POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bayrou 2° tour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bayrou 2° tour. Afficher tous les articles

vendredi 4 mai 2012

Aubry donne un aperçu de ce que serait le sectarisme de la gauche au pouvoir

Martine Aubry un "dérapage sectaire et antirépublicain", dénonce Yvan Lachaud (Nouveau Centre)



Aubry ou le retour d'âge totalitaire

La totalitaire Aubry a jeté l'anathème sur la droite

Le premier secrétaire du PS bafoue la promesse de "république exemplaire" et respectueuse
Celle qui, avec ses camarades socialistes, se flatte de lutter contre l'exclusion a en effet estimé jeudi que le choix de François Bayrou indique qu'aujourd'hui  "la ligne a été passée, celle qui nous distingue entre républicains et les autres", suite à l'annonce de  sa décision personnelle  de voter pour François Hollande.

Le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, Yvan Lachaud, s'est indigné vendredi du "dérapage sectaire et antirépublicain" de Martine Aubry.


Yvan Lachaud, ci-contre, interroge les Français: "Devons-nous comprendre que 'les autres', à savoir ceux qui se situeraient de l'autre côté de cette 'ligne' ne seraient pas républicains ? ".
"Le dimanche 6 mai au soir, chacun fera les comptes: des millions de Français ne seront pas du côté de la "ligne de Martine Aubry. Cette prise de position est dangereuse pour la République, et elle est d'autant plus préoccupante qu'elle a été formulée par la première secrétaire du PS. Elle doit donc être fermement condamnée par tous les démocrates quelle que soit leur tendance politique", écrit-il.

Le bulletin de vote est le meilleur moyen de condamner la gauche arrogante.  
Martine Brochen-Aubry est pressentie pour être premier ministre de Hollande:
ça fait froid dans le dos.

Le bulletin de vote est le meilleur moyen de lutte contre le sectarisme socialiste.

Présidentielle: Bayrou votera Hollande et Mélenchon, sans donner aucune consigne générale

Bayrou votera avec Poutou, Joly et Mélenchon, "pour la moralisation de la vie publique"


Ses électeurs sont libres "en conscience" de voter républicain...

Les sournois font la paire



François Bayrou a annoncé jeudi à Paris qu'il votera François Hollande à titre personnel dimanche au second tour de l'élection présidentielle, mais il n'a donné aucune "consigne générale" à ses électeurs, libres de choisir "en conscience" de ne pas mêler leurs votes à ceux des totalitaires, anarchistes et révolutionnaires.


Vote par défaut

"Je ne peux pas voter blanc, cela serait de l'indécision, et dans ces circonstances, l'indécision est impossible. Reste le vote pour François Hollande, c'est le choix que je fais", a déclaré le député et président du MoDem, éliminé au premier tour de la présidentielle (9,13%).
 

Le miroir aux alouettes fonctionne

"Il s'est prononcé de manière claire sur la moralisation de la vie publique dans notre pays, il aura fort à faire. J'ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme", a ajouté F. Bayrou, se fiant aux promesses orales de F. Hollande.

Bien obligé, il a affirmé "tenir" à la "diversité" de sa formation, le Mouvement démocrate.
"Cette diversité, elle est notre nature propre. C'est pourquoi je ne donnerai pas de consigne générale de vote, chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s'exprimera en conscience."

Bayrou ne représente qu'une partie du centre
"Je sais qu'il y aura des expressions différentes et je les respecterai", avait encore dit Bayrou, avant d'annoncer son "choix" personnel. A la tête de 3 députés et déjà isolé au centre, BayRou a sabordé le MoDem ce soir.


Les électeurs centristes se laisseront-ils jeter en pâture à l'extrême-gauche ?

Les législatives du MoDem s'annoncent suicidaires: ses candidats seront marginalisés par Europe Ecologie-les Verts et les communistes. 


mercredi 2 mai 2012

Borloo incite Bayrou à rejoindre la majorité présidentielle


Borloo appelle Bayrou à choisir "l'alliance de la Droite et du Centre"


Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a appelé François Bayrou à choisir "l'alliance de la droite et du centre", au nom de la maîtrise des comptes publics, à la veille de l'annonce par le président du MoDem de son choix pour le second tour de la présidentielle.

"La gravité de la situation notamment internationale justifie de ta part un message clair au pays, écartant le risque du programme socialiste et choisissant l'alliance de la droite et du centre", écrit Jean-Louis Borloo dans un courrier adressé mercredi mercredi 2 mai à François Bayrou.

