Nicolas Sarkozy a dit ce que pense les Français qui ne peuvent se faire entendre
Nicolas Sarkozy a dénoncé les tromperies du président de la République et de son Premier ministre
A quelques heures de la clôture de la campagne du second tour des élections départementales, il était en terrain hostile sur le plateau du 19/20 de France 3 vendredi 27 mars. "Qui croit encore aujourd'hui ce que dit monsieur Hollande", a lancé le président du premier parti politique de France. "Monsieur Hollande a une spécialité : mentir", a insisté l'ex-président de la République.
Il a également dénoncé les mensonges du pouvoir qui présente la hausse des chiffres du chômage comme un mieux, en tripatouillant les chiffres publiés jeudi : "Monsieur Hollande avait promis -c'était sûr- qu'on serait à 3% en 2013, nous sommes à 4%."
Et à propos du déficit public, "si c'est un peu moins pire que prévu, c'est parce les collectivités locales ont décidé d'arrêter les investissements," a-t-il expliqué.
L'UMP prépare l'alternance
"Monsieur Valls est le porte-parole des mensonges de monsieur Hollande".
Le président de l'UMP n'avait pas de raisons d'épargner le Premier ministre qui conduit le pays à sa perte en vociférant contre ses opposants de droite comme de gauche, vitupérant notamment après les députés Darmanin et Marion Maréchal Le Pen. Il ne réalise pas qu'en agressant la droite il pousse ses électeurs à voter FN contre le front républicain qu'il appelle de ses voeux.
VOIR et ENTENDREles sifflets des agriculteurs qui ont accueilli Valls et Le Foll, son ministre intermittent de l'Agriculture, lors du Congrès de la FNSEA à Saint-Etienne, le 26 mars 2015:
On aura observé qu'après l'agitation incontrôlée de sa main gauche dans l'hémicycle, c'était cette fois son pied droit qui était agité de tremblements irrépressibles.
Sarkozy a insisté sur l'alternance que prépare son parti à partir de dimanche dans les départements et"l'alternance pour dans deux ans".
La liberté de vote
Pour le second tour des départementales, face au FN, "je ne veux pas donner de consigne de vote", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Il a toutefois mis en garde les électeurs tentés de choisir le parti de Marine Le Pen : "En faisant ça, ils auront un conseiller général socialiste de plus, un président de conseil départemental socialiste de plus."
Il a également évoqué les abstentionnistes par une métaphore.
Le verbe tient lieu d'action: l'intox sémantique à prix le pouvoir
Comment tromper le peuple est devenu une obsession socialiste
Fallacieux et incroyable, plus c'est gros, mieux ça passe ? Le gouvernement est depuis plusieurs mois passé maître dans l’art de présenter les chiffres sous un angle mensonger. Inventivité rhétorique, prévisions gonflées, hausses minorées transformées en baisses: tout est bon pour anesthésier l'opinion, puisque la presse ne dénonce pas les méthodes socialistes...
Le sens moral du marchand de sable socialiste est toutefois moins méconnudésormais. 12.800 chômeurs supplémentaires, 4 % de déficit, 9,7 milliards de trou de la Sécu : rien que des bonnes nouvelles, si on en croit les ministres et élus PS ou autres analystes et décrypteurs militants qui ont studios d'information ouverts. Dorénavant, on les appelle "experts" et il en sort de toutes parts: ils semblent plus nombreux encore que les actifs -en voie d'extinction- du vrai monde du travail.
"Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer"
Hollande, petit père du peuple français ?
La bande à Hollande nous avait promis le redressement de la courbe de l'emploi avant décembre 2013. De signal positif en frémissement, les branquignols continuent d'annoncer des jours meilleurs, mais la dette publique brute ne cesse d'enfler, pour le plus grand bonheur des générations à venir. En attendant que les économies européennes nous envoient un peu de la croissance promise en partage, on guerroie ici et là, on accuse de tous nos maux Poutine, al-Assad ou Merkel. Et la presse se laisse mettre... sous hypnose, ravie de servir les puissants, à défaut d'informer le peuple qui travaille et consomme de cette pub qui la fait vivre, de moins en moins bien d'ailleurs, puisqu'il faut du pouvoir d'achat pour accéder au superflu. Les media ont misé sur le mauvais cheval, mais ils défendent la seule idéologie qu'ils connaissent, l'avoine dont on les a gavé: nous sommes, avec la tragédie de l'A320, au temps du suicide altruiste... JeSuisl'A320 !
