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dimanche 3 mars 2013

Mali : revirement dans le "politiquement correct"

La gauche est capable de toutes les contorsions


Nous sommes tombés sur ça, qui vaut son pesant de cacahuètes



Le changement, c'est ça et rien que ça 

Pourquoi une guerre juste au Mali (et à la bien-pensance)
[ça interpelle...]


Durant des années, il était de bon ton en France de fuir la réalité qui n’avait rien de politiquement correcte : retour au réalisme qui n’empêche pas l’audace [la boîte de cirage est ouverte].

La France, seule, a pris l’initiative d’entrer en guerre pour sauver un Etat en décomposition menacé par des forces hostiles de nature terroriste et/ou criminelle vivant de toutes sortes de trafics. La décision d’attaquer a un objectif : éviter la déstabilisation artificielle d’une partie de l’Afrique. Artificielle parce que les quelques centaines de djihadistes et assimilés qui sévissent dans cette partie du monde existent plus par la visibilité que leur offrent les médias que par des exploits militaires contre des armées organisées ou par l’adhésion massive de populations locales [ont-elles le choix?] à leur cause [le "printemps arabe" annoncé était pourtant plutôt pourri, mais rien n'y fait sur certains brillants esprits].

Ce passage à l’acte des autorités françaises, légitime aux yeux de la communauté internationale [qui s'est néanmoins gardée de mettre plus de deux orteils dans ce bourbier], notre pays en avait besoin [C'est dire le niveau d'altruisme de l'intervention]. Pendant des années, il a été de bon ton [àgauche] de s’enfermer dans des discours fuyant la réalité. Une partie de la classe politique de droite [réactive] comme de gauche [honteuse, fataliste et résignée à cheminer dans le "sens de l'Histoire"] était piégée par la peur de la contamination des populations d’origine immigrée par les menées islamistes. Il était grand temps de mettre fin à cet " humanisme " de façade [il est toujours temps de faire son auto-critique] qui passait systématiquement au second plan une analyse lucide [à quoi fait-il allusion ?] de la situation. Ne prévalaient que la question des otages et la crainte hypothétique d’une défiance de l’opinion publique à l’égard d’une action gouvernementale intrusive [stigmatisée par la gauche, dans l'esprit anti-colonial, voire anti-impérialiste resurgissant au moindre orage politique des bouches  dégoulinantes de vertu]. Dans un tel jeu de défausse, la bonne conscience des bienpensants était sauve mais dans le même temps l’image d’une France paralysée par le dogme de la précaution ne faisait que rapprocher presque naturellement la menace de nos frontières. 

Dans cette guerre de faible intensité, il ne s’agit pas simplement comme le souligne Valeurs Actuelles, de protéger l’accès à des ressources vitales telles que l’uranium. L’enjeu de l’engagement militaire français est plus profond. En rompant avec les précautions oratoires souvent démagogiques de gouvernements passés, le chef de l’Etat a pris le risque de tourner une page. Dans l’engagement militaire de la France au Mali, il s’agit bien dans la terminologie [guerrière] hollandaise de "détruire" (et non pas d’arrêter et de remettre aux mains de la justice) des ennemis qualifiés de [groupes] terroristes qui prennent le prétexte d’une religion pour faire régner la terreur dans des populations sans défense en violant des femmes non voilées ou en mutilant des enfants accusés de vol [une belle envolée compassionnelle].

En parlant ainsi, le pouvoir exécutif français accorde une légitimité nouvelle à une pensée offensive. Les critiques émises par des politiciens de tout bord, en quête du bénéfice électoral à tirer d’un éventuel faux pas, n’effaceront pas la portée de ce changement de vocabulaire. La France a besoin de démontrer qu’elle est capable de faire preuve d’audace et de réalisme pour affronter les mutations contraignantes du monde à venir. La détermination française au Mali est un premier pas dans cette direction.

Nous devons ça à un influenceur...
Bon, mais la reculade du taiseux cyclothymique de l'Elysée, en ces jours d'hécatombe de chefs islamistes, parasite quelque peu le propos.  
Et le nom de l'auteur comique ? Christian Harbulot.

Il est tout de même directeur de l'École de guerre économique et directeur associé du cabinet de conseil Spin Partners, spécialisé en intelligence [sic] économique [pourquoi pas, au point où on en est] et lobbying.  Ch. Harbulot fut très sollicité par les media, rappelez-vous, lorsqu'éclata en 2011 une affaire d'espionnage industriel dans laquelle trois cadres de Renault furent incriminés sur des soupçons de vente de brevets non encore déposés.


