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samedi 20 octobre 2018

Essence E10, Diesel B7... les carburants changent de nom

Essence E10, Diesel B7... les carburants changent de nom: décision de l'UE...

C'est la conséquence d'une directive européenne sur les carburants alternatifs approuvée en 2014

Finis la "sans plomb 95" ou le "Diesel"... ces noms de carburants bien connus vont bientôt disparaître dans l'Union européenne et dans plusieurs pays voisins (Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine, Serbie, Suisse et ...Turquie). Le changement de signalétique à la pompe est prévu pour le vendredi 12 octobre prochain.

Concrètement, l'essence sera symbolisée par la lettre E dans une étiquette ronde, suivi d'un chiffre indiquant le taux de bioéthanol en pourcent (5, 10 ou 85). 
Quant au diesel, il portera la lettre B dans un carré, accompagné du chiffre 7 ou 10, selon le pourcentage en biocarburant qu'il contient. "Le diesel synthétique, qui n'est donc pas dérivé du pétrole, sera disponible sous le sigle XTL", apprend-on. 
Les carburants gazeux figureront dans un triangle, avec les sigles suivants : H2 (hydrogène), CNG (gaz naturel), LPG (gaz de pétrole liquéfié) ou LNG (gaz naturel liquéfié). Des acronymes en anglais, malgré le Brexit en cours et le français langue officielle...

Le logo 95 E10 sur fond vert permet de reconnaître ce type de carburant, distribué en Belgique depuis le 1er janvier 2017.

Que mettre dans son réservoir ?

La propagande véhiculée par les media donne à croire que ce changement était nécessaire et indispensable. Des journaux ont même déniché des automobilistes ravis qui assurent que ça ne change rien pour eux. Soit ! Mais dans les foyers disposant de deux véhicules, des bavures sont à prévoir, en cas d'échange de véhicules.

Vous roulez à l'essence ? Attention aux (in)compatibilités... Depuis le 1er janvier 2017, c'est déjà l'essence 95 E10, qui est disponible à la pompe en Belgique. "Des 1,8 million de véhicules essence à partir de l’année de construction 2000, 98% sont compatibles avec l’essence 95 E10. Des 0,4 millions de véhicules essence avant l’année de construction 2000, 63% sont probablement non compatibles. Pour ces véhicules, la 98 [devenu E5] est à recommander", écrit la Fédération Pétrolière Belge (FPB) sur son site internet. Si vous avez un doute sur la compatibilité de votre véhicule avec l'E10, rendez-vous sur le site de la Febiac (Fédération Belge de l'Automobile et du Cycle)...

En ce qui concerne les tondeuses à gazon et les bateaux à moteur (ah, la  sélection de brillants témoins des media ne les avait pas envisagés !...) la FPB conseille de se tourner vers son revendeur ou le site internet du constructeur pour savoir si l'essence 95 E10 est compatible avec le moteur concerné.

Et pour le Diesel ? Tout dépend si votre véhicule est récent ou pas. Mieux vaut se reporter au manuel d'instructions de la voiture pour faire le choix entre B7 (le plus courant) ou B10. 
Comme le précise la FPB, "avant d'utiliser les nouveaux carburants dans des véhicules qui ne contiennent pas d'informations dans le manuel et/ou sur le robinet de carburant, renseignez-vous d'abord auprès de votre garagiste ou concessionnaire sur l’adéquation des nouveaux carburants avec votre véhicule. Les constructeurs garantissent le diesel EN 590 (B7), contenant au maximum 7% de bio-composants, dans tous les moteurs diesels".

lundi 25 septembre 2017

Réforme du droit du travail: les routiers grévistes vont directement au blocage de raffineries

Des blocages pour le maintien de leur régime spécial, sans passer par des opérations escargot et des barrages filtrant 

Des routiers CGT et FO ont entamé lundi un mouvement reconductible contre la réforme du code du travail

Une quarantaine de points de blocage, selon la CGT
aux premières heures du jour, ce 25 septembre 2017 
Des bloqueurs ont ciblé des axes de circulation et des dépôts d'approvisionnement en carburant aux quatre coins de France.

