Macron a commis une erreur en déférant la loi devant le Conseil constitutionnel : il a provoqué la suppression de l'article 3 de la loi
Cet article aurait permis à Macron d'interdire certains individus de manifestation, explique le président des Républicains.
Promulguée jeudi dernier et pour la première fois en vigueur samedi, pour l'Acte XXII des Gilets jaunes, la loi anticasseurs "n'a pas marché", a déploré dimanche le président du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez, fustigeant "un échec majeur de l'autorité". "On est juste au 22ème week-end de mobilisation des gilets jaunes, et vous avez à nouveau ces images de casseurs, de gens qui détruisent du mobilier urbain, qui brûlent des voitures et qui s'attaquent aux forces de l'ordre", a affirmé Laurent Wauquiez, invité de BFMTV.
Une loi "vidée de sa substance"
"Ce qu'on a constaté ce samedi, c'est que la loi sur les casseurs, ça n'a pas marché. Pourquoi? Parce qu'elle a été vidée de sa substance par la censure du Conseil constitutionnel", a-t-il estimé, mettant en cause le "président de la République qui lui-même a affaibli la loi en la déférant au Conseil constitutionnel".
Adoptée le 12 mars en réponse aux violences lors des mobilisations des Gilets jaunes, la loi anticasseurs crée notamment un délit de dissimulation volontaire de "tout ou partie" du visage, passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.
Or, son article 3, qui permettait aux préfets de prononcer des interdictions administratives de manifester, a été censuré par le Conseil Constitutionnel."On assiste à un échec majeur de l'autorité", a regretté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon l'ancien ministre, le gouvernement "n'a pas pris la mesure assez tôt et porte la responsabilité de ce qui s'est passé samedi."
Selon un dernier bilan fourni par la préfecture de police, 35 personnes ont été interpellées samedi à Paris lors de la manifestation des Gilets jaunes.
A Toulouse, qui était le principal lieu de rassemblement le 13 avril et où ont convergé plusieurs milliers de personnes dans le centre-ville, sont à déplorer 21 blessés et 45 interpellations.Les forces de l'ordre ont eu affaire à des activistes de l'extrême gauche du black bloc, des groupes de "casseurs organisés", encagoulés et masqués, en dépit de la loi.
En accusant Pécresse de racisme, le candidat PS perd ses nerfs et se révèle
C'est dans l'ADN socialiste de salir ses adversaires
Bartolone s'est trahi:
kamikaze de la présidence de Hollande?
Claude Bartolone a déraillé face à Valérie Pécresse.
Pour récupérer quelques voix alors que les sondages le disent en retrait dans une région acquise à la gauche, tous les moyens sont bons pour la tête de liste socialiste, mais la ficelle est poisseuse et le procédé irresponsable, de l'aveu d'une presse pourtant acquise et tenue par les subventions de l'Etat.
Prenant pour prétexte une affiche de la candidate LR qui dénonce la gestion socialiste calamiteuse de la Seine-Saint-Denis, à Créteil (Val-de-Marne), le candidat PS en Ile-de-France, Bartolone, a fait l'amalgame entre le discours de son adversaire et les convictions de Nadine Morano,qui maintient que la France est une nation de race blanche. "Que reste-t-il de leurs valeurs républicaines lorsque, sans cesse, ils font cette insupportable danse du ventre aux électeurs du FN, à grand coup de race blanche ?"
Le socialiste a aussi réitéré sa discrimination raciale anti-Blancs, opposant son Ile-de-France, black-blanc-beur et "décoiffée", à celle de Valérie Pécresse, "en uniforme et avec un serre-tête dans les cheveux". Plus qu'une caricature typique des poncifs éculés de la gauche, c'est un coup bas, une faute, selon les éditorialistes, qui apprécient peu la stratégie jusqu'au-boutiste du président de l'Assemblée nationale.
Dans un entretien à L'Obs mis en ligne, mercredi, Claude Bartolone récidivait, en reprenant les mêmes termes: "Elle tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux."
Et Bartolone a enfin tenu les propos sexistes d'un macho oriental.
Le jeudi 10 décembre aura été fatal à la tête de liste de la gauche en région capitale. L'ancien président de Seine-Saint-Denis a en effet chargé sa barque en accusant la candidate qui le devance dans les sondages de faire la "danse du ventre aux électeurs du FN", suscitant l'indignation des responsables des Républicains et bien au-delà, puisque l'altermondialiste qui préside Europe Ecologie-les Verts a pris ses distances avec celui auquel elle a rallié son parti, le temps du second tour.
Dans BFM Story ce jeudi, Emmnuel Cosse, candidate EELV qui a rejoint la liste socialiste de Claude Bartolone pour le second tour, a déclaré qu'elle ne partage pas exactement ses propos sur leur adversaire du parti Les Républicains, Valérie Pécresse. "Moi je n'aurais pas dit la même chose", a assuré la patronne d'EELV.
