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jeudi 19 avril 2018

Edwy Plenel réagit aux attaques de la macronie après son entretien sur BFM

Macron n'a pas aimé être malmené et sa presse attaque

Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin s'attendaient à ce que la presse "indépendante", mais inféodée les condamne

Et, effectivement, "la profession leur tombe dessus".
Après le second entretien - musclé, celui-là - d'Emmanuel Macron, Challenges multiplie les articles vengeurs dénonçant "la spirale infernale de la violence" ou appelant "par pitié, à ne pas recommencer le lamentable face à face Macron-Bourdin-Plenel et, sur BFM le philosophe André Comte-Sponville entre dans la bataille, fustigeant l'arrogance de ceux qui l'ont interrogé, reprenant une citation de Deleuze : "Il suffit de ne pas comprendre pour moraliser". Ce qui s'appliquerait donc aussi bien à Macron qui s'en prend successivement aux "illettrés", aux "fainéants" ou aux "cyniques"...


Le fondateur trotskiste du site révolutionnaire Mediapart a de nouveau balayé les critiques de ses confrères

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Invité ce mercredi 18 avril, de l'émission "Le Village des Médias" sur Europe1, Edwy Plenel a pu réagir aux nombreux commentaires qu'a suscité l'entretien, notamment de la part des éditorialistes comme Catherine Nay (Europe1, groupe Lagardère), qui a étrillé un échange où "la forme aura pris le pas sur le fond", avec des journalistes caricaturés "professeur de morale auto-proclamé" et en "révolutionnaire coupeur de tête." 

Des critiques qui n'ont pas troublé le révolutionnaire. 
"Le vrai travail journalistique, ce n'est pas de savoir si j'avais besoin d'avoir une cravate ou de dire 'monsieur le président' ou de dire si je suis un gauchiste ou un journaliste", a souligné Edwy Plenel, revenant sur les remarques de ceux qui s'étaient offusqués devant l'emploi du patronyme pour interroger le président de la République. 
Et d'appeler ses confrères à se pencher davantage sur le fond que sur la forme. "Qu'ils fassent leur boulot, qu'ils regardent ce qu'a dit Emmanuel Macron et qu'ils fassent le vrai travail de 'check news'", insiste Edwy Plenel, selon qui "Emmanuel Macron a proféré plusieurs mensonges pendant cet entretien", sur Notre-Dame-Des-Landes, l'affaire Kering ou encore les migrants
"Je suis journaliste depuis 42 ans et j'ai sorti beaucoup plus d'informations que madame Catherine Nay ou que quelconque commentateur ou éditorialiste qui font la brosse à reluire des puissants, quels qu'ils soient. Donc qu'ils aillent se rhabiller !" , a  répliqué Edwy Plenel, avec véhémence.

VOIR et ENTENDRE les moments de tension (à partir de 0'21'') 

Dès le lendemain des deux heures et demi d'occupation des antennes, les deux journalistes s'étaient félicités de la tournure de l'entretien, affirmant qu'
ils avaient "cassé les codes". "Toutes les interviews où on prend ses distances et surtout où on ménage, on ne pourra plus les voir et ça; je suis content de ça", avait alors affirmé Jean-Jacques Bourdin.

Macron, Bourdin et Plenel se sont engagés à renouveler ce show d'ici un an...

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