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samedi 6 janvier 2018

PS : Vallaud-Belkacem admet n'avoir pas l'envergure pour la reconstruction du parti

Najat Vallaud-Belkacem jette l'éponge

Pressentie comme possible candidate à la présidence du Parti socialiste, Najat Vallaud-Belkacem a jeté l'éponge

Cette enfant gâtée de la diversité avait-elle tout de la candidate idéale ?
C'est ce que voulaient croire ceux et celles de ses proches sur la gauche radicale du parti qui ne s'embarrassent pas de légitimité. Il aurait pourtant été un peu fort  qu'elle prétendît prendre la tête du parti après que la base l'a évincée de la législative dans le Rhône.

Poussée en avant du fait de ses origines, avait dépassé son niveau d'incompétence. Sans qu'on sache si ses diplômes sont dus ou non à de réelles qualités intellectuelles plus qu'à la volonté de la République de valoriser les enfants de l'immigration, Vallaud-Belkacem s'était fait adopter par l'aile droite du PS, Gérard Collomb à Lyon et une Ségolène Royal soucieuse de féminiser la vie politique sans risque de se faire dépasser. La jeune arriviste avait alors une belle aisance à soutenir n'importe quel projet socialiste modéré, mais gardait enfouie au fond d'elle une volonté de déstabilisation du système qui avait échappée à la candidate battue à plate couture à la présidentielle de 2007.
A la morgue de Lorient
Cette cuisante défaite de Ségolène Royal fut le signal de l'affranchissement de la Franco-marocaine

qui trouva à s'exprimer durant la quinquennat Sarkozy et la fit remarquer de Hollande qui, devenu président, en fit  un symbole de la possibilité pour les quartiers de se promouvoir. Il en fit même la première femme ministre de l'Education nationale. Une mauvaise intention plus qu'une faute de jugement. Hollande savait qu'elle faisait illusion. Dans le livre choc "Un président ne devrait pas dire ça...", en même temps que les 35 heures de Martine Aubry sont un non-sens, les frondeurs "une foule idiote" et le PS incompatibles avec le "progrès", Hollande avait dit d'elle qu'elle n'est "pas une intello". 


2007 fut aussi l'occasion du débridage de son tempérament vindicatif.

"J’ai vu assez rapidement qu’il n’y avait pas de jeu collectif de la part d’Emmanuel Macron au sein du gouvernement", expliqua Najat Vallaud-Belkacem au micro de Remy Buisine, dans une vidéo publiée mardi 20 juin 2017. Selon l'ancienne ministre, il n’a pas été solidaire lors de son entrée au gouvernement de François Hollande.
"J’ai vite compris qu’en fait il chercherait à se faire passer pour plus moderne sur notre dos d’une certaine façon, en nous faisant passer, nous autres, membres du même gouvernement, d’une famille politique qui l’accueillait, pour des archaïques", insiste-t-elle.
L'accusant de ne pas avoir été loyal envers le président de la République lors de sa démission du gouvernement pour assouvir ses ambitions présidentielles, elle accuse Emmanuel Macron de ne pas avoir été franc dès son entrée au gouvernement. "Cette façon de se comporter, pour moi, ce n’est pas de la loyauté. Il n’a pas été loyal pour moi, il ne l’a pas été dès le début."
L'ancien président de la République a d'ailleurs affublé sa ministre de l’Education - celle de la théorie du genre, notamment - du surnom de 'Pimprenelle' ? Or, une pimprenelle est une " herbe aromatique à fleurs rouges de la famille des rosacées."

Vallaud-Belkacem ne sera pas la première femme cheffe du PS

Luc Carvounas ne restera pas le candidat unique
Jusqu'à ce mercredi 3 janvier, elle était présentée comme la future présidente du Parti socialiste. Pourtant, l'ex-porte-parole du gouvernement ne réalisera pas cette mission. Non pas qu'elle prétende vouloir se consacrer à ses enfants - un prétexte bien trop peu féministe - ou faire des conférences - il faut pour cela avoir du fond - , mais trop risquée : elle promet plus de coups que de satisfactions, avec  une chance minime de se faire désigner candidate de la gauche à une prochaine présidentielle.

"Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis (…), raconte-t-elle, mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique", a expliqué ce parasite incompétent à L'Obs, estimant que "l’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste".
Et d'ajouter : "J'avais besoin de prendre du recul, de ne pas être happée par le commentaire quotidien qui devient la règle médiatique et qui empêche de se poser, de réfléchir."
Et, comme la démagogie ne la quitte pas, elle n'hésite pas à assurer que " c’est aussi une forme de respect à l’égard de ce que les électeurs nous ont dit à la présidentielle et aux législatives : nous avons été désavoués". Si elle a du respect, c'est donc moins pour les électeurs que pour leur sentence, la sanction qu'ils ont infligée au Parti socialiste et, au premier chef, à elle-même, qui se croyait tellement appréciée et ne se remet pas de son échec.

Vallaud-Belkacem veut prendre de la distance et panser ses plaies dans l'anonymat.
Alors qu'est démentie la rumeur de son divorce d'avec Boris Vallaud, ex-conseiller de l'Elysée que Hollande a parachuté sans gloire sur une circonscription imperdable des Landes, elle veut d'abord se reconstruire elle-même,  avant de reconstruire un parti !
"Une de mes activités, parmi d’autres, au sein de ma nouvelle vie sera de diriger cette collection d’essais chez Fayard qui sera consacrée aux batailles culturelles du progressisme."

Fayard appartient à Hachette Livre du groupe Lagardère: -dans l'édition : Armand Colin, Dunod, Stock, Fayard, Grasset, Larousse, Calmann-Lévy, Le Livre de poche, etc., dont plusieurs éditeurs ...scolaires; - Lagardère Travel Retail : travel retail (points de vente Relay …); ou, dans presse, audiovisuel (radio, télévision, production audiovisuelle), numérique et régie publicitaire: Presse écrite : Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche...Radio : Europe 1, Virgin Radio, RFM... Télévision : Gulli, Canal J, MCM...le tout dirigé par Arnaud Lagardère.
"Je vois bien que ces idées-là [progressisme] peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs".

vendredi 5 janvier 2018

"Apporter un toit à tous" : pourquoi Macron prend-il des engagements qu'il ne peut pas tenir ?

Macron sait qu'il ne peut réaliser sa promesse aux sans-abri


Il a pourtant réitéré sa volonté d'"apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri"

Le château de Chambord (Loir-et-Cher), photographié en avril 2017.
Anniversaire du président Macron au château de Chambord

En exprimant une résolution hors de portée, Emmanuel Macron a donné un faux espoir aux 4 millions de personnes de sans abri, mal logées ou sans logement personnel en France (SIPA), selon la Fondation Abbé Pierre. 
Lors de ses vœux, Emmanuel Macron a renouvelé son engagement "d'apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans-abri". Une promesse déjà formulée pendant l'été, quand le président avait déclaré ne plus vouloir d'ici à "la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues".  

Le chef de l'Etat a estimé que le gouvernement "s'était beaucoup engagé" sur le sujet. Mais ses affirmations  lui valent à chaque fois les critiques des associations qui lui reprochent son manque d'action en la matière. 

Dimanche soir, devant les Français, il a reconnu qu'il y avait "beaucoup à faire". En effet, son engagement est borderline de la provocation pour les 4 millions de mal-logés. 

Première donnée : le nombre de sans-abri fixe augmente en France, depuis huit mois qu'il pérore. 
"En 2012, l'Insee recensait déjà plus de 140.000 personnes sans domicile. Aujourd'hui, après 5 ans de socialisme, elles sont plutôt autour de 200.000.  
Et surtout, beaucoup de personnes défavorisées sont à la frange, hébergées soit chez des tiers, soit dans la famille. De la marge, ils peuvent se retrouver à la rue et "arriver au 115", explique Eric Pliez, président du Samu social. 

Le profil des personnes mal logées a également changé
. 

Le mal-logement sévit partout
"On note une augmentation de la proportion des familles avec enfants qui appellent le 115", observe Florent Guéguen, directeur-général de la Fédération des acteurs de la solidarité, avant de poursuivre : "C'est un changement majeur du visage de la grande exclusion, puisqu'on est clairement sorti du modèle assez classique d'une personne sans abri comme un homme seul, isolé et un peu âgé. 

