou même une première année de fac. Au lieu d’évaluer strictement les savoirs d’une classe d’âge, la notation est donc adaptée à l’objectif d'anesthésie de l'opinion en diplômant un pourcentage toujours plus élevé de candidats. Notre classement PISA de l'OCDE soulèvera la surprise des hypocrites qui décrieront des critères insupportables par no petits génies hexagonaux, mais aussi l'indignation des mêmes experts de l'éducation contre un système supérieur trop élitiste et inapproprié, singulièrement à l'encontre des nouveaux arrivants. Un effet boule-de-neige ravageur de la mauvaise foi à tous les degrés de la société, depuis le ministre qui "comprend" les plaignants en émettant des jugements démagogiques et irresponsables jusqu'aux parents qui délèguent.

Un pourcentage vertigineux de réussite
Hors sujet, dirait l’enseignant un peu rigoureux, désormais classé "vachard". 92 %, 93 %? Quel pourcentage vertigineux de réussite au baccalauréat général va-t-on atteindre pour cette édition 2014 quand certains candidats obtiennent des notes supérieures à 20? Cette formalité devient un bâclage lourd de conséquences tant économiques que psychologiques: elle fabrique des aigris et creuse le déficit de l'Education qui agonise depuis 40 ans, avec renfort de soins palliatifs, et va droit à une mort indigne. 
Le psycho-drame du bac n'est en fait qu'une comédie: pour la poursuite des études des élèves, tout se joue, avant même la publication des résultats, avec le fameux système "Admission post-bac", qui prévoit l'orientation et l'inscription du candidat avant qu'il n'ait reçu ce diplôme de fin d'études et fait rêver les 7% qui n'auront pas réussi à se faire récupérer à la note de 8 sur 20...

Quelle image donnons-nous, à nouveau, de notre système scolaire

après le précédent de la pétition lancée contre les sujets de mathématiques par quelques lycéens en colère ? D’autant que les collégiens, qui passaient la semaine dernière le brevet, se sont aussi plaints sur les réseaux sociaux d’un exercice trop difficile.

Benoît Hamon, ministre de l’Éducation nationale, a ouvert cette semaine un vaste chantier sur le système de notation qui devrait également concerner le baccalauréat. 
De son côté, surprise, un syndicat lycéen évoque une refonte du système, non pas à base de contrôle continu mais d’épreuves passées au fil de l’année. Ce qui mérite autant d'explication que la distinction hasardée par l'aventureux Hamon entre "grammaire" et "syntaxe" (lien PaSiDupes)! Mais si ça peut permettre des économies budgétaires, n'est-ce pas...

Avec juillet, les résultats de l’examen et les grandes vacances, les esprits vont bientôt se tourner vers la future rentrée scolaire et les effectifs d'enseignants. De nouvelles problématiques qui ne doivent pas occulter la nécessité de revenir à la raison sur un examen national emblématique. La question se pose plus que jamais de la valeur du diplôme du baccalauréat, alors que certains professionnels annoncent, à moyen terme, un taux de réussite de 100 %. 
Que l'étranger nous enviera: notre "exception culturelle" ! 
LOL