Ses étudiants de 3e cycle sont issus des grandes écoles et universités: de futurs décideurs. Ca fout la pétoche !

samedi 2 mars 2013

Diesel: l'écologie nous empoisonne et Hollande nous étouffe

Les experts nous ont vendu le diesel; la gauche le taxe

Le temps où les pouvoirs publics vantaient le diesel



Ils nous avaient orientés vers le diesel en le dédiabolisant.

Le législateur n'avait-il pas doté obligatoirement le véhicule diesel d'un filtre à particules ?

Les automobilistes avaient fait l'expérience de l'endurance des moteurs diesel: ils ont d'ailleurs toujours la réputation de moteurs de camion.

Et la crise du pétrole a boosté les incitations à l'achat de véhicule au diesel. Le premier choc pétrolier (1971-1978), conséquence notamment du pic de production de pétrole des États-Unis,  a accéléré la hausse de prix du baril. C'est ainsi que le nucléaire aujourd'hui décrié fournira alors une alternative énergétique à cette dépendance.


Mais la question "diesel ou essence ?" resurgit

À l'heure où faire le plein n'a jamais été aussi coûteux, quelle énergie faut-il choisir pour rouler dans les meilleures conditions économiques ? Le diesel, avec 71,8 % de part de marché pour les neuf premiers mois de 2011 (1,19 million d'immatriculations), l'emporte toujours, mais sa suprématie est pourtant  remise en question. 

Plusieurs menaces pèsent en effet sur le carburant préféré des Français.
Bruxelles a sous le coude un projet de taxe carbone, au nom de l'harmonie fiscale contre le réchauffement climatique: il préconise un taux minimal unique sur les carburants au sein de l'Union, mais il serait aligné sur le plus cher parce que le moins polluant. "Il s'agit aussi de réduire la dépendance créée par les importations de gazole", ajoute commissaire européen à la Fiscalité. Et la piste est alléchante pour les démensiers de Bercy en quête de recettes.

Un risque de pénurie apparaît
Nous devons importer une bonne partie de notre gazole. Or, la forte croissance du trafic de camionnage de la Russie pourrait un jour obliger Moscou à réserver le gazole national en priorité à son marché intérieur, ce qui pèserait inévitablement à la hausse sur les cours.

Produites à 90% par le diesel, les micropoussières sont à nouveau présentées comme un risque de catastrophe écologique et sannitaire
La norme Euro 6 oblige désormais le moteur à huile lourde à réduire drastiquement ses émissions d'oxydes d'azote (NOx), un poison: les gaz d’échappement des moteurs Diesel ont été classé cancérigènes par l'OMS, associés au cancer du poumon et celui de la vessie. Dans la pratique, elle oblige à embarquer une véritable petite usine de dépollution dans chaque véhicule diesel. Son coût, entre 1 000 à 2000 euros, a déjà conduit des constructeurs comme Nissan, pour sa Micra, ou Volkswagen, pour sa nouvelle Up!, a exclure les motorisations diesel de leurs petites voitures.

Tout est fait pour que le gazole (ou diesel), le carburant le plus accessible, devienne bientôt un carburant pour les riches. Et une rente pour l'Etat.

La taxation du diesel fait débat au PS. Et pas que !

La Cour des comptes estime à près de 7 milliards d'euros le manque à gagner, pour l'Etat, dû au régime fiscal dérogatoire du diesel. Une "niche" qui fait japer Moscovici.

Les conclusions des magistrats prônent donc un réalignement progressif des prélèvements sur le gazole (43 centimes d'euros par litre) au niveau de ceux sur l'essence (61 centimes)Lien Le Monde : La Cour des comptes épingle le régime fiscal dérogatoire du diesel Le régime fiscal dérogatoire des journalistes ne fait pas tant de bruit...


La "gauche sociale" assure qu'il est impossible de négliger un filon de 7 milliards d'euros, à l'heure de la rigueur budgétaire. 

Le rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale, le député PS de Meurthe-et-Moselle, Christian Eckert, a réouvert la piste dans son entretien au Monde daté du 1er mars : "Il ne serait pas complètement choquant d'augmenter la fiscalité du diesel, dans la mesure où 1 centime de hausse rapporte 300 millions et où l'écart de taxation avec l'essence est de 12 centimes [en réalité 18 centimes]." L'idée circule en fait depuis la fin 2012.  