Défaillance du système d'hébergement d'urgence 
Le 22 décembre dernier, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, soulignaient l'action du gouvernement pour venir en aide aux plus démunis. Ainsi, 9.000 places supplémentaires en hébergement d'urgence ont été ouvertes dans le cadre du plan hivernal, soit 13.000 de plus que l'an dernier à la même période, précisaient les deux ministres.
Le parc d'hébergement d'urgence s'élève au total à 140.000 places, auxquelles viennent s'ajouter 80.000 places réservées aux demandeurs d'asile. 

Insuffisant, répondent les associations. "On est très loin d'avoir un système capable de proposer une place à toute personne qui sollicite un hébergement et qui est en situation de détresse. Au mois de novembre, sur des grandes villes comme Paris, Lyon ou Lille, on a constaté qu'entre 60 et 80% des demandes d'hébergement qui sont formulées au 115 n'obtiennent pas de solutions d'hébergement", explique ainsi Florent Guéguen.

Le président du Samu social dresse le même constat : "Il manque au moins 3.000 places en Ile-de-France", révèle-t-il.
Il estime que les places créées pour l'hiver "devraient être pérennisées". Dans le dispositif actuel, les personnes qui sont hébergées cet hiver vont se retrouver de nouveau à la rue au 31 mars, date qui marque la fin du plan hivernal.


"Il y a un deuxième problème : la fluidité. C'est un système dont on ne sort pas. On a des gens qui restent bloqués: autour de 25% de travailleurs pauvres se trouvent dans les hébergements, alors qu'ils devraient être dans des logements", analyse-t-il encore.
Là aussi, le changement du profil des personnes qui se retrouvent sans abri joue. Sur les places disponibles en hébergement d'urgence, "l'immense majorité est dédiée aux hommes seuls et aux couples sans enfants, alors qu'il y a de plus en plus de familles. Cela interroge sur l'inadaptation du parc d'hébergement" à la nouvelle réalité du terrain, note le directeur-général de la Fédération des acteurs de la solidarité. 


La promesse du "zéro SDF" sera-t-elle à Macron ce que l'inversion de la courbe du chômage a été pour Hollande ? 

Ces faits soulignent l'irresponsabilité de l'engagement pris par Emmanuel Macron, comme celui de son mentor socialiste, le 9 décembre 2012. A savoir, inverser la courbe du chômage "d'ici un an". "Je n'en dévierai pas. Non par obstination, mais par conviction. C'est l'intérêt de la France", avait lancé l'ancien président socialiste. Une promesse ambitieuse et au-dessus de ses forces.

En période de reprise de la croissance, la promesse "zéro SDF" devrait devenir accessible, quand la crise économique et financière de 2008 en fit soudain une chimère.
Lors de la campagne présidentielle de 2002, Lionel Jospin bénéficiait de circonstances favorables et avait fixé, comme ligne de mire, la fin du quinquennat. Un engagement qui était rapidement devenu un "objectif idéal", qu'il n'aura finalement jamais eu l'énergie de mettre en œuvre.
En 2007, Nicolas Sarkozy était tout aussi sincère sur le même type de promesse. "Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid", avait-il ainsi déclaré. Trois ans plus tard, la crise avait frappé et 141.500 personnes étaient sans domicile fixe en France métropolitaine début 2012, soit une progression de près de 50 % sur 11 ans, selon les chiffres de la Fondation Abbé Pierre.
Or, en 2017, même si la France est à la traîne des pays européens, le contexte économique a changé et Macron a ses promesses sociales à réaliser. Le début de quinquennat est le moment idéal à saisir...