VOIR et ENTENDREl'écologiste altermondialiste se désolidariser:
"C'est abject. J'ai honte pour la politique", a rétorqué Valérie Pécresse jeudi matin sur LCI et Radio Classique.
"Ce qui est important, c'est que les Franciliens sachent vraiment qui est Monsieur Bartolone", a ajouté l'ancienne ministre. Cet "homme du système socialiste et des vieilles méthodes politiques", qui "a osé traiter une gaulliste sociale de raciste", "ne peut pas être président de cette région".
Les Républicains jugent Bartolone "indigne"
Le président du groupe LR à l'Assemblée,Christian Jacob, appelle Claude Bartolone "à quitter le caniveau et à remonter sur son perchoir", à "se reprendre" et à "présenter ses excuses".
Plusieurs responsables des Républicains ont pareillement exprimé leur indignation: "Claude Bartolone bascule dans l'infamie" pour François Fillon, "indigne et dangereux" pour Pierre Lellouche, "assertions indignes, insupportables, mensongères et diffamantes" pour Patrick Ollier. Alain Juppé a quant lui accusé "la gauche francilienne de se déshonorer".
Bartolone persiste et signe; Pécresse va porter plainte pour "injure aggravée"
Les proches de Bartolone dénoncent une "grosse ficelle"
Un proche (anonyme ou inventé) du président de l'Assemblée a rétorqué : "L'indignation surjouée est un peu grosse." "Ils font feu de tout bois en cette fin de campagne. Ça sent vraiment la grosse ficelle", a regretté ce même proche.
Valérie Pécresse va donc porter plainte contre Claude Bartolone pour "injure aggravée", annonçait son entourage, jeudi soir.
Des reproches qui n'ont pas empêché le candidat de maintenir ses propos ce vendredi sur i-télé: "Je n'enlève aucun des mots qui sont inscrits ici", a-t-il déclaré, alors qu'on le mettait face à sa déclaration dans son entretien avec L'Obs.
Pécresse juge le propos "abject", mais Valls méprise les critiques
Le même soir, Valérie Pécresse, en meeting à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), a estimé que "ça ne lui [Bartolone] pose aucun problème de dénigrer, de fustiger, d'insulter ceux qui ne pensent pas comme lui" avant de souligner le sectarisme racial de son adversaire.
Au même momentsur France inter, en chef de parti et chef de gouvernement cumulard et omniprésent sur tous les fronts (hormis ceux du chômage, de la croissance et de la dette publique),Manuel Valls a répondu : "Le buzz, je n'y réponds pas."
Les attaques racistes contre la droite sont réflexes au Parti socialiste VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj tenir les mêmes propos à l'encontre de Nicolas Sarkozy:
Jérôme Guedj : "Sarkozy est obligé de faire la danse du ventre devant les électeurs du Front national ce soir" https://t.co/Z1AO7xyKQo
Excepté Laurent Mouchard-Joffrin dans Libérationqui qualifie de "ficelles" les insultes de l'ancien fossoyeur de la Seine-Saint-Denis,se montrant donc pour le moins indulgent et servile, en reprenant l'élément de langage de ce proche de Bartolone cité plus haut "[...] Reprendre à son compte, même involontairement [premier commentaire partisan], la racialisation du discours politique ne dénote pas d'un sens aigu de l'à-propos politique, selon le juge Mouchard-Joffrin. Surtout dans une région dont Bartolone dit lui même, à juste titre [deuxième commentaire partisan], qu'elle est mélangée, diverse et qu'elle doit trouver un modus vivendi autour des valeurs républicaines, hors de toute considération ethnique ou religieuse. Que n'a-t-on dit de la phrase de Morano ? Que de cours a-t-on entendus sur la non-existence des races, sur l'inanité scientifique du concept et sur la dangerosité de cette assignation génétique !"
Et, en supplétif du PS, Joffrin passe à l'attaque. "Bartolone fait face à des adversaires caricaturaux dans leurs diatribes.Il n'a aucune raison de se laisser marcher sur les pieds.
Et le journaliste militant d'ajouter, renvoyant les adversaires dans leurs coins respectifs. "A condition de ne pas recourir, seraient-elles inversées, aux mêmes ficelles que le FN ou la droite identitaire..." Le jésuite de Libération absout Bartolone...
Quant à Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute Marne, il s'inquiète de savoir à qui profitera ce dévoiement du débat.
"Les coude-à-coude électoraux n'engendrent jamais la sérénité à quelques jours du scrutin. La violente attaque de Claude Bartolone contre Valérie Pécresse témoigne de cette rhétorique qui privilégie l'outrance verbale. Elle a suscité une polémique dont on saura dimanche à qui elle profite [...]. Ces élections, tripartisme oblige, se traduisent donc par des attitudes politiques à géométrie variable.Vérité à Paris n'est pas vérité en Paca ou dans le Grand Est. On a souvent dit que ces régionales avaient été phagocytées par des thèmes nationaux [et la presse y à contribué de manière prépondérante]. Paradoxalement, elles font apparaître une volonté d'émancipation par rapport aux diktats des appareils des partis. [On est hors sujet...] Pour ces derniers, il ne sera pas facile de reprendre la main. On s'en apercevra dès la semaine prochaine." Et la bassesse de Bartolone dans toutes ces considérations?