Dès la nuit de dimanche à lundi, une trentaine de grévistes a bloqué la circulation des poids-lourds sur une autoroute dans le Nord, tout près de la Belgique. D'autres actions ont ensuite été mises en place au Havre, à Rouen, Caen, Bordeaux, La Rochelle, Marseille, Lyon ou encore Nantes, d'après plusieurs responsables CGT et FO.

La ministre des Transports a pris acte mercredi de l'échec des discussions. "La bonne réponse, ce n'est pas le blocage, mais le dialogue", a plaidé Elisabeth Borne, assurant que "le gouvernement est très mobilisé pour éviter le dumping social".

Sans ouvrir de nouvelle piste, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a toutefois estimé dimanche que le gouvernement doit "tenir compte des spécificités" du secteur du transport routier. Des spécificités qui demandent à être justifiées...

La grogne sociale s'est étendue lundi à plusieurs régions de France

Le début du mouvement est "à la hauteur de nos attentes", s'est ainsi félicité Jérôme Vérité, le numéro un de la fédération CGT des transports, citant des actions à un péage près de Lyon, devant les dépôts pétroliers d'Ile-de-France et de La Rochelle, et en Normandie.
A Caen, une "opération escargot" a ainsi été menée sur la rocade par "une quarantaine de véhicules", selon un responsable CGT, moitié moins d'après la préfecture. Un "barrage filtrant" devait ensuite être mis en place sur le périphérique sud.

En Charente-Maritime, à La Rochelle, "les dépôts de carburants sont fermés", précise Jérôme Vérité, numéro un de la CGT-Transports.

En Ille-et-Vilaine. les deux rond-points qui permettent l’accès au dépôt de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, sont bloqués. Une soixantaine de routiers est sur place. L'atmosphère est tendue entre les forces de l'ordre et les chauffeurs.

Bordeaux et surtout Donges, près de Nantes, où c'est également "un peu chaud", mais toutes les actions se mettent en place "tranquillement", raconte Bruno Lefebvre (FO), qui met sinon en cause la présence des gendarmes, "déjà en place" avant l'arrivée des grévistes.

Dans le Nord
, où se trouve l'élu syndical FO, une opération-escargot était prévue sur l'autoroute en direction d'Arras, ainsi que des actions à Valenciennes et Dunkerque.
Mais en périphérie de Dunkerque, la dizaine de militants présents a dû renoncer au blocage des dépôts de carburants, protégés par les CRS. Ils ont en conséquence décidé de distribuer des tracts sur un rond-point très passant de ...Grande-Synthe, ville PS, puis EELV, dirigée par un ancien animateur socio-culturel, et lieu d'installation d'un camp de migrants clandestins.

En Ile-de-France, situation identique de blocage du port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), d'après la préfecture qui a relevé la présence d'une petite cinquantaine de manifestants.

Dans le Sud-Est, au dépôt pétrolier de La Mède, près de Marseille,"rien ne rentre et rien ne sort", a lancé Fabrice Michaud de la CGT. Selon lui, des "plateformes logistiques sont aussi visées" par une "petite cinquantaine" de grévistes bloqueurs. Les barrages devraient être levé vers 15h00, selon La Provence.

Pour maintenir les approvisionnements, le gouvernement a publié samedi un arrêté autorisant les transporteurs d'hydrocarbures à déroger temporairement aux règles en matière ...de temps de conduite et de repos. 
Ce développement a été qualifié de "provocation" par la CGT, fer de lance de la contestation contre les ordonnances réformant le droit du travail.

Les revendications des routiers bloqueurs

Les organisations de chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales.
Plus spécifiquement, elles s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle.
Les syndicats redoutent que TPE et PME s'engagent dans une course au "moins-disant social" pour remporter les appels d'offres, soupçon que le patronat qualifie de "manipulation grossière".

Dans leurs négociations corporatistes secrètes, les syndicats CGT et FO ont également mis sur la table la question des salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et le statut de travailleur détaché tel qu'il est actuellement défini par la directive européenne du 16 décembre 1996, permettant à un employé travaillant dans un État membre de l'Union européenne d'être détaché pour aller travailler dans un autre État membre, en cours de révision.

