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lundi 20 août 2012

Financement de la protection sociale: Touraine cherche toujours des "pistes"

Des "pistes" ? Touraine parle beaucoup pour ne rien dire




Fallait-il plutôt
l'envoyer à la Santé ?




 Marisol Touraine tergiverse

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, a évoqué quelques pistes permettant de faire évoluer le financement de la protection sociale, tout en avouant qu'elle n'a toujours rien arbitré, puisque "aucune" n'est "privilégiée" dimanche à Frangy-en-Bresse.
"A l'évidence, nous ne pouvons éviter de faire évoluer le financement de notre modèle social, qui pèse aujourd'hui principalement sur le travail".
"Réformer le financement de notre modèle social, c'est aussi faire contribuer d'autres revenus que le travail. On ne peut pas d'un côté expliquer qu'il y a trop de cotisations sur le travail et de l'autre refuser la mise à contribution des revenus du capital".




Rien n'est décidé, tout reste à faire
Mais elle assure que "c'est cela le changement que nous avons engagés", a-t-elle prétendu, à la tribune de la Fête de la Rose.

Les entrepreneurs devront tout faire: innover, produire, investir et financer l'action gouvernementale.

"Plusieurs pistes s'offrent à nous et aucune n'est privilégiée. Mais il est normal de se demander si une taxe écologique ne serait pas utile alors que l'impact de l'environnement sur notre santé est chaque jour confirmé", selon elle.
"
Il n'est pas anormal que l'industrie pharmaceutique contribue à la politique de santé, alors que les médicaments occupent une place trop importante. Et il n'est pas anormal que l'industrie du tabac contribue elle aussi à notre politique de santé, alors que 73.000 personnes par an meurent à cause du tabac, ce qui coûte 18 milliards d'euros à la Sécurité sociale".Des jugements de valeur et des stigmatisations !


A la Fête de la Rose de Frangy
Marisol Touraine expose
son poil dans la main


Par ailleurs, la question des retraites est "un des enjeux importants de l'année qui vient", a-t-elle déclaré pour ne rien dire.

Rien de plus en somme que ce que Hollande a promis voilà plus de 100 jours. Opposant l'espérance de vie entrecadres supérieurs (qui échappent à la crise cardiaque avant cinquante ans) et ouvriers, elle a affirmé: "nous devons faire en sorte que les conditions de départ en retraite ne soient pas les mêmes pour tous. De ce point de vue là, la durée du travail est un critère plus juste que le seul critère de l'âge". Des lois inégalitaires sont donc en préparation.

Les médecins devront contribuer

La ministre n'innove en rien, puisqu'elle a indiqué -sans plus de précisions- qu'elle mettrait "dans quelques semaines en place une expérimentation, qui permettra -un jour peut-être- de redonner confiance dans la médecine de proximité, en valorisant le travail d'équipe dans les maisons de santé, par exemple (...), en mettant fin à la seule tarification à l'acte pour valoriser la rémunération forfaitaire", censée renforcer la prévention.

La ministre de la santé dévalorise les médecins
"Je ne suis pas certaine qu'il faille être médecin pour faire tout ce que l'on demande aux médecins. Il y a des infirmières, des kinés, des sages-femmes", a-t-elle souligné, "qui sont pleinement engagées et dont le rôle peut être renforcé".
La ministre ne fait pas du redressement positif mais du nivellement vers le bas du secteur médical.

Avant Noël: après huit mois !

"Les premières décisions seront prises dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale à l'automne. Je proposerai ensuite que l'on expérimente cette réorganisation dans une OU deux régions pendant un an. Dans le même temps, les études de médecine devront imposer des stages dans les déserts médicaux", a-t-elle dit.


mercredi 13 octobre 2010

Les grévistes réussiront-ils à faire passer leurs rêves pour la réalité?

Les Français ne sont pas prêts à prendre des vessies pour des lanternes
Ils auront beau faire les malins

Ils pourront bien chanter et hurler ensemble pour ne pas avoir peur du noir; ils pourront bien reprendre en boucle des slogans éculés ou caricaturaux pour éviter de penser par eux-mêmes; ils pourront bien placer leur confiance auprès de démagogues irresponsables; ils pourront bien se bercer d'illusions pour revivre leur adolescence et berner les jeunes à leur tour. Ces derniers rejettent la solidarité inter-générationnelle, comme les premiers refusent les contraintes de la conjoncture. Transformer le monde, quand il faut et quand il est encore temps, n’inclut pas de faire passer ses rêves pour la réalité ni de faire prendre aux autres des vessies pour des lanternes.