"Avant tout le monde et dès 2002, tu as dénoncé (le) risque d'absence de maîtrise de nos comptes. En 2007, ce fut même le point central de ta campagne et les Français t'ont bien entendu. En 2012, tu as appelé à la lucidité et au courage considérant que ce sujet était devenu à la fois vital et mortel", rappelle l'ancien ministre de l'Ecologie dans son courrier. 

Soulignant le contexte international, avec "l'Espagne et le Royaume-Uni en récession" et "la situation du Portugal et de l'Italie préoccupantes", Jean-Louis Borloo explique que "le projet des gauches, naturellement plus facile à entendre, ne sera pas tenable", même si "la France n'en est pas là".

"Cela fait dix ans qu'avec constance, courage et détermination, tu fais du redressement des comptes publics le préalable indispensable au redressement de notre pays, à son indépendance et à la défense de notre modèle social", insiste Jean-Louis Borloo selon qui "des deux finalistes, seul Nicolas Sarkozy est en mesure d'empreinter cette voie".
Sarkozy accompagné de F. Bayrou
lors de l'inauguration de l'usine Turbomeca
à Bordes, le 22 juin 2010


 
 "Le programme socialiste entraînera non seulement une dégradation des comptes publics, mais aussi et inexorablement celle de notre modèle social, ce que tu ne peux cautionner compte tenu de ton long combat", insiste l'ancien ministre d'Etat en reprenant à son compte les critiques de François Bayrou sur le programme de François Hollande.

Borloo qui fut son porte-parole a aussi rappelé à François Bayrou leur passé commun "des élections européennes de 1989 autour de Simone Veil aux élections présidentielle de 2002". 
"Depuis, nos chemins ont divergés, nous avons suivi des voies parallèles, mais nous avons gardé beaucoup en partage", dit-il. 

"C'est une prise de contact, il y en aura d'autres après", a précisé  Jean-Louis Borloo qui entend demain militer pour la reconstruction d'un "centre-droit puissant qui puisse peser"

"Mais, a-t-il ajouté, on peut être dans un accord avec la droite républicaine et avoir une attitude constructive [avec la gauche] sur un certain nombre de sujets" à l'Assemblée". "Alliance ne veut pas dire alignement", a-t-il fait valoir, évoquant des réformes constitutionnelles ou sur la moralisation de la vie publique.
"J'ai plaidé pour un virage social et le choix stratégique provisoire n'a pas été celui là", a constaté J.-L. Borloo reconnaissant avoir été, comme d'autres, "gêné" par l'orientation prise entre les deux tours par Nicolas Sarkozy vis-à-vis du FN.
"Je connais, à bien des égards, tes interrogations, tes réserves et tes réticences", écrit le patron des Radicaux valoisiens à l'adresse de l'auteur d'"Abus de pouvoir" qui a accusé Nicolas Sarkozy de "valider le discours du Front national" dans l'entre-deux-tours. 

"Mais nous sommes sous la Ve République, et au deuxième tour le choix est binaire", fait-il valoir, laissant entendre des réserves sur certains aspects de la ligne choisie par Nicolas Sarkozy, tout en le soutenant sur l'essentiel. 

lundi 23 avril 2012

Le centre se tourne à droite, dès l'après premier tour:

Présidentielle 2012: lendemain qui chante

 
18h10. Les sénateurs centristes appellent à voter Sarkozy.

François Zocchetto, sénateur de la Mayenne et président du groupe de l’Union centriste et républicaine au Sénat, qui a soutenu François Bayrou au premier tour de la présidentielle, a appelé à voter Nicolas Sarkozy au second tour.

Le programme de François Hollande est irréaliste et il est impossible, dans un contexte de crise, de voter pour le candidat socialiste. Dans ces circonstances, je fais le choix de Nicolas Sarkozy et je lui apporte mon soutien pour le second tour. "

Le chef de file des sénateurs centristes indique que la grande majorité des sénateurs du groupe a choisi dès à présent de voter pour Nicolas Sarkozy au second tour.

Alors que le second sénateur centriste mayennais, Jean Arthuis, l’un des principaux soutiens de François Bayrou, ne s’est pas encore prononcé à titre personnel, quelques sénateurs, dont ceux appartenant au MoDem, précisent qu’ils attendent la déclaration que doit faire François Bayrou dans les prochains jours pour se prononcer.

mardi 11 mars 2008

Le PS ne veut pas du MoDem à Paris, mais l’accepte à Lille ou Marseille.