En revanche, ils ont obtenu de l'Etat un engagement ferme sur le maintien du dispositif de retraite anticipée propre à la profession, dont ils craignaient la disparition. Ce n'est donc déjà plus la "révolution copernicienne" promise par Emmanuel Macron...
Un recul du gouvernement nommé par Macron qui ouvre ainsi une brèche dans une "réforme ambitieuse, équilibrée et juste", selon Edouard Philippe en présentant les cinq ordonnances, mais déjà inéquitable, et que le président Macron  qualifiait d'historique, au mépris des quatre lois Auroux de 1982
Jean Auroux : « Macron fait fausse route »relatives aux libertés des travailleurs dans l’entreprise, au développement des institutions représentatives du personnel, à la négociation collective et au règlement des conflits du travail et aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
Le 18 septembre 2017, sur France Inter, leur auteur, 75 ans, ancien maire PS de Roanne, mais aussi plusieurs fois ministre de François Mitterrand, a estimé que les salariés seront moins protégés et les entreprises pas forcément gagnantes non plus.
"Il y a un abus de langage à parler de réforme. Car lorsqu'on regarde la définition de ce terme, on s'aperçoit qu'une réforme est destinée à apporter une amélioration. En l'espèce, parler de "contre-réforme" serait plus adapté." Et Jean Auroux de rappeler que les ordonnances de 1982 avaient pour objet de "passer à 39 heures de travail hebdomadaire payées 40, ajouter une 5e semaine de congés payés et ramener l'âge de la retraite à 60 ans". 
Jean Auroux oppose progrès social "à l'idée paradoxale consistant à dire qu'en facilitant les licenciements, on créerait de l'emploi", ainsi qu'il analyse la réforme en cours, née de "l'argumentation libérale" du président Emmanuel Macron, "consistant à dire que le travail coûte trop cher". Selon lui, "c'est bien plus l'incertitude économique que le coût du travail qui freine les entreprises dans leurs projets de recruter".

Auroux estime que cette réforme "fait fausse route en nous ramenant 35 ans en arrière. Elle n'est ni juste, ni équilibrée, elle marque un recul social qui n'est pas une garantie pour les entreprises."
"En la matière, c'est peut-être en marche…, mais en marche arrière", conclut-il.

jeudi 16 mars 2017

La "clause Molière" déclenche l'hostilité de la gauche et des syndicats

Haro contre le français, langue commune sur les chantiers

Fi des consignes de sécurité en langue véhiculaire

Le secrétaire général de la CFDT, proche du PS, a joint sa voix à la dénonciation par la gauche de la clause dite "Molière". Elle impose l'usage du Français sur les chantiers dans certaines régions de France dirigées par ...la droite.

Laurent Berger ne s'est pas privé d'un procès d'intention
"C'est insupportable, ça me met hors de moi. C'est des relents de préférence nationale", a éructé le dirigeant syndical sur Europe 1 ce jeudi.
Alors que la campagne présidentielle bat son plein, il a le sentiment qu'"on veut faire croire qu'on veut lutter contre le dumping social et on tape sur les salariés avec des fondements dont on voit bien qu'ils sont xénophobes."

"Donc il faut attaquer cela. Il y a d'autres moyens de lutte contre le dumping social", a-t-il ajouté. Et de proposer des crédits supplémentaires. "Il faut donner des moyens renforcés à l'inspection du travail par exemple. On peut rediscuter de la directive travailleurs détachés en Europe. Mais surtout pas ce type de mesure. C'est franchement à vomir."

L'extrême gauche ne soutient pas non plus le travailleur français

Philippe Martinez, son homologue de la CGT, proche du Parti communiste, avait déjà dénoncé une "marche vers la préférence nationale" dans les pas du Front national. Lui aussi a appelé à bâtir des règles communes en matière de protection sociale et de sécurité.
Donner la priorité au chômeur français, "c'est absolument scandaleux, assure l'extrémiste de gauche. C'est une clause purement électoraliste dans le cadre d'une campagne présidentielle", a-t-il dit mardi sur France Inter. "On stigmatise les étrangers parce qu'ils ne parleraient pas assez bien français." Mieux vaut stigmatiser les travailleurs qui parlent la langue...

Le ministre de l'Economie et des Finances a saisi sa direction des affaires juridiques, pour examiner la légalité de cette clause

Le gouvernement s'ingère dans l'administration des régions
égligeant les offres d'emploi qui échappent aux demandeurs français, Michel Sapin juge la disposition "raciste, discriminatoire et inapplicable" dans son entourage.