Quel est le problème avec les retraites ?

Social, avec le retrait de la vie active ? Financier, avec 35 milliards le déficit budgétaire annuel ? Politique, du fait du gouvernement actuel, puisque tous les gouvernements successifs ont laissé pourrir la situation depuis 1975. Sans vergogne, ses critiques vertueux ont pourtant pratiqué la doctrine de Henri Queuille : « Il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre. » Le dernier gouvernement socialiste, celui de Jospin, auxquels tous les irresponsables du PS actuel ont participé, ont préféré repasser la patate chaude à la droite qui fait merveille à prendre les mesures impopulaires qui assurent le retour des foireux incompétents.

Le problème des retraites est le problème des vieux

Nos jeunes ont trop de vieux sur les bras
: 1 Français sur 5, aujourd’hui, a plus de 60 ans. Les baby-boomers insouciants sont ainsi devenus une charge pour les enfants qui ont échappé à la contraception et à la libération de la femme. Le problème se pose-t-il en effet dans les pays musulmans? Les enfants de l'islam font monter les taux de natalité dans l'accueillante France. Mais pourquoi leur nombre constitue-t-il, plus sûrement que le réchauffement climatique, un risque de submersion de l'Occident ?

Si l'avenir appartient aux jeunes, ce n'est pas parce qu'ils seraient dynamiques et entreprenants.
Si les jeunes étaient l'avenir des vieux, ce serait parce qu'ils constitueraient leur principal fonds de pension. Or, tout humanistes qu'ils se croient, les petits enfants de Mai 68 ne sont pas solidaires. Et les prévisions de l'INSEE ne sont pas faites pour dynamiser nos jeunes aspirants à la facilité et à la rêvasserie humanitaire. La réalité de leur avenir saute aux yeux de nos jeunes déboussolés, brutale, immédiate et proche: en 2050, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans. Et déjà, leurs parents leur sont une charge insupportable. Ils devront travailler plus pour assurer le strict nécessaire à ces parents encombrants, bien qu'ils aient accepté les heures supplémentaires pour leur apporter le superflu.

Epidémie de vieux à l'heure du jeunisme

Les acteurs politiques n'ont pas été pris par surprise. La Faculté les a mis en garde en 1975, lors de la parution de La Vie devant soi, de « vieillissement prévisible de la population », « d’allongement de l’espérance de vie ». Si les vieux sont trop nombreux, comment s’en séparer ? Personne n'a jamais tranché dans le vif. Les mesures à prendre étaient difficiles, il est vrai, puisque les guerres et la sélection naturelle ne sont plus ce qu'elles étaient...

Rien de plus simple pourtant que se séparer d’un vieux
L’arsenic ou le cyanure lui sera épargné: nous sommes des êtres évolués; tout le démontre.
Le plus vraisemblable est encore l’abandon. Il n'y aura pas de saison plus funeste qu'une autre. Plutôt que de saisir l'occasion d'un jeudi sur deux entre 14 et 18h pour faire emporter l'encombrant, ou de la période estivale pour l'attacher à un arbre en bordure d'une jolie route de campagne, l'avenir du vieux ou de la grabataire est à domicile, solitaire et assoiffé par temps de canicule, avec un peu de chance. Dans les cas extrêmes, les plus séniles seront enlevés de la vue délicate des jeunes élevés au bio et en ONG. Comment cette société oserait-elle envisager que des vieux gâteux qui auraient possiblement sacrifé leur vie à un enfant trisomique fasse honte à leurs enfants dans la force de l'âge.
Privé de relations sociales, le vieux crève, mais n'est-ce donc pas dans l'ordre des choses ? Les enfants ont un droit à la place nette.

Les progrès de la science n'arrangent rien
Les vieux tardent à partir: ils tapent l'incruste.
Alors, on descend dans la rue pour revendiquer la retraite forcée des travailleurs de plus de 60 ans. On a pourtant créé une exception en instituant la classe des fonctionnaires. Le maintien du départ du roulant de la SNCF à 50 ans permet de sauver les apparences. Un jour par semaine, il ira visiter l’ancêtre qui pue, à force de faire sous lui, le vieux dégueulasse, avec cette belle constance de ceux qui ne pensent qu'à vous gâter la vie. Se faire sur soi n’est quand même pas un avantage acquis, M'dame Aubry, si ?