"On n'a pas vu vraiment sur le terrain de concrétisation de ce type de grande déclaration", commente Florent Guéguen, 

La ministre du Logement
était écologiste


avant de poursuivre : "Avec la déclaration du président, on est un peu dans le même processus. Ce qui est dommageable, c'est qu'il y a un vrai décalage entre la parole présidentielle et les décisions qui sont prises." En effet, dans le projet de loi de finances pour 2018, le gouvernement a réduit le budget dédié au logement social de 1,7 milliard d'euros, passant de 18,3 milliards en 2017 à 16,5 milliards d'euros en 2018. Et sa majorité de députés godillots issue de la "société civile" n'a pas manqué de la voter sans état d'âme.
Ce qui autorise même Castaner
, chef de ce parti présidentiel, d'assurer, contrairement aux associations, que Macron a tenu sa promesse.

Rétablissement du service national obligatoire, sous la forme d'un "parcours citoyen"

Macron, excité par le milieu militaire 

Le service national pourrait se faire au collège et au lycée

à travers un parcours citoyen, entre circulation routière, par le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot, prof d'Education physique, et information sexuelle, par la capitaine Lahaie, prof certifiée de Sciences et Vie de la Terre. 
Et pour qu'il ne manque pas un bouton de guêtre à l'information : c’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, précise la presse élyséenne.

Pour le cas où le projet du quadra de l'Elysée apparaîtrait ringard à certains contradicteurs effrontés, le service de com' de Jupiter insiste sur l'aspect consensuel de l'intention:  la plupart des candidats à la dernière présidentielle, y compris Emmanuel Macron, l'avaient promis. Fermez le ban !

Parachutage de l'Armée sur l'Education nationale

Encadré par les enseignants, le service national obligatoire serait supervisé par les Armées. 
Résultat de recherche d'images pour "macron Noel armees"
Or, sans attendre la levée de boucliers des syndicats de professeurs, face au coût exorbitant d'une telle mesure, plusieurs députés de la majorité proposent une alternative : un parcours citoyen.

Une première étape du parcours se déroulerait au collège. 
Résultat de recherche d'images pour "macron hélitreuillé"Chaque année, une semaine serait consacrée à la défense et à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent. 

Deuxième étape, au lycée, en seconde, avec une semaine d'immersion dans une association.

Troisième étape, à la fin de la seconde, avec la délivrance d'un passeport citoyen. 
Résultat de recherche d'images pour "macron Tom cruise a Istres"Une proposition très différente de la promesse initiale. Si cette hypothèse était retenue, ce serait donc aux collèges et aux lycées d'organiser ce service civique d'un nouveau genre. 

Pour l'opposition, la promesse initiale était tout simplement intenable. 
Résultat de recherche d'images pour "gendarme a saint tropez"Ce rapport parlementaire sera remis fin janvier au gouvernement, mais plusieurs élus de la majorité soulignent, ce jeudi 4 janvier au soir, qu'il existe d'autres pistes de réflexion, comme pour l'aéroport Ayrault à Notre-Dame-des-Landes, tout en respectant l'engagement du candidat Emmanuel Macron...


Attentat des Champs Elysées : le père du terroriste, condamné à six mois de prison ferme

Le père Cheurfi a-t-il formaté son fils djihadiste dans la haine du flic ?

Bon sang ne saurait mentir

Le père de Karim Cheurfi, le terroriste islamiste qui avait assassiné un policier en avril dernier sur les Champs Élysées, a été condamné à Bobigny pour apologie du terrorisme, jeudi 4 janvier, en comparution immédiate.

La veille, le sexagénaire s'était rendu dans un commissariat et il avait menacé de mort les policiers présents.

Salah Cheurfi est désormais en prison. 
Le père de Karim Cheurfi, âgé de 66 ans, qui a tenu des propos hostiles aux forces de l'ordre, a eu droit à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis. Ce musulman a également été condamné pour conduite en état d'ivresse. 

Il avait été interpellé mercredi 3 janvier au petit matin, à Gagny, en Seine-Saint-Denis, alors qu'il roulait tous feux éteints. 
Arrivés à sa hauteur, les policiers ont senti une forte odeur d'alcool et l'homme a été incapable de souffler dans l'éthylotest. Sur le chemin du commissariat, il a menacé de mort les fonctionnaires et donné raison à son fils. 

Peu après l'attaque sur les Champs Élysées, le père avait déjà proféré des menaces de mort contre des policiers dans un commissariat. 