Bernard Cazeneuve a pour sa part accusé les promoteurs de la clause Molière au parti Les Républicains. Anticipant l'avis de la direction des affaires juridiques de Bercy, le Premier ministre en campagne a polémiqué, dénonçant "une clause Tartuffe" et a tenté d'établir un lien avec le candidat à l'élection présidentielle qui essayerait d'en "tirer profit électoral" parce qu'il serait en difficulté, alors que Fillon est en progression et devance le candidat du Parti socialiste d'une dizaine de points...

Dans un discours au Conseil économique, social et environnemental (Cese), le chef du gouvernement a encore jugé que cette mesure serait condamnée par "n'importe quel tribunal" car elle fait "obstacle à la concurrence d'entreprises étrangères faisant appel à des travailleurs détachés", a-t-il anticipé mercredi 

Du côté patronal, le président du Medef est sur le même registre, mettant  en garde contre des dérives "nationalistes" pour des raisons opposées.
"Vous commencez comme ça, et puis après vous commencez à faire du favoritisme, et puis ensuite vous fermez les frontières françaises, et puis vous finissez par sortir de l'euro," a raconté Pierre Gattaz, mardi, lors de sa conférence de presse mensuelle, préoccupé de conserver la possibilité d'embauche à bas coût.

Le parti du principal candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle, François Fillon, n'a pas éludé le débat.
Soutien de Juppé, Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne Les Républicains spécialiste du dossier, l'a alerté en des termes outranciers. "Le repli sur soi est le chemin de l'abdication", a-t-elle écrit dans ce courrier excessif en l'exhortant à résister.
"Cette clause contrevient aux fondements même des droits et libertés qui fondent l'Europe", a-t-elle repris mercredi face à des journalistes.

Les Républicains se voit reprocher la défense des intérêts des salariés français 

La "clause Molière" a été introduite en Ile-de-France, dans les régions Hauts-de-France, Normandie et d'Auvergne-Rhône-Alpes, toutes gérées par Les Républicains.
Elle vise à lutter contre la directive européenne des travailleurs détachés en donnant la préférence aux travailleurs d'origine nationale ou étrangère qui parlent le français sur les chantiers dont la région est maître d'œuvre, décideur et financeur.


Des élus ont aussi décidé de l'appliquer dans les départements du Haut-Rhin - bastion de la droite - et de Charente - repris à la droite en 2015 - et elle pourrait l'être prochainement dans les Alpes-Maritimes, présidé par Éric Ciotti (UMP) depuis 2008.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a mis sur pied une équipe d'agents chargés de veiller au respect de la clause et s'est lui-même rendu sur un chantier.
Venu de Nnates - où il s'est notamment occupé de l'épineux dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - Henri-Michel Comet, le préfet de sa région, qui a pris ses fonction le 6 mars dernier (nommé en février dernier à la suite de l'élection du président de région), l'a exhorté à revenir sur sa décision, le représentant du gouvernement jugeant la clause Molière "non conforme aux textes européens", mais Laurent Wauquiez lui a opposé une fin de non recevoir. "Je l’assume et je ne lâcherai pas", a-t-il écrit lundi dans un courrier adressé à Bernard Cazeneuve.

La France, troisième pays d'origine des travailleurs détachés dans l'UE, avec 190.000 personnes concernées (elle est le deuxième pays d'accueil après l'Allemagne, avec 340.000 personnes), serait dans l'embarras si ses travailleurs détachés en Pologne ou en Roumanie devaient parler la langue du pays où ils travaillent, assurent les opposants qui n'évaluent pas en revanche les risques encourus par les travailleurs qui ne s'impliquent pas dans l'apprentissage de leur langue de travail.

Sept pays de l'Union européenne, dont la France, veulent une réforme de la directive de 1996 sur les travailleurs détachés, sujet de discorde parmi les Vingt-Huit, entre défenseurs de la libre circulation des travailleurs et détracteurs d'un présumé "dumping social", des abus ayant été constatés dans les contrôles.
En mars dernier, la Commission européenne a proposé qu'un travailleur détaché dans l'UE bénéficie désormais des conditions de rémunération en vigueur dans son pays d'accueil et non plus seulement du salaire minimum appliqué dans ce pays. Cela impliquerait la fin de certaines pratiques, comme le fait que certains employeurs intègrent les primes et le treizième mois dans le salaire minimum, ce qui a un manque à gagner pour effet.

jeudi 6 novembre 2014

Les agriculteurs déchargent leur colère contre les contraintes administratives et européennes, grandissantes et contradictoires

Un trop-plein de réglementation et la défense de la production jettent les agriculteurs 

Les agriculteurs ont manifesté un peu partout en France mercredi
Le mot d'ordre de la FNSEA et des JA (Jeunes agriculteurs) étaient la dénonciation de règles sanitaires ou de la bureaucratie, et la défense du " patriotisme alimentaire" et de "la valorisation des produits français".