Entre les deux tours des élections départementales, le gouvernement tente par tous les moyens de positiver, coûte que coûte, les "valeurs", l'éthique -et quoi encore?- dussent-elles en souffrir et d'abord le pays.Pour cela, les Raspoutine de l'Elysée jouent sur les peurs de l'exécutif et produisent un effet de contraste fallacieux : ces chiffres sont moins mauvais que les perspectives qu’il avait lui-même tracées au cours des derniers mois. Ont-ils consciemment faussé leurs propres prévisions par avance pour qu'ils paraissent moins désastreuxau final ? La suspicion populaire entame la crédibilité de ce pouvoir gangrené par les contre-vérités et le mensonge. Il n'est pas seulement impopulairepour ses promesses non tenues et ses échecs. Il est surtout détesté pour ses tromperies et son manque de respect des gens qui souffrent, les "illettrés" méprisés par Emmanuel Macron, les "sans dents" ridiculisés par Hollande et les 5 millions de Français désespérés qui se tournent vers le FN, certains venus de l'extrême gauche,déconsidérée par son archaïsme idéologique et son sectarisme haineux, marginalisée aussi par le PS, son alliéhégémonique.
La descente en enfer est amorcée
Le seul souci sera que Hollande et Valls entraînent tout le pays avec eux, car les Français ont maintenant fait le tour de l'exécutif socialiste. Le pouvoir de nuisance du pouvoir socialiste en place est immense: il est la résultante d'axiomes tels que "gauche de progrès", "gauche républicaine", "exemplarité", "garants des droits de l'homme," "humanisme", etc... C'est au nom de ces contrefaçon de la vérité que le PS se croit légitime à mépriser et humilier.
C'est ainsi que Mélenchon (FG) est blessé jusqu'à l'os, non pas parce qu'il serait "sans dents" (selon Hollande) ou "illettré" (selon Macron), mais parce que les socialistes se croient d'une essence supérieure. Tant et si bien que les indésirables (Batho, Cahuzac, Hamon, Filippetti ou Montebourg) se sont fait exfiltrerdu gouvernement Ayraultet que les écologistes ont claqué la porte du gouvernement avant d'être éjectés. Non seulement les impuissants de la majorité présidentielle malfaisanteagressent en permanencel'opposition de droite, mais ils pulvérisent la gauche en mille morceaux, façon puzzle, comme dit l'autre.
Le Parti socialiste est suicidaire
Parce que ce sont les mentalités qui se sont pervertiesdurant la traversée du désert et parce que Hollande, premier secrétaire, n'a pas mieux formé la relève nationale que les présidents de conseils généraux, localement, le PS accumule les échecs électoraux sans parvenir à se réformer.
Le PS est en train de s'auto-détruire. Cette nouvelle défaite du 1er tour des départementales va créer un délitement de l’organisation, car c’est un parti d’élus locaux, qui trouve son assise notamment sur les maires. Et l’échec aux départementales survient après la saignée des municipales, où les socialistes avaient perdu un tiers des villes. Jamais un parti n’avait subi une telle défaite aux élections locales depuis 1945. Après les maires, qui avaient été souvent recasés dans les équipes parlementaires ou dans les cabinets ministériels, nombre de conseillers généraux vont se retrouver sur le carreau. Et ce sont eux, avec leurs collaborateurs, qui font vivre les sections locales du PS. Or, dans certains départements, le parti n’existe que parce qu’il détient le conseil général. Beaucoup d’élus sont amers car ils avaient mis en garde contre les risques de l’exercice du pouvoir national -par exemple, Daniel Percheron, le président du Conseil régional Nord/Pas-de-Calais. Le PS a une culture d’élus locaux dont certains préfèrent perdre les élections nationales pour préserver le socle du parti. La base militante a subi une forte hémorragie. Le chiffre officiel de 140.000 totalise les adhérents, qui souvent ne militent pas. Aux Etats Généraux, en décembre, seulement 60.000 militants ont voté. Et le choix du Flamby comme menu de substitution n’a rassasié aucun militant. Imbus de leurs personnes, les branquignols ont fait mieux. Avec la belle confiance qu'ils ont en leurs petites personnes, ils ont fixé à 12,5 % des inscrits le nouveau seuil pour se présenter au second tour. Cette barre se voulait un obstacle anti-Front National, mais elle s’est retournée contre le PS. Sans compter que la création de cantons plus grands a dilué son implantation locale. La grande peur de Valls est de se trouver face à la mort
Il ne va presque plus rien rester du parti ! Les conseils régionaux emploient beaucoup de cadres du PS. Or, la défaite annoncée des candidats socialistes arrivés derrière ceux du Front National sera largement due à la règle vertueuse de respect de leur engagement à faire échec au FN: ils se retireront et n’auront donc aucun élu, ni aucun besoin de cadres attachés aux nouveaux Conseils départementaux. La désertification du paysage socialiste est engagée et le PS risque d'y laisser sa peau.
