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mercredi 29 février 2012

Remake 2012 de l'"attentat" de l'Observatoire en "agression" du resto

Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg auraient été agressés

"Pulvar et Montebourg pris à partie par des individus d'extrême droite", titre Libération

La journaliste et le député PS auraient été pris à partie mardi 28 février par un groupe scandant des slogans anti-sémites.
La journaliste Audrey Pulvar et son compagnon, le député PS Arnaud Montebourg, avaient dîné en ville, car Nono ne sait pas cuire deux oeufs au plat et Pupu peut bien être fille de syndicaliste indépendentiste, elle aime la belle vie bourgeoise.


Ils auraient donc croisé des Français aussi "normaux" que Hollande, au AM Restaurant (chef nippon) à l'"angle du boulevard Murat et de la rue Molitor" à Auteuil, dans le XVIe arrondissement, ce que Libération ne juge pas utile de préciser: les "défavorisés pourraient les prendre pour des nantis...
Mais en fin de soirée, ces "individus", assez nombreux pour former une équipe de rugby, n'avait pas partagé un diner fin et scandaient des slogans favorables au FN qu'ils adressaient aux passants. Or, ceux-là, bien qu'ils soutiennent la cause pro-palestinienne, ont aussitôt vu quel parti, dans leur position et puisque la campagne présidentielle bat son plein, ils pouvaient tirer d'injures antisémites, selon un récit d'Audrey Pulvar sur Twitter, confirmé par son compagnon, Nono Montebourg.

Rien ne permet d'affirmer que le couple avait été identifié

"Rentrant à pied avec mon compagnon, nous avons été pris à partie par une quinzaine d'individus. Aux cris de la France aux Français et autres Le Pen président", raconte la journaliste sur son compte Twitter professionnel, - celui de son émission, le "6-7 France Inter".


"Agressés", puis "pris à partie", d'après Le Nouvel Observateur

"Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos", écrit-elle. "On sortait d'un resto, ils étaient devant un bar", précise-t-elle, ajoutant que ces individus ont aussi scandé "juden, juden, juden..." ("juifs" en allemand, NDLR) ou "Jean-Marie nous a donné la permission de minuit pour chasser les youpins de Paris". "Mme Le Pen, cautionnez-vous ?" écrit encore Audrey Pulvar, agressant nommément la candidate du Front national à la présidentielle.

La presse faiseuse de flans néglige l'incohérence des insultes

Nono Montebourg revendique son sang arabe et Mme Pulvar n'est pas, jusqu'à plus ample imformé, notoirement juive. En outre, et de surcoît, le PS embrasse largement la cause palestinienne.


Sur Twitter, d
es socialistes instrumentalisent les propos d'ivrognes


"Nous avons porté plainte. Bien sûr. Comment laisser (sans) suite de telles insultes ?", souligne la journaliste de France Inter.
Elle a précisé que l'incident avait duré "quelques minutes". "Je n'ai pas été blessée, mais je trouve cela effrayant que des gens se mettent à hurler dans la rue qu'ils vont chasser des youpins; cela fait froid dans le dos, d'autant qu'ils étaient jeunes", a-t-elle expliqué mercredi matin. Leurs parents ont la bénédiction de Mme Pulvar.
"Je confirme", avait indiqué auparavant Monsieur Pulvar, son compagnon Arnaud Montebourg. "Nous sommes ensemble [avec Audrey Pulvar] avec la police pour dépôt de plainte."



Ayrault attaque le FN, mais ne plaint pas le couple
Sur Twitter, le récit a rapidement suscité des réactions. "Inadmissible, ça prouve qu'il faut combattre sans relâche le FN qui tente d'avancer masqué, ce soir il montre son vrai visage", a posté le député PS Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée.

