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mardi 7 novembre 2017

Grèce: un groupe d'extrême-gauche tire sur le siège du PS à Athènes

Attaque révolutionnaire par des anarchistes

La police grecque a imputé à un groupe d'extrême gauche

Ce lundi, des tirs à la Kalachnikov ont visé le siège du parti socialiste Pasok à Athènes, apprend-on ce mardi.  La brigade antiterroriste grecque en charge de l'enquête sur cet attentat, qui n'a pas fait de blessés, a désigné comme responsable le groupe "Organisation d'autodéfense révolutionnaire", apparu en juillet 2014 en revendiquant des tirs contre l'ambassade du Mexique à Athènes.

Le fusil d'assaut AK-47 de fabrication soviétique avec lequel un inconnu a tiré lundi soir contre les policiers en faction devant le Pasok est le même que celui utilisé contre l'ambassade du Mexique, en juillet 2014, date de l'apparition de ce groupe, a précisé la police. 
Il a aussi servi à deux autres fusillades contre le siège du Pasok, en mai 2014 et janvier 2017.

Ils ont déjà revendiqué plusieurs attaques, dont une contre l'ambassade de France.

Résultat de recherche d'images pour "Organisation d'autodéfense révolutionnaire"
Se désignant comme "révolutionnaire", il avait aussi signé en novembre 2016 un attentat à la grenade contre l'ambassade de France à Athènes, par deux activistes inconnus circulant à l’aube à moto. Ils avaient légèrement blessé aux jambes le policier grec en faction.

Cette organisation  expliqua alors avoir voulu frapper un Etat "en première ligne dans la guerre capitaliste". Son texte mentionnait notamment la mort du militant écologiste, Rémi Fraisse, lors d’une intervention de gendarmes en octobre 2014 à Sivens, dans le sud-ouest de la France, l’évacuation récente du campement de migrants de Calais, dans le Nord 
Résultat de recherche d'images
et la poursuite de l’emprisonnement du terroriste communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, qui purge depuis 1987 une peine de détention à perpétuité en France pour complicité d’assassinats. Il milita dans les rangs du Parti social nationaliste syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite, dès 1971, le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).

On notera que, pour complicité d'assassinat,
Abdelkhader Merah est traité avec bienveillance (20 ans) par les juges français.

Au pouvoir pendant des décennies, avant d'être rejeté dans l'opposition, laminé par la crise de la dette déclenchée en Grèce en 2010, le Pasok, troisième force parlementaire du pays, a été visé alors qu'il prépare des primaires pour se doter d'une nouvelle direction.

Outre les tirs, son siège, situé dans le quartier contestataire d'Exarchia est régulièrement la cible d'attaques au cocktail Molotov imputées à la mouvance anarchiste.

lundi 13 juillet 2015

Défilé du 14-Juillet: l'invitation du président mexicain dérange les démocrates

Hollande n'a pas trouvé mieux pour l'accompagner ?

Hollande s'affiche avec un tortionnaire dirigeant un pays corrompu
 
Le président Hollande avait rendu publique son invitation en avril 2014, lors de sa visite d’Etat au Mexique, un premier faux pasTous les ans, un pays est l’invité d’honneur du 14-Juillet, la Fête nationale française.  Cette année c’est Enrique Peña Nieto, président constitutionnel du Mexique, et son armée, qui participeront au défilé. Ce qui est bien loin de plaire à tout le monde.

Ce sera aux forces armées mexicaines de défiler en premier, même si cette année les commémorations se feront en l’honneur des 7.000 militaires français mobilisés de façon permanente pendant les attentats de janvier et des opérations extérieures (Barhane au Mali, Sangaris en Centrafrique et Chammal en Irak).

Des actes qui "ne peuvent rester impunis"

Néanmoins, la participation du Mexique a cette célébration n’est pas du goût de tous : l’association chrétienne Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) et la peine de mort, regroupant protestants, catholiques et orthodoxes, soutenue par Amnesty International France (AIF) et le Collectif Paris-Ayotzinapa, a publié un communiqué où ils appellent "le président Hollande à placer les Droits de l’homme au cœur de sa rencontre avec Enrique Peña Nieto ". Ils évoquent de "très nombreuses victimes de torture et de disparition forcée ces dernières années", "faits graves qui engagent la responsabilité du président mexicain". Ces associations cherchent à interpeller François Hollande pour qu’il "fasse respecter les droits de l’homme au Mexique et dans l’enquête concernant les 43 étudiants disparus le 26 septembre 2014".

Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, souligne que "les disparitions forcées, la torture et les détentions arbitraires constituent des pratiques répandues parmi les forces de sécurité et de police mexicaines. François Hollande doit rappeler à son invité que ces actes ne peuvent rester impunis, alors que la France célébrera sa fête nationale." 
Entre 2010 et fin 2013, la Commission nationale des droits de l’homme mexicaine a reçu plus de 7.000 plaintes pour torture et autres mauvais traitements. De plus, le Mexique comptabilise 46.000 disparus depuis quatre ans.

Une pétition contre cette invitation a également été remise à l’Elysée par cle Collectif Paris-Ayotzinapa, après la visite des proches des 43 disparus. Plusieurs associations, collectifs, universitaires, artistes et figures politiques du Mexique, de France, dont José Bové, et d’autres pays dénoncent la présence de cet invité d’honneur. 
Requête compliquée au regard des relations entre la France et le Mexique : en 2014, les échanges commerciaux entre Paris et Mexico avaient marqué un record de 4,2 milliards d’euros et la gendarmerie française a participé l’année dernière à la formation d’un corps de gendarmerie mexicaine.

L'homme est dirigeant du Parti Révolutionnaire Institutionnel, l'une des principales forces politiques du Mexique et...membre  de plein droit de l'Internationale socialiste.

Après Paris, Marseille

La présence du président mexicain se déroulera sur plusieurs jours: François Hollande se rendra également à Marseille le mercredi 15, pour accompagner Enrique Peña Nieto et sa femme. Les opposants et les militants des droits de l'Homme seront tenus à distance pour la visite de la chaîne de montage des Super Puma d’Airbus Helicopters, Survol du Parc national des Calanques en hélicoptère, visite du navire école Le Cuauhtémoc, oblitération des timbres des Postes mexicaine et française célébrant le souvenir de Gilberto Bosques au MuCem et dîner officiel. Les deux pays avaient déjà discuté d’un achat éventuel d’une dizaine d’hélicoptères ce qui avait entraîné la construction d’une usine d’assemblage d’Airbus de 12.000m² dans l’état du Queretaro.

A cause de Vigipirate, le défilé du 14 juillet sera raccourci
Comme le veut la tradition, après les honneurs rendus au Président de la République et l’animation d’ouverture, le défilé débutera par un show aérien par l’Armée de l’air, suivi du défilé des troupes à pieds, qui rassemblera près de 3.750 participants. 241 chevaux de la Garde républicaine clôtureront le défilé. La cérémonie sera toutefois amputée de près de 300 hommes et d’un quart des véhicules. Un défilé " réduit, mais pas au rabais," assure le général Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris.

samedi 14 avril 2012

Hollande à la faute: il interfère dans l'affaire Cassez

L'entourage de Florence Cassez condamne son envoi d'un émissaire au Mexique


Couac: l'impatient candidat Hollande cherche à récupérer la prisonnière


Un ancien ministre socialiste, Michel Vauzelle, se prête à sa manoeuvre politicienne

Le président de la région PACA se rend samedi au Mexique, comme émissaire du candidat socialiste à la présidence française, François Hollande. 

Un monsieur-bons-offices qui polémique

Il déclare vouloir "réparer le climat" créé par l'affaire Florence Cassez et cette initiative intempestive  est d'autant plus vivement condamnée par l'entourage de la prisonnière française.

Moscovici se défend de toute mauvaise intention

"Il ne s'agit en aucun cas de s'immiscer dans cette affaire", a assuré Pierre Moscovici, directeur de campagne de M. Hollande.


Hollande court-circuite le vote des Français


Le candidat agit en président

Moscovici s'y croit déjà, annonçant froidement que Michel Vauzelle se rend au Mexique samedi pour préparer le sommet du G20 organisé dans ce pays les 18 et 19 juin:  sans attendre le 6 mai, il considère  le candidat du PS déjà élu et estime  par avance devoir "réparer le climat" créé entre les deux pays par l'affaire Florence Cassez.