Ce n'est pas ni la désastreuse politique de Hollande, ni la stratégie de la terre brûlée de Valls qui peut sauver leur parti. Ses réseaux se mettront en mode hiberbation en attendant des jours meilleurs, mais le printemps de la gauche sera tardif. Savoir donc si Manuel Valls n'aura pas avantage à saborder le pédalo socialiste pour espérer le reconstruire après 2017. Sans frondeurs, mais en attirant le centre-gauche, puisque le PS a repoussé l'échiquier politique sur la droite -au grand dam des Juppé et Fillon. Valls parviendra-t-il à enjamber le prochain congrès du PS en évitant l’affrontement ? Il lui faudra attendre que le parti se dessèche pour pouvoir mieux le réhydrater. Pour peu que le centre idéaliste et la droite molle lui tendent la main...
Le pire de Sarkozy, c'est le meilleur de Hollande.
Triangulaires : les candidats de gauche respectent-ils le front républicain ?
"La gauche se maintient dans 68 triangulaires sur 89", révèle l'UMP avant le second tour des élections départementales. Et la presse socialiste n'en aurait rien su? C'est aussi que la réforme -par les experts socialistes des usines à gaz- n'a fait que complexifier les règles électorales du nouveau scrutin des départementales. Déjà que les binômes obligés sont une originalité "made in France", les mariages forcés ainsi célébrés rassemblent des intérêts plutôt que des esprits et des corps: les membres du couple peuvent appartenir à des milieux politiques différents et vivre (et voter) séparément! Qu'advient-il de cette union d'intérêts s'ils divorcent en cours de mandat? Rien: ce mariage n'engage aucun des époux et aucun d'entre eux n'a de comptes à rendre à quiconque, même pas les convives au mariage. Des binômes du PS arrivés en troisième position ont décidé de maintenir leur candidature au second tour des départementales, prenant le risque d'une victoire du Front national dans leur canton. A première vue, ces candidats de gauche agissent en contradiction avec la consigne nationale, martelée à gauche, du désistement républicain pour faire barrage au FN. "La gauche est en troisième position dans 89 triangulaires. Elle se maintient dans 68. Quelle différence entre les discours et les faits !" observe Gérald Darmanin, secrétaire général adjoint de l'UMP chargé des élections.
Le PS oppose sa mauvaise foi coutumière. Les socialistes se défendent en affirmant que "dans la grande majorité" de ces 68 triangulaires, le FN est loin d'être le favori du second tour. Ils assurent que leur non respect du "front républicain" serait sans conséquences dans une trentaine de cantons, la droite disposant d'une avance suffisante, parfois très confortable, au point de pouvoir envisager une victoire, même sans désistement du binôme de gauche. Ce serait par exemple le cas àFeurs(Loire) ou à Magny-le-Désert (Orne). A suivre...
Une vingtaine de cantons réellement à risques
Dans plusieurs cantons incertains, les candidats de gauche justifient leur maintien par la certitude d'un report de voix d'électeurs ayant voté pour d'autres candidats de gauche éliminés au premier tour. Illustration : à Mont-sous-Vaudrey (Jura), le binôme divers gauche accuse sept points de retard sur celui du FN et cinq sur celui de l'union de la droite. Un retard qu'il espère combler au second tour avec les voix des 12% d'électeurs qui ont voté EELV. Un automatisme des plus douteux considérant les rancunes écologistes contre l'Etat-PS.