Sans preuves, Désir-'Hache' stigmatise le FN


"Solidarité totale avec A. Montebourg et A. Pulvar lâchement agressés. Le vrai visage hideux de l'extrême droite", a renchéri le numéro deux du PS Harlem Désir, ancien président de SOS Racisme.
Des réactions socialistes excessives qui jettent le doute sur l'identité des buveurs, mais confirment la détestation dont le PS est l'objet.


A noter que ni l'un ni l'autre socialiste ne condamne l'antisémitisme des insultes...



Les "individus" étaient-ils pour le couple de parfaits inconnus ?


L'appartenance de ces jeunes éméchés au FN n'est pas démontrée.
Quiconque ne supporte pas les socialistes, leur politique et leurs insultes peut adopter l'agression verbale à son tour et adopter une posture politique provocatrice.

A l'inverse, les Jumbo-Hamon et Désir-Hache ne craindraient pas de parler de "légitime défense".


Devoir de mémoire: l'"attentat" de l'Observatoire
Cette lamentable affaire paraît gonflée à bloc.


Elle évoque surtout un coup monté par François Mitterrand
Le soi-disant "attentat" dit des Jardins de l'Observatoire aurait été mené contre François Mitterrand en 1959 et ouvrit une controverse politique et juridique, François Mitterrand ayant été suspecté d'avoir lui-même commandité l'attentat dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique.


C'était dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, après avoir dîné à la brasserie Lipp et François Mitterrand, ancien ministre de la IVe République, était sénateur de la Nièvre: sa voiture est alors criblée de 7 balles; aucune victime ne fut à déplorer.
La guerre d'Algérie était à son comble. On pensait trouver les coupables parmi les partisans de l'Algérie française... Le 21 octobre, le journal Rivarol publie un témoignage de Robert Pesquet, ancien résistant, ancien député gaulliste, proche de l'extrême droite, qui déclare qu'il est l'auteur de ce qui serait un faux attentat, et qui aurait été commandité par François Mitterrand en personne, dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique au détriment de Mendès France et de provoquer des perquisitions dans les milieux d'extrême droite.
En 1965, Pesquet prétendit que l'attentat a été commandité par l'extrême droite, plus particulièrement par Tixier-Vignancour et son directeur de campagne Jean-Marie Le Pen.

lundi 27 février 2012

Escalade des injures socialistes: Najat Vallaud-BelKacem dévisse

Les propos 'trash' de Najat Vallaud-Belkacem (PS) indignent l'UMP

Les socialistes de la diversité radicalisent la campagne présidentielle

Chercheraient-ils à grossir les rangs de l'extrême droite qu'ils ne s'y prendraient pas autrement

Après l'agression verbale perpétrée par Serge Letchimy, Najat Vallaud-Belkacem fait à son tour de la provocation.

Plusieurs responsables de l'UMP se sont indignés dimanche d'"une succession d'injures plus abominables les unes que les autres" proférées, "selon eux" (sic !!) par l'une des porte-parole de François Hollande.

La députée socialiste Najat Vallaud-Belkacem dépasse les bornes et verse dans le 'trash'

Selon elle, "le Nicolas Sarkozy qu'on cherche à vendre aux Français est un faux, une contrefaçon, un produit de contrebande imaginé par des cerveaux d'extrême droite et revendu par des valets sans morale (...)".


Mais l'agence de presse française occulte certaines informations
Car l'élue socialiste de la diversité arrose large. La bi-nationale franco-marocaine s'en prend aussi à Xavier Bertrand, en le stigmatisant parmi les "valets sans morale".
Mais l'A*P tente de ne pas aggraver le cas de celle que l'on présente parfois comme une espionne du roi du Maroc
en France.
Lien PaSiDupes relatif à cette sujette royale : "Najat Belkacem, l’espionne du roi qui se rêve à l’Elysée "

Les auto-censures de la presse vertueuse (qui se dit "insolente") servent le PS, mais en manquant à leur devoir d'information, trahissent leurs lecteurs et nuisent à la vérité dont les électeurs auraient besoin. La complicité des media rend possibles les injures socialistes. Mélenchon est villipendé pour ses excès, mais ceux de la bande à Hollande sont banalisées, voire justifiés et, dans cette situation, les indignés sont des 'snipers'...

