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vendredi 9 janvier 2015

Fusillade à la Porte de Vincennes: le tireur est retranché dans une épicerie casher

Les milieux musulmans donnent du fil à retordre à Hollande et Valls

"L'homme qui a ouvert le feu, jeudi à Montrouge, est soupçonné d'être impliqué dans une nouvelle fusillade" 

Ce texte tordu du journal Le Monde en dit long sur les ambiguïtés de la gauche. 
L' "homme" qui est retranché dans une supérette casher au 23, avenue de la porte de Vincennes (12e) a ouvert le feu vendredi  vers 13 heures, selon la préfecture de Paris.
Le "déséquilibré" a été identifié comme étant Amedy Coulibaly, né en 1982. La police, pense qu'il s'agit de l'homme qui a abattu une policière, jeudi à Montrouge, au sud de Paris. Un appel à témoin a été lancé pour cet homme considéré comme "dangereux" et pour sa compagne, une femme prénommée Hayat Boumeddiene. 

Selon un témoin présent dans une boutique voisine, deux hommes armés ont pénétré dans cette supérette casher et des coups de feu ont été échangés. Selon ce témoin, l'un des deux suspects se serait rendu et aurait été interpellé par la police rapidement arrivée sur les lieux.

Le terroriste présumé était porteur d'un gilet pare-balles, d'une arme de poing et d'un fusil-mitrailleur au moment des faits. Il s'est enfui à bord d'une Clio qui a été retrouvée à Arcueil (Val-de-Marne) et sa trace a été perdue "dans le quartier de la Défense". L'enquête pour assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique [la policière stagiaire de couleur assassinée au sol] en relation avec une entreprise terroriste a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris."

Cet homme avait été condamné pour le projet d'évasion d'un autre djihadiste présumé, Smaïn Ait Ali Belkacem (sans lien avec la ministre Najat Vallaud-Belkacem), en 2010, un dossier dans lequel Chérif Kouachi avait été mis en examen avant de bénéficier d'un non-lieu. 
Smaïn Ait Ali Belkacem a été condamné en novembre 2002 à une peine de prison à perpétuité pour sa participation à l'attentat de la station RER Musée d'Orsay, en octobre 1995.

A cette époque, Coulibaly (ci-contre, jeune) avait pour habitude de rendre visite toutes les trois semaines à Djamel Beghal dans le Cantal, auprès duquel il cherchait des conseils "d'ordre religieux". D'après cette source policière, Amedy Coulibaly affirmait à l'époque : "J'essaie d'avancer avec la religion, mais je vais doucement." S'il disait "pratiquer le minimum obligatoire comme la prière et le ramadan", les investigations ont montré qu'il était déjà dans la radicalité.

La probabilité d'une prise d'otages est grande, malgré le filtrage de l'information. On ignore actuellement si des personnes ont été blessées dans la fusillade.
Il y aurait un blessé, selon une source policière.

La police parisienne a la quasi-certitude qu'il s'agit de l'homme qui a tué une policière à Montrouge

L'individu est identifié comme un proche des frères Kouachi, eux-mêmes actuellement retranchés dans une petite entreprise de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. La préfecture de police suspecte fortement qu'il s'agit du tireur de Montrouge et, avant midi,  le lien était formellement établi entre le suspect de Vincennes et l'attentat de Charlie Hebdo dans lequel 12 personnes ont trouvé la mort mercredi.  Des sources proches de l'enquête affirment que le principal suspect dans l'attaque de Montrouge est un proche des frères Kouachi. Il est connu des services de lutte antiterroriste. Des interpellations ont eu lieu dans son entourage très proche.