Le MoDem se vend au plus offrant mais ne trouve pas toujours acquéreur.
Les Ségollande nous refont le coup des divisions pour emporter le morceau dans tous les cas de figures. Ils sont de nouveau complémentaires. De même qu’à la Présidentielle, Sa Cynique Majesté Royal avait prétendu faire « cavalier seul » avec toute la logistique du PS mise à disposition par son concubin, de même aux municipales, son ex-concubin recommande-t-il des ententes locales, tandis que Désirdavenir Royal réclame un accord national, puisqu’elle se croit un destin national et travaille à sa propre carrière. A eux deux, ils ont toujours raison… Mais toujours tort, aussi !
Mais François Bayrou n’a jamais su prendre ses responsabilités.
Il a toujours été sous l’emprise des femmes : après la syndicaliste Monique Vuaillat (SNES-FSU) au ministère, la cheftaine des Guides, Marielle de Sarnez, en fait ce qu’elle veut au MoDem. Il a donc « décidé » de ne pas décider… Le MoDem ne donnera pas de consigne nationale de vote;
Bayrou ne sera ni lié personnellement à Sa Cynique Majesté Royal, ni responsable du passif du MoDem. Il ne revendiquera que l’actif, si toutefois sa carrière politique ne s’enlise pas à Pau..

Au cas par cas, des alliances contre nature
A Toulouse ou à Pau et Marseille, la droite aurait pactisé avec le MoDem, mais devant l’opinion, celui-ci, avec moins de 4% au plan national, veut d’autant plus donner l’illusion d’être maître du jeu. C’est oui à l’un, mais non aux deux autres : c’est la nouvelle politique, à la tête du client ! Le MoDem fera voter UMP à Metz, Nevers et Toulouse, mais ni à Pau, Aix-en-Provence ou Marseille . L’électeur comprendra peut-être…
A Marseille ou à Lille, en revanche, pour le PS et les Verts, le MoDem ne sent pas trop mauvais: faut-il qu’ils en aient besoin et ne soient pas trop regardants… Jean-Luc Bennahmias, un ancien trotskiste de la LCR, avait viré au Vert, mais n’a pas trouvé à se faire élire chez les écolos politiques, alors il s’est fait MoDem, où il a bien du mal. Difficile d’être MoDem ! En passant au rose, l’ex- trotskiste devenu Verts orangé est menacé de contravention par la population des électeurs.

Mais à trop se faire désirer, il peut aussi se faire refouler.
Ainsi, à Paris, le PS n’a pas besoin de Bayrou et ne veut pas s’en encombrer. Il n’est pas preneur et préfère le billet Verts qui rejette le ticket Orange, qui ne peut plus virer au bleu. Marielle de Sarnez, la MoDem locale, à force de baver sur tous, ne trouve pas de parti assez bon pour elle: ici les socialistes et là les Verts, tous l’accusent de la rage.
Si la lecture du message de l’opposition n’est pas lisible à l’échelon national, c’est qu’il est pour le moins brouillé! Et bien qu’il prétende avoir un rôle de rééquilibrage des forces politiques, le MoDem ne maîtrise rien.

Or, le vote sanction du gouvernement annoncé avant le scrutin par la presse dite dévouée à Sarkozy n’a pas eu lieu.
S’il fallait s’en convaincre, il suffirait de souligner qu’un rapport de 48 contre 46 au premier tour ne permet en rien de préjuger du second.
De plus, seulement 4 sur 23 ministres ou secrétaires d’Etat candidats au premier tour sont en mauvaise posture : ces résultats montrent que les Français ne sont pas mécontents de leur gouvernement et que la propagande de la gauche en faveur d’un vote sanction est un échec.

Et qui est-ce qui persiste à y voir un vote sanction et à réclamer, en vain, un accord national ? C’est Désirdavenir Royal… «Vous ne me déstabiliserez pas !», assure-t-elle.
Même pas déstabilisée par un vote sanction des alliances contre nature ?

Municipales 2008, avec moins de 4%, le MoDem fusionne !