Le PS se maintient dans l'invective injurieuse et la provocation

"Les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem sont une succession d'injures plus abominables les unes que les autres et indignes du débat démocratique", a dénoncé le député UMP Franck Riester, qui y voit "une étape supplémentaire dans l'antisarkozysme érigé en stratégie politique" et qui, pour avoir exprimé son indignation, est traité de "sniper" par les journalistes impartiaux de l'A*P, agence de presse française, semi-gouvernementale: en 1991, la part de l'État revint pour la première fois à moins de 50%.
Le député-maire de Coulommiers (Seine-et-Marne) déplore que l'équipe de campagne de François Hollande perd manifestement son sang-froid, car elle se rend compte que les Français découvrent petit à petit l'imposture, la vacuité des propositions et le double langage continuel du candidat socialiste".

Pour sa part, Guillaume Peltier, secrétaire national de l'UMP, a jugé que "par ce communiqué, le PS prouve en tout cas sa volonté de faire de la campagne un concours d'anti-sarkozysme primaire
".
"A ce jeu-là, la porte-parole de François Hollande obtient le césar de l'insulte la plus basse avec cette phrase : 'le Nicolas Sarkozy qu'on cherche à vendre aux Français est (...) un produit de contrebande imaginé par des cerveaux d'extrême-droite et revendu par des valets sans morale'".

Selon G. Peltier, "le PS semble perdre pied et tente de masquer l'archaïsme de ses propositions par le choix d'une campagne de rejet et d'outrance sur les personnes". "Les attaques personnelles dont il se délecte depuis cinq ans maintenant sont insupportables et affaiblissent le pacte républicain", ajoute le responsable UMP.

Enfin, Bruno Beschizza, secrétaire national du parti présidentiel, a dénoncé "les propos calomnieux tenus par Najat Vallaud-Belkacem quand elle utilise les termes 'abus de confiance' ou 'escroquerie' au sujet de la proposition de Nicolas Sarkozy de baisser les cotisations salariales pour 7 millions de travailleurs modestes".

Dans un communiqué, le responsable UMP "stigmatise", selon l'A*P, mais s'indigne légitimement, selon les autres, de "la portée des termes judiciaires qu'elle a utilisés... plus en rapport avec les affaires pénales en cours qui secouent les fédérations PS de Marseille, du Pas-de-Calais ou de l'Hérault et les nombreuses mises en examen des responsables socialistes".


Les éléphants socialistes doivent assumer leurs bassesses

F. Riester demande à François Hollande de "se désolidariser de sa porte-parole ou d'assumer publiquement cette attaque inadmissible, ce qui serait gravissime".

Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, ne peut faire le sourd aux propos de sa 5e adjointe , d'autant qu'il lui a donné la charge de la ...jeunesse !

La Ch'tite Brochen-Aubry , qui a donné le ton en lançant les premières insultes caractérisées et orchestré la campagne d'invectives, aurait pu inspirer la délinquante. Elle ne peut donc plus échapper dignement au désaveu de la jeune membre du Bureau national du PS.

La presse pro-socialiste fabrique des électeurs lepénistes et au mieux des abstentionnistes dégoûtés des ordures de la politique.

mercredi 27 juillet 2011

L'effet d'aubaine de la tragédie norvégienne sur les pro-musulmans


Islamique, le terrorisme serait-il défendable et opposable au chrétien ?