La faute à "une crise économique, sociale et morale", selon Manuel Valls  lors des questions au gouvernement. Les agriculteurs ont "besoin de retrouver confiance dans l'avenir de leur profession," commente le Premier ministre. Rappelant que 3,5 milliards d'euros d'aides européennes ont été versées en urgence, le Premier ministre a annoncé la création d'une mission parlementaire ad hoc !
Elle sera confiée à un agriculteur et à un fonctionnaire du ministère de l'Agriculture pour qu'ils proposent des améliorations et simplifications des dispositifs existants et fassent en sorte que les contrôles se passent mieux dans le respect de tous", a-t-il promis.

La mobilisation s'est déroulée dans un contexte de tensions

L'extrême gauche écologiste n'a pas levé son blocage de la retenue d'eau de Sivens 
dans le Tarn et le souvenir des actions violentes de la Confédération paysanne de Joseph Bové reste vif, dont l'incendie du centre des impôts et du bâtiment de la Mutualité sociale agricole de Morlaix, en Bretagne ou le "démontage" de la Ferme des 1.000 vaches dans la Somme.

Les grands classiques des manifestations 
Des manifestations, épandages de produits, plantations fictives ou contrôles d'origine des produits utilisés notamment dans les cantines des administrations publiques ont eu lieu dans de nombreuses régions de France.
Or, dans la plupart des établissements de restauration hors domicile, on ne mange plus français", a fait savoir Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA, joint par téléphone sur le barrage. C'est aussi le cas des vertueux de Bercy...

A Dijon ou à Valence, où un feu  a été allumé devant le centre des finances publiques. 
A Toulouse également, des bâtiments publics ont essuyé des jets d'oeufs, une permanence EELV a été aspergée de fumier.
A Paris, des camions ont déversé une cinquantaine de tonnes de pommes de terre, poires ou pommes sur la place de la République au petit matin, afin de les distribuer aux passants.
"On exprime un ras-le-bol, très clairement, le ras-le-bol du monde paysan dans sa globalité", a déclaré Damien Greffin, président de la FNSEA en Ile-de-France. 

Des banderoles déployées disaient "Stop aux contraintes" 

"Aujourd'hui, un agriculteur consacre autant de son temps à la sur-administration, à la paperasse, qu'à produire des denrées pour nourrir la population", a-t-il souligné le leader syndical. 

Chaque action avait un mot d'ordre spécifique, tantôt le "manger français", comme à Paris, tantôt les "huit points durs" sur lesquels, 
ces dernières semaines la FNSEA avait déjà tenté de sensibiliser le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, encore une fois inactif et laissant pourrir les choses.

Le bras cassé du ministère s'est contenté d'exprimer sa compréhension d'une colère "justifiée."  "Ils sont dans une situation qui n'est pas favorable en terme de prix dans beaucoup de productions", a-t-il observé lors du compte rendu du Conseil des ministres.

Politicien déphasé, 
Stéphane Le Foll a fait porter la responsabilité à l'embargo russe, pourtant provoqué par la politique occidentale en faveur de l'Ukraine pro-européenne, et a dressé le catalogue des causes du mécontentement paysan: la surproduction laitière, la mauvaise qualité de certaines récoltes céréalières et les conséquences de certaines directives européennes comme celle sur les nitrates.

La directive européenne sur les nitrates est la dernière des contraintes qui fait déborder le lisier. Le monde agricole voit s'étendre le nombre de "zones vulnérables" aux nitrates, dérivés des engrais et responsables de pollution des eaux, et avec elles les contraintes. Exemple d'aberration: la zone de Volvic, apte à produire des eaux minérales déclarées saines, est frappée par la réglementation de Bruxelles.