Mais les autres députés PS s'y aventurent avec le pied sur le frein. "C'est un sujet à manier avec précaution, le diesel, c'est le salaire de la peur", confirme Thierry Mandon, le porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale. 


Toute hausse du prix du gazole à la pompe est une manœuvre périlleuse en cette période de crise de l'industrie automobile.

"Si on taille dans le diesel aujourd'hui, on met en péril PSA", prévient Philippe Doucet (député-maire PS d'Argentueil, Val d'Oise), membre de la Gauche populaire. Le constructeur français a développé la recherche  sur le gazole et mise dessus une grande partie de sa stratégie depuis plusieurs années. "On sait tous qu'il faut sortir de la logique du diesel, explique Doucet, mais avec un plan de transition industriel et écologique sur dix ans, pas comme ça. On ne peut pas, pour combler les trous de l'Etat, faire les poches des plus faibles revenus, des périurbains, des ruraux, des pêcheurs..."

Les élus de gauche ont en mémoire le premier coup de chaud auquel avait été confronté le gouvernement à l'été 2012. 
La forte hausse des prix du carburant avait contribué à accélérer la chute de popularité de l'exécutif. Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, avait réagi fin août en diminuant les taxes pour faire baisser les prix à la pompe.
"Si le gouvernement décide d'augmenter les prélèvements sur le diesel six mois après avoir baissé les taxes sur le carburant, ça envoie un signal contradictoire, ça ne fait aucun doute", concède le président de la commission du développement durable à l'Assemblée, Jean-Paul Chanteguet. "Mais c'est au gouvernement de gérer cette communication, dénonce le député de l'Indre, favorable à la mesure. Le régime particulier du diesel est une "niche fiscale grise", un avantage qui encourage les comportements défavorables pour la santé et à l'environnement. Les particules fines dans le diesel engendrent un surcoût de santé de 20 à 30 milliards d'euros par an."

 
Depuis plus de trente ans, les gouvernements successifs ont tous misé  sur les véhicules diesel, incitant les Français, par la fiscalité, à en acheter. Aujourd'hui, plus de 70 % des nouvelles immatriculations sont des moteurs diesel.
"On a poussé les Français pendant des années à acheter des automobiles diesel, si on inverse les choses de façon unilatérale, il y a une rupture du contrat de confiance avec le consommateur, explique Laurence Rossignol, la sénatrice socialiste chargée de l'environnement au PS. Par ailleurs, la Cour des comptes n'est pas une troisième assemblée."
Cette nouvelle sénatrice (2011) stigmatise en outre la Cour des Comptes 
"Elle n'a pas à faire des injonctions politiques. On a mis en place un comité qui réfléchit sérieusement sur une fiscalité écologique globale. J'aimerais que les éléments extérieurs ne viennent pas percuter sans cesse ce travail," lance la totalitaire.

Le PS n'accepte ni débat, ni concertation

Certains élus accusent la Cour des Comptes de mettre la pression sur son comité de réflexion 
Les magistrats ont en effet dévoilé leurs conclusions alors qu'ils doivent livrer leurs conclusions fin mars. Une stratégie qui agace une autre élue jalouse de son pouvoir. Karine Berger, fraîchement arrivée des Hautes-Alpes il y a moins d'un an, secrétaire nationale à l'économie du PS : "Je suis lasse de cette approche uniquement comptable de la fiscalité. On essaie de récupérer trois francs six sous par-ci par-là. Ce n'est pas comme ça qu'on fait une fiscalité intelligente et écologique. Il faut savoir ce qu'on veut faire, dans quel sens on veut influencer le comportement des gens." Trois francs six sous qui, n'en déplaise à la socialiste, représentent une charge non négligeable sur les plus démunis.

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault fait la fine bouche devant 7 milliards. 
C'est bien l'objet de ces annonces. "On laisse la ministre de tutelle, Delphine Batho, gérer le sujet pour l'instant", indique-t-on à Matignon. Or, la ministre de l'Ecologie s'est déjà prononcée en faveur d'un réalignement progressif, estimant que c'est "un problème de santé publique sur lequel on ne peut plus fermer les yeux". 

La politique des ballons d'essai du gouvernement 
Comme à chaque fois, "la question n'est  pas encore tranchée" !
Mais si les plus fervents détracteurs du diesel plaident pour un début de rattrapage dès le plan de loi de finances de 2014,  "on attend les conclusions du comité de travail", explique Zayrault, le chef du gouvernement des experts. Ceux-ci plancheraient toujours, notamment sur une "contribution" climat-énergie, variante socialiste de la taxe carbone de Sarkozy. Certains élus PS freineraient alors des quatre fers sur l'augmentation de la taxe sur le diesel, qui risquerait d'être vécue par les automobilistes comme une double peine.
Vertueuse et juste, comme de bien entendu !