Outre les quatre explosions qui ont touché les usagers des transports publics de Londres, le 7 juillet 2005, New York City (ci-contre)avait été la cible d'attentats, le 11 septembre 2001, par des membres du réseau djihadiste islamiste Al-Qaida



Manipulations médiatiques et récupération politique du drame norvégien

Publié le 25 juillet 2011 par Gérard Brazon (article du nº 209 de Riposte Laïque)

Un Norvégien pète les plombs, il fait exploser une bombe par ici, tire à vue par là. Il fait les grands titres des journaux et ouvre les JT des 20h. C’est l’horreur, ce sont des dizaines de morts, des dizaines de familles en deuil. Ce ne peut-être que l’œuvre d’un dérangé !

Il est blond, norvégien de souche disent les médias, chrétien fondamentaliste et… sûrement d’extrême droite ! Bingo pour nos biens pensants. Ils tiennent le malade de service. De cette individualité, ils n’hésitent pas une seconde ! C’est la montée de l’extrême droite dans les pays du Nord. Horreur et damnation.


Vague d'attentats contre des chrétiens
ci-contre, en Egypte en janvier 2011
et à Bagdad en novembre 2010
lien lexpress.fr


On assassine des chrétiens partout dans le monde et nous avons, de la part des médias un grand silence. Nul reportage sur les intégristes musulmans, sur les fondamentalistes musulmans, nul discours sur le fascisme islamique, pas un mot sur les discours de rejets des chrétiens, la volonté de tuer du juif.

Les attentats-suicides des ambassades américaines en Afrique de 1998 se déroulèrent le7 août 1998 à Nairobi (Kenya), et à Dar es Salaam (Tanzanie), visant les ambassades américaines, du fait de membres locaux d'al-Qaida, à l'instigation du terroriste islamiste Oussama Ben Laden


Grand silence sur les exécutions capitales au nom de l’idéologie islamique, décapitations publiques, mains coupées, pendaisons, lapidations. Aucun reportage sur les hurlements des victimes, les pleurs des femmes à qui l’on passe la corde, l’effroi dans le regard de l’homme a qui l’on coupe la main. Pas de journaliste, pas d’ouvertures des JT du 20 heures. Combien de victimes ? Qui s’en soucie en France ? Personne et sûrement pas les journalistes qui ont depuis hier, un os à ronger. Un os blond et de souche. Bon, il est norvégien [comme Eva Joly, la candidate réduite au silence des altermondialistes], mais c’est mieux que rien.

Lien video LCI consacrée aux attentats d'Irak contre des Chrétiens

Alors il y a 98 morts. 98 personnes qui ne demandaient qu’à vivre. Des centaines d’autres qui furent terrorisées. Que retiennent nos journalistes français ? Que c’est un fondamentaliste chrétien ! Il a 32 ans. Alors, il est probablement d’extrême droite [amalgame honteux mais efficace] même si le coupable affirme détester les nazis, les fascistes, les musulmans. [Et déclare condamner le gouvernement socialiste qui favorise l'imigration musulmanne - 10% de la population - au risque d'exacerbation des peurs primaires dans la population] Mais comment en France, pays des libertés et singulièrement celle de la libre expression façon socialiste, peut-on laisser échapper une telle nouvelle, c’est presque une providence.


Après l'attentat du 11 septembre 2001
Ground Zero


En conséquence, préparons-nous à assister à des débats ou l’on nous refera les sempiternels rapprochements sur fond « d’époque nauséabonde », d’histoire sombre de notre pays. On entendra les mêmes « antiracistes et autres intello de couloirs des officines droits-de-l’hommistes» nous parler des fâchos et sûrement, nous aurons droit à des allusions sur les « fâchistes français », ceux qui sont intolérants, comprenez bien sûr, les salauds d’islamophobes, les racistes franchouillards, les beaufs, ceux qui refusent l’immigration de repeuplement et la perte de l’idée de la nation. Certes, nous serons loin des attaques mortelles de ce malade norvégien dont on ignore encore les raisons. Mais qu’importe, c’est un os magnifique. Un blanc de souche, même norvégien, qui fut il y a quelques années membre du Parti du progrès, un parti de la droite nationale norvégienne. C’est trop beau pour nos biens pensants et autres bobos-gauchos. Ils vont ronger l’os jusqu’à la moelle, jusqu’au dégoût de la politique.
Gérard Brazon

lundi 25 juillet 2011

En négligeant la majorité silencieuse, les gouvernements provoquent suicides et carnages