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance "sur les événements " survenus, a annoncé le Parquet sans donner plus de détails sur les faits. L'enquête a été confiée à la section antiterroriste (SAT) de la PJ parisienne, à la sous-direction antiterroriste de la PJ et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

La police a fermé toute la zone de la porte de Vincennes.
Le trafic était partiellement interrompu sur les lignes 3 (A et B) du tramway, entre les arrêts Porte de Charenton et Porte de Vincennes, et entre les arrêts Porte de Bagnolet et porte de Vincennes, "en raison de mesure de sécurité", a annoncé la RATP. Le périphérique intérieur et extérieur était coupé au niveau de la porte de Vincennes.
Le rectorat de Paris a annoncé que les élèves étaient confinés dans les établissements aux alentours.
Fusillade de Montrouge :
la police lance un appel à témoins sur une femme et un homme "dangereux"
La police a lancé vendredi après-midi un appel à témoins dans le cadre de l'assassinat d'une policière à Montrouge (Hauts-de-Seine) jeudi. Il s'agit d'un homme, Amedy Coulibaly, 32 ans, suspecté d'être le tireur et de sa compagne, Hayat Boumeddiene, 26 ans.
Ils seraient également impliqués dans une fusillade qui a eu lieu porte de Vincennes, vendredi midi. ("Le Monde")

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mercredi 20 novembre 2013

Paris : un "tireur fou", mais un homme "calme" et "déterminé"...

La presse justifie le flottement des enquêteurs 

L'homme 
n'a toujours pas été retrouvé

Les enquêteurs disent disposer de son ADN, mais attendons-nous à ce qu'il ne soit pas exploitable... L'individu a fait irruption en arme à BFMTV vendredi 15 novembre, a blessé un photographe de "Libération" et tiré devant une banque, la Société générale, lundi 18, sous l'oeil de plusieurs caméras de vidéosurveillance, mais la police ne l'a toujours pas identifié.

L'homme isolé qui a attaqué Libération et à la banque reste introuvable.
Les enquêteurs, qui disent récolter les premiers résultats des analyses ADN, continuaient mercredi à le traquer, sans guère d'indices. Les enquêteurs auraient pu analyser les empreintes génétiques retrouvées au siège du quotidien, où un assistant photographe a été gravement blessé, à La Défense, ainsi que lors de la prise d'otage d'un automobiliste le même jour.

"L'ADN mis en évidence sur les douilles libérées à Libération et à la Société générale, ainsi que sur la portière passager du véhicule de l'otage, est le même. Avant cette confirmation par l'ADN, les enquêteurs étaient déjà persuadés d'avoir affaire au même homme. En revanche, il n'y a pas eu "d'identification  du tireur via le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG)", créé en 1998 et qui compte aujourd'hui quelque 2.130.000 profils, a par ailleurs précisé le procureur de Nanterre. Si une interpellation intervient, l'ADN identifié permettra de vérifier s'il s'agit bien du tireur.
L'information est toutefois sujette à caution, si la précision fournie dans les premières heures est exacte qu'il portait des gants.

"L'hypothèse d'un auteur unique est confirmée"
, a déclaré mercredi matin le procureur de Nanterre, Robert Gelli. 
  
Le procureur de Nanterre a annoncé son dessaisissement des faits de La Défense et de l'enlèvement au profit du procureur de Paris, déjà saisi de l'attaque à Libération et de l'agression de vendredi à BFM TV.

700 appels de dénonciateurs reçus par les policiers

Les enquêteurs comptent toujours sur les témoignages suscités par la photo
, plus nette que les précédentes, diffusée mardi après avoir été extraite des images de vidéosurveillance de la RATP. 

"De type européen"
Le suspect, lunettes fines sur un visage rond, y apparaît le regard fixe et la bouche entrouverte. Sur cette image, il porte une veste rouge à col noir et un bonnet beige enfoncé sur le front, une tenue différente de celle qu'il portait un peu plus tôt lors de son irruption à Libération. Les enquêteurs en conclut finement que l'homme est un "malin" qui "connaît sans doute les codes de la bonne cavale", ou est un lecteur assidu des faits divers. 
Avec peu de cohérence, la police fait état de témoignages de ceux qui ont croisé la route du "tireur fou" et qui le décrivent comme "calme" et "déterminé". 
On ne connaît pas non plus  ses motivations. Des experts évoquent aussi un homme déterminé, solitaire et organisé, au comportement plus rationnel qu'il n'y paraît au premier abord.