A la vérité, le maintien d'une candidature de gauche arrivée troisième présente un risque de victoire du Front national dans une vingtaine de cantons. Au Cateau-Cambrésis (Nord), le PS, avec 14 points de retard sur le FN, n'a aucune chance de s'imposer au second tour. Pourtant, Laurent Coulon et Valérie Lheureux avaient, dans un premier temps, décidé de se maintenir. "On refuse de baisser les armes avant de mener le combat", expliquaient-ils. Le Parti socialiste, constatant cet éclatant non-respect de la consigne nationale, leur avait retiré son investiture. Les candidats ont finalement annoncé leur retrait. Mais cette contrainte venue de Paris sera-t-elle subie par les électeurs des récalcitrants? Rien n'est évidemment moins sûr. Le Parti socialiste ne sera plus présent que dans 14 des 41 cantons que compte le Nord. Dans le canton de Sin-le-Noble (Nord), proche de Valenciennes, le FN a fait 38,11% des voix et Darmanin est encerclé. Il fait de la résistance, alors que le PS, qui semble résigné à perdre un département qu’il dirigeait depuis 17 ans, a déjà fait une croix sur la forteresse occupée par Martine Aubry.
Mais les foudres du parti sont injustes. A Bologne (Haute-Marne), la paire socialiste est arrivée 4 points derrière les deux binômes au coude-à-coude du FN (A. Chatelain-F. Fabre) et UMP (Brigitte Fischer-Patriat- Nicolas Lacroix), dans un canton où il n'y a aucune réserve de voix. Malgré tout, le PS départemental a décidé que le binôme pouvait se maintenir. "Denis Maillot est conseiller général sortant et il a fait un excellent travail. Il est donc implanté sur ce territoire. Et il n'y a jamais que 200 voix de retard", a décrété le patron des socialistes de Haute-Marne, Georges Voirnesson. Ainsi, les quatre semaines de vitupérations de Valls à travers la France se soldent-elles par un "ni-ni" socialiste vilipendé comme "faute morale" chez l'adversaire...
Seulement douze désistements à droite
A Grand-Couronné (Meurthe-et-Moselle), le duo d'union de la gauche (UD) se maintient également, malgré leur troisième place. Ici, la droite (Jean-Pierre Dessein-Catherine Krier) est arrivée en tête, d'un cheveu, devant le FN, lequel pourrait récupérer une partie des 6% de voix du binôme Debout la France au premier tour. Là encore, la décision de la fédération PS de Meurthe-et-Moselle est en totale rupture avec le discours officiel clamé sur tous les media."Nous nous sommes retirés là où nous sommes arrivés troisièmes et où le FN était en tête", explique le fédéral, qui se justifie par les cas des deux cantons de Lunéville. "Mais à Grand-Couronné, le FN n'est arrivé que deuxième. Tout est possible. Y compris notre victoire." Même pas peur de Valls: même pas au PS...
Dans le canton de Longuenesse (Pas-de-Calais), le FN est également arrivé deuxième, juste derrière la droite. La gauche, troisième, se maintient en espérant bénéficier d'un report de voix de la part des électeurs du Front de gauche. "Partout où le FN est arrivé en tête, nous avons retiré nos candidats. C'est ce que nous avons fait dans trois cantons : Avesnes-le-Comte, Saint-Pol-sur-Ternoise et Bapaume", plaide Yann Capet, patron du PS du Pas-de-Calais. "Tous les cantons", ça se résume à trois, sans les autres où le PS se maitient!... "Quant au canton de Longuenesse, la polémique alimentée par la droite (!) est particulièrement mal venue. Ils sont en train de faire le lit du FN et se couchent dedans. Pourquoi ne parlez-vous pas de Desvres, ou d'Arras-3, où la droite a décidé de se maintenir ?" polémique-t-il, passablement de mauvaise fois, puisque le Front de gauche n'a pas grand chose à offrir: 4,50 % qui ne suffiraient pas à lui offrir la victoire, même si se reportaient sur le PS toutes les voix des mécontents de l'austérité et des malversations d'élus PS.