L'avocat de la Française condamne cette démarche

Furieux, Me Berton a dénoncé une "initiative totalement électoraliste" qui va à l'encontre des intérêts de la jeune condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour des enlèvements, .
Une interférence sans aucune concertation avec la famille
"Hollande est en train de mettre au premier plan Florence Cassez dans la campagne" présidentielle française, "dans le dos de Florence Cassez, de ses parents, de sa défense", a-t-il observé Me Berton, alors que Hollande fustige chaque action du président-sortant l'accusant de les médiatiser.
"Pourquoi maintenant, quelle est l'urgence ?", s'est-il interrogé, accusant le candidat socialiste de "sacrifier Florence Cassez en envoyant un émissaire dans une affaire qu'il ne connaît pas".

Moscovici rétropédale

Le directeur de campagne assume a faute et blanchit le candidat
"Jamais François Hollande n'a souhaité qu'on s'immisce dans cette affaire", a affirmé Moscovici, ancien ministre des Affaires européennes. Le malveillant tente de faire croire à la volonté du candidat à la présidence française d'instaurer avec le Mexique des relations fondées sur "le respect".

L'équipe Hollande a craint la libération de Florence Cassez
Il a précisé que le déplacement de M. Vauzelle avait été décidé il y a quelques semaines lors d'un déjeuner avec l'ambassadeur du Mexique à Paris. C'était donc au moment où la Justice mexicaine envisageait la libération de la Française en pleine campagne présidentielle.
Le directeur de campagne (et de la propagande  communication) de F. Hollande s'est justifié en invoquant "un traitement trop spectaculaire", à son avis, du cas de Florence Cassez par Nicolas Sarkozy et son gouvernement qui a, selon lui, "empoisonné les relations" franco-mexicaines.

Un mauvais coup à Florence Cassez pour nuire à Sarkozy


Le président sortant Nicolas Sarkozy s'est fortement impliqué pour obtenir sa libération.

La première chambre de la Cour suprême du Mexique a rejeté le 21 mars une proposition de libération immédiate de Florence Cassez, mais elle a nommé un nouveau rapporteur sur ce dossier.
Arrêtée en novembre 2005, accusée d'enlèvements, délinquance organisée et port d'armes prohibé, la Française de 37 ans a été condamnée par la justice mexicaine à 60 ans de prison.

La défense de la jeune Francaise s'indigne
"Je ne suis ni pro Sarkozy ni pro Hollande; je suis un avocat indépendant", a précisé Me Berton, qui a rappelé que le chef de l'Etat a soutenu pendant cinq ans la jeune femme.

La famille dit sa colère contre la machiavélique offensive de Hollande
"Je suis en colère", a déclaré la mère de Florence, Charlotte Cassez, pour qui, "le 21 mars, il y a eu une décision au Mexique extrêmement importante, qui a ouvert une brèche. La France n'a pas à s'en mêler."

Hollande sacrifie-t-il la prisonnière  pour  une opération politicienne ?
"Qu'on ne se serve pas de ma cliente à une semaine du premier tour de la présidentielle", a ajouté Frank Berton.

Le PS est en recherche d'un grand coup médiatique

Un député socialiste, Arnaud Montebourg, doit rencontrer mardi les familles de deux otages français enlevés au Niger en janvier 2011, dossier dans lequel Me Berton intervient également.
"Et dans l'affaire du Carlton, ils envoient qui ?", a-t-il ironisé, en référence à l'affaire dans la quelle est impliqué l'ancien responsable du FMI Dominique Strauss-Kahn.

Hollande fait l'unanimité contre lui

Bernard Cassez, père de la prisonnière française, s'est déclaré "surpris" de cette démarche et a estimé lui aussi que sa fille ne devait pas faire "l'objet d'une campagne électorale".

jeudi 8 mars 2012

Hollande espère-t-il que Florence Cassez sera libérée ?

C'est l'espoir de Nicolas Sarkozy et des Français



Le président de la Républuque assure de son soutien
les parents de la jeune prisonnière




Le président sortant a exprimé jeudi
le voeu que Florence Cassez soit rapidement libérée après une recommandation favorable d'un juge de la Cour suprême de Mexico.
"Oh que oui", a-t-il répondu sur RMC à une question sur son espoir d'une libération de Florence Cassez, la Française condamnée à 60 ans de prison pour enlèvement au Mexique en 2008.
"J'ai confiance dans la justice mexicaine. Nous nous battons pour faire valoir ses droits, c'est une première étape", a-t-il ajouté.