La visite pour rien de Hollande à Poutine



La dimension internationale de Hollande, une peau de chagrin 

L'Algérie et le Mali, jusque là, ça va; mais au-delà...
Le président Hollande est allé caresser Bouteflika dans le sens du poil et, deux semaines plus tard, les djihadistes ont attaqué le site pétrolier de BP et prennent 150 employés algériens de la société française CIS Catering, ainsi que 41 otages étrangers près d'In Amenas, à la frontière avec la Libye. 

Le "capitaine de pédalo" est ensuite allé faire le "chef de guerre" au Mali le 2 février et, le 19, des islamistes capturent une famille blanche de sept Cathos au Cameroun. Il a fait un saut de 24 heures en Russie le 28 février: nous avons donc tout à craindre des terroristes sunnites de Tchétchénie d'ici le 15 mars...


C'est dans cette sinistre dynamique que le président Hollande cherche à redorer son blason auprès  de Vladimir Poutine, un chef d'Etat avec lequel il est en désaccord sur la question syrienne... La dernière fois qu'ils se sont rencontrés, c'était le 1er juin 2012François Hollande venait tout juste d'être élu président, mais pendant ces neuf mois, les deux hommes n'ont visiblement tissé aucun lien de sympathie entre eux. 

A quoi cette visite éclair de travail à Moscou pouvait-elle bien servir ?

Le chef de l'Etat français semble ne s'être déplacé que pour entretenir leur dialogue de sourds à la face du monde, confirmant son désaccord et faisant la leçon au maître du Kremlin.  

Considérant le peu de plaisir affiché par les deux chefs d'Etat, on peine à croire que les Russes avaient une envie pressante de revoir Hollande pour engager un dégel et opérer une vaste manoeuvre de désenclavement de la Russie. Que pouvait attendre le Kremlin d'un président arrogant sur le sujet de la Syrie ? On peut bien multiplier les contacts diplomatiques, les rencontres et les échanges pour donner l'apparence de la bonne volonté, mais ne rien changer sur le fond. La durée de la visite démontre, s'il en était besoin, que ni l'un ni l'autre n'en attendait quoi que ce soit. 

S'il suffisait de se voir, la visio-conférence aurait fait l'affaire
Elle aurait coûté moins chère en ces temps de disette budgétaire et aurait aussi réduit la production de CO2.  

L'exception culturelle française gagne sa diplomatie du désaccord 
Elle n'est d'aucun secours dans l'amélioration des relations franco-russes ni pour esquisser une quelconque évolution de la position de Poutine sur la Syrie. Cette opération ostentatoire consistait  à afficher des valeurs prétendument supérieures. Quelle crédibilité pouvait bien avoir face à Poutine puisqu l'un et l'autre pratiquent le mépris du dialogue démocratique et de la concertation: l'un a un problème avec les libertés fondamentales en Russie, mais l'autre avec la concertation vraie et sans injures des patrons, ni arrogance envers l'opposition. 
Cette démarche ne fait que concrétiser une impuissance totale. Sauf à considérer que la série de lourds différends avec la Russie ne vise qu'un "effet de démonstration". La froideur bilatérale s'est étalée dans les media et cette visite s'avère cruellement contre-productive. Au point que même la sémantique hollandienne n'y peut rien.

Qu'espérait François Hollande en allant chercher Poutine chez lui sur les sujets qui fachent ? Personne n'apprécie les ingérences de l'étranger et  ne se laisse infléchir. La psychologie de Hollande est-elle à ce point reptilienne qu'il puisse se croire supérieur à celui qui appelle en permanence son peuple au   "redressement national", lui qui s'est donné un ministre du "redressement productif" au GPS mental affolé, aux dires de Pascal Lamy, un possible successeur de Jean-Marc Zayrault. 

Que Hollande prenne exemple sur l'Allemagne
Tout en faisant beaucoup de "business" avec la Russie, nos voisins parviennent à beaucoup mieux doser ses relations bilatérales. 
Les Russes ne se sont pas privés de faire remarquerque l'intervention française au Mali a  bénéficié du consentement implicite de Moscou. Ce qui appelait une contre-réponse au sujet de la Syrie, par exemple, et il y aurait eu une forme de courage à l'aborder ouvertement... 