Une ligne de défense classique
Salah Cheurfi a reconnu ses propos à l'audience jeudi, mais les a mis sur le compte de l'alcool. Il a également assuré qu'il ne parvenait pas à faire le deuil de son fils djihadiste. "Je ne suis pas méchant, je ne suis pas un assassin", a-t-il assuré. "Ce n'est que des mots", a-t-il estimé. 
"Non, ce ne sont pas que des mots", a opposé la procureure dans ses réquisitions. "L'apologie du terrorisme est un délit" susceptible de "créer un climat favorable à la commission d'une infraction", a-t-elle souligné, ajoutant "ne pas croire que l'alcool soit le facteur déclenchant" de ce délit.

Attentat commis par Karim Cheurfi sur les Champs-Élysées 

Cette attaque est un attentat terroriste. 
Le 20 avril 2017, trois jours avant le premier tour de la présidentielle, armé d'une kalachnikov, Karim Cheurfi, 39 ans, avait assassiné Xavier Jugelé, au volant d'un fourgon de police en stationnement, de deux balles dans la tête.
Avant d'être abattu, ce Français musulman avait aussi blessé deux autres fonctionnaires de police et une passante allemande, atteinte par des balles perdues.

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Le terroriste islamiste, Karim Cheurfi, qui était connu comme dangereux du fait de son obsession à vouloir tuer des policiers, avait plusieurs condamnations à son actif, dont une, en 2005, à quinze ans de détention pour tentative de meurtre sur un élève gardien de la paix et d'un frère plus jeune de celui-ci. Il ne faisait cependant pas l'objet d'une fiche S.

Moins de deux heures après, l'organisation terroriste Daech, dite 'Etat islamique',  revendiqua l'attentat. Cette revendication, qui indique que l'auteur de l'attentat serait un dénommé Abou Youssouf al Belgiki, suscite des interrogations sur l'implication réelle de l'EI et la possibilité d'une 'fake news' de Daech...

jeudi 4 janvier 2018

Les comptes de campagne présidentielle de Marine Le Pen ont été validés

La Commission des comptes de campagne autorise donc le remboursement au FN de plus de 10 millions d'euros

"Sans ça, on était au fond du trou"
, 
INFO E1 - Les comptes de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle ont été validés
admet l'un des fidèles de Marine Le Pen, alors que le Front national connaît des difficultés financières. Outre que tombent les menaces de sanction, elle aura droit au remboursement prévu par la loi pour les candidats qui ont atteint le second tour. Une information qui devrait être publiée la semaine prochaine au Journal Officiel.

Plus de 10 millions de remboursement. 
L'État va en effet bientôt verser 10.691.775 euros à Marine Le Pen pour rembourser ses frais, soit le maximum de ce qui est prévu pour une candidate ayant atteint le second tour. 
Les banques ayant refusé tout prêt au FN, la candidate avait dû emprunter de l'argent à son parti et à Cotelec, le micro-parti fondé par Jean-Marie Le Pen. 

Le FN  peinera à sortir de ses difficultés financières

La commission des comptes refuse en effet de lui rembourser les intérêts sur ces emprunts, arguant qu'il ne s'agit pas de contrats bancaires classiques, et le FN est donc néanmoins pénalisé.

Le soulagement est néanmoins palpable dans l'entourage de la présidente du FN, temporairement. Depuis le mois de novembre, Marine Le Pen et plusieurs dirigeants du FN ont été sommés par HSBC et la Société générale de fermer leurs comptes. 

Un recul en nombre de voix aux législatives 2017 par rapport à celles de 2012 a également entraîné un manque à gagner de quelque 800.000 euros pour la formation politique. A tel point qu'en décembre, sa présidente avait appelé ses sympathisants à donner dans le cadre d'un "emprunt patriotique". 
Dans ce contexte, le remboursement à venir de l'État ne peut que conforter les finances du parti et maintenir une offre politique large.

Le président Macron veut contrôler l'information et s'attaque aux diffuseurs de "fake news"

Des membres de sa garde rapprochée vont-ils faire partie de la première charrette ?