Les enquêteurs comptabilisaient près de 700 appels reçus d'informateurs
, 
mardi soir. 

Seule certitude: l'individu n'est pas de "type méditerranéen"...
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a de nouveau exhorté "les concitoyens à donner à la police toutes les informations utiles". De manière très inaccoutumée, le portrait robot comporte une information à caractère racial, : âgé de 35 à 45 ans, de "type européen" et mesurant entre 1,70 m et 1,80 m, l'homme a surgi lundi matin au siège de Libération, un des quotidiens socialistes, armé d'un fusil à pompe à crosse et canon sciés, de calibre 12, un calibre très courant qui peut recevoir indifféremment des munitions Brenneke (chasse au sanglier) et/ou des munitions contenant des chevrotines. 
Le jeune assistant photographe sur lequel il a tiré, le blessant au thorax et à l'abdomen, est désormais réveillé, mais les médecins l'ont maintenu sous une surveillance étroite, a précisé le journal mardi après-midi. 

Après l'attaque du journal, le suspect a tiré contre le siège d'une banque à La Défense, sans faire de blessé. 
Dans la foulée, un automobiliste a affirmé à la police qu'un "individu armé l'avait pris en otage" pendant près de 20 minutes, le contraignant à le déposer aux Champs-Élysées. L'automobiliste a expliqué que l'homme lui avait dit "sortir de prison, être prêt à tout et avoir une grenade" dans son sac. Libération écrit mercredi que c'est dans cette voiture que le tireur aurait changé de vêtements. 
Le quotidien met en cause l'automobiliste pris en otage, un homme de 65 ans, qui aurait, selon lui, mis le temps avant de prévenir les secours depuis son domicile: ce qui a fait perdre du temps aux enquêteurs, accuse-t-il, pour justifier l'inefficacité des enquêteurs. Les policiers ont engagé une chasse à l'homme dans Paris mais sans savoir dans quelle direction s'orienter, ni parvenir à lui mettre la main dessus.
Manuel Valls a fait de multiples apparitions à la télévision pour dire ce qu'il faut faire, ce qu'il va faire et afficher sa détermination, mais énoncer des banalités qui montrent dans quel désarroi un homme seul peut mettre la police.

En février 2010, Libération faisait campagne contre la videosurveillance 

L’Etat incitait les communes à s’équiper via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance, mais
la gauche opposait un refus idéologique tout en s'équipant, comme à Lille. Le quotidien dénigrait alors le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui disait: "Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé".
En décembre 2011, la préfecture de police de Paris a incité l'opposition de gauche par un "plan de vidéoprotection pour Paris" (PVPP). Au total, 1 105 caméras de voie publique devaient enfin être installées, par le biais d’un partenariat public-privé avec la société Iris PVPP, une filiale d’Inéo-Suez. Moins de 1 000 caméras étaient enfin opérationnelles au début de ...cette année, pour la protection des citoyens et des biens.

Dans un article de Sylvain Mouillard, Libération prétendait qu'il fallait "nuancer" une déclaration de Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, selon laquelle "le réseau de vidéosurveillance de la capitale est insuffisant: "A l’en croire, ce dispositif 'a minima, mille caméras en tout' compte de nombreuses 'zones d’ombre, non couvertes", ce qui n’aurait pas facilité la traque du tireur de Libération. La réalité est en fait plus nuancée," prétendait le journaliste militant. Lien Libération

dimanche 25 août 2013

Le Front de gauche se fissure: le PCF se désolidarise du Part de gauche

La crise est publique entre Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent 

A l'avant-veille des "Estivales" du Front de gauche, qui se tiennent à Grenoble jusque dimanche 25 août, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, s'est démarqué des déclarations fracassantes de Jean-Luc Mélenchon, son partenaire du Parti de gauche, à l'encontre du chef de l'Etat et du gouvernement. "C'est inutilement blessant", a déclaré   Pierre Laurent, décidément très conciliant samedi 24 août.