Vladimir Poutine a préféré en rire. Il a en effet estimé qu'il faudrait une bonne bouteille de vin et une bouteille de vodka pour s'entendre au sujet de la Syrie. Le président français a ajouté un doigt de porto, une allusion au caractère sucré de cet alcool.

Dernière heure
Dès le départ de Hollande, un séisme de magnitude 6,9 a été enregistré, le 28 février, à l'est de la Russie à 14h05 GMT le long des îles volcaniques Kouriles, selon le Centre américain de géophysique...
Retenez-le: il vient d'annoncer son intention d'effectuer des visites de 48h dans des villes de France : ça va faire des dégâts !

vendredi 1 mars 2013

Les victimes de l'amiante se rappellent au bon souvenir du tribunal de Paris

Double peine annoncée pour ces victimes-là aussi de Martine Aubry 

Annulation de la mise en examen de huit personnes, dont  Martine Aubry 


L'indépendance de la justice
sous assistance respiratoire


Des centaines de proches et de victimes de l'amiante ont manifesté jeudi devant le palais de justice de Paris pour dire leur crainte qu'un procès pénal de ce scandale sanitaire qui a fait des milliers de morts en France ne voit jamais le jour.

"Amiante, santé ruinée", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des ex-salariés en tenue de travail, tandis que des familles venues de toute la France brandissaient les portraits de salariés décédés.

L'avocat général devait réclamer l'annulation de la mise en examen de huit personnes mises en cause, dont celle de l'ancienne dirigeante du Parti socialiste Martine Aubry.au même moment devant la Chambre de l'instruction de la Cour d'Appel 

S'il était suivi, les associations et leurs avocats n'auraient d'autre recours que de se pourvoir en cassation, ce qui retarderait le dossier, englué depuis 17 ans en juillet prochain au pôle de santé publique à Paris.

Le procès sera-t-il enterré ?

Le ministère de Christiane Taubira fait en outre peser la menace d'une mutation sur la juge d'instruction qui a prononcé les mises en examen
Si elle était entérinée à l'encontre de Marie-Odile Bertella-Geffroy, elle retarderait l'instruction.
"Ça fait plus de seize ans depuis les premières plaintes. S'il n'y a pas de procès dans les deux ou trois ans, il n'y aura plus rien à juger", a fait valoir Michel Ledoux, avocat de l'association Andeva (1996), pour qui l'audience de jeudi devait être décisive. "On craint que le procès ne soit jamais ouvert", a déclaré pour sa part Georges Arnaudeau, de l'association "Allo amiante" de Bordeaux.

La chambre de l'instruction devait mettre sa décision sur les demandes d'annulation des mises en examen en délibéré, ce qui devrait prendre plusieurs semaines.

Les victimes s'en tireront-elles aussi bien que l'ex-ministre ?


Martine Aubry a été mise en examen dans le dossier de l'usine automobile Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados) en sa qualité de directrice des relations du travail au ministère de l'Emploi entre 1984 et 1987, sous l'autorité de Michel Delebarre (PS), puis de Philippe Seguin (RPR, UMP) qui l'a maintenue à son poste pendant un an et demi. 

Marie-Odile Bertella-Geffroy, depuis plus de 15 ans, est spécialisée dans les dossiers judiciaires de santé publique. Elle a notamment instruit le volet non-ministériel de l'affaire du "sang contaminé" par des transfusions sanguines qui ont transmis l'hépatite C et le sida. L'ancien Premier ministre PS, Laurent Fabius, et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix et Edmond Hervé ont comparu en mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour " homicide involontaire". En 2003, les trois anciens ministres ont bénéficié d'un non-lieu général. 

En France, la jurisprudence de la Cour de cassation sur la Faute inexcusable de l'employeur a conduit à une augmentation considérable des recours devant les tribunaux et à une condamnation quasi systématique des employeurs. La faute inexcusable a été récemment redéfinie par la jurisprudence:arrêts du 28 février 2002 concernant des maladies professionnelles liées à ...l’amiante,

Le 19 septembre 2006, trois anciens directeurs de l'usine Ferodo Valeo de Condé-sur-Noireau sont mis en examen par les juges Marie-Odile Bertella-Geffroy et Didier Peltier pour blessures et homicides involontaires et non-assistance à personne en danger

D'après la presse, les associations jugeraient que les poursuites visant la maire de Lille ne sont pas forcément justifiées, mais cette afformation mérite d'être nuancée.
"Si le cas de Martine Aubry focalisera l’attention, l’Andeva souhaite que les autres enjeux de cette procédure ne passent pas à la trappe", déclare l'association. Elle dénonce un amalgame: "le Parquet ne demande pas seulement en effet l’annulation de la mise en examen de Martine Aubry, mais celle de tous les mis en examen, y compris celles des principaux responsables de la catastrophe sanitaire". Elle ne considère pas la responsabilité de Martine Aubry au ministère subalterne.