Les faits
La police fédérale mexicaine a arrêté Florence Cassez en décembre 2005 près de Mexico et l'a accusée d'être membre d'une bande de ravisseurs baptisée les Zodiacs et dirigée par son compagnon mexicain de l'époque, Israel Vallarta.

La police a filmé une reconstitution de cette arrestation et de la libération d'otages puis la scène a été diffusée à la télévision mexicaine comme s'il s'agissait de la véritable opération.

Le chef de l'Etat, qui a entrepris en 2009 les négociations de transfèrement de Florence Cassez en France à l'occasion d'une visite au Mexique, a indiqué l'avoir eue au téléphone il y a une semaine dans sa prison.
"Il faut qu'elle tienne le coup. Je n'en dirai pas plus pour ne pas influer sur le processus de la justice mexicaine, (mais) c'est vraiment la première vraie bonne nouvelle depuis cinq années et demi", a-t-il encore dit.

Le président français Nicolas Sarkozy avait demandé au Mexique le transfèrement de Florence Cassez en France, ce qui avait été refusé, sous la pression des media et de l'opinion. Il a ensuite voulu dédier l'année du Mexique à la Française, ce qui a provoqué la colère des autorités mexicaines et entraîné l'annulation de cette manifestation culturelle.
Le sort de Florence Cassez a provoqué une crise diplomatique entre les deux pays, l'année du Mexique en France ayant été annulée en 2011, mais dédiée à la prisonnière.


La justice mexicaine a modifié son appréciation

Le juge de la Cour suprême de Mexico, Arturo Zaldivar, considère que la Française, âgée de 37 ans, a été privée de ses droits et n'a pas bénéficié d'un procès équitable.
Le juge Zaldivar relève qu'il n'a pas été proposé d'assistance consulaire à la Française et que cette dernière n'a pas été présentée à un procureur immédiatement après son arrestation.
"En conséquence, la motion établit qu'il y a eu violation du droit fondamental à la présomption d'innocence de Cassez", écrit la Cour suprême dans un communiqué. "Une reconstitution présumée d'événements qui ne se sont jamais produits au-delà de tout doute a eu un impact sur l'opinion publique et sur toutes les parties impliquées dans le procès."

Le juge Zaldivar remet aussi en cause la fiabilité des témoignages sur lesquels s'est appuyée l'accusation pour obtenir sa condamnation.

Les cinq juges de la Cour suprême se prononceront sur cet avis dans un délai de deux semaines, a dit mercredi un responsable mexicain. Si trois juges y sont favorables, Florence Cassez sera libérée.


Le candidat François Hollande reste muet sur la situation de notre compatriote


Au Mexique, où les enlèvements contre rançons sont fréquents, certains considèrent qu'une libération de Florence Cassez constituerait un mauvais message adressé aux bandes criminelles.
Ils jugent en outre que la France n'a pas à s'immiscer dans la justice mexicaine.
"Cette motion [du juge Zaldivar] nous donne une lueur d'espoir", a commenté Agustin Acosta, l'avocat de la Française. "L'affaire est parfaitement claire. Je pense que la Cour va la libérer", a-t-il ajouté.

La gauche française ne se réjouit pas

Le Nouvel Observateur s'interroge: "Le président-candidat va-t-il réussir son pari de faire libérer la jeune Française emprisonnée au Mexique avant l'élection présidentielle ?
L'hebdomadaire socialiste s'alarme aussi: " Nicolas Sarkozy nous refait-il le coup des infirmières bulgares ?"


On ne peut être plus outrageusement politicien !
Tout en affirmant d'abord: "Réjouissons-nous", ce magazine partisan ajoute encore: "Personne n'ignore avec quelle pugnacité (parfois aussi avec quelle maladresse ! [sic! la vacherie n'est jamais loin...) Nicolas Sarkozy est intervenu dans ce dossier qui, s'il trouvait une solution diplomatique, judiciaire, et bien sûr humanitaire favorable en cette période politiquement sensible en France, serait évidemment mise à son crédit."