La plupart des manifestations prévues se sont déroulées sans violences

Wissembourg, Alsace
A la différence de Sivens, ND-des-Landes ou la ferme des 1.000 vaches, pas de casseurs décidés à en découdre avec la police.

En Moselle, un barrage était prévu sur l'autoroute A4 pour contrôler les chargements en provenance d'Europe, mais les autorités avaient détourné le trafic international.
A Nancy, près de 270 tracteurs ont convergé vers la direction départementale du territoire pour déverser du fumier. 
A Strasbourg, les agriculteurs ont répandu terre et fumier avant de planter du blé devant la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

"Le gouvernement ne fait rien pour nous.
"Une bande de hippies est capable de changer l'orientation agricole de notre pays. La prise en compte de l'environnement dépasse la raison économique", a-t-il ajouté en référence aux manifestations contre le barrage de Sivens.

Dans le Sud-Ouest, on a compté un millier d'agriculteurs à Pau, où la circulation a été perturbée. Des rassemblements ont eu lieu aussi dans le Sud-Est (Marseille, Montpellier, Avignon), dans le Nord et à Niort, Poitiers, La Rochelle, zone hébergeant Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, ainsi qu'en Bretagne (Nantes, Angers, Rennes, Quimper), première région socialiste sur-représentée aux gouvernements de Hollande.

jeudi 17 janvier 2013

Les agriculteurs manifestent contre l'Europe et Le Foll

Colère des agriculteurs contre le nouveau tour de vis écologique
Le Foll n'est pas aux côtés des paysans

Des agriculteurs ont manifesté mardi 15 à Arras et mercredi 16 janvier à Paris et dans plusieurs villes pour protester contre la transposition dans le droit français d'une directive européenne sur l'environnement.


Cette journée de mobilisation, organisée par la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), visait à dénoncer l'application de cette directive de décembre 1991 relative à la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole.

Le syndicat fait valoir que son application menace la compétitivité des agriculteurs. 

Il demande un moratoire sur toutes les mesures environnementales engagées par le gouvernement et la démission du ministre de l'Agriculture, Stéphane le Foll, nouvel élu fugitif de la Sarthe en 2012, avant d'être fait ministre par son patron François Hollande, dont il fut le directeur du cabinet pendant 11 ans, lorsqu'il était à la tête du Parti Socialiste (septembre 1997-novembre 2008).

"Ce qu'on veut, c'est contenir l'évolution de la réglementation environnementale qui est aujourd'hui proposée", a expliqué Christophe Derycke, président de la fédération départementale de Seine-et-Marne. "Elle va ruiner les éleveurs et elle va ruiner les céréaliers", a-t-il ajouté.



Le Foll ambitionne de faire de la France la référence de l’agro-écologie, indépendamment du risque de vider le grenier à grains de l'Europe et de priver la France d'exportations et de rentrées financières. 

A partir d'un BTS en agriculture, ce ministre a obtenu une maîtrise et d'un DEA d'économie (1988) de l'université de Nantes (dont le député-maire est Jean-Marc Ayrault...), ainsi que d'un diplôme professionnel spécialisé au Conservatoire national des arts et métiers (1993).

Questions déontologie et écologie, Le Foll et Hollande ont emprunté deux avions différents pour se rentre au SPACE  à Rennes, en septembre 2012...
Lien Ouest France

Cet idéologue borné est sourd aux problèmes du monde paysan

Le jeudi 03 janvier 2013, les syndicats majoritaires (FNSEA, JA, Coop de France) avaient rendu publique une " lettre ouverte à Stéphane Le Foll et à la grande distribution " (lien) pour les alerter sur " l'extrême gravité de la situation des filières animales". Mais le ministre, comme une Ségolène Royal en région, n'a d'écoute que pour les syndicats marqués à gauche: la Confédération paysanne (connu pour ses exactions -qualifiées de désobéissance civile- menées par l'altermondialiste Joseph (Staline dit José) Bové: arrachage illégal de plantations OGM ou démontage de restaurants McDo) et la Coordination Rurale (avec plusieurs blocus de villes à son actif). José Bové est député européen le 7 juin 2009...



"Aujourd'hui le dialogue est rompu et on demande très clairement à François Hollande de changer de ministre", a renchéri Damien Greffin, président de la Fédération régionale d'Ile-de-France.