Les associations refusent l'idée que celles visant les membres du comité permanent amiante (CPA) - le lobby des industriels - puissent être annulées.

Pour justifier ses demandes, le Parquet général souligne que la loi exige pour les délits commis de manière indirecte la présence d'une faute "caractérisée" qui ait eu pour conséquence l'exposition des victimes "à un risque d'une particulière gravité qui ne pouvait être ignoré".

Des arguments rejetés par les parties civiles 

La juge Bertella-Geffroy reproche à Martine Aubry et à son successeur, Olivier Dutheillet de Lamothe, à la direction des relations du travail entre 1984 et 1995, d'avoir tardé à transcrire en droit français les directives européennes de 1983 et 1991 qui renforcent la protection des salariés.

Le Parquet a jugé

"Le Parquet général considère qu'il n'y a pas d'indice qui laissent supposer que les gens du CPA puissent être à l'origine des dégâts humains et soutient également que les directeurs des relations du Travail n'avaient pas de pouvoir réglementaire", a noté Michel Ledoux, avocat de l'Andeva (Association nationale des victimes de l'amiante). Le quotidien Le Monde apprécie que le Parquet soit soumis au ministère et ne met pas en cause l'indépendance de la magistrature. Il titre " Le parquet favorable à l'annulation des poursuites contre Aubry dans le dossier de l'amiante "


"Ces arguments sont assez stupéfiants, d'abord parce que les principaux intéressés revendiquent eux-mêmes dans leurs mémoires, des dizaines de textes, des décrets, des arrêtés dont ils seraient les auteurs", a-t-il ajouté.

L'ex-patronne du PS s'est élevée contre sa mise en examen, qu'elle juge totalement injustifiée.
"On n'a pas suffisamment d'indices qui justifieraient une mise en examen de Madame Aubry", a expliqué Michel Ledoux.
Mais, que l'association Andeva ne veuille pas que le cas de Martine Aubry occulte le reste du dossier, ne signifie pas qu'elle blanchit la responsable politique.

L'ANDEVA craint l'effet tache d'huile d'un blanchiment de la Ch'tite Brochen-Aubry

Une présentation partielle -et donc partiale- des faits


En 2005, un rapport sénatorial avait accablé l'Etat pour sa "gestion défaillante" de l'amiante, jugée responsable par les autorités sanitaires de 10 % à 20 % des cancers du poumon. 
Devant les policiers, la maire de Lille s'était dite convaincue que les décrets de 1977 et 1987 permettaient à l'époque de protéger efficacement la santé des salariés. "Aucune alerte n'est venue de la Cnam, du ministère de la Santé, d'autres acteurs ou des chercheurs pour nous dire que ce n'était pas le cas", avait-elle accusé, expliquant que la nécessité d'interdire l'amiante n'était intervenue qu'en 1994. En France...

En vérité, la juge reproche notamment à la DRT (direction des relations du travail dont était en charge Martine Aubry au ministère du Travail) d'avoir tardé à transcrire dans la législation française une directive européenne de 1983 concernant la protection des travailleurs exposés. Ce texte devait être transcrit pour application début 1987, mais le décret n'a été signé que le 27 mars 1987.

Une certaine presse continue d'occulter la faute présumée pour laquelle la haut-fonctionnaire du ministère de l'Emploi pourrait être mise en examen
Nous rappelons aux media serviles que la juge d'instruction reproche à la haut-fonctionnaire du ministère du Travail (ou de l'Emploi) d' "avoir tardé à transcrire en droit français les directives européennes de 1983 et 1991 qui renforcent la protection des salariés.

Le 29 janvier 2010, le magazine Le Point publia un entretien avec Maître Michel Ledoux, avocat de l'Andeva: 

Le quotidien Le Monde apprécie néanmoins que le Parquet soit soumis au ministère et ne met pas non plus en cause l'indépendance de la magistrature. 
Il titre " Le parquet favorable à l'annulation des poursuites contre Aubry dans le dossier de l'amiante". La presse dite sérieuse reprend l'argumentaire de la ministre, mais s'obstine à ignorer que dès 1962, la Commission européenne a adressé des recommandations aux six États membres de la Communauté économique européenne, en dressant une liste des maladies professionnelles. Celle-ci incluait le cancer du poumon, en signalant les dangers de l'amiante.