Le Nouvel Observateur polémique en tous sens
Le président mexicain (2006), Felipe Calderón (un chrétien social, membre de l’Internationale démocrate centriste, IDC), y est accusé d'avoir recherché des "réussites spectaculaires dans le domaine de la lutte contre le crime" pour se faire élire. Aujourd'hui au pouvoir, Calderón aurait besoin de redorer son blason et Sarkozy d'un coup de pouce.

Mais le président français mouille la chemise, rappelons-le.
Le Nouvel Observateur admet certains faits mais se refuse à tirer les conclusions qui s'imposeraient, s'il était objectif: "Nicolas Sarkozy en fait une affaire personnelle. Il va recevoir de nombreuses fois la famille Cassez, et même se rendre en voyage officiel au Mexique. Avec un objectif, d'abord faire innocenter la jeune femme, puis obtenir son transfert [!] en France pour qu'elle y purge ses années de détention. Mais le président Calderon refuse cette solution sous la pression des médias mexicains."

Or, les odieux journalistes partisans polémiquent sur l'action du président.
"La résolution in extremis de ce "fait-divers" dans lequel sont réunis toutes les [...] victimes d'une manipulation politico-judiciaire dans un pays exotique, interviendrait à point nommé pour redonner un peu de couleur à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy." Les media s'emploient par tous les moyens (les plus abjects) à dresser un bilan caricatural de la présidence de Nicolas Sarkozy, jusque sur des sujets aussi sensibles humainement.

La gauche vivrait cette libération comme un drame !
Elle aimerait sacrifier cette française à l'autel de la présidentielle.
"Ce serait sans nul doute le "coup" le plus réussi par le candidat qui, voici quelques jours, avait annoncé qu'il allait tout tenter, "encore accélérer", multiplier les propositions chocs, revenir en force au cœur du débat que François Hollande a tendance, ces dernières semaines, à monopoliser."

La presse fielleuse nous refait ainsi le coup de la Française qui se fait arrêter et passe six ans en prison pour servir les desseins de Nicolas Sarkozy...
Les Français apprécieront, et singulièrement les Françaises, en cette Journée internationale de la femme.

Le père de Florence Cassez demande la prudence et non l'indifférence
Quant à Hollande , qui réagit à l'actualité sans être capable d'agir sur elle et se tourne au gré du vent,
va-t-il enfin exprimer un peu de compassion sur le sort de sa compatriote ?


lundi 9 mars 2009

Florence Cassez a-t-elle plus à craindre du côté français ou mexicain ?

Qui veut qu'« il rentre avec elle » ?

Nicolas Sarkozy plaide la cause de tous les Français
Aujourd'hui, Florence Cassez
Les enlèvements sont un fléau au Mexique, où l'on en dénombre 8 000 par an. L’opinion mexicaine est convaincue de la culpabilité de Florence Cassez condamnée pour complicité des activités de son compagnon d'alors.
Des associations de victimes d’enlèvements, comme le Mouvement blanc, ou des sénateurs , somment le président Felipe Calderon de résister aux pressions de Paris. Pour sa première visite au Mexique et en Amérique latine hispanophone, Sarkozy pouvait donc rêver d’un meilleur accueil…


Au cours de sa visite d’Etat d’une douzaine d’heures au Mexique, le président a enchaîné les rendez-vous politico-économiques
pour «donner un éclat majeur» aux relations entre les deux pays. Mais il a cependant évoqué avec son homologue mexicain le rapatriement de la jeune Française. Sur place, la presse, qui la croit coupable, dénonce cet interventionnisme, tandis que le Président français répète : « C’est un principe de droit français, on récupère toujours ses nationaux »
On comprend que l'intérêt de tous est la prudence

Certains défendent des idées et l'association des droits de l'homme mexicains sacrifient l'individu aux masses anonymes. Nicolas Sarkozy ne souhaite pourtant pas que les uns et les autres interfèrent dans le cas Florence Cassez et perturbent un voyage déjà par deux fois reporté.

L’Elysée en revanche se garde bien d’évoquer une erreur judiciaire et malgré les suggestions de plusieurs parlementaires français le suggéraient, Carla Sarkozy-Bruni ne rendra pas à la prison de Tepepan, où la Française de 34 ans clame son innocence et purge une peine de soixante ans pour enlèvement et séquestration. Nicolas Sarkozy pour sa part, respectera la justice et l’opinion mexicaines et ne demandera pas au président Calderon d’user de son droit de grâce.