Multiples manifestations en régions

Les agriculteurs sèment la pagaille,

selon 20minutes
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, polémique, distillant le soupçon d'une manoeuvre politique, visant la proximité entre le syndicat et notamment le "patron" du groupe UMP Christian Jacob, un paysan qui a été président de la FNSEA dans le passé, alors que Le Foll est fils d'instituteur. "Christian Jacob, Jean-François Copé, je ne sais pas s'il y a un lien", a suggéré le fielleux, sur LCI.

Sur le fond, le ministère répond que des efforts ont été menés pour limiter le nombre de communes concernées par la nouvelle carte de zonage et que les autres mesures seront discutées avec les professionnels à partir de février.

Les agriculteurs en colère
font du foin à Paris



À Paris, les manifestants, qui brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Démission Le Foll" ou encore "Laissez-nous produire", ont répandu de la paille près du ministère de l'Agriculture et allumé un feu avec des palettes. 

Un camion transportant du fumier qu'ils voulaient déverser a été intercepté par la police peu avant la manifestation, ont rapporté des syndicats. 


À Brou, en Eure-et-Loir, une cinquantaine d'agriculteurs ont procédé au paillage des parkings de quatre enseignes de la grande distribution, tandis qu'à Rouen, environ 500 agriculteurs de Seine-Maritime et de l'Eure accompagnés d'une centaine de tracteurs ont manifesté devant la préfecture.

300 agriculteurs en colère

à Melle
À Melle, dans les Deux-Sèvres, 200 agriculteurs venus des départements de Poitou-Charentes, région présidée par Désirdavenir Royal, se sont rassemblés en fin de matinée devant la permanence de leur ex-députée, la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, dont ils devaient organiser le siège durant une partie de la journée. 

Dans la région Rhône-Alpes, les agriculteurs se sont rassemblés en délégation devant les préfectures de la Drôme, à Valence et de l'Isère à Grenoble. Dans certaines régions, des militants de la FNSEA avaient lancé des actions dès mardi, en amont de cette journée de mobilisation nationale, notamment en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais.


Reuters passe sous silence la forte mobilisation à Laval

Florence Desillière, présidente de la FDSEA, se félicite " de la très forte mobilisation". " Les agriculteurs du département ont choisi de s’exprimer, ajoute-t-elle. C’était notre dernière occasion avant les discussions au niveau européen le 21 janvier. C’est important qu’un département d’élevage comme la Mayenne se mobilise. " Quelque 150 tracteurs et 500 agriculteurs, provenant de l’ensemble du département, ont défilé, notamment dans la rue du Général-de-Gaulle à Laval. Le maire (50,24 % des voix) n'est autre que l'arriviste Guillaume Garot (1966), un fils de député et proche de Ségolène Royal, qui fut brièvement député (2008-2012) et président de Laval Agglomération, avant de quitter la mairie pour devenir ministre délégué à l'Agroalimentaire, sous la tutelle de Le Foll.

À 16 h 30, Florence Desillière et Benoît Faucon, des Jeunes Agriculteurs, ont rencontré la préfète de la Mayenne, Corinne Orzechowski, pour lui remettre une pétition de près de 1 000 signatures, d’exploitants du département. Le cortège s’est ensuite dispersé dans le calme vers 17 h.

mercredi 21 mai 2008

OGM : le PS rejette la directive européenne acceptée par le gouvernement Jospin

La gauche incohérente et malhonnête en opposition systématique
Le PS a refusé de transposer la directive européenne acceptée par le gouvernement Jospin.