Vendredi 23, lors du discours de clôture du remue-méninges du Parti de gauche (PG), son coprésident, Mélenchon, a dénoncé un  "tireur dans le dos" en la personne du secrétaire national du Parti communiste (PCF), P. Laurent. "Nous avons un devoir de respect mutuel et de solidarité", avait poursuivi Mélenchon, avant d'ajouter que le Front de gauche ne supporterait pas "de compétition d'ego".

Pour les "enfants", ils se reparleront

J.-L. Mélenchon reproche à P. Laurent d'avoir critiqué ses propos sur François Hollande et sur le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, "un dur et violent qui chasse sur les terres de Mme Le Pen", dans un entretien au Journal du dimanche. Il récidivait, car François Delapierre, proche du président du Parti de gauche, avait déjà reproché au communicateur du gouvernement d'incarner "l'extrême droite du PS". 
La veille, dans un entretien avec Libération,  Laurent avait pourtant appelé à refuser la "provocation et l'invective". 

Mélenchon n'est apparu lors de la première des deux journées d'été du Front de gauche que pour une table ronde sur l'OTAN. 

Le reste de l'après-midi, il est resté cloîtré loin de la presse
et du secrétaire national du PCF.
"Ils se reparleront... Aujourd'hui ? Je ne pense pas", a résumé Éric Coquerel, secrétaire national du PG, proche de l'ancien candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle.

Ces échanges se font alors que le Parti de gauche et le Parti communiste français ne parviennent pas à se mettre d'accord sur les élections municipales de 2014, le premier prônant une autonomie dans toutes les communes, alors que le PCF fait cause commune avec le PS dans de nombreuses villes.

jeudi 5 avril 2012

La sécurité, secondaire ? Encore un ado tué par un ado, à Mende


Présidentielle: la gauche nie le problème de la violence physique 



Le procureur veut croire à un accident


Le drame de Toulouse n’a pas bouleversé la hiérarchie des préoccupations des électeurs enregistrée par le baromètre TNS-Covéa Finance pour " La Croix ".

Les thèmes de la sécurité ou de l’intégration enregistrent une petite poussée mais restent loin derrière les questions sociales comme l’emploi ou le pouvoir d’achat.

L’émotion causée par les tueries de Toulouse avait pourtant conduit à une mise entre parenthèses de la campagne électorale. " Elle ne semble toutefois pas en avoir dévié le cours "..., selon La Croix, ce 5 avril.

Ils ne sont pas des terroristes, alors...


Deux adolescents ont été placés en garde à vue mercredi à Mende (Lozère) après la  de David, 9 ans, tué par arme à feu dans l'après-midi au pied de leur immeuble du centre-ville. Jeudi, dans la matinée, le père du tireur présumé âgé de 13 ans a été placé en garde à vue pour détention illégale d', selon une source proche de l'. 

Selon une connaissance de la famille, l'homme détiendrait de nombreuses armes.


Le procureur de la République privilégie la piste de l'accident 

"Pour l'instant, il ressort des auditions que c'est un acte accidentel. Il faut cependant que ce soit confirmé par l'expertise balistique. C'est pourquoi je reste extrêmement prudent", a déclaré le magisrat, Samuel Finielz, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le second adolescent, frère du tireur présumé et âgé de 15 ans, doit s'expliquer sur la modification de la scène de crime et la dissimulation de l'arme. Selon le procureur, les deux garçons, inconnus des services de police, scolarisés, et habitant le même immeuble que la victime, avec qui ils jouaient régulièrement, sont "effondrés".

L'enfant de 9 ans a été touché au thorax, peu avant 18 heures, par une balle tirée avec un pistolet automatique de calibre 22 LR. Les Pompiers et le Samu ont tenté de le réanimer pendant de longues minutes jusqu'à ce que l'on entende, de la rue, les pleurs des proches. Selon nos informations, l'enfant est décédé vers 18h30 d'une blessure au thorax. L'autopsie devait être pratiquée dans la matinée à Montpellier.