Les populismes sont des cris d'alarme


Les responsables politiques méprisent la souffrance des autochtones
A force de rester sourds aux sans emploi ou sans abris de souche, les déshérités de la vie, mais aussi ceux et celles qui craignent de basculer dans le marasme, se sentent oubliés. La démagogie des acteurs soumis à élection conduit les plus fragiles et les plus inquiets au désespoir ou à la colère et donc à des actes extrêmes isolés ou collectifs.

Le carnage commis en Norvège (ci-contre)par Anders Behring Breivik en juillet 2011 n'est qu'un des exemples tragiques du sentiment de vulnérabilté des Européens.
Evoquons pour mémoire la tentative d’assassinat perpétrée par M. Brunerie à l’encontre du Président de la République le 14 juillet 2002.
Mais les candidats socialistes en campagne de la primaire s'en saisissent pour exprimer leurs beaux sentiments humanistes et leur empathie prête à l'emploi. En France, tandis que la Norvégienne Eva Joly se mure dans le silence, François Hollande ou encore Manuel Valls, et le MRAP, dont c'est la raison d'être, pointent la responsabilité des discours islamophobes de l'extrême droite.
Mais en mars 2010, en Grèce socialiste au bord de la faillite, c'est un groupuscule d'extrême gauche grec, les " Cellules de la conspiration du feu ", qui revendiqua trois attentats anarchistes à la bombe commis à Athènes. Tous les extrémismes - de gauche comme de droite - sont condamnables mais, si tous ne sont pas inspirés par une islamophobie obsessionnelle, instrumentalisable, sans honte par la gauche, tous sont suscité par un mal être profond que les bien-pensants occultent.
Le Nouvel Observateur propose un répertoire des "principaux carnages meurtriers dans le monde" (lien)

Mais les populismes se développent dans les pays riches qui ont tout à perdre de l'immigration incontrôlée menaçant leurs équilibres sociaux. Les irresponsables seulement soucieux de leur image contribuent par leurs discours vertueux à l'exaspération des masses et des plus conscients. Les pointer du doigt constitue une provocation.



Pêle-mêle de littérature
dite 'facho'...
Libération est allé chercher un certain Nicolas Lebourg, historien politiquement correct et spécialiste à oeillères de l'extrême droite, qui assure que sa mise en accusation est justifiée.
Ce jeune attaché temporaire d'Enseignement et de Recherche à l'Université de Perpignan,est aussi chercheur associé au Centre de Recherches Historiques sur les Sociétés Méditerranéennes (CRHiSM): il est sur orbite pour être co-opté par ses pairs dans le sens de l'Histoire. Avec lui, Libération et l'Université se rabattent sur la génération qui parle du fascisme sans l'avoir vécu, mais, à n'en pas douter, les ouvrages universitaires du Sne-Sup l'ont durablement formaté.
A titre indicatif, le jeune homme fut chargé de recherches auprès du Musée-Mémorial du Camp de Rivesaltes (Président du Conseil Scientifique : Denis Peschanski directeur de recherche au CNRS et secrétaire de la section du PS de Bourg-la-Reine; Président d'Honneur: Robert Badinter, PS)
Mais les choses ne sont pas si simples, car Peschanski est un intellectuel juif européen dont Leïla Shahid, la déléguée générale de la Palestine auprès de l’U.E. a déclaré, sur le site Nouvelobs.com « A travers JCall il y a un interlocuteur pour les Palestiniens » (4 mai 2010): l'universitaire est impliqué comme signataire de JCall,European Jewish Call for Reason , « Des Juifs américains contre la droite israélienne ».