Pour le premier ministre, l'UMP est la principale menace sur le PS
Manuel Valls accuse Nicolas Sarkozy de "courir après le Front national"
Avril 2012: Hollande drague l'électorat frontiste Mars 2015: Valls jette sur lui l'anathème du PS
Valls avait visiblement délaissé sa charge de premier ministre pour tenir son avant-dernier meeting de campagne pour les départementales à Tours, jeudi soir.La bave aux babines, Valls s'est transformé de Dr Jekyll en Mr Hyde.Venu soutenir une gauche en mauvaise posture dans l'Indre-et-Loire, dont la présidenteétait son actuelle ministre de la Santé, MST (la très décriée Marisol Touraine), Valls a asséné ses principaux coups sur le président de l'UMP. Le hargneux petit catalan a considéré qu'au "ni-ni" électoral (consigne de vote niPS ni FN quand l'UMP n'est pas au second tour) -auquel s'est d'ailleurs rallié le centriste Jean-Christophe Lagarde (UDI) à Marseille - s'ajouterait un projet politique de "moins-moins".
VOIR et ENTENDREle président de l'UMP recommander le vote blanc à ses militants et sympathisants,laissant ainsi à chacun la liberté de son choix:
Valls poursuit dans la caricature avec ce qu'il appelle le "moins-moins" qui serait "moins de services publics, moins de solidarité" ou encore "moins de moyens pour les collectivités territoriales". Or, le moins de cantons, c'est une "avancée" de la gauche. Suite au redécoupage des circonscriptions défini en mai 2013 et assorti des décrets d'application de 2014 le nombre des cantons est tombé de 4.035 à 2.054, mais les élus "conseillers départementaux" seront plus nombreux, du fait de la constitution de binômes indissociables : 4.108 au lieu de 4.035, pour plus de dépenses publiques.
VOIR et ENTENDREl'inquiétude des collectivitésexprimée par le député Bernard Perrutface à la baisse des dotations territoriales,et la réponse controversée du ministre Eckert:
L'État socialiste veut réaliser au moins 10 milliards d'euros d'économies sur le secteur de la santé.
Il va donc tôt ou tard s'attaquer aux petits hôpitaux qui représentent près de la moitié des dépenses de santé. Mais quiconque a gardé en mémoire les manifestations de médecins et infirmiers soutenues par la gauche contre la réforme de la santé menée par le président Sarkozy, trouve que Valls ne manque ni d'arrogance, ni d'aplomb.
VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des régions qui voient se fermer les blocs ET les hôpitaux de proximité:
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Le Premier ministre s'en est pris à distance à l'ancien président de la République, mettant en veilleuse ses vociférations contre le FN, mais accusant le président du principal parti d'opposition de contribuer à des "polémiques nauséabondes" sur les menus de substitutions dans les cantines. "Quand on prétend 'attaquer le Front national, brutalement, frontalement' " (c'est Valls-le-colérique qui le dit!), comme l'a dit Nicolas Sarkozy, "on ne le fait pas que dans les mots ou dans les discours. On le fait aussi dans les urnes, avec une position claire !" a estimé le Premier ministre, évoquant la recommandation officielle du "ni-ni" UMP qui ne convient pas aux candidats PS en perdition.
"Non, on n'attaque pas le Front national quand on reprend des polémiques nauséabondes sur l'identité ou sur la laïcité. On ne l'attaque pas: on montre qu'on est plus faible et qu'il est plus fort !" a lancé un Valls à nouveau postillonnant lors de ce meeting socialiste dans la mairie de Tours.
Valls ne défend même plus sa politique; il fait la leçon à ses adversaires
Le socialiste a défendu le communautarisme contre la laïcité
"J'entendais encore récemment le président de l'UMP (...) dire à un de nos compatriotes musulmans que s'ils voulaient que leurs enfants puissent manger conformément à leur foi [le halal n'est pourtant pas un article de foi...], ils n'avaient qu'à aller dans des écoles privées. Pour ne pas avoir - je cite encore - des 'tables de petits musulmans dans les écoles.' On exclut, on encourage le repli communautaire que l'on prétend combattre", a interprété Valls.
VOIR et ENTENDRESarkozy exprimer sa pensée véritable, sans filtre rose déformant:
"Ce n'est pas cela M. Sarkozy la République, ce n'est pas cela la laïcité et l'égalité ! Ça, ça s'appelle courir derrière le Front National !" a-t-il lancé, devant quelques centaines de personnes, dont sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.
Le Premier ministre s'en est pris à une droite "qui n'apporte aucune solution", selon lui, et qui serait prête, toujours d'après lui, "à tous les bricolages sur les valeurs pour revenir au pouvoir".