Yves Thréard dans Le Figaro est sans langue de bois ni diversion et pointe le racisme à rebours de Bartolone. "[...] Cette semaine, l'homme s'est carrément lâché. [...] A la haine s'ajoute la stigmatisation. Pire, M. Bartolone pratique le racisme à rebours, lui qui ne cesse d'invoquer la République, ses grands principes et le fameux vivre ensemble.Les Versaillais et Neuilléens ne seraient-ils pas des Français comme les autres ? Que cherche-t-il ? A s'attirer le vote ethnique, celui des minorités et des quartiers ? M. Bartolone ne sait que diviser, discriminer, insulter. [Il n'est ni le premier ni le seul: dans la lignée de Martine Aubry] Est-ce cela la France réconciliée dont rêve François Hollande ?"
Sévère aussi Bruno Dive dans Sud-Ouest,qui souligne que le candidat PS "exacerbe le communautarisme", contaminant l'Ile-de-France après le 9.3. "[...] Le propos de Claude Bartolone n'est pas qu'un simple dérapage. Il s'appuie sur une analyse cynique de la situation électoraledans la première région de France. Le département dont il est l'élu, la Seine-Saint-Denis, est aussi celui qui s'est le plus abstenu dimanche. En grande partie parce que les populations françaises d'origine étrangère sont restées chez elles. [La citoyenneté reste un mot creux ?] Elles avaient largement voté Hollande en 2012, mais elles font dissidence depuis [...]. C'est pour tenter de mobiliser cet électorat que Claude Bartolone a cru bon de tenir de tels propos. Mais la fin ne justifie pas les moyens.Exacerber le communautarisme dans un moment aussi délicat est une faute politique grave. Surtout quand on est président de l'Assemblée nationale."
Bartolone est à la politique ce qu'est Benzema au football ?
Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, refuse de répondre à une candidate FN
La "charte de déontologie" signée par les ministres, commence par ces mots
Ministre bi-nationale de tous les Français? Elle refuse de répondre à une citoyenne française
"Le bon fonctionnement d’une démocratie passe par l’existence d’un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent. Cette confiance ne se confond pas avec la légitimité donnée, directement ou indirectement, par le suffrage universel. Elle échappe d’ailleurs aux clivages politiques. Elle se construit jour après jour, au vu de l’action du gouvernement et de l’image donnée par ceux qui en sont membres. Un manquement isolé peut, à lui seul, suffire à l’entamer durablement."
Elle se poursuit ainsi
"Les membres du gouvernement doivent être à l’écoute des citoyens." Certes, ils ne sont pas tenus de les entendre et de leur répondre...
D'entrée de jeu, Bourdin juge que Nicole Hugon, candidate FN invitée à interroger la ministre (devant les caméras de l'émission), "a eu des propos choquants sur vous."
VOIR et ENTENDREla porte-parole d'un gouvernement sectaire fuir ses responsabilités et rompre avec la "charte de déontologie", bafouant sa signature:
Courage, fuyons! NVB a-t-elle un secret?
Le Nouvel Observateur signale une faille. Leur chroniqueur Valentin Spitz, qui a co-écrit "Najat Vallaud-Belkacem, une gazelle au pays des éléphants" avec Véronique Bernheim, raconte une partie des coulisses de leur biographie. Début février 2012, quelque part autour de la Place de Clichy à Paris. NVB leur parle de Twitter, de communication, de politique et chante "la vie en rose" de Piaf.
Elle est "enthousiaste" à l'idée qu'une biographie lui soit consacrée, "tout semble simple", jusqu'à ce que les auteurs la prévienne qu'elle ne pourra lire le manuscrit avant parution. Dès lors, "elle ne répond plus à nos demandes pendant plus d'un mois sans explication." "Ce n’est qu’en découvrant que nous avons réussi à mener à bien notre enquête malgré son absence, qu’elle accepte finalement au début du mois d’avril de nous parler et de nous laisser la suivre." Contrainte et forcée, tentant de garder le contrôle. Mais pourquoi ces réticences? Qu'a-t-elle à cacher?
Pour des raisons personnelles, Bourdin est toujours en retrait sur les questions sensibles liées à la diversité et au sociétal, mais fait-il encore son travail en ne relançant pas son invitée, puisqu'il est capable de harcèlement dans d'autres situations et face à d'autres interlocuteurs.
A-t-il à craindre de perdre son taf, comme Eric Zemmour sur RTL ?