On solde, ville par ville : tout doit partir !
'Loser' prétentieux, mais loser, Bayrou, candidat à la mairie de Pau, n’arrive pas à la cheville de Poulidor, éternel deuxième, de qualité, celui-là. Troisième à la présidentielle, au plan local, il est en ballottage défavorable à l’issue du premier tour de la municipale : retour à la terre, aux réalités et à la modestie.
Au plan national, le MoDem, son parti, sa danseuse, espérait atteindre les 7% mais ne totalise finalement que 3,74% des suffrages. La chef des Guides de France, en uniforme bleu et blanc, Marielle de Sarnez prend des airs ravis, à grands effets de mains crochues, mâchoire prognathe agressive et sourire carnassier à dents grises. Et pourtant, François Bayrou est l’homme le plus demandé de France cette semaine : la bipolarisation flatte son ego ! On parle encore de lui… Pour combien de temps encore ? Que vont devenir ses électeurs qui voudraient couler avec leur navire, avec son capitaine.
Son pouvoir de nuisance, c’est ce qui reste MoDem.
Il penche du côté où il va tomber, faisant à l'inverse tomber ceux qui n'ont pas l'heur de lui plaire. Il est en effet en position de renvoyer de bons joueurs sur le banc de touche de 37 villes de plus de 30.000 habitants. C’est à dire que les choix d’alliance du parti tous azimuts, qui sont négociés ville par ville, vont influer sur les résultats du deuxième tour. C’est toutefois lui faire beaucoup d’honneur et enterrer un peu vite les extrêmes des deux bords.
Les tractations et annonces se multiplient avant le dépôt définitif des listes à 18h ce soir. Voici un bilan du positionnement du MoDem dans les villes-phares : il est provisoire et officiel.
Le MoDem fusionne avec la gauche (6)
Marseille
Lille
Melun
Asnières
Chartres
Poissy
Le MoDem fusionne avec la droite (3)
Toulouse
Colombes
Metz
Le MoDem y va seul (6)
Paris
Pau
Saint-Etienne
Aix-en-Provence
Belfort
Quimper
Le MoDem, absent du second tour, ne donne pas de consignes de vote (3)
Si les électeurs du MoDem sont restés des UDF, ils pourraient pencher à droite à
Strasbourg
Caen
Blois
On observe que, sur le papier, les forces s’équilibrent et que l’importance du MoDem est quelque peu surfaite. D’autant que certains centristes, au premier tour, ont pu exprimer un vote sanction, sans approuver la gauche, mais retrouver leurs esprits au deuxième tour.
Les électeurs restent libres de leurs votes.

L'abstention aurait un impact autrement plus décisif que les humeurs du couple Bayrou-Sarnez.

mardi 24 avril 2007

Vers une réunion de la famille UDF ?

Les UDF Raffarin et Robien missionnés auprès de Bayrou

La tâche est ardue après la campagne de sécession menée par le président UDF, mais ses résultats au 1er tour lui permettent de revenir la tête haute dans le giron de droite : l’enfant prodigue y sera accueilli, d’autant que deux facteurs peuvent l’y aider. D’abord, son électorat ne lui appartenant pas, il peut le laisser libre de confirmer -ou non- sa poussée : la preuve par neuf ? Ensuite, l’optique de l’UMP consiste à considérer les électeurs de l'UDF comme des "gens libres" et à leur offrir de participer à "une majorité ouverte et accueillante".

Les estimations des intentions de vote des électeurs centristes en faveur de Nicolas Sarkozy le 6 mai varient très sensiblement selon qu’on penche du côté PS ou UMP. La Sofres, dans son sondage du 18 avril, en comptait 35 % (47 % préférant glisser dans l'urne un bulletin socialiste et 18% n'exprimant pas d'intention de vote). "Mme Royal peut fédérer une large part de l'électorat Bayrou", insistait l'institut LH2. Mais au sortir des bureaux de vote du 1er tour le 22 avril, l’Ifop-Fiducial annonçait 54% (contre 36%). Rien n’est donc joué et les sondages promettent d’être plus sournois que jamais…

Le candidat de l'UMP va donc rendre plus audible son discours humaniste, apte à conquérir les centristes. Il s'y est déjà employé, dès le 14 janvier, au milieu du brouillage des médias militants. Dimanche encore à Dijon, il proposa "un nouveau rêve français" et en promettant de "protéger les Français (…) qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure". Sans que les médias n'y prennenent garde (?), J. F. Kennedy a manifestement inspiré l'équipe de campagne UMP et les électeurs UDF devraient s’y retrouver.