Bête noire des amis des totalitaires communistes, le FN serait "un danger (plus) mortel"
Manuel Valls s'est également attaqué au FN, qui a atteint un nouveau sommet au-delà des 25% au premier tour. Le FN est "un danger mortel pour la France", a-t-il averti, mais avant tout pour le PS arrivé en 3e position, totalisant 21,85%, mais avec ses alliés (modérés, PRG, et aussi extrémistes, UG: écologistes EELV, 2%, et communistes, 6%)... "On ne fera pas avancer le pays en renversant la table, en jetant à l'eau tous nos principes républicains", a-t-il hystérisé en dénonçant le programme du FN (sortie de l'euro, restrictions sur l'IVG,...)
Alors que l'Indre-et-Loire risque de basculer à droite dimanche, dans un scrutin qui s'annonce très serré, Manuel Valls a eu le sentiment que la gauche a "résisté" au premier tour et que sa mobilisation a eu des effets... "Oui, le vote Front national s'installe, s'implante, se banalise (...) Mais nous avons montré qu'en mobilisant les Français (...) en sonnant l'alerte, nous pouvions commencer à inverser le cours des choses", a-t-il estimé. Rendez-vous dimanche soir !
Dans le département d'élection de MST (Touraine), la droite est arrivée en tête dans 16 des 19 cantons mais le PS, sortant, n'a pas abandonné tout espoir. Le second tour s'annonce particulièrement serré dans plusieurs cantons (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire ou Tours 1 et 2).
"Il nous faut nous mobiliser pour faire mentir les pessimistes et les résignés. Ici rien n'est joué", a prophétisé Marisol Touraine dans la grande salle des fêtes de la mairie de Tours, municipalité perdue en mars 2014 par le PS.
Manuel Valls a vanté une gauche qui a "le souci des gens, une certaine idée de la solidarité, de la proximité".C'est pourquoi le PS seul a fait environ 14% contre 28,75% UMP-UDI-UD ... Valls aux abois a prévenu qu'il ne lâchera pas Matignon et a renouvelé son appel à l'unité de la gauche, alors que l'exécutif cherche à élargir la base de sa majorité et envisage un remaniement en ce sens.
Vendredi, Manuel Valls est attendu de pied ferme au meeting de Vauvert dans le Gard où il achève quatre semaines de campagne et où le FN a dépassé les 35% au 1er tour.
14 des 30 présidents qui vont tomber de leur siège dimanche
Mur des cons de Hollande ou mur des fusillés de Valls ?
Pourtant souvent installés, ces élus départementaux sont menacés par la grande marée de dimanche. Ces présidents seront-ils encore à la tête des nouveaux conseils départementaux en avril? Rien n'est moins sûr. Qui sont-ils, ceux qui peuvent déjà faire leurs cartons? Sur la liste figurent déjà les socialistes Yves Daudigny (Aisne), Jean-Louis Destans (Eure) ou Alain Cottalorda (Isère).
1. Gérard Bonnet, PS (Corrèze)
Conseiller général de Corrèze depuis onze ans, l’ancien maire de Brandonet de 70 ans ne pensait plus connaître de revers électoraux. C’était sans compter la volonté des électeurs de transformer le scrutin en sanction de la politique du chef de l’Etat, jusqu’à son fief symbolique de Corrèze. Le président du Conseil général, en poste depuis 2012, est en ballotage défavorable dans son canton de l’Yssandonnais face à un binôme UDI-UMP. Le département, passé à gauche en 2004, pourrait revenir dans le giron de la droite dimanche prochain.
2. Rémi Chaintron, PS (Saône-et-Loire)
Cet ancien collaborateur d’Arnaud Montebourgde 42 ans est largement distancé par le binôme UMP dans son propre canton de Louhans. Sans aucune réserve de voix, son maintient au sein du Conseil général paraît compromis. En 2012, il a pris la succession de son mentor à la tête du département. Si il assure encore y croire, la droite pourrait reprendre ce département égaré à gauche depuis 2004.
3. Georges Labazée, PS (Pyrénées atlantiques)
Le sénateur risque de passer un dimanche compliqué. A 71 ans, il risque non seulement d’être bouté hors de son canton où il est en ballotage défavorable, mais également d’assister à la reprise en main du département par son opposant Jean-Jacques Lasserre (MoDem). L’ancien député lui avait arraché la majorité en 2011.