Le Chef de l’Etat a reproché au PS et a dénoncé hier mardi 20 à Orléans les critiques des socialistes contre le projet de loi sur les OGM, sur lequel les députés doivent se prononcer ce même jour.
"Quand je vois l'attitude d'un certain nombre de formations politiques de notre pays, qui ont accepté la directive, qui ont refusé de la transposer et qui me laissent la transposer, je me dis que dans la vie, il y a la gauche et il y a la droite, il y a l'opposition et la majorité, c'est normal, mais que chacun d'entre nous, nous devons être cohérents avec les décisions que nous avons prises dans le passé", a déclaré Nicolas Sarkozy.
"J'imagine qu'à l'époque, le gouvernement de M. Jospin était soutenu par des forces politiques qui ne doivent pas s'étonner qu'aujourd'hui, le gouvernement de M. Fillon transpose une directive qui a été acceptée par le gouvernement de ses prédécesseurs", a-t-il souligné lors d'un discours.
"Je ne vois pas là débat entre la gauche et la droite, je vois là, simplement, un débat sur la cohérence, sur le bon sens et, pourquoi ne pas le dire, sur l'honnêteté", a poursuivi le chef de l'Etat.
Il fallait transposer "une directive adoptée de longue date, en 2001, sous le gouvernement de Lionel Jospin et sous la présidence de Jacques Chirac. Cette directive a été adoptée, il fallait la transposer", a-t-il insisté.
Après le rejet surprise du projet de loi la semaine dernière à l'Assemblée via l'adoption d'une motion de procédure du PCF, les députés doivent se prononcer une dernière fois ce mardi sur le texte, qui devrait être définitivement adopté à l'issue d'un ultime vote du Sénat, jeudi matin.
La gauche a dû à nouveau défendre mardi plusieurs motions de procédure contre le texte ainsi qu'une motion référendaire.

Lionel Jospin: silence radio !
Sa Cynique Majesté Royal s’est abstenue de tout commentaire : n’est-ce pas extraordinaire de la part de quelqu’un qui a toujours quelque chose à dire sur tous les sujets. D’autant que si l’indécente était en 2001 ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance, elle avait été passagèrement ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy (1992-1993),: cette expérience , il est vrai, n’a pas duré un an…
Un silence qui fait du bruit !

mardi 1 janvier 2008

Une directive européenne pour le contrôle de la liberté de circulation

Maîtrise des flux migratoires avec le soutien de l'UE
Une directive du 29 avril 2004 précise les conditions d'exercice du droit de circuler et de séjourner librement, ainsi que ses limitations. Elle indique notamment que "les citoyens de l'Union ont le droit de séjourner sur le territoire d'un autre Etat membre pour une période allant jusqu'à trois mois, sans autres conditions ou formalités que l'exigence d'être en possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité".
Toutefois, ils ne doivent pas devenir "une charge déraisonnable" pour le système d'assurance sociale de l'Etat, devant soit travailler, soit disposer de ressources suffisantes et d'une assurance-maladie. Brice Hortefeux ne fait rien de plus qu'appliquer la directive européenne.
Les Etats membres peuvent aussi "restreindre la liberté de circulation et de séjour d'un citoyen de l'Union" pour des raisons "d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique".
C'est en vertu de cette directive que le ministère de l'intérieur français s'était aligné, à la veille de l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'Union, le 22 décembre 2006, en adressant aux préfets une circulaire, précisant "les modalités d'admission au séjour et d'éloignement des ressortissants roumains et bulgares". Ce que la France avait négligé de faire en 2004, lorsque les huit autres pays d'Europe centrale et orientale avaient adhéré à l'Union.

A la différence de la grande majorité de ses partenaires européens, la Grande-Bretagne n'avait opposé aucune restriction à l'arrivée de travailleurs venus de Pologne ou des pays baltes après la précédente vague d'élargissement de 2004. Mais, en octobre 2006, elle a à son tour pris des mesures restrictives à l'arrivée de Roumains et Bulgares. Londres a décidé que seuls 20 000 travailleurs non qualifiés de ces deux pays seraient chaque année autorisés à venir travailler, dans le secteur de l'agriculture et pour une période limitée à six mois. Mardi 30 octobre, le secrétaire d'Etat britannique à l'immigration a annoncé la prolongation de douze mois de ces restrictions.
Quelques données chiffrées:
Le nombre d'immigrés en situation régulière était de 3,7 millions en 2006, soit 6,2 % de la population (rapport Caritas-Migrates).
Avec 700 000 étrangers de plus en un an, soit une progression de 21 %, l'Italie a la troisième plus forte augmentation des pays européens, après l'Espagne et l'Allemagne.
La moitié des immigrés sont originaires des pays d'Europe ; un quart sont installés en Lombardie.
Les Roumains sont la plus importante communauté étrangère en Italie (556 000, 15,1 %), devant les Marocains (387 000), les Albanais (381 000), les Ukrainiens (195 000) et les Chinois (186 000).
Sur 124 383 clandestins arrêtés en 2006, 36,5 % ont été renvoyés dans leur pays d'origine (soit 45 449 personnes).