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Le chef de l'Etat a émis le voeu d'endiguer la diffusion de fausses informations lors des campagnes électorales

Lors de ses voeux à la presse mercredi 3 janvier à l'Elysée, 
Emmanuel Macron a dévoilé son projet de lutte contre la diffusion des fausses nouvelles durant les campagnes présidentielles, les "fake news" dont le candidat Macron avait été la cible, tour à tour accusé de sexualité ambiguë ou de comptes bancaires à l'étranger.

"Lorsqu’une plateforme diffuse les fake-news, la personne concernée a la possibilité de saisir un juge des référés pour faire retirer dans les 24-48 heures qui suivent cette information, de sorte à ce qu’elle puisse mettre en cause la responsabilité de la plateforme qui a diffusé une telle information", a-t-il expliqué, après son discours. 

L’idée a été jugée très inquiétante par le FN, Marine Le Pen et son député du Gard, l'avocat Gilbert Collard. 
"La liberté d’expression aujourd’hui, c’est internet. Or, ce dont le pouvoir a peur, c’est de cette liberté d’expression", a estimé le député du Front national. 

Une initiative dénoncée également par le PS.

Résultat de recherche d'images pour "france fact checkeurs"
Tous fact-checkers, vigilants, 
vertueux et indépendants
Pour l'un des membres de la direction collégiale, un apparatchik - qui est en couple avec l'ex de Christophe Borgel et patronne d'une société de communication dans laquelle Anne Sinclair et le HuffPost du banquier Matthieu Pigasse ont des parts - mais qui n'a jamais dépassé le niveau de conseiller régional, bien que proche d'Aubry, Bartolone ou Montebourg,  François Kalfon, Emmanuel Macron serait "atteint d’un syndrome bien connu qui est la Sarkozie", jamais "content", lorsqu'on parle de lui. Mais il fallait aussi voir avec quel parti-pris...


Un effet de langage en forme de menace


Résultat de recherche d'images pour "france fake news"Les organes de presse ont reçu le message, en même temps que les réseaux sociaux : après le copinage de l'époque hollandienne, Emmanuel Macron les a rappelé au "faites ce que je dis, pas ce que je fais".
"La proximité à laquelle nous avions pu parfois nous habituer n'était bonne ni pour le pouvoir politique ni pour l'exercice du métier de journaliste", a estimé Emmanuel Macron lors de son discours.
Après avoir soufflé le chaud, il a discuté à bâtons rompus pendant une heure et demie avec les journalistes triés sur le volet par l'Elysée. 
Comme s'il avait besoin de se rabibocher avec ...BFMTV et les autres, autour d'un verre de coca.

Hugues Renson s'est fait prendre en flagrant délit de "fake news"


Le député et vice-président de l’Assemblée nationale (LREM), Hugues Renson était l\'invité de \"Tout est politique\", jeudi 14 septembre.
Chiraquien en marche,  député LREM de Paris et vice-président de l’Assemblée nationale, ce cadre supérieur à EDF de 40 ans avait déjà estimé que "fêter ses 40 ans"  au Château de Chambord est "une excellente idée"...

Quand il passe au crible  des faits repérés dans les media et sur les réseaux sociaux, Antoine Krempf, journaliste "fact checker" de franceinfo, c'est avec un gros tamis: il n'a pas publié sa mise en cause de Renson, ce matin. Le journaliste, juge des infos de bon aloi, en est resté à épingler Nicolas Bay (FN) sur le nombre de policiers et gendarmes blessés (18.700) en 2016 en France. 
Mais l'ergoteur aurait pu tout aussi bien jouer les redresseurs de torts auprès de LCI à l'origine de l'information, mais ça ne se fait pas entre confrères...Lien
C'était mercredi 3 janvier. Attendons la mise en ligne, demain  ?...

Une fois sa contestation balancée à 8h24, Krempf n'en assume en moyenne qu'une sur quatre sur le site du service public. A moins qu' "en résumé", ce soit une et demie ! 

Cette tendance est plus récente (deux mois) et demande à être confirmée sur plusieurs mois.