Toute fraîche sénatrice, elle pensaitsurfer sur son succès de l’an passé aux sénatoriales, à 45 ans. Le scénario que sa gestion a écrit depuis 2010 est tout autre. Si le département résiste mieux à la vague bleue que prévu, ses électeurs risquent de ne pas renouveler son mandat de conseillère générale qu’elle occupe depuis 2008. En ballotage face à un binôme FN, elle dispose d’une faible réserve de voix et pourrait laisser sa place à deux conseillers du parti de Marine Le Pen.
5. Jean-Pierre Saulnier, PS (Cher)
Devancé par un binôme UDI-UMP dans son canton de Bourges 3, le président du Conseil général de 69 ans paraît en mauvaise posture pour l’emporter. L’ancien adjoint au maire de Bourges a d’ores et déjà fait une croix sur la répétition du succès de 2011, où la gauche avait conquis 22 sièges sur 35. Cette année, la droite arrive en tête dans 11 cantons sur 19, après trois années d'Etat-PS.
6. Rachel Mazuir, PS (Ain)
Président du Conseil général depuis 2008, le sénateur est arrivé troisième dans son canton de Ceyzériat. Avec seulement 25,39% des suffrages et peu de voix en réserve, le sectaire de 75 ans a pourtant refusé de se désister au profit de la droitepour contrer le FN arrivé en deuxième position.
7. Jean Denat, PS (Gard)
A 60 ans, le président du Conseil général est une des victimes de la politique de Valls qui est venu le soutenir, car c'est un 'pote'. Il est en effet en difficulté dans son canton de Vauvert où il est pourtant élu depuis 1998. Engagé dans un duel avec le Front national, il est arrivé au premier tour avec plus de 11 points de retard.Le binôme Front de gauche n'est pas très motivé pour lui verser sa réserve de voix.
8. Yves Rome, PS (Oise)
Conseiller général depuis 1988, président depuis 2004, c’est une page qui vase se tourner pour Yves Rome. L’ancien maire de Bailleul-sur-Thérain est arrivé en troisième position dans son canton de Mouy,loin derrière le binôme de l’Union de la droite et surtout de celui du Front national. Si le sénateur peut compter sur un report de voix de deux binômes divers gauche, ces réserves risquent d’être insuffisantes pour couper la route au parti de Marine Le Penarrivé en tête. Malgré ce constat,l’élu a refusé de se désister au profit de la droite.
9. Christophe Perny, PS (Jura)
Présidentdu Conseil général depuis quatre ans, ce frondeur pourrait payer le prix de son opposition à la fusion des régions et quitter le département par la petite porte. Il est en ballotage défavorable face à un binôme UMP, en tête de près de 15 points dimanche dernier. Pour ce qui est de la majorité départementale, la gauche en a déjà fait le deuil. Tout juste espère-t-elle conserver 8 sièges sur les 34 que compte le territoire.
10. Frédéric Thomas, PS (Indre et Loire)
Le président de ce département conquis en 2008 n'a pas su fédérer. Il s'est mis en danger jusque dans son canton de Tours 1 où il est élu depuis 2004, mais la politique de Valls et Hollande ne l'a pas servi. Son binôme est engagé dans un duel difficile avec un duo d’Union de la droite, dont l’issue est incertaine. Le Premier ministre Valls a fait une tentative de sauvetage jeudi 26, à Tours, où Marisol Touraine l'escortait, pour son malheur: si elle a présidé le département (2011-2012), elle est aussi une ministre contestée de la Santé de Valls en proie à des accès de colère vitupérante et de crises de tremblements irrépressibles...
11. Yves Ackermann, PS (Territoire de Belfort)
Au pays de Chevènement et du Lion de Bartholdi, le président du Conseil général est également en difficulté. Arrivé 1,40 points derrière un binôme UDI, l’ancien sénateur de 65 va devoir faire face à une triangulaire difficile dont le FN est partie prenante. La politique de Hollande et le désintérêt de Valls pour cette terre chevènementiste pourraient faire basculer le territoire de Belfort. La droite est en position favorable pour l’emporter dans cinq des neuf cantons que compte le département.