Le président a mis le sujet sur la table hier dimanche soir, lors d’un déjeuner avec Felipe Calderon dans une hacienda de Placatecpan, près de la capitale, avant une visite aux majestueuses pyramides de la cité précolombienne de Teotihuacan (ci-dessous).
Le président mexicain avait lui-même émis l'hypothèse d'un transfèrement, évoquant mercredi la «possibilité» d'un rapatriement en France de la détenue. « Si on a un accord, ça peut aller vite », évalue l’Elysée, qui espère un transfert d’ici à « quelques semaines », à la fin des travaux d’un comité bilatéral.
Tout devait dépendre de Florence Cassez, qui avait à choisir entre un pourvoi en cassation, mais l’attendre plusieurs années, ou renoncer à être innocentée pour rentrer en France, où elle purgerait une peine de vingt ans de prison, en vertu d’un accord passé à Strasbourg (1986 ?) entre les deux pays. Or, le père de la Française, Bernard Cassez, a précisé que «Florence a pris la décision d'accepter le transfèrement» et de renoncer à ce pourvoir en cassation, espérant avoir bientôt des nouvelles du président de la République Nicolas Sarkozy à la suite de la rencontre entre le Président Sarkozy et le président Felipe Calderon.

Pourquoi certains Français sont-ils disposés à sacrifier Florence Cassez ?
Comment faire capoter la négociation


Entre rapatrier une concitoyenne et entraver les entreprises du Président, les rêveurs ne choisissent pas : c’est la haine qui l’emporte sur le « Aimez-vous les uns les autres » lancé par Sa Cynique Majesté Royal.

Ainsi, bien que son apôtre Valls ait l’amour débordant de l’Autre qu’elle lui a enseigné, et qu'il déclare sur Europe 1: "Je ne suis pas royaliste", Manuel, déplore mesquinement que le Président s’envole de France le vendredi pour une rencontre avec le Président mexicain le dimanche. Quand Sarkozy ne reste pas « les bras ballants », il « se dore au Mexique », selon l’opposition. Accessoirement, il signe des accords commerciaux et fait avancer la cause d’une prisonnière.


Plus grave, deux sénateurs et un Conseiller Général ont demandé au Président de la République «de reporter, voire d’annuler» ce voyage officiel au Mexique, dénonçant «l’affront» de la justice mexicaine ! «Alors que le président français a suivi personnellement l’évolution de ce dossier, annoncer à quelques jours de son voyage officiel une telle condamnation est non seulement un camouflet pour la France, mais aussi une provocation vis-à-vis du président français», ont affirmé Jean-Luc Romero, conseiller régional UMP d’Ile-de-France, et deux sénateur UMP en mal de notoriété,Alain Fouché (1942, Vienne) et Jean-René Lecerf (1951, ancien enseignant du supérieur, Nord)!

Militante, une certaine presse s’ingénie de son côté à envenimer la situation

  • D’une part, des media français ont prématurément révélé les tractations, au risque, ou avec l’intention de les compliquer et de nuire à la jeune française. Ce qui était une confidence de Carla Bruni-Sarkozy à ses proches jeudi soir: «Je pars ce soir pour le Mexique» a été révélé vendredi matin par l’agence de presse française. Et Libération commentait : « alors que les Français sont confrontés aux plans sociaux et à la baisse de leur pouvoir d’achat » et que « l’Elysée avait pourtant tout fait pour garder secrète cette escapade mexicaine ».
    A Paris et à Mexico, à l’ambassade de France au Mexique comme à Los Pinos (la présidence mexicaine), la consigne avait été passée de ne rien dévoiler des lieux de villégiature des Sarkozy.

  • D’autre part, cette presse malveillante là adopte le point de vue mexicain et s’interroge avec ses homologues: la question qui taraude LePost est de savoir si la France est colonialiste.
    Les media dévoués, dit-on, se font par exemple volontiers l’écho des mouvements mexicains hostiles au transfèrement. Voici un commentaire sélectionné de la presse locale mexicaine, La Jornada, qui reproche clairement à Nicolas Sarkozy son attitude "interventionniste et même colonialiste", qui n’a pas échappée aux transfuges du Monde.

    Florence Cassez pourra-t-elle un jour remercier la presse française ?