A-t-on raison de pointer du doigt les discours de l'extrême droite?

Oui bien sûr, mais il ne faut pas se contenter de pointer les populismes. Depuis dix ans, on laisse le discours islamophobe devenir légitime. On l'entend aujourd'hui sur les grandes chaînes de télévision. C'est trop facile de ne pointer que les radicaux. En France, le discours de l'extrême droite radicale n'est que la caricature de celui entendu à l'extrême droite traditionnelle, à l'UMP, ou dans une partie des intellectuels de la gauche laïque.
La terminologie utilisée en France évoque sans cesse, à des degrés divers, l'invasion, la colonisation, etc. A partir du moment où on suggère sans arrêt aux gens qu'ils sont envahis, il est logique qu'au bout d'un moment, cela arme certaines personnes. C'est une idéologie de masse qui imprègne lentement la société.

Depuis quand se développent, en France, les discours islamophobes?

L'argumentaire islamophobe est né à la marge, dans l'extrême droite radicale, et s'est diffusé dans la société française. Les guerres en ex-Yougoslavie vont marquer un tournant, avec les premières diffusions de l'idée que l'Europe est en cours d'islamisation. Y compris dans les hauts rangs de l'état-major français et dans une partie de la gauche laïque circulait l'idée que la Serbie était, au Kosovo, en train de défendre l'Europe contre l'islamisation.

Comment analyser la réaction de l'extrême droite française?

En toute logique, l'extrême droite classique - qui exècre la violence et est favorable à la peine de mort pour les terroristes - ne peut que se sentir sincèrement gênée par cet acte. Ce sont les radicaux à l'intérieur même de l'extrême droite qui se frottent les mains.

Faut-il redouter une violence d'extrême droite, en France?

Faire sauter une voiture pleine de nitrate d'ammonium, comme l'a fait Anders Behring Breivik en Norvège, il n'y a rien de plus facile. Un enfant pourrait le faire. Après, on est un peu protégés en France dans le sens où la violence politique n'a aucun appui social, elle est déligitimée depuis plus de trente ans. Certains groupuscules avaient essayé de faire quelques actions au début des années 2000, sans succès.


Libération ne manquera sans doute pas d'interroger maintenant un expert sur les causes objectives des coups de sang dans la population, dont l'islamisation de l'Europe n'est qu'un des resorts.

Puisse le quotidien de gauche se mettre à l'écoute, plutôt que du microcosme et l'EHESS, des Français d'ici et de leur demande de sauvegarde des emplois, des logements et du systême de protection sociale, et aussi de la maîtrise des dépenses publiques, plutôt que sur les sentiments généreux qu'il inspire aux laïcs amateurs d'exotisme et de brassage des religions et des peuples. Tout le monde n'est pas prêt de constater dans sa vie de tous les jours que c'est un plus pour régler tous leurs problèmes, à commencer par surmonter la crise.

Puissions-nous donc éviter un massacre, résultat de l'autisme des bien-pensants de la presse et de la gauche pourtant tellement sensibles à la misère humaine. Celle des gens venus d'ailleurs est pour eux plus porteuse que tout autre !...
A moins que le PS ne cherche qu'à renforcer Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ?

dimanche 22 juillet 2007

Bové, plus radical qu’écologiste

L’extrêmisme sert-il la cause environnementale ?

Le meneur altermondialiste José Bové, condamné le 15 novembre 2005 à Toulouse à quatre mois de prison pour un arrachage de maïs transgénique en juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne), a annoncé mercredi à Millau qu'il attendait une convocation du juge d'application des peines, à laquelle il a affirmé ne pas vouloir se soustraire. Cette condamnation a été confirmée le 7 février dernier par la cour de cassation.