Peut-on être plus partisan et méprisant des victimes ?
Dès le 18 décembre, Le Parisien annonçait: "Amiante : vers une annulation de la mise en examen de Martine Aubry" et, en amorce, déclarait "L'enquête n'a établi aucune faute de Martine Aubry" qui "s'est retrouvée dans le collimateur de la juge" ! 

Aucune victime de l'amiante n'aurait donc contracté la maladie depuis 1984. Pourtant, "ce type de maladies n'apparaît que 10 à 30 ans après le début de l'exposition" nous rappelle-t-on sans cesse pour dégager l'ancienne premier secrétaire du Parti socialiste de toute responsabilité.

Martine Aubry a-t-elle exercé pleinement ou non son autorité de haut fonctionnaire ?

Cette sculpture était restée sans domicile fixe. 
La ville de Lille a finalement accepté de l'accueillir devant sa nouvelle bourse du travail.
 Ironie ou provocation ? 
Elle est un hommage aux victimes de l'amiante. 

Les comptes rendus des réunions du CPA, lobby privé, montraient clairement une administration complètement sous influence" du Comité permanent amiante, créé en 1982, qui a décidé "de la politique française en matière de gestion du risque amiante et même de la réglementation", accuse Michel Parigot, vice-président de l'Andeva.

Mercredi 27 février au soir, les avocats de l'ex-première secrétaire du parti socialiste ont fait savoir qu'ils demanderont l'annulation de son éventuelle mise en examen. 
Mi-octobre 2012, la maire de Lille avait fait repousser la date "pour des raisons d'agenda"...

La décision sur une éventuelle mise en examen d'Aubry sera rendue le 17 mai 2013.
La " faute inexcusable du haut-fonctionnaire" sera-t-elle envisagée" ?

Hollande et Aubry se font des mamours à l'Elysée

L'Elysée aux petits soins d'Aubry… ou l'inverse ?
Mise en cause dans le dossier de l'amiante, la maire de Lille la maire de Lille s'est rapprochée de Hollande et Ayrault.

Martine Aubry a déjeuné le lundi 25 à l'Elysée avec François Hollande.
Si le déjeuner n'est pas une information en soi, le fait qu'il soit révélé en est une. D'autant qu'elle a également déjeuné  avec Jean-Marc Ayrault à Matignon mercredi 27. Il ne suffisait donc plus qu'ils s'appellent "souvent" au téléphone. Elle banalise ses travaux d'approche en indiquant qu'elle rencontre ses ministres: Valls, ou Sapin et plus sûrement Marylise Lebranchu, mais certainement pas Montebourg.   

L'exécutif et la maire de Lille ont renoué
Et ils le font savoir, quelques mois après leur conflit lors de la désignation de Désir H. par Hollande à la tête du Parti socialiste, contre le candidat de la sortante, l'apparatchik J-Christophe Cambadélis. 
Le président de la République a d'ailleurs demandé à Martine Aubry de l'accompagner dans son déplacement en Chine, prévu fin avril. 

Après la glaciation, pourquoi ce réchauffement 

Les relations entre Hollande et Aubry sont depuis longtemps notoirement  difficiles. A l'inverse de Ségolène Royal, l'ancienne patronne du PS n'a jamais emprunté la voie médiatique pour obtenir de la considération et retrouver du pouvoir, mais a pareillement fait un stage au réfrigérateur de Lille. 

Le "sale mec" a imposé aux rivales un passage au purgatoire
Mais l'orgueilleuse est aujourd'hui fragilisée et s'est rendue à Canossa. 
Martine Aubry a été "bouleversée", dit-elle elle-même, par sa mise en examen pour sa gestion de l'amiante dans les années 1980. A la veille d'une audience déterminante de la Cour d'Appel de Paris, aujourd'hui, au cours de laquelle son avocat doit contester cette mise en examen, Hollande et Ayrault montrent à Aubry qu'ils sont solidaires et qu'ils la soutiennent. 

Ils seraient même aux petits soins,
de peur que cette affaire "salisse" leurs images flétries: les derniers sondages font en effet état d'une chute de ...5 points chacun !