Le castriste Régis Debray confirme
Il a, sous la forme du pastiche, écrit à ce sujet, il y a quelques années, un beau petit texte qui fleure bon l'eau de Cologne : Le Plan vermeil. Mais le pastiche est parfois une contre-façon. La vérité est qu’en 60 ans à peine, entre 1950 à aujourd’hui, les Français ont gagné 15 années d’espérance de vie supplémentaires. 15 années en fin de vie à la charge des jeunes, ça compte double. Adieu l'heureux temps où financer les pensions de gens qui passaient l’arme à gauche sitôt les 70 berges passées ne posait pas de trop gros problème. Promettre, en 1983, la retraite à 60 ans à des gens qui avaient cinq ans plus tard rendez-vous avec le croque-mort n’était pas encore insurmontable. C'était pourtant, en période socialiste de dévaluations successives, une mesure démagogique grave de conséquences, au final. La difficulté nouvelle - que le PS de Mitterrand n'a pas prévue - est que nos vieux n'arrêtent pas de vieillir et que, la médecine aidant, les soixante-huitards continuent de faire de la résistance. Ils ne trouvent nullement incongrues leurs réticences à se faire enfouir prématurement, fût-ce en compost.

Le système actuel de répartition devient intenable

En ce XXI' siècle plein de promesses, notre gauche vertueuse envisage sans ciller de paupériser les vieillards. Le PS trouve naturel que les importuns soient sanctionnés, dès 60 ans, vite et plus longtemps, par une baisse de leurs pensions. La pensée unique s'accorde parfaitement avec l'idée de dépossession des actifs des fruits de leur labeur ou de continuer, comme si de rien n'était, à faire peser la dette publique sur les générations futures. Comme disait le camarade Lénine, que faire ?

La lutte des générations, nouveau créneau de la gauche ?
Certes, la grippe H1N1 n'a pas fourni la réponse attendue. Que faire des vieux et de l’allongement de la vie ? Et de son avatar, l’augmentation des dépenses de santé liées au grand âge ? Sans compter le ralentissement de la rotation du parc locatif et des transmissions du patrimoine.
Le siècle devait être celui de la femme. Il ne sera pas non plus celui des jeunes. Ce sera tout au plus leur fête, mais les teufeurs y sont préparés. Alors que faire de nos politiques publiques qui seront, de plus en plus, hypothéquées sur la vieillesse ? Avons-nous ouvert trop de crèches quand il fallait construire plus d’unités Alzheimer ? La France devra consacrer les prochaines décennies à conduire des politiques de vieux, faites pour les vieux et par les vieux. Dont il faudra en écarter les jeunes angoissés qui manifestent si peu de zèle dans la solidarité.
Le système de répartition sera intenable lorsqu’en 2050, 1 Français sur trois aura plus de soixante ans. Préparons-nous donc, dès à présent. Le péril vieux menace : c’est Al Quaïda dans nos maisons de retraites. Vont-ils les précipiter discrètement sur les rails du métro St Michel ? De jeunes illuminés lanceront-ils sur les hospices une vague d'attentats anti-vieux et des kamikazes gagneront-ils ainsi le paradis qui leur épargnerait de participer à l'effort de solidarité? L' instinct de survie des 'seniors' (comme on affecte de les désigner avec tellement d'affection 'politiquement correcte') et, à défaut, leurs acquis culturels au contact de la FSU, pourraient les y pousser. Plus subtilement, les vieillards réactionnaires se verront-ils sûrement refuser le petit porto du dimanche au profit d'un rab de triglycérides à volonté.

Morts, bourrés et vaincus
La politique socialiste du « bien-être » arrive à pic !

Merci à la stimulation de Causeur.

samedi 29 mars 2008

Retraites : la gauche ne berce plus les Français d’illusions

Les syndicats mobilisent faiblement pour le statu quo sur les retraites
La gauche échoue contre le bon sens des Français dont seulement 56% seraient encore contre un allongement de la durée de cotisation. Près de 5 Français sur dix se prononcent pour l’adaptation de la durée de cotisation et réformer le système des retraites et ne sont pas hostiles à un recul de l'âge légal de départ à la retraite, indique un sondage Ifop à paraître demain dans Ouest France.
Partis et syndicats de gauche veulent absolument ignorer les données nouvelles de la société dans laquelle ils militent selon une idéologie et des comportements du siècle passé.
Comment la gauche fait-elle pour se fermer au monde d’aujourd’hui et aux informations accessibles à tous ? Arc-boutés sur leurs schémas traditionnels et leur idéologie sclérosée, ils cherchent à tenir la population dans l’ignorance. Malgré les blocages de cette gauche, les Français réalisent quant à eux que l'espérance de vie a progressé depuis 2003, année où la canicule a fait 15.000 victimes et que plus de 20 000 centenaires vivent aujourd'hui en France.