12. Didier Manier, PS (Nord)
Bien qu’arrivé en tête à l’issu du premier tour, le président du Conseil général de 53 ans est talonné par le binôme d’Union de la droite. Avec sa faible réserve de voix, le canton de Villeneuve-d’Ascq où il est élu depuis 1998 pourrait lui échapper. Ancré à gauche depuis dix-sept ans,son département est déjà sûr de basculer à droite.Arrivé à la présidence en septembre 2014, à la faveur du départ de Patrick Kanner nommé ministre de plein exercice, mais transparent, du gouvernement Valls (Ville, Jeunesse et Sports: qui le sait ?), il aura fait un petit tour avant de s'en aller.
13. Michel Dagbert, PS (Pas-de-Calais)
Il est arrivé quasiment ex-æquo avec le binôme Front national (42,57% contre 42,50%) dans son fief de Noeux-les-Mines. Sans aucune réserve de voix, le président du Conseil général de 53 ans devrait, impuissant,voir -de ses yeux bleu marine- le canton lui tomber des mains, comme sa majorité départementale, et le parti de Marine Le Pen le ramasser, suite à la multitude d'affaires judiciaires qui plombent le PS depuis de longues années. Le FN est arrivé en tête au premier tour dans 22 des 39 cantons que compte le territoire.
14. Christian Namy, UDI (Meuse)
C'est comme si il était socialiste: il est arrivé à près de 400 voix derrière le binôme divers droite de son vice-président de département, Serge Nahant. Il est également en danger dans son propre canton de Dieue-sur-Meuse. Le sénateur de 76 ans dit pouvoir compter sur une réserve de voix pour arracher un nouveau mandat, dans son canton qu’à la tête du département qu’il dirige depuis 2004.
Tout est-il perdu quand le pouvoir passe en mode compassionnel ?
De la politique de l'émotion à l’épidémie de "compassionnite"
Hollande, directeur d'acteurs, met en scène (Seyne, 24 mars 2015)
Nicolas Beytout, directeur de la rédaction de L'Opinion, propose un néologisme qui rend compte de la régression d'une gauche de "progrès" qui s'abandonne aux artifices de la communication populiste à mesure que ses "performances" sèment partout le désarroi. "Compassionnite: inflammation de la compassion; dérive fréquemment observée dans l’univers politique où, sous l’effet d’une fièvre liée à l’accélération et à l’universalité de l’information,
Valls passe par tous les états: il verse ici une larme lors des attentats de Paris
les élus accumulent les démonstrations compassionnelles face à un événement tragique". Voilà, telle qu’elle pourrait figurer dans une prochaine édition d’un dictionnaire, la définition de cette étrange maladie qui semble emporter de plus en plus de politiques.
C’est bien sûr quelque chose de difficile à dire, tant l’émotion suscitée par le crash de l’Airbus A320 est grande. Face à un sentiment si fort, tout recul, toute réserve peut paraître indigne. Et bien sûr politicienne.
Pourtant, la question est légitime : nos hommes et femmes politiques n’en font-ils pas trop ?
Cazeneuve prend la pose à Seyne (04)
Voir les dirigeants de trois pays se précipiter derrière les micros, se déplacer en une marche funèbre et ostentatoire au pied d’une montagne de mort était-il utile à l’évolution de l’enquête, à la mobilisation des équipes de secours, à l’apaisement du chagrin des familles, au "travail de deuil" (comme on dit désormais) de ces pays ? On peut en douter. Autre manière de poser la question : ces manifestations compassionnelles et télévisées de nos dirigeants sont-elles plus utiles aux peuples qu’ils gouvernent ou à leur propre image personnelle ?
Certes, les médias ont une responsabilité dans la propagation de cette épidémie. Le tout info, la tension permanente qu’installe le 24/24, leur délocalisation pour assurer des directs sur les lieux mêmes d’une catastrophe, créent
Epidémie ou pandémie ?
une surenchère à laquelle les politiques se laissent prendre. Mais, de recueillement sur les lieux d’un drame en "marche blanche" pour protester contre l’innommable, la compassionnite transforme la mission des politiques : oubliant toute réserve et pudeur, ils font désormais systématiquement passer la gestion des émotions devant l’exigence d’action, souligne Nicolas Beytout.
En se rendant aux urnes - et dans l'intimité de l'isoloir - les électeurs sacrifieront à la "compassionnite" ambiante: pour délivrer la France de la grande souffrance dans laquelle Hollande et Valls l'ont plongée,dimanche,les Français accompagneront le PS dans son "travail de deuil" du pouvoir.