Le procureur général de Toulouse a transféré la semaine dernière au procureur général de Montpellier le dossier, qui doit être ensuite transmis à une juge d'application des peines (JAP) de Millau, ville près de laquelle réside José Bové, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

Content de lui, le provocateur José Bové a déclaré: " Je ne fuis pas mes responsabilités, j'assume mes actes, j'attends que le procureur me convoque"rappelant qu'il avait déjà été plusieurs fois condamné et emprisonné ". Un bon exemple de don de sa personne! Mais est-ce pour la bonne cause?

Perdant quelque peu de vue ses prétendues motivations écolos, mais confirmant sa recherche de déstabilisation, il a en effet estimé : "On voit bien que le gouvernement est embarrassé", qualifiant de "politiques" sa condamnation et les poursuites judiciaires à son encontre. "Le président de la République doit y réfléchir à deux fois. Si je devais être incarcéré, ce serait une façon de sortir de l'état de grâce", a-t-il ajouté, indiquant qu'il était "prêt à débattre" avec Nicolas Sarkozy, à la condition préalable d'un moratoire sur les OGM. Les conditions préalables sont une curieuse manière d’engager le débat !

Sa mission d’agitateur politique est claire. "Comment envisager un Grenelle de l'environnement avec quelqu'un qui serait emprisonné pour avoir défendu l'environnement ?", a-il encore interrogé, alors que personne ne se soucie plus de lui. Mortifié, José Bové relance sa campagne de pub en précisant qu'il n'acceptera aucun aménagement de peine, tel le port d'un bracelet électronique. "Pas question de porter un bracelet électronique! Je ne suis pas un animal rare qu'il faut baguer pour voir où il va", a-t-il lancé. Il entretient son image que son retentissant échec à la présidentielle à largement écornée : elle est aussi jaunie que sa moustache couleur queue de vache…

L'ancien leader syndical que personne n’interroge fait les questions et les réponses. Il s'est également déclaré hostile à "demander une grâce".

Il s'est dit par ailleurs prêt à participer à de nouvelles actions de faucheurs volontaires, dont certains responsables étaient à ses côtés. Car il agit en bande organisée. La porte-parole de la Coordination des Faucheurs volontaires, Christine Thelen, a d’ailleurs renchérit : "C'est certain, on retrouvera cet été les faucheurs volontaires dans les champs". Les actions illégales seraient-elles exclues du champ de la préméditation et seuls les crimes des gens du peuple seraient-ils susceptibles d’une aggravation de peine … Bové et ses acolytes se situent au-dessus des lois et les électeurs démocrates n’ont pas voulu de çà : ils lui ont exprimé leur désaccord aux privilèges illégaux.

Les poursuites engagées contre lui sont certes un moyen de personnaliser la chienlit, d’entretenir sa réputation de zorro vert. Le vert est usurpé et le rouge ou le noir, voire les deux, correspondraient beaucoup mieux à la réalité. Le leader altermondialiste craint de se faire oublier et rappelle à ceux qui l’auraient fauché de leur mémoire qu’il existe toujours et qu’il doit de nouveau être convoqué en septembre devant le tribunal correctionnel de Carcassonne (Aude) et début octobre devant celui de Toulouse pour répondre d'actions anti-OGM auxquelles il a participé. « J’y étais ; c’était bien moi ! » clame-t-il. Existe-t-il encore des naïfs pour croire encore qu’il est victime du pouvoir ? En fait, une victime consentante qui sollicite et revendique sa victimisation ! Encore du masochisme politique et du travail pour les psychiâtres…

La sincérité du meneur extrêmiste de gauche dans sa protection hyper-médiatisée de l’environnement est singulièrement douteuse : elle reste à établir. Ne s’agirait-il pas plutôt d’un cheval de bataille, plus porteur que d’autres, utilisé par l’extrême gauche pour entretenir la contestation et un état de lutte permanente contre les instances républicaines ? Pour Bové, l’environnement n'est qu'un créneau de subversion. Avec des méthodes radicales, il sert la cause trotskiste plutôt qu’environnementale.