Un gouvernement responsable et prévoyant peut-il s’aligner sur la démagogie de son opposition ? En effet, selon l'étude de l'INED (Institut national d'études démographiques) publiée vendredi 28 mars, l'espérance de vie des femmes en 2007 s'élève à 84,5 ans, alors qu’entre 1994 et 2002, elle était de 83,7 ans. L'écart, en revanche, est moindre pour les hommes, puisque sur la période, leur espérance de vie est passée de 77,2 à 77,6 ans.
Les centenaires pourraient être 60 300 en 2050, selon l'INED, car l'espérance de vie ne cesse de progresser. En 2007, l'espérance de vie a fait un véritable bond. Cette amélioration serait en partie «due à la canicule, car depuis, la surveillance s'est renforcée», avance France Meslé, directrice de recherche à l'Ined.
Il faut que la gauche intègrent les chiffres nouveaux. Les centenaires qui n'étaient qu'une centaine en 1900 et quelque 3 760 en 1990, sont désormais, plus de 20 000 selon les chiffres divulgués cette semaine par l'Institut national d'études démographiques (Ined) dans son portrait annuel de la population française. Au cours des prochaines décennies, leur progression sera freinée, car des classes d'âge moins nombreuses gagnent les sommets de la pyramide. Mais les centenaires restent promis à un bel avenir. Mais qui financera ces retraites ? « Veux pas savoir ! », répond la gauche.
Que l'opposition le veuille ou non, les conditions de vie et de travail s’améliorent. Les progrès de la médecine et la qualité de l’encadrement ouvrent des perspectives de longévité inédites. L'Insee prévoit que 16,6 % de la population aura plus de 75 ans en 2050 (contre 8 % aujourd'hui). Heureusement, les années gagnées semblent se dérouler en meilleure santé (l'espérance de vie sans incapacité augmente elle aussi), même si la fin de vie varie largement selon les catégories socioprofessionnelles. Faut-il prendre en compte ces avancées ou manipuler l’opinion ? Les Français appelés à manifester aujourd’hui apportent une réponse à la gauche.
Les manifestations à l'appel de la CGT, de la FSU et de Sud-Solidaires ont été clairsemées samedi. Où étaient FO et la CFDT? Cette faible mobilisation pour la hausse des pensions et contre l'allongement de la durée de cotisation des retraites est qualifiée de "mise en jambes" par Bernard Thibault. La CGT, qui avait fait état d'une centaine de défilés et de rassemblements à travers toute la France, a comptabilisé entre 80.000 et 100.000 personnes au niveau national. A Paris, le plus gros défilé de la journée a rassemblé 4.600 personnes selon la police, 12.000 de source syndicale. Ce désaveu les conduit à multiplier par trois leurs estimations…

La CGT se comporte en conservatrice de musée.
A Paris, les protestataires -essentiellement des militants de la CGT- ont défilé dans l'après-midi derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Oui à la revalorisation des pensions et des retraites. Non à l'allongement de la durée des cotisations. Stop à la casse de nos retraites". C’est vendeur, mais est-ce réaliste ?
Reconnaissant la faiblesse de la mobilisation, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) située à gauche et partagée entre socialistes et communistes, Gérard Aschieri qui n'a rien su négocier pour les profs, déclare aujourd'hui –comme les lycéens de la FIDL jeudi !- qu'il s'agissait d'un "début de mouvement qui a le mérite de commencer à poser le débat", bien que le ministre du Travail Xavier Bertrand ait entamé des consultations avec les partenaires sociaux sur cette deuxième phase de la réforme des retraites, jeudi dernier. Le Parlement des représentants du peuple ne comorte donc plus d' interlocuteurs aussi valables et légitimes que les élus de quelques travailleurs encore syndiqués?
Quant au communiste Thibault, il estime toujours que "les entreprises sont exonérées d'efforts". Les charges sociales leur sont trop légères et l'emploi n'en souffre pas... Et de réclamer sur le dossier des retraites une "vraie négociation interprofessionnelle" -patronat, syndicats, gouvernement- au lieu de simples "consultations".
Les députés peuvent rentrer à la maison ?
Tout se passe dans la rue...
La rentrée sociale de septembre à septembre, et on recommence ?