C’est dans ce contexte que l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui en a discuté avec M. Sarkozy dimanche soir, est prêt à jouer les "Monsieur bons offices" pour faire vivre l'idée du "rassemblement élargi" autour de Nicolas Sarkozy. "Nous voulons gouverner avec une majorité ouverte, avec plusieurs pôles, y compris avec des gens de gauche", a rappelé cet ex-UDF, fondateur de l’UMP de 2002 et ancien chef de gouvernement n’est pas donc la personne la plus appropriée à une ‘combinazione’ UMP-UDF : c’est dire que le respect devra prévaloir. Ce n’est pas de la drague dans le style Rocard-Kouchner. Mais il promet d’ailleurs et par ailleurs, sans plus de précision, des ralliements également à gauche à la suite de celui, dimanche soir, d'Eric Besson, l'ancien secrétaire national à l'économie du Parti socialiste. "Dans l'esprit de la Ve République, la constitution d'une majorité présidentielle précède la majorité législative", affirme M. Raffarin. Engagement et loyauté en quelque sorte… Le ‘gagnant-gagnant’ est plus vrai que jamais …

Au-delà des bonnes intentions, l'UMP va probablement souffler le chaud et le froid. Le chaud, c'est Jean-Louis Borloo qui le ventilera. Dimanche soir, le ministre de l'emploi estimait, que "le message extrêmement important [du score de Fanfan Bayrou], c'est que, sur un certain nombre de sujets, les gens qui n'ont pas exactement les mêmes idées puissent travailler ensemble. C'est à l'évidence une ouverture politique." Le froid, c'est un UDF qui est chargé de le distribuer : Gilles de Robien, seul ministre UDF qui décida d’agir durant le quinquennat de Jacques Chirac, a pour mission de convaincre les deux tiers des 29 députés UDF de soutenir N. Sarkozy, en échange d'une clause de non-concurrence de l'UMP dans leur circonscription. L'objectif est "d'assécher" la représentation de l'UDF à l'Assemblée nationale pour contrôler la constitution d’ un groupe hostile. Dame Royal ne ferait pas autrement !

En contrepartie, le ministre de l'éducation nationale a obtenu, pour les futurs députés ralliés, un statut d'autonomie, voire d'indépendance, à l'égard de l'UMP. Dimanche soir, Gilles de Robien pouvait annoncer l’accord d’une douzaine d’élus ‘majeurs’ , sachant qu’avant le 1er tour cinq députés (Pierre-Christophe Baguet, Christian Blanc, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé et André Santini) et deux sénateurs (Daniel Dubois, et Yves Pozzo di Borgo) avaient déjà signé son pacte. Les autres –une douzaine sur les 39, soit quelque 30% d’entre eux- souhaitent procéder avec la courtoisie qui convient entre les deux tours etprennent le temps de contacter leur président et de manifester à Bayrou le respect qui lui est dû à sa fonction. La ‘république du respect’, à droite, n’est pas annoncée parmi des ‘désirs d’avenir’, c’est une culture.

L’UDF n’est pas sans arguments, notamment sur le plan local. Les centristes ont les moyens de se faire entendre. Françoise de Panafieu, candidate UMP à Paris où l'UDF a obtenu 21 % des voix, aura besoin des suffrages centristes. "Je ne connais pas de maire d'arrondissement de droite qui n'ait pas d'adjoint UDF. M. Delanoë est plus avec les communistes et les Verts. Nous sommes plus avec l'UDF. C'est une évidence à Paris", confie, lucide, Mme de Panafieu. C’est vrai ailleurs et tout aussi valable dans les tractations avec le PS.

Or, la réaction spontanée de dédain de Sa Cynique Majesté Royal pour la proposition de Rocard et Kouchner d’une entente UDF-PS a laissé de profonds stigmates dans l’amour propre de Bayrou : il n'oublie pas qu’elle avait mandaté son maître du palais, François Hollande, pour lui exprimer son mépris.

Mais, nettement distancée par l’UMP et aussi déçue par la faiblesse des scores de ses alliés, Dame Royal se trouva ensuite contrainte de lancer un autoritaire « Venez ! » en direction de ses supplétifs centristes potentiels. Enfin, forçant sa nature et le regard détourné, elle leva les yeux au ciel et offrit sa main tendue… Bon courage !