Le tandem exécutif a aussi besoin d'expérience gouvernementale
Non seulement Hollande et Ayrault sont dépourvus de tout vécu gouvernemental, mais ils n'ont pas le contact facile avec les syndicats.
On le sait, ce tandem manque d'envergure et de cohérence. Sans recul ni vécu, non seulement il s'accroche à une idéologie aussi archaïque que désastreuse, mais il accumule les promesses et les tâtonnements, les annonces et les reculadesIl n'a donc pas suffi que le "capitaine de de pédalo" renforce son équipe de communication et nomme l'ancien leader de la CFDT, François Chérèque,  à la tête de Terra Nova, le think tank socialiste. Le capitaine rame et le pédalo est sur le sable.
Jusqu'à présent, hormis sur des sujets comme le cumul des mandats, l'ancienne adversaire de François Hollande à la primaire socialiste n'avait que très peu cherché à peser sur l'action de l'exécutif. Et puis elle a apporté son soutien à Vincent Peillon qui désespérait de trouver de grandes mairies capables de mettre en péril leur budget municipale pour permettre la réforme des rythmes scolaires. A la différence de G. Collomb, le sénateur-maire PS de Lyon qui appelle l'exécutif à se focaliser sur le redressement économique et à engager une vraie réforme des services publics ou de  F. Rebsamen, qui comme lui, s'oppose au projet de loi sur le non-cumul des mandats pour faciliter son retour, non seulement Martine Aubry, s'est dite vendredi "totalement favorable" à la réforme des rythmes scolaires qui prévoit le retour à la semaine de quatre jours et demi, assurant que  "le plus important, ce n'est pas 2013 ou 2014, c'est que de toute façon, les quatre jours et demi, il faut les faire", mais en août dernier la maire de Lille avait déjà rappelé que la loi sur le non cumul des mandats est une promesse de campagne de François Hollande, et avait appelé tous les parlementaires socialistes à abandonner au plus tard en septembre leur mandat exécutif local, en vertu de la règle de non cumul des mandats adoptée par le parti en 2010.

La fille Delors se pose désormais en sauveteur  
Sous l'avalanche de mauvaises nouvelles économiques et le doute qui s'installe au sommet de l'Etatla maire de Lille, est plus proche de la gauche radicale et, si rugueuse soit elle, peut apporter des solutions, veut-on croire. "A côté du sérieux budgétaire, elle a l'idée qu'il y a des réformes à mener, une volonté transformatrice", indique le député Christian Paul.
Il cite la politique industrielle et les relations sociales, mais fait l'impasse sur le fléau des 35 heures et son attachement à la retraite à 60 ans. .

Le pape Benoît XVI a pris sa retraite à 85 ans

Le Souverain pontif, Benoît XVI, pape depuis avril 2005, s'est retiré à 20h00

Un événement quasiment inédit en 2000 ans d'histoire de l'Eglise catholique  

Le Saint Père est redevenu Joseph Ratzinger

A 85 ans, il s'est retiré pour deux mois à Castel Gandolfo, la résidence d'été des papes, pour échapper au brouhaha médiatique entourant l'élection de son successeur.

Le 28 février 2013, Benoît XVI a reçu les 144 cardinaux de la Curie et des cinq continents dans la solennelle Salle Clémentine du Vatican. Ceux-ci l'ont salué en baisant l'anneau papal. 


"Parmi vous se trouve le prochain pape, auquel je promets déférence et obéissance inconditionnelles", a promis le pape, lors d'une brève allocution, assurant qu'il restera proche d'eux "par la prière" lors du prochain Conclave.


Le pape a embarqué dans un hélicoptère de la République italienne pour rejoindre Castel Gandolfo, où il s'est adressé pour la dernière fois à la foule.




L'hélicoptère qui emmène Benoît XVI à la résidence d'été du pape passe au-dessus de la basilique Saint Pierre au Vatican.




A Castel Gandolfo
, un drap de velours rouge et or pendait à la fenêtre depuis laquelle Benoît XVI devait faire sa dernière apparition publique en tant que pape. Sur les balcons, terrasses et fenêtres alentours, la foule a brandi le drapeau jaune et blanc du Vatican. 

Pour la dernière fois  pour sa dernière apparition publique en tant que pape, Benoît XVI s'est adressé aux fidèles et la foule l'a acclamé longuement.

Les derniers mots du pape : 
"Je ne suis plus pape", dit-il humblement.



"Je ne serai plus pape mais seulement un pèlerin qui entame l'ultime étape de son pèlerinage sur terre"

"De toutes mes forces je voudrais continuer de travailler pour le bien de l'Eglise et le bien du monde" (...) 
"Du fond du coeur, vous avez ma bénédiction".