"Ils auraient joué avec le pistolet sans avoir conscience du danger"

Les faits se sont produits rue du Torrent, dans le quartier populaire de Four Moulon, au pied d'un petit immeuble HLM de quatre étages, dans le centre de cette ville de quelque 13 000 habitants, la plus petite préfecture de France. Un voisin a indiqué "bien connaître les familles" du tireur présumé et de la petite victime, prénommée David qui  a trois frères, un plus jeune et deux plus âgés. 


"Ils étaient copains, ils jouaient toujours ensemble. Ca faisait des années que je les voyais jouer ensemble", a indiqué ce voisin qui a souhaité garder l'anonymat. "Ma mère m'a appelé et m'a dit que le petit aurait ramassé l'arme par terre et qu'ils auraient joué avec sans avoir conscience du danger", a-t-il ajouté. Selon lui, il s'agit "d'enfants sans problèmes" et de "familles sans problèmes", qui vivent "dans un quartier tranquille", où "il n'y a jamais de soucis avec personne".


Récit de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours 
Le voisin poursuit, dans le registre de la subjectivité : "La voisine de ma mère, qui a vu les enfants avec le pistolet, est partie au poste de police faire une déposition. C'est vraiment pas quelque chose de volontaire : les jeunes croyaient que c'était un pistolet à billes en plastique. Elle aussi. Le jeune qui a tiré, il a tiré par terre et la balle a ricoché sur le petit David". Ainsi, le coup ne serait-il pas parti tout seul...


Une autopsie jeudi matin et des expertises balistiques

Selon les déclarations des adolescents, le coup de feu serait parti alors qu'ils exhibaient l'arme. Le tireur présumé a ensuite aidé la victime à regagner son domicile juste à côté, mais celle-ci s'est effondrée sur le palier d'un étage où les secours n'ont pas pu le réanimer. L'information selon laquelle le coup aurait été tiré vers le bas et la balle aurait ricoché n'a pas été confirmée par le procureur. Il a précisé que cette trajectoire de la balle comme d'autres seront au centre du travail de l'expert balistique mandaté.


Le procureur de Mende n'a pas dévoilé dans quelles conditions les jeunes garçons avaient découvert ou étaient entrés en possession de l'arme, dans l'attente des vérifications nécessaires. Une autopsie de la victime devait être pratiquée ce jeudi matin à Montpellier, les expertises balistiques devant permettre notamment de déterminer s'il y a bien eu ricochet. Des auditions vont également se poursuivre. Selon lui, le tireur présumé a ensuite transporté la jeune victime jusque dans leur immeuble, avant que celle-ci ne s'effondre sur un palier.


Pour tout régler, une cellule d'urgence activée

Dans la soirée de mercredi, les enquêteurs ont longuement procédé à des recherches d'indices alors que de nombreux badauds se massaient près des lieux, bouclés par la police, sous une pluie fine. Des techniciens en investigations criminelles de la gendarmerie sont venus prêter main forte aux policiers. Des détails que le journaliste aurait pu nous épargner.

Une cellule d'urgence médico-psychologique a été activée et s'est rapprochée de la famille de la victime. Elle devait aussi accueillir à compter de jeudi parents et élèves de l'école Jeanne d'Arc que fréquentait le petit garçon. Une empathie vertueuse qui ne s'attaque pas aux causes.


"Je suis accablé", a aussitôt dit le sénateur-maire divers gauche Alain Bertrand, mettant ses états d'âme en balance avec l'effondrement des parents. L'élu a ensuite eu le souci de la réputation de sa ville. "Dans notre ville, la plus sûre de France, ce drame confine à l'incroyable. Mais cela montre qu'un accident peut toujours arriver", a souligné l'édile - un brin fataliste - qui veut bien enfin accorder une pensée au "deuil de la famille."


Ce drame intervient quelques jours seulement après la mort d'Alexandre, près de Dieppe. Cet adolescent de 17 ans avait été froidement exécuté lundi puis brûlé dans une forêt près de Beauvoir-en-Lyons (Seine-Maritime) par quatre de ses camarades. Un rapprochement troublant qui réduit à néant tous les clichés et les efforts précédents de banalisation et de déculpabilisation.