[L'exécutif reprend du poil de la bête. La cote de popularité du président Emmanuel Macron est en hausse de quatre points en un mois et s'établit à 46 %, selon un sondage Ifop* publié dans le Journal du Dimanche, le 19 novembre 2017], et selon Europe 1 ou 20minutes, BFMTV parlant de "forte hausse". Krempf va vite en besogne.
Au delà des notions de hausse et de baisse,
il importe de retenir des pourcentages. 
Or, en novembre 2017, Macron obtient 35% d'opinions favorables, à égalité avec Hollande.
 Est-ce que ça ne sent pas déjà la désinformation et l'attaque politiques partisanes ? Nous saurons probablement demain si on peut être, à la fois, factcheckeurs et manipulateur des chiffres et des faits.

Ce que publie finalement Antoine Krempf

"Ce jeudi 4 janvier, la courbe de popularité des présidents de la République. Le député de la République en marche de Paris, Hugues Renson, est formel sur franceinfo : "Traditionnellement, après six mois de mandat, les popularités de l'exécutif s'effondrent et les promesses s'envolent. Nous sommes, nous, à la tâche avec des promesses qui sont tenues et du coup, une popularité qui se consolide." 

C'est faux. En regardant ce que disent deux baromètres, celui de Kantar TNS baptisé "côte de confiance" et "l'Indice de popularité" de l'Ifop, on se dit qu'Hugues Renson va un peu vite dans son analyse.
Résultat de recherche d'images pour "president Hollande courbe opinions favorables"


Premier constat : depuis son arrivée à l'Elysée, Emmanuel Macron a déjà perdu beaucoup de points. C'est même le président de la Ve république qui a le plus chuté en terme de popularité sur un premier semestre. "En chute libre à l'approche de ses "100 jours", observait LCI. Plus basse même que celle de François Hollande au même moment." Le 12 août 2012, une enquête Ifop affirmait que 36% des Français se déclaraient satisfaits de l'action du président Hollande. 
C'est faux, M'sieur Krempf, au regard du tableau ci-dessus: 36% en ...novembre!
Soit le merveilleux niveau atteint par  Macron en novembre 2017.
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Deuxième point : Emmanuel Macron fait aujourd'hui mieux que Jacques Chirac en 1995 et François Hollande sur sept mois de mandat. Il fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy d'après l'Ifop, alors que Kantar TNS le place derrière. 
C'est faux, M'sieur Krempf, au regard du tableau ci-dessous: Macron ne fait pas mieux que Chirac en novembre 1995 !
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En tous les cas, il a beaucoup moins la cote que François Mitterrand en 1981. Ce dernier a d'ailleurs réussi à se maintenir au-dessus des 50% d'opinions favorables pendant plus d'un an. Cela n'est plus arrivé depuis. 

En résumé. Il y a bien une tendance générale à la baisse de popularité des présidents après quelques mois à l'Elysée et Emmanuel Macron n'y a pas échappé. 
C'est faux, M'sieur Krempf, au regard du tableau ci-dessus: à la différence de celle de Macron, la cote de popularité de Sarkozy a progressé dans les premiers mois!
Mais ce que voulait sans doute [sic] souligner Hugues Renson, c'est qu'après une lourde chute durant l'été, les courbes de popularité et de confiance du président [actuel] repartent à la hausse de façon très nette depuis l'automne. [Dans un contexte européen favorable de reprise de la croissance]


Une remontée qui est effectivement plutôt originale si tôt dans un mandat [bien que des écarts de quatre points ne soient pas exceptionnels : il convient juste confirmer. Avant cela, il faut en effet se dépêcher de pavoiser... La visite controversée d'Erdogan peut ainsi avoir un impact négatif]. Jacques Chirac avait bien connu un regain de popularité au début de l'année 1996, mais ça n'a pas duré.
Et c'est d'ailleurs le propre des côtes de popularité ou de confiance des mandats présidentiels sur les trente dernières années; elles ne se consolident quasiment jamais, sauf dans le moins bien. "

On notera que
Krempf est le seul vérificateur de 'fake news" dans la presse à s'être emballé sur ce coup et à avoir titillé Renson sur son affirmation: un peu de précipitation dont BFMTV s'est gardée... Les réseaux sociaux ne sont pas seuls à produire des "fake news", mais les media institutionnels en voient peut-être un peu partout !